(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Lexique roman; ou, Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec ..."

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 




.■ 



'^" - '"l" 



wr 



"■ "^ 



7V«i^>v^ . .!■ " L ■ * ■ — ■ » .'^'mjmwmjami^^m^^^^^^^^mwm 



LEXIQUE ROMAN 



OU 



DICTIONNAIRE 



DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 



COMPAIKK 



AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LAUINE. 



TOMB V. 
Q— Z. 



LEXIQUE ROMAN 

ou 

DICTIONNAIRE 
DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 

AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE, 

niciui 
DE noQVELLU BECHEKCHBS HrstOMQOBS ET rHILOLOGtQDU , 

d'on bksunb db la cbakiuiie HOHAnE, 

n'CN HODTEIU CHOIX DES POÉSIES OUGIHALES DES TRODBADODM , 
ET d'extraits DE POfiHES DIVEBS ; 

PAR M. RAYNOUARD, 

■ UilMM DI l'iiktiTIIT KOTtL DE VllBCt (icuotllll riAUCAIW 

n tcADiHii DU nucmmom i 



TOME GINQDIEME. 
Q.-Z. 



A PARIS, 



CHEZ SILVESTRE, LIBRAIRE, 

IDR DB BONS-BMPAMTS , M" 30. 
1843. 



LEXIQUE ROMAN, 



OU 



DICTIONNAIRE 

DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 



COMPARER 



AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE. 



Q 



Q, s,m.<, dix-septième lettre de l'alpha- 
bet j et treîrièiiie des consonnes , q. 
Derets Baber qoe q et Jt han motM vetz so de c. 

L^s d^tanors, foL 4» 
Voas deTcs savoir qne ^ et K. ont de nombreuses 
fins son de c. 

QUAIS, GAJS, a<ip. , lat. quasi, quasi, 

presque. 

QuAfs mi eis en desam. 

B. ZoBGi : Atressi com le. 
Presque moi-même j'en hais. 

Lot hoeilla a gros e cais escnrs. 

Deiides de Pbades , Àuz. cass. 
Les jenx il a gros et presque obscurs. 
Avc. GAT. Quaix, quaaix» qaax» cat. mod. 
Quasi, easi, aar. Ctui» port. rr. Qntui. 

a. QUATSQUE, GAISQUE , CAISGE, COnj, 

cotnp., quasi comme, presque comme, 
de même que. 

Ab tant de josta laî se leva 
CAUc'ala antres dont^s Aolatz. 

R. YinàL vt. BczAimuN t En aqucL 
Ea méaae lampa aile se lève d'aupris de lui quasi 
commte (ai) aas aotit» aile donn&t sonlas. 



QoAUQD* cm oUit ao qoa non ve soiwn. 

AlHEBI DE BEI.L1HOT : Aissi quo 'i. 
IV. 



De même yu'homme ooblie ce qu'il ne voit pas 
souvent. 

QUAL , QAL , CAL , pr. reL , lat. qualm, 
queL 

Voyez MuaATORi, Diss. 33. 
Si Tolets aaber qualb es. 

P. Vidal : A per pauc de. 
Si voiu voolat savoir quelle «lie est. 

Cals ea nostra vida 7 Aitals es ooma fams. 

Trad.deBède^toLSi. 
Quelle est notre vie? Telle elle est comme fumtfe. 

Pro^. Gaa lenhor^ tal maynâda. 

F, et Vert.» fol. 76. 
Qutl seignenr, tel domestique. 

Loc, len no i sai ni tal ni qual. 

B. ZoMi : JhesQ Grist par. 
Je n'y sais ni tal ni quel (aucun). 

Tota la taladara en qne a ;x,. fleasadaa, qual 
mais QUAL mena. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 1 1 1 . 

Toute la toilure an quoi il 7 a dix eouvertaras , 
quel davaataga quel moins (soit plus soit moins). 
CAT. Quai, ESP. Cual. port. Quai. xt. Quale^ 

Ce pronom se combinait avec l'ar- 
ticle , qui le précédait toujours et avec 
toutes ses inflexions. 



2 QUA 

De trcs Uiros 
Lo QUAL près piez per eiublar menudiera. 
T. DE Blacas et de p. Pblissiei : En Pelissicr. 

I>e trois larrons lequel prit pire pour voler me- 
nues choses. 

Ma dona, Na Alazais, molher d'En Barrai 
de Marcolha, jjl qual amava mot P. "Vidal. 

r. de P, ridai. 
Bfa dame, dame Âlasais, femme du seigneur Barrai 
do Marseille , laquelle aimait moult Pierre Vidal. 
Li CAL combat ian per la Iry. 

La nobla Leycson. 
Lesquels combsittaieat pour la loi. 
Atrobero graa maltitot 
De paopra gen qae segro tug. 
Entre lon quals Alexi fo. 

F. de S. Alexis. 
Trouvèrent grande ronltitude de pauvre gent qui 
luitirent tous , entre lesquels Alexis Tut. 

Il s'employait parfois adjectivenieni. 

Del cal boon pneys lo sanct oapoe issi. 
Epure de Matfre Ermengaud à sa saur» 
Duquel oeuf puis le saint chapon sortit. 
La terra fes redonda , eatabla fermamena , 
La cal endan la mar movabla c brogens. 
PiERKK DE CORBIAC : El nom de. 
La terre il fit ronde , stable fermement , laquelle 
enclôt la mer mobile et grondante. 

En LOS CALS sîrventes demostrava molt de 

bêlas razos. 

r.deP, Cardinal. 

Dans lesquels sîrventes il démontrait moult de 
belles raisons. 

Paranlas, las quals vnelli be qn* entendais. 

Philomena. 

Psroles , lesquelles je veux bien que vous enten- 
dies. 

a. QÙALQUE, GALQUK,/>ro/i. indéf,, quel- 
que. 
Qae m vengnes de vos qualsque bes. 

P. Vidal : Nulhs hom no s pot. 
Qu'il me vint de vous quelque bien. 
Que d* amor qualsqub janzimena 
No m vengnes o QUALsQua presens , 
O QUALQua meroe no y t robes. 

G. Pieeiue sk Gazals : Ja no cugey. 
Que d'mmoar «/«e/^ue jouissance ou quelque pré- 
sent il ne me vtnt, ou que quelque merci je n*y 
trouvasse. 

y es QUALQUB part que ien tenba. 

G. Faidit : Una dolors. 
Vers quelque part que je tienne (j'aille). 



QUA 

ARC. CAT. Quoique, ahc. bsp. Cualque. ponr. 
Quafquer. it. Qiialeke» 

3. QUALAQUOM, QUALACOM, QUEACOM , 
GALACON, CALSACOM, QUECUN , pro/l. 

indéf.y quelque. 

Per merce ns prec e per hnmilitat , 
Qn* en vos trobes qualaquoh pietat. 
Akraud de Marueil : Si m destreignclz. 

Pir merci je vous prie et par indulgence , qu'en 
vous je trouvasse quelque pitié. 

Ptesentiers non sera ja , 

Si QCBAcoM ben dig no i a. 

Deudes de Pbades , Auz» cas s. 

II ne sera jamais agràible, si quelque bien Hit 
il n'y a pas. 

Vas QUALACOM UtZ. 

GiBAOD DE BOBREIL : Ges aissi. 
Vers quelque côté. 

— Subst. Quelque chose. 

En non pose dir Quacuir qne gaz non sia. 
T. DU COMTE DE Proverce ET d'Arraud : Amic4. 

Je ne puis dire quelque chose qui raillerie ne 
•oit. 

Ad¥. Qnant an qubacom TÎscnt. 

P. Gabdiral : Sirventes. 
Quand ils ont quelque peu vécu. 

— Chacun. 

Qne cal A COR n* escapara. 
Roman de la Prise de Jérusalem « fol . i8. 
Que chacun en échappera. 

Si CALSACOM non es joîos. 

Homan de Jaujre, fol. 79. 
Si chacun n'est pas joyeux. 

4. QuKACOMET, adv, dim,, quelque petit 
peu. 

Ins en las nars qubacomst. 

Ades torsen qoeacomet. 

Dbvdes de Piadbs, j4uz. eass. 
Aa-dedans des narines quelque petit peu. 
Incessamment tordant quelque petit peu, 

5. QUALITAT, S, f,y lat. QUAUTATffW, 

qualité 9 propriété, nature. 
A mortal qoalitat 
V efan qn* en aqnel temps es nat. 

Brev, dPamor» fol. 3.B. 
A mortelle qualité l'enfant qui en ce temps c st né. 



QUA 

Per destrempamen de las qoalitatz , las 
qaala son cant, freg, sec et hamît. 

F, et Fert., fol. 6S. 

Air dâr^lcment d«s propriétés, leiquelles aoDt 
clM«d , Traid , sac et haaiide. 

G AT. Qualîuu, ealittu. bsp. CtutUdad. port. 
Qualidade. it. Qualttà, qnaUtate, quali" 
tade. 

6. QuALiTATiu , adj. y qualificatif. 

QuAUTATZTASy coma belamens, sanamens. 

Leys éPamorSf fol. lOO. 
Quali/lcatives, comme bbllïment, saiitembnt. 

rr. QualitatiiH). 

QUAN, QAN,CANy adv,, lat. QVKvdo, 
quand , lorsque. 

QuAV vei Y alaadeta mover 
De joi saa alaa contra *1 rai. 

B. SB Yehtâdous : Qnsn vei. 
Quand je Toii l'aloaelte mouToir de plaisir ses 
ailes contre le rajon. 

Aten gîerdon. 
Et aarai 1* en , qait aurai serrit prou 
Tostre gen cors fasonat per rason. 
Blagassbt : Gerra mi pUy. 
J'attends gnerdon , et je l'en aorai , quand j'au- 
lai servi aasee Totre gentil corps façonne par raison. 

Cas pca enm soi tomat deaamoros. 

FoLQVBT DB Mabsbille : Per Deu amor. 
Quand\9 pense comme je suis devena indiflftfrent. 

Adv. eomp. Son ponit cav qub cav 
Mal e fallimen fan. 

Nat de Mobs : Sitôt non es. 
Sont panu quand et quand mal et faute ils fout . 

Car si la fes de re, 
Cav que cav se desfara. 

IV AT DE Mous : êl\ bon rey. 
Car s'il la fit de rien , tôt ou tard elle se défera. 

ABC. ^*f. Qoe jorastes al rey quant vos dixo 
sa rancora. 

Pœnut de AUxandro, cop. 406. 

CAT. Quand, bsp. mod. Cuando. pobt. it. 
Quando. 

2. Lanquah 9 eonj.i lorsque, quand. 
Lavqvam foelbon boac e gnarrit. 

B. DE Vbhtadodr : f^inquan. 
Lcrtquê feniUent Imîs et chênes. 

Lanqvab lî jorn son lonc en mai. 
G. RuBEL : Lanqnan. 
Lorsque les joars sont longs en mai. 



QUA 3 

ANC. TR. En Ion quan Airent évesqnn Joseph 
e Cayphas. 

Trad. de PÉuang, de Nicodème,^i\A. HarlëieoDe. 

3. QuANDius, conj., tandis que, aussi 

long-temps que. 

Nos, jove omne, quavaius qne nos estam. 

Poème sur Boèce. 
Nous, jeunes hommes, aussi longtemps que 
nous sommes. 

C<mj. comp. Tahdius sera lo pobles ses péril 
QDAVDI17S sabra fre de santor sofnr. 

Trad.deBède,fo\.^. 
Aussi longtemps le peuple sera sans péril que 
longtemps il saura le frein de piété souffrir. 

QUANT, QUAir, gaut, can, adv., lat. 

quautu/ti^ combien, quant, que. 
Ailas ! quavt cnia^a saber 
D' amor, e quart petit en sai! 

B. DE Yentadour : Quan toi. 

Hélas! combien je croyais savoir d'amour, et 
combien peu j'en sais .' 

Non esgardes quaxt plenas mas aport chas- 
CQM a Den , mas qitaht paras. 

Trad.deBède,M. 7. 

Que tu ne rt^rdes pas combien pleines mains 
apporte chacun à Dieu , mais combien pures. 

Loc. Us no sap de qne ni quah 

Li er ops qo' om lo cosselhes. 
GiRAUD de Borheil : Alegrsr. 
Un (seul) ne sait en auoi ni combien il lui seia 
nécessaire qu'on le conseillât. 

Adv, comp. A cels qne Dieu non creiran , no 
aprofechera mi tab irx cah. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 95. 
A ceux qui Dieu ne croiront pas, il ne profitera 
rai tant ni quant (ni peu ni prou). 

Ara vei q* en no m poscTAX m quak 
Partir de lîeis , tant es grans sa valors. 

Perdigob : Ane no cujei. 
Maintenant je Tois que je ne me puis tant ni 
quant (aucunement) séparer d'elle, tant est grand 
son mérite. 

Aire. PR. 
Ke ne se poéent ne tant ne quant aidier. 

Rontan de Gérard de Fienne, t. 2994. 

Gerars tant ne quant ne s*areste. 

Roman de la Violette, p. 1^8. 

Eh CAifT ama Dieo pins ardenmen , rh tant 
lo recembla pins proprîamen. 

F. et Fcrt., fol. 33. 



4 



QUA 



QUA 



En combien (plus) il aime Dieu plut ardem- 
ment , en tant ( plus) il lui ressemble proprement. 
Prép. comp. 
Res de be no y falh mas qvxx merces. 

P. Raimohd IKB ToDiiOiisE : Si eom selui. 
Rien de bien n'y manque excepté merci. 

Vai noda, mas quah d' on paoc d' orfre». 

G. Faxdit : De Ueis. 
Elle va nua, excepté d'un peu d'orfroi. 

Conf, Lo veray filh de Diea CAirr a sa divioi- 

tat , e filh de la Verge gart a sa homa- 

nitat. 

y. et Fert., fol. 37. 

Le Trai fils de Dieu t/uant à sa divinité y et fils de 

la Vierge quant k son homanilë. 

CAT. Quant a aqael nolîeiament. 

Consoiat de la Mar, 00p. 21 3. 
iT. Quanta a dir qaal* era è oosa dora. 

Dantz , Inftmo, I. 

C(MJ. compm QuABT QUI m feses ejaasir 
A mon, era m fai plorar. 
Rambaud db Vaqueiras : Del rei d'Aragon. 
Combien çue me fit réjouir Amour, maintenant il 
me &it pleurer. 

len non crei qn^enquer, quan qui n*estia, 
No m* antrey tôt so qo* er mi desantreya. 
6. Pierre de Gazals : Ja Unt no. 
Je ne crois pas qu'encore , quoi qu'il en soit , elle 
ne m'octroie tout ce que maintenant elle me refuse. 
En cast es de nos , nos em totz panres de 
poder. 

A sa diWniiat, so es a dire an cant que es 

Diens. 

r. et Fert., fol. 45 et 4. 

Pour ce qui eat de nous , nous sommes tous pan- 
Tres de puissance. 

A sa diyinittf , c'est'4^ire en tant qu*il est Dieu. 

Tan quan la TÎda m* er dnrans. 

B. DE 'ViNTA]>OUR : Pel dols chant. 
Âutani que la vie me sera durant. 

CAT. Quant, quan, bsp. Cuanto. voet. it. 
Quanto. 

a. Quant, caitt, ae^\, quant, combien, 
quel nombre. 

Calhs ni cans hi moriro, nuls no ns ho 

poyria comtar. 

Philomena. 
Quels ni combien y moururent , nul ne vous le 
pourrait oooter. 

Ai ! QCANTAS vetz plor lo dia ! 

AuGiER : Pcr \o». 
Al» ; combien de fois jf pleure le jour! 



De QUANTAS qne sillabas sia. 

Le^s d*atnors, fol. 8. 
De quel nombre de syllabes que (ce) soit. 

Loc. Tôt y es quant y cove. 

Hugues de Saiht-Ctr : SerTît aurai. 
Tout y est ce qui y convient. 
Tôt QUANT anch ni vei lo cor m* esmais. 

B. Zoroi : Moût. 
Tout ce que j'entends et vois m'agite le corar. 
CAT. Qaatu, xsp. Cuanto, port. it. Quanto. 

3. QuAXfTITAT y CANTITAT, S, f, , lat. 

QUAifTiTATe/71^ quantité, volume. 
Li rendon gran quantitat d' anr. 
Saber no si pot nombres ni cantxtatz. 

F. de S. Honorât. 
Lui rendent grande quantité d'or. 
Savoir ne se peut nombre ni quantité. 
A la raso de sa cantitat. 

Liv. dé Sydrac, fol. 77. 
A la (en) raison de son ^volume. 

CAT. Quantitat, esp. Cuanddad, cantidad. 
PORT. Quantidade. it. Quantità, quanti- 
tate, quantitade. 

4. QuAHTiTATiu, adj\ , quantitatif, de 

quantité. 

Quantxtativas, coma^oiic..., gayre, 

Leys d*amors, fol. 100. 
De quantité, comme peu..., BEAVGOCP. 
CAT. QuantUatiu. esp. Cuantitativo. port. it. 
Quantîtativo, 

5. Enquant, engant, s. m,, lat. in quan- 
Tum, encan. 

Del fact dels encans. 

Charte de Gréalou, p. 76. 
Du fait des encans. 
Si vendran al enquant. 

Statuts de Provence, Julien , 1. 1 , p. 255. 
Se vendront à Vencan. 
cké, Encant. anc. ejip. Eneante. esp. mod. En- 
eanto. it. Ineanto. 

6. EnCANTAlRE, EXrCANTADOR , S, m., 

encanteur, huissier-priseur. 
Al bncantAxrb e al snbastaire 
Tit. duxm* siècle, Doat, t. CXVIII , fol. 4%. 
A Vencanteur et au subhastatenr. 
Que li cosads... paescan... elegir bmcaiv- 

t A dors. 

Charte de Gréalou, p* 76. 
Que les consuls... puissent... (Hirp encanteurs. 



QUA 

7. Irquastak, enquahtaa, V,, encan- 
ter, mettre à TeDchére , mettre à prix . 
brQCAinrAm... reras, d«seiiat, Tintenas, ga- 

bellas. 

Statuts de Frouene^. Boht, p. i. 
BmcmuMer.,, rêret , étaina, TÎngtaines , gabelles. 
PtarUfos. Lo crompador de laa cansis bvcah- 

TADAS. 

Chétrtede Gréalou, p. 76. 
L'aefactear des choses mises à prix. 
CAT. ssp. Encantar. it. Incantare. 

QUAR , QAE y CAR y conj», lat. QUAne, car, 

parce que, puiaque. 

Crida e achji : Mon, a ne quae no ves? 

Poime surSoèce, 
Crie et invoqoe : Mort , à moi pourquoi ne 
viciie-tu? 

Del joTen rei me plats , car non s' esmaia 
Ptor paranlaa. 

Le cûnrs d'Ehpiiiias : Al onrat rei. 
Db jeune roi il me plaît , parce qu'il ne s'efl'raie 
pas pour paroles. 

Qan no Tne] moa chantar aià aal. 
DvaAVS DS CAaPSHTRAa : Un sirreates lengier. 
Car je ne reux paa ^o mon ehantar ait tel. 

CàÊ^. comp. FcR se joglar y*a so car ac. perdat 
tôt son aver a joc de datz. 

K. de G. Faidit. 
Il se 6t joogleor parce qu*i\ eut perdu tout son 
aroir à jca de dés. 

Paa so caa no son gaiie 
Amat li fin aman. 

B. DE VraTADOUa : Qaao la doM'anra. 
Pour cela que ne sont go^re aimes les fidèles 



Axc. CAT. Quar. cat. mod. anc. esp. Car, 
Axc. iT. Quare. 

QUATRE, CATEE, /i. de nomb., lat. qua- 
tuor , quatre. 
Ce nom de nombre était ordinaire- 
ment employé adjectivement, comme 
désignant la qualité numérique du nom 

auquel il se rapportait. 
Crtet Dîeas, qnan li plac , los ^^trArmis ele- 
mena. 

PiEBME DE CoEBiAC : El nom de. 
Dieu créa , quand il lai plat , les quatre éléments. 
De CATEE vetz lo jom n' a pro. 

DEUDBS DC PeADES , Juz. CftSS. 

De quatre fois le jour il ea • a«scs. 



QUA 5 

St^st. A ben chaniar, 
Coven amar 
E locs e graaîrs e sasos , 
Mas s' ieu n* agnes delà quateb dos. 
Non eog qa' els antres espères. 
GiEAUD DE BoENEiL : A ben cltantar. 
Poar bien chaafear , oon rient aimer et lieu ei 
plaire «t miaon, mais si j'en avais des quatre deux , 
je ne pense pas que les antres j'espérasse. 

ANC. FR. On a vu que Pierre de Cor- 

biac avait ajouté un s euphonique dans 

l'exemple cité ; les trouvères en firent 

autant : 

Qnand vons faictes les meslemens 
De tons vos quatres élémens. 
Rép, de l'jilchfrmiste. Attribué à J. de MEUSa , 

▼. 37a. 
CAT. Quatre, esp. Cuatro. poet. Quatro, it. 
QmiUtro, 

1. Quart, gart, s. m., lat. quartu^^ 

quart y quatrième. 
De meg aripin de vinea , lo caet. 

Titre de ^. 
De demi-arpent de vigne , le quart. 

Loc. SostenetE me lo ters e*l caet 

De desyr qne m destruy e m* art. 
Aeraud de Mabveil : Dona sel que. 

Soutenes-moi le tiers et le quart de déiir qui 
me détruit et me brûle. 

Leys on pretz paeia de ters a quaet. 
Decdbs de Prades : El temps. 
Elle où mérite monte de tiers à quart. 

ARC. FR. Qoe teus se melle de Renart 

Qaî n*en siet le tierc ne le quart. 
Roman du Henart, t. IV, p. 1 15. 

— Cousin issu de germain, 

S* ai fraire , coein ni qcaet. 

Bbeteaud de Boen : Un strventes. 
Si j'ai frère , cousin et quatrième, 

— Sorte de monnaie. 

.T. montons, cinq gros, très carte. 
Tit. de 1433. liUt. de Nîmes, t. III , pr., p. a4i . 
Cinq montons , cinq gros , trois quarts. 

— Sorte de mesure ou de poids. 

Carts de vi... , caets de pa. 

Tit. tle 1498. DoAT, t. CXXVII , fol. 270. 
Quarts de vin..., quarts de pain. 



6 



QUA 



▲vc. FR . Une pinle de TÎn , autrement nommé 
quart aadît pays. 
Lett, de rém., CARPBimiR , t. III , ool. 461 . 
j1dj\ Lo QUART peccat contra lo S. Esperit. 

La QUARTA gnerra qoe fay homs... es con- 
tra aos yesU. 

F.€tVûrt.,îo\. II. 
Le quatrième péché ocmtre le Saint-Ecprit. 
Le quatrième guerre que fait l'homme... c'est 
contre ses vices. 

CAT. Quart, bsp. Cuarto, port. xt. Quarto, 

3. QuA&TEH, ad/, num., quatrième. 
Subst, Qaan Ten a la qvartbra; 

Senher, a vos mi ren. 
Un troubadoor anontmb : Per amor. 
Quand je vieDS à la quatrième; seigneur, je me 
rends • tous. 
AifC. CAT. Quarter, 

4. QuARTAMEirr, adv,, quatrièmemeDt. 
QuARTAHBVT reqnîer. 

Elue, de laspropr,, fol. i5. 
Quatrièmement requiert. 
AKC. BIP. Cuartamente. 

5. Cartal, s., m, , lat. QUA£/Ra/rrAL , 
quartaat, sorte de mesure. 

Aion sesteiral, emenal , cartal e mieî 

CARTAL. 

Cout. ^Alait, Arch. du Roy,, K, 704. 
Aient setier, émine, quartaut et demi-^uartauf . 
B8P. Cuartal. 

6. QUARTAN, CARTAV, ad/',. Ut. QUAR- 

Tkvus, quartaine , qui revient tous les 
quatre jours. 

Les Latins disaient quartana, en 
sous-entendant fbbris. 
Qa*el jagaes .xitix. ans de la febre cartaha. 

Guillaume db la Tour : Un sirrentes. 
Qu'il jût qtutorse ans de la ûèrve quartaine. 

De mal d' nelhs dona gariso 
£ de la febre qvartava 
£ de la cotidiana. 

Breu. d'amer, fol. 5o. 
De mal d'yeux donne guërison et de la fièvre 
quartaine et de la quotidienne. 

7. Quartanari, gartahari, rt£(f*., quar- 
tenaire , qui a la fièvre tous les quatre 
jours. 



QUA 



De cartaharis atreasi 
De febre. 

y. de S. Alexis. 
Des quartenaires pareillement de fièvre. 

Tianda sana al quartahau. 

EUic, de las propr., fol. •j3. 
Nourriture saine i qui a lafèure tous le* quatre 
jours, 

CAT. Quartttiian. bsp. Cuartanario. port. it. 
Quaruutario. 

S. QUATERNARI, Ocl/. , lat. QUATERNA- 

Ria^^ quaternaire y qui vaut quatre. 
Sttbst. Ajoatament de nnîtat a nombre ternari 
engendra quatbritarz. 

Elue, de las propr,, fol. 379. 
Addition d'unité i nombre ternaire engendre qua- 
ternaire, 

BSP. Cwuemario. port. Quaternario, 

9. Cartar, V,, lat. QUARTAR^y quarter, 
donner une quatrième façon, en par- 
lant du nombre des labours donnés à 
la terre. 

Gartar las terras o qnintar. 

7^1. de i3i5. Doat, t. LXXXIX, fol. 180. 
QuarUr ou quinter les terres. 

BSP. Cuartar, 

10. QuATREDiAN, odj,, de quatre jours. 
Voyez DiA. 

11. QuARTA , f./.y quarte, intervalle de 
quatre tons, terme de musique. 

La QUARTA e la qainta... 
S*aoordon perdescort. 

PiBRRB DE CoRBiAG : El nom de. 
La quarte et la quinte. . . s'accordent par diaoordanre. 

— Sorte de mesure. 

Cbascona peasos dona al senbor, F an , .1. 
CARTA de froment 

Charte de Montferrand, de 1248. 
Chaque domicile donne an seigneur, par an , une 
quarte de froment. 

CAT. Quarta. bsp. Cuarta, port. xt. Quarta. 

12. Carton, carto, s, m, , quarton , 

sorte de mesure. 

Dos cens cartos de blat. 

Tit. deiTfii. DoAT, i. LXXIX , fol. 6. 
Deux cents quarlons de blé. 



QUA 

Lo CAATO dd fromeot, a Tholoia, .zin 
Ihioras de tomes. 

Cat, delà apost. de Roma, fol. an. 

Le ^mariom du CkpoMot , à Tooloose , traÎM livres 
dcloaraoie. 

— QnarteroD, quatrième partie de la 
lÎTre. 

Ai* boa... candeht, caacoiia d* on carto. 

Ih loM Metsas. 
Qo'oB att.*»efaaBdeUee, ehacoDe d'un quarteron. 

cxt. Quarto, up. Cuarto, port. it. Quarto. 

i3. CAETAiaoN, CàRTAiRO, S. m., quar- 
teroD , quatrièmle partie de la livre. 

E 1* CARTAZROt, 6 'la mj«g8 CARTAIROS. 

CartMiiaire de Montpellier, fol. 148. 
Et le* quarterons, et les demi^uarterons, 

^ Cuarteron. fort. Quarterâo. rr. Quar- 



to» QuARTATaoNAL, nif/., de quarteron. 

.Coc. candelaa caya QUARTATRovALa 

E crciDRiia. 

Carya Magalon., fol. 4o. 

Trois cents chandelles presque cfe quarteron et 
brûlantes. 

1 5. CAaTUHA y GARTIEIRA , GARTIBEA , 

s./i , qoartière , aorte de mesure. 
Entro ana cartrira. 
Ttf. de lilfi. Arch,duIioj,, comtes de Toulouse. 
Josqv'à nne quartière. 

Cartirira e mieia de cÎTada. 

7Vl. de f a3o. jérvh. du Roy., J. 317. 
Quartiière et demie d'avoine. 

.1. CARTiRRA de setgle. 

Cartuiairs du Bufue, fol. ai. 
Une quartikn de seigle. 

ASC. RR. Lr charge, le oeatier, la eartière, le 
dradier. 

2I1. de tâ64* Do Casor , t. Y, eol. io44> 
aap. Cuartera. 

16. QUARTATRADAy GARTAIEilOA , S» f- y 

quarterée, sorte de mesure agraire. 

.X. aextayradaa o quartatrasab. 

Trad. du Tr. d^ Arpentage, part. I** , c. 1 . 
Dix Mstsrées on quarterées. 
.Ixf. CARTAiRADAa de prat. 

TU. de 1345. Arch. du RojX; J. 31;. 
Trois quarterées de pre'. 



QUA 7 

17. Cartaria, t./., bas. lat. quaeta- 
gitim, quartelage. 

De Laurière , dans son Glossaire du 
Droit français y l'explique en ces termes : 
C*eat an droit injaate en Tertn daqnel les 
aeigneors yoloîent on nanrpoient la quatrième 
partie des blei on des vins recueillis par les 
habitana. 

Démet o cartarxas. 

Brev. dPamor, fol. irS. 
Dîmes OD quartelages. 

18. Quadrant, quadran , s, m., lat. 
QUADRANTtf/iij quart, quatrième par- 
tie, cadran. 

QuADRART es espARÎ de .yx. faoras, que sc> 
la qnarta partida del dia natnral. 

EUtc.de laspropr., M. 176. 

Le cadran est espace de six benres , qui sont la 
quatrième partie du jour naturel. 

— Horloge solaire. 

Per Inr art d' astrolomia 
Et amostrar la qoantitat 
Del espasi sobrenomnat, 
An astralabi e quadrav. 

Brei/. dPamor, fol. a8* 
Pour leur art d'astronomie et montrer l'espace 
susnommé , ils ont astrolabe et cadran. 
CAT. Quadrant, rsp. Cuadrante. port. it. 
Quadrtmte. 

19. Cadriu, s, m., lat« QUADEiviifmj car- 
refour. 

Del cercle meian fea relaya 
Per lo CASRZU , si oom tays. 

f . de S. Honorât. 
Du cercle moyen il fit abandon pour le carrefour, 
ainsi comme il convient. 
RSP. Cuadrwio, xt. Quadrivio, 

20. QUADRIGAL, adj\y lat. QUADRIGAL£V, 

de quadrige. 

Cayala qvadrxoau, ao es depntats a tyrar 
qnarreta qne reqnier quatre caTals. 

Elue, de laspropr., fol. a46. 

Cbevsux de quadrige, c'est-i-dire destinés à 
tirer cbar qui requiert quatre cberaux. 

ai. QuADRANGLx, S. m., quadrangle, 
qui a quatre angles. 
Voyez AvoLE. 



8 



QUA 



QUA 



'l'À. QuAEHB, S, m,, quadruple. 

On pot demandar la pena del dobk o de 
QVAAEK aitans cam la oaasa val. 

Trad» du Code de JusUnien , fol. 25. 
On peut demander ]a peine du double ou du quit- 
druplê autant comme la cause Taut. 

a 3. QUA.&TUMPRAB , V. , Ut. QUADBUpA- 

^AR^, quadrupler. 

A.ra es vengnda la on qot ho quartcm- 
TKAtULB per sert. 

PBXliOlinVA. 

Maintenant est venue l'heure que tu le çuadrum 
pleras pour sûr. 

GAT. Qnadrupliear. ssp. Cnadripliear . port. 
Quadruplicar. it. QuùdrupHcare, 

24* CaZERN, QADEEN, J. m,, lat. QUA- 

TKEifi^^ tableau à quatre colonnes. 

ComandM qii*oiii Ih* escreyehea los .vu. 
paalmes penitencials, e fets los mètre per ca- 
zB&irs en la paret. 

Cat, dels apost. de Roma, fol. 56. 

Il ordonna qu'on lui écrivit les sept psaumes pé- 
nitentiaux , et il les fit mettre par tableaux à 
quatre colonnes sur le mur. 

— Cahier, livre. 

On fit usage du mot cahier à cause 
de la division quaternaire des feuilles 
des manuscrits. 

Mas en qnal gazer ir 
Trobatz qa* on dey' ancîre , 
Roma, *ls cbrestias. 

G. Fioueiras : Sinrentes vuelh. 
Mais dans quel Utnv trouTea^vous , Borne , qu'on 
doive tuer lés chrétiens. 

Un manuscrit donne la variante 

QADERII . 

càt. Quadem» ksp. Cuaderno. port, it QuO' 
démo. 

25, Cazeenal, s, m., registre. 
Pezet lo CAZERNAL .xiz. libras meia. 

Cartulairedk Montpellier, fol. Sg. 
Le registre pesa douse livres et demie. 

26. QuAKEBN, adj.y lat. qua/erni, qua- 
temé, quatre à quatre. 

CoblaS CAaRRNAS. 

Leys d'amors, fol. 33. 
Couplets quatemés. 



Siebtt. Las quasirhas s* àoordo de quatre en 

quatre. 

Ley» d^amors, fol. 33. 
Les qnateméeê s'aosordent de quatre en quatre. 

27. Quatorze, /i. de nomb., quatorze. 

Mais Val d* amor, si non es angoissos , 
Un bell plorar no fan quatorze ris. 
B. DE Vehtasour : Bals Monruels. 

Davantage vaut d'amour, s'il n'est pas angoisseux , 
un beau pleurer que ne font quaiorae ris. 

May no vneUi dromadari menar ni eavalgai-, 
Qn*iea, nnjorn, nevolria .xxxxz. trespasjiar. 
Roman de FierabraM, v. 3668. 

Plus je ne veux dromadaire mener ni chevaucher, 
vu que f un jour, j'en Tondrais dépasser quatorze. 

cat. Catorst, esp. Catorce, port. Quatorze, 
vt. Quattordici. 

28. QUATORZEN, CATORZEN, odj, num. y 

quatorzième. 

A QUATORZEH dîa ardra 

Cel e terra. 

Lot X.V Signes de la fi del mon. 
Au quatonihme jour brûlera ciel et terre. 

— Subst, Quatorzainc, espace de qua- 
torze jours. 

Tota peraona... a quatorseva de pagar. 
For de Montcuc. Ord. des R, de Fr., i463, t. XVI , 

p. La6. 
Toute personne... a quatorzaiae pour payer. 

CAT. Catorsi. avc. esp. Caatorceno, catorceno. 
PORT. Qtuuorscno. it. Quaaordecimo. 

29. QuARAiCTA, /i. de nomb,, lat. qua- 

dviAgivTXy quarante. 
Per la colpa d* nna fais* atnairis 
Qoe fes ves mi engnana e tracios » 
Per qne ieo fane los quaravta perdns. 
B. DE VSHTASOUR : Bols Monruels. 

Pour la faute d'une fausse amoureuse qui fit en- 
vers moi tromperies et trahisons , par quoi je fais 
les qMutrante indulgences. 

QuARAiTTA codes si levara 
Sobr' al pna ant Inoc. 

Les XF SigTtes de la fi dèl mon. 

Quarante coudées s'élèvera au-dessus du plus haut 
lieu. 

CAT. Quanmta. esp. Cuaranta. port. Qua- 
renta. it. Quaranta. 



QUA 

3o. Caaahtbit, at^., qoarantiènie. 

El temple, al caaaittbh jorn. 

Passio de Maria. 
An taoïple, au quarantième jour. 

Miff. Lo diloTis doret sobre la terra .XL. dias, 
el CAEAUTBir dia comtat. 

Hv. de Sjdrac, fol. 4^. 
Le dâaga doia sur la terte qoaran'te jour» , le 
4fumraniième jour compté. 

CAT. Quarante, avc. bsp. Cttaranteno. rr. Qua- 



QUA 



3l. QUAEAKTElffA, GAEANTEirA ^ S./,, qun> 

raiitaiDe , nombre de quarante. 

.Tu. ans e .tii. quaraittsiias de veray perdoD. 

Carjra Magalon, p. 1 1 . 
S«pC «as et s^ qaarantain^ de véritable pardon. 

— Carême. 

Fait ai longoa QUAH.AVTBirA , 

Mas haeyinais 
Sui al dijoos de la oena. 

Bebtraiid db Bobii : Casuts sui. 
J'ai &it longue quarantaine, mais désormaif je 
fois an jendi de la cène. 

La mala CABAxrTBBA 
O lo nal an ayatz. 

P. MiLOM : S' eu anc d' amor. 
Que le mauTais carême on la mal an tooi ayei. 
Avc. va. 

De jeàner nnit et joor l'entière quarantaine. 
La Bodbbxe, Hymn. eccL, p. 173. 
CAT. Quarantena. xsp. Cnarentena, pobt. 
Qaarentena. rr. Quarantena, quarantana, 
quaramtiiÊa, quarmt^a, quarmuina. 

3i. Caexhtal, adj,, qaadragé9Îmal , de 

carême. 

En n' ai fach lo CA&BHTAr. perdnn. 

G. Adbemai : Al cliant d'auscl. 
J'en ai fait le pardon €U carême, 

33. QVAIAA«BSIKA, S. /,, lat. QUADHA- 

GBSIMA9 qnadragésîme , premier di^ 
manche de carême. 

QoAnBAGBziMA O quarcme. 

Elue, de tas propr., fol. 128. 
Quadragésime en carême. 
POBT. Quadragesima. 

34. CaRESMA, KARESM Ay CARaMA , CARAMA , 

s,f,, earéme. 

IV. 



Cabesmas et avens. 

Bertrand de Borv : S' abrils. 
Carêmes et aventa. 

Co en CABBMA o en jorn de gran festa. 

V,et ^ercfol.ôg. 
Gomme en carême ou an jour de grande fête. 

Loc. Entro ona feata, kabbsma entras. 

Roman de Gérard de RossiUon, fol. 88. 
Jusqu'à une flHe , carême entrant. 

Lendenian de cabama 'ntran. 

Petit Talamus de Montpellier, p. t52. 
Le lendemain de carêm.e entrant. 

Es demostramens 
Qaan leva ni cant baissa la cabema prenens. 

Pierre de Corbiac : £1 nom del. 
Elle est indication quand monte et quand des- 
cend carême prenant. 

ABC. PB. A l'entrée de la quaresme. 

VXLLEUARDOUXM , p- 4* 

Parlant dn mardî-gras, antreinent dict qa- 
resmc'prenant on quaresm' entfant, 
H. EsTiEBBE f jépol. pour Hérodote, t. II, p. 18a. 

CAT. Quaresma, rsp. Cuaresma. pobt. Qmi- 
resma, zt. Quaresima. 

35. QuARBSxB , QVARXMX ^s. m., carêmc. 

Qnadragezima o quabbmb. 

Del QUABBSMB. 

Elue, de las propr,, fol. ia8. 
Quadragésime ou carême. 
Du carême. 

X 

36. CaRKSMAL, RARE8MAL, RAREIMAL , 

ati/. y àe carême. 
EstabH lo dejnnh cabbsmal. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 90. 
Établit le jeûne de carême. 

TTna galina kabbimal. 

Cartulaire du Bugue, fol. 26. 
Une poule de carême. 

CAT. Quaresmal. bsp. Cuaresmaî, pobt. Qua- 
resmal, tr. Qtiaresimale. 

37. Quartier, cartier, s. m., quart, 

quartier, portion. 

len serai vins o serai per quabtzsrs. 

Bbrtraiid dm Born t Mies sirr entes. 
Je sarai vivant on je êttù par quarOert. 

Colompnas e mannes entiers 
A fag espessar per cabtxbbs. 

F", de S. Honorai. 

2 



10 QUA 

Colonnes et marbres entiers il • fait briser par 
quartiers. 

Trenqaem lo, e nosticam ne an oartibr. 
Roman de la Prise de Jérusalem, fol. i5. 
Cbapoiu*le , et r6iittoni-en un quartier. 

Fig. Amîcx , s* icselfs on cabtibr 
De la dolor que m malmena. 

T. DE LA. OOHTBiSB DB DlB ET DB BAJIBAVD 

d'Oiahgb : Âmicx. 
Ami , si TOUS cussies un quart 3e là douleur qui 
me malmène. 

— « En parlant d'un ennemi qui se rend. 

Loc, Ja non er per lai livrais cabtibbs. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. ai. 

Jamais ne sera par lui accordé quartier, 
CAT. Quaner. it. Quardere. 

— Terme de blason. 

Massas et brans et escutz de cartzbrs. 
P. Cardinal : Tendas e tnips. 

Masses et glaives et écus 4e quartiers (ëcartelés). 
.T. escat en .izii. gartzcrs, et en cascon 
CABTiBE a .1. leo. 

Tarif des monnaies en provençal. 
Un éea en qaatre quartiers, et en chaque quar- 
tier a an lion. 

Airc. rm. L*en li aporle an esca de quartier. 
Roman de Gérard de Vienne, v. 234* 

38. EsQUAETELARy v,y écarteler, briser 

en quatre , se détacher. 
No vol que de! mar peira BSQrARTBL. 
Romande Gérard de Rossillon , fol. I2. 
Il ne veut pas que du mvr pierre se détache, 

-— Terme de blason. 

Part. pas. Escnt d* aar et d* asor BSCARTBrjm. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. Sa. 
Ecu d'or et d'aïur éeartelé. 

ANC. FR. Ke tût le fist fraindre et esqttarteler. 
Roman de Gérard de Vie/uie, v. 697. 

PORT. Esquartelar, esquartajar, zt. Squartare, 

39. Cairb, GA-ns, s, m,, came, quar- 
tier de pierre , pierre de taille, pierre 
de l'angle , côté. 

Las peyra# é Us cairbs foro aparelhats. 

Roman de Fierabras, v. 4397* 
I^s pierres et les cames furent apprélëes. 

Fan portais e bestors 



QUA 

De cans e d' arena ab cairb. 

BeRTIAHD de BoRif : S' abrilsi. 
Font portails et tours de chaux et' de sable avec 
pierre de taille. 

Totz treî s* en son poîat de sobre an cairb. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 69. 
1 ont trois s'en sont montés dessus une came. 

De possession qae non aia que .iri. catres , 
per qnal forma la destraras? 

Trad, du Tr, de l'Arpentage, part. II, c. 4?.. 

De possession qui n'ait que trois côtés, par qiic1l<>, 
manière la mesureras-tu ? 

Loc.fig, Ab los fais brais 

Dels laazengiers savais, 

Cni Diea abais, 

Se vira amors en catrb. 

G. Faisit : Ara m covcn. 
Avec les faux cris des médisants fourbes , qa(> 
Dieu abaisse , se tourne amour de côté. 

Cel qn* en petit de saxon 
Toraa son afaîre en caire. 
T. d'Albertst et de Pierre : En Pcire. 

Celui qui en peu de temps tourne son affaire de 
côté, 

N* aia ver{;ogna perdnda , 
Si qae la raeins afrontada 
N* a laissât caser an cairb. 

Maicabrus : El son desvial. 
En ait perdu la pudeur, tellement que la moins 
effrontée en a laissé tomber un coin. 

AKC. FR. Tant est povre et mince de caire. 

COQUILLART, p. 45. 

CAT. Cajre, 

40. Caibon, s, m,, came, quartier de 
pierre, pierre de taille. 
Teale ni peira n! caxrov. 

Roman deJau/re, fol. ^. 
Tuile ni pierre ni quartier. 

Desas fo la comporta de grans catros talhatr.. 

Roman de Fierabras, v. 3999. 
Danos fut la comporte de grands quartier» taillés. 

CAT. dura, cajro, 
/»I. CaIRAH , CATRAR, V,, lat. QUA^RAR^, 

carrer, équarrir, cadrer, disposer avec 
symétrie. 
Part,p(u. 
Sayaie son espient don lo fer fo catratk. 

Roman de Fierabras, v. 10^9. 
Saisit son épi eu dont le fer fut équarri. 



QUÀ 



QUA 



II 



Qui Bt poin la p«8ra virar.... 
E ▼iro qae fo vinda , 
Et era grans e caieadâ. 

Bnv. Marner, fol. 174* 
Qni poarim noiu tt^mer la pierre.... El TÎreol 
qu'elle ëuit toomée , el eUe éUit grande et cmrrie. 
Kt aoB Bostres France» siu en la tor gatkada. 
Boman de FUrabras, v. 2745. 
MaiaUiiaBt sont nos Fzaoçeu iiu en la tour 
carrée. 

D* rapallat ac nna brasada... 
E 'Is brasses grosses e cairatx , 
E bellas mans , detz ben formats , 
K fon delgat per la oentnra. 

Roman de Jau/re, fol. 7. 
IKépenlet il enl une brassée... et les bras gros et 
carrés, et belles nains , doigU bien formés , et il 
fat délié par la ceinture. 
Rollan , lo nebot Karle» et e sos pcs levais; 
Tota la gcn Fagarda , unt es grans e cayaatz. 
Koman de FierabraSs t. aSio. 
Boland , le nevea de Gbsrles , s'est en ses pieds 
levé ; toute la gent le regarde , tant il est grsnd et 
carré. 

En ant creis et a rams gaieatz. 

DaunEs ]>■ PaADSs , Au%, cas*. 
Croit en baut et a rsmeana dispoeés avec sy- 
eeétrie. 

CAT. Quadrar, mf. Cuadrar. poet. Quadrar, 
rr. Quadrare, 

4:1. Caral« adj., carré. 
£1 palais et bastit allais 
De grans peîras^grossas caram , 
£ lois entorn clans e muratz 
E menndamentz dentelais. 

Roman de Jau/re, fol. 36. 
Le palais est bâti tel de grandes pierres grosses 
carrées, et tont sutoar clos et muré et menuement 
crénelé. 

43. Cayradu»a, s./., \au qua^^ratora , 
quadrature, carrure, carré, régula- 
rité, symétrie. 

Fez desfar la catradura 
De la bella obra de natnra. 
La terre de gran bastiment 
Am peyras de gran catradura. 

y. de S. Honorât. 
Fit défaire h quadrature de la belle œnvre de 
nature. 
la tour de grande b&tisse svec pierres de grande 

carrure» 



To, dtftra Tavansa par petitas CATRADuaA.s 
et pcr petits oonhets. 

Trad. du Tr. de V Arpentage, part. 1 , c. 41- 
Toi , mesure le surplus psr peliU carrés et par 
petits eoins. 

CAT. Quadramra. rsp, Cuadratura. vort. it. 
Quadratura, 

44. Cairia, 5. /., carne, fortification, 
bastion. 

Ane no fo per els nnlha salbii 
Qn'els pognes retener, murs ni cairia. 
Roman de Gérard de Rostillon, fol. 3. 
Oncques ne fut pour eux nulle ssillie , mur ni 
came qui les pût retenir. 

45. Acaibar, V., équarrir, ajuster. 
Part, peu. Las layssas son reforsadas, 

Sfigaraa c ben acairadai. 

G. RxQOiXB : Qui s sen. 
Les lices sont renforoées, sssujetties et bien ajus- 
tées. 

46. ESQVATBAa , BSCAIKAR , 8CATRAR, V. , 

équarrir, régler, mettre d'équerre. 
Lo libre que ensenha de destrar et d'mscAT- 

RAR terras. 

Trad. du Tr. de V Arpentage, psrt. I, som. 
Le lirre qui enseigne à mesurer et à équarrir les 
terres. 

To , RSQUATRARAS la posscssion. 
Trad. du Tr. de P Arpentage, part. I , c. 4 ( • 
Toi , tu éçuarriras la possession. 

Qoe s oom^sta e s' iscaira 

Sa Tos. 

Bambaod d'Obahge : Car dous. 

Vu que sa Toiz se compesse et se règle. 

ScAYRA lo terme qoe Teyras drech dels aga- 

chons. 

Trad. du Tr. de l'Arpentage, psrt. II , c. 7. 
Equarris le terme que tu verras droit des témoins. 

CAT. Escajrrar. asp. Escuadrar, rowr. Esqua- 
driar. it. Squadrare. 



47. ESCAIRE, ESCATRE, SGATRE, S. m., 

équerre. 
Sera V bbcatrb jast. 

Trad. du Tr. de l'Arpentage, part. I'*, c. 35. 
1/ équerre sen juslc. 

Fai que aias an scayrb, et scayra lo terme 
que veyras drecb dels agachons. 

T rad. du Tr. de l'Arpentage, psrt. II , cb. 7. 



13 QUE 

Fsu que ta aici no* équtrrt, et éqsarris le terme 
que ta verras droit des témoiae. 

CAT. Xiaffrff. AKC. II». E»euardo»vt,Squadro. 

48. ScATRADOK, «• m*, équairisseur, ce- 
lai qui met en éqoerre. 

Dieiu es de^trador et es ateraiefiador «t scat- 

RADOB. 

Trad. du Tr, de P Arpentage, pert. I. som. 
Diea est mesarear et il est poseur de termes et 
équarrisMur. 

iT. Squadrator9, 

49. Bescatre , s. m,, irrégularité, forme 
biscornue. 

Possession... en biscayrb... aia .y. cayres 
et .t. ooande al dediiis. 

Trad. du Tr» de i^ Arpentage, part. I , c)i. ^5. 

Possession... en forme biscornue... qu'elle ait 
cinq «Aléa et un coude au dedans.- 

50. CAm&xFoac, s» m,, lat. quai/ripuh- 

ctis, carrefour, place publique. 
Dlns Montalba^ el cae&ifoec, près lo mer- 
cadîal. 

TU. (2e liai. DoAT, t. LXXXVII, fol. 10. 
IXiDS Montauban , au carrefour, près le marché. 

Qae trasgiisdors et encantadors de cahrs- 
FORc cesson. 

TU. du rv« siècle. Doat, t. GXLVII, fol. a85. 
Que bateleurs et eseaoïoteurs de place pubUque 



QUE, QB, CE, pron. reL, lat. qvnm, 

qui f que , lequel. 
Suj, ting. No ti dcœbrai... del basdment qux 

fiiit y es. 

Titre de 1076. 

Je ne te tromperai.... du Intiment qui &it y est. 

Qaan remi'r la bella 
Qox m soir acaelhir. 

B. Dï ViHTADOVR : Lanquan vei. 
Quand je considère la belle qui me soûlait ac- 
cueillir. 

Rig. sing. Doaa , la genser creatora 

Qus anc formes el mon natara. 
Arnaud de BIardeil : Dona genser. 
Dame , la plus gentille créature que oocques for- 
mât au monde nature. 

Aisso QUI vos dirai no os pes. 

Arnaud sb Marueil : Totax bonas. 
Qnr ceci ffue je vous dirai ne vous pèse. 



QUE 

Suj.plur, Toit sels Q^m ra pregoan qa^ao chan, 
Yolgra *n saobesson lo ver. 

B. DX Yrittadovi : Tuit sels. 
Tous ceux qui me prient que je chante , je tou- 
drais qu'ils en sussent le vrai. 

Aqailh Qvx feron ben lo placer del Senhor. 

La nobla LejrcMon. 

Ceux qui firent bien le plaisir du Seigneur. 

Rêg.plur. Totz los bes QV*iea aten ni esper. 
BxiEHGXR DX Palasol .' Tan m' abelis. 

Tous les biens que j'attends et espère. 

Yeiatx las goerras qux fan. 

Peyrols : Quant Amors. 
Voyes les guerres qu'ils font. 

ANC. FE. Le QUE employé dans la 
langue des troubadours comme sujet , 
le fut de même dans celle des trou- 
vères. 

Cette circonstance remarquable mé- 
rite d'être constatée par divers. exem- 
ples : 

Ealx retraire en celle maison 
Que poor ce cas là estoit prinse. 

Vigiles de Charles VU, t. II, p. 7. 

Comme nn cadran que noyt el Joor labeare. 

J. Marot, t. y, p. 91. 

Li pins bants bomes qux soient sans oorone. 

VzLLXBAaDOCIH , p. 7. 

Voyant mains Sarrasins que illec ettoient. 
Trad* de Jacq. de Vitry, Ms. de Berne , t. II , 

p. 36i. 
Met cnen Tnel dire les formes qut mnées 
forent. 
Anc. trad. €l*Otnde, MU. de Berne , 1. 1, p. 542> 

CAT. xsp. PORT. Que. XT. Chû. 

— Quoi, quelle chose, ce que. 
Dona , QUX cnidatz faire? 

B. DX VxvTADOUR .* Quau la. 
Dame , que croycs-vous faire 7 

Era nos a mostrat mort qux pot faire. 
G. Faidit : Forts chausa es. 

Maintenant nous a montre la mort ce qu'elle peut 
faire. 

Axc. PR. Sa ver voleit qae cil feseit » 
Se il veilleit n il dormeit. 

Marie de Frakcx , 1. 1 , p. 82. 

N*ont Ae inangîer ne ke despendre. 

Roman deRott, v. 95i.'>. 



QUE 

Partant donc , toiu point ne toqs enqnéres 
Que Tons boires et çue vous manières. 

FoucQui, FîedeJ^C.f p. 3i3. 
Je ne saia qni m'a mis an monde , ni ce ^^«e 
c^eet qnc le monde , ni qne moi-même. 

PAJCA.L, p6M. I. 

Cala es la scala? de qui son II degra? 

Poème sur Boèce. 
Qoellc «8t récbelle? de çuoi font les degrés ? 

— OuÊj.y que. 

Merce qnier a mon companho, 
S* aoc li & tort, qitx lo m perdo. 

La COMTE SB PoiTtnkS : Pas de chantar. 
Je demande merci à mon oompegnon , si oncques 
J€ Ini fis tort , ^K^ii me le pardonne. 

A Dieo lo coman , 
Qtr* d lo met* al lats sanli Joan. 

Bebtbavd se Borh : Mon chan. 
A Dien je le recommande , qu'il le mette an côttf 
de saint Jean. 

Tantôt il servit à transporter direc- 
tement l'action d'un verbe, ou du verbe 
iras employé impersonnellement, sur 
un autre verbe, tantôt il exprima di- 
verses modifications de cause ou de 
motif. 

Ar Tcy Qu* em vengnt als joms loncs. 
GvtLLkvmm de CABESTAiira ; Ar toj. 
je Tois çuê nous sommes venu aux 



DigiMts li Qvx be m yai. 

B. DE VsKTASOua : Conorts era. 
Ditee-Ini que bien me va. 

Amors m' a ensenat 
Qra no creaa fol respoa ni comjat. 

GiBAUD LE Bovx : Ara mbrai. 
Amour m*a enseigné que je ne eroie folle réponse 
nieoBgé. 

M* es Teiaire qu* ien aenta 
Odor de paradia. 

B. VE YektabovIi : Qnan la doss'anra. 
n m'est avis que je sente odenr de paradis. 

Comme conjonction , il avait en ou- 
tre le sens exact ou approximatif de 
diverses antres conjonctions, telles que : 

I. Afin que, pour que. 

Qni nos pais que no marem de fam . 

Poème surBoèce. 



QUE 



i3 



Qui nous nourrit a/ln que nous ne mourions de 
faim. 

Qn* el dalfin sîa 1 plaita panxats 
Que lo jntge. 
T. 9E Gaucelm et de PEEpiaov : Perdigons. 
Qu'au dauphin soit le plaid posé afin qi^il le juge. 
Ors ni leos non etx vos ges. 
Que m* aacisatZ| s' s vos mi ren. 

B. DE Vem TADOua : Non es meraTelha. 
Ours ni lion vous n'êtes point , pour que tous me 
tûtes f si je me rends i tous. 
Avc. va. As qnatra filz parti sa terre 
JTemprès è» mort n*i ont grant gnerre. 
Roman de Rouj ▼. 189. 
Por ce doit estre amesnrée 
Chascnne dame de parler 
Qtt'ele ne se fiioe blasmer. 

Fabl, et cont. anc., t. II , p. 184* 

2. Taudis que , au lieu que, lorsque. 

Ien cfaant , que deoria mielbs plorar. 
B. DE Vehtadovr : En abril. 
Je chante , tandiâ que je devrais mieux pleurer. 

3. Parce que , vu que. 

Qae qae m comandett a faire 
Farai, Qu*en aissi s cove.... 
Qnant ien m* en çng estraire 
No paes ges , qu* Amors mi te. 

B. DE VEHTADOva : Amors e qne. 
Quoi que tous me eommandies à faire , je ferai , 
parce qtt^il convient ainsi. 

Quand je crois m'en retirer, je ne pais point , iw 
qu'Amour me tient. 

AMG. VE.Sicomrentaaarmesmnltisnelementy 
que il cnidoient que ce fbssent li Grien. 

Yiu.BEARDomv , p. i5a. 
Dame, ne pni$ loer tos grans biaotës , 
Que trop petis me seroît nn estes. 

Le aoi SE Navaeee, ebansonS. 
Yons Tons plaingnec que rien je ne Tons donne. 
Et je me plains que je n'ay que donner. 

Cl. Maeot, t. III, p. 7g. 
Joyeux snis que je vons ai troTée. 
A£foble-toi que trop es nos. 
FabL et cont. anc, t. IV, p. 249, et 1. 1, p. 878' 

4. De manière que , de sorte que. 

Q* el en pes tenga la gerra e H masan, 
Qe n* aion obs elm et escot c bran. 
Blacassbt : Gerra mi pby. 
Qu'il tienne en pied la gnerre et le tapage, de 
manière qu*eu soient nécessaires heanme et écu cl 
glaire. 



i4 



QUE 



QUE 



Mi rent a lieyi e m liare 
Qu* en sa carta m pot escriare. 

Le comte de Pomsas : Fanii. 

Je me rend« à elle et me lÎTre de sorte çu'tn u 
charte elle peut m'incerire. 

A ne. PR. Lî preadon fa yiex devena 
Qne ▼lellece Tôt abata , 
Qu*tn basron V estaet soasteDir. 
FabL et cont, anc, t. IV, p. 479* 

CAT. B8P. PORT. Que, IT. Chc, 

Que, coDJooctif , combioé avec d'au- 
tres mots , forma des conjonctions com- 
posées spéciales 9 dont voici les prin- 
cipales : 

Troba ns hom adreyt e gent parlans 
Et avinen , ab qu' om ren no ns deman, 

Granet : Comte Karle. 
On TOUS trouve juste et gentiment parlant et ave- 
nant , pourvu qu*ùa ne tous demande rien. 

Ni ien , cuk qu* elba m malme , 
No m TÎrarai ja albort. 

GiBAUD LE Roux : A la mia fe. 
Et moi , . combien qu'elle me malmène , je ne 
me tournerai jamais ailleurs. 

Des qub îen vos^i gaaire. 

Arnaud de Marueil : Ses joy non. 
Depuis que je tous Tis beaucoup. 

Drssr qjoM. serem yengot. 

Bertrand de Boan : Lo coms m'a. 
Dhs que nous serons v«nas. 

ExAvs QU* cl dampnatge nos toc. 

GA.VAUDAH LE ViEUX : Senbors per les. 
Avant que le dommage non* toocbe. 

Bona domna, pins no ns demm 
Mas Qur m prendatK pcr serridor. 

B. DE Ventadour : M(Mi es meravelha. 
Bonne dame, plut je ne vous demande, excepté 
que vous me prenies pour seiritenr. 

No pocsc cstar scz joy vas oxr que m vir. 
Baimond dé Miraval : Be m' agrada. 

Je ne puis être sans joie Ters ok que^e tourne. 

Per que s clamob de vos li Gcnoes. 
T. d'Alreit Marquis et de Rambaud de Vaquei- 

RAS : Ara m. 
C^cst pourquoi se récrient de vous les G<$nois. 

Dirai vos ans que mort m' ansia 
De que maer ni oom ni per qur. 

A MA» I EU des Esc a s : Dona per cui. 

Je vous dirai .ivant que la mort nie lue de quoi jr 
tueurs et comment et pourquoi. 



Premien raanje del cor, pbr so que grans ops 

l'es, 
L' emperaire de Roma. 

SoBDEL : Planber vuelh. 
Que premier il mange dn cœur, parce que grand 
besoin lui est , l'empereur de Rome. 

Pus QUE merces m* a del tôt obltdat. 
GiRAUD LE Roux : Ara sabrai. 
Puisque merci m'a oublié entièrement. 
Pus Qu' a la gran fe ein assis. 

Gavaudah le Vieux : Senbors per los. 
Puisqu*k la grande foi nous sommes fixés. 
QuoRAs QUE m feses doler 
Amors nî m dones esmai , 
Era m ten janzen e gai. 

Petsols : Quorss que. 
Quelque temps que me fit douloir Amour et me 
donnât émoi , maintenant il me tient joyeux et gai. 
Ans es senblans, segok qu* hom pot vexer. 
Le chevalier du Temple : Ira e dolor. 
Mais il est semblant , selon qu'on peut voir. 
Sol que bona fos la fis. 

B« DE Vehtadoui : Ab joi mov. 
Pourvu que bonne fât la fin. 

Sol que ma dona conognes 
Aîssi com ien 1* a m finamen. 

B. DE Ventadour : Non es meravelba. 
Pourvu que ma dame connût ainsi comme je 
l'aime fidèlement. 

Demandem li tro que dreg nos fassa. 

Bertrand de Born : Pus Ventedom. 
Demandons-lui jusqu'à ce qu'il nous fasse droit. 
No sap re tro que a* es près en 1* ama. 
B. DE Ventadour : Be m' an perdut. 
Ne sait rien jusqu'à ce qu'iX s'est pris i l'hameçon. 

Voyez Ans , Com , Des, Dzsb , Hora , 
Mas, On, Pe&, Pus, Segon , Sol, 
Tkô , etc. 

— Adv, de temps et de lieu, où. 
Vostre belb semblans 
H* esjaozîs tan qn* el jorn qub vos remir 
No pnesc ester ses joy vas on qne m vir. 

Raimond de Miraval : Be m' agrada. 
Votre beau semblant me réjouit tant que le jour 
que je vous contemple je ne pub être sans joie vers 
où que je me tourne. 

Al jorn c* om nai comensa a morir. 

G. Faidit : Cascus hom . 
Au jour oit l'homme nait il commence à mourir. 
M* es miralhs eu quelque lor qu* ieu sia. 

Rambaud d'Orange : Si de troliar. 
M'est miroir en quelque lieu que je sois. 



QUE 



QUE 



i5 



LoparU qvb liegon : Edoardas , elc. 

Tarif âeê Monnaies en provençal. 
Léopaids où ib lisent ; Ednardw, etc. 

Adv. eomp, leo, mai qvm mai, 
Ma domna , ieo aaî 
Que vda me donatz joi e prêts. 

P. BoGiERS : Per far esliaudir. 
Moi , de plus en plus, mt dame , je taia qae vou« 
■le doanes joie et valettr. 
Si qu* ek erosat de Fransa e de Champanha 
L* an quUt a Diea per lo melhor de totz. 

Bambaud be Vaqueieas : Ans pot hom. 

Tellement que Ice erobës de France et de Ctiam- 

]ingne l'ont demandée Dien ponr le méillear de tous. 

E la defendets de pena e de mal vea 
Si quk pneacon passar aenea temeosa. 
G. FioVEiaAS : Tots hoaa qui. 
Et qae toos lea défimdiea de peine et de mauvais 
▼eut teUemenlqu^Ha paissent paner sans crainte. 

Prep, coMpm 
De Londres tho qo* a la datât d* Aire. 

Bbkthanb dv Bôaxi : Un sirrentes. 
De Londres y'ia^u'à la cité d'Aire. 

Que coDcoarait à la formation de 
plusieurs locutions. 

No fos QUE es de pretr sims e razitz , 
Ieo me fora de chantar relenqoîta. 

Pavlvt de Makseille : Rasos non es. 
Ne fat qu'elle est de mérite cime et racine , je 
ose senis délaissé de cbanter. 

Dcaoendat qitb fo d'aqni, anet t'en al antar. 

Pbiloiieva. 
Dcseeoda qu^'d fat de là , il s'en alla à l'autel. 

Certaa, ta faraa qub fol sy ea tal cami ti 
neics, e ralria mais, si faaias qob savis, qoe 

a nca a es lo bon cami. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 9^. 
Certes , ta feras conune fou si tu te mets en tel 
chemin , et il Tendrait mieux , si tu faisais comme 
sage, qae ta allasses le bon chemin. 

D* aisso , fai trop qub Viïana , 
Ma domna, qaar aissi m soana. 

B. SB Ykutadoub : Ja moschanUrs. 
En «flia , cllea^t trop comme vilaine ^ ma dame « 
car ainsi die me dédaigne. 
Aiic. va. Tons ne faites pas que courtois de 
demander à mon seigneur. 

JoiirTiLLE,p. ai. 
Qoi près dn mar Todroit ▼enir 
Il porroit bien faire que nice. 

Homan de la Rose, t* 3871. 



Je lui dis qoe il eust moalt fiSt que fol. 

JOIHVILLE , p. 78. 
K.« la Mandist par sa parole 
K^ele la crut, sî fist que foie. 

MAKIE DE FsAlfCE, t. II , p. 7t. 

.Txii. .XX. , QUE douas que pucellas. 

Un TEOUBADOVl ANONYME : Séioor TOS. 

Huit vingts, ^ue dames que puqelles. 

Que us , Qcrx autre. 
Roman de la Prise de Jérusalem, fol. i3. 
Soit un , soit autre. 

Gasoos delà ausels chanta va 
Josta sa par qub aut qub bas. 

P. Vidal : Abril issic. 
Chacun des oiseaux chantait auprès de sa compa- 
gne qui haut , qui bas. 

ANC. FR. Vingt que évesques, que arcevesqnes. 

JOINVILLC , p. 23. 

Ge m'en irai'^^ue bien, que mal. 

Roman du Renart, t. III, p. 29. 
Si que seisante milié de Philistiens en fu- 
rent que mors, que bléclez. 

jénc, trad» des Livres des Rois, fol. 23. 
Mil e wit cheuz Normaux A 'al main , k'àï seir 
perdirent. 

Roman de Rou, v. 1693. 

Qub qub m coiàandets a faire , 

Faraî. 

B. DE Vbntadovi : Amors e qae. 

Quoi que vous me- comraandies à faire , je ferai. 

Per deniers perdonon que qub sia. 

Pons de la Gabde : D' un sirventes. 
Ponr deniers ils pardonnent quoi que (ce) soit. 

ANC. va. Kl de Richartsun dun n'éust 
Draps n deniers Ae ke et fust. 

Roman de Rou, v. 6579. 
Que que le cors deviengne, l'Âme ne puet fenir. 
Jehan de Meung, Test,, v. 293. 

Guizardon no foi bom de non re» 
E quier V a tort qui non a Hg de que. 

Gadenet : Ben volgra. 
Profit homme ne fait de non rien (nànt) , et le 
cherche à tort qui n'a pas fait de quoi (le pour- 
quoi). 

Vers amies de bona fe 
Non aura ja ni ao ni que. 

De VUES DE PtADES : Trop ben. 
Vrai ami de bonne foi n'aura jamais ni ce ni quoi 
(quoi que ce soit). 

Sai m* avetE pro layss^it que plorar. 

ÀiKEftI DE Bellinot : Ailas ! per que. 
Ici vous m'aves asses laissé (de) quoi pleurer. 



i6 



QUE 



La Tttia nat... 1i doni«y qui Teitir e qub 
manjar. 

Je le voyait nu... je loi donnai «fe 4^twi m Tétir 
et de guoi manger. 

— Après un terme de comparaison. 

Plas etz blanca qu' evori. 
Lk gomtb DS-^oiTuas : Fanii chanaoneta. 
youa êtes ploa blanche ^u'iToire. 

Us doptavon mais qus hom nat de maire. 

6. F&IDIT : Forts chaua es. 
Vous craignaient plue ^i«*lionine n4 de mère. 
Si de trobar agaes melhor razo 
QuB non aï, sapcbatz qoie be m plairia. 
Rambaud D'OiuLKGE : Si de trobar. 

Si de composer j'avais meilleure raison que je 
n'ai , saches que bien me plairait. 

Sabia Car aon dever 
MieUu QUB lanbs qn' en remanba say. 
J. EsTEVB : Planhen , ploran. 

Il savait iàire aon devoir mieux qtie nul qui en 
reste ici. 

Menlia a q* os paobres despnlbata. 

Pons DS Gjlppubil ; En honor del. 
Il a moins ^«"nn pauvr» dtfponiUtf . 
An nn tal naatge 
Qne maia amon gaerra qitb pats. 

FoLQimT SE BoMAirs : Tomats es. 

Ils ont un usage tel qu^b aiment davantage guerre 
que paix . 

Gaog ai iea tal qub mil dolen 

Serian del mien gang manen. 

Rambaud 1>*OrangB : Ab non cor. 

J'ai telle joie que mille souffrants seraient riches 
de ma joie. 

Senber Dalfi , tant aai vostres fags bos , 
QiTB tôt qaan faitz platz et agrad' als pros. 
GiBAVS LE Boux : Âuiats la. 
Seigneur Dauphin, tant je sais vos faits bons, 
que tout ce que vous faites platt et agrée aux preux . 

QUEC, pron, indéf., lat. QvisquEy cha- 
cun, chaque. 
En la Itngoa qub« es defec(aos. 

. Sluc, de las propr*, fol. aay. 
Psr la langue chacun est défectueux. 
Qoan QUBGr n.' aura son drccb conqaes. 

BCBTBABD SB BoBM : Pois lo gens. 
Quand thueun en aura son droit conquis. 



QUE 

Adj, Quscz aozel «n son lengnalge. 

AaiTAUD i>^ Kabubil : Belh m' es. 
Chaque oiseau en son langage. 

Mil sospirs li ren qobg jom per ces. 

P. Raimond db Toulouse : Si cum. 
Mille soupirs je lui rends chaque jour pour cens. 

a. UsQUBc , /?ro;2. indéf,, un chacun. 
UsQUBCs s'alegr* en 9k langa. 

Bambaus d'Obanob : Pus uls. 
Un chacun se réjouit en sa langue. 

UsQUBCx désira so qn* ien vuelb. 
Guillaume de Cabestaiiic : Aissi cum. 
Un chacun désire ce que je veux. 

QUERELA, QUERELLA, S. /., lat. que- 
&ELA, plainte, lamentation. 

"Veray Diens , dressa tas anrelhas , 
Enten mos dams e mas qcbbbllas. 

FoLQUZT SE Marseille : Senher Dieus. 

Vrai Dieu , dresse tes oreilles, entsuds mes récla- 
mations et mes plainte*. 

Ses tort ni ses qubbbla. 

P. Vidal: S'en fos en. 
Sans tort ni sans plainU. 

AHC. VB. Lamentant an donx renonTeau 
DessDs an, verdissant ramean 
Son antique querelle, 
B. Gabhieb , trag. de Marc Antoine, act. II, se. i . 
Car j*ai laissé Manon aplorée 
Dedans son parc on Tbamble pastorelle 
Fait, j'en suis sur, lamentable querelle. 
Cl. Marot, 1. 1 , p. 3i3. 

— Querelle. 

Sostenir sa querella. 

Chronique des Albigeois j col. 22. 
Soutenir sa querelle. 

AMC. CAT. BBP. QuereU», port. it. Quereia. 

2. Quekelhamen, s. m., plainte, récla- 
mation. 

£1 ira al papa £ir sos QiTBBu.BAvBirs. 
Guillaume sb Tudela. 
Il ira au pape faire ses plaintes. 

3. Quekelhab , V,, chagriner, plaindre, 
porter plainte. 

Qoe si vendra qubrblar a sa majestat... 
d* alcun cas eriminal. 

Statuts de Prot^nce. Massa , p. 170. 



QUE 

Qui se ▼iendra plaindre i n majcatë... d'aacrun 
CM crininel. 

No t QVBRBLBAa 

J« del donar. 
GiRlUD vK CikLANSOH : Fadet jogUr. 
Ke te plaindre jamais da donner. 

No m pnesc mndar qoe no m qokrblh 
Qoe la folhîa vey sobrar. 

B. Màrtih : Farai. 
Je ne me pais changer que je ne me chagrine Je 
ce que la folie je toîs dominer. 

Avc. CAT. Bsp. Querellar. port. Querelar, it. 
Quertîare, 

4. QuEsuLos y adj, , lat. querulus , 
duigriné, plaiolif. 

Si'l repta noo gea qdbbulos, 
Maa 1* en ret grat e gasardoa. 
Bosac. sa vota toU tenip<i es QuanuLosA. 

Elue, de las propr.t fol. 73 et 1^7 > 
S'il l'aeciue il n'est point chagriné, mais il lui 
en rend gré et récompense. 

Bnsard... sa toix toujours est plaintiue, 

B3P. Querelloso. pobt. Quereloso. n. Quere- 
ioto, queruloso. 

5. QmiMOHiA , 5. yi , lat. querimonia, 

plainte. 

Can alcoa depaoaa qubbxiiohia de alqon 
eiotada. 

TU. du ziii* siècle. Doat, t. GXVIII , fol. 85. 
Quand ancon dépose plainte eontre aucun citoyen . 

ABC. CAT. IT. Querimonia. 
QUERER, QUEEIR, QUSERE, V, , IqI. 

QUOEREas, quérir, chercher, deman- 
der, requérir, convoiter. 

QoBBBTZ dos vaiieletz priona. 

Deuvei db Pràses , ^ujB. cass. 
Çhereheres deux petits vases profonds. 

Tôt tro1»aras so qoe qubbs. 

GiaAVD DB BoRBEiL : Er ansiretc. 
Tn troavcins tout ce que tu cherches. 

Tan l*am de cor e la qubbi. 

A. Dabibl : Âb gnay so. 
Tant je l'aime de cœur et je la convoite. 

Es molt grans almoma de donar a paares 
▼ergonhos qoe no la Mbon qvbbbb. 

Liv, de Sydrac, fol* i3o. 

C'est asonlt grande aondne de donner à pauvres 
hontenx qai ne la savant paa demanda: 

IV. 



QUE 



17 



Ua veing merce QVBBBa , 

Gloriosa Maria. 

LAMFaANC GiGALA : Oi! maire. 

Je vous viens merci guérir, glorieuse Marie. 

Si m donavats 

Ses QUBBBE, ben o penria, 

GAUBBBTf MOIBB DB PuiciBOT : Car no m. 

Si vons me doonies sans demander, bien je le 

prendrais. 

Pro9, Qai qcbb atroba. 

y. et Fert., fol. 87. 
Qui cherche trouve. 

Subst» No aap qaals s fans es qdbbxbs. 

P. Fabrb DlJzis : Luecx es. 
Ne sait pas quelle peine est demander. 

ANC. FR. Qaar antre chose ne querroie. 

Fabl. et cent, anc, 1. 1, p. 99. 
Tretnit troToiept en lor terre 
Qoanqne lor sembloît bon à querrt. 
James movoir ne t*en querras. 

Roman de la Rose, v. 9558 et 2372. 

AKC. CAT. Querer, quérir, bsp. port. Querer. 
IT. Chiedere. 

a. QuisTAR, V., quêter, demander, en- 
quérir. 
Part, prés. Quistaks a bonor de Dîen e de 
sant Aloy. 

Cariulaire de Montpellier, fol. 175. 
Quêtants à l'Iionneur de Dieu et de saint Eloj. 
CAT. Quistar. 

3. QuESTA, Q171STA, S. f* , quéto, per- 
quisition. 
Ar si meton en qvbsta ins per lo bosc 

salvaje. 

y. de S. Honorât. 
Maintenant ils se mettenl an quéu dedans par le 
bois sanvage» 

ANC. PR. Cenic qtii chassent partout d*ane 
queste incertaine. 
Premières Œuvres de Desportes, M. 70. 

— Demande , recjucte. 

Honios afFachats de paranlas e de qoista^. 

r. etFert.,ro\.9o. 
Hommes fardés de paroles et de demandes. 

— Queste; droit de fouage. 

Levaran novelamen 
Talhas e quistas et osarges 
E gabelas e pesatges. 

Brev. d*amor, fol. laa. 

3 



i8 QUE 

Ils lèveront inceiuroment tailUs «t guettes et 
auges et gabelles et p^ges. 

Senhors de terra,' qne fan quistas e tontas e 

malas acdos. 

V.et VeH.t fol. i5. 

Seigneurs de terres , qui font tftiestes et toltes et 

mauvaises actions. 

Talhas, qdkstas nul temps no fes levar. 
Plaintes sur la mort de Robert , roi de Naples . 
Tailles , çuestes nul temps ne fit lever. 

Aire. CAT. Bsp. Quesia, xt. Chiesta, 

/|. QuESTABLB, adj,y qacstable , sujet à 
Li queste. 

Franc o QUKSTyiBLK. 

Tu. de 1275. Bibl. du R.,/. de Villevieille, 
Franc ou questable. 

5. QuBREMEK, S, m,, rechcrche, de- 
mande. 

Bos QCERBMBirs, «S cant lo cora qoer e vol 
aoo qpe Teaperiz vol. 

Trad. de Bède, fol. 7a. 
Bonne demande, c'est quand le cœur demande et 
▼«ut ce que l'esprit veut. 

tT. Chi9dimento. 
il, QUEEEDOR , QUEEIDOR , S, m., lat. 

QuaEnTOE, cherchear, rechercheur, 
solliciteur, demandeur. 
Aiasi m n*es près com al fol qububdor 
Qae dis qn*aars fos tôt quant el tocaria. 
FoLQUBT DE Mabseille : Sitôt me. 
Ainsi il m'en est pris comme au fou chercheur qui 
dit qu'or fût tout ce qu^il toucherait. 

Cant tî somonia 
Delà aaires qubrbdors. . . . 

V. de S. Honorât. 
Quand je t'avertissais touchant les autres solli- 
eiteurs. 

D* on vos cressiaM talans 
On nais veuîon qvkrxdor. 

FOLQUET DE MARSEILLE .* Si CUm Bel. 

D'où VOUS croissait .le désir où plus venaient 
demandeurs. 
ZT. Chieditore, 

7. QuERENTis, adj,, rechercheur, conr 

voiteur, amnsseur. 

Qoî lot apella qubrextis 
ffi renoviers d*antmi avers. 

P. Cardinal : D'un sirvcntes far. 



QUE 



Qui les appelle convoiteurs et usuriers du hieu 
d'autrui. 

8. QCESTIO, QUESTION, f./, lat. QUaES- 

TiON^/7}, question, demande. 

TotaS QUBSTIOS 

£1 sol via. 

Bertiand Caiborel : S'ieu anc. 
Toutes les questions il résolvait. 
D^aqaesta questxov , so es d'aqaest afjr 
que antre fal per me, ses mon mandameu , 
naissan doas actios. 

Trad, du Code de Justinien, fol. 6. 
De cette question, c'est-A-dire de cette affaire 
qu'autre fait pour moi, saos mon commandement « 
naissent deur actions. 

CAT. Questiô. ESP. Question, port. Questào. 
iT. Questione, quistione. 

On se servait aussi de ce nom pour 
désigner les violences dont on faisait 
usage afin d'arracher des aveux aux 
accusés. 

Sentensa... interlocotoria de question o de 
tortara. 

Fors de Béam, p. 1074* 

Sentence... interlocutoire de question ou de 
torture. 

9. QUESTIOICAE , V,, du lat. QUAESTXONA- 

^ius, questionner, mettre à la ques- 
tion, torturer. 

Part. pas. Aquels qn'avio estât questionatk, 
et avio negnst. 
Motx ne foro qijestxonatz e tormentatz. 

Cat, dels apost. de Roma , fol. 21 3 et 209. 
Ceux qui avaient été mis à la question , el 

avaient nié. 

De nombreux en furent mis à la question cl lour- 

roeotés. 

iT. Questionare, 

10. AcQUiRiE, v.f lat. ACQUiRER^, ac- 
quérir. 

En antra maniera, aequisitius de acquirir. 

Leys dPamors, fol. 57. 
En autre manière , ACQUisiTir à* acquérir. 

1 1. Acquit, aquest, j. m., lat. acquis/- 
Tum, acquit, acquisition, acquêt. 

Âc .v. .c. cha^allîers de son acquit. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. a3. 
Eut cinq cents chevaliers de son acquit. 



QUE 

De pccania qae Te de mal aqubat no poc 
ichir bon froch. 

Cat. dels aposl» de Ronutj fol. 2i5. 

De pëcaoe qui Tient de nuuivaiM acquisition ne 
pent SOI tir bon fniit« 
IT. Aeqnisto, 

12. AcQtrisiTiu, a4i'» «cqimilif, qui 

sert à racquisition , qui indique l*ac- 

qubitioD. 

En aatra maniera , acquisitius de acqairir. 

Lejrs d'amort, fol. 67. 
En antre manière , acçuisitifà*kcqvttiiti. . 

1 3. COHQUERE&y C0HQ1IEEUL, COHQUBRRE, 

V., conquérir, acquérir, obtenir. 

len vos cng ab raerce coir quérir. 

FoLQCET DE Maisbxlls : S' al cor plagnes. 
Je Yons pense avec merci conquérir. 
De ooNQUBRRS fin prêts entier 
Agra icn talen e dezir. 

6. DE Vertadour : En aqnest. 
^Yae^uérir par mtfrite entier j'aurais envie et 
ccsir. 

Nnis bom , ses ardimen, 
No pot gaire covQusRrR. 

H. bavMET : En m nafron. 
If al bomme , sans hardiesse , ne peut guère con- 
quérir. 

Volon maîa .de saî bastir 
Que lai couqueree les felos. 

P. GARDiff AL : Quan vey lo. 
Ib veulent davantage de ci bâtir que là conqué- 
rir les félons. 

Subst, Grans afans es lo cohquerers , 
Mas gardars es maestria. 

P. Fabrb d'Uzès : Luecx es. 
Grande peine est le conquérir, mais le garder est 
science. 

Part. pas. 
Tergonba m pren, quant ana gens cohqusza 
Nos ten aîssî totz yencntz e cohquks. 

Bernard de Rovenac : D' un sîrventes. 
Honte me prend quand une gent conquise nous 
tient ainsi tons vaincus et conquis. 

SuhHanOv. 
No us pcs s* ie ns am nî snî rostre coxquss. 
Abraiid de Marveil : Us joys d'amor. 
Qn'il ne vous pèse si je vous aime et suis votre 
conquis. 

On trouve aussi Conque&it, Ck)v- 

QUEUT, COHOVKZUT. 



QUE 



19 



AKC. FR. Vnidede gent, bone à cunquerre. 

Roman de Rou, v. 3i9* 
Monter snr nng genêt d'Espaignc 
Ponr lo» avoir et brny t conquerre, 

Cof^UILLARTf p. 136. 

mu. Conquérir, it. Conquidere, 

14. CONQUIST, 5. m. y lat. conquis«t«w, 
conquête, acquisition. 

Non qoerrai antmy cohquistz. 

G. BuDEL : Belk m'es. 
Je ne ckercberai pas la conquête d'autmi. 

En f^r tant honratcoirquisT. 

Guillaume de Biiars : Si quo'l maiestre. 
A faire si honorée conquête. 
AKc. FR. Qno il fosl parçonnier de la joie et 
doQ con^ueir de la devantdite cité d*Acre. 
Trad, de Guillaume de Tjrr. Gloss. sur Joinville, 

p. 4^' 

iT. Conquisto. 

i5. CowQuizA, s.f., conquête. 

Ai trop soffcrt 
De far parer la comquiea. 

BaMbaud d*Oraiige : Una chansoneta. 
J'ai trop tarde de faire paraître la conquête. 

16. COICQUEREMEN, COWQUEKIMEN , S, /F/., 

4 

conquête, acquisition. 
Nobles er lo cohqurrrmems. * 

Baimokd deGastelnau : Aras pus. 
Noble sera la conquête. 
Ab vasal bon de couquerimeh 
Tegna cascas apoderamen. 
Berti&MD d'AllamAKOF III : D'un sirventcs. 
Avec vassal bon pour conquête que chacun vienne 
puissamment. 

Parti als .xii. part» lolE sos couquerembhs. 

PlEiRE DE GORBIÂC : El Dom de. 
Il partagea aux douse pairs toutes ses conquêtes. 

17. CoHQUiSTAE, V., conqu^rir» acqué- 
rir, gagner. 

Recobrar lo dreitnrîer repaire , 
Jberasalem , e cowquistar lo C«yre. 

Elias de Barjols : Qui saubes. 
Recouvrer la demeure juste , Jérusalem^ et con- 
quérir le Caire. 

Si'lh vol los Milanes 

Per forsa conquistar. 

Sordel : Planber vuelL. 
S'il veut les Milanais par force conquérir. 



20 



QUE 



Per CORQUISTAR 1o règne de Paradis. 

Llv. de Sjrdrac, fol. lag. 
Poar conquérir le rojifaine de Hradit. 

Airr. VR. Qoe il n'i paet rien eonçuester. 
FabL eteont. anc.j t. III, p. 297. 

Cnida ancnne chose aqnérre et ccnqnester. 
Chr, de Fr., Rec, des Hist. de Fr., t. III, p. 364. 

En conquestant aonbs son obéîasance 
Ce qae tenes en yostre gouvernance. 

GBA.BLSa D^OlLÉANS , p. 56. 

Qae de conqtiester à la France 
La Propondde et ses deux bords. 

* . Malberbb, Ut. 3. 

CAT. xsp. PORT. Conquistar. it» Conquistare. 

18. CoNQUESTAy^^./, conquête. 
Atenden fai pros bom riqna covqvxsta. 

A. Dan^sl : Si m fos Amors. 
En alteodant fait homme preux riche conquête, 

CAT. Rsp. port. it. Conquîsta. 

— Chagrin, regrel. 

Mot anzSres planbs e couqokstas. 

F", de S. Honorai. 
Moult voui oulrei plaintes et regrets. 

1 

19. Enquereb, eitquerir, inquerer, 
enqueere , V,, lat. inqdieerb, enqué- 
rir, solliciter, demander. 

Sni TolpiU, qoar no Tans rrqubrbr , 
Trop ardits, qnar tan rk joi esper. 

Bambavd di Vaqubiiâs : Sa^is e fols. 
Je suis poltron , parce que je n'ose la solliciter, 
trop hardi , parce qn'un^ si riche joie j'espère. 

Que voa... la pregnes et bnqubirai d'amor. 

F, de Ranibaud de Faqueims* 
Que TOUS... la priiez et requériez d'amour. 

Demand' et bxquxira 
L^esaer e la maneira 
Dels avoh e delà pros. 

Akicav» se Mabubil : Bacos es. 
Qu'il demande et enquière l'être et la manière 
des mauvais et des preux. 

Ane nnlhs faom pion joi no.m'BSQuzs. 
B. vk. Ventadour : Ab joi mor. 
Oncques nul homme ma joie ne me demanda. 

Fig, El den rnqubrrb la veritat. 

Ord, pour Carcassonne. Ord. desR.deFr., 

14 II, t. IX, p. 608. 
Il doit rechercher la vérité'. 

Non es amors, ans as eogans proats , 



QUE 

S'aoi rhqvbbetz e deman o laissatz. 
T. »E Blacas et de p. Vidal : Peire Vidal. 
Ce n'est pas amoar, mais c'est tromperie pronve'e , 
si aujourd'hui tous demandes et demain cela laisses. 
Non aaî ou m*enqubira. 

BEtTBAMD DE BoRN : Domua pois. 
Je ne sais où je m'enquiire. 

Pare, pas-', Ebtqubbit e recebot per mesrre 6oî- 
raat Rey. 
Tit, deil^t^.de Ste. Eulalie de Bordeaux, 
I Enquis et reçu par mattre Guiraut Bey. 

Irquisida la vertat de la caasa. 

Priv, coAC. par les R. d*Aagl., p. 35. 
Enquise la vérité de la chose. 
Ja de mos jorns no m métrai en afan 
Que ja per mi al* antra domn* sitquxza . 
j Pbybols : Be m cuiava. 

Jamais de mes jours je ne me mettrai en peine 
que jamais par moi soit autre dame sollicitée. 
Afin. PR. 

Topt homme carieoz lequel Toodra s'enquerre 
De qaoy Dien fit le del , les ondes et la ferre. 

BeRjiARD , t. II , p. i358. 
AHc. CAT. Enquerer, enquerre. cat. von. rsp. 

PORT. Inquirir. n, Inquenre, inchierere, 

inchiedere. 

20. Enqueremen, s» m,, recherche. 

Apres lo sien deparrimen , 
, Fo fag mot gran RirQCBRBMBir. 

F, de S, Alexis. 
Après le sien départ il fut fait" moult grande re- 
cherche. 

AHC f R. Aasez li fast enquerement. 
B. DE Saintb-Maure , Chron. des ducs de Nor.- 

_ ,. . mandie,fol.5n. 

rr. Incntertmento, 

ai. FiNqueeeire, E1CQUEREDOR, enque- 
RiDoa, s, m., laï. inquuitor , enquê- 
teur, inquisiteur. 
On es Pehquerbirb d^aqaest scgie. 

Trad. de VÉpitre de S. Paul aux Corinthiens. 
Où est Venquéteur do ce siècle. 

Ar se aon failz embuer e do a 
E jatjon aissi com lar play. 

GuilLAUMB DE MoNTAGHAGOUT : Del lot vey. 
Maintenant ils se sont faîu <n<7«j*i7eMr* et jugent 
ainsi comme il leur plait. 

Lh'ENQUERiDon comencero a enqnerre. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. i83. 
Les inquisiteurs commencèrent à enquérir. 
ESP. PORT. Inquiridor, it. inchieditor^. 



QUE 



ai. Ehquistaiile, s, m., enquêteur, 
demandeur^ solliciteur. 

DefFeodens el juiquistaias. 

Hàrca.brvs ; El soo. 
IMfdidantet demandeur, 

S' MIC, poeys que m detx joi entier, 
Foj de nalh* aotra xitquistaibi. 

T. DE LA COMTISSS US DiE ET DE RaMBàUD 

d'Orutcs : Amicx. 
Si onoqoei , depuis que roas jne donnâtes joie en- 
tière, je fas de nulle antre poursuiuanL 

len ray de tal xvquxstaire 
Qa*ai d* entre cent bellas lesta. 

G. Adbemar : 6e m'agr'ops. 
Je sois tollidUur de telle que j'ai choisie entre 
cent belles. 

ADG. va. Il est juge, finquesteur et tesmoin tout 
ensemble. 

Do Bartas, p. 3i8. 

Foy ces grands en^nesteurs, cnrîeox de non- 

Telles. 

M1001.AS Rapir , p. io5. 

a3. £vQUESTA, s,/,, enquête, perquisi- 
tion. 

Tfop n' ai faicfa longs' utqussta. 

G. ADSniAR : Be m* agr' ops. 
Trop j'en ai fait longue enyWle. 

CAT. Enquesta. it. Inokiesui, 

24« Ehquerkitcio , s,f,, recherche. 

Cornes la esquirehcio delà yrelgoes als 
fraires prediqaadors. 

Cat. deU apost. de Roma, fol. i83. 

Cominit la recherche des h<!rëtiques aux frères 
prédicalenrs. 

l5. IhQCISIGIO , INQinSITiO, IlTQUmGIO , 
IHQUISITIOH, S, f,, lat. IRQUISITIO- 

-Biem, inquisition, recherche, pour- 
suite. 

Ses &r gran ehquistcio. 
, Brev. d^atnor, fol. 1^. 

Sens &ire grande recherche» 

Que per nr^oisinoit... degana petsona de 
Proensa... non deîa esaer gajada en arnes, 
cavals, etc. 

StatiUg €ie Prouence. Masba, p. 182. 

Que poor poureuite... nulle personne de Pro- 
Tence... ne doive être engagée en harnais , ehe- 
"raos , etc. 



QUE ai 

Per lor engenh et ibquiucio natoral. 

Elue, de las propr. , fol. a. 
PSr leur g^ie et recherche naturelle. 

CAT. Inquîsiciô. esp. Inqiûsîcion. port. Inqui' 
sicao. IT. Inquîsizione. 

a6. ExQUISUMUniTT, EXQtriSlTAMENT, EX- 

QUEsiTAMEiTT , adv,^ exactement, soi- 

{çoeusenient, avec justesse. 

Inqaier BXQOisiTAMXxrr. 

Cove qne obres exquesitamext am scari- 
ficacio. 

Es dificil de sirvir exquisidambitt. 

Trad, d^AlbucasU, fol. 44 * ^^ ^ 3^. 

Becherche exactement. 

Il conyient que tu opères soigneusement ajec sca- 
rification. 

Il est difficile de servir soigneusement. 

cat. Exquisidament. esp. port. ExqtdsUo' 
mente, it. SquiàtamerUe. 

27. Requeeer, hequeeie, eequeeee, 
v>9 lat. EEQuiEtRE, requérir, réclamer. 

Me RfeQVERoir de far cbanso. 

Graitet : Fin prêts. ' 
Me requièrent de faire chanson. 
Tan 1* ai requist francifmen 
Meroe , e de re no m socor. 

Richard de Babiezieox : Bevolgra. 
Tant je lui ai requis franchement merci , et en 
rien elle ne me secourt. 

Non pot RBQUERRE Iss mcssios qn* el i a 

faiias. 

Tr€ui. du Code de Justinien, fol. 7. 

Il ne peut réclamer les d^enses qu'il 7 a faites. 

QaintBinent RSQUiEa qne. 

Elue, de las prppr,i fol. i5. 
Cinquièmement requiert que. 

CAT. Requirir. esp. Requérir, port. Requerer. 
IT. Richiedere, riehedere, 

28. Requesta, s./l, requête, demande, 
sollicitation. 

A la rxqubsTa dels fais Ja siens. 

F, et Vert., fol. 4. 
A la requête des faux Juifs* 
A la REQUESTA Cl înstadcîa de mos prélats e 

baros. 

Ord. de Pkilippe-le-Belj de i3o6. 
A la requête et instance de mes prtfbts et barons. 

CAT. Requesta. rsp. Reeuesta. port, ttequesta, 
IT. Richiesta. 



2!i QUE 

29. REQUEftEMERT, S. m.; réclamatioD , 
demande. 

Eissament si ia Gleisa a alcona accion , so 
e« alcna demans en dreit de bbquekbmeht , 
no *1 pert per neins de .xl. ans. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 1. 

Egalement ti l'Eglise a aucune action, c'ett-a- 
dire aacune demande on droit de réclamation^ elle 
ne la perd pas par moins de quarante ans. 

RiQUBRBMBira c* om fai a Den. 

Trad. de Bède, fol. 9. 
Requête qxi*oii fait k Dieu. 

CAT. Requiriment. bip. Reçuerimicnto. zt. Ri- 
chiedimentol 

30. Requerensa, requerença, s. f. , 
réquisition y demande, requête, solli- 
citation. 

La pmmiera SBQUBUBifÇA es. 

Doctrine des Vaudois. 
La première demande est. 

Laa Tostraa bbqubrbn8A8 aian conoguda» 
en dreg Dî«o. 

Trad, de VÉpU. de S. Paul aux Connthiens. 

Que les Totres sollicitations soient connues endroit 
(derant) Dieu. 

3i. Reqùisicio, requisitio, s,/,, la t. 
REQuisiTio , réquisition. 
Qae TO«, notari, ne fassaa caria de la bbqui- 

8IC10. 

Tit. de 1265. Doat, t. VIII, fol. 178. 

Que TOUS, notaire, en fassies acte de la réquisition. 

Joraran als cossola... e per lor bbqumitxo. 

Charte de Gréalou, p. >j^. 
Jureront aux consuls- •. et par leur réquisftion. 

AHC. ESP. Requisîcion, roiiT. Requisiçao, xt. 
Requisizione. 

■ 

QUËTZ, adj,y la t. quieti^s, coi, paisi- 
ble, tranquille, silencieux. 

Estât n* aurai matz e qObtz. 

BAiMOirD DE MiRAVAL : Dels quatre. 
J'en aurai éié muet et coi. 

Son QUKTz e celaire. 

Raimond de Mibayal : Kuquer non. 
Je suis silencieux et secret. 

Partir no m poosc ni no sai estar qvktz. 

Rambai'B de Vaqueiras : No puesc saber. 

Je ne me puis séparer ni ne sais être tranquille. 



QUE 

Sukstanti». Als plas parliers et als qubtz. 

Gavauoam le Viecx : leu no sui. 
Aux plus parleurs et aux silencieux. 

ASC. PB. E , per le dener que li seignor darrat , 
ai erent quiètes ceals qoi meinent en sou 

demainer. 

Lois de Guillaume-le-Conquérant, 17. 

Elle semble quiète, non soy mouToir, ains 

dormir. 

Rabelais , Mr, V, cb. aS. 

Cette armée est la pins forte an combat qui 

a esté qtùete auparavant. 

Gamvs de Bellby, Diversités, 1. 1, fol. 4^8. 

CAT. Quiet. ESP. PORT. iT. Quieto. 

2. QuAiTz, adj\, coi, tranquille. 

G. era si quaitz en son agai. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 1 12. 
Gérard était si tranquille aux» son embuscade. 

3. QuEDAMERT, adp, , paisiblement, si- 
lencieusement. 

Un jom B*armeron tnit qurdameut a lairon. 

Guillaume de Tudela. 
Un jour ils s'armèrent tons silencieusement à 
la déroba. 

Avc. FB. Mnlt ennie k Godmod qne tant saut 
quoiement. 
Roman de Nom, fol. 62 , col. 2. 

4. QuiETAMEifT, ado,, paisiblement. 
Pacificament et quibtaiibnt. 

Priv. conc. par les R. cPjing-l., p. ao. 
Pacifiquemcnl et paisiblement. 
QnxFTAMERT et en patz. 

Tit. de i486, de Bordeaux. Cal). Monteil. 
Paisiblement et en paix. 

AMC. FR. Désirant vivre avecqoes sa femme et 
son fils quietement, paisiblement et eu 
repos. 
' ^nc. trad. des Offices de Cicéron, p. 135. 

CAT. Quietament. esp. ponr. it. Quietamente, 

5. Aquezàr, v»y reposer, se tenir coi. 
Jacopi, après nanjar, non aquezoit. 
Ans dispnlon del vin, cals mcillers es. 

P. Cabbinal : Ab vols» 
Jacobins , après le manger, ne reposent pas , miii> 
ils disputent touchant le vin , quel est le meilleur. 

ANC. PR. 

Li rois ot entendu et le cri et la noise , 
Durement s'esmerveille quant ele ne a,*aeoisc. 
Romancero français j p. 16, 



QUE 

6. QuiTAft , v.y quitter, quittancer, tenir 
quitte y délaisser , acquitter , dis- 
penser. 

Dans la basse latinité quietare, 
c*est*à'dire keddsee quietum était cor- 
rélatif de pAGAEEy venant de pacabe, 
apaiser, payer. 

Quand celui qui avait fait une of- 
fense ou commis un crime, apaisait 
Toffensé ou sa famille, en payant l'a- 
mende fixée par la loi , on le rendait 
QUiBTUM, quitte, 

Toici des exemples de quietaee 
dans le sens de quittancer, remettre la 

dette : 

Qootîescamqae alîqnot ex di'ctia censaaii* 
bas redimalor et qyiteittr, pretiom sea pro- 
prictas illios in sacriata dicte eccleaie... depo* 
iiator. 

QmUavimus et -liberos dimiumas et penitas 
abaolTimns. 

Epit. constit, Eecl. nfaleni. , t. IV, Godc. bispao., 

p. 169. 
Ect qne aolnta tt quieta ab omnibna «eca- 
laribns «erritiis. 
IVAULFi JBût.f.'p. gaSetgix. Script, reramangl. 
Per amor de lai vos quit la persona e 1* aver 

e '1 vostre castel. 

F", de Bertrand de Bom. 

Var amour de Ini je yons quitte la personne et 

l'avoir et le votre châteaa. 

r 

Da et QuiTA per ara e per tos temps. 
Tit, de 1389. Do AT, t. GGXLII , fol. 175. 
Donne et quitte pour maintenant et pour toujours. 
Del saçrament crei qa'om lo quita&ia. 
Lahfsaiig C16ALA : Estiers mon grat. 
Da serment il croit qu^ou le dispenserait. 

Part. pas. Oîmaia me par qae ben sia qvxtatx 
D' aiaso qa* a dich. 

6. Zoaoi : Moût. 
Désormais il me parait que bien il soit acquitté 
de ee qu'il a dit . 

Avc. CAT. EST. poBT. Quictar, quUar, it. Qitie^ 
tare, quitare. 

7. Qurns , oif/., quitte, exempt, absous. 

Qoi faill per tal nosabensa 
Gca non es qvttu de faillensa. 

Dxuois DC Pradbs, jétts. cass. 



QUI a3 

Qui faut par telle ignorance point n'est quitte de 
faute. 

Nos fal QUITX8 e deslîvrea de .iir. peccatz 
mortals. 

f^. et F'ert., fol. Sg. 

Nous fait quittes et délivrés de trois péchëi 
mortels. 

Per so qa* els slan quzti e nos autres damnatz. 

IzARIf : Diguas me tu. 
Pour cela qu'ils soient absous et nous autres 
damnes. 

1 , 

QnxTis de paor. 

f^. de S. Honorât. 
Quitte de peur. 

CAT. Quiti. ISP. Quito, poat. Quiee. 

8. Quitamen, adç,, quittement, entiè- 
rement. 

El reis Felipa li laisset Gîsort quitamiit. 

f^. de Bertrand de Bom. 
Le roi Philippe lui laissa Gisors entièrement. 

AKc. FR, por la lerre aver quitement, 

B. deSaiitte-Haure, Chron. des ducsdeNor^ 

mandie, t. II , p. 3o8. 
AHC. CAT. Quitiament, Axrc. bsp. Quitamente, 

9. QuiTTANSA, QUITTANÇA, j./, quittauce. 

Un aatre libre de las quittarsas. 

Statuts de Prot^nce. Julirr , 1. 1 , p. 588. 
Un autre livre des quittances. 
Per QuzTTAHCA, .XT. sols tomes. 
Tit. de 1428. kut. de Nîmes, t. III, pr., p. aa;. 
Pour quittance, quinse sous tournois. 
CAT. Quitança. akg. bsp. xt. Quitanza. ' 

10. QoiTAMEKT, S. m,, abandou , re- 
mise, acquittement. ' 

Solta et QoiTAMBXT de tôt. 

Tit. de 1309. DOAT, t. XV^ fol. 43. 
Soulte et acquittement de tout. 
Aqaest quitamkitt 

Tit, de 12^5* jirch. du Roj. Toulouse, J. 32i . 
Cet abandon. 

11. QuiAE, V,, poser, reposer, percher. 

Part, pas, Aazele d' eatan e de mar quxats so- 
bre de rams. 

Cary a Magalon., p. i3« 
Oiseaux d'ëtang et de mer perchés sur des rameaux . 

la. Ihquietàe, V,, inquiéter. 
Fart, pas. Inquiétât en sa possession. 

Fors de Béam , p. io83. 
Inquiété dans sa possession. 
CAT. ESP. PORT. Inquietar, it. Inquietare. 



îi4 QUI 

l3. IlTQUIETUT, J. /> lat. INQUIETUDO^ 

inquiétude. 

Per la ivquxxtut del malante. 

Trad. iTAlbucasis, fol. 37. 
Par Vinçuiétufie da malade* "^ 
CâT. Inqtdetut» asp. Inquiétude rr. Inquietu^ 
dmê. 

i4« Aquitàr, 4QUISTIAR, V,, acquitter, 
délivrer. 
Lo poac destrengner qaa el me AQuiTa. 

Tmd. du Code de Juttinien, fol. a^* 
Je puis le forcer qa'il m*acguitte. 
Pare. pas. Si *1 bais emblat mi fos datz e g«nt 

AQUITATX. 

F. de P. ridai. 
Si le baiser dérobe me fut donné et gentiment oct 
quitté. 

Foro ÀQ0ZSTIAT I0S gatges. 

y. d*A. Daniel. 
Furent acquittés les gages. 
Ara Qa pree qae m sîa gazardo aquitatz. 
Roman de Fierabrat, ▼. ySS. 
Maintenant je. tous prie que la réoompénac me 
soit acquittée» 
CAf . B8P. PORT. Àquietar. 

i5. Aquitamkh, s.m. , acquittement. 

Garta del aqoitamxv de las .xl. libraa. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 1 15. 
Charte de \* acquittement des qiurante liirres. 

16. ËRTEEQuiTAK , 1». , cutrequitter, en- 
tracquitter. 

Son BNTREQUXTAT Ct s' BNTREQUITBNT V Oïl 

r antre de tôt qaan qae a poden demandar. 
Tit. de 1309. DoAT , t. XV, fol. 44. 
Sont entracquittés et t'entracquitUnt Tun l'ao* 
tre de tout ce qu'Us peuvent se demander. 

17. Rbquikm, s, m,, }at. rxquiem , re- 
quiem. 

Canto gran mati lor messa de rbquibm . 
Peulhos , Fcjr. au Purg, de S. Patrice. 
Ils chantent de grand malin leur messe de requiem. 

QtJI,/?ro/ï. rel,, lat. qui, qui. 
Suj\ stng. Li respont : ien aoy qui soy. 

F. de S. Honora't. 
Lui répond : je suis qui je suis'. 
La bona dona valen 
Qui tan gen yos aenlhit. 

PsTaou : Quant Amor$. 1 



QUI 



La bonne dame méritante qui si gentiment vous 
accueillit. 

Qui per nesci cnidar 
Fai trop gran falbimen , 
A dan li den tomar. 

P0H8 DE Gapodbil : Qui per nesci. 

Qui par ignorant penser fait trop grande faute , 
k dommage (cela) lui doit tourner. 

Peire, qui ama desena. 

T. DE PlEEEE D'AuVEaOVE ET DE B. DE VeMTA- 

- doue : Amici. 
Pierre , qui aime perd le sens. 

Pane ama , qui non fai meaaioa. 

B« DE Vehtadour : Bels Monrneh. 

Peu aime , qui ne fait dépenses. 

Rég, dir, sing. 

Ben gardarats qui faite empe^ador. 

Petrols : Pus flum Jordan. 

Bien vous regarderiei qui vous faites empereur. 

Ien no aai dire qui ! 

J. Ë8TEVE : Fraocx reys. 
Je ne sais dire quil 

Non tmep qui m goirenta. 

P. R06IEBS : Tan no plou. 
Je ne trouve qui me garantisse. 

Suj. pi, Los pros de Proenza 
Qui renhan ab conoiaaenaa. 

B. DE Ventadoub . En aquest. 

Les preux de Provence qui se conduisent avec 
connaissance. 

Las forçaa qui ara i son. 

Titre de 1137. 
Les ibrteresses qui maintenant y sont. 

Rég, dir. pi. Doi rei qn* estan 

D' ajndar voa y ara entendatz qui. 

Bbbtrano de Bobn : Ara sai ieu. 

Deux rois qui difRrent de vous aider, mainte- 
nant entendes qui. 

Le datif latin cm fut employé comme 
régime indirect sans préposition. 

Sens , cui ien gea non cre , 
Mostra me qne no s cove. 

GiBAUD LE Houx .* A la mia. 
Sens , à qui point je ne crois , me montre qu'il 
ne convient pas. 

Selhs CUT desplay jonglaria, 

R selbs CUT desplay cortesia . 

Besnard de TOT LO MoM : Be m'agrada. 

Ceux à qui déplaît jonglerie et ceux à qui dé_ 
plaft courtoisie. 



QUI 

Avc. PR. TFitt oeloî caii û n*an«it. 

Noos ne mtoii eut est li oon. 
Fahl. et coni, €uic. , t. iV, p. ao5 et 41 • 

Je TiDg ao conte de SoUsons, eui coosiiie 
^rmainne j*avoie éponsée. 

Joiinrii.LB, p. Si. 

Fen nottre très chier seignear et père, eut 

Diea pardonne. 

Ord, des R, de Fr., 1461, t. XV, p. i . 

Car f ameraS , pnUqnMl me siet , 
Cui qa'O aoit bel ne ^ qa*il griet. 
Rotnam de la JRote , ▼• 3198. 

On le ttouve pourtant précédé de 

prépositions. 

Totm aqnelhs a cur be £ar desplai. 

BBmMÂiD DE TOT LO Mov ; Be ih'agnda. 
Tooa ceux i ^ul bien faire d^latt. 

Qoe non aia Uatm^ de coi que na. 

Cabevet : De naltia. 
Qe^'û n'ait blâme de qui que (ce) foit. 

Na Beatrix la Talen 

En CCI es gang, déport e rire. 

Poxs BE Capdueii. : Ben sai que. 
Dame Béatrix la méritante en qui est joie , amn- 
acmciit et rire. 

AKC. Fa. Rendues i cens à cui eles estoieni 
aTant. 
Arth. du Ray-j Tr.des Ch„ reg. 44, pièce 81. 
De la cui mort demora U roiavmea de France 
plains de dolor. 
GesU de Louis-U-Débonn. Ree.des Hist, de Fr., 

t. VI» p. i3;. 

ji:f c. Ksr. Demas qui lo cobris non avria pavnr. 
Poema de Àlexandro, eop. 92- 

Todos I08 ans miraglos qui los podie contar. 
Vida de S. Domingo de Silos, cop. 384- 

r AT. Qui. asr. mod. Quien. port. Quem, 
IT. Chi, 

Qui était employé dans des plirases 

absolues manquant de la préposition 

qui semblait devoir le gouverner. 

Re no val sabers, qui no'l despen. 

BcBHAai) n'AuBiÀC : S'ieu aguos. 
Rien me vaut le tavmr , ( pour) qui ne le dépense 

p*5. 

En calque part la pena sia 
Dreisar la den hom tota TÎa ; 
Qvi no la dreisa, len se briza. 

Deiibes de Pbades , Auz. cnss. 

IV. 



QUI 



!i5 



En qaelqua part que soit la plume on doit tou- 
jours la dresser ; qui ne la dresse , elle se brise faci- 
lement* 

Loe, leu n' ai perdutz 

Mains doe , qui s vuelba 'la prends. 

GuiLLAuHE DE Cabestaihg : Lo dous. 
J'en ai perdu maints dons, qui se Teuille les 
prenne. 

Qui m orida ni m braif 
En non ang nnlba re. 

. B. DE Vevtadour : Pas mi preiata. 
Qui me crie et me braille, je n'entends nulle 
cbose. 

L'anti^en Espagna , ^ui aval qui amon. 

Guillaume de Tudbla. 
Les autres en Espagne, qui aral qui amont. 

En gran dolor 

Foran ab plor 
Fiances, qui qn* o desTuelba. 
Guillaume de Movtaahagout : Bel m'es. 

En grande douleur seraient les Français, avec 
pleur, qui que ce soit qui ne veuille pas cela. 

Qui qne romaigna , îen irai volentoa. 

Pons DE GapdueiL : So qu' hom toI. 
Qui que ce soit qui reste , j'irai volontaire. 

Qui qne m n*am mais o m n*astr. 

Rambaud d'Obamae : Mon vers. 
Qui que ce soit qui m'en aime davantage ou 
m'en baisse. 

Vas Nems t*en vai, chanAos, qui qne s n*azire. 
FoLQUET DE MARSEILLE : Tsn m'abelis. 

Vers Nîmes va-t'en , cbanson , qui que ce soit qui 
s'en ilebe. 

AHc. P«. Ce propos ,.,• pOnrroit sembler vé- 
ritable , qui le transféreroît an gonveme- 
ment de Pbodon. 
Amtot. Trad. de Plutarque. Vie de Pbocion. 

Qui osteroit de ces miens ouvragée les anlho- 
rites des écrivains passes, je ressemblerois 
ceste corneille d*Horace et resteroîs nnd. 
Camus de Belley, Diversités, t. Il, fol. 437. 

Estnet aajonrd*ni , qui qn'en gront on en 

derve, 
Qu'à leur obédience ta aeignorie jMrve. 

J. DE Meuh», Test., y. 679. 

Tra'ison en fera, ki k*en puis mal en die. 
Romande Rouj v. 264 >« 
ANC. IT. Cbe molto pin risplende 
Lo poco ohi lo spende 
Tosto e larga mano. 

Brunetto Latini, Tes., p. 75. 

4 



cs6 



QUI 



QUIL, QuiLL, 5. ///. , gazouilieiuent , 
piaillement, murmure, exclamation. 

Braitz , chanz , qvil , criz 
Aug delà anzels pels plàiasaditz. 

Ravbacd d'Oràitge , Braiu > cboDi. 
Piaillemetils , chants, gasouillemenls, cris des 
oiseaux j*entendt dans les bocages. 
La regina va gîtar .i. gran quzl. 
Plainte sur la mort de Robert, roi de N api es. 
La reine Ta jeter une grande exclamation, 

Pig. Ges QUEZ. ni brail non enien de pervers. 

E. GaiXEL : Abril ni mai. 
Point murmure ni cri je n'entends de pervers. 

Per lîeys don mner ses quill. 

BAiMoim DE M» AT AL : Aissi m. 
Pour elle dont (pour qui) je meurs sans murmure. 

9.. QuiLAR , QuiLLAR, v,y piailler, babil- 
ler, murmurer, exclamer. 

Veranien faifz crîdar, quilar ni braire. 
' Guillaume de Saint-Didier : IVuna dona. 
Vraiment tous faites crier, piailler et brailler. 

Qui qa*en cosselh ni*n qutll, 
D'amar vos sny el drech fil. 

P. BasMoir Rigas Noyas : Ben dey. 
Qui que ce soit qui en conseille et en babille, de 
vous aimer je suis au droit fil. 

QUIN , QuiNH , pron. rel. , quel. 
QuiNshom es Karlesmagne.^ 
Qoiir son K .xii. {iar? 
Baro, dis Tamiran, quihr oosselii mi donatz.' 

QuiRA es la razo que as devizat tan? 
Roman de Fierabras, v. 880 , 881 , 2642 et 1277. 
Quel homme est Charlemagne? 
Quels sont les douie pairs ? 
Barons , dit Vtfmir, ^uel conseil ma donn«a»vous? 
Quelle est la raison que tu as tant conversé? 

CAT. Qutn, 

a. CkTK f pron. reL.y quel. 

A lar dig : Tost mi digas 
Gatva malvestat trobas. 
Qoant lo santz anzi la cayna. 
Donc am catka color 
Mi conortas Va d*esperanza? 

f^. de S. Honorât. 
Lear a dit : Tôt dites-moi quelle méchanceté vous 
trouves. 
Quand le saint entendit laquelle. 
Donc avec quelle coïilrnr d'espérance m'encou- 
ragcs-lu? 



QUI 

QUINTAL, s. m,, quintal. 

Aldrf.te, p. 366 j Mayans, t. Il ^ 
p. a34 et a5a, le disent d'origine arabe 

No ilh daria hom mezalha del quivtal 
P. Cardinal : D' un sirventes. 
On ne lui donnerait maille du quintal. 

QuriTTAL de coîre. 

Cartulalre de Montpellier, fol. 116. 
Quintal de cuivre. 

Lac. Qaan a près a qcintals et a fais. 

Bebtrahd de Borm : Pus lo gens 
Quand il a pris à quintaux et à faix. 

ISP. PORT. Quintal, it. Quintale. 

QUINTANA, *./, quintaîne, sorle âc 

mannequin figurant un homme arnu* , 

le bouclier d'une main et Tépée ilv 

l'autre. 

Voyez Du Cange , Dissere. Vil , 

p. 181 et 182. 

Lhi donzel van bordir a la quiittana. 
Romande Gérard de Rossillon , fol. 32. 
Les damoisels vont s'amuser à la quintaine. 

ARC. PR. 

Qttintaines fait drecier, et jonster i faisoit » 
Et donoit nn bian pris celai qoi miex joustoir. 
Vie de Duguesclin. Du Cahge , Dissert. Fil. 
A la quintaine et à Tesco jonster. 
Roman de Jordain de Blaje. Du Gange , t. V, 

col. 1075. 

Quintaine font drecîer en an bel pré flenri. 
Roman de Berte, p. i^S. 
IT. Quintana, 

QUISQUILA , s. /„ caille. 

Qotsquila fa Qons petits, redons, menor» 
que perditz, et major qne alaaza. 

Elue, de las propr,, fol. 276. 

Caille fait œufs petits , ronds, moindres que per- 
drix , et plus grands qu'alouette. 

QUISQUILHA, s.f.y du lat. quisqdi- 
L«A , criblure , balayure , immondice. 

QniSQi7ii.HAs , so reroaznlhas del froment , 
cazens, qnan si porga. 

Elite, de las propr., fol. aso. 

Criblures, ce sont les restes du froment, tomlianl , 
quand il s'apure. 
iT. Qnisquillia, qnisquiglia. 



RAB 

t^UOTAR , V. , du-lat. quot, colcr. 

R^ardan lo nombre, quota ht lo foelli. 

Elue, de las propr., fol. adJ. 
Regardanl le oombre , cotant la f«aille. 
iT. Quoiare. 

2. Cota, cotta , s, f,, lat. quota , cote, 
quotité. 
Refosans de pagar lor gotta... la portio 

e COTA. 

Tu. de i^^. HUt. deLanguêd., t. IV, pr. , col. 4a2. 
W>fnranl da payar laur coté»., la portion et^uo- 
uté. 
CAT. Cota , qmotm. esp. Cola , cuota. 



RAB 27 

3. CoTTiZATioN, s.f., colisation. 

A la OOTTIZATXON provcderaj. 
Petit Thalamus de Montpellier. Martui, p. i5'|. 
A. la cotisation je pourToirai. 

4. Aliquot, atij\y lat. ALiQUOT, ali- 

qaote, 

Parlida auqoota apelam tola parUda fja<* 

es meiut del nombre o'i lers oU quart o'I 

qoint. 

Elue, de las propr., fol. 280. 

Nous appelons partie aliquote toute partie qui 

est rooilié du nomhre ou le tiers ou le quart ou le 

cioquiène. 



R 



R, s, m. y dix-huitième lettre de Talpha- 
bety et quatorzième des consonnes, r. 

. Laa antraa que après van 
M^ o, B, el en contaa 
Ajoalas las, « diran mor. 

P. M iLos : En enor. 
Le» antres qui après Tont M, o, r^ et en comptant 
ajastas-kt , et elles diront VOK. 

De A que no aia pMBsda dmian n. 

liâfê d^amuKTMs fol* 3* 
De r qn*il ne aoil pas posé deraot r. 

ASC FA. 

Poia vient r, ce n*est pas controavaiile , 
Qoe r savons ke mol t août à priser. 

Lb aoi 9E N AVAaRE , cbansoo 62. 

RA6A, s.f., lat. hapa, rave. 

Voyez MuRAToni, Di^s. 33. 
Pero aitan H Talria 
Una RABA. 

Deudex m, PaASES, Âus. cass. 
Pourtant autant lui -vaodnit une rave. 

Sèg. expil. leo no prête nna raea 

Lnr mal dir, ans cre que m' ajut. 
PlEARB DE LA MliLA : Dels jogUrs. 
Je ne prise une rave leur nMJchant dire, au con- 
traire je crois qu'il m'aide. 
KST. Naba, it. Bi^. 

a. Rave, s. m,, raifort, radis. 

Saomada de rates. 

Cartulaire de Montpellierj fui. 106. 
Cliargc de raiforts. 
t KT. Rave, rate. 



H. Rabeta, s./, dim,, petite rave» 
De rafe penrets raiaetas , 
Et aatreasi coma rabbtas. 

Dbupxs de PaAiMM; ^us. cass. 
De raifort tous premlret petites racines, et da 
même comme petites raves» 

4. Rafb, raphe, 5. m,, raifort. 
Fcttaca de maWa e raîlE 

De RAVB. 

DnmBs m Peades , Jum. cass* 
Ftftu de manve et racine da ra\fort, 
Rafhb... ret dara votB. 

Elue» de las propr., fol. 221. 
Raijbrt,.. rend claire la voix. 

R ABASTA j s. f,, querelle , dispute , 
chamaillis. 

Entr^els desleials baros mî plal rabasta. 
Un TBODBADOur anonyme, Câblas esparsa.<. 
Entre les d^oyaiix lierons me plaît chamaillis. 

L'ancien français a employé le. verbe 
rabaster, raboter, et l'italien a celui de 

arrabatare. 

auc. pr. Lesqaels suppHans oyreut rabatcr 
parmi la maison en telle manière qu'il scoi 
bloit que la fondre et tcmpesle y fêosseot. 
Lett» de rém., 1482. Caipentieb, t. III, col. 479- 

RABEY, s. //!., rebec, instrument de 
musique. 
Voyez Ma Y ANS, Orig. de la Lan g, 
csp., t. II, p. a52. 



a8 



RAB 



El so qoe pas m'agensa 

De mon babct , 
Vos dirai coin comensa 

Un rie tomey 
Que fo fag en Proensa. 

Bambaud be Yaqvsibas : £1 so que. 
Au ton qui plju me p)ait de moa rebec , je tous 
dirai oomment oommenee un brillant tournoi qui 
fut Ikit en Prorence. 

àvc. FB. Qoi s'endort an son dn re^ee 
En la flotte , il n*est pas saige. 

CoQtiiLLABTf fol. lag. 
Et mon triste rebec est deroenré pendo 
A ceste branche morte. 
Première* Œuvres de Desportes, p. 297. 
B«p. BtAeL FOBT Rabel, rahil. xt. Ribeca, 
ribeba, 

RABIA, s,f.,\sLt, tiABies , rage, fureur. 

Ostenra pas qoe habia de cas. 

Bebxabb db Botbhac : Belh m' es. 
Montrera plu» que rag^e de chien, 

Fif, La BABXA delà blasmans. 

Trad. deBède, M. St. 
La rag^ des blâmante. 
CAT. Bsp. Rabia, pobt. Rabia, rtwia. it. Rab- 
bia, 

a. Ratje, s. m,, rage, détordre, dés- 
espoir. 

A Andrioet meiron al cor tal ratje. 
T. DE GiBAUD ET DE Petbonet : Peronot. 
A Andrinet ils mirent au cœur tel désespoir. 

Ad9, eomp, Anaran a batgb 

CbtbIs delà morts e dels nafratE. 

Bbbtbaits se Bobb : Be m play. 
Iront en désordre chevaux des morts et des blessa. 
Iran, per la soa mort, a batgb 
Mil borzes e mil servidor. 
Guillaume , m oibe de Bezxebs : Quascns plor. 
Iront , par la sienne mort , atrec désespoir mille 
bourgeois et mille senriteurs. 

3. Rabios, rayios, adj. , lat. ^xhiosus, 
enragé, furieux. 

LÀg rozets las mas 
A lei de cer babiosa. 

G. FiGUEiBAS : Sirventes vuelh. 
Lsidemeut fOUt ronges les mains à manière de 
serpent enragé. 

Contra mordednra d* home ravios. 

Elue, de las propr., fol. lo.l. 
Contre morsure d'homme enrage. 



RÀB 

LO fols BABXOS 

Qae tan dits fais semena. 
Gebmonde de Montpellieb : Greu m'es. 
Le tovL furieux qui tant de faux propos sème. 
CAT. Rabios, bsp. Rabioso. pobt. Rbûvoso, it. 
Rabbioso. 

4* Rabat, a^*., enragé. 
Dedina , lop basât , 
Serpent ooronat. 
De Wbra engenrat. 

G. FiGUBIBAS : Sinrenies vuelh. 
Dedans, loup enragé , serpent couronna , de vi- 
père engendre. 

5. Raber, v.^ lat. RABERtf, être furieux, 
impétueux , ravager, entraîner. 

Part. prés. Arapsis... es ta babbitt que tôt so 

qoe encontra geta a terra. 

Flom... per arena et calhaoacorrent... es 

babbitt. 

Elue, de las propr., fol. i5i. 

L'Araxe... est si ravageant que tout ce qu'il ren- 
contre il jette k terre. 

FleuTc... sur sable et cailloux courant •. est en- 
traùuuU* 

6. Raviab, ratjajl, raujar, v. , enra- 
ger, devenir enragé , faire rage. 

Si aqoel home ne mort an antre, fa*l sen- 
lantment batiab. 

Elue, de las propr., fol. lox 
Si cet homme en mord un autre , il le fait semUa- 
blement devenir enragé. 
Fig. Car jois no m aoste, 

Ab paac de dol non batge. 

La dame Gastelloze : Ja de chantar. 
Parce que joie ne me soutient pas, peu s'en faut 
que de douleur je n*enrage. 
Can Ferabras Tenten, totz rins coyda baujab. 
• Roman de Fierabras, t. gSS. 
Quand Fierabras l'entend , tout rif il pense en- 
rager. 

AHc. PB L'amonr consomme enclos, 

L*hamenr de ma poitrine et desscîcfae mes os. 
Il rage en ma moiielle. 

R. Gabhieb, Trag. d*Hippolyte, act. Ili, se iv. 
CAT. BSP. Rabiar. port. Raivar. 

7. Arapi, adj., enragé. 

Yenra diable arapx 
K forma d*ome. 

Trad. de l'Evang. de Nicodimr 
Viendra diable enrnpc sous forme d'homme. 



RAC 

8. EiimABiAm, mmukTJAR, x]ijiama&, eh- 
KAUJAR yV.y enrager, devenir furieux. 

Can Tloripcr l'Miten enyda bvsabiab. 
Homan de FUrabras, ▼. 2579* 
Qouid FIorijMur r«iitfliid elle pense enrager. 
Lai bcttiaf ... nuABioir en aissy qae, si mor- 
dion alconas personaa , Ilh bkeapjarioh. 

Z^V. da Sjrdrac , fol. 38. 

Le Met.,. eMmgettt en telle sorU qae, ri elles 
■nadikm anmes penonnee , ellM-eRm^craicnr. 

Diana m'en don tal mal don ian m'avRÀTOi. 

1m moine db Mobtavdoh : Aissi cam sel. 
Dieu m'en donne tel mal dont je m* enrage. 

Part, pas. Cana bvbabiatx lo morda. 

Rambaitb d'Obavoe : PBrlien. 
Que chien enragé le mordes 

A pane non es bseabiada. 

Rotnan de Jaufre, fol. l\S, 
Peu s'en faut' ri rile n'est pas enragée, 

Sùhttann», Sni trebalhatz , 

No aaî que m dia , 
Pna qo'xjiRABXATr. 

J. £sTSYE>: Gossi moria. 
Je snis tourmenté , je ne mis qBoi je me dise , 
^as qu'enrobe'. 

D'on ira pois cridan 
Ua YÎiaa bubaujats. 

GiBAOD SB BOBMBIL : Lo donts chant. 
I^oâi ira pois criant on vilain enragé. 

RABIN , s, m,, lat. babbihu^^ rabbin. 

Dis U : Dïens te sal , rabi. 

BreQ. â^amor, fol. 16 ju 
Lai dit : Dion te mure , rabbin, 
CAT. Jldài. B8¥. Babtno. port. Babbi, rabbino. 
iT. Babino, rabbino. 

RACARv-p.^sonffriry dessécher, languir. 
Voyez Lkibnitz, ColL Etym,, p. 75. 

Si vostre filh , sobdrana 
Mair*, en pregnata, tost er sana 
M'anna qoe de mort ae raoa. 

G. Bm{«ibR s Aissi coa es. 
Si Totre fils , souveraine mère , vous en pries , tôt 
sera gaérie mon siae qni de mort se dessèche, 

CAT. Kacar. 

2. Raca, ragca , s, f., rosse > bétc 
maigre. 



RAD 



^9 



Ges RAC A pieits no a* asola. 

Gayavpav le VibvX : Aras quan. 

Poinl rosse pire ne s'abat. 

Qnan me soven de la raca. 

Raibaiis SB Yaqubibas : Ar vay escur. 

Quand il me soavient de la roa«e. 

En syriaque kàcà, en hébreu kek 

signifient viile; en prenant au figuré le 

^ mot BAOCAqui est dans l'Évangile de 

saint Matthieu, eh. V, v, aa, on 1» 

traduit par homme de peu de sens» 

RADELAÛA,^./^ abondance, débor- 
dement* 

Us fotrai da tal rabbin da 
Qae lo linsol torseres lendeima. 
T. DE MoHTAN ET d'chedamb : leu Teuc. 
Je TOUS coïterai de telle abondance que le linceul 
TOUS tordrn le lendemain. 

RADELH, s, m, , radeau. 

Un radrlh qae fon mot ajustât. 

P^. de S. Trophime. 

Un radeau qui fut monlC ajuste'. 
RADITZy BAZITZ, BAITZ, S,/,, Ut. BA- 

Dix, racine y souche. 

Es arbres senes razitz. 

G. AiQVfEB : Aissi pert. 
Est arbre sans nsclner. 

Raitz d^erbas pressîosas. 

Liv. de Sjrdrac , fol. 44* 

Racines d'herbes précieuses. 
Dans... han lors rai^ts en las mandibnias. 
Elue, de las propr., fol. 43 • 
Les dents... ont leurs racines dans les mâchoires. 

Fiff, Una ihlsa deschaosida 

E RADXTB de mal linbatge. 

B. DE Vbhtadouh : La doussa vota. 

I Une fausse déconsidérée et racine de maurais 
lignage. 

Tantars, so es la seconda baitz d'orgoelb. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 12^. 
Le Tanter, c'est la seconde racine d'orgueil. 

Loc. Il era de tôt fais benestan 

Ciiu e BAOïTz , flors e fratx c semensa. 
JjkKFSAVC tiiGALA : £u non chant. 
Elle éUit de tout fait bienséant sommet et racine, 
fleur et fruit et semence. 



3o 



RÂD 



AMC. FA. De la rais iatqoes en la cime. 

CuUl. Guiart. Dv Gange, t. IV, ool. i25. 

ANC. CAT. Rosit». ESP. POKT. iloiC. IT. RûdicC. 

a. Raiseta, 5./. dim.y petite racine. 
De rafe penreis rauetas. 

Deusu de Prasbs , jÊut, eass. 
De raifort tons preodtes petites racines. 

3, Racina , KAziiTA f S,/., radne. 

Escalfa la testa e art la eaciha deU cabels. 

ZiV. de Sjrdrac , fol. 87. 
Écbauilè la tête et brûle la racine des chereux . 

Fig, lea no*n partray a ma vida , 
Tant es de bona raziha. 

P. Baimond de Toulouse : Vot lo. 
Je n'en partirai de ma Tie, tant elle est de bonne 
racine» 

4. RAZiOAMEifTy S. m,, racine. 

Per donar a las dens ploa fort razioameht. 

Elue, de laspropr., fol. 43. 
Pour donner aux dents .plos forte raetne, 

5. RaDIGAR y EAZ1CAE , BAZIOAR f V, , lot. 

RADicARi^ enraciner, prendre racine. 

Part, pas. Al gra es necessari qne prenga hn- 
midîtat... e pneys qne sia eazigat per 
accio de calor. 
Las dens so en las mandibnias raexgad\s 
coin en lor fandament. 

Elue» de las propr., fol. 26 et 43. 
Au grain il est nécessaire qu'il prenne humidité... 
et puis qu'il soit enraciné par action de chaleur. 

Les dents sont dans les mâchoires enracinées 
comme en leur fondement. 

CAT. ESP. FORT. Rodîcar, IT. Radicare, 

— Arracher. 

Radica aqaela mais qne no sia annexa ain 

antra dent. 

Trad. d*Àlbucasis, fol. ai. 
Arrache celle-là pourvu qu'elle ne soit annexée 
avec autre dent. 

Part, pas. Si es la dent poyrida, sia razicada. 
Collect. de Recettes de médecine. 
Si la dent est pourrie , qu'elle soit arrachée. 

6. Radicacio» s, f,, radication, action 

de prendre racine. 

Quand prendo radxcacio. 

Elue, de las propr., foi, 5o. 
Quand ils prennent radication^ 



RAD 

CAT. Radicaeià. esp. Radieacion. port. Radi- 
caeâo. it. RatUcazitme. 

7. Radical, adj\, lat. badigalû^ ra- 
dical. 

La bamiditat radical qne renia en la razitz. 

Cor, qni es radical comensament de toias 

▼irtntz. 

Elue, de las propr., fol. a(> et 239. 

L'humidité radicale qni reste dans la racine. 

Le oœur, qui est radical oommenceosent de 

toutes vertus. 

CAT. ESP. PORT. Radical, xt. Radicale, 

8. Razir, V; déraciner, arracher. 

Sos murs escravantar, albrez razir , 
E sa terra gastar. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 58 
Ses murs renverser , arbres arracher, et sa terre 
dévaster. 

Patt. pas. Entre qne los vergiers anrem razis 
E las fons amparadas ^"^Xs^ pots aasiiz. 
Roman de Gérard de Rossilldn , fol. 58. 
Jusqu'à ce que les vergers nous aurons arraches 
et les fontaines prises et les puits saisis. 

Fig. Txi. G. cb. de chap razis. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 74» 
Sept cents chevaliers de Aêî privés, 

9. Araigar, ARAIZAR9 V., arracher, dé- 
raciner. 

Fig, Maledîdos araiza lor fondamens. 

Trad. de Bkde, fol. 7a 
La malédiction déracine leur fondement. 

Part. pas. DcYnnt esser araigat li vice en 
borne. 
L*ergoils d*ergolios es araxgaz. 

Trad. de Bide, fol. 44 et 73. 

Doivent être arrachés les vices en homme. 
L'orgueil d'orgueilleux est arraché. 

ANC. CAT. Arrajgar, esp. Arraigar. port. Ar- 
reigar. 

10. Arasighar, v,y déraciner, arracher. 
Totas las malas herbes no ai poden pas ab a- 

sioNAR ni ostar de mest las bonas. 

Af^re de Batalhas, fol. \t\'i. 
Tontes les mauvaises herbes ne se peuvent pas 
arracher ni ôler du milieu des bonnes. 

11. Desrazigahent, r. w. , déracine- 
ment, arrachement. 



RAD 

Desiuzigamert si deo far ab aTÛament , 
qoar aotrament... le froment desraagaria. 
Siite. dé las propr,, fol. as8. 

Le démcûumemt se doit faire avec avisement , 
car aatremoit... le froment il déncineraif . 

11. DeSRATGAR, DCS&AZICA&9 V., âétSi- 

cîner, arracher. 

Antrament... le froment durakigahia. 

Elue» de las propr., fol. aa8. 
Antrement... le froment il arracherait, 
Fig. Qae noa dealivre dels .▼». peccau roor- 
tala e loa nKaLàUGUs de tôt nostre cor. 

r, et VeH., fol. 37. 
Qu'il nous dëlirre des sept péckës mortels et les 
déracine de tout notre cœur. 

Cam aàh. desamat amans 
Que de joi se dksbazxgva. 

GisÂim DE BoBHKiL : Qmn la bmna. 
Gomoke cet amant dédaigne <]ui de joie se déra- 
cime» 
Part, pas. Coma nn albres qui es desratoatc 

c gitatz de terra. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 42. 
Gomme un arbre qui est déraciné et mis hors de 
terre. 

Zizania... naysh entre froment... et es a el 
mot dampnooa , si no es dbsrazxoada. 

S lue, de las propr.» fol. 2^8. 
L'ivnie... naît entre le froment... et est k lui 
moalt dommageable , si elle n*est arrachée. 

Aatc. CAT. Desrajrgar, dôsreygar, esf. Dûsrai' 
gar. rr. Disradioare, 

i3. DAmEADiGAR, V,, déraciner, arracher. 

Part, pas, La vinba... sia tota dabradigada. 

Couf, de Condom. 
Qd0 la vigne... ao&t loate arrachée, 

i4«. EvftAZiGA&, v*9 enraciner. 

FSg. Mot fan V amor xheazxgar. 

Brev, (Tamor, fol. 5. 
Moalt feot l'amonr enraciner. 

KvRAcxoAHs la ^Oêtn fe. 

TnuL de VÈpUre de S. Pattl aux Colotsiens. 
Bmrmcinanl la votre foi. 

Part, pas. Es l'albre de vida plantatz 
Sobre lîeys et khrazxgatz. 

Bre¥, ^amorj fol. 64* 
Est l'atbrc de rie planté sur elle el enraciné. 

Ea aîssi bitbazioatz, 
Qae gren er jamais abatatz , 



RAG 



3i 



Qae la raiitz es malvestatz. 

Marcabbvs : Pois l'inrems. 
Il est ainsi enraciné, que difficilement il sera ja- 
mais abattu , Yu que la racine est mëcbancetë. 

i5. ËKRAiGAR, V,, enraciner. 

Part. pas, Kubaxoat e fhndat encaritat. 

Trad, de PBpitre de S, Paul aux Éphésiens. 
Bnracinés et fondés en charité. 

16. EsEAioAR, v,y déraciner, arracher. 
Fig. Nostra nonsabensa 
K romp e*siLAiG. 

Lamtblm : Lanfranc de. 
Notre ignorance et rompt et déracine. 

ASC. ra. Tôt en etrache et poil et cair. 

Rpman du Renari , 1. 111 , p. 3iH. 

Loirs comenoe ses pains à batre 
Et ses cbevens h esragier. 

Roman de la Violette, p. 172. 

Et maint cbevela esraigié don ebîef fort. 

Roman de Roncevamx. 
XT« Sradicare, 

17. ErADICACIO, S.f,, lat. ERADICATIO y 

déracinement , arrachement. 

Que tn cares la dent... e lardes en tota sra- 

DICACXO. 

Trad, d'Albucasis, foL ao. 
Que lu cures la dent... et tardes en tout arra- 
chement. 

18. ErADICAR , ERRADIQUAR, V, , lat. 

ERADicAR^^ déraciner, arracher, en- 
lever. 

Es forsat aqnela dent srapicar. 
Entre qne brrabi^ubs tota la corrossio. 
Trad, d^Allmcasis, fol. 90 et 1 1 . 
Est (broé de cette dent déraciner. 
Jusqu'à ce que tu enlh^es toute la cotrosion. 

Part, pas, Sia eradicatz de la aoa razit. 

Qnan es rradigaixa. 

Trad. d'jilbucasis, fol. 40 et ao. 
Soit déraciné de la sienne racine. 
Quand elle cet déracinée, 

ARC. FB. DesTents alpins qui l&cbent à TenTÎ... 

Véraeiner, 
DbsmasoRbs , Trad. de l'Enéide, liv. IV, p. 188. 

XT. Eradicare. 

1 

BAGUARRIAy s,f., du tat. rhagadia, 
fente, crevasse. 



3a RAI 

EmorroydM e RACVAmniA»^. 

Trwf, d'Jlbueasit, fol. 35. 
Hëmonoldes et crefftuset. 

RAHUSAR, V., rogner, ronger, gruger. 
Qa'iea non fos a abusât Tantr^ier 
Qoe jogava nn joc gronier. 

Lb com t* »b PoxTiEftB : Ben ▼velh que. 
Que je De fusse gmgé l'entre jour «pie je jouais 
un jeu grossier. 

Els an aÀHUZATz et annitz. 

Gayausah lb Vieux : Senbors per. 
Ils les ont grugés et honnis. 

RAI, RAT, EAIG, RAIT, ILACH, BAH, S, m. 

etf. y lat. Ràduu, rayon , trait de la- 
inière. 
Qaan la fbelha sobre F albre s*espan , 
£ ciel solelh es esclarutc lo &ats. 

B. DE YENTASOim : Quan la fnelha. 
Quand la feuille snr Tarbce s'^nd, et que du 
soleil est ëdairci le layon. 

El AACH del solelh engendra di versas colors. 

Elue, de las propr., fol. i36. 
Le rn^oR du soleil engendre direrses couleurs. 

La comète... avia mots aaxtx. 

Cat. dels aposU de Roma, fol. 193. 
La comète... avait de nooibreui: ntyoni. 

Fig. Del sien alèn ai begot an dons rat. 

XTn TEorBADOUR AVovtMX : En un rergier. 
De la sienne haleine j'ai bu un doux rt^on. 

AHC. FR. Qaan li solans qui tont agoete 
Ses raù en la fontaine giete. 

Roman de la Rose ,r. i55i . 

Od très Ions rait deverz midi. 

Romam de Rou, ▼. 1 1463. 

En an rai de soleil! . 

Chr, de Fr., Roc, des Hist. de Fr., t. III, p. igS. 

Mais nioy, qai sais absent des raj-t de mon 

soleil. 

Couvres de Dubelltty, fol. 385. 

— Soleil. 

Qaan vei Falandeta mover 
De joi sas alas contra M ra i , 

B. DE Ybhtadour : Quan vei. 
Quand je toîs l'alouette mouroir de joie ses ailes 
contre le n^on. 

Fig. Tant es de beatatz rat, 

Qaan la vey, no sai on so. 
Hugues de Saiitt-Gtb : Aissi cum es. 
Tant elle est 5o/tf<7 de beauté' , quand je la vois , 
je ne sais où je suis. 



RAI 

Loc. Ni* A fo tan bella sots lo rai. 

P. Rajhohd de Toulouse ; Us norels. 
Vi en fat si belle sons le aolsif 

— Ligne,, direction. 

Selh qne layssa V escnr e seclo rai 

De la via. 

G. RiQUna : No>paesc per. 

Celui qui laisse l'obscurité et suit la ligne de la 

voie. 

— FU, filet. 

Li tés nn raig de sang issir. 

Roman de Jtmfre, tcH, aS. 
Lui fit noJlUt de sang sortir. 

Loc» Lo sanc del cors s* en yeys a rat. 

F. de S. Honorât, 
Le sang du corps s'en iort kjllet. 

-^Courant , en parlant des raisseaux et 

des rivières. 

Coma lo peysso qne se banha e se noyris 
els RAHS de las aygas. 

F. et Feri,, fol. 9^. »• Ms. 

Gomme le pcnsson qui so baigne et se nourrit aux 
courants des eaux. 

CAT. Radio, bsp. port. Rayo, radio, it. Raggio. 

a. Raia y s./., rayon , éclat. 

La ratapenada non pot vezer la raia del 

solelb. 

F. et Fert,, fol. 10. 
La rate-pennëe ne peat voir le nefron àa soleil. 

Cam la ni vol qne s' espan , 
Qo^el solels en pert sa raia. 

La comtesse de Dib : Fin joi. 
Comme la nuée qui s'^pand , de manière que le 
soleil en perd son é^t. 

CAT. Raja. ESP. Rajna. port. Raia, rajra. 
3. RaJAR, B.AIAR, RATAR, V, , Idt. RA- 

</iARE , rayonner, briller. 

Fay so solelh lazîr e raiar sobre bos c 

sobre mais. 

F. et FerU, fol. 74* 
Fait son soleil luire et rayonner sur lions et sur 
méchants. 

Tan qaan lo sols rata. 

Pons de Gapdueil : Hurails e fis. 
Autant que la soleil rayonne, 

Fig. Una dartat me soleilla 

D* amoT qo*îns al cor me raia. 

B. DE YentaDOUR : Era non. 



RAI 

Gm dMté m'ickiM d'tnwar <|mi en detUm du 

ABC. FE.. Un pou aprièt U uns canga» 
Coi fist y et li aolaiu nua. 
Aoirum du Remart, U iV, p. 3^8. 

Ponr U cbalenr àa aoleU... 
Qui rmùfit tar §m &ce. 

JloMUM dk Gafyên Rttkoré, M. 5a. 

— Couler, 
lyaitl'ambas las partidai ne (âo lo eanc ra.iar. 

GUILULVHS DB TuBSLA.. 

lymAxn letdoax purtÎM «n fdnt le «ag couUr. 

Lo aanci baxa de totas parts. 

K. éê S. HonoraU 
Le «mg ctmU de UmtM paru. 

Ane vn. Parmi la bouche H list le sanc roîer. 
JtoiiMMi dé Gémrd de VUtunt, t. i368. 

càT. Bt^ar^ lar. pobt. Kadiar, nr. Badiart, 

4. Radios, «ijf.^ lat. &adiosiu^ radieux , 
rajODiiant. 
La eoneta... avia mots raits , los quais es- 



Cmt. deU apast. d* Koma, fol. 19s. 

le eoaiile... svait de noaibceéx njoee , letqftadi 
elle ileadsH radieux, 

Sadi, es difasio Inoninosa procèdent de 



Lom intcUectnal del quai proopdîtsh Olami- 
nacio badioba. 

Biue. de lus propre, fol. lao et x 1. 
Bnjea, c'est diffiuioa iDBÛaeoM proeëdeat de 



intoUectneUe de lagaellf praoUe illami- 



. IT. MÊUUoëO. 

5. Raiada, s./., du lat. kaia , raie, poia- 

flon de mer. 

Non anse Tendre»., en la peisonarla... 

BAIAnAS. 

De BAXADAS, la eanmada, .i. baiada. 

CartuUire de Montpellier, fol. 175 et Ii5. 
Q«*il e'eee- Tendre*., en h poissoenerie... raies - 
De rmieg, le charge, une raie, 

ABC. CAT. Riija, CAT. non. lUigada. bsp. Raja. 
roBT. Ràuif raya, rr. Razui, 

6. Rbga, s./,, raie, sillon. 

Fer une bbca 
IV. 



RÂI 33 

Aney vas ley d* nn garag. 

Leyt d^amon, fol. a3. 
Fur un eiUom d'un guéret j'allai Terrelle. 

7. A&EE6A,f.yi^ raie, sillon. 

Dets et hoyt ABBioas^e terra.*.., sejs ar- 
BSOAS de terra. 

Tit. de i^xa , Éordeaux, Geb. Monteil. 
Dix et boit sillons de terre.. . , aix sillons de terre, 

8. RxTA , s^f., grille, portç grillée. 

Cent a la bbta foron tng. 

f^. dW S. Homowaî. 
QeaBd à la grille ils furent toes. 

▲ nn paoe aberta 
De umcta tanctorum la bbta. 

Trad. 4FuH Bwing* apocr. 
L un pea eaveiie de saint des saiaU h grille. 

9. Deseet, s, m,, désordre, désarroi , 
trouble, tourment. 

Fora meilhs, per -Is h qn' îen tos dey. 
Al rey Felîp que mogoes lo dbsrbt. 
Que pledeyar annst sobre la gleca. 

BcBTmAVl» DB Bosv : Pus li baron. 

Il serait nîeax , par la foi 4|ae je Tens dois , au 
lOi Philippe (fu'il mât le disordre, que de dispvter 
anotf sur la glèbe. 

Sobre me m detreya 

Tal DB8BBT. 

6^ Faibit : Uns dolort. 
Sur BMt se dAordetel désarroi. 

Loe» Andronis , lo fils del rey. 
Apres la besda fay dbsBbt. 
Tan fosent BU>rtal nBsBBT. 
La tosa menaça obsbbt. -. 
Qoan TÎron qœ las serps menavan tal dbsbbt . 

V, dé S, Monorat. 
Andronie, le iUs du roi , sur h béte fait désarroi. 
Vont fiiisant mortel désarroi, 
La fille menait tourment (se tourmentait^. 
Quand ik 'Tirent que les serpents menaient tel 
désarroi. 

Tal pane rictats 
Qni la mena a dbsbbt. 
GiBAUD SE BoiirBXL : Si per mon. 

Vaut peu richesse (i) qui la mène à désarroi. 
ABC. PA. K* n recommencent les toarneis 
E les gneres e les dereiu 

Habib db Fbaxcs , 1. 1 , p. 354. 

S'enfolent toit à grant desroi. 

Boman deBou, r. 9391. 



34 RAI 

lo. Dksrriar, uksretar, V. , tourner, 
«levier, dérégler, déborder, sortir du 
rnng. 
Ren cre que trop dvIastar 
M* ft fiiig 8M fins preu eabaloi. 

B. Galyo : Tant auU. 
Bieo je croU que trop dévier m'a fait aon pur mé- 
rite accompli. 

Ansit ai dir qne Tassais, pos desrbia , 

Dea pooh«r ttfnc trofassa colp onrat. 
Baimond de Mikaval : Doua. 
J'ai ouï dire que Tatsal après qu'il sort du rang, 
doit tant s'efforcer jutqn*à ce qu'il fasse coup honore. 

A chascooa es anta e desonors , 
Pus a na drnt, qae poeys i>BftRBT*>alhors. 

G. Faidit : Chant e depbrt. 
A chacune c'est honte et dtfiboiviear, après qu'elle 
a un amant , qu'ensuite elle tourne ailleurs. 

Tostr* aniors si dmrbta 
Vas mi , e dobla raos chants. 

6. Faidit : Gom que mos. 
Votre amour se tourne vers nioi , et double mes 
(liiinls. 

Sobre me se dbsrbta 

Tal desrey. 

G. Faidit : Una delors. 
Sur moi se déborde tel désarroi. 

Part, pas, E *1 roazans dbsrbiatx 
Qae s' er* en fol levatz. 

GlRAUD DE BORMBIL : Joys e chStttl. 

Et le tapage déréglé qui s'éuit ToUement leré. 
ANC. PR. Quant il a le bien à bandon 

Vers les meilloars tcop se derroie. 
Mabib db Fbavcb, t. II , p. 357. 

M^aYoient jices trois derroyéeset sédicienses 
deoeveresses bestoarné le sens. 

€Buvresd^ Alain Ckartier, p. 277. 

I 

UAlNA, aAYNA, j*/., dispute, querelle, 
discussion, < 

Mais hom qoîer ades raiita. 
Contensos aparelîa raiha, raxsta aparelia 
batalia. 

Trad, de Bide, fol. 77. 

Méchant homme cherche incessamment quereUe, 
Contestation apprête dispute, dispute apprête ba- 
taille. ' 

A mors creys et a rayita 
Ab rie coratge gloro. 

Mabcabrus : L'yTcms. 
Amour croit et a querelle avec altier cwnr avide. 



RAI 

2. Rainos, rbnos, /rr^'.^ querelleur, har- 
gneux , grognard. 

Gni , mon paire, m toI dar espo» 
Vieih, RAiicos e rie (f aver. 

J. EsTEYE : £1 dons temps. 
Guif mon père, me Yeut donner époux vieux , 
hargneux et riche d'aTOir. 

Al osial son caitio e rbitos. * 

P. Casdimal : BicK hom. 
A l'hôtel ils sont chétifs et hargneux. 

3. Rainal , adj\, grogdard, grondeur. 

Rogiers rogish baisai., rainos 
Per sa molber, tant es ^Uos. 

L»fs (Vamorst Toi. iio. 
Boger rugit grognard, hargneux pour sa fcmoïc , 
tant il est jaloux. 

4* RAiHAa, REHAR , V. , gFoguer, se fâ- 
cher, disputer, se montrer hargneu.x. 
Non RAINA B de vbansa qne no ti fai mal. 
Non BAiiTAR ab home lengnos, car sa len- 
gaa meneatra fuoc ades. 

Trad. deBède, fol. 77. 
Ve pas grogner de chose qui ne te fait pas de mal. 
rfe pas disputer arec homme bavard, car sa lan- 
gue produit feu sans cesse. , 

RAIRjE, EAYIIE, EAy&Ey RRIBE, V., la t. 

RA^iffRE, rayer, retrancher. 

Ras me del libre. 

Aqnel qne peccara contra me, ien lo batbay. 

Abr. de l'A. et du N.-T., fol. i3. 
iUr^e-moidu livre. • 
Celui qui péchera contre moi , je le rajrermi. • 

Antre no 1* en pot nn mot rairb. 
Mabcabrus : Attbts. 
Autre ne lui en peut un mot retrancher. 
Us no s* en pot rairb 
Qucmal se sabon venjar. 
Guillaume de Bsbouedam : Berosrd dit*. 

Un ne s'en peut retrancher, vu que mal ils se sa- 
vent venger. 

— Trancher, couper. ' 

Tal donet a 'N Aioiar qa'ei cap en rbs. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 83. 
Tel (coup) il donpa au seigneur Aimar que la 
lêle il en trancha. 

ANC. FR. 

La teste me vouloit jus des e.4pauilèji mire. ' 

Homande Berte, p. 18^)- 



RAI 

— Raser, racler, effleurer. 

PnMsier lo fan banhare tonilre e mAiiiB. 
Jltfinaji (U Gérard tU Rossilton, Toi. 1 13. 
PmBÎèrement le font baigner et tondre et raser. 

C om vos RASB e tonila 

En redon. 

SoRBEL : Non pncsc mmlar. 
Qu'on vous rasé et tonde en' rond. 

L* on esperon 
là irenqoet, razbn \o talon. 

Roman deJaufrt, fol. i3. 
L'un éperon lui coups , en ratant le talon. 

Loc. Vo î rs ans no'l poscats tondr*'e rairk. 
Bertraitd de BorR : Un airventes 
11 n*jr en a pas un que tous ne le pnissies tondre 
et raser. 

Vn ries malTatc à coi sofranh m«rees 
Tan qa*oni no pot del tien rairi ni tondre. 

P. Vidal : Vo m fai chantar. 
tin riclié n»ëcliant a qui nuinque merci tant qu'on 
ne peut du sien raser ni tondre. 

Sm^se. Son tondat et an paor del rairs. 

E. CxtRELS : Pus cliai. 
1h sont tondus et ont peur du raser. 

AHC. FR. Renart dît : Mes rere et tondre. 

Roman du M^nart^ t. 1, p. 42*.. 

Q Ica.f^iaoit rmrê et plniver oomme eooboos. 

Rabelais, Uv. V, «1). 35, 

ff 

— Pan, prés, einpL. subst- Rasoir. , 

E'i cor ptos dois pev sentir j 

(7 ans prims rausahs sas car noda. 
I/iv<QOE DE Basas : Cor poder. 

Et \» cœur plus délicat pour sentir qu'un fin ra- 
soir sur chair nue. 

Peut, pas» Prec qa* e)a motz ^als en sian ras. 
Bebn ard de VEÎfzE?fAC .* Ivems vay. 
Je prie que les mots faux en soient retranchés* 

Lo reia fun tundots , bainatR e raus. 
JloafOA ds Gérard de Rostiilon, fol. 90. 
Le roi fut tondu , baigne et rasé. 

Fig. Toft panbres e ras. 

>• GARiasD'AMHiBR.rCiNBiiml. 
Tont pauTre et rasé (dtfnnë ). 

' Es coma tanla rasa. 

Brev. tPamor,'fQU5S. 
Est osmase tabla rm$e. 

Smèst.' et pro^. Atertan vos es del ras 
Com del londttt. 
AMAiriBU DBS EaCAls : Dona per cuy. 
Pareillement toos est du nw^comqie. du toudu. 



RAI 3?; 

j4dv, comp: Prendetx .1. vaiatfel er enipleiz lo 

. tôt RASB RAsd*oli. 

Liv. de SydraCt fol. 77. 
Prene» un yàissaao et empliaBaa.l0 tmit ms et 1 ns 
e à. ras) d'huile. 

Perdras la* testa ras b ras del costat. 

Roman de Fiarabttu, ▼; 9a». 
Tu perdras Ja tête ras et ras (au ras) du c^. 

Fay an nos a la corda rais rt rais de l'ay(;a. 
Trad^du Tr. de V Arpentage, part. i;ch. 35. 
Fais un nœud à la corde ras et nu (au ras) <ir 
\Ve«a. 
Aifr. FR. 
Tôt contreval reizàreis don roignon. 

Romande Gérard de^f^iettne^ v. aS^S. 
Et pristrent si rez à rez qae il lesaièrent sa 
famé à grant povreté. 
Chr. de Fr. Rec. des Hlst. de Fr., t. III, p. a^f» • 
' BSP. Raer. xt. Radere. ' ^ 

2. Ras, s. m., ras, sorte de mesure. 

Caveron la laasa 
Mais d' an ras e de miey. 
De tal vertnt qne la grossa lansa.. . 
Paaset nn ras fora l' esqoîna. 

y. dei S.. Honorât, 
. Creusèrant la roche plus d'un ras et demi. 

De telle foroo que la grosse lance.. . passa un ras 
V hors l'ëchine. 
Bsp. Ras. 

3. Ràzor i s. m. , rasoir. 

Bazors non es pins trencanis. 

Roma n de Jaufre, fol ■ 18. 
Rasoir n'est pas plus ttaAcfaaill. 

Fig, Apres lo fer ani lo raeor de dlscipUna. 

K et Vert., fôL 57. 
Après il le frapp'o avec le rasoir Ae discipline. 

AVc. FR. E raztir ne l! montera el chief. 

Ane. trad. des Liu. des Rois, Col. 2. 
En sa main lo razor prant. 
NoHv. rec. defabl. et coni. àne., t. I , p. 1:11 . 

ANC. CAT. Rasô. iT. Rasoio, 

m - » ' 

4. Rasuba, «azura, s./,, lat. basura, 
rapure, raclirre, rature. 

En la RAsuRA de dents. 

Trad. d'AIbucasis, fol. ai. 
Dans la rapure de dents. 

Roysb...,'sa razura... reslrenli cors tie 
ventre. 

Elue, de las propr. , fol. 201 . 
Ruis... , sa raclure. .. 1 ntreint comi de yvnXt^. 



36 



RAM 



PrsDetx AAii7AA.de tôU lart. 

DtuDSS SB Paasbs ,jius» eau, 
Prenet raclurù A9 tmux fairdt 
ChartA tes aaxoba , pet tniiclMidaM. 

Charte de MoHlfurand, de 1973. 
Charte «u fatmr$j sans coap«re. 

ABC. CAT, Mtu^ra. cat. kod. bsp. fort. it. 
JUasura, 

5. Razkdob,. j. m., raseur, coupeur, 
rogueur. 

A aasbdoas do pargamii, lo portai de la 

blancaria. 

CartulaiPt de MfontpêUier, fol. 43. 

A rognmtn de pareheoiiBi , le portail de la tan- 
nent 
xap. Kaedor. 

6. tiASiBvSyprép,, rasibuSy tout contre, 
tout près. 

RAtiBUt de laa posseasîona. 
Trad, du Tr, de V Arpentage, part. II, ch. 24. 
RaêiOuê àm poaseMiooa. 

7* Ab&adbe» V,, lat* abradeb^^ racler, 
ratisser, -retrancher, tondre. 

Qae ta inqmraa la Gonuptio... e qoe abaa- 
DAa aqoela. 

Trad. d'Albucasis, fol. 45. 

Qne tu eberebec la pourriture... et que tu racles 
ceUe-Ià. 

8. AaASAK, A&ASSAa, u, araser, raser, 
combler, niveler. , 

La a laila abatre e abasab. 

Per emplanar et ABAasAB lot foaaata. 

Chronique des Albigeois, col. 4 1 et l5. 
11 l'a laite abattre et raser. 
, Pour aplanir et nipelerlea fosaà. 

ABC. PB. Toot le porpri» voil embraser, 
Tors et torneles arraier. 

Roman de la Ros^, v. aogBa. 
CAT. BSP. Arrazar, ?obt. Arrasar, arrazar. 

t 

RAM, HAMP, X. m., lat. ^xuiis, rameau , 
branche , verge , brin , baguette , 
tige. 

Afssi coin Ip rams se pleia. 

B. be Ybbtabour : Lo losiignob. 
Ainsi comme le rameau se ploie. 

Qaan si cacgo M bam de vert fueilb. 
AiMERiDESABLàT : Quan si. 



RAM 

Quand se chargent las nuHeawr de Tcrt ftutUage. 

Aqneat iaatniiuent bavent doé bamm. 
Trad. d^Alhucasis, fol. ai. 
Cet inflnunent ayant deux branches* 

Fig. Uns BAHS de joî plans de doosor. 

Gbicakobs : Qte per lo. 
Un brin de joie plein de douceur. 
Ab nn bak de fadesa. 

6. RiquiEB : Si M fo». 
Atcc un brin de fiidaiae. 

Loc, fg, El mien gen non plel bav 

Qoi tan Icn fraing ni trenca. 

FoLQUBT : VenniUon. 
A ma maniée je ne ploie rameau qui si iaci- 
lement casse et rompt. 

ABC. FB. La batoit d'an rain d'aiglantkr. 

Roman de I41 Violette, p. Ai a. 
Ftors e raims ven des panmîers portoient 
le jor de la feste. 
Ane. trad. des Livres des MachabéeSj fol. 189. 

Comme 11 rams qnî est nonvellement tien- 
chés d*nn très bon arbre. 

Annales du Règne de S. Louis, p. i65. 
Comme denx raims en nne t^e. 

CffttfTML ^ Alain Chartier, p. 697. 

— La fête des rameaux. 

So que Diens dis lo jom de Rann » eant el 
intret en Jhemsalem. 

Roman^de la Prise de JénuaUm, fol. i5. 

Ce que Dieu dit le jour des Rameaux, quand il 
entra dans JArnsalem. 

La Tespre d* a Raks. 

Tit. de 1378. Hisu de Languedoc, t. IV, pr. , 

col. 365. 
Le soir d'aux Rameaux. 

— Signe et gage de paix. 

Lai Ibi ret terra plana per nn bak fnlb. 
Lo coms pel bam del rei vecep so tien. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 91. 
Là il lui rendit la terre entière par un rameau 
feuille. 
Le oomle par le rameau du roi reçut jgn fief^ 

CAT. RasH. Bsp. pobt. it; il«mo. 

2. Ramxt, s. m. dim., petit rameau , ba- 
guette. 

A m fcmt d* nn bavbt el ooiiat. 

GiBAtis i«B BouB : Ara sabrai. 
M'a frappé d'une baguette au côte*. 

CAT. Ramet. -bsp. Ramito. pobt. Ramimho, it. 
Rametto. 



RAM 

3. BAMAy 1. f.y rtme, ramée, fetiiUée, 
jet, pousse. 

Par pot de me ton talea 
Mids no fa*l Tens de la kaka, 
Qo' en aiiai Tao lien aegoen 
Com la feUa aae lo Tent. 

B. SE VsiiTitfmDa : Avon. 
Faire peut de moi md dÀir mieux qne ne fait le 
veot de la mmiéê, tu «{u'ainBi je Tttf la MÎTant 
ooaaae la fenille snil le vent. 

Hom enten tî de très feclhas 
E de très a amas, so es do très ans. 
L^s tPamors, fol. 199. 
On cntead vin de trois feaillea et de trois pousses, 
t^sst A dire de trois ans. 

CAT. sar. POKT. rr. Rama. 

4. Ramilla, /. yi dim., petite branche , 

petite ramée. 

El rosrinbolet s* asaia 

Sots la AAKITXA. 

Mamcabbos : £1 mes. 
El le mwi f W il ■'«siaie mms la psUH mméë» 

5. Raxagb , X. m,, rtmée , branchage. 

Lo vergicr era gratios 
E de AAaiA0B ben falhos. 
ilojwaji de Blamlin de Comouaille^, etc. 

Le verger étiùA gracieux et de branchage bien 
fewlln. 

CAT. Bamatge, sar. Baauge, it. Ramage, 

'-^Aâj. Branchier, terme de faaconnerie. 

Un csparrîer aAMATOi 

Qœ s' era sos mon pang pansats. 

GiSAva DB BoavEiL : No m puesc mudar. 

On tfporrier hr€mchi€r qui s'hait poitf sur OMm 



RAM 

E gent florirent U ramel» 



37 



& Eambl, 1. m.» ram^u, branche. 
Lo gens tempe m' abellia e m plats, 
E *1 aAVBL cargnat de Terdor. 

AiVAon DK Harubil I Lo gens. 
Le beaa teatipa me charme et me plaît , et le ns- 
mem dmftf de verdure. 

Tal oolp li vay donar sos l' escnt de cartier, 
Qne Fcscnl no li valç nn aambl d' olivier. 
RmÊum de Fierabras^ v. 4^)97. 

Td omp va Im donner sur T^eu écarteld, que 
l'éai M lui valut un rameau d'olivier. 

A5C. ri. Lorsque florissent li ramel.,. 



B.osSAiHTB-BiAURBjw^rcAeo/o^/tf cfLondon, 

t. XII. 

7. Ramada y /•/., rainée, branchage. 

M' ea belb dons chan per l* ombralge 
Que fan desns la baIcada 
L* aaself t per la rerdora. 

Habcabbus : Lanquan. 
II m'est beati le doux cbànt sons l'ombiïge que 
font dessus la ramée les oiselets à cause de la ver- 
dure. 

— Earaqne. 

Tro al jorn qoe vis! lo paeg 
E *1 castel e las albergadaa 
E laa tendaa e las iamadai. 

iltaMM de JoM^re, fol. 53. 
Jusqu'au jour qu^il vit la montagne et le ehâtaau 
et les campements et les tentes et les banufues, 
MM9. FOBT. Ramada» 

8. Ramil, s, m, 9 ramée , bourrée. 

Morts son H bon slbre premier, 
E 'Is vins son rasiu e festncs. 

Babcabbus ; Al départir. 
Morts sont les boas arbres les premiers, et les vi- 
vants sont ramées et icions. 

9. Rambng, ad/., branchier, qni va de 
branche en branche , terme de faucon- 
nerie. 

Raw lirai es sel o' om pren «1 ram 
Ab lats, ab ret. 

DauSES DE PaAoEs , ^ttj. eass, 
Branchier est celui qu'on prend su» la brancbe 
aveclacet, avec réfteau. 
Subst. Destriansa d^aaxel nizaic e de bamehc. 

DSVDBS M PSAOBS , jiuM. COSS, 

Distinction d'oiseau niais et de branchier, 

* 

10. Ramier , $. m., rameau , leuillée ^ 
ramée , fourré. 

Segaet tant la via per los savibks, 
Qoe trobèt a an foc dos cbarboniers. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. $7. 
Il suivit tant le cbemin à travers les fourrés, 
qu'il trouva à nn feu deux charbonniers. 

— Adjecii»^ Rameux^branchu* 

Per mal talent s* en foma desols on pi a amies. 
Ronutn de Fierabras, v. sio. 
Par mauvais dësir il s'en retourne dcasonsnn pin 
rameux. 



38 RAM 

— Branchier, terme de fauconnerie. 

Son petit, 
Ramikr , fort , e son abelit. 

Diimif PB Prasw 4 Au%. cass^. 
Ils lont peliK, bmanchien, forts, et sont agréables. 

11. Rhyich, s. m,, rameau. 

. ,Son de flor cobert H bitith. 

PiE«iut d'Avvskonb : Balba m' es. 
Sont 4e fleurs. coaToits les ramwux. 

12. IUmo5> adj., ]at. ViAuosiu, rameux, 
b^anchu. 

Aybres.'.., la calor exten la bamor, e '1 ret 

may ramos. 

' Slue.dêiaspropr,,(o\.ig/S. 
• Arbre... , la cbaletir étend la sève, et le rend plus 
' mifiMrar. 

CAT. Ramos, xtp. port. zt. Rantûso. 
i3. Ramut, adj*, rameax , branchu. 

Patieron 1* espeuAa del boi ramut. 

Roman de Gérard de Roaailton, fol. 79. 
Passèrent répaissèur dn bois rameux. 

r/»: RjLMiSy adj\, brantbu, rameux. 

Tic los traps de Karle desotz us pis aamzs. 

Rpman de Fterabrag, ▼, 629* 
Vit I^ tentes de Charles dessous un pin brancha. 

i5. Ramificar, V, , ramifier. 

RAWtvicA êi en qaatre branca , qai sî ex- 
pando per.di versas partidaa. 

Bfue.dêiaipropr.,To\.63* 
Se ramifie en quatre branches , qui se' répandent 
par diverses parties. 

16. Ramau, V., verdir, reverdir, se cou- 
vrir de feuilles. 
> ; Qiian' branca '1 \>nmdds chama 
Per Tergiers. 

GiRAUD DE BoRKEiL : Quan bninc4. 
Quand pousse des branches le rameau et verdit 
dans les vci'gers. 

Quan si hmcas li verjans. 
GiRAUD DE BoaVBiL c Tos temps m' es. 
Quand se couvrent de feuilles les vergers. 

Pig. Car, per solata e pèr cfaan , 
Oreis aïoors e broi' e rama. 

Raimovd de Mihaval : Sitôt s' C». 
Car, par soûlas ei par chant , croît amour cl boiu 
çconnc et rcvenlit. 



RAM 

, Part, pas^ Marioiopda uaspaaaa , don li mons 

son RAMATX.' 
Roman de Fiêrabras, v. 586. 
Ontrepasse Marrimondef dont les monts sont 
verdis. ' 

17. DeSHAMAU , DBftAMAR, DBABAMAH, 1' , 

. effeuiller^ âégarnîr de feuilles. 
Pel bran temps sec qa'els disrama. 

G. AdhemaR : Al prim prcs. 

Par le dur temps sec qui les effeuille, 

— /%. Délabrer, niioer. 

Car ns cascas la bisrama 

E *1 fer e las dents li brisa. 

> 

Alborbt on Maicabrcs : Bel m' es. 

Car un chacun la délabre et la frappe et les denu 
lui brise. 

Part» pas, Per qn* el oons es dbrramatz. 

Marcabrus : Dirai vos. 
C'est pourquoi le va^ih est défabri. 

Ventres drramab non dira ja : Annda per io 

vfzi. 

' Trad,deBèdê,to\.S^. 

Ventjm délabré ne dira jamais : Abonde |iQur le 
voisin. 

18. Enraxau', "^'9 planter, garnir do 

branches, de rameaux. 
Part. pas. J^. 
Car de Sarrazis vey totzlos pratz bhram'atz. 
Roman de FierabraSg v. 171a. 
Car fie Sarrasins je vois tous les prés ^jvntf. 
CAT. Bsp. poBT. Enramar^ 

RAMPA j s. /,, de TalL^BAMP/^ crampe, 
contraclioQ convulsive .des nerfs. 

Si la gota torn^a rampa, 
So es cant te 1! arteil levât. 

Dboabs SB Pnkmu,,jétiM, cass. 

Sî la goutte tourne en cramp*t c'est quanfi il tient 
l'orteil levé. 

CAT. BSP. Rampa, pobt. CaMh». 

RAMPNE, s, m,, lat. liBAinra.t; ner- 
prun , sorte d'arbuste. 

R\MP]<£ es aybre mot dnr. .. sos frngz... 

s» l'O^X. 

Blttc. delas propr., foh 221. 

Le nerprun rsi arhrr mouît dur... ses fruits... 
»ont rouges. 



RAN 

RANA j BATifi , f ./. 9 iat. RAiCA , raine , 

grenouille. 

La RASA chaDt'el vivier. 

Uabcabrus : Al dcpartir. 

La grenouiUe chante dans le viTÎer. 

D*ana vert a ara. faits vîuilla. 

Drures DR Paadm t Juz, cass. 

D'une ruine verte faites victuaiUe. 

Ratha... toiz temps... es clamoza. 

Elue» de las propr., fol. 257. 

La raine,., toujours,., est criarde. 

ARC. FR. Et il gist en cel fossé mors 

Tôt estenda con nue raine. 

Homan du ReHart, 1. 1 , p. 221. 

Encore qoe )« bray d*iiD asne on la chanson 

cTnne importuna rane ait beaoconp pins doox 

son. 

OBuurei de Dubellay, fol. 3o8. 

asr. Rana. port. Rà, it. Rana. 

1, RAiifKTAy ^. /. dim., petite raiue^ 

petite grenouille. 

Soi pus gai qne RAtsRTA en fons. 

GmIiLAohr DR ^tauEDAR : Amicz. 
Je fais plus gai que petite grenatdlleetk. fontaine. 
RSP. RmiUla, rort. Rainçta. xt. Ranocchia, 
ranella. 

3. G&ANOLHA, s,f,9 grenouille. 

Las GBAROLHAS qoc son noiridas en Taïga. 

Liv. de Sydrac, fol. 4^. 
Ijee grenùmlles qui sont nourries dans l'eau. 
; Peire d'Alvemhe a tal votk 
' Qae chanta cnm ORAROLn'en pots. ' 

PisaRK d'Auverghr : Ghantarài. 
Pierre d'Auvergne a telle vots qu'il chante comme 
grenouille eo puits. 
CAT. Granoia, 

4. RxNARy V, , croasser, râler. 

Part. prés. ILayna... tos tempsRRKAR es cla« 

moza. 

Elue, de las propr., foL R57. 

La nioe... toujours croassant est criarde. 

HANC, S, m., écueily rocher. 

Nana en mar, quant a perdnt sa baija , 
Et a mais temps e vainrtar al rarc. 

BEaTBARD DE BOBH : Ifon estarai. 
Navire en mer, quand il a perdu sa chaloupe , et 
qu'il a mauvais temps et va heurter k Vécueil. 
Sercan rarcr e vais e tertres. 

Bambaod d'Oraroe : Era rcsplan. 
Cherchant rochers et Talions et tertres. 



RÂN 



39 



RANC, adj., fMxcidus , rance,'gÂté. 

A son cor tort 
E magre , sec e vel e doo e rarc. 
Ur TaouBADOUB ARORTMB, Coblos esparsas. 
Il a son corps tors et maigre, sec et vieut cl 
édoptf et ranee. 

Pel froodda e bars a. 

P. Vidal : Car'amiga. 
Peau froncée et ranee. 
CAT. Ranci, rsp. Rondo, tort.. Raneosoj it. 
Ranoido. . . 

— Contrefait , boiteux. 

L' as si petetx lo bras, l'antre esdevénc rarcs. 

V» de S. Honorât. 
L'un se hrisa le bras , l'autre devint comtrtfait. 

Ben es dreg qne la part rarca* 
Bais son orguelh . 

Gavaudar le Vieux : A la pus. 
n est bien juste que la partie contre/aite abaisse 
son orgueil. 

Snbst. Cant faras gran covit, apella los paares 
e los freols, los drbs, los rarcs. 

y. etFert., fol. 77. 
Quand tu feras grapd festin, appelle les piuvres 
et les faibles , les aveugles , les contreftdts. 
CAT. Rancp, reneo, rsp. Renco» xt. Raneo. ,- - 

3. RANQlTEIARy RAltQUEJAR, V.; boiter. 

Tolp... totK temps rarqurca , qnar las 
cueysbas drecbas ha plus brens que las es- 
qoerras. 

Lop e vnolp... tolx teinps van rarquejar. 
Elue, de las propr., fol. 26a et 6t. 

Le renard... en tout temps boite, car les cuisses 
droites il a plus courtes que les gauches. 

Le loup et le renard... en tout temps vont bôiiant. 
CAT. Rançuejar. rsp. Ranquear, rtnquear. . 

RANCOR, s. m., lat. RAVcoRy rancune, 
ressentiment." 

Git^r de son cor rarcor et ira e malvolensa. 

. F. et VeH., fol. 44. 
Rejeter de son coeur rancune et colère et mal- 
veillance. • 
Non cog ni sai 
Que visqnes ses rarcor. 

p. Cardiral : Tais cuia. 
Je ne pense ni sais qu'il vécût sans ressentiment. 
arc. fr. 

Un scol, Neptnn convQÎt an fonds du coeur 
Contre Ilion une vieille runcueur. 

BoNSAiD, 1. 1 , p. 611. 



4o 



RAN 



Qui plof cllanifl en elle aile jute ramcoeur, 
SciiroLS HE Saiitte-IiUbthi , p. af* 
Arrières vaines chînères 
De heioes et de nutcueurs, 

Mauisbu , IW. II. 
GAT. Raneor, reneor. ahc. isp. Baneor» bsp. 
Moo. Reneor, roAT. Baneer. rr. Rmneore, 

2. RAVGU&Ay s,f., récrimitiatioD, plainte, 
diagrin , peine, affliction. 

Per lo mon fan l' as dels antres mascuba. 
GuiLI<AOitB PS MoHTAAHAeouT : Per lo mon. 
Pitf le monde Ut font les uns des autres |»lit<iile. 
' len n*ai aahouka. 

PiiaKB i^AoYsaaVB : Botsinbol en. 
J'en ai pein*. 

Me inîa a ana part... 
E dis me sa basgora. 

Abuaud vb Habsaji : Q«i eomte. 
Me tire à une part... et me dit son ekagrln. 
Canaa pecnniaria , ao ea canaa en bavcdba 
d*oiior o d'aycr, 

' Trad, du CodedeJustlnlsn, fol. 5. 
Gioie pécanisire , c'ett-è-dire cause en récrinU- 
tmdoH de domaine ou d'sTOtr. 
Aire. Bsr. Reneum, it. Raneura, 

3. Ravcsv&os, at^',, rancuneux, soucieux. 

Senber prior, lo sans es aascuam. 
T. SB GuiLLAUfBT BT d'oh piiEui .' Senher. 
Seigneur prieur, le wint est rancumeuie, 
Senher, ants boni TÎn aai annidamen , 
Qnan pert lo sien e non es aaxcuaos. 

GsAHBT : Comte Karle. 
Seigneur, puisant homme rit ici honteusement , 
qusnd il perd le sien , et n'est pas soucieux. 
ssp. Rencoroto. 

4. Rahguxae, v.^ reprocher, plaindre, se 
plaindre. 

Tots los forfaits e toiaa las clamors 
Qa*en mi podets baxcubas e retrsire. 
Arnaud de Maiuéil : Si m destreignets. 
Tous les forfaits et toutes les clameurs qu'en moi 
^tts pouTei'rS|»n9cAer et rappeler. 

Tôt BAHCUB 

Soa malvau faits. 

BZBTRASTD DE BORJI : PuS lo gSUS. 

Tout reproché ses mauTsis faits. 
Dona, s*ien m* anses rahcurar 
De y 09^ ploran mi clamera. 

Bambaud d'Osahok : Dona. 
Dame, si j'osais me plaindre de vous, en plcu- 
nnl je me récrierais. 



RAN 

Si e1 esta per dos ans qne no s* en rahcvast. 

Trad. du Code deJuiOnien, fol. 8. 
S'it demeure pendant deux sus qu'il ne s'en piai- 
gnit, 

Qae fassats nna canso rahcurar d*ela cor- 

tesamen. 

f, de ùaucelm Faidit. 
Que vous |fsssies une chanson nfous plaignant 
d'elle eourtoisement. 

Subst. No m'en lanh clàms ni RAircnAARS. 
Baimoiid SB MxRATAL : Loncs temps ai. 
INe m'en cosirisnt cri ni se plaindre* 
IT. Raneurare, 

5. RiJrQuiLLAK, V,, chagriner, affliger. 

Qoi a maistrill oorteaia ab cor leian, 
Qoe DO a rauquiUi. 

Mabcabsus : Lo Ters oomens. 
Qui s supérieure courtoisie avec coeur loyal, qu'il 
ne se chagrine pas. 

6. Ravqubiaa, V*, grogner, être fâché, 

chagriner. 

Tantqn'era na fan ravquuar. 

Raimohd de Mibatal : Baiooa. 
Tukt que «Miutenant ils vous font chagriner. 
Amies y per qae aaiiquriats? 

Mabooat : Uns ren. 
Ami , pourquoi grogneM-rooêf 

— Ruminer. 

OU bnona ravqcb#a. 

Jieys d^amort, fol. 3. 
Ou le bcsnf rumine» 

7. A&ÀVcn&A, /./., affliction, peine. 

Ab dan et ab araxcdra. 

Coût, de Condom. 
Atoc dommage et afac aJîicUon. 

RArfDA, /• /., fermeté, résolution, 
hardiesse, violence. 

£r aniais la raitda 
Col près de la bêla N* Alrira. 

R. YiDAL DE Bbsavdvh : Uuss noras. 
Maintenant écoutes la hardiesse comme il la prit 
de la belle dame AWire. 
jid^, comp. • Aissî via a ravda , 
A linrason, a comte et a gnaranda. 

BBBTBAin» DE BoRH : D'un sirventes. 
Ainsi il vit enti^^tment à ration , à crédit et k pro- 
messe. 

Faits es lo TerS tôt a ravua. 

B. DB Vchtad6i}b .* Lanquan vci. 
Le vers est fait tout (Semblée. 



RAN 

Ilb m'a présentât à rarda 
Tôt to «[n'anava qaeren. 

lÊAinE EiSEHtfAUD : Dregt de natura. 

EUe m'a présente aussitôt tout ce que j'allais 



Taa qtie a' an oolcar a rravoa 
De ai dons. 

T. DK FoLfi^urr rr ds Giiaud : Guinuii. 

Tant qu'il t'aille eoiicber côte k côte de sa dame. 

iT. Qvivi fenoamiBO i piedi a randa a nmda, 

DAHTX,/n/., XIV. 

CAT. jirrane, s«p. Arrtmque. 

a. &AXDO«f /• m., impétuosité» effort, 
traite, élan. 
A batailla rengada vengron d*aital rahdon . 

GlIILLAVXÏ OB TODELA. 

En bataille laa^tfa ila TiBreiit de U\\m^impétuositi, 

Gant ae naclat nn fran «Ajroov. 

y, de 8» H^KortiU 

Qnaiid il eut iia|{é ane grande traite. 
jid^, eomp. Qnan retomets e'is ftria a rahdo, 
Poeia voa dopteron naia qae gma falco. 
BAMBAim IKB Vaqokiias : Senber nurques. 

Qnaad tods yoos retonmatei et les frappâtes tout 
à comp, paie ils Vont redontèreat plu que la grue 
le âtocoa. 

Las régnas roop a w rasbov , 
E Tai derocar lô gnaraon. 

^. de S» Honorai. 

Les rênes il rompt tout d^um coup, et va reuTerser 
le gasçoa. 

Pocia gitats la ant ni aAano. 

Dkodu di Phadks , ÀuB. cass. 

Pua jataa la haut impétueusement. 

ofNtori s'en intret db aAirnoir. 

F.doS.Honùrmt* 
oratoire il t*en entra stAttometa, 

Grana sut. legoaa daro wm vn aairso, 
Hoimaa do Gormrd de Rossiiion , fol. a^, 

Qaatf« grandes lieoes i^s durent d'une seule traita. 

ASC. ra. 

OTan randon en. toa ploa de .zl. et .▼/. 
Poime ^Hugues .Capet , fol. 32. 

Le Français point de grant remdon. 

Roman de Rou, ▼. 9194* 

Le aane H saut à grant randon» 

Roman du Renart, 1. 1 , p. a39. 

L*ESp« ne possède que l'adv. comp. 

IV. 



RAN 4i 

de raruion, L'it. fait aussi usage de cet 
adv. comp. I et dit dirandone, 

3. RAKDONAEy V., Tand^noer, courir, 
s'empresser , aller avec impétuosité , 
prendre un grand élan. 

Drntz qae s aAKDOHA 
Ni ea trop cochatz. 

Giiaud de3orveil : La flors. 
Galant qui t^empresse et est trop hAt^. 
Part, pas: Cala eoma eaparriers 

Que a laissa qaant a KAimoinrAT. 
Beitsard db Bobv : Futihetas. 
Tn fais comme l'ëperrier qui se déiste quand il a 
pris un gnandélan, 

S'elea bakoohat aolamen, 
E neneill sa presa soren. 

DbUBBS ^ PSABBS , JuM. Cass. 

S'il est randonné seulement , et recnaille m proie 
souvent. 

ANC. PB. Tant com cheval lor poreiit nuuUmer. 
Roman dé Gérard de Fienne, v. 689. 
Si Tout eaperonant 
Ai portes de Roën 1& rhidrent nutdonant, 

Kemuui de Rou, t. 3975. 
Et Renart s'en vet randwtant 
Parmi les prez à grant esploit. 

Roman du Renart, 1. 111 , p. i^, 

4. Ravdo]iada,#./., randonn^, impé- 
tuosité, rapidité^ TÎtesse. ' 

Adif. eotnp, 

Ar Intreron payas tWA obah bahdohai>a. * 
A la cambra el venc sa tah obah aAnnovAn^. 
Roman de Fierabras, t. 44 18 et 2785. 
Alors entrèrent les païens (avec) une grande im- 
pétuosité. 

11 vint à la chamlire de si grande impétuosité. 
ANC. FR. Diczl com pil qnî le porte vient de 
gjwie rwuionnée, 
Romau de Fierabras en-'versj'rançais. 

RANDAK, V., arranger, disposer, ajus- 
ter, préparer^ border. 
Qnan caral non trai del pas 
Tii calaas de fer non babda. 

BBaTAABD DE BoBH : Ge^t lai. 
Quand il ne tire pas cbeval du pas eiyarrange 
pas ebansses de fert 

En BSP. randa signifie filet, et ran- 
dodo, orné de filet. Le verbe n'est pas 
usité. 

6 



4a 



RAP 



a. ARAia>A&, v,^ ajuster, disposer, pré- 
parer, arranger, border. 

Agnlh^ e sed^ e fil 
Com se pose' arandar. 

Amanicu du Escas : Çp aquel mes. 
Aiguille et soie et fil comment il se puisse ajuster, 

RANSGN jS, m,, troupe, compagnie, 

bande , société. 
Noa es niieus lo tenhal nPl eaitsoii, 
E non paesc luenh ostei«r ses avër. 

Beutiland de Borh : Noa estarai. 
N'est mien IVleadard ni la troupe, et je ne puis 
guerroyer loin sans aroir. 

OAT. JRanxo. xsr. Rancho. 

RANULA., s. f., laL.RAHULA, ranule, 
sorte de tumeur qui vient sous la 
langue. 

Eztraccio de raztitla de jos la lengaa. 
Trad, d^jélbucasù, fol. as. 
Extraction de ramuie dessous la langue. 
Ksp. PORT. Ranula, 

RAP, S. m., lat» Vikrtus, rapt, enlève- 
ment, butin/ 

Fan raabador traîna e rap* 

En fai rap o tragina. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 7a et 7. 
Les Toleun font pillage et rapt* • 
U en fait rupt et pillage. 
CAT. KSP. PORT. Raptà, IT. Rotto, 

a. Rapiità, s./., lat. hapiita, rapine, 

ravage. 

Si cam es de fart e de rapiwa. 

Trad. du Code deJusténien, fol . 4. 
Ainsi comme est de toI et de rapine, 

AoseU de bapiita. 

Elue» de las propr,^ fol. Sx. 
Oiseaux de rapine* 

Fig, Selh amor yln dç rapiha* 

Marcabrds : Dirai vos* 
Cet amour vit de rapine. 

; Loc» Ela sap trop de rapira. 

T. DE Beinaed bt de Gaugelm I Gausselm. - 
Elle sait trop de rapine, 

CAT. xsr. PORT. IT, Ropina, 

3, Rapatz, a(y.f lat. rÀpax, rapaoe, 
avide. 



RAP 

Ribautz rap>>te qnt fan vilinchs 
Tolz fails, cant an loc e sazos. 

. Nat de MEons : AI bon rey. 
Ribahds rapaces qui font Tilainement toutes ac- 
tions , quand ils ont lieu et saiso'iM. 

Lop... bestia es mot rapacxa. 

Elue, de las propr,, fol. a54- 
Le loup... est hétc moult rapacei 

asp. Rapaz. it. Rapace, 

4. Raptor , s. m., lat. raptor , ravisseur. 
Dona al raptor espacî de fogir. 

Eltu:* de las propr,, fol. 260. 
Donne au ravisseur espace de fuir. 
CAT. asi>. PORT* Raptor, it. Ratiore, mpitore. 

5. Rapatrr, s, m., ravisseur. 

Esparvie dit aniramenL.. vutci/kW en laii, 
qae vol dire rapàtre. 

Elue, de las propr., fol. 141. 

ÉperTier dit autrement... acgxpitbi en latin , 
qui Teut dire ravisseur. 

6. RaPACITAT, s, f., lat. RAPAC1TAT<7/7I , 

rapacité. 

Tostra cantela ^ia major que la vostra ra- 

PACITAT. 

Trad,d*Albucasis, fol. la. 
Que Totre finesse soit plus arande 'que la votre 
wmpacité. 

CAT. Rapaduu. ksp. Rapacidad, port, Rapa^ 
eidade, it. Rapacîtà, rapadtate, rapocî- 

7. Rapar, V., lat. ^AveRe, ravir, pren- 
dre, saisir, enlever. 

Aygla ba... nnglas mot agadas per sa preza 
forment rapar. 

Elue, de las propr., fol. 14 1. 

L'aigle a... ongles moult aigus pour sa proie for- 
tement saisir, 

Qn*el diables no m rapr. 

Lejrs 4famors, fol. 14 a 
Que le diable ne m'enlève pas. 

Fiff, Qne natnrala rids no t rapr. 

Lejrs d*a)nors, fol. 97. 
Que naturel yice ne te saisisse pas. 

Substandv, Per lo rapar qne fan. 

L^s d*amorst fol* ia8. 
Pour le racir qu'ils font. 

Part. pris, subsi» Coloms... qnan wem los ra- 
PAws en Tayre, d apanxo en terra. 

Elue, de las propr., fol. 139. 



RÂP 

Les cnlomhw... quand «U«s vateot les nuUssants 
va l'air, se posent i terre. 

Pmrvpas» Per ela so kapadas et devorad«s. 

Elwtc. de las prqpr., fol. 25(>. 
Pkr elle soot saisies et de'Torées. 

CAT. vr. FORT. Rapar. it. Rapire. 

8. Rabiva, j. y,, ardeur, impcmosité, 

rapidité. 
Moaqneta es tant rabineîra , 
C*ab ao qae pren vai la carreira, 
E pcrt te paeis per sa RAarKà. 

Deusbs be Piaj>E0 , Aux, cass. 
L'éflMNMhelte est si pëlalante, qu'avee ce qu'elle 
pvead elle ponnuit sa carrière , et se perd après par 
son ardeur. 

ASC. ra. Et H jaiana par tel ravine 
Le fiert. 

Roman de la Violette, p. 239. 

Lea lannes de son eoer cotre nt db tel ravine 
Qae ses mantianx en moelle et set blianx 
d*eraiine. 
Uv raoïrriBs ahohymz .- Un oovel. Ms. 1989, c. 63, 

9. Rabivaiek / iMJr. ^ emporté , ardent, 
impétueux. 

Qoi fort es RABmAxax 
I7o aap ni no a pot eatraire 
Qo* ans termini non repans. 

. GlBAiTD VK BoBnnL : S' es cantars. 

Qat fiwt est eaiporté ne sait ni ne peut s'èmpé' 
dkcr qu'avant tenue il ne repose. 

10. Rabiitiee, o4/\9 impétueux, ra- 
pide, emporté, pétulant. 

Per bosc deve âABurtKR^ 
E per boisaos deve ratier. 

Dbudis dx Prases , Jus cass. 

Dans le bois il devient impétueux » et dans les 
buissons il devient «spricienx. ■ 

L'aiga qu'est rabxhura n*a negat. 
Guillaume dr Tusela. 
L'eau qui est impéUtemee an a noy^ 

11. RaBSO y KABET, BABBH y t, m., COU> 

rant, torrent, rapidité. 

Lo peysao qoc-se bagna e se noyriss' el ra- 

BSG de las «ygu. 

f^. slFerf.^fol. 66. 
Le poisaon qui se baigne et se nourrit au coêtraM 
des eauR. 



RAP 



43 



Oltra Saina , l' aigoa, lalR lo rabrb... anetz. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 19. 
Au delà l'esu (la rivière) de Seine, à cftt^ du 
courant* m. il dlia. 

Lo sanode grnn BABBme cfaay e mieglo prat. 
Roman de Fierabrasj v. 16^. 
Le sfug aiTc grande rapidité en tombe au. milieu 
du pré. 

la. Abrap, s. m., déchirure, égrali- 
gnure. 

Fig, S*iea de mi dons aie ren d*ARRAP, 
No*l Tnelb tortc ni drey contendre. 
Baimobd de Miratal : Selb cuy. 
Si de ma dame j'eus rien à^égwatignure, je ne 
lui veux tort ni droit dëbaltre. 

1 3. AbBAPAR , ARAPAB , ARBABAB , ABABAB , 

V., la t. ABB/peB£^ enlever, arracher, 
saisir, prendre. 

Me soTe qae tôt cant es ARBAPA. 

Leys d'amoH» fol. 20. 
11 me souTient que tout ce qui est il arrache. 

Si bnfaran tan aspraiiieus 
Qne los arbres arabarah. 

Tract, de VEvang. de Nieodhme. 
Ils souffleront si rudement cpie los arbres ils ar- 
racheront, 

AR4R0K H las vielbas pi amas. > 

Naturas d'aléas autels. 
Lui arrachent les vieilles plumes. 
Lan que la lenga Tarap 
Qoe lùais fol mots no iU escap. 

Baubaud d'Orange : A mos vers. 
J'approuve que la langue il lui arrache (afin) que 
davantage mot extravagant ne lui échappe. 

- Encaras mena pot .venir a bon cap, 
Ab vil femns, qae tôt ben no T arrap. 
Serteri de Giroke : A greu pot. 
Encore moins peut-il venir & bonne' fin, avec 
femme vile, de nMoière que tout bien elle ne lui 
enlève, « • 

Fig, Arraboiv del cor... .un. malas raâla de 

borgnelh. 

F'.etFert.,fo\,5o, 

Arrachent du coeur... quatre mauvaises racines 

d'orgueil. 

ABC. PR. Le aoppliant arapa ledit Pierre an col 

et loi donna de la canivete on conatei 

qoll tenoit en sa main. 

Lett . de rém, de i456. GASPRBTiEif t. 1 , col. 3o6 . 

-— Attraper. 



44 



RAR 



Aiiti Uaadon Vu trapa 
Ab fftlMi tnideu; 
Ab que qaatciu ^ aii«apa. 
GEUfoifDB Ds MoHTPELLin t Gnm m'a. 
JU timdil le«n tnppa* «vm dâ A«z ?•%«• «vw 
q«M chacnn t*attnipe, 

CAT. A«c. Bsv. Arrapar. xt. Am t p pare, 

EAR« a<^'., la t. AABitf > rare. 

Plos A A lis, plos predoi. 

Doctrine dês yatêdoU, 
Plna ran, pins précwvx. 

Si l'flicieiii es raeb. 

Gf&AVI» 1» Bounilt : Ar autircU. 
Sik 



— Peu foami. 

M mal qne \oê tm vaets e sems 
De tolB bot aipedon «tan aAEB. 
P. RAiHOin» PI TouiovfB s En pos byTerns. 

Par le mal qui laa tioit TÎdet et d^pourvos de 
tottiia bonnaa qoalitdi dont iU sont peu fournis. 

AâiF, Fea et pcnlada «ntva la geat, 

Qoar EAa •' I trobn, taa paac n'es. 
Ux TiovBASOva ANOHYXB, CobUu éspanas. 
La foi est perdue entre la gent , car rare elle s'y 
trouve , tant pen il en est* 

CAT. BSr. VOAT. IT. ROTO. 

%. Raaambht, €uiif», rarement. 

On hom non i troba. ornes letrhts n aasa- 
MEBT non. 

TntL ém Codé deJtutimian, fol. 6i. 
Où op n'y troQTe hommes lettrés sinon rarement, 

CAT. Rananent. vsr. h>rt. it. Jbiram«iife. 
B« RAaiTATy aABBTAT, S.J^, Ut. BAKI- 

TAT^m, rareté, qualité de ce qui n'est 
pas dense. 

▼iaio*.* reqoier qo'el meia espaai qni es 
entre TneUi et la cansa vizibla bail raritat et 

•abtilitai. 

Biuctde las propr., fol. i5. 
La vision..* reqaiert qne le mojen espace qaî est 
entre l'ail et la chose Tnible ait rareté et subtilité. 

— Petit nombre. 

Per RAKATAT. 

Tit. de 1468. DoAT, t. XGT, fol. 192. 
l'ar rareté, 

r.AT. Raréêat. es p. Raridad, port, Raridade. 
it. Rariià, raritme, raritade. 



BAS 

4. lUaBraccio, #./.,lat. mABBFAcno, 

raréfaction. 

Rarrfaocio d'ayre, cam Tetem en... solelh 

trop fervent. 

Sluc. de Ut» propr., fol. 19. 

Aa?v/âclloii d'air, eomma noos voyons en... so- 
leil trop ardent. 

CAT. Rarefaoeié, tsp. Rar^acetcn, port. Ra^ 
refaecào, it. Rarefasione. 

5. IUbbfactiu, a4f\, lat. eabefacti- 

vusy raréfactif , propre à raréfier. 
Yirtat rarrfactita obra per calor. 

Mluc 4e la» propr., fol. ^b. 
La verta rarà/active apèn pa^ cbalenr. 

6. RABiriCABy V,, du lat. BABRrac^a^^ 

raréfier. 
p€trt, pat. Si veses qne aqnela es rarivicada . 

Trad. d'Albucasis, foi. 17. 
Si TOUS voyer que celle-U est raréjiée. 

asp. Rarifear, it. Rarificarû, 

RASA , s.f.f fossé, canal. 

La rasa... Andren en amoDL 
Cartulaire de" Fauxillanges , Puy-de-Dôme, 

Xii*siède. 
\jefos»é„. d'Andrieu en eawnt. 

Azrc:. FR. Le fiât tomber dana le basai, oa rase 

dadit roolin. 
LtU, dm rém. d»il(jSl. GARPCHmn , t. IIl, col . 497 • 

Qnant ils forent sur nn« reue^ on fiissé. 
Lett, dé rém. de i44>*^im>TnR, t. III, col. 497- 

RASCA, ^./> teigne. 

SI fossetz calva , tng tos viron la rasca. 
GdillaomxobBergueoan : Amicz marques. 
Si TOUS fussies chauTC, tous tous verraient la 
teigne. 
AHC. IT. Ratehia, 

a. Rascas, s. m, y teigneux. 

Ane RASCAS non amet pendienar. 

P. CAatMiTAL : Un sirveniet Cas. 
Oncques toiganue n'aiasa le peigner. 

RASPALH, /• m.p balle, pellicule qui 
couvre le grain de blé. 
£1 nions es treballau e las , 
Pies d'enjan, fais et eoFeyos, 
£ diga e fagx tomatr. atras; 
Vengnts em del gra al rarpaUb. 

Besnahd de Verzenag : Ivcms rav. 



RAT 

Lt Monde at toarm«iiié el bs , plein de trMapc- 
ric, tua. «t envieiix, en dits et fiiiu tourné en 
«mira ; noos MBimcs venue du grain à le balle. 

RASSA, s.f^p extorsion. 

MoDopoU o MAMA. m tram... no na Acba 
en M onpetlier. 

Stama dé MotUpMim', de iao4' 

Qoe UMUiopole on trtotmion ai qveHe... ne aoit 
fait dam Montpellier. 

No fiMana traasa ni AâaaA ni monopoU. 

SUBimU de MontpMierj fol. 186. 
Ne &iflent qoerta ni ^earCorfioa ni aoBopole. 

RASTELAB.» v.j ratisser, herser. 
Paru pas. Camp... regîrat^ RAaTiLAt, aame- 
nat, aaralat. 

Elue, de las propr., fol. 162. 
Chaaif... retoumtf , hersé, eemtf, savcltf. 

ESF. RasdUar, rasmUar. tt. Rattrellare, • 

RAT, 1. m. , rat. 

Rat... antrament es dit ioritz , qnar rozega. 
Elue, de las propr., fol. a54> 
Itof... antrement est dit eouris , peree qu'il ronge. 

Rateiras per penre ratx. 

Baimovp p'AvioHoir : Sirvena sny. 
Batiètcs pour prendre m<4> 

P/op. Ta qn'flataa con fiia iat en peruii. 

G. Raimou : A tomar m' er. 
Toi qui demeurée comme font rats en pertnis. 

POAT iloiD. IT. Ratto, 

a. Rata, ^./., rate* 

S*«n joga ootoa le cat de la aata. 

F, etFerî,, fol. 71. 
S'en jooe eomme le efaat de la rai». 

aég. csepléiw. D*ala no val nna rata. 

Bahbaud 9*OaAif 61 : Ab dort. 
lyailleors il ne vaut une rate. 

AHC ra. ' 

Et de aea piada crochiie la ratu apprivoisée. 
RsMi Belliau , 1. 1 , p. 3o3. 
CAT. ur. PORT. Rata, "" 

3. RATO, s, m,, raton, souris. 

O de passer o de &ato. 

I>BU]»u DB Paadss, Auz. cass. 
Dn de moinean ou de raton. 

Pan on eatov fiin cros. 

Lk DAvraiH d'Acveighe : JogUrcii. 
Pain où saurie fiont troae. 

%ac. va. Qni prenslroh, bian filz, an chaton 



RAT 45 

Qot oDqnes rate ni raton 

Vén n'anroît, pais fast noris. 

RcmuM de la Rose, r. 14242. 
ESP. Raton. 

4- Rateta, s,/, dim., petite rate,- souris. 
Par aon mcnjar, nna aATavA. 

Detoes de Peases, Jus. cas». 
Baor son nanger, une souris. 
CAT. Rateta. 

5. Ratki&a, s.f,y ratière, souricière. 

Ratbiaas per penre ratz. 

BAiMoin» n'AviçHOH : Sirrens sùy. 
Rai&res pour prendre rats. 
CAT. Raterom aap. Ratonera, poax. Ratçeira. 

6. Raton ADUHA , s./., rongeure de rats. 

Pan on raton fan cros. 
Car, per RATOHAOuBà, 
Es fols gartE , quand endnra. 

Le SAVPHiii n'AvTEiara : Joglareta. 
Pain où souris font trous, car, pour ràng-eure 
de rats, garçon est fou , quand il soufire. 

7. Ratieb, ad/.^ ratier, capricieux, fan- 
tasque. 

Pezan lo fai e mal prenden , 
Ratibe, fels, de mal talen. 
Per boiasos deve RATtEEs. 

Deodes de PsAnsa , Aus.c«us. 
O^laisant le rend et pvanant mal , capricieux, 
farouche, de mauvaise volonté. 
Dans les buissons il déviant capricieux. 

8. Rataiaol y s. m, dim. , petit rat , 
taupe. 

Gant en la vei, tôt in'abeUno , 
El ocleimai d*an RATAiROL. 

Dh tboubadoua anoeviu : Can vei. 
Quand je la vois, je suis tout ëUoni, et je suis 
aveugle plus qu'une taupe. 

9. RaTAPEITNADA , RATAPEIfADA j S, /, , 

rate-pennée, chauTe-souris. 

La EATAPEEVAnA ttou pot vcser rata del 

soUiel. 

f^. et Kert., fol. 10. 

La mte^emiée ne peu^ voir rsyon du soleil. 

K ATAPESX AnA> deCofa . 

Raimohd de Tobs de Marseille : A lots marits 

Rate'pennée debors. 

Aivr. vh. Fouines I ratepenadesy màaeraignes. 

Rabelais, liv. 111, eh. 12. 

CAT. hatapinyada. 



46 RAT 

lo. Ratoire, s, m,, nid à rats, propos 
indécent. 

Fig. Fais jongladora ab lar ordill 

RATOiaBS. 

B. Dl Yehtadove : AL cor leial. 
Faux jongleur! arec \mm ordoricrs propos. 

RATA, s.f.i lat. aATcc/it, valeur, pro- 
portion, évaluation, contingent. 

Monta Biais la despenaa qae no & la rata. 
Statuts de Provence, JoLiBV , 1. 1 , p. a. 

Monte pltts la dépense que ne fait l'évaluation* 
Lo conte l' nn del antre segon sa bâta. 
Dona a cascona de las parts sa partida c sa 

BATA. 

Trad, du Tr, de VJrpenta^e, part. I, c. i^ et 44* 
Le compte l'nn de l'autre selon sa 'valeur. 
Donne à chacune des parties sa portion et son 
continrent. 

Vpr Inr portion e bâta. 

Rég. des Etats de Prov., l3g6. 
Boor leur portion et contingent. 

' A HO. PB. A raie de temps. 

Jejreusetes et Facéties, p. 54. 

CAT. BSP. POBT. IT. Jtola. 

a. Ratifigah, katifficar, v», ratifier. 
Far... &ATIVFICAB, aproar et jnrar. 

Tit. de i388. DoAT, t. XIV, fol. a5i. 
Faire... ratifier, approuver et jurer. 

A far BATiPiCAB a Johan d*Amiagnao... et 
al tntor. 

Tit, de 1378. ffift. de Languedoc, t. IV, pr., 

col. 355. 
A dire ratiJSerk Jean d'Armagnac... et au tuteur. 

Part, pas. Foc batificada et madada. 

Tit. de ia4t. Boat, t. VI, fol. i5i. 
Fut ratijiée et changée. 

CAT. B9P. POBT. Ratî/war, it. Ratificare. 

3. Ratiffication , t,f,, ratification. 

Qnitansa , confirmation , batitficatiok. 
Tit, de Î3o8. DoAT, t. XI , fol. 299. 
Quittance, confirmation , ratification. 

CAT. Radfieaàé, ksp. Ratijieacion. pobt. Rati^ 
ficacào. XT. Raùfieasione, 

4* RATiFiAïqsiTT, S, m,, ratification. 
Confermament, bativxambht. 

Tit. de i3io. DoAT, t. XV, fol. a3o. 
Confirmation , ratification. 



RAU 

RATELA, J./., rate, l'un des viscères 
du corps. 

Val contra '1 mal de la batbla. 

Bref. d*amor, fol. 5o. 
Vaut eoDlre le nul de la rate, 
Esteves a trop mala batela. 

P. Cabdihal : Un sirventes. 
Estève a trop mauvaise rate, 

AHC. PB. 

Plus la rauUe croiat» pins le corps dîminne. 

Dv Baatas , p. 495. 
On dit qu'elle Ta gnérksant 
Et le ponlmou et la râtelle» 

Rémi Belleait , 1. 1 , p. 64. 
Deaoptle la râtelle, aonlaige les roignons. 

Rabelais , Ut. lil , eh. 4« 

RAUBA, s.f.j robe, vêtement, tu- 
nique. 
Voyez Devina , t. III , p. 65 ; Al- 

DRETE, p. 362. 

Donon baubas e roncins e garçons. 

- Palais : Moii m'enueia. 
Donnent robes et ronssins et goujats. 
Una mot bela bavba e nn palafre bai 

Li a fait amarvir. 

Guillaume de Tvdela. 

Une moult belle tunique et un palefroi bai lui a 
fait apprêter. 

— Dépouille. 

Coma lo fnox qne alhnmna e art, e te sa 
calor e aa dardât de la bauba de la gen. 

Liv, de Sjrtirac, fol. 75. 

Gomme le feu qui allume et brûle , et tient sa cha- 
leur et sa clarté de la dépouille de la gent. 
Loc. No ti mostres misericordios de Tantmi 

BAUBA. 

Trad. de Bide, foi, 35. 
Ne te montre pas miséricordieux avec la <itf- 
pouille d'antrui. 

CAT. Roba. BSP. Ropa. pobt. Roupa. it. Roba, 
ruba. 

a. Ratjboe, s.f,, pillage, ravage. 
L*ns a terra dos tans. 
Et es , ses baubob , grasiz. 

T. DE GuiON ET de Mainabd : En Maenart. 
L'un a terre deux, fois autant , et est , sans pil- 
lage , honoré. 

3. Raubai&e, raubadob, /. m,, déro- 
beur, ravisseur, voleur. 



RÂU 

Fai dîablia 
Peior qae negan aaùsaibk. 

P. CiJiDiIf^L : Qui Te gnn. 
Fait diablerie |nre que nul voleur. 

Cen tans sabon maii d'engan 
Qae RAVBADoaa. 

P. GAiBiiiài. : Qnan vey. 
Ccnl fois autant ils savent plus de tromperie que 



RAU 



Adjtcà». Erats glots e RAUBAiaB. 

T. d*Ogikis et 9E Bertrand : Bertran. 
Voua étiea glouton et voUur, 
Fala JQtgea aiusADOEs. 

Harcabrus : Pus mos. 
Faux jujes voleurs, 

AHC. FR. Ne sofri en la terre robeor ne larron. 
Ki par mer vindrent robeor. 
Roman de Hou, v. 38ai et 9908. 
Seront pnnis comme rouheurs. 

Ont. des H. de Fr., de i^GS, t. III , p. 39. 
Ange robeur, plain de ravissement. 

EusTACHE Deschamps , p. 6. 

CAT. xsp. Robador* »or«. Roubador, it. Ru» 
batorw. 

Ud philologue italien a fait cette re- 
marque au sujet da mot aobbadoeb : 

I Provenzali dissero RAuBAnoa, Tau... loro 
Fabbiam noi convertito en o. 

Tatous , dW Documenté cPjémore, vo Robbadore, 

4. Raubakia, s. f,, pillage, volerie, 
soustraclipn. 

Andr no tem nî peijnrs fais, 
E rîa de raubaria. 
Bbrtbabi» s'Allamaiioh 111 : Del areivesque. 
n ne craint occire ni parjures faux , et vit de 
pUiage, 

Aiaso m par- qae ▼alria , 
Mais qae raubaria. 

Gaoehxt : Aitais cnm. 

II me parait que cela vaudrait davaiUage qu'eicro- 



jkMc rm« IT i a ki os embler ne fere roberie. 

Roman de Rou, v. 3796. 
De ce Tiennent et naissent roberies, laire- 
cîna, meordres. 
Ane, Tr. du TraiU des Offieu de Océron, p. 1 15. 

ASC. CAT* Robaria, roberia» ahc. xsp. Robe- 
ria. rr. 



5. Raubatori, s. m,, Tolerie, pillerie. 



47 



Grevio trop fasen mant raubatori. 

Leys cPamors, fol. i52. 
Aggravent trop en faisant mainte voUrie. 

6. Raubamev, s. m., pillage^ yolerie. 

Fes altre asietgamen 
Per tomar a Rbodea e per far raubameh . 
Frag, delà y. de S, Amant. 
Il fit autre tié^e pcmi* retourner a Rodes et pour 
faire volerie, 

Axc. VR. Et qu'ils ne facent aoasi aaenna robe^ 
mens on dommages. 

MOHSTIELET, t. I , fol. 169. 

ANC. CAT. Rohamenu esb. Robamieneo. n. Ru- 
bamento, 

7. Raubae, v., voler, dérober, ravir. 

Ar er pretz de raubar 
Bnons , motos e berbiiK. 

' GiRAuS PS BoRREiL : Per «olats. 
Maintenant (ce) sera mérite de voler bœufs , mou- 
tons et brebis. 

Vos es sel qne fai donaa raubar. 

Bambaud d'Orange : Psrliers. 
Vous &les celui qui fait dérober les dames. 

Cnm sel qne rauba e toi e pren. 

Le dauphin d'Auterghe : Yergoigna. 
0>mme celui qui dérobe et enlève et prend. 

Subst, Ans qnan falll raubars, es lotadolens. 
T. d*Albert dk Sistsron et du moine : Monges. 

liais quand manque le voler j il est tout doleni . 

Fart. pas. So melbor eastel haubat e près. 
Roman de Gérard de Roseillon, fol. 5i . 
Son meilleur chflteau ravi et pris. 

Suhst. Cm pot emendar be 
Al RAUBAT ranbsria. 

6. RtqUier : Tant petit. 
On peiit bien amender an volé la volerie. 

ANC. FR. Trestotz les rohe. 

mtouv. rec. defabl. et cent, anc, 1. 1 , p. 66. 

Li socicretalns non» a rt^et. 

Fabl, et.cont, anc, t. IV, p. i3i. 

Piller, ro^er coatodes et calices. 

J. Habot, t. V, p. h^. 

Prenoientet roboiene ses bons et loyanlz 
snbjects. 

MONSTBELET, t. 1 , fol. l33. 

CAT. Bsp. Robar» port. Roubar^ xr. Rubare, 

8. Ahauba, s. f*f robe, tunique, vête- 
ment. 



48 



RAU 



SJ8 AKAUBAS... « IM JOÎM. 

CouL deCondom. 
S«s rohtt.*, et ms jojivx 

9. AULAUBBmiA) AaRAUBBTUAyf./., ¥0- 

lerie. 

Am fanus ahiavbbuas. 
A far la dey ta ARBAmiYEiA. 
Pft>. cane, parles Rois é^AngUum, p. 34 et as. 
At«c ti nombreuMs tfoUries. 
A faire hdito ^^/oUriê* 

10. Arraubae, o^.^ piller, voler. 

Los AULAUBAjr caaoQii an. 

Priv. conc. par les R. éTAngUtmre , p. 02. 
Les pillant chacua an. '' 

1 1. Dehaubah, V., dérober, ravir, voler. 

Dkkaubah laîcx e clera, 
£ prenden las heretats. 

P. Cabbii^al : Lo bboiu es aital. 
Folani laïques et clercs , et prenant les héritages. 

Part» pas» No 'n soi prei ni obradbat. 

P. Gaioikai : Ar mi pnet. Vetr. 
Je n'en sais pris ni 'voU. 

AHC. CAT. Derrobar, ir. JHmbare^ 

ia« Raobixbh , ^. m., ravissement. 

Ses aAUBiVBN d* aspect. 
r. de Sainu-Flore. Ooat^ t. GXXIU, fol. afii. 
Sans rugissement d'esprit. 

i3. Raubiei v.> ravir, edilever, dérober. 
D* E^bch qn« Dieo baubi , o* aac paeis no 
fon parvens. 

Pibrbb HE CoBBiAC : £1 nom de^ 
D'Enoc que Dieu ratnt, tu qu'oncques depuis il 
ne fat apparent. 

Suàst, No oonoys que 'Ih vallia bacbies. 

AiMERC db Bbllikot < No m laissa. 
Je ne eonnais que lui profile le iw/er. 

— Part, pas. Ravi, enlevé, tombé en 
extase. I 

S. Paol... qaa fbn aaubitz entra al fers cel 
de la pivinitat* 

Es RAUBiDA c leTada entro al cel a la vista 
de Dieo. 

F", et Vert., fol. 3o et 55. 

Saint Paul... qui fut ravi jusqu'au troisième ciel 
de La Divinité. 

Elle est ravie et enlevée jusqu'au ciel a la vue de 
Dieu. 



RAU 

Iak. Eimt aavbits en esperit, ayssi co fo S. 
Panl. 

^. *l Fert., fol. 55. 
Etre ravi en esprit , aiMÎ comme fat saint Paul. 

SuBstaneiv, Pavors* 
Temon 
D'aqoalaïuuBiTz 
Lnr es dregz niena. 

J. EfTEVl : Quossi nioria. 
Pei^r, craiAta de ces extasiés lear est vni rien. 

RAUC, BAUGH, aeif,, lat. ^avcmu, raii- 
que, enroué. 

Be m* enoeia , per aant Salvaira , 
D' orne AAUcx,' qae s fas^ chantaire. 
Lb MOIVB SB MoVTAODOir : Be m'enueia. 
Bien il m'ennnie, par le saint Sauveur, d'bomtne 
nmçue, qu'il se ftsse cliaateiir. 

B4.CCHA vos don cridatz en ehantant. 
Bertsàvs de Bork : Fuilheus. 
Voix enrottée dont tous cries en chantant. 

len sni del castiar raucx. 
PRXBE D'AuvBBeirB s Belh m' es qu' ieu. 
Je suis ratufue du difltier. 

Canto entro ao eaucs^ 

Elue, de las propr., fol. 3a. 
Chantent jusqu'à ce qu'ils sont rauçues* 

CAT. Roue. xsr. Roiuo. POBT. Rouco. £T. Rsutco. 

a. Rauquilhos, o^'.^raaque, enroué. 

Es AAUQUILHOS, 

E non sabes dir ant ni <dar* 

Marcabrus : D* an estru. 
Tu es rauque, et ne sais psrler haut ni clair. 

3. RauquambVi adv.f rauquement. 

Dis totz MM Ters baocakbs. 

Pieb^p. d'Auvbrgve : Chantera i. 
Dit tous ses ress rauqmêmetu. 

Parlava mot AAtrcAMBirT. 

Passio de Maria. 
Parlait monlt fauçuement. 

ESP. Rancamente^ 

4. Rauquet , adj, dim.y rauque, sourd, 
rude. 

Adverb. Qaant aog dire, ....!«.. 
Mo Sonet aairQurr e dar. 

' G1RAV1» t>B BoBiTBn. ! A penas sai. 
Quand j'entends dire... mon sonnet nut^uement 
et clair. 

ERP. Ronquito, 



RAU 

5. Rauquiar , V*, crier d'an cri rauqiic. 
Capo... fink ▼ôts .de galiiiM cloqaîan...» 

las câlinas spela rauquiav. 

Shœ. de lus prùpr,, Ibl. 146. 
Ciapon... il feint Toix de poolet en glonuant... , 
les poole* il appelle en criant fl'uit cri rmuçite. 

£9P. Ronqnear. 

6. Rauquisha, bauque&ia , 5.y.^ enroue- 
ment. 

Rauquibea m engendra qaan la canal M 
poliBo et trop hamida. 

R4UQUBRIA en la votz. 

Trad. d'Albucasis, fol. tfi et a6. 

Bmtwummnt s'engendre quand le canal dn pou- 
mon cet tff«f» bumide. 

^nrouentenf en la Toiz. 

C4T. Ksp. Rtmquera, 

7. Rauqusza, s.f., enrouement. 

Han... en la arteria traohea aspresa et rau- 

QITEXA. 

Elue, de las propr., fol« 100. 
Ont... en la tracMe-artère âpret^ et enronement, 

8. Rauguelhah , v,y râler. 

Si 'l mab knndans li dnra , 
Pane vinra, qa*ades eauguii^ha. 

P. BootXRa ; Al pareissen. 
St le anl lointain lai dar«, pen vivra , tu «fiie 
incaseammcnt il râle. 

9. RAUMATy S. m., râle, râleraeot. 

Si Tostr* aasel.saefire AAVMATS 
Per poWeta o per frimalz. 
Raubiatz V en ▼€ qu* el trebola. 

DcvBSa DE Pbasbs , jus, CdSS. 
Si votre oiieau soufEre râleménts par pounièrc ou 
par friaata. 

R4le lai en Tient de sorte qu'il friisoqne. 

10. BvRAviiAB*, V,, enrooer. 

Part. pat. subit,, Pero ai m val mais d* afan 
Mos aos levatz 
Qa* nos khaadmatz. 

T. ne LlAV AUBE ET DE GlEAVD DE BOEVEUi : An m. 
Foartanl ainsi me vaut plus de peine mOti son 
fletê qu'an enroué. 

11. EiTRAUMEZAity v,f enrouer. 

Part, pas» Cant ansels es EïriiAVMEKATz. 

Deuses de PaADBA, Auz. caxs. 
Quand oiseau est enroué, 

IV. 



RAU 49 

RA.US> Bos, s. m., roseau. 

VoyexlHRK, Diss^ali., p. 23 1. 

Seoha '1 joncx e *1 glati e '1 aaus. 

G. Adhemar : Quan la. 
Le jonc et le ijbyeul et le roseau sèclie. 

Meiro lo fuc el bore cabert de ros. 

Roman de Gérard de Rossillon, 1^1. 73. 
Mirent le feu an bourg couTert de roseau, 

Loc. Kn R. , ab sa lansa , 
Lo mes el raus. 

flAilBAUD DE Vaqveiras : El so que. 
Le seigneur R. , avec sa lance , le mit sur le ro- 
#rau (par terre). 

2. Rauzkl , BAUZEU , S. m,, roseau. 

En nn vergier clans de aauzel. 

P. VlDAI( : Lai on eohra. 
En un verger clos de roseau. 

Snî ien , si la Tostra lanxors . 

No m val , pins frcToIs qne aauzeus. 

Giraud de Bornsil : Quanja frcgi. 
Je suis, ii votre louange ne me protège , plus 
faible que toseau. 

Axrc. VR. Lon rosH ne reserobloit mie 

Qni à to« venz veîncre se laîise. 
Houv. rec. defabl. etcont. awc,, t. II, p. i4> 

3. Rauza, ^.y;, jonchaie, roseau. 

On anc no cale aacsa ni sesca. 

P. Vidal : Lai on cobra. 
Où onoques ne foula roseau ni jonc. 

El tçmps qne fhlha é flors par en la aauxa. 
AomAii de Gérard de Rossillon, fol. 1 1 . 
Au temp qu9 feuille et fleur panît dans la yon- 
chaie. 

4. Rausan, &AUSA, S. m», natte de roseaux. 

Evolopatz d* nn bell rausa 
Sî co fazian V ancia. 

Trad. de VEvang. de Nicodème, 
EnTeloppé d*ane belle natte ainsi comme faisaient 
les anciens. 

5. Rauzieb, s. m., naUier^ ouvrier en 
roseaux. 

Lo sagramental dels rauziers. 

Cartulaire de Montpellier, T(A, i/jS. 
Le serment des nattiers. 

RAUSTIR^ V., rôtir. 

Voyez Denina , t. III , p. xviij ; Mu- 
RATOR1, Diss. 33. 



5() ' RAU 

Vvl lo cor AAUSTIR. 

f^. de Guillaume de Cabestainff. 
Fit le «sur rôdr. 

l'rengaiu ruo filh e trenqueiii lo, e raustish 
CAM ne .i. cartîer, e rosngeiu lo. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. i5. 

Vr^nont mon fil* et dcpeçoDs-Ic , et rôtissons-en 
un quartier , cl Âiangeonfr>le. 

Qai preodia la Ibimalz c la radhti a en oli. 

Liif, de Sjrdrac, fol. 77. 
Qui prenilrait lo limace et la rôtirait dans l'Iiuilc. 

— En parlant d*im martyr. 

El ai fes raum'ir .sai. 
Uw TBOUBADDUK ANONYME , Coblas esparsas. 
11 se fit râtir ici. 

Part, pas. Cabritz raustitjs. 

Breu. d'amor, fol. 126. 
Cabris rôtis. 

Csirotf trop grassas hoin no tien manjar sino 

HAU.<»T(DA!I. 

Elue, de las propr., fol. 233. 
Chairs trop grasses on ne doit manger sinon rôties. 
Tig. Fregitz « raustitz el tarmen de la crolz. 

y.etFert.,h\.l\^. 
Frit et rôti au lourment do la croix. 

CAT. AHa. ESP. JRostir. 

2. Raust, adj,, rôti, brûlé , aride , roide, 
riidr. 

Zo qu'ea rauitt «plana ben. 
1)EUDE« DE Pkadbs , Poàme sur les Vertus. 
Ce qui est rude il aplanit bien. 

Roca redonda, 
Aula et RAusTA e tailant. 
Tes venrelz en una piaina 
On a ana rausta raontaina. 

Homan deJau/re, fpl. 3 et 55. 
Roche ronde, luuleet roide et escarpée. 
Vous viendres en une plaine où il y a une aride 
montagne. 

Substantif. \m\c del citai tan bona odor d«l 
RAUbT, qne tota ta carrieyrà ne flayret. 
Homan de la Prise de Jérusalem, fol. i5. 
11 sortit de J'hôlel si bonne odeur du rôU, que 
toute la rue en fut odorante. 

Caosaa aalsas ni fricbnra ni raust. 

h' tac. de las propr., fol. 86 
Choses salées ni friture ni rôt. 

ANC. CAT. BoSt. 



RAY 

3. RosTiDdR , rtf/j'., rôti, fril. 
Un tros de peianoaTinoR. 

Brev. ttamor, fol. 176. 
Un tronçon de poisson rôti. 

RAUZA., RAUSA , s.f., lit*. 

len preiz mais 

. . . Aigna fresca ab bon v! qae rauz*. . 
Ramraod de Vaqueiras : Ben sai. 
Je prise davantage... eau fraîche avec lion vin 
que lie, ' 

— Tante. 

KAnzA, o fetz del vî en Testrem dcl tonel 
indnrzida. 

Elue de las propr., ^o\,\çilS. 

Tartre, ou lie du vin dans le fond du tontUMn 
endurcie. 

UAlYNART, s. m., reiiaid. 

Voyez Dewina,. t. III, p. 6/,; <t 
Journal des Savants, *t>fjîobre 189/», 
p. 33/|. 

Ben pot hom dir qn*ancinais filhs de Ibaupart 
No a mes en crotz a gniza de ratnaat. 

E. CaiReLs : Pus chai. 
On peut bien dire qxie jamais fils de léopard ne so 
mit en croix i gitisc de renard. 

— Fig, Fin, nisé, rantois. 

Ane non fon , En Sordel , que bom tcn pcr 

rayrart , 
Cavaliers. 

P. Bremon Ricas hpyas : En la mar. 
Oncques le seigneur Sordel , qu'on tient pour rv- 
nard, ne fut chevalier. 

Pn», La peoedensa del rat^tart. 

Brev. d'amor, fol. 109. 
La pi^nitencedu renard. 
ARC. cAt^ Ranart, » 

RAYSSAR, V., .scier, <ïottper, déchirer, 

tourmenter. 
Fig, So qne tant lo cor roi rayssa. 

B. Â.LAHAN DE If ARBONNE : No puesc mudar. 
Ce qui Unt le cœur me tourmente. 

1, Raissos, adj\, tourmenté, désireux. 
Tan suy d'apenre raiwos 
So qne d* a mar ai falhénsa. 

G. RiQi:iER : Pus astre no. 
Tant je suis fo» rmf /i/e d apprendre ce que d'ai- 
mer j'ai faute. 



RAZ 

RAZA., .f.yi, race. 

Voyez Matàhs, Orig. de la Len^. 

esp., t. II, p. a 53. 

Lo corot G. voR roiinda, t^KXK lei»l. 
AoiRâJitie Gérard de RoMSiUon, fol. 66. 
1^ oonale Gérard tous mande , race loyale. 

c*T. Rassa. b§p. Raza. port Raca. it. Ratza. 
RAZIM, HASIM, RAZAIN , S. m,, lat. RA- 

cwMÊts; raisin. 

Ja non creîryi, qm qoe m'o jnr. 
Que vins noa esca «le razim. 

Mabcaqrvs : Bel ni' es qoant. 
Jamaù je ne croirti , qui que ce soit qui me le 
jare, que rîn ne sorte pts de raisin. 

Seniblon razaivx preias en troiU. 

Lautklm : Lanfran qu' ill. 
Semblent raisins pressa en treuil. 

Lo qnînlal de rastwk seca. 

Cartutaire de Montpellier j fol. ii6. 
Le qaialal de raisins secs. 

cat. Rnhim. Ksp. PORT. Raehno, it. Racemo 

2. Razimet, .f. m. dîm,, petit raisin. 

Pcr soin ftel rani met tal espîga 
Que rcsembla oa raztmit. 
D«rla RAZIMKT9 de 1* avaîsa. 

Dkudes de Prapcs , ^uz. cass. 
A,n aoiamet du rameau met tel rpi qui rcs-temlile 
•■ petit raisin. 
Des petits raisins d'avaiste. 

cat. Rahimet. isp. Racimito, 

3. Razimar, v,t produire des raisins. 

De bona vit, qaan raxim a , 
Ura boni aiiiar son raziiu. 

Gavavdah ls Vieux : Lo vers deg. 
De Itoone rigne , quàod elle produit des raisins, 
on doit atimcr son raisin. 

— Vendanger. 

E?l çnartB qn' estai aotis lo banc, 
Qq* après los antres, raxima. 

Gf aauD BB Calausov ; Sitôt l' anra. 
Et le gonjat qui se lient aons le banc, qui, après 
1rs antres , ^vendam^e. 

Rabimar... las vinbaa. 
Tit. dit ZT« siècle, entre les seigneurs et les ha- 
bitants de La Roche, 
Vendanger... les Tignas. 

ISP. Raeimar. 



RAZ 5i 

RAZO, raso, ratio, raxio, s./., lat. 
RATIO , raison , sens, bon sens. 
Voyez Ihre, Diss. ait., p. a43. 

Raeos destrai , razos bat , razos pen , 
Per qoe val pane razos ses cbauzîmen. 
Poirs DE Capdueil : Us guais. 
Raison détruit „ raison liât , raison pend , c'csl 
pourquoi vaut peu raison sans égard. 

En «yials gens es noria razos, c vîvon coma 
hestia. 

f^^etf^ert., to\.3i. 

En de telles gens est morte raison, et elles vivent 
comme béte. 

— A^îs, motif, opportunité. 

Ges d* aîials razos 
No .non li drnt al coni'eusar. 
T. DE Marie de Vektadovr et de Gdi o'Uisei. ; 

Gui. 
Point de tels avis ne sont les amanls au oom- 
menccr. 

Respondfz mi par cal razon. 
T. DE B. DE Ventadour ET DE Peybols : Peiruls. 
Répondei-moi par quel motif. 

Loc. Don ex passem lay, qoe temps e raxos es. 

K. Gaucelm : Qui vol a ver. 
Donc passons la , vu qu'il est temps et opportunité. 

Ar chant roarriu, et ay en ben RAro; 
B. Garzonel : S' ieu anc. 
Maintenant je cbanle marri , et j'en ai Lien raison. 

— Raisonnement , argument , pour- 
parler. 

Lo Dalfina si reapondet al rei Ri<;bart, en 
nn aotre sirventes, a total las razos qo' En 
Riebartz el avia razonal. 

y. de Richard, roi cP Angleterre. 

Le Daniïliin ainsi répondit au roi Richard , dans 
un autre sirvente, à tonales arguments que le sei- 
gneur Richard lui avait exposés. 

De totas aqnestas razons fetz Eh Bertrans 
de Bom lo sirventea. 

f^t de Bertrand de Bom. 

De tous ces arguments fit le seigneur Bertrand dr 
Bom le sirvenle. 

— Sujet, en parlant d'une composition 
littéraire. 

Ssp la RAZO e *1 vers lassar e ftîre 
Si' qoe antr'am no Vèn pot nn moi iiflire. 
Marcabrvs : Auiats de ehan. 



5î 



RAZ 



Il tait U sujet et U vert eotraUcçr et faire de 
telle aorte «{o'aatre homme ne lui cd peat un mot 
retirer. 

— Propos , parole , langage. 

lea n' aia tôt lo pro 
Et el U belha razo. 

B. DE YKNTADota : AcoMellaU. 
Que j'en aie tout le profit et lui le beau langage. 

Per qoe belha razos cara 

Se peri. 

P. Vidal: Sitôt r aura. 
C'ett pourquoi beau langage pr^ienx se perd. 

— Calcul y combinaison. 

Segon la Wiktov dels agart. 

y. de Bertrand de Born. 
Selon le calcul des augures. 

•*«• Justice, légalité, garantie. 
Pero be aai qqe dregz ea e razos 
Qae aelb qa* es francx, arooros e plaseos 
Sîa plus brada d' antr* om e plot felos , 
Qaan no li val mei'ces nî chaasimens. 
PoMS OR Capduril : LeiaU amicx. 
Pourtant je sais bien que droit est et Justice qae 
celqi qui est franc , amoureux et provenant aoit plus 
ni^a qu'antre bomme et plus courrouce , quand ne 
lui vaut merci ni égard. 

De tofas es aebrada raeos. 
Si el non a singnlar razoh. 

Trad. du Code de Justinien, fol. i8 et 19. 
De toutes est séparée raison. 
S'il n'a pas particulière garantie, 

toc, lea Tos man e na rccort 

Qae vos deiats rasos rendre. 

B. Zoaai : L' antr' ier quant. 
# Je vous mande et tous rappdle que vous dévies 
rendre raison, 

lea vos farai raeo e dreg. 

Trad, de VÉiHing, de VBnfance. 
Je vous ferai raison et droit. 

Adv, cotnp, Fresqn' e vernienb' a razo. 

Grarbt : Fin prêta. 
Fraicbe et vermeille à plaisir. 

De voe voeill qae m retpondas 
S* o sabcs A RAso. 
T.'D'AiXEai ET DE Pierre du Puy : Peire del. 
De vous je veux qae vous me répond ic» sî vous 
\e savez à propos, 

A RASOif de .IX. florins pcr mafc. 

Règ. des Etats de Pi-vvenrCj i'\f^i. 
A rnisnn dr neuf florins par orarc. 



RAZ 

Atressi ooni per fargoar 
Es bom fabres prr raso. 

. P. Caboiital : Atressi. 
Pareillement comme pour forger on est forgeron 
nécessairement. 

En aissi très jotos paisef z lo 
Non a esple , mai rER razo. 

Deudes de Pzades y Au», cass. 

Par ainsi trois jours nourrissez-le non avec excès , 
mais raisonnablement. 

Eron ecn per pn per razo. 
B ANBAUO DE Vaquriras : Settber marques. 
Us étaient eent pour un compte fait. 

Voyez Rendee. 

— Ration , portion , part. 

Aysso es la lleara e la ratio qae Dieas dona 
per cascon jorn a sos canorgaes. 

f^.e//'«r«„fol.43. 

Ceci est la livraison et la ration que Dieu donne 
pour chaque jour è ses chanoines. 

Tolgron lor la razioh. 

Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 19. 
Leur ôlèrent la ration, 

CAT. Bahô, Rsp. Auoit. port. Raxào, it. Ra- 

n, Razovansa , s» /,, observation , re- 
montrance, réprimande. 
Dona den a aotra hr razosahsa. 

R. JoRDAH f VICOMTE DE SAlMT-ARTOHIlf : !No 

puesc. 
Dame doit k une autre faire observation. 

3. Razonamen, rezonamen, s, m,, rai- 
sonnement. 

Non avetz ges de bon rabohameit. 
Gvi d'Uisel : Be feira. 
Vous n'avet point de bon raisonnemenL 

Grans roestiers m* es REzoNAMBirs. 
Raimohd de Mis aval : Grans. 
Grand besoin m'est (me lait) raisonnement. 

— Reproche , réprimande, observation. 
S' ien per ao vaelb far razonahru 
a las doninas. 

R. JORDAH f VICOMTE BI SaUTT-AmTORIII : fio 

puesc. 
Si pour cela je veux faire nTirirMirmle aux dames. 

/MIC r,\T. Rahonament\ rsp. Razontuniento. 
PORT. RnzoOmento. it. Ra^ionamrnto, 



RAZ 

4- RaZOHAIRS, RAZ09AD0B y S. M,, taî- 

sonneur, argumeouitear, disculeur. 

GniUem, de la yojtîra razo 
No yneill esser r^zomair^- 
T. DE Blacas et de Guillaume de 6aint-G«b- 

OORI : Senher. 
Gui H a mn e , de votre argameat je oe veux pas 
ctfc discatetw» 

li ad^ocat , ao aoD 11 aAC»ADO& del plaît , 
non podoQ finr garaocia. 

Trad. du Codé de JusUnUn^ toi, aV. 

L«i avocats , ce sont les argumentaUurt da plaid , 
ne pcavent porter ttooigo^e. 

ESP. Rn we ma dor. rr. BagiwuUore, 

5. Razovablb, adj',, lat. rationabile/h, 
raisonnable. 

Mai qoenegimaa crcataraa razovablas. 

Liv. de Sjrdract fol. lo. 
PIbs que nulles créatures raisonnable» 

Per canaa razoharla. 

F.ett^ert.j, fol. ao. 
Poor cansa raiiommabU, 

Orne cm de ^ran bontal , 
Razovabui de Teritaf. ' 

y. de S. AlexU. 
Il était hoasme de gnade bonté', raisonnable en 
vérîtë. • 

CAT. Bahonoble. esp. Batonable. pobt. Razo~ 
mttpel, razoa»ei, rasoavel, it. Bazionabiîe, 

6. RAZOHA&y RA80HAA, V., lat. RATIOC/- 

9Kwi, raisonner, expliquer, exposer, 
interpréter, ai^umenter. 

Perdîgons, en fol razovatz. 
T. DE G. Faidit et de Perdigom : Perdigons. 

Ptordigons , en fou vous raisonne^' 
No m* en paeac razon ar , 
E aai que no m' es gen. 

PoNB DE Capdubil : Qui per nesci. 

Je aa m'en puis raisonner, et je sais qu'il ne 
n'est pas gentil. 

Que degnca snfrir qne lî yengnea denan ra- 
losAR la aoR raxo. 

y. de Pons de Capdueil. 

Qn'dla dut soufirir qu'il lui vtot devant expli- 
qutr la sienne raison. 

Si* ades tolz pesaeîalz , 

Qae sol no*l laîssetz razomar. 

R. ViDAf. DL BEXArDUN : Uoas notas. 



RAZ 



Si 



Qu'il soit incessamment tout rais en pièces , que 
seulement vous ne le latSstcs argumenter. 

— Vanter, prôner, célébrer. 

Mon senher lo marques 
Que qnascos razoiya. 

FoLQVET DE BoMAHS : Far vuelli. 
Mou seigneur 1» marquis que cliacau vanU» 

Qoals RAsovATZ ni teoelz per ploa proi? 

T. DE BÀIMOND de HiBAVAL E.T DE BeRTRAVO : 

Bettran. 
Quels ^r^Aejs-vous et tenea-vous pour plus preux 7 

— Justifier, disculper. 

Felz ana mesprelsoa don hoin no *1 deu ra- 

bohar. 

y. de Bertrand de Born. 

Il fit une tromperie dont on ne le doit pas jus- 
tifier. 

No a' en podon razonar. 

y. et yen., fol. i5. 
Ne s'en peuvent pas Justifier. 

Hoga la RAsoxA , qne V avia acensada. 

y. de S. Honorât. 
fluga la disculpe, qui l'avait aocns^. 

Manta gêna me mal raeoua, 
Qnar iea non. chan ploa aoven. 

Petbolb : Manta gens.' 
Mainte gent me justifie mal , parce que je né 
chante pas plus souvent 

— filàmer, accuser, réprimander, mé- 

. dire. 

Cl mon, domna non razom ni n* apelh. 
Beeteaito de Boair .* Quan la novelb. 

Au monde , dame je ae blâme ni ne dénonce. 
Qaascas bom dea razonar son faire. 

R. JORDAJI, -VICOMTE DR SaIMT-AHTOIHM : I^O 

pueac. 

Cluque homme doit réprimander son frère. 

Vos, cortes, qae analz 
Per cortz, m'en razonatz. 

Pierre de la Mula : D«U joglars. 
Vous y courtois , qui ailes par li*s cours , vous 
m'en blâmes. 

Aitala reia den portar croz e corona 
De part son avi, don tôt lo mon razora. 
GisAUD DU Luc : Gcs sitôt. 
Tel roi doit porter croix et couronne de part son 
aïeul , dont lout le monde médit. 



— Avouer. 



Lcu troba pcrdos, 



54 



RAZ 



Qaî gen sos tortz ii4zoi«a. { 

GCBMOIIDE DE MoK TPELLIER : GrtU m' Ci. •' 

Bientôt trouve pai-don , i|ui geotiment ses torts 
avoue. 

Part. prés. Albert, no soi per «ver razonaire, 
Mhs per les bes que i veî soi razoiî ans. 
T. d'Albert ET du Moine : Monges. 
Albert f je ne suit pas pour argent raisonneur, 
mais pour les biens que j'y vois je suis raisonnant. 

Part. pas. Car ai fa falhixo, 

Ja non er razomatx. 

G. BiQUIER : Al raieu serablan. 
Car s*il fuit faute, jamais il ne %en justifié. 

On inays V en a entervada , 
Ades plaa fort V a razorada. 

y. de S. Honorât . 
Où plot il l'en a interrogée , toujours plus fort 
il l'a blâmée* 

ctT. Bahonar. r»p. Rasonar. port. RoMoar. 
iT. Bagionare. 

7. RaZONABLAMCHT , RASONABLAMEN , 

a A ZONA BLAME If S, aciv, , raisonnable- 
ment. 
Per dialectica sai molt razohablamrnx 
Apaosar e res)>ondre, e faUar argniuenz. 
Pierre de Corbiac : El nom de. 
Par dialectique je sais moult raisonnablement 
capoaer et répondre , et fausser argtimenls. 

Lo juraïuen si den entendre rasojcablamw. ; 

jirbrede Batalhas, fol. io4* 
Le serment te doit entendre raisonnablement. 

TA T. Bahanablement. rsp. Razonablemente. 
PORT. Bazoavelntente. Tv.Bagionevolmente, 
ragionevolemente. 

8. Rationatio, a./., ratiocina tion, figure 

(le rhétorique, 

Ratioiî ATfo , es cant hom demanda razo a 

se meteysh. 

Leiys d*amor$,io\. \\i. 

Ratiocination, c'est quand on demande raison à 
soi-même. 



(). RACIONALy RATIONAL, adj\ , lat. BA- 

TioNALiVy rationnel, raisonnable. 
Tolc far, per bontat para , 
Hatiohal creatara. 

Brev. d^amor^ fol. 17. 
Il Toulul faire, par bonté pure, raisnnnnhfr 
ïfi'alnre. 



RAZ 

Las antras ratiqhals, si euro si, etc. 

Gramm. proi'enç. 
Les autres rationnelles, ainsi comme si , etc. 

Las causas sosniezas a libéral arbitre, mm 
so nostras cogitacios, o raciouals operacirts. 
Elue, de las propr., fol. 1 1. 

Les choses soumises k libéral arbitre , comme 
sont itos pensées , ou rationnelles opérations. 
CAT. ESP. PORT. Bacional. it. Rationah. 

10. RACIOClNACIO,J./,lat. RATIOCINATIO, 

raisonnement, argument. 
Per qae panses aqnella raciociiyacio e régla. 

Trad. d'jilhucasis, fol.4»- 
Pour que lu poses ce raisonnement et règ^e. 

CAT. Bociocinaciô. rsp. Bactoeinaeion. port. 
Baciocinacào* 

11. Abbazo, abbason, s* f» » raison, 

motif, cause. 
Per ARRAzo del matrimoni. 

CoHt. de Condom. 
Par raison du mariage. 

Per ARRASOK de las eansas des.sns dictas. 

Tit. de i33o , Bardeaux. Cab. Monleil. 
Par raison des causes dessus dites. 

— Tenson , dialogue. 

Non Talon re 4K>blas ni arrazos 

Ni sirventes. 

G. Magret .* Non v.tlon. 

Ne Talent rien couplets ni tensons ni sirrentos. 

12. Arbazuivar, V., interpeller, requérir. 
Vespazian , Sesar eniperaîre, abrazonkt lo , c 

dis li. 
Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 8 bis. 
Vespasien, César empereur, Vinterpella, et lui dit. 

El temps qa*om pins d*aroar las arrazoita. 
Baimottd de Miratal : Aroors me fai. 
An temps que plus d'aimer on les requiert. 

ANC. VR. Quant tait fnrenl assamblé, elle les 
araisonna 
Chr. (le Fr. Rec. des Hist. de Fr., t. Ilf, p. 266. 
Or me commença icelle à arraisonner, 
OEuifres d*j4lain Chartier, p. 366. 
Lors a aresonné le roi. 

Roman du Renart, t. f , p. i\^. 
Je Var/iisonne, elle plainct et regreffe. 

Cl. Marot, t. Il , p. 4«ifi. 
Awc. CAT. /4rrahonar. port. /4rrasoar. 

i3, Dksrazo, s. f. , (téi^aison. 



RE 

Prr €|oe no in pUls que nolba dksrasos 
Vos pUsAe en mi, qnar no os ser* honranu. 

G. PiEiiE DE Gaxals : Be m pUgr* ueymau. 
C*est pourquoi il ne me plaSt pas que nalle dirai' 

ion voiu plaise en moi, car (ce) ne tous serait pas 

honnaur. 

Aàv. eomp. Mi Tes tort a dbskaeo. 

G\CBEBT, MO^rE DE POICIBOT : UnS jois. 

Me fit tort à déraison (mal i propos). 
iT. Disrtigione. 

i.'i. EicttAzoNAH, V., raisonner, on fi oc- 
tnner, entretenir, questionner, in- 
struire. 

Ccl qa' a bon cor de dorona amar, 
£ la ▼«! soven cortezar, 
E non TaoEa ehrazouar, 
Fri^neires es espaventatz. 
Un TBOVBAnoua amohtme : Domna tm. 
Celui qui a lion oieur de dame aimer, et Ta sou- 
Trnt la eoartiser, et ne l'ose questionner j est amant 
timide cfirajé. 

Part, pas. Estrazohatz e genr parlans. 

Brev.d'amor, fol. 2. 
Endoctriné et genlîmeol parlant. 

Su^. Ab loa joins dea hom eaaer jaasens, 
E gen parlans ah los knraeoh ate. 
H. lÎRVffET : Cuendas raios. 
Avec les joyeux on doit être gai , et gentiment 
pwlant avec les instruits. 

CAT. Emrakonar. 
l5. lumATIONAl*, adj\f lat. IBEATIONAlif, 

irrationnel, inraisonnabie. 

A canza irratioval, so es a cansa no ra- 

lonabla. 

Le/s d'amors, fol. 59. 

A cboae irrationnelle, c'estfè-dire à chose non rai- 
sonnable. 

CAT. isr. FORT. Irracianal, it. Irrationaie. 

RE, s.f., lat. Bw, chose. 
El mon non es mas nna res 
Per qnMen gran joy pogacs a ver. 

B. DE Vehtadour .' Bels m'es. 
An uMMide il n'est qu'une chose par quoi grand 
plaisir je pusse a%oir. 

— Objet, personne. 

Franca rbs de bon aire , 
Soffrefz qn*îe ns bais los gnans. 

GUILL^I'UCE DE CABESTAlHa : Lo dous COSiirc 



IV E 



55 



Franc objet débonnaire souffres que je vouit liaise 
les gants • 

Van qao fai res penssiva. 

Bambacd d'Oranoe : Un vers Tarai. 

» 

Je vais comme fait personne pensive. 

Airr.. FR. Ûr nus esiuet fere ane rien. 

Marie de France , t. f , p. 390. 
C'est la riens qne plas desirroie. 
Noui*, rec. defabL et cont. ane., 1. 1, p, iJ\à. 

Une pacele vint ci, H pins bêle riens du 
monde. 

Fabl. et cont. ane, t. 1 , p. 402. 
Si la creins Dien, si te creindront toutes 
les riens qui te verront. 

J0111VILLE4 p. 3. 

AKC. IT. Verrane 

AlcQDa rem che stato mî darane. 

Barberini , Docttm. d*amore, p. 219. 

Voyez Vida. 

— Subst, masc. Rien, quelque chose. 

Si ns plagaes qn' îen agnes rkn de vos. 
Arr AUO DE Mabveil : Aiui cum selk. 
S'il vous plaisait que j'eusse rien de vous. 

Es ben paisnis de inanna 
Qni de s'amor rem guazanba. 

G. jRuDEL : Qnan lo rius. 
£st Lien repu de manne qui de son amour quel- 
que chose gagne. 

toc. Sol d*aitan, non de rem al. 

AiMERl DE Peguilaim .' Pus ma beiba. 
Seulement d'autant , non de rien autre. 

SMea rev ben fasia graxit. 

G. Faidit : Mais ai. 
Si quelque chose de bien je faisais agréé. 

S' anzes mon voler 
Dir a ren que sla ! 

Petrols : Qùoras que. 
Si j'osais mon vouloir dire à rien qui soit ! 

El coms no dîlz paraôla a rb nascnt- 

Roman de Gérard de Hossillon , fol. 5o. 
Le comte no dit parole i que/que chose né (qui 
que ce soit). 

— Précédé d'tine négation il signifiait 

n tille chose. 
Negns non sap a sos ops re. 

Pons de GaFDVEIL : Aissi cum sel. 
IJiuX ne sait rien à ses besoins (convenablement ). 

No siatB espaventatz nî aialz paor de rf. 

Philomena. 
N«.' ioyea épouvanté ni n'ayes peur de rien. 



56 



RE 



— Àdverb. Un peu, un tant soit peu. 
Pas malgrat si ea Tam, per qne m fai miltraire , 
S'ilh m'ames be , pcnsatz s* iea Tamea gaire! 

Guillaume de SAiKT*DXDiEa : El mon non. 
Puisque malgré soi je l'aime , par quoi elle me 
fait languir, si elle m'aim&t un peu, penses si je 
l'aimasse guère .' 

— Pas, point, nullement. 

Rss no saî on lo m* an sercar. 

AuGiEBS : Grana peaansa. 
Point je ne sais où je le m'aille cbercber. 

A cela qoe no sabon ee 
Com vos est desconoiascns. 
Dirai vostra captenensa. 
Gaubeet, xoilfE DE PuiciBOT : Una grans. 
A ceux qui ne sarent pas comme tous êtes in- 
grat f je dirai votre conduite. 

Adi^. comp, Lî faria grak re de be. 

Philomera. 
Lui ferait beaucoup de bien. 

Voyez Oean. 

Tcn no ylh ai forfag patjc hi re. 

GiRAUD DE BoRVEiL : M'amiga. 
Je ne lui ai forfait péti ni beaucoup, 

Ja ^ezamar no ns proiria per re. 

Beiehge^ de Palasol : Bona domna. 
Jamais roos desaimer je ne pourrais pour rien 
( aucunement ). 

Non la paesc pea reh ni saî 
Detaroar per reguma re. 

Berenger de Palasol : Mais ai dr. 
Je ne la puis pour rien ni xie sais la dësaimer 
pour nulle chose (aucunement). 

D'aqno no qnal qne s* en parle plus en res 

nt PER RES. 

Chronique des Albigeois , col. 9. 
De cela il ne faut qu'il s'en parle plus en rifn ni 
pour rien. 

D'amor non deî dire mas be, 
Qqar no n*ai ni pstzt vi re. 

Le comte de Poitiees : Pus rcsem. 
D'amour je ne dois dire que'bien , car je n'en ai 
ni peu ni- beaucoup. 

ANC. CAT. Ren. cat. Mon. Re, res. 

» 

2. NoHRE , S. m4, non rien , néant. 
Fes e creet de novre 
Tôt qnan eu est mon es de be. 

Brew, d'amor, fol. 4. 
Fit el créa de néani tout ce qui daus ce monde est 
de bien.. 



RE 

Tenc so a nos res. 

_ . , Philomena. 

Je tiens cela i néant. 

CAT. Eli portara a non res loa trîbnladors 
nostres... e yo a non res son tornat. 

Trad. catal. du Psautier, ps. Sq el 62. 

^. GAVKEv^adif., beaucoup. 

Fenhon s'en ganreit que son malyatx. 
P. Cabdikal : Tots lo mons. 
S'en feignent beaucoup qui sont mdcfiantf. 
Don se sabran de] passar eacondire 
Gakrck d*aqaelhs. 

R. Gaucelm : Qni toI aver. 
Dont se sauront excuser de passer beaucoup de 
ceux-là. 

GANREif de pellegrin venîan per los miracles. 

f^, de S. Honorât. 
Beaucoup de pèlerins Tenaient à cause des mi- 
racles. 

/|. Gaire, cuaiiie, adtf,, guère, guères, 
beaucoup. 

S* ilb m' araes re, pensatz s' ien 1* âmes gaire! 
Guillaume de Saivt-Didies : El mon non. 
Si elle m'aim&t un peu , penses si je l'aimasse 
guère! 

Chantars no pot p.uaire valer 
Si d* îns del cor no moT lo chans. 

B. DE Ventadour : Chanurs. 
Le chanter ne peut guère valoir si dé dedans Ir 
cœur ne ment le cliant. 
iT. Guari. 

5. Real, adj,, lat. nzjuJs, réel. 
Hairem doas maneras de gendre-, gendre 

REAT. e vocal. 

Lejrs d'amors, fol. âo. 
Nous avons deux manières do genre, genre réel 
et vocal. 

— Terme de jurisprudence. 

Totas aqnestas accîos rrals e personal.<i. 

Tif. de 1345. Arch. du Roy., J. 323. 
Toutes ces actions réelles et personnelles. 
CAT. ESP. PORT. Reai. rr. Reaie. 

6. Realmens, ad(f,, réellemenf. 
RBAX.MEVS receupnt. 

TU. de 1428-9. Hist. de Ntmes, t. III , pr., p. 228. 

Réellement reçu. 
A!fc. FR. Recae... réaiment en présence da 
notaire. 

Joyeuseles , Facéties, etc., p. 2. 
CAT. Reaiment, esp. port. it. Realmente. 



REC 

REBOLTAR, v,, repousser, réprimer. 
Pmtt. p€u. La ententios et hk»oi.tada ireyre, 
euit bom , en so qoe fay de be , enten son 
piopri profi^. 

L'iateatiOD ml repoussée Attikn^tj^axaA Pbomroe, 
en et qa'il fait de bien , entend ion propre profil. 

Ud autre maDuscrit porte ukpoktada . 
iT. Rihaitare. 

R£BO?^DR£ 9 V. , rejeter, repousser. 
y<M cofonda 

E aa REBOKDA 

Sclh qui '1 mon governa. 

Gataudav le Visijx : Ans «pian. 
Yona confonde et vous rejette ceint qui le monde 
fonTcme. 

Mercea non ansa parer 

En )oc, qaar qnascas la &EBOff. 

P. CAEimiAL : Sitôt non. 
Merci n'ose pafahre en Heo (nolle part) , car cha* 
cou la repousse. 

REBUZAR , V. , radoter. 
El comtaaa m'en cbaatia... , 
Qœ diti qne vos rebuzas. 

Garins o'ÀPCHisa : G>Riinal. 
Et la coeatesse m'en châtie... , vu qu'elle dit que 
▼ons Fodlofea. 

D* omea'aai qo^ a Tan bebvzav , 
Qne aon'amics bon e cortes. 
B. CABBOsrKi. DE Mabseille , Coblas esparsas. 
Je mi» des hommes qui se vont radotant, qui 
sont aasis bons et loyaux. 

ParLpms. Creia^la malveatatx, 

£1*18 baros rbbuzatx... 
Talor menon derreira. 
B. SiCABS DE Mabjevols : Ab grcu. 
Croit la méchanceté, et les barons devenus rado- 
teurs»., valeur minent derrière. 

a. Rkbvzo, s./., radotemenl. 
Jd^. eomp. A REBUBoa fant li brîc lor afTaîi'e. 

Mabgasbtjs : Aubts de. 
Jvee rudoiement font les fripons leur affiiire. 

RECEin", adj\, lai. RKCENf, récent, 
frais, nouveau. 
Sobre la plagoa , sî es récent. 

Trud. d^Albucusis , fol. 4 1 • 
Sw la plaie , si elle est récente. 
CIT. lUeent. bsp. Badente, port. it. Récente. 

IV. . 



REC 57 

RECHIGNAR, bechinhae, v., rechi- 
gner. 

Sai baisa e lai rechi^ba. 

HabcaBROS : Dirai vos. 
Ici il baise et U il rechigne. 

Fig. Ab un torndamen 

On RECHXGHET, can mos amicx fbgî. 
P. Durand : Mi dons. 
Avec un tournoi où je rechignai, quand mon 
ami fuit. 

Substandv. Ni'l RscniGirAR, ean ri. 

P. Dubaho : Mi dons. 
Ifi le rechigner, quand il rit. 

Esr. Rechinar, it. Ringhiare. 

2. Reganbar, V,, rechigner, montrer 
les dents. 

Sembla mala ean regasha. 
Guillaume de Berguedan : Un trichatre. 
Ressemble k mule quand elle rechigne. 

Fig. No m platz bar qne m regaith. 

P. Vidal : Neu ni gel. 
Ve me plait pas baron qui me rechigne. 

— Être âpre , rude , raboteux. 
Part, pas. Non a mais la pel e l'os 

EHs genoila regamatz e gros. 
Roman de Jaujre, fol. 60. 
N'a que la peau et les os et les genoux nUmtettjr 
et gros.; 

arc. vr. Denz rtguigner, bras degeter. 

Roman de Rou, v. 588* 

CAT. Regunjrar. 

RECIPROC, adj., réciproque. 

Donatio beciproca. 

Fois de Béarn, p. 1087. 
Donation réciproque. 

RËCRËIRE, V., recroire, lasser, fati- 
guer, décourager, se décourager, dé- 
laisser, dédaigner. 
Tro qae ve a tôt defalbir e d*el recrrtrk. 

F. et Kert., {o\. i3. 
Jusqu'à ce qu'il vient à tout défaillir et de le 
lasser. 

Be fis dio qne tal ira m* en caelb, 
Qae per pane de joy no m rscre. 

B. DE Vehtadoub : Quan par la. 

Bien je vous dis que tel chagrin j'en cueille , qne 
peu s'en faut que de joie je ne me décourage. 

8 



RED 

Tolon lo segle niDOirv 

G. ÂirCLiER DE TouLOLSE : Ara Tarai. 
Ils leulent le siècle rond (tout entier). 
Aé/v. cmnp. On pur la crose la flors en redoh . 

P. Caedihal : Tos temps. 
Où parait la croix et la fleur en rond. 

Es faha ex redok en gnîsa d*ana poma. 

Liv. d* Sj^drac, fol. 63. 

YM. fait en rond en guise d'une pomme. 

C*oin vos rase e tonda 

Eir &1DOII. 

SORDEL : Kon puesc mudar. 

<^'oii vous rase cl tonde en rond. 

Trazon ing lî gcnb a la redokoa. 

Rambàud de Vaqveieas : Truan mala. 
Tirent tous lea engins à la ronde» 

ASC. FA. E fiert nn antre 9or aon elme reon. 
Romande Gérard de Vienne , v. i^%. 
A an escn roimt. 
Chr. de Fr., Rec. des Bist. deVr.,i. 111, p. 3o3. 

Pierres groasea et roondes. 
Chr. de Fr., itec. des Hist. de Fr., t. V, p. 294. 
Qnî cercfaeroit à la rionde. 

Koman du Renart , t. III , p. 31 • 

CAT. Redà, roda, sar. port. Redondo. it» Ro' 
tondo, rieondo, 

2. Redohdkt, adj, dim» , rondeler. 

Es panca e redoitdrta. 

DeUDES de PaADES , ÂUM. ca$s. 
Est petite et rondelette. 
EST. Redondete. port. Redondilho, it. Riton^ 
detto. 

3. ReDOKDEZA, RKD€NDEZAy BEDONEZA , 

S./., rondeur. 

Per la amnoxoRSA e la grandesa del mon. 
De terra e de sa redovdeza. 

X(V. de Sjrdrac, fol. i et 48. 
Pte la rondeur et l'étendue du monde. 
De la terre et de sa rondeur. 
Graniaaa... prend reduhdeea. 

Elue, de las propr., fol. 137. 
La grêle... prend rondeur. 
La RE douez A de la terra. 

Trad. de VEpU. de S. Paul aux Hébreux. 
La roitdeur de îa terre. 
ABC. ESP. Conqnisto 

La tierra , y sojazgo 
Sa rondeza. 

Santillaka : Proverbios. 
( iT. Rodonesa. s&p. mod. Redondcz. port. 
Rcdondeza. it. Rotondezza, ritondezza. 



RED 59 

4. Rrdondamens, adv.y roudemcnt, en 

rond. 

Engalar ab figora fâcha rrogit dam bits. 
Pierre de Gorbiac : El nom de. 
Egaler avec figure faite en rond. 

CAT. Rodonament. mn. port. Redondamentc. 
IT. Ritondamente. 

5. ROTONDITAT, S.f,, lat. ROTORDITA- 

Tem, rotondité, rondeur. 

Rach ha en ai lominositat... rotcxtoitat. 

Elue, de las propr. , foI« 120. 
Rayon a en soi luminosité'... rvtondité. 

ESP. Rviuntb'dat. port. Rotundidade, it. Ro- 
tondità, rotonditate, roumditade, ritondità, 
ritondiuUe, ritonditade. 

6. AnonDAR, V., embrasser, environner. 

Cel Dea vos sal qnî tôt lo mon aroxtda. 
T. d'un anonyme et d'ure hirondelle : Aroodeta. 
Ce Dieu vous sauve qui tout le monde embrasse. 

7. AaKDOivoiR, V,, arrondir. 

En Taire si conanmis, 
Ë consamen s* are don dis. 

Brev. d'amor, fol. 43. 
En l'air elle se consume , et en se consumant s'ar- 
rondit. 

CAT. Arrodonir» 

8. Roda, s,f,, lat. rota, roue. 

Col molinz qn' a roda de latz , 
Qoe s mov tôt jom e no vaî re. 
T. d'Aimeri et d'Albert : .\mtcx N Albert. 
Gomme le moulin qui a roue de côte , qui se meut 
toujours et n'avance point. 

Fig. Fortnna es apellada lo cors e la roda 
d'aqnest mnn. 

y. et Fert., fol. 9. 
La Fortune est appelée le cours et la roue de ce 
monde. 

— Instrument d'astronomie. 

Aoras denau te la roda d*aastronomia. 
Liff. de Sydrac, fol. i38. 
Tu auias devant toi U roue d*astronomie. 

— Bois, fourré, touffe, bouquet. 
Erisso a tal natura, qne se met en las grans 

baltas et en las grans rodas d'espinas que 
no M puesca hoin penie. 

Naturas d'nlcunns bestias. 



REF 

DcToa ftOTiiAft en aîchi ood dénis escrig, 
de .T. em .t. 

CartmUin de Momtp9lUtr, fol. 4$. 
DiMTetit ««ter par ainsi comoM dsMtts écrit , de 
ciaq en cinq. 

CAT. Rotoilar, mp. Roilar, poet. Rolar. it. 
Rotolare, 

l6. ROLLK, mOTLK, KUTLV, S, m». Ut. 

AOTiCLir^^ r6Le» écrit. 

A San Denis , e Franss , fo lo rolli trobeli. 

Roman de Fierabms, v. 35. 
à .SainNlTianis , «n France , fut le rôle tromTé. 
KoTAWi dtiiPi dits legUs e paUicats. 
Tit. de 1378. Hist, de Languedoc , t. IV, pr., 

col. 356. 
Jttffas dsiUM dîu Itts et pnUiét. 

Fer inspection dels botlxs de nostra cnn- 



Pnv. corne, par loi R. d^ÀngL, p. 40. 
Phr inspection des rôlee de notre chancellori». 

— Rouleau. 

Tela qne ain eap e coha , qoe se meta en 



Cartulaire de Montpellier, fol. 39. 
Toile qni ait chef et quene , qai «c mette en 



17. RuTxo, RUTLON, 1. m., roulcAu , 
tuyau creux où Tou introduisait les 
soffraçes. 

Sera donat a cascon dels dits cinq , .1. eitt- 
lov... e aqael qne... an ta aqael atnxoK en lo 
cal sera la carta escrichs , sia entendnt cosol 

de mar. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 4o. 
Il ecn donntf à cbacnn deedits cinq, un rouleau... 
et qne celni qni... anin ce rouleau dam lequel sera 
le papier écrit, mit entendu eonsal de mer. 

— Vote. 

Qne canibiadors aion .x. botIiOs per dos 
coaols» et d'aqnek .x. eutlos donon cascon 
sn a pebriers .1. eutlov. 

Cariulmire de Montpellier, fol. 45. 
Qan les efanageors aient dix ^votes pour deux 
conenls , et qoe de œs dix «ois» ils donnent chaque 
an k poi v ri er s un rote. 

CAT. RoiOa. ISP. Rollo, poet. Rolo. it. Rotolo, 
rmotolo» 

REF, /./•> ^^^9 ^T\G de maladie des 
oiseaux de proie. 



REF 61 

Apres febres solon aver 
Anaels grans mais per aonoalcr; 
Rip e tesga son li pejor, 
Qoar per ebp snefron tal dolor 
Al cap qn* el cap e *U oîlls Inr n*enflon. 
Dbooxs de Peabbs , Aum. caes* 
Après fièTres ont ooutnme d*srfoir les oiseaux 
grands maux par noochaloir; reftX teigne aont les 
pires, car par r^ils souffrent telle doulenr k la télé 
que la tête et les yeux leur en enflent. 

REFRIM y S. m., refrain , ramage. 

Ang d'aoaelhs chans e eepeims. 
Guillaume de Cabestaieg : Ar Tet qu'em. 
J'entends d'oiseaux chants et ramages. 

Per bmoill au lo obant e *1 a ara m. 

A. Dakibl : Chanson d'an. 
Par bois j'entends le chant et le refrain, 

— Bruissement y agitation, frémissement. 

Belh m* es qasn d* armas ang rkpkim. 
Guillaume de Montagnaocut : Belh m'es. 
Il m'est beau quand d'armes j'entends Xebruii- 
gement» 

E m plai AEPaixs dels penos. 

PiEKBB DE BEseKRAC : Bel n'ss canl. 
Et me platt le frémissement des étendards. 

a. Refbinhar, v., retentir, résonner, 

bruire, frémir. 
L'anra es doosana 
E RBram lo chan pds plais. 

B. Maetiii : Amardeg.. 
L'aure est douce cl le chant retentit dans les bois. 

Dons cbans... 

Qoe fai 1* aoxelet mennt , 

Don BEPKXNHOH lî batot. 

PiEiSE D*AuYEEGNE : Bel m' es. 
Doux chant... qne f«it l'oiselel menu , dont ré^ 
sonnent les sentiers. 

REFUT, RZFUi, S. m,, du lat. refv- 

rare, refus, répudiation, dédain. 

Lac. O si per sltrs m* avez en bepui. 

H. Catola : r?o m poc. 
Ou si pour antre vous m'aves en refus. 

Ges nostres Franoes no Us an mes en jtapvrx. 

Romwn de Fierabras , ▼. 5oB. 
Point nos Français ne les ont mis en dédain. 

Ans qne torn en oblida , 
Lo crims a Un corregot 
Qn'ilh es tornada en heput. 

Hugues de Saiht-Gyr : Longamcna. 



REG 

6. Regkbza, s. f,y roideur, tigidité) 
rigueur, 

Regbkza oove a arer en recost , e pietat eo 
apcrt. 

Trad, de Bide, fol. 8. 

Rigidité il convient d'avoir en secret, et piété 
OQTertefDent. 

CAT. Rigîdesa, port. Rijexa. xt. Rigidezut. 

7. AiLKDAR, v.^ roidir, empeser. 

£n looc d*aasberc fai camis* aridar. 
SoROEL : Le rcproviers. 
En place de baiUiert il fait cliemisc empeser. 

8. £^REGF.ziR , 17.» roidir. 

Part ^ pas. Tôt son cors shregezitz. 



REG 



63 



V. de S. Alexis. 



Tout son corps roidi. 



9. RicoROs, €idj,y lat. RiGOROStf^, ri- 
goureux, rigide, roide. 

Fars niGOROSA jaatîcia. 

Arbre de Batalkas, fol. x i3. 
Feca rigoureuse justice. 

Ea apelada rigoroxa qaar raays aspramen 
£er per la propînqailat qne han las dictios. 

Lejrs d*amors, fol. iio. 

EUe est appelée rigoureuse parce que plus rude- 
ment elle frappe par la proximité qaont les termes. 

CAT. Riguros. Bsp. RigorosOt riguroso. port. 
rr. Rigoroso, 

10. BiGuoR, S. /,, lat. RiGOR, rigueur, 
rigidité. 

Am RI6U0R et al mielha qoe poc. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. io3. 
Arec rigueur et au mieux qu'il put. 
CAT. ESP. PORT. Rigor. iT. Rigore. 

REGIR, V,, lat. regcr^, l'égir, gou- 
verner, conduire. 

Rey et imperador. 
Doc, comte e comtor 
E cavalUer ab lor 
Solon lo mon rigir. 

P. Cardinal : Li clerc. 
Rois et empereurs , ducs , comtes et comtors et 
cberaliers arec eux ont coutume de gouverner le 



£1 temps qnc lotcors santz régi a Y arcivescalx. 

y. de S. Honorât. 



Au temps que le saint personnage régissait l'ar- 
chevêché. 

— Terme de grammaire. 

Terbs qni vol rigir e no vol esser regitt.. 

Leys d'amors, ÙA. 43. 
Verbe qui veut régir ci ne veut être régi. 

Part. prés. Reis dels Roraas regrtts 
Lo règne de Castela , 
Tolet'e Compostela. 

Nat de Mons : Al hou rei. 
Roi des Romaim régissant le rojanme de Cas- 
tille , Tolède et Gompostelle. 

Fig. Natnra 

Regen tota créa tara. 

Brev. d^amor, fol. 3. 
La nature régissant tonte créature. 

Subst, Sian elegats .xi. bos et snffîciens mer- 
cadiers... liqnal sîan apellatz rbgehs, et... 
qa*els digs regbns, etc. 

Cartulaire de Montpellier, fol. aa6. 

Soient élus deux bons et suffisants marchands... 
lesquels soient appelés régents, et... que lesdits ;v- 
gents, etc. 

Part, pas, Per lor son regidas e principal - 
men governadas. 

Leys d'amors, fol. i3. 
Par elle sont régies et principalement gouvernées. 

CAT. ESP. PORT. Régir, it. Reggere.^ 

2. Reccio, s.f,, lat. RECTio, direclion. 
Pe es... necessari a bestias per movement 

e RECCIO e defensio. 

Elue, de las propr., fol. 61 . 
Pied est... nécessaire à bêtes pour mouvement ut 
direction et défense. 

3. Regire, regidor, s, m., régisseur, 
gouverneur, patron , commandant. 

Qae sia dons e aenher e rrgzre. 

P. Gardimal : Atresai cum. 
Qu*il soit maître et seigneur et régisseur. 

Qne Tbomas sîa lor regidor. 

Philohema. 
Que Thomas soit leur gouverneur. 

Coma son bornes de mar, qne , tantost co 
anzon la vos del regidor principal en la nan , 
corron, com belbagas de fuoc, per cordas e 
per albres a far aon mandamen. 

F. et rert.,M.5^. 

Comme sont hommes de mer, qni , aussitôt qu'iln 
entendent la voix du commandant principal sur le 



REG 

II. RSCLA, RKTGLA, S, f.^ Iftt. AKGttLA , 

règle, instrumenl qui sert à tracer 
une ligne drotte. 

ses BBGL* e Mil ligna. 
Rahbavb d'Okahgs : En aiul. 
rè%U et Mns ligae. 

fi^. Tôt o adordena a maaiA et a linha de 



V. et ymri., fol. 47* 
Toat oda il ordonne ^ règle et k ligne de raison. 

-^ Précepte , principe. 

Una ftXTSLA d' ensenhamen. 

Deudes db P&abbb, Juz. cast. 
Urne r^le d'enMtgnement. 

Son alcoDs verbes qae son fors d* aqoesta 



Gratnm, protrenç. 
Sont aucuns verbes qni sont hors de cette règle. 
Boa noyrimens dooa keo&a , 
E mais noîrimens la toi. 

G. Oltyier d'âeles , Coblas triadas. 
Bonne éducation donne règle, et mauvaise ^tica- 
tion rate. 

— Statuts d*un ordre religieux. 

Ea dîdia eigla , qaar amena morgue a dre- 
cha tU, e no'l laissa desYÎar. 

Kegla de S. Beneteg., fol. 6. 
Est dite règle, car elle conduit moine à droit 
chcniB , et ne le laisse pas dévier. 

Que nos dones la régla d* aqnest sant mo- 

ncatîer. 

V. de S. Honorât, 

Qu'il nous douait la régie de ce saint monastère 

leu no vaelh refeitora 

Ni MOLAS. 

GnAm» DB BOBHBIL : Dels bels. 
Je ne veuE couvents ni règles. 

PertE te , si ta mBGi.A laissas. 

P. CakdiHAI. : Jhesum Grist. 
Tu te pefds , si ta règle tu laisses. 

Ad0. comp, Fay tôt a bxola coma peyraliei 
lo mur tôt engal a livell. 
Totaa caaxas fay a aegf.a: 

V. et Vert., fol. 66 et Sg. 
Fait tout à règle comme maçon le mur tout égal 
de niveau. 

n frit toutes cboses rigulièremtnt, 
CAT. ESP. Régla, pobt. Regm, rr. Regola. 

II. Rbglar, ad/., la t. ^EOULKhis , rv- 
goHer. 

IV. 



REG 65 

Suhstanttv. Li antre reglae 
Co solon prezicar. 

P. Basc : Ab greu. 
Les autres réguliers comme ils ont coutume de 
précber. 

ANC. CAT. Reglar. cat. ikoo. Reguïar. esp. Re- 
glar, regular. port. Regular. it. Regolare. 

x3. Rbglae, V., lat. KEcaLARi?, régler, 

déterminer, régulariser. 
Reglar disciplina. 

Régla de S, Beneseg, fol. 69. 
Régler la discipline. 

Part, pas. Pot réglât tener 

Aqael movemen nataral. 
Uom la den mcnar presa e rbglada. 

Bref, d'amor, fol. 55 et 5. 
Il peut tenir réglé ce mouvement naturel . 
On doit la mener prise et réglée. 

ANC. CAT. Reglar, cat. mon. Regular. esp. 
Reglar, regular. port. Regrar, regular, 
Tt. Regolare, 

i4* Regularitat, s.f,, régularité. 
F.n lors movemens rrgularxtat. 

Elue» de las propr., foi. 107. 
Dans leurs mouvements régularité, 
CAT. Regularitat, esp. Regularidad, port. Re- 
gularidàde. xt. Regularità, regularitate, 
regularitade, 

i5. RsGLAYBiTz, S,/., r^ulatrice. 

Marit... la molber... fa dels siens dîners 
dispensayrits, de la oompanha reglatrite. 
Elue, de las propr,, fol. 71. 

' Le mari... la femme... fait de ses deniers dispen- 
satrice , de b compagnie régulatrice. 

it. Régulatrice. 

16. Regulakhen, RBOLARMEir, adv,, ré- 
gulièrement. 

Entre doas vocals regularmext a son de z. 

Lejrs d*amors, fol. 5. 
Entre deux voyelles régulièrement il a son de z. 

Toi Tinre reolarmkn. 

Trad. de la règle de S. Benoit, fol. 3. 
Veut vivre régulièrement. 

CAT. Regularment, esp. port. Regularmente. 
xt. Regolarmenie. 

17. Regladament, adp,, règlement. 

9 



REG 

Loc. Mas la , gloriosa , lue guia 
£ m dressa e1 oani eiai.. 

Gvi FoLQVET : Escrip trop. 
Jfats toî, gloricaie, gaîde-noi et dirigo-moî au 
cfacmia rojalm 

Snku* Trobas .xx. ch. de lor aotaus. 

Momamds Gérard de RossiUonj Ibl. 83. 

Ib trouvait vingt csvaliert de leurs royalistes. 

— Royauté. 

Oms , joTes cors , francs e vcrais e ûê , 
D* aat paratge de aiuu. 

Bbatkasi» db Bobm : Ges de disnar. 
Gentille , jeune penonoe , franche et sincère cl 
pare , d« haut pacage de royauté. 

— Cri lie guerre. 

Vcs ToleCa , V emperial » 
Scgar poireoi cridar: Rbiaz.! 
E paiana gen desconfir. 

M AacABaus : Ëmperaire. 
Vers Tolède, l'impërialc, nous pourrons sûreoient 
crier ; Royail et la gent païenne détruire. 

— Sorte de monnaie. 

RtALs de Malborqoa an la cros dobla. 
Tarif des Monnaies en provençal. 

Les royaux de Mayorque ont la croix double. 
k%c. ra. D*anctorité, de majesté royed, 

MoMSTBtLETi t. I , fol. 5o. 

Pour an rofo/d'or, doose sois de petits parisis. 
Ord.desR.de Fr., i33o, t. II, p. 57. 

sac c:aT. iUyaL cat. mod. bsp. fobt. iïeo/. 
iT. Megaie^ ruiie. 

35. RBGAI.IA, s,/., régale. 
Es senliors de las kboalias. 

jirhre de Salalhas, fol. i33. 
Est seigneur des régaiês. 

CIT. BSP. TOKT. 



REG 



67 



26. Rscmiy s. m,, lat. rechuoi, royau- 
me , pays , contrée. 
Pttdct la parlîda de son bbg«b. 

F. et Fert., fol. yS. 
Peidit h partie de sen toyaumm. 

A mandats sosbaros tois d'aqnel bborb. 
KowuMde Gérard de HossUlonj fol. ^o. 
Il a asaadé tous ses banMU de ee p^jrs, 

Fig. Qa* elfa meta el bbghe çelestîal. 

J. ESTETE : Âissi quo'l. 

QuM le mcllc au rv^ auatc célcslc. 



AHc. PB. El vei reudi sou règne ^ n*ea voit 
BTeir jornée. 

Roman de Rm ^ v. 14 1 1 > 
Qui, paisible tyran de la Grèce abattue, 

Partage à notre vue 
La plos belle moitié do règne des Césars. 

J.-B. BoUSSBAUf liv. III. 

CAT. Règne, esp. Reync' poet. Reino. it. 
Regno. 

27. Régnât, s. m,, règne, royaume. 
Es de lan gran rictat, 
Que sobre tois eissaasa son bbohat. 
GiSAVD SB Calahboh : A Ueis cui am. Far. 
Elle est de si grande puissance, que sur tous elle 
exhausse son règne. 

Emperis e bbgmais, 
Es , ses joi , panbretatz. 

GiaAUD DE Bobrbil : Los apleiu. 
Empire et royaume , c'est , sans joie, pauvreté'. 

No so d' est mon li mîea ebonat. 

Trad. de VBpang, de Ificodème. 
Ve sont {las de ce monde les uicns royaumes. 

Aire. FB. Le païs et le régné. 

FabL elcont. anc; 4. I , p* 4(2' 
CAT. Régnai, reynat. bsp. pobt. Rwiado. 

a8. Regnatge, s, m., royaume, pays. 

Tota gen d' aqoest bbohatgb. 

R. Gaucclm : Quascus planh. 
Toute gent de ce royaume. 

Que ns meta dedins son bel bbohatgb 
Lo jom qne nos penrem trespassamen. 

R. Gauceui : A Dieu. 
Qu'il nous mette dedans son Lesu royaume le 
jour que nous prendrons trépaseement. 

29. Rktalme, &EALME, S. m,, royaumc. 
Cylb qoe non «n a mantener ni terra ni 

BEALMB. 

Las coronss del ebauib que iea t*ai co- 

mandat. 

Liv. de Sydrac, fol. i33 etaa. 

Ceux qui n'ont k maintenir ni terre ni royaume. 

Les couronnes du reyoMune que je t'ai oonBë. 

En son bbtai.mb de Sicilia. 

Rég. des Etats de Prov., i^oi-. 
En son reyaumê de Sicile. 

AKC. PB. Kl roialme n'ayoit tant bêle. 

Lai de Motion, v. 124. 
(AT. Reaime. kvc. esp. Realmc, reame» it. 
Reame. 



REG 

— Pro^rer, profiter. 

Ane en dealeyaltat 

Non mjnmBV hom loiyamea. 

GApursT : S' icii poguM. 
OnofQcs «a àÛaytmté oa b« frçspéra longuement. 

CAT. Megmar, rejrmar, bsp. port. lUinar, it. 

3S. RzoHA, s»/,, rêne, bride. 

Rbgkas Inreas qn' om no poeto* alongaar. 

Et cstmeps lonca en ctTil bas , trotier. 

BbBtham» »b Bout : lea m* «toondise. 

Rêmts couilct qu'on ne puÎMe pas «Uonget, et 

élricn longi en chertl lias , irolteur. 

Jos e ftseMA. 

Trad. de Sède^ fol. 74. 
Joog et r/jM. 

Loc. Entro a Rosaillio no teoc sa ABâMA. 
Komam de Gtrard de Rossillon, fol. 2. 
Josqu'i Boesillon il ne tint pes la bride. 
Aqni viro las rbonas an bergonho. 
Homan de Gérard de Rossillon, fol. 71. 
Là ils toament les rênes an pea. 
CAT. Régna, bsp. Rienda. port. Redea. it. 
Redma. 

39. Rkchs, s,f.i rêne, bride. 

Lor RBGxs laissan anar, lansasbaÎMan. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. a6. 
Leurs renés ils laissent aller, les lances Us beis- 



REG 



69 



40. AUEOHAK, AR&EGHAa , ARREITHAB., 

V. , MUcher par la bride, retenir les 
rênes. 

Ab tant va 1 eaval arb«sar. 

Rowsamd0^a^fre, ibl. $4* 
En méflic temps il ta le cbeval attacher par la 
bride. 

Lo eonw de Foiah erida : Arrbohats, ar- 
rroxatz ! 

Guillaume dv Tudbla. 
Le comte de Foix crie : Retenez les rênes, rete- 
nés les rênes l 

Part, pas.fig^ Per leî n* ai temensa, 
K m tenc arrbrbats. 

G. Faidit : Lo gens cors. 
PlDor dic j*en ai crainte, et je me tiens attaché 
par la bride. 

4 I . DrKIT, Da«Gy DRB1CH , MIKT , DRETT, 

DRKCHy arf/., lat. DiREGTM///^ droït , 
direct, juste, ferme , vrai. 



Cors drrit, lonc c covinenl. 

B. PB YsaTADOUB : GoBort. 
Corps droit t long et agréable. 

AstaS DRBCBAS t fOTiZ, 

y. de S. Honorât. 
Lances droites et fortes. 

Non ai... 
Ni l'esgart dRbit, ans tenc mos baelbs aclis. 

ALEeiBT : Aissi cnm selb. 
Je n'ai pas... ni le regard direct, mais je tien» 
mes yeux inclinés. 

Senber, roostra m la drpxha via. 

FoLQUET DE MARSEILLE : Sfuber Dieu. 
Seigneur, monlre-moi la droite voie. 

Qoant a*l dreg sentier perdot. 

Pierre d'Auvergne : Bel m'es dous. 
Quand il a le droit sentier perdu. 

Fig. La crotK es lo drbg gonfanos 
Del rey coi tôt qaan es apen. 

P. Caxbinal : Dels quatre. 
La croix est le vrai gon&non du roi à qui tout 
ce qui est appartient. 

Zo signifies de cet drbtta leî. 

Poënu surBoèce. 
Cela signifie du ciel la juste loi. 

Si per DRBTT comonimens non fa. 

7%tre de io59. 
Si par avis direct il ne fait. 

Ben es drbgz qn' ien planba. 

B. DE Vemtadour : Lapquan vey. 
Il est bien juste que je gémisse. 

Loc, A qoi I* esgarda de drbg baell. 

P. BoeiERS : Hntr'ira e joy. 
A qui h regarde de droit oeil. 
D*araar vos soy el urbcb fil. 

P. BsEMOir RiCAs HOVAS : Bcu dey. 
Df ifooe-aimer je suis au tirott fil. 

M* en toi mon drbt e mon biais. 
Uv TROUBADOUR ANOITYME , Cotlas esparsas. 
Il m^en Ate mon droit et mon biais. 

Loc. fig. Si vfret de drbit en biais. 

GiiAUR DE BoRREiL : Si per mon. 
Se tourna de dUvit en travers. 

Voye^ Prendre^ 

A4¥. DmaiA vas ela e»valcar. 

B. Calvo : Moût.. 
Droit vers eux cbevaucber. 

No iU ten pso aosberca forts ni espea y 
Si lansa drbit. 

GiEAVD PB Calahson : A lieiscuian. 
îfe lui tient profit haubert fort ni épais , telle* 
nient il lance droit. 



70 



R^ 



Ar van DatTz et ar en biah. 

Rahbavd d'Ohânge : Eoire gel. 
Tantôt je vais droit et tanlôc co biaii. 

Qaan la lona es debcb plena 
O novela. 

Elue» de las propr., fol. 198. 
Quand la luno est directement pleine ou nourelle 

j4dç. comp. Oq se pogron a debg damar. 

G. Adhemar : leu ai ja. 
Où ils purent justement réclamer. 

Si 'n aiaao falh , non er a dabxt jotjaU. 
Ramiaud D'OaANOB : Si de trobar. 
Si en cela il manque , il ne sera droitement jugé. 

Qnir a DBiG escien 
Sai qa* ien fatz follatge. 
P. Raimond de Toulouse : Âtressi cam. 
Car à droit escient je sais que je fais folie. 

L* as non pot a. dreg ni a tort 
Madar, qne non parle aoven 
, De sa dona a tota gen. 

T. DE Bernard et d'Elias : N Elias. 
L'un ne peut à droit ni k tort changer, qu'il ne 
parle souvent de sa dame 4 toute gent. 

▲irc. FR. 

Par biao servir est dame à droit conquise. 
Le vidame de Cbaitres x IVamors , Ms. 7222 , 

fol. 7. 
A tiera de dreg bit dreg. 

Liys d'tanors, fol. 23. 
A la suite de droit en droit. 

Non er boni per me blasmals 
Si FER DREG m* O contradîtz. 

AiMERi DE Peguilaxh : ManUs vêts. 
Homme ne sera par moi blâme , si at^ec droit il 
me contredit cela. 

Esta cbansos , vuelb qne tôt dreg repaire 
En Arago, al rey coi Diena ajnt. 

P. Radiohd de Toulouse : JNo m paesc. 
Cette chanson , je yeux que tout droit elle se re- 
tire en Aragon , près du roi à qui Dieu aide. 

— Tout-à-fait, absolument. 

Tôt se qa* om fai el segl'es dreitz niens. 
Aimeri de Peguilaim : Ara parra. 
Tout ce qu'on fait au monde est absolument rien. 

Be sai qne tôt qnan fas es drrte nîens. 
Folquet de Marseille : Tan m' abellis. 
Je sais bien que tout ce que je fais est tout-à-fait 
rien. 

Prép, comp. Car mos cors a' es mes deuan 
E» DREG lo fer de là lansa. 
AiMCRi DX, rjuGulLAiR : Kissamen. 



REG 

Car mon cotur s'est mis devant en droit le fer de 
la lance. 

Ges per so, dona, no as cal temer, 

£v DRRG d'amor, qa*iea vas antra m'apays. 

Poirs DE Capdeuil : Tant m'a. 
Point pour cela , dame , il ne vous faut craindre , 

en droit d'amour, que vers une autre je me satis- 

iasse. 

Ni far negnn plaaar bw drbg d* amor. 

F", de Guillaume de Saint'Didier. 
m faire nul plaisir en droit d'amour. 

Las veniras reqnerensas sian conogndas bn 
DREG Dien 

Trad. de l'ÉpttredeS. Paul aux Connthiens. 

Que les vôtres sollicitations soient connaet en 
droit ( devant ) Dieu. 

Aire. FR. Et devant la table le roy, en droit le 

conte de Dreaez , mangoît nonseignenr le 

roy de Navarre. 

JoiNViLLE, p. 21. 

Trait soi pins près de la paroi 

Met son œil en droit la crevace. 

Fabh et cont. anc., t. IV, p. 337. 

Passer le braz Sain-Oeorge en droit Con- 

stantinople. 

VlLLEHAEDOUIN , p. i2<). 

-— Corrélativement à gauche. 

La camba débita liaria 
Ben estreg ab nna coreja. 

Deudes de Prades , jtu%. cass. 
La jambe droite lierait bien 4$troit avec une cour- 
roie. 

La drecrà popa... la senestra. "^ 

Elue, de las propr., fol. 5i. 
La mamelle 4iro»te... la gauche. 

CAT. Dret. Bsp. Dereeho. port. Dereieo, di- 
reito. iT. Dritto, diritto, 

43. DaSIT, DKEYT, DRBG, DRET, DREICH , 

DRET, 5. m., droit, justice, loi. 
Drettz de natara fo'l primiers, 
E ORBITE de gens to lo derrîers. 

Brev, iTamor, fol. 3. 
Droit de nature fut le premier, et droit des gens 
fut le dernier. 

Las leis et los drets e lors fors. 

2^'fr8c&io8o. 
Les lois et les droits et leurs usages. 

Entr* els non renba d&bits ni fes. 

P. Vidal : Baros Jlicsus. 
Kntie eux ne règne droit ni foi. 

Se laissa tuhe ni mcrmar 



REG 

Lo DEiTT qn* elh dea adreytorar. 

G. FiGUBiRAS : Ja d« Tar. 
Se hime prendre et diminuer le droit qu'il doit 
aaiotenir. 

Mot DaBiTs es qne dey blasmar los torts. 

Gramet : Coœle Karle. 
Moa droit est que je dois Blâmer les torts. 

Loe. De mî dons me laa eent aîtans 

QitMea no sai dir, et ai ben orit. 

B. DE Yentasour : Ges de chaotar» 
De ma dame je me loue cent fôisanlaot qne je ne 
nu dire, et j'ai bien tiroit. 

Non aï bREG al fiea qn'ien ai. 

P. RooiEts : Tant ai. 
Je a'ai pas droit an fief que j'ai . 

len Tos forai raxo e drso. 

Tntd. de VBuang, de l'Enfance, 
Je TDos fciai raison et droit. 

Si no m faits obeg delà torts qne as clam. 
Le comte de Poitiers : Farai cbansonela. 
Si ▼oua ne me faites yWfice des torts qne je vous 
crie. 

An jnrat de tenir liRlmen 
DaiG a qaascnn. 

P. Cardinal : Tôt atressi. 
Ont jnré de tenir loyalement droit à clucun. 

Si dona fennansas sofliciens d*estar a deeg 
e de pagar caasa jûtgada. 
Farde MomtcMtc. Ord. des R. de Fr., i463, t. XVI, 

"p. i34* 
S'il donne assurances suffisantes d'ester k droit et 
de payer la cbese jngëe. 

*— Impôt , redevance. 
Li DEBYTE o reyratges. 

Priv. corne, parles R. d'jir^leterre, p. i3. 
Les droits on arrérages. 

— CorrélatiTeiiient à envers. 

Ténia *1 drbigh per enrers. 

GiRAUD DE BoRREn. : Eransiretz. 
Je tenais le droit pour envers. 

Que ja m faasatz dreich d'envers. 

GiRAVD DE BoBMEiL : Quaa la freits. 
Que jamais tous ne me fassies droit d'envers. 

CAT. Drtt, Bsp. Derecho, vort. Dereito , di- 
reito. rr. Dritto, diritto, 

43. DmEITAMEN , DREGHAMEN , Otiv. , 

droit, droitement. 

Qni DRECBAMEir la espo. 

Mathieu de Querci : Tant suy. 
Qui droitement l'explique. 



REG 71 

El irieu 

Sec DREcaAMBN , e despen gent lo sien. 

Haimond de Gastelnbav : Mon sir rentes. 

Le cbemitt il suit droitement, et dépense genti- 
ment le sien. 

Adv, comp, Adoncx s' en vai inos esperits 

' Tôt DREiTAMEir , dona-. Tes vos , 

De cni Tczer es cobeitos. 
ÂRHAUD DE Marueil : Dons genter. 
Alors s'en va mon esprit tout droit, dame, Ters 
TOUS , de qni voir il est désireux. 

Avc. PR. Le tyran Ta droictement contre le» 
lois universelles. 

MORSTRELBT, t. I , fol. 49. 

AKO. CAT. Dretament, esp. Dereetamente, di^ 
rectament. port. Direitamente. it. Dn'tta- 
mente, dirittamente. 

44. Drecheza, s.f., droiture. 

Avet... , fost es mot apte a far bastimens et 
a naus, per raso de sa drecbrza e de sa lon- 
gnexa. 

Elue, de las propr., fol. 198. 

Sapin... , c'est bois moult apte 4 faire bâtiments 
et à navires , par raison de sa droiture et de sa lon> 
guenr. 

Fig. La grans bentatz de lieis e la drech^ea, 
, Non es Ions hom qae trop laozar pogaes. 

Petrols : M'entencio. 
La grande beauté et la droiture d'elle , il n'est 
nul bomme qui trop louer pût. 

bsp. it. Dirieetza. 

45. D&EITUEA , DRETTURA, D RETIRA , 

DRECHURAy j./.^ droîture, justîce. 
Falsedatz e Desmrsora 
An batalba empresa 
Ab Tertat et ab Drettura. 

P. Cardinal : Falsedats. 
Fausseté et Excès ont entrepris balaille arec Vé- 
rité et avec Droiture. 

FalsedatE 
Es en Inec de drecbura. 

P. Cardinal : Tais cuia. 
Fausseté est en lieu de droiture. 

Amors vol sol so per qa' amors pejnra, 
Per qn'es dreitE qn'om no i sega ORErcHtiiiA. 

G. Faioit : Molt a poinat. 
Amour veut seulement ce par quoi amour em- 
pire, c'est pourquoi il est juste qu'on n'y suive 
droiture. 



72 



REG 



Lo rei grans 
Qo' et êenben de dbittura . 
GEAMOffBC, DJJnc DE MosmtLiÉK : Greu m'es. 
Le grand roi qui ett Migoear de droiture» 

Mestîera es Qsar del glasî de oaiCBURA. 
AqDells que m fam e set de DatrcBuai. 

^, et ytrt,, fol. 57 et 64* 
Il cet beioin d'user du glaire de Justice, 
Ceux qui ont faim et vn£ àe justice. 

Ad», eomp. Si anats ab drbitora 
Tro a Maroc. 

PiEama D'AvTEaeKE : Bel m'ctquan. 
Si TOUS ailes en droiture jusqu'à Maroc. 

AHC. va. Mors fait à caseun se droiture. 
HiLUiAiiDou TbibauddeMaelt, f^ers sur Im Mort. 

Qar la hart est vostre droiture» 

Roman du Kstutrt, t. II , p. 81 . 

ANC. CAT. Dretiira. bsp. Derechura. pobt. Di- 
reitura. xt. Drittura, dirittura. 

— Redevance. 

Las ofTertas o las antras drechuras que son 
per derotio establîdas. 

r, et VeH., fol. 16. 

I^s offraiMles et les autres r^ievances qui sont 
par dévotion établies. 

▲ne. ra. Contra leur serment et les droitures 
de réveaqniet. 

Chronique de Cambraim 

46. Daeituraob ,1. m. , redevance , 

droit. 

Devers, DRErruRACBs. 

Ttt. de i3s6. DoAt, t. XXXIX, fol. 48. 
Dereifs , redet^ances. 

47. DrEITURIKH, DBBCBURlSRyDEBlCHTJ- 

RiEK, adj,, droiturier, droit, juste, 
direct. 

Etc vos doocz reys drbcburibrs. 

J. EsTEVE : Francx reys. 
Vous êtes donc roi juste. 

La sua mors fo dreiturikrs camis 
Per on devem anar tnyt peccador. 
G. FiauEiaA.1 : Tots hom qui. 
La sienne mort fut droit chemin par où nous de- 
Tons aller (nous) tous pécheurs. 

jpig, Lams DRBTTVRiBRs de vera resplandor. 

. FOLQOET SB ROHAKS : TorDSlS es. 

Lumière directe de rentable splendeur. 
Pos qat'cx f aegon sa manieira , 



REG 

Dea far obra dbbicrcrxbra. 

P. GARDtVAL : Jheium Crist. 
Puis chacun , selon la manière , doit faire osarre 
droiturlère. 

SuBst. y a, vegadas lo jorn cas lo DEBcauRiER 

en peocat. 

r.et Terf., fol. 98. 
Sept fois le jour tombe leyWfe en péehé. 

AJic. ra. Par son ifroÂctuner jugement. 

MOHSTRELBT, 1. 1 , fol. 323. 

Qoe je face telle traîson k mon seigneor 
droiotrier. 
Roman franc, de Fierahras, liv. II , psrt. 111 , 

ch. 8' 
Jamais meilleur conseil ne plus droieturier 
n'aroit esté dit. 

Hist. de GératddeNet^ers, p. 79. 
ARC. CAT. Dretnrer. bsp. Derâchurero. xt. Di- 
ritturiere. 



48. Dreiturau, atij. , droit, droilu- 
ricr. 

Fin jois DBEiruRAns defen 
Que, cui qoe reiats (àtllir, 
Qoe Tos no *n prengnatx albir. 

Pebdigons : Entr* amor. 
Pure joie droite défend que, qui que rons royiec 
faillir, que vous n'en portie* jugement. 

49. DrEITUREI RAMENT, DREITUEERAXEirT, 



DAECBURlEIRAirEH 



DRXGHUBIBTRA- 



MEir, ado,, avec droiture, justement, 
consciencieusement. 

Jadjara ab lor DRBiroRBRAitBHT. 

Titre de 1080. 
Il jugera avec eux justement. 

Lo JQlges lo den condempnar solament en 
tant cant la causa rai DRBiTUBEiKAMBirr. 

Trad, du Code de JusHuien, fol. 18. 

Le juge doit le condamner seulement en tant 
comme la chose vaut consciencieusement, 

Segon que a els miels e drbcborteiba- 
MERs sera vîst. 

Statuts de Montpellier, de i3o5. 
Selon que par eux mieux et justement sera ru. 

Dona régla de rieure sRECHVRikTRAaBH. 

Régla de S, Benesegj fol. 6. 
Donne règle de vivre avec droiture. 

ANC. FR. Ne feirent pas droicturierement en 
enlx taisant et celant de ce qui estoit né- 
cessaire à dire. 

jénc. trad, des O^ces de Cicéron, p. ia6. 



REG 

ASC. CAT. Dretureram^it. Aftc. up. Derechu- 



REG 



7^ 



5o. DmsaSKT&A, D&SSttlEA, DAETSStKBAy 

S./., direction 9 ligne, cfaemio. 

Plient du ne : Per cal dbksmtra 
ycngncu ? 

GiAAOi» DB BoENEiL : L' aulr' ier. 
Puis me dit : Phr quel chemin Ttnte»-v<ms? 

Letm es TÎa... e obkuixba de legîr. 

Iiefs d'amors, fol. 6. 
Lettre est T<ne... et dirtcHon de lire. 
Ta plentarM... paie en dbvtuiiba dd« 



TfwdL du Tr.de PArpmUag; part. I, c. 3i. 
Ttt pkaiens... pievK ea ligne des sotra. 

— Alignement. 

Ad Bqvela DBKTSsiniA... et non a Ta torteaa 
del terme. 

Segon la D&KTisisaA deU agachônt. 
Trmd. dm Tr. de r Arpentage , psrt. II, ch. i et 32. 

k etH idigmement,.. et non i la tortootittf du 



Selon VaUgnement des témoins. 
cjiT. DrÊitéra. 

5l. DaSSSAR, DREISSAK, DRBISAR , DRK- 

ÇA», V,, dresser y élever, diriger, 
redresser, lever. 

Fasaan entor las tendaa las barreiras oeissak. 

GmUAVMB SB TuMn*A . 
Que noos Cusions aotoar des tentât les btrrièrvs 



Qoant be se drbca, lo cel a pertosat. 

PoSme sur Soèee . 
Qusiid Irten elle se dresse, le del elle a percé. 

Calqae part la pena sîa , 
DsBxssa la deo boni tota via ^ 
Qoi vo la oBBiSA , lea se brisa. 

Dbudes bb Pbasbs , Al us. cass. 

Qœlqve psrt que «oit la plame , on doit la re- 
dresser teajours; qui ne la redresse, bientôt elle se 



Dausa la man t aisai m* o coven. 

HamandeJuuJre, fol. i4« 
Lème la nain , ainsi eela dm convient. 

Cb Campanbaa Damo* lar gonfiiino. 
BahbaCII ]>b VaqueirAS : Aras pot hom 
Et les Cainpanieiif étkt»enl leur gonfanon. 
IV. 



Moral, Si no la t dabcava o no la t* amenda va. 

Titre de iob3. 
6i je ne te la redressais on ne te la oonigeaic. 

Fig. Toelh , ab belbs mots ben assis , 
DaBssAB loa entendemens 
Dels malvais mal entendens. 

P. Cabdibal : Pus ma boca. 
Je veux , arec beanx nMtt bien établis , diriger 
les entendements des méchants mal entendants. 

El crit se DHBSSA {ler terr* e per raar. 
Rambaud de Vaqubiiias : HonraU marques. 
Le cri t'élèpe par terre et par mer. 

Loc. Yeraî J)îeas, dressa tas anrelbas. 

FOLQUBT DE MARSEILLE : Seolier Dieus. 
Vrai Dieu , dresse to$ oreilles. 

ARC. CAT. Dressar, drecar. ahc. esp. Dereziir, 
iT. DrÎMzare, dirizzare, 

5a. Direct, ae^., lat. directo^^ direct. 
La nna es niaECTA e 1* entra es contraria. 

Trad. di^ Code de Justinien, fol. 6. 
L'une est directe et l'autre est contraire. 

CAT. Directe, esp. port. Directo. ït. Diretto. 

53. DiRBCTAMBNT, adv,, directement. 
DiEECTAMEVT ni Indirectament. 

Statuts de Provence. Julten , t. I , p. 58. 
Directement ni indirectement. 

CAT. Dirtctament. esp. port. Directamente. 
iT. Direttamente. 

54. Indirect, adj,, lat. indirect»^, in- 
direct. 

Per vias xirDiRBCTAs. 

Statuts de Prtffence. Juliek, t. f , p. i8f. 
Par voies indirectes. 

Tia xvDiRBcrA et no Tertadiera. 
Trad. du Tr. de l'Arpentage, part. Il , c. 27. 
Voie indirecte et non véritable. 

CAT. Indirecte, bsp. pobt. Indireeto. it. indi^ 
retto. 

55. Indirectament, ad»,, indirectement. 
Direciameot ni hcdirbctaxest. 

Statuts de Provence. Joliek, t. J, p. 58. 
Directement ni indirectement* 

CAT. Indirectament. esp. port. Indireetamente, 
IT. Indirettamente. 

56. Rectetct , s. f., lat. rectitudo^ 
rectitude, droiture, direction. 

10 



74 



REG 



Sia fayU la seocîo segon rectetot engoal- 
nient distant. 
La via de akctetitt. 

Trad, d*Albucaêis, fol. 33 et 5. 
Soit faite la Mction selon rectitude paiement dis- 
tante. 

La voie de droiture, 

CAT. Recàtut, ESP. Recùtud. it. Rettitudine. 
57. RkCTIFICACIO, RECTIFICATIO , S, f, , 

rectification. 

Te cove cogilar en lor rrctificacio. 
Tractât de la rectificatio de la medicina. 

Trad. d'Âlbucasis, fol. 52 et 9. 
11 te convient penser à leur rtctijtcation» 
Traite de la rtctijication de la médecine. 

càT. Beceificaciô. rsp. Rectificacion. port, Rec 
tificacâo, IT. Reteifieazione, 

58. Rectificàr, rectifiquar, v,, rec- 
tifier. 

Rrctifxca aqael. 

Rbctifxqua aqael, et eognala aqoel. 

Trad. d*j4lùucasis , fol. 57. 
Rectifie celui-là. 
Rectifie celui-U, et ëgalise celui-U. 

CAT. ESP. PORT. Rectificàr, it. Retûficare. 

59, Drechurar, V,, ajuster, établir, ni- 
veler, conduire. 

QdI vol ben drecourar 
Aqaest* amor, den Diea araar. 

Brev. d'amor, fol. <)5. 
Qui veut bien conduire cet amour, doit aimer 
Dieu. 

60. AdREIT , ADRET, ADRBCH , ADREIG , 

ADREG, adj\, droit, adroit, juste, vé- 
ritable, disposé. 
E '1 cors ADREGz , ab aviaens semblans. 
Pons de Gapdueil : Astrncx es. 
Et le corps droit, avec agréable apparence. 

Aras sai, ea, qn* adrectz vol esaer reis , 
Lo reis Felips, qae dizon qa' es crozatz. 
BERTRAm» DE BoRN : ^ostre Senher. 
Maintenant je sais, moi, que véritable roi veut être, 
le roi Philippe , vu qu'ils disent qu'il est croise. 

Dos cavalhs ai a ma selha ben e gen ; 
Bons son et adrsg per armas e valen. 
Le cohte de Poitieis : Gompanho. Far, 
Deux chevaux j'ai à ma selle bien et gentiment ; 
ils sont bons et adroits pour les armes et vaillants. 



REG 

Sub$t. Per aisso qnar als adrrgs plairia. 

Gui d'Uisel : Ben feira chanson. 
Pour cela qu'aux yM/ej il plairait. 

Ta)c. V ADEBCHs tcmps ve chantan e risen , 
Gnayt e floriu, joyos,. de belh semblan. 

H. Bruhst : Mas. 
Le droit temps (printemps) vient chantant et 
riant , gai et fleuri , joyeux , de belle apparence. 

Am tant bans adretz vens si fier sos en 1* an- 

tenna. 

y. de S. Honorât. 
En même temps un droit vent se frappe sus eu 
l'antenne. 

Subst* Dtves V ai>reg del vinares. 

F", de S. Honorât. 
Devers le d!rof< ( i droite) du vignoble. 

jédv. Pod a len perdre , mon e&cien , 

Son prelz , aicel qai tort adreg defen. 
, B. ZoRGi : Moût fort me. 

Peut bientôt perdre , à mon avis , son mérile , ce- 
lui qui le tort droitement détend. 

Si fos ADREIG jatgats. 

PoRs DE Gapdueil : Tant m' a douât. 
S'il fvX justement i\x%é. 

ANC. CAT. Adreg. it. Adritto, adiritto. 

6i. Adreiteza, s.f,, droiture, probité, 
len creziei gran adreiteza, 
BernatZy sapchas, fos en vos. 
T. de Bernard et de Bertrand : En Bernarts. 

Je crus que grande droiture, Bernard , sache<-le , 
fût en vous. 

62. Adreitamevt, Ai>RBCHAMEir , adv, y 
avec droiture , franchement , juste- 
ment. 

En Bertran, uns cavaliers prezats 
Ama nna dona , et es per leis amatz 
Adreitament e senes triobaria. 
T. de Hugues et de Bertiand : Senher En. 
Seigneur Bertrand, un cavalier prise aime une 
dame , et est par elle aime franchement et san& 
tricherie. 

Si ns repren 
AdrEchamen, 
No m' o devetz a mal tornar. 

P. Î]abdinal : Predicator. 
Si je vous reprends justement, vous ne me de- 
vex pas tourner cela k mal. 

ANC. CAT. Adreitament. 

63. Adreiturar, adreyturar , adre- 



REG 

cBDRAm, V., redresser, rectifier, a!i- 
gaer, rendre justice , réconcilier. 



Ico ABKBCMU&AAAi 1(M tettaîrals e 'Is eminals. 

Curtuiaire de MontpellUr, fol. 146. 
Je rtctijitrai let setien et les émioes. 

Vig» 5e laÎMa tolre nî memur 

\js^ dreyt qo'elh dea ADacTToaia. 
G. F10UXIKA.S : Ja de far. 
Se laisse enlerer et diminner le droit qa'il doit 



GofMMC qo' era m' ADaaiTORA 
Sni que m* a donat raaint esglai. 

RAiHom DB MiaATiL : Ben sai. 
Je eoBiMis qu'à prâent me rend justice celle qui 
■l'a doBotf matnl eflfroi. 

Mcncsprexar t* adrxcborar en sa jnalicia. 

V. et Fert.^ fol. 10. 
Mépriser (de) se dirigerai m justice. 

Paît. jMs. Mas iea non cre far leal romavia , 
S non era raa vos adrechuratz. 
G. Fai9IT : Chant e déport. 
Mats je ne crob pas ftire lojal pèlerinage , si je 
n'éuis avec vous réconeUté. 

A mon cor oomes 
De tkt Ters adrechitrat , 
E 6r r ai de mascles mots. 

G. Riqoikr : Ab lo temps. 
A provoqua aoD corar de faire vers aligné, et je 
Je fcsai de anots masculins. 

Suist, Va tais osatges cor 

Qne panes n* a d' adrxxturatz, 
Ans si preson li plasor 
Per fiir faîgx oatracaidatx. 

B. ZOROI : Tolm hom qn' ented. 
Un td oange court que peu il y en a de Justes, 
iment la plupart pour iaire actions extra- 



64. AnaESSAB, adrbtsab, v,, dresser, 

diriger, élever, mettre en ordre. 

Mais val V aTÎnens comtesse 

D* Avignon , coi Dens adsbssa. 

ToMiBBs ET Palazis : Si ool flacs. 

Mieux TSUt l'avenante comtesse d'Avignon , qne 

Dieu élit^. 

Qne ADBETSBssAB lors afars per anar en 

Egypte. 

Hiet. de la Bible en prov., fol. ar. 

Qn'ib mûssemi en ardre leurs afiàircs pour aller 

rn Egypte. 

CAT. AiressùT, abc. ssp. Aâretar. esp. mod. 

Adtrtzar. n.Addinzzare, 



REG 75 

65. EHDiaKiT, ENDRBG, 5.71/., Heu , place, 
endroit. 

Goerra ni plats no son bo 
Contr* Amor en nol ebdrbg. 

Rambavd de Vaqueiras : Guerra. 
Guerre ni défauts ne sont bons contre Amonr en 
nul endroit. 

Cent er per mei sel EBcasiT. 

Deudbs de Paades , Aux. cass. 
Quand il sera par milieu de cet endroit. 

66, EsDmKG, S, m., injustice. 

Donc penre m pot per sîeo ses mespreizo 
De falhizo, 
Mi dons, e ses bsombo. 

G. RiQUXBR ; Ane non agui. 
Donc me peut prendre pour sien sans méprisp 
d'erreur, ma dame , et sans injustice. 
cAT. Endret. 

67. £VDKVIT , END&BV:H , ENDaEYT, 

EHDREG , prép., vers, envers, à l'é- 
gard de. 

Feiratz §ran merce 
Ebdreit me. 

B. JoiDAN : Per solatt. 
Vous feriea grande merci envers moi. 

Eborbyt r alba del jorn , can parec la clartatz. 
Roman de Fierabras, v. 574* 
Fers l'aube du jour, quand parut Ja clarté'. 

Si per m* amor non o snfretz, 
Snfretz o bhdrbg vostre pretz. 

Aebavd db Maeueil : Tolas Jwnas. 
Si pour mon amour vous ne le souffrea pas , souf- 
fres-le à l'égard de votre mërite. 

Ma domna, EBORErr se , 
Se capten mal vas merce. 

GiiAUD LE Roux : A la mja (e. 
Ma dame , à l'égard de soi , secondait mal envers 
merci. 

ABC. FR. Ke chescnn bon fat endreitàt sei 
Et endreit des antres en bone ièi. 
P. DE Verhon , Hist. liti. de la Fr., t. XIII. 

Qaant la porte endroit lai sera. 
Nouv. rvc. dejabl. etcont. anc, 1. 1 , p. 16. 

68. ËNDEESSAWEif , S. m., direction , en- 
seignement , voie. 

Fcs, 
Ks EBORESSAMEits de totz bcs. 

Brev. d'amor, fol. 6a. 
Foi , r'est etiseignement àeUiVki biens. 



76 REG 

ANC. CAT. Stuiressamtni, ssr. Endtrezamiento. 
PORT. Enderefonunto. it. Indirizzamènto. 

69. EwDREssAYwt, 1. /w., redresscur, di- 
recteur, conducteur. 

Mayestre et uidrkssatrss de las vîrtalz. 

y. et Fert,, fol. 69. 
Maître et directeur des vertus. 

ESP. EndercModor. it. Indiriuaeore, 
70. EnDBESSAU, ENDREZABy KNDREIZAR , 

V. , redresser, diriger, indiquer. 
EvDKUA contrais e torts. 

Tradn d*im Euang, apocr. 
Redresse c<mtra£iits et lortus. 
Fay inettier q«e utdasma sa yela a port de 
salot. 

f^.etret^.,fo\.^^ 
FaitlM«>ia qu'il dirige m Toile vers port de salut. 

Fig. Soplei sa senhoria 

Qn'ds ports aïs camis 
Nos svDRis vas Saria. 

G. Faibit : En nos sis. 
Je supplie sa seigneurie que les ports et les cLe- 
mins il nous indique vers Syrie. 
Als mandaments de Diea bvdrrixasas clergîa. 

V. de S. Honorât. 
Aux oonDmaodenenU cle Dieu tu dirigeras le 
clergtf. 

Drecha régla ab que nos devem bhdrsmar 
la nostra vîta. 

Trud, de la t%gl. de S. Senoti, M. 3S. 
Droite r^e avec ifooi nous deroiis diriger la 
notre TÎe. 

Part. pas. Senher Dtens , ma oratio sîa sk- 
DRsssADA davan vos ayssî coma enses. 

y.etP'ert.,tol.9S. 
Seigneur Dieu, que mon oraison soit ^/efwe devant 
vons ainsi eomme enoens. 

Er a* EwnRsssA mos afars. 

6. RiQviis : Si ja m den. 
Maitoteaant se redresse mon afiaire. 
CAT. Endrtssar, ssp. Endertaar. port. Ende- 
reçar* xt. Indinzxare. 

71. Dbsendressar, V. , désordonner. 

Part. pas. Trop es dsssitdrsssada 
Maison on hooi endnra. 

Sestebi de GiRoitE : En mal. 
Trop est désordonnée maison où on sonfire. 

72. Redressar, V., redresser, rétablir, 
relever, se relever, disposer. 



REG 

IxM contracbs redressa r. 

P"» et Vert. , fol. aa. 
Aedrefxerles ooBtrebits. 

Apte a si indinar e rbdrsssar. 

Elae, de las propr., fol. 5o. 
Apte à s'incliner et redresser. 

Eia U cals als pes : « Senhe , merce m' ayats. > 
E Rollan la redressa belamens et en pats. 
Roman de FUrahras , r. a6ai. 

Elle lui tombe aux pieds; «Seigneur, ayet merci 
de moi. i» Et Roland la relève bellement et en paix. 

Fetx far e rbdrbssar emages a honor de 
Coatanti. 

Cat, dels apoât, dé Rema , fol. 34* 

Fit faire et rétablir iaugcs en bounem* de Con- 
stantin. 

Fig. An baissât preU e bobans 
D' on valor cbay, 
B negnn non say 
Per cny pnesca redressar. 

EUAS Caisels : EsUt ay. 
Ils ont abaisse' prix et pompe d'oik mérite tombe , 
et je ne sais nul par qui il puisse se relever. 

Part, pas, Iio monimen fiirgats fo be 
E gen bastits e redressa tk. 
F. de S, AlexU. 
Le monument fut bien fabrique et geotiment bâti 
et disposé» 

CAT. Eedressar. it. iUdrUgare^ ndiriuar^, 

73. Rkdrassament, s. m., redressement. 
Horrible REDRAssAXEirT de pels. 

Elue, de las propr., fol. 91. 
Horrible redressement de poils. 

74- Maladrech, a4\, maladroit. 
Lo Ters a fait Peyrols, e no i entea 
Mot MAX.ADRECB DÎ rcn que y desconTenha. 

PBRDiGOir : Ben dei chantar. 
Peyrol a fait le vers, et il n'y entend mot mala- 
droit ni rien qui y disconvienne. 

75. Destre, adj\, lat. dsetr/i/h, droit. 
CoIgDÎ me sobr* el bras destre , 
E paeis me vire el senestre. 

AsiTAUD de Marveu. : Dona genaer. 
Je me coucbe sur le bras droit, et puis me tourne 
sur le gauche. 

En sa ma dextra bi dorana a libra te. 

Poème sttrBoèce. 
En sa main droite la dame un livre tient. 
Subst. Al destre de Dien sesia. 

P. Gasbihal : Vera Vergena. 
A la droite de Dieu siégeait. 



REG 

£oe. Noa penda ni te incUne a oextes ni a 

y. et Vertu, fol. Sg. 
Qu'il iM peDde ni s'àneline à droite ni à gauche. 

ABC. n . Paya il se fiât bouier la janba dextre. 

Légmde deFtùtftu, p. 67. 

Regardoit à dextre et à aenestre , paif çà 

poia là. 

Sût» de Jehan de Saintré, t. II , p. 3oi. 

CAT. Destre. aap. Diettro, port. xt. Destro. 

76. Dbstaa, dextba, x./, droite, côté 

droit. 

A la OBSTEA d« Dieo )o payre. 

F, et Vert., fol, 6. 
A Ja droite de Dieu 1« père. 

léBC/TOP, No upja la tanattra so qae fara la 



y. et VeH., fol. 81. 
Que ne nche la fROcbe ce que fera la droite, 

ABC. pa. U est treisaillîs sor aenestre 
Et lait le roi venir sor destre. 
Rotmam de Partonopeut, 1. 1 , p. 107. 
CAT. isF. POBT. iT. Dûttra, 

77. DssTAiEKy DBsnLE, S. m., destrier, 
cheval de main. 

y ai biochan lo nuxaiKa delà trenchans 
eaperoa. 

GVILLAOMB DE TuDXLA. 

Ya ptfvaal le dee trier des tnncliaoU tfperoos. 

Lai donc» eavala e DBSTBiaaa. 
T. BB B. BB MiEATAi. ET BE BBaTRAHs : Bertran. 
Là ib donnent chevaux et destriers. 

Palafres ambladort, 
Beos e plans portadors , 
R OBSTEES eorredors. 

GiEAVB BS Saligitac : Etparvien. 
Palefrois ambleurs , Leeux et doux porteurs , et 
destneu couieuri. 

Afhuiv. lea foi al prim dbsteikr» 
Et après palafres. 

BAiMon» BK MiEATAL : Beu aia. 
Je fns d*ahoid destrier ft ensuite palefroi. 

ABC. m. Un flsoolt riche palefroi ambiant le 
dnc fit amener, anr qaoy la belle EariaDt 
nM»nta... ehaenn monta sor son destrier. 
Hisu de Gérard de Vevers , p. 97. 

iT. Destriertf destriero, 

78. Destbal, oestraits, df.xtrat. , x.f., 
hache, coigiiée. 



REG 77 

Ud scoliaste d'Homère dit : 

rtjUifl-ixfxcrf, <ro wfjtteu fiov irtXfXitêty ri t« 
ôoc juavov fiiifovt tx^^ «Jtftily, ô ««« AEETPA- 
AION ««XOV0-I* ait «/ui9rcx«xi/y (quasi dicas 
semisecurem) esse secaris dimidiom ex nna 
tantam parte habens acomen , qoam dextra- 
lem appellent. 

Utitar Ai0-Tf lov voce Tbeopbylactos Simo- 
eatta, TUI, etc. 

Voyez Dn Canoë, t® destraiis; et 
Alsxii Stxmachy Mazochii epistolae 
qaae ad .xix. virorum clarissimoriim 
de dedicatioue sub ascîa commentatio- 
nés intègre receosentur. NapoU, 1739. 

Mais am esser talbats 

De raaor qoe tocatz 

De la vostra dbstral. 

T. BB Gvi ET BE Falco : Faloo en dire. 
Davantage j'aime être taille de rasoir que touchtf 
de la votre hache. 

Abrabam intret en lo temple ab nna dex- 
teal en la ma. 

Hist. abr. de la Bible , fol. 5. 

Abraham entra dans le temple avec une hache i 
la main. 

Ab massas, ab picas et ab talhans desteaus. 

GviLLAVIfB BE TcBELA. 

Avec masses , avec pics et avec tranchantes haches. 
ABC, FE. Com ans vilains vaosist arer le joor 
don dîmancbe , tantost li mengea de la 
destral, 

F. Ms. des Saints. Cakpemtieii , t. II , col. S8. 
Portoit en sa main nne coingoée , on destrau, 
Lett, de rém., x444* Caspeutieb, t. II, eol. 88. 
CAT. ESP. Destral. 

79. Ambideeteb, aif/., lat. ambiobx- 
TEiem, ambidextre. 

Home... algonas vetx es ambidbxteb. 
Femna nolb temps es ambihextra. 

Elue, de las propr,, fol. 49* 
Homme... aucune fois est ambidextre. 
Femme en nul temps n'est ambidextre. 

CAT. Ambidextre, bsp. port. Ambidextre, it. 
Ambidestro. 

80. Destre, s. m. , destre, pas géomé- 
trique, sorte de mesure d'étendue. 

Tn somaras so que trobaras de bestebs ni 
de pals. 



REI 

Tâî t'en a bi part hcdibra. 

Trod. du TV. de V Arpentait, pirk. I , c. 37. 
Va-l'en i la ptrtie dernière, 

3. RBi&ATCEy AET&ATGR , S. m,, ar- 
rérage. 

Li dreytz , o RsvaATGBS. 

Aotm axiRATGis , o dreytz. 

Priff. conc. par Us R. d'Angleterre, p. i3 et i4* 

Lci droiu , ou arrérages. 

Autres arrérages , ou droits. 

^. AlOIAE, AR&SULB, AUITRE, ABBIRES, 

adv., arriére, en arrière. 

AaREiRB s trais per miels salhjr enan. 
FoLQUBT DE Maiseille : Ai! qoant. 
Arrière m retire pour mieux noter en avant. 

Mes li la corona en la testa e trames \o 
ARETRB qae fetes compUr lo peccat. 

y. etren.,M,^. 

Lai mit la eouroane sur la t£te et le transmit en 
arrière pour qu'il fit accomplir le picM. 

nh tomero arbcrxs , e repanzero se .y. dias. 

£iV. de Sydrae, fol. 4* 
Ib rsloaniireiit en arrière, et te reposèrent cinq 



Pro¥. Qai avan no garda , akbtre cay. 

Ley s d'aman, fol. t38. 
Qni en avant na nf^ràe , en arrière tombe. 

ABC PB. Une heure avant, une heure arrières, 

G. GoiART, t. II , p. 169. 
CAT. Arrera. 

5. Abxtbacb, abbetbaoe, s, m., arré- 
rage. 

Rendas e reyrerendas,... e aretragbs. 
Terrier de la Confr. du Saint-Esprit de Bor- 
deaux, fol. 187. 
Rentes et arrière-rentes ,... et arrérages. 
Qae aqnels dits dentors non sian tengnts 
de pagar los dits arrbtbages. 

7^t. de t^a/j* ^^^' de Languedoc, t. IV, pr., 

col. 426* 
Qoc ces dits dâiiteurs ne soient tenus de payer 
icadits 



6. Debeibe, DAUtrtRZf prép.f derrière, 
en arrière, par derrière. 

Qaî DBBBiB* antrni 
CaTaigna» non haisa qal toI. 

Amairbu sbs Escas : Dona percui. 
Qni derrière autrai chevauche , ne liaise pas qui 
il veut. 



REI 79 

Met ai dabktbb algn fort aybre. 

Blue. de iaspropr., fol. ^o. 
Se met derrière aucun ibrt arbce. 

CAT. Derrèra, darrera. 

7. Debbibb, debbbb, obbieb, debeb, 
DABBiEB , adj. , dernier. 
Qnan venra al dbbribr badaill. 

Marcabrds : Emperaire. 
Quand il viendra au dernier bâillement. 

Aoîafz la derrecba chanso 
Qne jamais aaziretz de me. 

GiBAVD LB Roux : Auiats la. 
Écoutez la dernière chanson que jamais voua 
ouïrez de moi. 

Subst. An ne mais li debbxbh 

Qn'iea qne n*ai fag lone badatge. 
B. DE Vertavovs : La doussa. 
En ont davantage les derniers que moi qui en ai 
fait longue attente. 

Adv. £1 cap DBaRiBR eU pes avan , 
Lor coven dels palaiz issir. 

BIarcabbvs : Emperaire. 

La tête derrière et les pieds avant , il leur convient 
de sortir des palais. 

Di*l qne, d*anz e dbribbs , 
Tal amor ai dansa e cents. 

B. Z0B6I : Entra. 
Dis-lui que , do devant et (de) derrière, tel amoor 
j'ai clos et ceint. 

An mes dbrbr so qo*anaTa denan. 

H. Bbhjtbt : Pois lo dreich. 
Ils ont mis derrière ce qui allait devant. 

Adv, comp. Es nBBBBxm, perseveransa de tots 

be. 

rrad.<feRèd^^foL 16. 

En dernier, psrsëvémoce de tous biens. 

Eh darbibr fo fahtz papa. 

Cat. dels apost, de Roma , fol. 199. 
En dentier il fut fait pape. 

Sttbst. No s* en gauziah al eb debribb. 

Leys d*amorSj fol. 65. 
I9e s'en réjouit pas à laJSn. 

ABC. FB. Hz tronvèrent ledit Lois de Bneil 
qni, par cas d*aventore» estoit demonré 
plos derrter. 

Œuvres d'Alain Chartier, p. \5%. 

CAT. Derrer, darrer, 

8. Debbeibamen, adv., par derrière, 
dernièrement , en dernier. 



REN 

RELES, 5. m. y relent, chose échauffée 
oa gâtée par l'hiiniidité et la fermen- 
tation. 

Qoe fiuio las candelas de bon oen... ses 
nesclar rkj.es. 

Cartulaire de Montpellier, fol . i QO. 

Qa'ih fassent les chandelles de i>on saif... sans 
mêler reUmt. 
CAT. JMleni. 

REM Y s. m*, la t. keuus, rame, 
▲b RBMS et ab vêla. 
P. IUiiio«D DE TovMiVSE : Atressi cum. 
Avec rtumes et sTec voile. 
▲m RKMS et am vêla s'en van a inays yogar. 

y. de S. Honorât, 

Avec rames et avec voile ils s'en vont à plus 
voguer. 

CAT. item. ISP. PORT. iT. Remo. 

a. Rejiak, V., ramer. 

Tcaent loa trebalbar en rbmar. 

Trad. duN.-Test,, S. Marc, ch. 6. 
Les vojant travailler à ramer. 

CAT. Rsp. PORT. Rtmar. xt. Remare. 

3. Rkmcjak , V., lat. kemigar^^ ramer. 
CantE provoco marînies a forment rbmejar. 

Elue, de las propr., fol. 281. 
Les cbants provoquent les mariniers i forlcment 
ntmrr* 

iT. Remigare. 

REN, KE,yS.f,y lat. KEves , rein. 
Si voatr*aasel en erit a mal. 
Cant aazel a mal en las res. 

Devdes de Peades , jfu2. cass. 
Si votre oiseau a mal au rein. 
Quand roiscan a mal dans les reins. 
arc. CAT. Ren. arc. esp. Rate. esp. mod. Ri- 
non. FORT. Rins. ET. René, 

a. Dbs&chae, DEEBC9AR, V,, éreînter. 
Fort Jo prendo a deoandar 
Pcr aacir e per deregwar. 

Trad. de fEvang. de Sicodème. 
Ils pieaaent fort à le demander pour occire et 
poor éreînter. 
Part. pas. Gant aarelz auzel desrevat. 

Devdes de Prades, âuz. cass. 
Quand vous sures oiseau éreinte. 
E»p. Derrengar. port. Derrear. 

RENC9 5. ^* 9 i*^ng, ligne. 

IV. 



REN 



81 



Broca M caval qoe del rbrc salha. 

Roman de Gérard de Rossillon, M. 100. 
Pique le cheral pour que du rang il saute. 

Rercs d* armas ajostatz escoissendre. 

A1CAITS DEL F0S8AT : Entre dos. 
Rangs d'asmes ajustes rompre. 

SRC. FR. 

AaeE fa bel li renz e pleine la cbaropaîgne. 
Mes il n^orenl aeignorne dac ne chevetaigne. 

/toman <ie itou ^ V. 1541 > 

Par derant aon acier Desoit les rens trembler. 

Roman d'Alexandre, not. des Hss. , t< V, p. 108. 
Les trois mille Macédoniens d*eslite com« 
battant vaillament jasqnes an dernier aonspir, 
sans jamais abandonner lenn renés. 

Amtot, Trad. de Plutarçue. Vie de Panl Emile. 
CAT. René. 

'i. Rengua , s./. , rangée , ligne , file. ' 
Totz los lengatges dessas , 
' Aisai co'ls ba paasatz a rergoa. 

Leys d'aman, fol. -^ i . 
Tous les langages ci-dessus , ainsi comme il les s 
posés à la^/e. 

3. Rengar, v.j ranger, aligner, 

Qnan coiaraMs baros rergab. 

GiRADD DE BoRVEiL : BasoD e luec. 
Quand il croyait ran^rles barons. 

Part. pas. Qnan vey percampanhas remgatz 
Cavalliei's ab cavals armatz. 
Bertrand de Bosm : Be m plaj lo. 
Quand je vois par les campagnes rangés cavaliers 

avec chevaux armés. 

Arbalestiers ben aresat, 
E cavalier qne van rergat. 

BoRiFACE DE Castellane : Era pueis. 
Arbalétriers hien ordonnés, et cavaliers qui vont 
alignés. 

ANC. CAT. Rengar. 

/|. Aerenc, arenc, s. m,, rang, ligne, 

arrangement. 

Se vana 
De far ost eti arrerc, 
E sonaM campana. 
Ramdaud de Vaqueiras : Truan roala. 
Se vante de faire armée en ligné, et sonne la 
cloche. 

Adjectiv. Del qoecx 

Precx 
f^ai dediaa aeercx. 

a. Daniel : L'anr'amara. 

Il 



REN 

BESKBIIGAR, DBSKENGAB, DESBAlfCAR , 

V., déranger, rcoverser, troubler. 
Fig, Peire Gnillem , vos durkhaats 
A (^oÎM d'om cai joi no plats. 
T. VK P« GciLLEX ET DS SoiDSi. : En Sordel. 
Pierre GaiUem, vous troubh» è guise d'homme 
à qui joie ne plaît pes. 

Ans, ta qne dises lansenjas 
E qoe de maldir disrrsjas. 

P. Cardinal : Jbeium Gritt. 
flotends , toi qui dit des m^isancet et qui par le 
méJire troubles. 

— Détaler, sortir du rang. 

Oonx i>mtiKTKton Frances de lotjas e de iraps. 

Roman de Fierabras, ▼• 1699. 
Donc détaieni les Français de loges et de tentes. 

Dis, per afana, 
Qae qnascana drsrrvc- 
Ramravd de Vaqveiras : Truan mais. 
Dit , par Tsnterie, qoe cbacane détale, 

— S'ébranler, se mettre en mouvement , 

se déployer, avancer. 
Aissi oom sel qae dirrrvoa premiers 
En bon tomei , et abat I0 meiilor. 

BlCHARI» DE BaRBEZIBVX OU P. BsRlfOlf RiCAS 

KoTAS : Un covinens. 
Ainsi comme celui qui %*avance le premier en 
boa toornoi , et alnt le meilleur. 

No TÎr alhors mo fre 

Ni m DRSRRXC ni m' eslaîs. 

G. Faxdit : Ges no m. 
Je ne toame aiUenrs mon frein ni m*ébranle ni 
ni*e1anee. 

Doocxa BMRBWGAH pRjRS corTosos et iratz 
Et acaelho Rotlan ab les brans aceyratz , 
£ Frances derrsoitero encontr^RTal les pralz, 
Et acaelho payaa. 

Lo dac vie los payAs après el dbsrrhgar. 
Aoman de Fierahras, r. aagS et 3749* 

Donc ^ébranlent les païens courroncés et irrites 
et aecoeillent Roland avec les glaives aeërés , et les 
Fruifsîs se déplojrèrent aval eontre les prés , et ac- 
cacillent les païens. 

Le doc vit les païens contre lui s'avancer. 

Part. pas. El avîa brsrahcat mots arbres. 
Sist, de la Bibl. en prov., fol. 3. 

11 avait rent^rsé de nombreux arbres. 

1 1 . Desabbngab , V. ^ déranger, désor- 
donncr. 



REN 83 

Part. pas» Tan son... drsarihoadas. 

FoLQUBT DE LviTEL : E nom de. 
Tant elles sont... désordonnées. 

PORT. Desarranjar. 

la. Dbtssabbsab, v. , déftarroyerf dé- 
router, déconcerter. 

Part, pas. Si erani d' aissi gitat , 

Seyriam trop deyssabesat. 
Anneron cays dstssaresat. 

Trad. tTun Svang, apœr. 
Si nous étions rejetés d'ici , nous serions trop de- 
concertés. 

Ils allèrent quasi désarroyés, 

RENDRE, BBÔDRE, RKDRB, RETBE, V.9 

lat. BBDDE&B, rendre, redonner, res- 
tituer. 

Ea las vos riddrbi , e reddrb las vos farai. 

Titre de 11 58. 
Je vous les rendrai, et rendre vous les ferai. 

Qae aisso li redessbm , 
O aactorîtat li prestassem. 
Henri , comte de Rhodes : E nos devem. 
Que cela nous lui rendissions, ou qu'autorité 
nous lui prêtassions. 

Fig. Gran talan ai qa' an baîsar 
Li pogaes tolre o emblar^ 
£ si pneys s'en yralsua , 
Yolentiers lo li rerdria. 

PsiKOLS : Del seu tort. 
Grand désir j'ai qu'un baiser je lui passe pren- 
dre ou voler ; et si puis elle s'en irritait , volontiers 
je le lui rendrais. 

— Faire recouvrer. 

Suscita morts, reho lo veser. 

y. de S. Honorât. 
Ressuscite morts , rend le voir. 

— Produire, rapporter. 

Ane aU)re sec flor ni frac non redec. 

Aleobet : A per peuc. 
Oncques arbre sec fleur ni fruit ne produisit, 

— Payer. 

Mi REiTDA en sa honor ces ni toliea. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. j%. 
Qu'il me rende en son domaine cens et tonlieu. 

— S'acquitter de certains devoirs mu- 
tuels. 

Dons , no as ans de pas preyar , 



REN 

A. Ûagni oo à Clerevax ! 

Boman du Renart, t. II , p. l\o. . 
Or soi rendue, or soi priease, 
Or soi nonjiin , or soi abesse. 

Boman de la Rose, v. i i25o. 
KMv. rr. S^ el non rttUe prima altmi 
S^ el no t' « redduto, 
Babbxbiiii , Docum. d^Amore, p. ai3 et 202. 

CAT. Rendir. awc. e»p. Render. mp. mod. iÎCTf- 
<&>. PORT. Render. xt. m od. Rendere. 

2. Areivdre, 2).» rendre, faire devenir. 

Qoi no castia la folor, 
Ades la arbudra major. 

Libre de Seneçua. 
Qui ne châtie pas la folie , incessamment la rendra 
plus grande. 

3. SoBEBifDRE , V., circonveuir, soumet- 
tre, abattre. 

Tan »*a laissât sobrehdrk, 
Falsar e desmesorar. 

B. ZoRGi : S' ieu trobes. 
Tant s'est laissé circonvenir, fausser et dérégler. 

4. Rehta, eenda, s.f., du lat. tiEdirus, 
rente, revenu. 

NI tan lare sîa ab tan pane de rbnta. 

Blacas : Per merce. 
Ni (qui ) si généreux soit avec si peu <le revenu, 
Castel don non dei Abrda ni tribut. 

A. Daniel : Lanquan vei. 
Gbâieau dont je ne dois rente ni tribut. 
CAT. Aire. ssp. Renda. bsp. mod. Renta, port. 
Rendu, iT. RtndUa, 

5. Revdiee, s. m. j rentier, fermier de 
rentes. 

Se fan bevdibr e peEat{*uirr. 

Brev- d'amor, fol. laS» 
Ils se {oïèX fef\nien de rentes et pésgers. 
lac. CAT. Render. rsp. Rentero. port. Ren- 
deiro. 

6. Rezehda, s,f,y redevance. 

De tontas « de rezerdas 
Fai aos dos e san e«roendas. 

P. Carbiràl : Qui vc gran. 
De toiles et de redevances il fsît ses dons rt ses 
rcpantion*. 

7. Redkmekt, bkîidament, 5. ///.jp^arrcn- 
lrment, rente. 



REN 



85 



Antorgoi aqnesta donatio et aqnest redb- 

MSHT a vos. 

Tit. de 1245. Arch, du Roy., J. 3a3. 

J'octroie cette donation et cette renU & vous. 

Per carta de rsrdambht de benefficy o 

desme. 

Fors de Béam', p. iog6. 

Par cbarte à* arrentenœnt de bénéBce ou dîme. 

CAT. RenMmene. ksp. Rendirmento. port. it. 

Rendimento. 

8. Renùensa, s. /. , égard, attention , 
prévenance. 

El grens comjatz, domna presan , 
Qae m* noci darraen e Teîllan, 
No m toi ni m loing en rkkdemsa. 

Blacasset : Ben volgra. 
Le dur congé , dame prisée, qui me tue dormant 
et veillant , ne me retire ni m'éloigne en préve- 
nance. 

9. Aqrenda, s.f., rente, redevance. 
Dos ceniz lioras d* arrerda d^oscle. 

Tit. de 1289. DoAT, t. CCXLll, fol. 117. 
Deux cents livres de rente de douaire. 

10. AeER DADOB , ABRENDADO& , S, 772., 

fermier, ainodiaieiir. 

Al prince vengron tôt ensemps 
El pslays siei arerdadors. 

V. de S. Honorât. 
Au prince vinrent tous ensemlile au palais ses 
fermiers» 

ARRBVDAnoRs... del bayle ni del senbor. 
For de MonUuc. Ord. des R^ de Fr., i463, 

t. XVI, p. 137. 
dmodiaUurs... du bailli ni du seigneur. 
CAT. ESP. port. Àrr<ndador. it. Arrendatore. 

11. ÀEREiiDAMEif , S. m., arrentcmeut , 
amodiation. 

Lo qoal es tengot de laozar aqnel arrbr- 
DAMEH per SOS devers. 

For de Montcuc. Ord. desR. de Fr., i463 , 

t. XVI, p. ia6. 
Lequel est tenu d'approuver cet arrentement 
pour ses riedevanccs. 

CAT. Arrendament. bsp. Arrendamiento. port. 
Arrendamento. 

12. Arrendab, V., arrenter, amodier. 

Sas possessions en lot o en parlida arrerdar. 
For de Monteur. Ord. dis R. de Fr., i463 , 

I. XVI, p. ia6. 



REP 

Part.pr9S, Bcttias... so ditai iiBȣaa, qoals 9o 

lamertz. 

Elue, de las propr., fol. aag. 

Bélet... MMit dites rampantes, tdt lont l^rils. 



REP 



87 



a. Rapab y v.y ramper, raser, se traîner. 

jfterpent... n moro ratas. 

Bbtc, de las propr., fol. a38. 
La terpcnis. .. le meuvent en rampant. 

3. Rkptii*, X. m., lat. Heftiw^ reptile. 

&KPTCU lo bestiâs si moven p€r dilata tio et 

restrictio. 

Âdjecdv. Beatias... algnnaa apelam... RsrrxLs 

o replans. 

Bloc, de lat propr., fol. 229. 

Lvt reptiles Mni hêles se mouvant par dilatation 

et rcatricLion. 

Bctes... aoennes ooiis appelons reptiles... 00 ram- 



GAT. aar. RtptU. poet. Repdl, reptile, it. Ret- 
die. 

4. RzPTiLiA, s.f.y reptile. 

Toiaa laa RKrriLiAa qoe graponan sobre la 



Hist. de la Bible en provenç., fol. i. 
Tous les reptiles <}iii se traînent sur la terre. 

5. Rkptab, v.9 lat. rbptar^, ramper, 

raser. 
P«iV. prés. Bestias... algnnas apelam... reptils 

o AMPTAHS. 

Ehte. de las propr. , fol. 229. 
Bêtes... aucaaes boqs appelons... reptiles on ram- 
pantes. 

REPETNAR , 11., ruer, se regimber. 
Kl mexel aissî ripstsiet 
Qoe tal del pe el li donet 
C a una part lo fea anar. 

Roman de Jaufre, fol. a8. 
Le lépreux ainsi rua que tel (coup) du pi«d il 
lui doana que d'un côté il le 6l aller. 

2. RspEHAPA, J.y., loiade, riposte. 

Apres oomenaaraî tal napiNADA. 
T. d'uvb dame bt db Mohtamt : lou venc. 
Après je commencerai telle ruade. 

REPUTÂ.R , V, , lat. reputar^, réputer, 

GODsidérer, tenir. 

Noo se poesca dire ni hbputak ciatadin. 
Statuts de Provence. Julien, 1. 1 , p. SiS. 
Qu'il ne se paisse dire ui ncpnfer citadin. 



Aytal locQtio rbputaeiam a vici. 
Cel a cai hom o diria se reput aria per în- 
jnriat. 

Lejrs d'amors, fol. i32 et 54. 
Pareille Joculion nous répulerions è vice. 
Gilui à qui on dirait cela se tiendrait pour injuria. 

Pan. pas. Per bon cavaliers reput at. 

Roman de Blandin de Comouailles, etc. 
Pour bon chevalier réputé. 

Nobles homs, et per tal era tengot e na- 

PUTAT. 

Tiu de 1404* JusTEL , Hist. de la maison deTu- 

■ renne, p. i36. 
Ifoble bomme, et pour tel tfuit tenu crt réputé. 

CAT. ESP. PORT. Reputar. it. Riputare. 

a. Reput ATio, s. y., lat. eeputatio , 
considération , réputation. 
Anr ni argent no haTÎo valor, qni ara so 
en major reputatio. 

Bluc» de las propr. , fol. 186. 

Or ni argent n'avaient valeur, qui sont mainte- 
nant en plus grande réputation. 

CAT. Reptatià, rsp. Reputaeion. port. Repu- 
tacào. XT. Riputazione. 

3. Reptar, V. , imputer, accuser, blâ- 
mer, reprocher. 

Lo reis lo près de felnia reptar. 

Poème sur Boèce. 
Le roi l'entreprit de fdlonie acctiser. 

Mal a partît qai rbptae l*ea volgaes. 

Beexaes se Rotbnac : IVnn sirventes. 
Mal a partagé qui voudrait l'en accuser. 

No m*o eeptbs nien. 

A. JoaDAH : Ifopuesc. 
Que vous ne me le reprochiez nullement. 

Substantif. Yostre eeptaee in*es sabors. 
BcaTBAND DE BosN : S'abrils. 
Votre reprocher m'est saveur. 

Part. pas. De vos e de totx antres 
Rn deg esser rbptatz. 

y. de S. Honorât. 
De vous et de tous autres j'en dpu être accusé. 

ARC. PB. Ne nnls ne lait snm bam de li par« 
tir, pus qne il est reté. 

Lois de Guillaume-l»-Conquérant. 

De criesme les reta et les prist. 
Chr, de Fr. , Rec. des Hist. de Fr., t. III, p. 160. 

CAT. ARC. ESP. Reptar. esp. mod. Retar. port. 
Reptar, retar. 



REU 

fig. Rm e lîama , e lasses de clyable. 

^. tff rerf.^fol. 99. 
ikU ei UcM , et lacs de diaUa. 

ASC WK. Et cil sa rois deMor els me. 

Hou», rvc. dêfabU «C conU anc, t. Il, p. 391 . 

Aotrasi se tapissent come oisbx prix en retz. 

Roman de Rou, v. 3493> 

Ton reth qn*ao fond de Teaa le plomb fait 

abyumer. 

BossÂBD , 1. 1 , p. 18a. 

CAT. Ret asr. Red. port. Rede. xr, Rete. 

a. Rv.TBiirÀ, s,f., lat. ketina, rétine. 

Una tela dita BaraniA... qnar a gnîsa de 
rech, o filât es formada. 

Elue, de las propr., fol. 37. 

Uae toile dite riUne... csr à façon de rets ^ on 
filM die est fisnaée. 

tsr. POET. iT. Redna. 

3. EiimBDAm , v,y envelopper, entourer. 

Pari» pat. AissiMs tcn BHasDATS lo rets. 

PiniE d'Avverove : Belli m'es. 
Ainsi les tient enveloppés le rett. 

CAT. >sp. PORT. Enredar. nr. Jnretare. 

4. Eh&aoa, s,/., obstacle, embarras. 

Si fea y lais qn*i faa*uiAA»A. 

Gramm. provenç. 
Si. rien j laisse qui 7 fasse embarras. 



RETHORICA, s,/., lat. khetoriga , 

rhétorique. 

Dr RxnoRicA sai, per bels afadianiens , 
Colorar mas pa renias. 

PeÛrr de Cosbiac : El non de. 
De Hb^tort^e J6 sais, par bsUss figuras, colorer 
■Ms parolca. 

CAT. ESP. Rnorica. poet. RhetoHca, retoriea. 
rr. Reltoriea. 

REUBARBA , s. m., lat. aAsuBABBAm/i/, 

rfaobarbe. 

Del EBUBARBA aotresni 
Ab aiça frcia, nn maiî , 

Li dats a bcnre* 

Detobs bb Peadbs , jtuM» cass. 
De la rhubarbe égaisasent avee esa froide , un 
sMlin , vous loi doanm 4 boire. 

ABC. CAT. RifAarb€uu. gat. mod. Riabarbaro, 
Bsp. Rittbtarbo, port. Rhasbarbo» n. Reo' 
barbare, rabarbaro. 

IV. 



REU 89 

REUMA, s. /., grec, fi5/*«, rhume, 
fluxion. 

Hnniîdîtat.. . en yvem... engendra rbvma. 

Sine, de las propr. , fol. 37. 
Humidité... en hirer... engendre rhume. 

Tolas las retz qne alcnna gota de reuma 
l'hi dicbendia pel nas. 

Caî. dels apost. de Roma, fol. 9a. 

Toutes les fois qu'aucune goutte de rhume lui 
descendait par le nés. 

CAT. ESP. Reuma. rr. Reuma, rema. 

a. Rauma, 5.y!, rhume, fluxion. 

Qaan endeveno ad alcnn calars o raum as. 
So mnltiplicats raumasbs. 

Trad. d'jilbucasU, fol. i3 et 6. 
Quand surriennent k aucun catarrhes ou rhumes. 
Sont multipliées ^nxioiu. 

3. Rbumatizacio , s^ f., enrhumurc , 
écoulement d'humeur. 
Per REuif ATUACiGf, qnan hnmors descendo 
del cap a las caiuls de la gola. 

Sine, de las propr., fol. Ifi, 
Par enrhumure, quand humeurs descendent de 
la tête aux canaux de la gorge. 

/i. Rbuxassab, V., enrhumer. 
Part-pas. subst. Cam Tezem els reumassatz... 
els qnals la freior, restrengent le cervel , fa 
discîllar la fanmor. 

Bluc de las propr,, fol. a5. 

Comme nous -voyons eux enrhimtés».. auxquels 
la froideur , restreignant le cerreen , fait distiller 
l'humeur. 

5. Rbumatic, ai(f'., Ul a/aviuTiCM^, 
de rhnme. 
Per homor eeumatica. 

Elue, de las propr. , fol. 5a. 
Pkr humeur de rhume. 

GAT. ESP. Reumadeo, it. Reumadeo, rematieo. 

REUPONTIC, s. m., lat. BHapoBTicn/i?^ 
rapontic, ou rhubarbe des moines. 

La carn d*an colomb daorarets 
De RRUPOBTiG , poeis la ill dareta. 

Devbbs j>b Prabbs , Jus. eass. 
La chair d'na pigeon vous doreres de rapontic , 
puis TOUS la lui donneres. 

XT. Raponeieo. 

12 



RIB 

On SM mas eta cara 

PlMtCa KBSKIISAIl. 

Amahieu dvs Escas : ëd aiinel. 
Eao fnich« et claire où ses main* et sa face elle 
puisse iéu^er. 
Part. pas. Veiretx rexshsada. 

Vostra don^e lavada. 

Amahieu des Escab : Eo aquel. 
Teus verm nettarfiB Totre dame et lavée. 

RIBAy S. f., la t. RIPA, rive, boni, 
berge. 
Voyez Denina, t. II, p. 27/1. 

Lo Kia de Fraoaa... era sobre la hi»a d'nu 
€aai.~. lo qoal passa al pe de Niort. 

y. de Bertrand de Bom. 
Ijt roi de France... éuil snr la rive d'un fleuve. .., 
Ui{uel passe an pied de ^iort. 

Qoan eog a kxba venir, 
Adoncs me cove a nadar. 

Le sioihe de Momtavdon : Autra vclic. 
Quand je pense à rive Tenir, alors il me convirnl 
de nager. 
TAT. AHi:. ESP. Biba, iT. Biva, ripa. 

« 

a. RiBATGE, RiBAGE, j. /?/. , rivagc. 
Ai gran alegratge 
Qaan Tey fortz castelhs assetjatz... , 

E vey l'ost pel aibatga 
Qu* es toi entora clans de fossatz. 

Bertràko de ]3orn : Be m play- 
J'ai grande allégresse quand je vob forts cliâlcaii:& 
assiégés... , et (quand) je vois l'année sur le rivage 
qui est tout à l'entour dos de fosses. 
Trobero doas barcas pescant en lo kibagk. 

F. de S. Honorât. 
Trouvèrent deux barques péchant sur le rivage. 

Vens , ab mal usatge , 
Fa*l tan d^enneg qae'l veda lo niOATGL. 
P. Espagnol : Gnm selh que. 

!« «cnl , avec mauvais usage, lui fait tant d'en- 
nui «fu'il loi défend le rivage. 

f AT. Bihatge. it. Bivaggio. 

3. RiBAL, s. m., rivage, bord, lisière. 

Destniras lo plus lonc devers lo ribal, et 
icnent lo eibal d* aqoela possession. 

Trad' du Tr. de L^ Arpentage, part. 1 , c. 4^. 

Ta mesureras le plus long devers la lisière, r( ic 
nanl la lisière de celte possession. 



RIB 91 

4. RiBADOR, S. /w.., rivage, abordage, 

bord. 

O rîbas o kibadors. 

Tit. de 1275. Bibl. duB.,f. de D. FillevieiUi' . 
On rives ou rivages. 

5. RlBKIEA, BIBEYRA, RIBIKIRA, BIBIERa, 

s.f.y rivage, bord, rive, plaine. 

Lonc RIBEIRA de mar. 

y. de S. Honorât. 
Ije long du rivage de la mer. 
Fo snaa lo critz 
Don retend! la bibieira. 

GiBAUD DR BoiNEiL : L'autr'ior lo. 
Fut doux le cri dont retentit la plaine. 
Yen per la eibsira ab sos senbals banditz. 

Guillaume de Tudela. 
Vient par la plaine avec ses enseignes déployccs. 

— Rivière. 

"Vilans loncs agronatz de riseira. 

T. DE GUIOO ET DE BERTRAND D'ALLAXAMON : \ lA 

liai. 
Vilain long cormoran de rivière. 

En nna ribcera qne s* a pela Tibre. 

L'Arbre de Bâta Ihas , îo\. 35. 

En une rivière ((ai s^appelle Tibre. 

— Pcche. 

Mais am qne ribexra ni cassa 
Que ricxbom m'acoelb' e m'abrassa. 
Bertbamd de BoRif : Bassa tant. 
Davantage j'aime qne pèche et chasse que puissant 
homme m'accueille et m'embrasse. 
CAT. ESP. Bihera. port. Bibeira. it. Biviera. 

6. Ribar , V. , aborder. 

Aqnels qne venio per mar... Tavizavo^ et 
on devio ribar lor mostravo. 

Elue, de tas propr., fol. 1^5. 

Ceux qui venaient par mer... le regardaient, et 
où ils devaient aborder il Icbr montrait. 

7. Arribalh, ARRiBAiLH, S, m. y arri- 
vage, abordage. 

Qnanl es lai en aisselh brasal 
Ont elh eys perpres arrxbalr. 

B. DE Vensehac: Ivems vai. 
Quand il est là à ce brasier où lui-même il prit 
abordage. 

Las aîguas eUs arribailus. 
Tit. de \V]i. Arch. de la maison de Lenliiluc. 
Les eaux et lf« arrivages. 
I Ksp. Arribaje, 



Rltt 

Co aoa jogUn, miBACTS et alcavots « Joga* 

don. 

V, et VeH., fol. 80. 
lOBt joDglc«n, ribaudt et maqnercattx et 



RIC 



93 



ASC. Fft. Ccstoil ong beao nhuUi, 

Franc» fraîa, frasé Gomme nn oignon. 

COQUILLAIT, p. 106. 

Le boata hors de la chambre en disant 
Tons estes nn manTais ribanU. 

MoilSTlBLCT, 1. 1, Toi. t63. 

PORV. IT. RAtUdo. 



2. RiBAUDAy s.f., niMmde, gourgan- 
dine. 

Ifcgnn peecat non es pas erres ni pas fags 
qne tractar sa molher ayssi coma .1. bxbauda 

TÎlana. 

f^, et Ven,, fol. 9a. 
Mal péeM n'est pins horrihle ai plus laid qne de 
tniier « fcMme ainsi somme ua« ▼ilaioe goMAt^ 
gmmiime. 

ASC. FR. Qne la ribaude le menroit par Tost 
en chemise , une corde liée aux genetains. 

JoiSTiLLB , p. 106. 

A^. 9tfiç. Poeys qne las paranlas son arresas 
e vilanas e siBAunAS. 

r. effort., fol. 85. 
Pobqne les paroles sont impures et ▼ilaioes et 

igtyMes. 

I 

3. RiBAVnAïAA, t*f*y ribaudaîlle, ca- 
naille. 

Aqncsta sibaddalba. 

L^fi étamort, fol. 5^. 
Cccie HAmimM/Is. 

4. RtBAUDiA, 1./.9 dérergondage, dé- 
bauche, effronterie. 

So es apert senhal qne la ordnra e la Tilania 
e la SIBAUDI4 es dedins el cor. 

"VilanAa paranlas qne tornon en eibavdias 
et en deahoaesletat. 

r. et Vert,, fol. 85 et 84. 

C'est évidente nuirque que l'ordure et la Tilenie 
f\ le dévergondage est dans le cœur. 

Vilaines paroles qui tonroent en dévergondages 
H en déshonuêieté. 

\nv.. PR. Après garde que tn ne dies 
Ces ors mos ni ces ribaudies, 

Rommm de latkote, y. ai30. 



Pour 900 ont li gent si poi de foi 
Et Toit-on tant de rihaudie 
On monde et tant de trékctie 
De rensrdîe et de doloor. 

Roman du Remart, t. 1V<, p. 344* 
poaT. Rihaldia» 

5. R1BAUDABIA, S, f. , nbauderîe, dé- 
vergondage, immoralité. 

Desiriers de vilezas, de ribaudahias, de 
glotonias. 

Folas parlarias e vils bxbaudarias. 

y. et Vert,, fol. lact^i. 

Désirs de vilenies, de dévergondage» » de glou- 
tonneries. 

Fous iMvsrdflges et viles rihauderies, 

ESP. Ribalderia, 1*0 at. RiluUdana. xt. RAai- 
deria. 

6. Ribaudxsca, s.f., ribauderie, liber- 
tinage, débauche. 

Tibnesca 

▲m bg... 

E BlBAirDSSCA 

NoatTCV marlts. 

P. Basc : Ab greu. 
Vilenie ont bit... et débauche nos maris. 

7. RiBAuniB, V., débaucher, déver- 
goniler. 

Part, pas. Pmensa es «tiBAonm^A , 

E son malvats II melllors. 

Maagabbbs t Fsr l'aura. 
La Ptovenee est dévergondée, et sont mauvais 
les nMÎUenrs. 

RIC, adj,, goth. biiks, sax. bica, 
francic. bichi, noble » puissant, fort^ 
illustre. 
Voyez WAttmzli, Gio$s, germann,, 

y^ beich; Matavs, Orig. de la leng. 

esp.y t. II, p. aa5; Axdbete, p. ao3- 

36a; Devina, t. III, p. 64. 

Eic csTallter, me de linatge , 
Ric per ergaelh , bk per valor. 

GUILLAVMB. noiSB DE BesIXBS .* QlMSCBS|4or. 

Noble csralier, noble de lignags, mobte par fierté, 
noble par valeur. 

Serai pins nicx qn'el aenherde Marroc. 

Auoisas i Wr vos. 
Je serai plus puissant que le scignsur de Maroc. 



94 Rlc 

leo ni antre, no us cm pars 
De pretK ni de ric Hnhatge. 

Rambaud ds Vaqvbiias : A. vos bona. 

Moi ni autre, ne voas sommes égaiiK en mérite 
ni en iliustre lign^. 

Qae '1 dig son bon e'I fag son ant e Rrc. 

AiMERl DE PsauiLAiN : En aqnelh temps. 
Vu cfue les paroles sont bonnes et les actions sont 
hautes e\ fortes. 

ANC. FR. C'est dans le sens de puis- 
sant que Join ville a dit, p. 25 : 

Mon frère le sire de Vanqnelonr et les antres 
riches hommes qui là esfoient. 

Voyez les observations de Du Cakgr 
sur ce passage, p. 5i de l'édition do 
i668. 

Et y eut maint riche coup fern entre icelles 

parties. 

MovsTiELST, t. II , fol. 40. 

CAT. Los richs hornens eren aixi anomenats 
no per ser richs o tenir molts bens, sino 
per esser de clar linatge y poderosos. 
Bosch Titols de honor de Cathalunjra , p. Bio , 

col. 2. 
Moral. Poders d^ aar ni d* argen 

No os daran ja bon prptz , 
Si me cor non aveiz. 

AaHAUD DE Marubil : Raaoe es. 

Pouvoir d'or et d'argent ne vous donneront jamais 
bon mérite , si noble cœur vous n'aves. 

Fig. Lo pins R10S jorns es oi de la setmana. 
Bertrand de Born : Ges de disnar. 

Le plus noble jour de la semaine, c'est aujourd'hui. 

— Riche, opulent, qui possède. 
Kicx honi , qnan fai sas calendas 
E sas cortz e sas bevendas. 

P. Cardinal : Qni vc gran. 

Homme riche, quand il fait ses calendes et &cs 
assemblées et ses festins. 

Sel qae laissa lo mal e fai lo be es ricx de 

totz bes. 

Liv. de Sjrdrac , fol. 66. 

Celui qui laisse le mal et fait le bien est riche de 
tous biens. 

Pig. Ai! qnant n*a deseretatx, 
Qu^eran tait ric en s'amor! 

F01.QIIET DE Maiskillb : Si Gum selh. 
\h ! combien die en a déshérités, qui étaient 
tous richfs en son amour .' 



RIC 

Siibst. Las malvastatz d'un Rtc so plus gran» 
qae d'an panre. 

£if. de Sjfdrac, fol. 25. 
Les mauvaiselcs d'un riche sont plus grandes que 
d'un pauvre. 

Li flac RIC de paratge. 

AaNAVD DE HarueiL : Raios es. 
Les làebes riches de parage. 

Joves Ries coi non platz luesiiios , 
Cortz ni gaerra. 

Bertrand de Born : Un sirvenles fatx. 
Jeune riche k qui ne platl dépense, cour ni guerre. 

— De grand prix , magnifique. 

RicAs armas e cadeira e campoUeit ciu- 

perîal. 

y. de P. Fidal. 

Riches armes et siège et tente impériale. 

En RiCAs cortz ai vist, manias sazos , 
Panbr' enreqnir e recebre ^rans dos. 

Arnaud de Mabueil : Si cum li peis. 
En riches cours j'ai vu , (en) maintes saison» , 
pauvre enrichir et recevoir grands dons. 

ANC FR. 

Riches fn li tournois desons la toorantive. 
Romancero /rançais, p. 18. 

— Abondant, grand. 

Fan Ries condutz e pleniers. 

Raimond de Miraval : Berlran ii. 
Font grands repas et pleniers. 

CAT. Ric. ESP. PORT. Rico, iT. Ricco. 

a. RiGOR y s,f,, noblesse , illustration , 
dignité, honneur. 

Gcs Amors segon ricors no vai. 

B. de Ventadour : Bel m'es qu* icu. 
L'Amour ne va point selon ilbistration. 

Totz joys li den homiliar, 
£ tota KicoRs obeztr. 

Le comte de Poitiebs .- Moût jauzeos . 
Toute joie lui doit être soumise, et toute dignitc 
obéir. 

— Témérité, hardiesse, prétention. 

Loc. Non ans dir tan de rzcor 
De mi derihes penre patz. 
Raimond de Castelnau : Er a bendoi. 
Je n'ose dire tant de têntcrité que de moi il le 
daignât accepter accord. 

— Richesse. 

El mon non a theMiirs ni gran ricor 



RIC 

Qoe ai*aanîtz, sapchas, qn'ieo près un gaan. 
B. ArvauI) 9S MoMTCUC : Ancinais. 

Au monde il n'j a trésor ni grande richesse qui 
•oit faoonâ sachez C-le) , que je prise un gant. 
4irc. CAT. Rîeor, rr. Riccore, 

3. RicTAT, S, f, y puissance , dignité, 

noblesse y richesse. 
No m <*al temcr son pretz ni .la rictatz. 

AlMElL DE BCLLIHOY : NulllS liom. 

Il ne me faut craindre son mérite ni sa noblesse. 
Qni noQ a grans rictatz 
O bonas heretatz. 

B. SiCABT DR Marjbvols .' Ab greu. 
Qai n'a pas de grandes richesses ou de bons bdri* 
lages. 

ARC. FR. Jaîaos, deniers et richeté. 

Roman del conte de Poitiers, t. 264* 
AXC. CAT. Rictat. 

4. RlQUESA , BIQUKZA ^ RIQUESCHA , S,f.g 

puissance y noblesse , richesse. 
Ifon es drcgz qa'om l'abais sa riqubsa. 
Bkrtbaro DR BoRN : Fus li baron. 
Il o'esl pas juste qu'on lui abaisse sa puissance. 

No nû dei nmre paraiges 

Ni RiQURSCBA ni hauts lighatges. 

FoLQDST DR RoMANS : Donina ieu pren. 
Ve me doit nuire parage ni noblesse ni haut 



RIC 

RXCATRET. 

D* on escassedat nays. 



95 



Lor cfeTsxiria lors possessios e lars riqdrsaa. 

PUILOMEHA. 

Lear cnrftrait leurs possessions et leurs richesses. 
CAT. Rifmesa, bsp. fort. Riqueza. it. Ric- 

5. RicAMEN , RiCAMKifs, ûtlu, , puissam- 
ment, noblement , richement , pré- 
tendenseroent j superbement. 

Scnher, partatz ricamev. 

Lr nom SB MoifTAiJi>ON : Autra vêts. 
Setgoeau*, vous parles noblement* 
A! per qae vol clercx belha vestîdara, 
Ni per qae vol vinre tan RiCAVRif ? 
Guillaume de Moktagnagout : Per lo mon. 
Ab! pourquoi clerc veut -il beau vêtement, et 
pourquoi veut-il vivre si superbement? 

CAT. Rieament, rsp. port. Ricamente. it. Rie- 
eamenté. 

6. RiCAiâEL, s. f, dim,y petit riche, 
demi- riche. 



T. d'un comte et de Guillaume : Guilhem. 
Petits riches d*o& avarice naît. 

7. RiQUiR, V., accroître, enrichir. 

Emperaîriz, pregatz per mei, 
Qn*en fa rai vostre pretz riquir. 

Marcarrus : D' cmpcraîrc. 
Impératrice, pries pour moi, vu que j'en ferai 
votre mérite accroUre» 

Part, pas» fig. Lo saber don suy rtquitz. 
Pierre d'Ahyeroick : Gent e%. 
Le savoir dont je suis enrichi. 

8. RiCADT, adj., hautain, fier, altîer, 
prétentieux. 

M^en fane ricautz a sazos 
A gaîza de paubr'ergnlhos. 

P. BoGiEBS : Per far. 
Je m'en fais ^er i propos à guise de pauvre or- 
gueilleux. 

9. Ricos, adj, y altier, hautain, rude, 

rigoureux . 

"Vos qaier e os essenh 
Que no siatz ricos. 

Amahieu des Escas : El temps de. 

Je vous demande et vous donne avis que tous ne 
soyes pas hautain. 

Es la batalha mot longa e rxcqsa e perilbosa. 

y, et rert,, foi. 67. 
Est la bataille raoult longue et rude et périlleuse. 

Fig. De mots ricos no tem Peire Vidal. 

Hugues de l'Escure : De mots ricos. 
En roots rudes je ne crains pas Pierre Vidal. 

Ane. CAT. Ricos. 

10. RiCAUDiA, s.f., vanité, fierté, pré- 
tention. 

Entendre m fa'zia Amors 
En folla RICAUDIA. 

Peysols : Camjat ai. 
Affectionner me faisait Amour on folle ^^reVeitff oit. 

1 1. RicoziA , 5. yi , hauteur, insolence. 

Dizen , fazen vilanîa . 
Als autres per rtcozia. 

Brev. d*amor, fol. 119. 
Disant, faisant vilenie aux autres par insolence. 

12. ËNAIQUIR , ENRHIQUIR , ENAEQU1& > 



9G 



RIC 



V,, enrichir, grandir, devenir fier, 

puissant , enorgueillir. 
Senes lieis non pnosc rîcx devenir, 
Mas, a* ni plagaes, ela m pogr^EiCRiQuiR. 

AlMEBI SB BbLMORT .* J» o' «T. 

Sans elle je ne puia riche devenir, quia , s'il lui 
plaiaait , elle pourrait m'enricAir. 

En ricaa cortz ai vial mantaa aazoa 
Panbr'sNREQum e recebre grana doa» 

Arhacd de Màhusxl : Sicuni li pais. 
En riches cours j'ai yu (en) maintes saisons pau- 
rre enrichir ei recevoir grands dons. 
Laa qnala glieiaa xnrriqci. 

Cat, dels apost. de Roma, fol. 37. 
Lesquelles églises il emiekiu 
Adea brota lo bos eapera 
QaMen ai , per qae me n'airaïQuia. 
PiKRaE n'AuvxaoHS : De jost'als. 
Inoessammcnt crott le bon espoir que j'ai , c*est 
pourquoi je m'en enorgueillis. 

Pig. Qoan Ricors a' nmîlia , 
UnmiUtats a* xhrzqdu. 

Pktroi.8 : Quoras que. 
Quand Dignité s'humilie , Modestie devient fkre. 

Pro¥» Om no deo bitriquir 

Lo aien, e pneia l'anda. 

Pova DE Gapdueil : Ben ea folh. 
Homme ne doit pas enrichir le sien, et puis qu'il 
le tue. 

Part. pas. Tilaa ea et ontracaiatx 

Tots bom , qnan ai aent xsrsqvitc. 
Rambavo de Vaqueuab : Ja hom près. 
Vilain est et extravagant tout homme , quand il 
se sent enrichi. 

Gela qae fondât guida 
Gnia ^eaaer ehrbquida. 

HvGUEa SB Sawt-Gtr : Longamen. 
Celle que Tolie guide croit s'être enrichie. 
€AT. Enriquir, it. Inriodurt. 

i3. EiTEEQUEzia, V., enrichir, devenir 

riche. 

Per ae bitrbqiieszr volon enpanbresir tôt 
lo mon. 

F. et f^ert., fol. 14. 
Pour s'enricA/rils veulent appauvrir iou^ le monde. 

Lo panres, cant BiiRBQpjiBia, e« pins gen- 
tflè qne cel qne non ac re. 

£i>. de Sydrac, fol. 38. 

Le pauvre , quand il devient riche, est plus gentil 
que celui qui n'eut rien. 
ESP. i*oRT. Enrequeeer. 



RIM 

RIGOTAR , t;., friser. 

De fardar e de polir e de rigotar lors caps. 

F. et Fert., fol. 70. 
De farder et de polir et àe friser leurs têtes. 

Suhst. Lo rigotar e laa colon e Taure V argen. 

F, et Fert., fol. 70. 
he friser et les couleurs et l'or et l'argent. 

Part, pas. Ni aeran ja pro lavadaa... 
Ni lar cabelh pro maestrat 
Ni pro blondît ni bigot at. 

Brev, tPtimor, fol. 129. 
Ni (ne) seront jamais assea lavées... ni leurs clie- 
veux assea arrangés avec art ni assea blondis ni 
frisés. 

L'iT. fait encore usage du part. pas. 
rigottato. 

a. R16OT, s. m., frisure. 

Aordenet qne clerca no portes barba ni 

RIGOT. 

Cat. dels aposi.de Roma, fol. i5 et 16. 
Ordonna qne dere ne portât haibe ni frisurr. 

RIM 9 S, m., rime y poëme. 

Dans plusieurs langues du Nord ce 

mot signifia rhytkme, nombre, harmonie. 

Voyez Watchbh, Gloss. germon, y 

v^. Reim; ScHiLTER, Ghss. tentonic., 

▼•• RuiEir. 

En .1. BIX cove que dan dny bordo, qoar 
na bordos no fay rtm per ai meteyab. 

Zeyt ^Tamort, toi. tg. 
Dans une rime il convient que soient deux, vers , 
car un vers ne fait pas rime par lui-même. 

Près manieira de trobar en ears Bina , per 
que sas cansos no ao leos ad entendre. 

F.f^jt.Daaiai* 
Il prit manière de composer en rimes dîQîf iles , 
c'est pourquoi ses chansons ne sont pas faciles à en- 
tendre. 

Ancmays no fea nnlh bom prima 
D' aiiala razoa romans ni bims. 

Ur TiouBADoua abohyme : Moût auni. 
Oncques plus nul homme subtil ne fit de tels 
sujets romans ni poèmes. 
AifC. CAT. Rim. 

a. Rima, j./., rime, poëme. 

Bordos ea nna part de rima. 

Leys d*amors, fol. i3 
Vers est une partie de rime. 



RIO 

En miMi. va e pUna. 

Râuàvd ifOBAVGB : A mon Ters 
Ea rmu ocMnmane et simple. 

GAT. Bsr. POBT. iT. Bîma. 

3. RiKETA, s.f, dim,, petite rime, petit 
poëme. 

Kn aital rxmsta prima 
M'agradon lea mot e prim. 

Bambaud B'OiAVftE : Ed aiul. 
En tel petit poëme dtfUcat me plaÎMot mots légers 



4. RoiADEBy $• m. y rimeur, rimailleur. 

A Folqnet En «niADsm. 
T. »B FoiiQiJBT BT DK PoMCiBX : Porcier. Far. 
A Folqput seigneur rimeur, 

5. Rdus , V, , rimer. 

Laa qoab voira tomar en romana e bimar. 

L9)r* tPamors, fol. 48* 
Laaqndles il voodm toamer en roman et rimer. 

S la fais en cara rima , 
Qoar de car loc los un. 

Raimovd m MnATAL : Aiasi m. 
Et je les &ie §m rimes précâeiiam , cor delieu pré- 
cieux je les rime» 

Lo vers deg fat en tal rima 
Maacl* e femel qae ben bim. 

Gatatoah lb Yibvz : Lo vers. 
La vcn je dois faire eo telle rime masculine et 
iémàmnm^m hunrùne, 

Pein. pas. Bel dictât eompaisat per novas Bt- 

MADAa. 

Lty$ <Famor», LALOusta» , p. 7a. 
Bora dictié mesura per nouvelles rimées, 
CAT. Bsp. FOBT. RtoutT* IT. Rîmore. 

ROfÂR 9 V. , lat. KiMA«i% gercer, ris- 
soler. 

Tro que veiats 
Qo'd cner bimb. 

DBD9ES Dl PftADia , jfuM, COtS, 

JwÊ^k ce qne vous vojies qu'il riâêole la peau. 

Fig. Aiaai m* art I0 cor e m kima. 

A. Dahiix. : Ab goay to. 
Ainsi il me brûle et me rissole le cœur. 

RIOTA., s, f.y débat, contestation, al- 
tercation , opposition . 
Voyez MunAToai , Diss. 33. 

IV. 



RIS 97 

Met en Y est de son senhor hiota bregoa. 

VArhre de Batalhas, fol. 96. 
Met en l'ermée de son seigneur altercation ou que- 
relle. 

Papa Bonifad moc placfa e biota al rey de 
Frania. 

Cat.ileUapost. deRoma, fol. 207. 

Le pepe Bonifaee suscita plaid et contestation au 
roi de France. 

Avc. PR. Fn faite oonoorde da roi de France 
et de celoi de Caatele , de riote qnî estoit 
entre eox. 
XIahtenrb , Jmpl. Coll,, t. V, «ol. 750. 

XT. Riotta. 

2. RiOTOS , <i<3^'. , dispnteur, tracassier, 
chamailleur. 

Mala molfaer es clamoza , biotoea , malî- 
ciosa. 

Elue, de las propr., fol. 71. 

Hdchente femme est criarde ^ disputeuse, mali- 
cieuse. 

-^ Contradictoire, incompatible. 

Aspra e desacordabla o RtOTOxa contentios 
de aîllabaa. 

LeQTS dPamors, fol. 109. 

Apre et discordant ou incompatible conflit de syl- 
labes. 
ZT. Rioitoso. 

RIS, S. m., lat. aisii^, ris, rire, sourire. 
Ab nn amoroa bis 
Qae m fea, qan m'eagardet. 
Abnavi» dbMaiiveil : Tant m'abellis. 
Avec un amoureux sourire qu'elle me fit , quand 
elle me regarda. 

Per lo sien bis que m fis» tan donaaamen. 

Casbubt : Ab leyal. 
Pbnr le sien sourire qu'elle me fit si doucement. 

Loc, Mi dona ri m tan donaaamen , 

Qne beih bis m* es de Dien , so m par. 
Raidaiid d'Obab6B : Ab nou cor. 
Ma dame me rit si doucement , que beau ris m'est 
de Dieu , ce me parait. 

Proi^. lÀ BIS e li joc 

An lar temps e lor loc. 
Abkaud de Makveil : Raxos es. Far. 
Les ris et les jeux ont leur temps et leur lieu. 

AHC. CAT. Ris. AHC. B8P. PORT. IT. Riso. 

a. RizET, s, m, dim,, petit sourire, lé- 
ger sourire. 

i3 



98 



RIS 



Pois fai nn gai risit derrier 
Ab qac me fier derrieramen. 

LA.HF1A1IC CiGALA. : Un avioen. 
Après elle fait un gai léger sourire damier arec 
quoi elle me frappe en dernier. 

3. Ri&E » Eia, v.p lat. nidl^HE, rire, sou- 
rire. 

Non pnesc esser jansire 

Tro veya rirb 
Vos t don ieo sny servire. 
GUILLJLCIIB , MOINE DB BsziERS : ErniDsa. 
Je ne puis être joyeux jusqu'à ce que je Toie rire 
voua , dont je suis serTÎteur. 

A mi an pro donat de que ria. 

BsaTRAND DU Pu^T : De sinrentes. 
A moi ont asses donne de quoi je rie. 

Fig. Tostres bels hoels plazena, galiador» 
Ricoh de so don ien sospir e plor. 
Ràmbavd PB Yaqvbiras : Atreui ai. 
•Vos beaux yeux agrâiblei , trompeurs , rient de ce 
dont je soupire et pleure. 

Del franc certes per cuy piratges ri. 
J. EstCte : Francx reys. 
Du franc courtois par qui parage sourit, 

Poeys 8* en gap e s* en ri. 

Pierre de Bussignac : Quan lo dous. 
Puis ft*en moque et s'en rit. 

Substantif. Son dons plasens rirb 
M' a donat martire. 
GiRAVD DR Sauoh Ac : Per solaU. 
Son doux agréable rire m'a donné martyre. 

Qnan vos plac que m des un rir. 

Pons de Capdveil : Quoras que m. 
Quand il tous plût que vous me donnâtes un 
riit. 

Part. prés. Los Tostres hoelha Tairs e ribens. 
Arhaud de Marueil : Dona genscr. 
Les TOtret yeux Tairs et riants. 

m 

Bella boca rubhs. 

B. DR Yertadour : Ab joi. 
Belle boucbe riante. 

AKC. VR. Ll coenxroï, assez &*en rist. 

Et tait li chevalier s*en ristrent. 
FabL et cont. anc,, 1. 111^ p. 4^5. 

CAT. Riurer. rsp. Reir. ïort. Rir, it. Ridere, 

4. Dee&izio, s. f.f du lat. deeisux, dé- 
rision. 

Fay sas choflas e sas dbrribios d* aqnell 

que vc trayre a be. 

r. et Vert., fol. 8. 



RIT 

Fait sa moquerie^ et ses dérisions de celui qu'il 
Toil tirer à bien. 

Per major obrribio. 

Brev, d^amor, fol. i65. 
Four plus grande dérision. 
IT. Derisione, dirisione, • 

5. Oebizori, a(^\, lat. debisoeikj^ dé- 
risoire, illusoire. 

O son... DBRIZORIAS. 

L^s d*amors, fol. a6. 
Ou elles sont... dérisoires. 
IT. Derisorio, 

6. SOBSEIEE j SOMEIEE, SOEIBE y SORRIRE , 

v,y Int. suBRid!rEE, sourire. 

Conenset an pane a sorîrb. 

Romande Jaufre, fol. .I9. 
Il commença un peu à sourire. 

El souris 
Yes sa maire , poeys li dîs> 

Trad. d'un Evang. apocr. 
Il sourit Ters sa m^re , puis lui dit. 
Mostra sobsribn Palegresa de ton cor. 

Trad. de Bède, fol. 69. 
Montre en souriant l'allégresse de ton cœur. 
G. se soRi sots son greno. 
Lo regarde! , si li sorbi. 
Roman de Gérard de Ross Ulon, fol. 77 et 52. 
Gérard se sourit sous sa moustache. 
Le regarda , il lui sourit, 

AKC. PR. Et soubiS'Hant do bout du nés. 

Rabelais , Iît. IV, nouT. prologue. 
BSP. Stmreir, port. Sorrir, it. Sorridere, 

RIS, s, m., lat. oKrza, riz. 
Ameutas e comi , ani e ris. 

Tit. de 1248. DoAT, t.GXVI, fol. 17. 
Amandes et cumin , anis et ris, 

RiTtiMIC, EiTHiMiG, atf/\, rhythmiqae , 

qui appartient au rhythme. 

Harmonia ritbmica , es dossa melodia per 
ferimeut de nervis et de metalhs engendrada. 

Mnaica... , très pariidas ha aqaesla sdencia , 

nna es dita armonîca , antra organica, aatra 

RITHIMICA. 

EUic, de las propr,, fol. a8a et a8i. 

Harmonie rhythmique, c'est douce mélodie par 
frappement de nerfs et de métaux engendrée. 

Musique.» , trois parties a cette science, nna est 
dite harmonique, autre organique, autre rA^-M- 
mitfue, 
E.HP. IT. Riemieo, 



ROB 

RlUy X. m., lat. kivus, ruisseau, cou- 
rant, source. 

E 'U azu ipn clar de sobre loa sablot. 

B. DE YsiiTADOUR : Bels Monruelh. 
Et les ntisâeaux mnt clain denns les nbles. 

Quii lo aius de la fontana 

S* esclanU. 

G. BvDUt : Quan lo rins. 
Qaaod le ruisseau de la fontaine t'^laireU. 

ABC. ra. Un poncel qui eatoit parmi le ru. 

Le m de U fonteinne coaroit parmi le 
oourtil. 

JOIKTILLE , p. 5l et l33. 

CAT. Jlài. MP. roRT. Aïo. IT. Bwo, rio. 

a. Ris, x. m,, ruisseau. 

laira per anberc de aanc on xxs. 

Rmmtmde Gérard de RosêUlon, fol. 49* 
Sortin par le banbert de aang un ruisseau» 

3. RiTET, Sm m. dim», petit ruisseau, 

Sobr' nn prat, joata an rivit 
Yengoim abdoy. 

P. YlBAL ! Abril ittic. 
Sur nu prtf , contre ui| petit ruisseau noiu Tînmes 
to«i deux. 

CAT. Riuet, xT. Eiçetto. 

4. RiGAE, V. j lat. RiokKê, arroser, 
mouiller, baigner. 

Selb que per aoa peccals aïOA 
Soa haeiba ploran, planta e playssa. 
B. Ax*ABAV SB ^AiaoBlTB : No poesc. 
Cthù qui pour ms péchés arrose ses yeux en 
pleurant , plante et palissade. 

CAT. Bsp. POBT. Regar, it. Bigare* 

5. Iru«acio, x.yi, lat. xeeioatio, irri- 
gation , arrosement. 

Tcmp de roa et de plovîal ibrioacio. 

Elue, de las propr., fol. 199. 

Tenpa de rosée et de pluvial arrosement, 

ROBE, 1. /R., lat. BUBXAim^ haie, hal- 

lier de ronces. 

Bon, o boyaho , ea etpea ajoatamens de tpi- 
naa et de aemlana rama. 

Elue, de las propr,, fol. aai. 

HalUer de ronces, ou buisson , c'est épais rappro- 
cbcmeat d'épines et de semblables rameaux. 



ROC 99 

ROCA , EOCHA , s,f,, roche, roc. 
En aata boca es bastitz. 

PiSBRE d'AuveRORE : En esticu. 
Sur haute roche est beti. 

En las ROÇAS, sa» la marina. 

V, de S. Honorât. 
Dans les roches, sur U plage. 

Ayga... fontal.*.,de eocba viva... naysbent. 

Elue, de las propr., fol. i5o. 
Eau... de source... , de roche TÏTe... naissant. 
CAT. BSP. Roca. POBT. Rocha, it. Roccia. 

a. Roc, s./,, roc, l'une des pièces du 
jeu d'échecs , appelée aussi lour. 

Mot aai ab cavalier gen jogar et ab boc. 
P. Bbemomd B1CA8 NOTAS : En la mar. 
Moult je sais avec caralier gentiment jouer et 
arec roc. 

Al flac jeloa cng dir mat ses tôt boc. 
BLACAsaEï : Gerra mi play. 
Au flasqn» jaloux je pense dire mat sans aucune 
tour, 

ABC. PB. Del paonet a na roc pris. 
Après le roc a pria la fierce. 

Roman du Renart, t. IJJ, p. 333 

xt. Roeco, 

3. RoQUBTA, S,/, dim.f petite roche. 

El planiol asetet ai 

En nna boqueta de laasa. 

V, de sainte Enimie, fol. 23. 
En l'esplanade elle s'assit sur une petite roche de 
pierre. 

4. RoGAT, S. m., rocher. 

Qae neya encar vexer poyrîatz 
Aqni montanbas e bocatx. 

V, de sainte Énimie, fol. 87. 
Que même encore vous pourries voir la monta- 
gnes et rochers. 

5. RocHiER, S, 171., rocher. 

El pneg aotz Morimonda.on son an t U bocbxer. 

Roman de Fierabras, ▼. 139. 
Au pny aoua Merimoade , où sont hauts les rochers. 

De aobr* ela nataral BocBixRa. 

Maecabeus : Pus s' enfuelheysson. 
Dessus les naturels rochers. 

6. Dbboc, dbrhoc, s, m., ruine, ren- 
versement. 



lOO 



ROC 



Adog vos an a DXRaoc. 
T. DE G. Raihols xt de g. Magbst : Maigret. 
Vous ont conduit à ruine, 

Fig, En talent ai q' an servantes encoc 

Per traîr^ a cela q* an mes près a Dsaoc. 
Duiuiro , TAiLLEua Di PabUrbs : Ea talent. 
J'ai en àé»it qne j'encoche on sirrente ponr tirer 
à ceox qui ont mit mérite en ruine, 

7. DBaocAMBir, s, m.> renversement, dé- 
molition. 

Carta del niROCAiiiur de la torre del caatel. 

Cartulaire de Montpellier, fol. t65. 
Charte de la démolition de la tour dn château. 

8. Db&OCAK, DBAROCA&, BBSROCAB, DA&- 

ROQUA B , V., renverser , démolir , 
abattre. 

DaRocAR forts castelbs ben bastils. 
AusTOR Secret : Ifo lai. 
Rent^erser forts châteaux bien bâtis. 
Las régnas rorop a on randon, 
E Tay DKRROCAR lo gnarzon. 

F", de S» Honorât, 
Les rênes romp d'un coup , et va abattre le valet* 

Quant... fo vengnts al avan dich castel , lo 
fets de totz ponhs oarroquar. 

Cat, dele apost, de Roma, fol. 169. 

Quand... fut venu è l'avantdit château , il le fit de 
tous points démolir, 

Fig, Ab aqoett argamen te voirai dirocar. 

IsARM : Diguas me tu. 
Avec cet argument je voudrai i'abattre. 

Vos anats caaen e berrogazt. 
T. PB SoRDEi. ET DE Bertrard : Bertraus* 
Vous ailes tombant et renvereant. 

Part, pas, H! 'n rai ferils ni drsrogats. 

P. Gardiral : Ar mi pues. 
I9i je n'en suis frappé ni rent^rsé* 

E *i aepolcre fondots e dbsrocats. 
Lanfrahg Cioala : Qnan voi. 
Et le sëpttlcre détruit et renversé, 

ANC. VR. Se ne ftist Jnpirer i la fondre broîant 
Qni tons les ihsrocha, jà n'ëassent garant. 
Roman d'Alexandre, not. des Ms. , t. Y, p. 1 15. 
Les pionniers frappèrent sos ponr la des- 
rocher. 

Babelaxs, liv. II, ch. 33. 

CAT. ESP. >ORT. Derrocar. it. DiroccU^re, 

9. ËNDEROG, j. /w., renversement, choc, 
contrecoup. 



ROD 

No i trobon negnn gandiil, 
Mas cazot son del erderog. 

Mabcabrus : Bel m' es esnt. 
IN'j trouvent nul refuge, mais iU sont tombés du 
contrecoup, 

10. £ia>EEBOGA&9 V., culbuter, abattre, 
faire la culbute. 

Part, pas. Yey talar ortz e vinbaa e blatz, 
E vey gienbs traire e mors rhdirrocats. 
Bebharb de RofTEHAC : Belhs m'es. 
Je vois couper jardins et vignes et Ués , et je 
vois engins tirer et murs abattus. 

Soi cazntx , et ai bitdbrrocat. 
Rameau D de Yaqueiras : Yalen marques. 
Je suis tombé , et j'aiy^i^ la culbute. 

CAT. Enderroear, 

RODER, aoua , aosa, aoYas, v,, lat. 
RODKa^, roDger. 

Ga... va pel mech de la fanga rotre 1* os. 
Elue, de las propr,, fol. 84* 
Le cbien.. . va par le milieu de la fonge ronger l'os. 

Lo gnos RO e 1 lebrier gron. 

Maicarrus : A r alena. 
Le dogue ronge et la lévrier grogne. 

Esmirle moEir plus aoven 
Lnrs pes qn*jiatt' anxel. 

Dbcbes DR PaASES , jiuz, cass. 
Les émérillons rongent plus souvsnt leurs pieds 
que les autres oiseaux. 

Al ansel qni ai no aàai. 

DBUDEa SB PaADia, Jum* cass, 
A l'oiseau qui se ronge ainsi. 

Locfig. Lag RoxBTK las mas, 
A ley de cer rabiosa» 
Als panes et als grana. 

G. F16VEIRAS : Sirventes vuelh. 
Laidement vous rongez les mains , è manière de 
serpent enragé, aux petits et aux grands. 

Part, prés, Emca..., es verma... , flors et fmgc 

ROZRVT. 

Elue, de las propr. , fol. a5o. 
Chenille..., c'est vers..., fleurs et fruits roii-> 
géant. 

Part, pas, Ll moUlas las penas amosas. 

Que no son encar del tôt rouas. 
Deudbs de Prades, jiuM, cass. 
Vous lui mouilles les pennes teigneuses , qui uc 
sont point encore entièrement rongées. 

— Rogner. 



ROD 

Si sol la coa '1 bosats. 

Haicabius : Dirai vm. 
Si lanliiniiiit la ^aene rouf lui rognes. 

CAT. Bsmre, sar. port. Rœr. xt. Rodere» 
a. RoMUB , V», ruminer. 

Dea bom BOMZAm aqaesU yiandA aysai 
cooi btioa moMiA sa pastara. 

F', ei Vert., fol. 4a- 

O^ dni maujMr œtta noarritiure ainsi oooune 
le bonf minr JM M pâture. 

3. RuxnrAR, v., lat.aiTiinrABtf, ruminer. 

RuMmA vianda en son cor. 

Tmd, de Bide, fol. 53. 
n manu* la noarritare dans ion corps. 

Perupréê, Animans popans et humutahs. 
Bluc, de las propr., fol. 375. 
AaiflMBX lemlehants et ruminants. 

CAT. lar. poKT. Rwnmar. n. Ruminare. 

4. RosBGAR, &OSEGA&, V,, rouger, ro- 
gner. 

Sabi gros os aoskoar. 
HovoBAT BovsT, MoTca, Hist. deBiarn, p. 719. 

Ja sais fr«s os fomgtr. 

Ton Tentre aosboakas. 

Brw» dfanufr, fol. 58. 
ToB vaattre tn rongeras. 

LcbnMia..., con leo, rouoa lot membres. 

Bluc» de las propr. , fol. 99. 
La lèpre. •• , eomme lion , roji^e les membres. 

CAT. Rategttr. 
5. RkDOITHAA , «KEOVAB , BCZOTVAK, V., 

rogner, tondre, couper. 

Part.fos. 
Vtapno U a prop del talo ridovbat. 

Roman de Fiérabras, ▼. 479^* 
L'éperon lui a près du talon coupé. 

RxsoTHAT son et an lonc col. 

y. de S. Honorât. 
Os aoNt ttmdus et ont long eou. 

Un* alanaeta bea penada 
Non gies corta ni bbsohada. 

Dbvdes se PaADEs , Aue. cass. 
Une alouette bien pennëe non point courte ni 
rognée, 

6. RouHDAy j./.j rongeure, avidité. 
TaU coîd' aTer gcaliU enfans , 



ROD loi 

Qo'els a rtnoriers e troans, 
TolledotB , plans de kozbitda. 

P. Caedirax. : A tôt forai. 
Tel pense avoir de gentils en&nts , qui l«s a lun- 
riers et Tauriens , pillards , pleins d'avidité. 

7 . C0U10DB& y V. , lat. GoaAODB&tf^ cor- 
roder. 

Qne U médecine acnta corroda tôt aqao. 
Corrodent, es cormpcîo, la qnal corro- 

DSYS aiasi ooma foc. 

Trad. d'JlbucasiSs fol. 44. 
Qne la médecine aiguë corrode tout cela. 
Chancre , c'est corruption , laquelle corrode ainsi 

comme fim. 

r 

— Part. prés, subst. Chancre. 

CoRRODRRT, OS oorropcio , la qoal oorrodeys 
aissi ooma foc. 

Caoterisacio de gorrodbht. 

Trad.d^Albucasis, fol. 11. 

Chancre, c'est corruption , laquelle corrode ainsi 
comme feu. 

GautériMtion de chancre» 

Part, pas.' Pels db lor son corrodutb. 

Trad. tPAlbucasis, fol. i3. 
Les poils d'eux sont corrodés. 

CAT. Corroir. rst». port. Corrœr, xt. Corro- 
dm. 

8. COKBOSIO , COEAOZXO9 CORAOSSIO , S, 

* 

y*., lat. conRosio, corrosion, action 

de ce qui corrode. 

Si veses la oorrossxo e la oorraptio anar. 
CoRROsxa o proxîment. 

Trad. d^Alhucasis, fol. 47 et 61. 

Si tu vois U corrosion et la oormption aller. 
Corrosion on prurit. 

Si pels extrempa T ayga fa algona gorrosio. 

BUsc. de las propr», fol. 173. 
Si par les extrémités l'eau fait aucune corrosion. 
CAT. Corrosiô. rsv. Corrosion, port. Corrosâo. 
iT. Corrosione. 

9. Co&BOzxUy coaBOSSxu, adj,y lat. gor- 
Rosivu^, corrosif. 
Medecîna agada , corrossiva, entro qoe 1* os 

sia descobert. 

Trad. d'Albucasis, fol. 5. 

Médecine aigoc , corrosif e, jnsqu'i ce que Vo^ soit 

décotttcrt. 



I03 ROG 

Urîna... desicativa et coanosivÀ. 

Elue, de las propr», fol. 57. 
Urine... dessiocatiT« et corrosive, 

CAT. Corrosiu, itp. port. it. Corrosivo. 

RODORy s, m,, redoul , sorte de plante. 
Las eibas... , ad obs del mestier de la blan* 
caria, so es assaber roooa. 

Cartulain de Montpellier, fol. 47* 
Les herbes... , pour besoin du mélier de la tan- 
nerie, c'est à savoir redoul. 

ROG , aaff,, allem. both , rouge, de cou- 
leur rouge. 
Dans la basse latinité wlocms s'em- 
ployait pour désigner une sorte de vê- 
tement écarlate. 

Exnens se vestimento qaod lîngaa matica 
dicîtar rocus, 

HBL6A.irDUS , In Roberto rege, ann. 1029. 

Sobr' on teale rog et antio. 

DSUDES DS PlUIES , Au%. cots. 
Sur une tuile rouge et antique. 
Torna... de livor en citrî o Aoo. 

Elue, de las propr., fol. 267. 
Change... de lividitë en citrin ou rouge. 

fiarba rossa , aaras roja , 
Don ti poîras tots reyestîr. 

GiEAVB DS Galahsoh : Fadet joglar. 
Barbe rousse, rov^e tu auras , dont tu te pourras 
tout revêtir. 

RojAs venas. 

Treui. du lapidain de Marhode. 
Veines rougee^ 

GAT. Roef» S8P. ROJO. XT. Roggîo. 
2. ROGA, ROGHA, BOIA , BOTA, ^' /> > 

allem. bôth^^ garance , écarlate. 
Voyez Lbibhitz, Coll. éiym,, p. ia3. 
Grana e rooa e brazilh. 

Evang. de VEnfance, 
Écarlate et garance et brésil. 

Non sia tent en roi a. 

Statuts de Montpellier, de lao^. 
Ife soit pas teint en garance. 

De bresil ni de bocba. 

Totas las bot as... del dich aatar. 

Cartulairede Montpellier, fol. 192 et 175. 
De brëtil et de garance. 
Toutes les écarlates... dudit autel. 

CAT. Rofa. Esr. Rnbia. fort. Ruiva. it. RoMia. 



ROG 

3. RoGOB, s./., rongeur. 
RoooR en... hoels. 
KoooR del sa ne. 

Trad. d*Albucasis, fol. 49 et 55. 
Rougeur w,.. yeux. 
Rougeur du sang. 

•CAT. Roj'or. 

4. RoGEZAy S. /, , rougeur, couleur 

rouge. 

Am may de boobxa qne de blanc. 

BCar EoU... de laa ribas et terra que *1 so 
evîro pren booxsa. 

Elue, de las propr., fol. 2166 et l53. 

Avec plus de rougeur que de blanc. 

La Mer rouge... des rives et terre qui lui sont eo- 
Tiron prend couleur rouge. 

S8P. Rojeza. rr. Rossezza. 

5. RoGEirc, adj., rouge. 

Ca raTÎoa... les nelbs ba... rogkitcs. 

Elue, de las propr., fol. 243- 
Cbien enng^... les yeux a... rouges. 

ARC. CAT. Ragent, cat. non. Ro/enc. 

6. RooiB , V., rougir, rendre rouge. 

A el poîet el via 

Lo sanc del oor, si que rogis. 

Roman deJau/re, ÙA. 83. 
A lui monta au visage le sang du cœur, de sorte 
qu'il rougit. 

7 . RovEziB , V., rougir, rendre rouge» 

Flama lor cbai del ciel qn* els rotszis. 
Roman de Gérard de Rûssillon, fol. 3. 
Flamme leur tombe du ciel qui les rougit. 

8. RoJEiAB, V., rougir. 

Porf . /9rlf . Resplendent et rojriabt corn foc. 

Elue, de las propr., fol. 266. 
Resplendissant et rougissant comme fen. 

CAT. Rojej'ar. ksp. Rofear. rr, Rosseggiare. 

9. Enbogesib, ehbogezib , bvbojbzib , 
V., rougir, devenir rouge. 

Vexes la cara del malante brrooesib. 

Ebrojzxir e înflar. 

Sia ignit... entro qae b'surooxsca. 

Trad. d^Albucasis, fol. i3 , 55 et 9. 
Tu vois la face du malade rougir. 
Rougir et enfler. 
Soit cnflamm<^.-* jusqu'à ce qu'il dtuienne rouge. 



ROG 

lo. EHKOGJAm, v., rougir. 
Lo cane en Mlh m rag , don lo prac swAOGJà . 

. Homan (f« Fierabnu, v. i3l3* 
Le aag en tort A filet , dont le prtf rougit. 

AJIG. VA. 

Daa de Icr bien esehaoffiM et enrougù, 
Hmmanfr. de FUrabnu, liv. II, part. II , ch. a. 



1 1. SuB&oG, adj,, sous-rouge. 
Roia et suBROiA de sobre. 

Elue, d» las propr., fol. Qo. 
Rooge et sous-rouge dessu». 

II. RuBOB, S. m,, lat. rubor, rougeur, 
couleur rouge. 

O ab RT7BOR 

O ab lagrenaa de dolor. 

Brev. ttamorj fol. 109. 

On avec rougeur ou avec larooes de douleur. 

Carbo..., qnan foc es en el incorporât, a 

acaoR. 

Bine, de las propr., fol. i3a. 

Charbon... , qnaad le fen est ea lui inoorportf , a 

couieÊW romge* 

Ckx, sfr. FOET. Rnhor. 

i3. RuBVB, v». Ut. BUBBRe^ .être de 
couleor rouge, avoir la couleur rouge. 

Part, pas. Foc... ba calor atranrr o vermelba. 

Sol de natî ea avaBST. 

Elue, de las propr,, fol. 14 ^^ i*^* 

Fco... a cbalear étant de couleur rouge ou ver- 
meille. 

Soleil du matia est ayant la couleur rouge. 

14. RuBiBicATiUy a4f\y rubificatif, pro- 
pre à rendre de couleur rouge. 

Calor... es avaiFiCATXvA , qnar, aabtilian 
grosaa materia, la transmoda en natora de foc 
qni ha calor nibent o Termelba. 

Elue, de las propr., fol. a4> 

La cfaalenr... est n/dtificative, car, subtiliiant la 
graase autiire , elle la transforme en nature de feu , 
qui a cbalenr ëtaat de couleor Mmge on Termeille. 
iT. BwbiMcan^o, 

i5. RuBDiCAB, v., devenir de couleur 
ronge I rendre de couleur rouge. 

faru pas» E 1 qnart quant et rurificat. 
Poin eniHiQUK, HisU Utt., t. VU , p. lu. 
Et le qoatnèoM quand il est devenu de couleur 



IIP. KMficar. it. Hubificare, 



ROG Ï03 

16. RoBiy S. m,, rubis. 

PI08 dara qne flort de lis 
Ni maracdea ni aoats. 

Cadkhkt : Ai dousia flors . 
Plus brillante que fienr de lis et tfoieraude et 
rubis. 

Per maracdas o per Roais d* Orient. 

V.et Ter/., fol. 39. 
Pour ëmeraudes ou pour rubis d'Orient. 

CAT. Rsp. Rubi. PORT. Ruhi, rubim. it. Rubino, 

17. RoBiHA, s.f,, rubis. 

Pel saur ab oolor de Roaura. 

Bbrtrajid be Borr : Rassa. 
Gherelure blonde arec couleur de rubis, 

18. ,RuBBiGA, s,f., lat. RUBBicA, mbH- 
que, sorte de terre rooge. 

Colora... alcanat naysbo en vcnas de terra 
natnralment..., cals ao... rubrica. 

Bbtc, de las propr,, fol. 367. 

Les couleurs... aucunes naissent dans les veines 
de la terre naturellement..., telles sont... rubrique,. 

Ce mot servait aussi à désigner les 

titres des diverses parties d'un livre, 

parce qu'on les écrivait en rouge. 

Lo çapitol .TH. qne acomenaa en aa nO' 
aaxcA : Capitol , etc. 

Trad, du Tr, de V Arpentage, pari. II, ch. 3a. 

Le chapitre septième qni oooimence en sa rubri- 
que : Chapitre , etc. 

Tractem de la RvaaicA del» mots. 

Lejrs d'amors, fol. 93. 
Traitons de la rubrique des mots. 

CAT. ESP. POBT. IT. Bubrica, 

ROGAZO, BOAzo, s. f., lat. bogatio, 
rogation. 

Sanb Marnera... , lo qnal eatabli los très 
joma de las rogabo». 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 60. 

Saint Marner... , lequel établit les trois jours de» 
rogations, 

Qa' enans de la roazo 
O aia 1 oomt apercenbat. 

BBrtravd de Borv : Lo coras. 
Qu'arant la rogation cela le comte ait aperçu. 

Ja no Tcirets la festa de roaeo. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 3. 
Jamais tous ne Terres la fôte de rogatiott. 



io4 



ROG 



CA.T. Rogaeiô. isp. Rogadon, poet» Rogaçâo, 
TT. Rogasiome, 

2. Derogaa, v^, lat. DEBOGAH^y déroger. 

Part» pas. Que «ya en ret dbrogat a la rcf- 

formatîon. 
Statuts des cordonn* (U Bordeaux. Ord, des R, 

de Fr„ ii(6i , t. XV, p. 45a. 
Qu'il 80il en rien dérogé^ la rérormation. 

; CAT. sap. PORT. Deragar. it. Derogarv, dirO' 
gare. 

3. IlfTEEROGATIO,E9TEEROGACIO,EirrEB- 
EOOATlOy >. /., lat. INTEHROOATIO , 

interrogation, 

Noms enterrogatiot, es aqael qa* om pro- 
nnnda ab ihterrogatio. 
Par raso d' mtbbrogatio. 

Lty^s d^amors, fol. 4? et la. 
Nom interrogatif , c'es^ celai qu'on prenooce avec 
interrogation. 
Pkr raison à* interrogation. 

— Qnestioti. 

Non parlar aTana que aniaa... xsnàRo- 

GACIOS. 

Trad. deSide, fol. 35. 
Ne pa* parler avant que tu entendes... çuestions, 

CAT. Interrogadâ. rsp. Inierrogaeiom. port. 
InterrogMao, it. InterrogagUme. 

4* ËITTER&OOATIU , Odf,, lat* UTTBaaOGA- 

Tjvus, interrogatif. 

Noms XHTCRRooATrna, es aqael qo'oD pro- 
nancia ab înterrogatio. 

Oegana dictios shterrogàtita. 

Leys éPamort, folt fyj et Sg. 

Nom interrogatif, c'est celui qu'on prononce 
avec interrogation. 

Nul mot interrogatif, 

CAT. interrogatiû, ism^. port. ït. Interro^ 
gatipo, 

5. Inte&rogatori, s, m., lat. iitterio- 
GATORifcf, interrogatoire. 

An respondat antrament qoe non devian, 
segon los xhtxrrooatoris. 

Trad. du Tr. de V Arpentage, part. II , ch. a. 

Ont répondu autrement qu'ils ne devaient , selon 
les interrogatoires. 

CAT. Xnterrogatori. rsp. port. it. Interroga- 
torio. 



ROG 

6. iRTE&ROOARy EHTERROGAE , V., laL 

iVTBaROGAEtf, interroger, demander. 

Fes lor shtirrogar côm estava a Inr payie. 

Hist. de la Bible en prov., fol. 19. 
Leur fit demander comment il allait à'kur pèi«. 
Part, prés. Evtbrrooaits o enterrogaCÎTBs. 

Ltys d^amore, fol. a6. 
Interrogeantes ou interrogatives. 

Part, pas. Per tan qae sîa nrrBRROGAT. 

Chronique des Albigeois, col. 88. 
Pour tant qui soit interrogé. 

Ihtbbbogat et examinât. 
Statuts des taiUeurs de Bordeat$x. Use. des Ord. 
desR.de Fr., 146a , t. XV, p. 475. 
Interrogé et examiné. 

CAT. xsp. PORT. Interrogar. it. Interrogare. 

7 . Entsrvar , SHTBEVAR , V. , interro- 
ger, demander. 

Qdî lo nom toI bvtbrvar 
De sel qae la toIc rooiansar. 
EuTBRTAH li on s'es trobat. 

P'. de S. Bùmorat. 
Qui le nom veut demander de oalni qui b voalnt 
mettre en roman. 
Dm l'interrogent eft il s'est trouvé. 

Los BVTBXVBBOW si eTB aqœU tib ad anar 
al profeta. 

Bist. de U BibU en /ww., fol. 35. 

Les interrogh^snt si celte route éteit pour aller 
au prophète. 

8. IiTTERVA, s.f., interrogation, ques- 
tion* 

Motas xnTBBTAS li <■«■ . 
Sants Capraaia li respondîa. 

F", de S. Honorât. 
Nombreuses questions il lui faisait; saint Ca- 
praise lui répondait. 

9. SUBEOGAE, 8VERSE0GAE, V. , Ut. SU- 

BROGAEtf^ subroger. 

Poescan subrogar altre. 

Ckaru de Gréalo», p. 78. 
Puissent subroger antre. 

Pan. pas. En loc d* aqael.. subrogat. 

Charte de Gréalou , p. 78. 
En place de celni-U... subrogé. 

Subst. Comissari e subrrrosat dd govcrnador. 
TU. du XIV* siècU. DoAT, t. IX, fol. 167. 
Commissaire et subrogé du gouverneur. 
CAT. Bsp. PORT. Sabrogar. it. Sumgare, 



ROI 

lo. SuamoGATio, x./., subrogadoD. 

Rn cas de la svbeogatio. 

Charte de Gréalouj p. 78. 
£■ eu de k abrogation. 
CAT. Sabrogaeiô, mn. Suhrogadon. pobt. Su' 
èrogofSo, iT. SUrrogtuione. 

1 1 . P&OAOGAB , POA&OGAR , V., Ut. PBO- 

^OGJLwe, proroger, ajourner, main- 
tenir. 
Part, pas, Fot pmoaoGAT e continaat. 

Tit. de ia86. Doat, t. X , fol. 296. 
Fnt prorogé et cootiniitf . 
Qoe non poaqiun esser porrogats en loa 

£ts officia. 

lU^. des StaU de Prov*, \t\0\ . 

QB^ilt ne pnÎMeat itxv prorogés dans leiâita^iRces. 
CAT. cap. PORT. Prarogar. it. Protogœre, 

13. P&O&aOGATIOll , J.y*. , lat. PROBOGA- 

TioN^/Rj prorogation, délai. 

Carta dcl compromea e de la PRoaaoGATioir. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 98. 
Charte du eompromû et de la prorogation. 

CAT. Prarogaeià, bsp. Prorogaàon, port. Pro- 
rognçio. rr. Prorogaxione. 

i3. Pbbbogatita, ^.yi^ lat. paasEOGA- 

TiVAy prérogative. 
Serrada entre lor frsrooatita de aeze. 

Fors de Béam, p. 1088. 
C umei tëe entre eux prérogative de sexe. 

CAT. Prerrogativa, bsp. port. xt. Prerogad^a. 

ROnX , auns , ^ . m. ^ du lat. auéi^o , 

rouille. 

No i a ni sanc ni roxli.. 
Eameoti a gran perill. 
Son bragoier taça de roill« 

DBQDsa BE Prases , Aue, cass. 
n n'y m. ni sang ni rouille. 
Fiante arec grand danger, son brayer tache de 
romUle. 

Fig. Ea plus tost gaataz lo ruiu del pécha t. 

Trad. de Bède, fol. ao. 
Est plna tôt dëtraite la rouille da pÂ:btf. 

1. RimHA, s./., rouille, tache. 
F^. Amor aegorana 

Non tmcp aes rutlva. 

HARCAaaos : El mes. 
AoMNur sûr je ne trouve sans rouille^, 

IV. 



ROI io5 

3. RoiLLos, HouiLLos, adj\, ronilleux, 
rouillé, usé, grossier. 

Ai vestirs rouzixos. 

RambavX) de Vaqueiras : Ben sai e. 
J'ai des vêtements rouilleux. 
Fig. Frances son roillos 
De portar la garnisos. 
Beitramd de Bobn : Geot part. Far. 
Les Français sont rouilles de porter IVquipement. 
Vostre parlar rouxllos. 
T. n'un MAAQTJis ET DE GiRACD : De so don. 
Votre parler grossier. 

4. ROILLAR, ROILHAR, ROUELAR, V., 

rouiller, tacher, souiller. 

Qa* el gar de BOfrxi.HAR 
L'anabert e'I capel clar. 

ÂMAKiBv DES EscAs : El temps de. 
Qu'il se garde de rouiller le haubert et le casque 
clair. 

Fig. Malvestats Ronx'et osa 
Et enclao joven e cerca. 

Bambavd d*Oraboe : Gar doua. 
Héehancetë rouille et use et enclôt et scrute jeu- 



No y a mot fais qae y rouel. 

Piebbb D'ArysiGRE : Belb m'es. 
Il n'y a pas de mot fauE qui 7 tache. 
Mos talans no m roilla. , 

Rambaod d'Orange : En aiul rimeta. 
Mou dësir ne me rouille pas. 
Pan. pas. E*l texa es de plam roilhat. 

P. YiDAii : Lai on cobra. 
Et le troisième est de plomb rouillé. 

5. RoziLH, BuziL , S. m. y rouille, tache. 

Ferr et tôt autre metalh de leu pren Boaiuiy 
qoan no es eo ozagge. 

Elue, de las propr*, fol. 78. 
Fer et tout autre métal promptemenl prend 
rouille^ quand il n'es( pas en usage. 

Osta lo BusxL del argent , e sias pars vaicels. 

Trad. deBède, fol. 78. 
Ole la rouille àe l'argent , et sois pur vaisseau. 
Fig. No y pot hom trobar a fraa 
Mot de RozzLH. 

Marcabrvs : Lo versoomens. 
On n'y peut trouver en fraude mot de rouille. 

— Nielle, maladie du blé. 

Lingostaa e rozilh 
Qne tornavan los blaU plas vermeiJbs qoe 
bresilh. 

F, de S. Honorât. 

i4 



io6 RCH 

SauCereUes et rouille qui rendaient les Uét plus 
vermeils que brësil. 

Dona infeetio..; a las novelas meyalios qoan 
so en eapic, et aytal corropcio apelam aaroga 

O &OZXLH. 

Elue, de las propr,, fol. i36. 
Donne infection... aux noarellet rooinons quand 
elles sont en épi , et pa.raille corruption nous appe- 
lons jaunisse ou rouUle. 

6. RoziLBOS, HUSiLLOS, a^/.^ rouilleux, 

roaillé, de rouille. 

Fer... AOZELHOs. 

L'eapic pfen color âoaitBoM. 

Elue, de las propr,, fol. 3o et 108. 
Fer... rouillé. 
L'épi prend couleur dérouille, 

Fig» YtwDiCtà son rusillos 
De portar lors gamisoa. 

Beitrind de Bout : Gent fai. 
Les Français sont rouiUés d« portar leurs équi- 
pements. 

7. R0ZILHA&, V.» rouiller. 

Si soven no es anch ab oli , mot len si ko- 

XXLBA. 

Biue. dé Uu propr., fol. 187. 
Si souTont il n'est oint avec de l'huila , moult 
▼ite il s« rouille, 

ROINA9 ROTNÂ, RUllTA , S,/,, Ut. RUIVA, 

ruine, renversement, ouragan, tem- 
pête , orage. 

Li niontayna a'apella Dîna , 
Câm EOTAAs soiréil molina. 

f^. ée S. Honorai, 
La montagne s'appdle Diaa , «jni avec ouragans 
souTent mouline. 

Morai, Per rueva ée poble. 

Cai, delà aposi, de Koma, fol. 4t« 
Pour ruine de peuple. 

Cnm ergoils es naissenaa de toc mais, es 
RUUTA. de totas ▼IrtoE. 

Trad, de Bide, fol. 35. 

Comme orgueil est naissance de tous maux, il 
estTuine de toutes vertus. 

— Par extcns. Ravine, ravin. 

CaTan roxhas e vallons. 

y. de S, Honorai» 
Creusant rat^ins et Talions. 

GAT. ssp. vonT. Raina, it. Ravina, ruina. 



ROM 

2. RuTiros, adj,, lat. rdimosi», rui- 
neux , en ruine, dégrade. 

Lis carrieras et las pareta ruthosas. 

Statuts de Montpellier, de iao5. 
Les rues et les murailles digrudéet. 

CAT. Ruinas, bsp. port. Ruinaso. rr. Ravinaso, 
ruinasiK 

3. Reunar, V,, ruiner, ravager. 

Non avem boa ni vinha que no*l aauir. 

Rontan de Gérard de Rotsillon, fol. 23. 
Nous n'avons bois ni vigne qu'il ne le ravage, 

AH€. CAT. sap. roaT. Ruinar, it. Rooinare, 
ntinare, 

ROIRE, ROtJRs, s, niéf lai. ro^orew, 
rouvre, Imbre , sorrc de chêne. 

Rasca de fraiss* e de pomîer, 
De pane ROias e^*agranier 
FareiE oozer. 

Dtvnn mt PaAaia , Jue, caes. 
Eeorae de fténe et de pommier, de petit rouvre et 
d'épiae notre tous ferea cuire. 

Lo aatansB'Mi fngit de sota nn Botmt. 

Romande Gérard de HossiUom, kl. 109. 
Le satan s'enfuit dessous un rouvre. 

Ayas nna plana de rovri. 

Trad. du Tr. de P Arpentage, part. H , c. 3o. 
Ayes une plancbe. de rouvre, 

CAT. Raum, ksp. Robre, rable. port. Robie. 
IT. Ra9ere, raiera, 

a. CORRORORATIOV >, S, f, , du Ut. COR- 

ROBOR Kmentiim , corroborâtion . 
Fernetat e corroboratioh de las causas. 
Tit. de 1460. Doat, t. LXXX , Ibl. afô. 
AflTermissement et eorrohoratlon des dioees. 
CAT. Carrèàoraciô. asp. Corro^aracîan. port. 
CorroBoraçâo, iT, Corrohorazionê, 

ROMAN, ndj,, lat. romakii^, romain* 

Anuaran drecba via per lo caroin romah. 

r, de S. Itonorat. 
Iront la droite voie par le chemin romain. 

Onrada n'er la corona romava , 
S!*l vostre cap s'i endan. 

Bertraro bc Dosif : Ges de disaar. 
Honorée en sera la oouronne romaine, si le votre 
cbef s'y enferme. 

BSP. PORT. IT. Ramona, 



ROM 

— Roman, qoi appartient à l'idiome 
roman, l'une des langnes de l'Europe 
latine. 
Tramet lo rers en chantan 
En pUna loigiia »omaba. 

O. HoBBL : Qma lo rioi. 
4« tfaMBMl» k vos «D chaataot «n pare langue 



ro 



S mà tt ^ D'aotres noms a pneaMi 
m a y aegon eomahi. 

G. BiQom t BI noms del. 
l/a^Uw BQPM i ytéMBi U f an • , ««Iwk le niMan. 
Aqncil pciwii # affllal en Uînprfwmpsio, 
MM» en nojiAva ae den apeUr lolla eaperansa. 

y. €i Vert; fol. lo. a* Ms. 
Ce péché «si appelé ea lalip nwaoMPno , laait 
«D roMMA il M» doit appder folUi etptfrance. 

S<f on aowan « darcia. 

B. %hXtxtL : D'eoûer T«n. 
Selon roman et ici^iice. 

ABC. pm. Ki oeate «atoir» ea romtwz miat. 

Aojn«ii ^ JdoUf 7« 10442. 
CAT. ilonunif. lar. tOKV, Romance, 

— OQTrage littéraire. 
Aqnaat rokaiu aa acabat. 

ÉpUre de Matfn^Brmén^aud à sa tour. 
Ce rommm eet acheva. 

Amanis e cantava be, e legia be aoKAwa. 
y. ^Arnaud de MaruelL 
Arnaud et diantoit bien , et lisait bien les romans, 

ASC. GAT. Romans, cat« mod. Romanso, ssp. 
PORT. Romastee. xr. Romatw*. 

2. RoMAVSAE, V., Fomancer, traduire 
en langue romane, écrire en roman. 

Cel qne toIc ROVAvaAa la TÎda aant Alban. 

y» de s. Honorât. 
Cdni «fni voolnt aielCrv ea ivase» la vie de saint 



De p»u mon airrentca soMAUfA. 
Gi»UiA.init M SwavRPàv 1 Aiù» marques. 
Tn^h pe t Je paix «iob «îrTeale ramoace. 

<~ Célébrer en roman, 

Sda Andrieaa qa'om romamsa. 

Q, FaiVIT : Qnoras que m. 
Cet A»4»eii.qu'«n.ctfiMrs an roman* 
Part. pas. Lo libre que voo ay de UtI Ro- 
MàaaaT. 

Frag, d^iémsSrad, de la y, de S. Amanl. 
Le li?f« que je -vow ai de laiia traduit ta roman. 



ROM 107 

CAT. Romansar. rsp. Bomasaar, romaaeear. 
PORT. Romancoar. it. Romaïuêggiare. 

3. AiLOXAHÇAR, v,j romancer, mettre 
en roman , en langue romane. 

Yergea , en voe ai mes anzar 
D' aqoest eaerig AROiiAmAR. 

Passio de Maria* 
Vierge , en tous j'ai mis l'oser de romancer cel 
écrit. 

R0MAI9IN, aoMAniy s, ut. ^ lat. eojua- 

Mivua, romarin. 

^ mal dV^avos ffnr 
Es bonp flors de romaiti. 

Bref, d^amor^ fol. 5o. 
Pour mal d'kydropkpie guérir est kmne fleur de 
'ti}maiiH. 
CAT. Romani, ksp. Romero, xr. Rotmarino, 

ROM£, AOMKT, s. m., ronoe. 

Troben molt mal paa et encombriers 
De ROMBS et d'espinas. 

Roman de Gérard de RossUfon , fol. 86. 
Trouvent moult mauvais pas et eneombres de 
ronces et d'épines. , 

Tos prendets 
Romstx, epoWera faxetz. 

Drvdbs de Prades , Auz. eass. 
Vous prenea ronces, et faites poussière. 

a. RozrsKK, aoizs, s. m,, ronce. 
Boisoa , RonsBRa e pradariaa. 

Homan de Jatjfre, fol. 68- 
Buissons Y ronces et prairies. 

Le deuxième M», fournit cette va- 
riante : 

Bnaeafea e pradariaa , 
Erms e Roisaa e malaa vias. 

JloNt«fM de /aufi^, M. 63. 
Bocages et prairies , déserts et ronces et mauvaises 
voies. 

ROMIEV , BOMxv » s, m»9 pêleriD, voya- 
geur. 
Voyea Dbhina, t. Il, p* 347. 

So m*a coBtat an romiiu. 

Lb DAiMPUir n^AuvRiftHE : Rets pus. 
GaU m'a 4onté un pHsrin, 

Son ploa paobrea que romixu. 

Bamohd dbCastsliiai} : Mon sirventes. 
Sont plus pauvres que pèlerins. 



io8 



ROM 



Aàject»» lyAtUpac Tenta, 

L'autr* ier vas la yUa , 
Pel camio &omuu. 

6. RiQuica .' D*Àitanc. 
D'Âstanc ja Tenais , l'aoCre joar vert Itk , par le 
chemm des pèlerins» 

kvc. pa. Le mot bomuit signifiant 

primitivement pèlerin allant à Rome, 

fut traduit en français par romipete, 

Petita ramipetes Tendants le leur, empran- 
tranta l'aoltrny. 

Ràbelau , liv. IV, nooT. Pnilogiie. 

On créa même le verbe romipeter 

par suite d'un jeu de mots : 

Mandiasant l*heare d*aToîr fait an pet i 

Rome , c*ef t-à-dire s'être romi-peté et estre 

Teno de ai loin. 

Contes (TSutrapel, fol. B8. 

AHc. CAT. Aoineu. csp. Romero, tqkt, Ro^ 
màro. iT. Romeo, 

a. BoMEUA y ^. yi , pèlerine. 

S'iea podia aiso acabar, 
Mais coiaria conqnîstar 
Qoe s^era ontra mar rombua. 

UlT TBOUBADOVR AS OBTXB : Seioor VOS. 

Si je pouvais acheTer cela , davantage je croirais 
conquérir que si j'ëtais outre-mer piUrine, 

Bsp. Romera, port. Romeira. 

3. RoMAYiAf S./,, pèlerinage. 

Ce mot et les deux suivants signifiaient 

primitivement pèlerinage de Rome. 
rr ai fiiîta ja manta rokatxa. 
Lb moinb ob Movtaodoh : Aissi com selh. 
J'en ai fait déjk maint pèlerinage. 

Faire momatia. 

GiBÀUB DB Galamsov : Ab la Verdun. 
Faire pèlerinage. 

CAT. BSP. Romena. port. Romaria, 

k. RoxAVATOB, ROMAVAGK, S, m., pèle- 
rinage. 

Hac complit son romatatgb. 

Leys iVamors, fol. 1^9. 
Eut accompli ton pèlerinage. 

Al onor del cors tant fasian lo rokatage. 

y. de S, Honorât, 
En l'honneur du corps saint ib faisaient le pèle- 
rinage. 



ROM 

ANC. va. Ils bîseotent tos femmes cependant 
qa*estes en romwaige. 

Rabelais , liv. I , ch. 43- 
BSP. Romerage. xt. Romeaggio. 

5. RoMEATGE, S. m. y pèlerinage. 

Aproa totB rokbatobs. 

Cat. dels apost. de Roma , fol. i3. 
Approuve tous pèlerinages. 

AHC. CAT. Ramiatge. 

ROMPRE, &U1CPEK, V., lat. Rump^ee, 
rompre, casser, déchirer, détraire, 

séparer, se détacher, entrecouper. 
El pot be trabncar, e komprb son ool. 

X((^ de Sydrac, fol. 44* 
n peut bien trAocher, et rompre son 00a. 

RoMP son Testir, grata sa cara. 

V. de S. Honorât. 
Déchire son vêtement , ^ratigne sa &ce. 

Saber podetz, qn*ab los espas, 
RoMpBBX la preyss*e'l cap e'i mas. 

Gataudah lb Vxbcx : Senbors per loa. 
Vous ponves savoir, qu'avec les ëpëes , nous rom- 
prons la presse et la tête et les mains. 
Las régnas romp a nn randon. 

F", de S. Honorai. 
Il casse les rênes d'une secousse. 

l^S- Q°^ agnes cor ni volnntat 
De aoMPBB sa virginftat. 

Bret». d'amor, fol 8a. 
Qu'elle eut coeur ni volonté de détruire sa virginité. 
Sos affars torna de sns en jos, 
Quant Teillessa lo rom ni desbalanca. 

Hugues x>b SAurrXya : Antan fes. 
Son affaire tourne de sus en bas , quand vieillesse 
le casse et râ>ranle. 

Ma dolor roxpia loa mots. 

Passio de Maria. 
Ma douleur entrecoupait les mots. 

Com colom 
Tin et esta en pretz de qae no RUit. 

GuxLLAVMB bb DuBrosT : Qnar aai petit. 
Comme la colombe vit et demeure en mërile de 
quoi elle ne se détache pas. 

Per so que Inr amor no s pogaes partir ni 

s ROMPRB. 

y. de Raimond de Miravai. 
Pour cela que leur amour ne se pAt diviser ni 
se rompre. 

Pan. pas» O brats rotz o testa fracha. 

Bestsabd deBobh : Gucrra c trcbalb. 
Ou kras rompu ou Icle fracturée. 



ROM 

Ea 11011 tnncat milMcnt... 

E pCipODg £dMt 6 KOMPOT. 

BnriAin) vu. Bobh : Lo oont m'a. 
Eb loiait troués waiUe éou... et pourpoints faits- 
i^ot rom^ms^ 

Fig. Car TÎells es e aompxitx. 

V, de S. Honorât. 
Car il est tmoz et cmssé» 

Haï ! Pzels , qiion liiest mats , torts e gnen , 
E Proesa , coaci ns vei eotà! 

PiKiBB d'Autzeghe : Belh m'es qu'ieu. 
Ak! MAîte, comme tous êtes muet, sourd et 
areogle, «t Pnmessa , comme je tous toîs cassée] 

Loe. De dir ses mots romputs. 

PsisE D'AuTsaoHS : Lo fuelhs. 
De dire sans mots entrecoupés. 

Ane. FR. A poQ ne li a rottt le col. 

Boman du Renart, t. III, p. 33o. 
Tant fist ce jour qu'il fost toat rouse, 

YaoPBT II , fabl. 4' > Bobist, 1. 1 , p. 17. 
Et U nerf et li Tainca do eol U forent routes, 
Ckr. de Fr. , lUc. des HUt, de Fr., t. Y, p. 3o4. 

cKT.Ramprer. ksp. port. Romper. n. Rompere, 

1. Rupcio, s.f,, lat* KUPTio, riiptore. 
Dena alconas vêts prendo perforado» an- 

ma Tcts Rupcio. 

Elue, de las propr., foU 43* 
Les dents aucones fois prennent perforation , d'au- 
très f<ns rupture. 

3. RuFTiu , ai^\ , ruptif , propre à 

rompre. 

De peyra ruptxva » de vias nriDals aperitÎTa. 

Elue, de las propr., fol. 199. 
De la pierre ruptive , de voies nrinaires apéritive. 

4. RuMFBXBHTy mOXPEXBN, S, m., TOm- 

pement, raptare/frftctnre. 

Endarar lo dit aaaanlt e rompswsv de mo- 

xalhaa. 

Chronique des Albigeois, eol. 73. 

Endoicr ledit assaut et rupture de muraille. 

Lo ROiiPBVRH de ma coata. 

Lefs ^amors, fol. a4< 
La/ractsw de ma eAte. 

Qnan l'apostema es en mataracio et rom- 

pBiiiaT. 

Elue, de las propr., fol. 84* 

Quand l'apostème est en maturation et rupture, 

Fig. CoDcisîos vol dire ronpbmrn , o trenca- 

mcn de dictio. 

L&jrs d'amors, fol. 10. 



ROM 109 

Goncision veut dire rupture, cp cdnpore de mot. 

GAT. Rompiment. bsp. Romptmiento. port. it. 
Rompimento. 

5. RoKPADO&y S. m, , rompeur, qui 

rompt. 

li ROMPADORs de pats. 

Prtsf, cône, par les R. {^Angleterre, p. 17. 
Les rompeurtée paix. 

CAT. BSP. port. Rompedor. xr. RompUorê, 
6. ROMPEDURA , &UKPEDUEA yS.f., rup- 

ture, fracture* 

Qae sol Tenir per rokprsvra. 

CTom met en lianli per rompbdura. 

Dbudbs m Praprs, Au», eass. 
Qui a coutume de venir '^rjracture, 
Qtt'cm met en bain ymxj'racture. 

A consolider ruiipbditras. 

Elue, de las propr. « fol , a 19. 
Pour consolider fractures* 

Anc. FR. Et ne trouve clostare 

Levée on pont , qu'il u*en fane rompure. 
SAX.EL , Trad de V Iliade, p. 71* 
Les Alpes très hautes.... 
Minay et mis les rochers en.rompture. 

Cl. Marot, t. rv, p. isS. 
La rompure deadictes trefves. 

MeirSTRELRTf t. III, fol. 9. 
Aire. CAT. Rsp. PORT. Rompedum. rr. Aom- 
pitura. 

7. Corrompre 9 corruxpre , v., lat. gor- 
RVHP^RE , corroippre , souiller. 
Adonc la colera corromp 
Tôt lo fege. 

Devbes DR PiADXs , AuM. cass. 
Alors la bile corrompt tout le foie. 

Los membres poyrits e oorrompntz cor- 
ROMPOR los membres sas. 

F. et FeH., fol. 67. 

Les membres pourris et corrompus corrompent 
les membres sains. 

Violet e corrompbt akun sépulcre. 

Trad, du Code de JustinUn, fol. io4* 
Viola et souilla aucun sépulcre. 

Fig. Negun non corrumpam. 
Trad. de la i« ÉpU. de S. Paul aux Corinthiens. 
'Nul ne corrompons. 

Ane no si corrompbt per la tia genitara. 

F", de S, Honorât. 
Onc^ues ne se corrompit par la tienne procréation. 



I lo ROM 

Pan* pQ$, Lm BembfM poyriis e coRioiiMm 

Lfls membres pourris et corrompus. 
Si voetr'aas^I ba poiridara, 
E par be a Tesmeotidara 
Qae fera ee e corrompuda. 

Si votre oieeea e (Mmnritttro, et oela peittt bien à 
la fiente çui est mauTaise et Cùrrompuê* 

De nateffÎM... cobbvpva*. 

Trad, d'Albucasis, fol. la. 
De matièrea... corrompues, 

Subst, La ooRRoxpuDA a lo^oand «ot Qbert( la 
pieozala a lo oami tôt claoa. 

Ia ewTompuê a le «bea&n tovt onrert ; la pucelle 
a lecbemintoat^lot. 

AHc. PR. Corrompue ninf. 

jinc. trad, du Pêout,, Us. n» 1 , pt. 5a. 
CAT. Commprtr, rsp. port. Corrunwtr, it. 
Corrompere. 

AOMPAXBiT; S. m,, corruption 9 ahé- 

ration. 

Tan Toa ^homIm tones corrompemrht. 

P^âHo 4U Maria, 
Je v»tts GODfus s«na corruption. 

EU bena que t mostra devea creiie 
Senea tôt. coRRUMPAMBir. 

P. Gabdiral : Jhesnm Grist. 
Aox bien* qu'il te mootoe ta dois evoire aarn au* 
cune altémtiùn, 

AHc. Fà. Dont toatefl ehosea pi^antiit TÎe et 
eorrumpement, 

J. bb Miusa , Test., t. 1927. 

Le eorrompemens des poeeHei et Werges. 
Lai», db fiBMÎBa Famt, Trad.ée la FMli. de 

Cicéro^, fi>l.a7. 
CAL. Cçrromjpimênt. b«p. CorrompinUenio. 
*ORT. IT, Corron^memo. 

9. CoABOwiiiuJVuur , adv., d'une ma- 
nière corrompue, avec altération, 
défectueusement. 
Es etcricb corrompudambii. 

, Cal, dels apost. de Roma , fol. 18. 

Est écrit cPune manière corrompue. 

CAT. Corrompadament, bsf. Corrompida" 
mêmte. 



ROM 

10. CoBBUPCio, ooBavfvio, ooaaoHiio, 
s, f,, la t. coBRumo, eomiption, 

altération. 

Sa coRRUPCio era confermada. 

Aqoo qae es remas de la corropçio. 

Trad. d^Albucasis, fol. i et 26. 
Sa corruption était confirmée. 
Ce qui est resté de la corruption. 

Fig. Nostr^arina corrupcio prea. 

Brev. fTamor, fol. 59. 
ITotte &rae prend corruption. 

CAT. Cormpciâ» nur, Compdan. port. Cor- 
rupçào. IT. Corntzione. 

II. COEHUPTELA, X. /. , Ut. GOEBOP- 

TELA, corruption. 

SQtnodaypffn an la ferra 4*A|iflAterra cor- 

RUPTBIiA. 

Pri¥, eoac. pur lê$ K, dPÀnglai/vre, p. 22. 
Iniradniaanten la terre d'Aagletarre corruption. 

CAT. Bsr. roRT. CùrrmptBla. n. Comuttim, 
la. COEEUPTIBILITAT, S.f,, lat COEEUP- 

TiBiLiTATem, corruptitHlité. 
CoRROTTtBa,iTA«, «iat»biMtat. 

Bluc. de las propr., M. f . 
CorrupahUm , mutabilité. 

CAT. CorrupdhiUuu. bsp. Comip^Uidad. fort. 
CorruptÊbilidade, xt. CorrttWbiHtà, corrut- 
d^ilitate, aorruttU^iUfof^. 

l3. COEEOKPABLB, GOBEUMPABLE , Ot^. , 

corruptible, sujet à corruption. 

Eb las Gansas trespassans e coRBtWPABiràs. 

P'.et Feri., fol. 2. 
Jlans ks cboses périssiiilas et oamiplikkg* 

Primordial aMlaria... no ^ ganapabU ni 

CORRUMPARIO^ 

Elue, de laspropr., fol. io5. 
Priasordiale matière... n'est AUKepUble de géné- 
ration 0i corruptible. 

AHC. FR. Car en ens n' a rîeps 4tQmunpçbfe, 
XaAt aal fecoe , fors et esUble. 
Onqaes riens ne Sa pardotaUp, 
Qnanqiie ga fais eu<amimpable. 
Homan de la Rose, ▼. 19121 et l^96st. 

— Sv^et k rupture. 

Aibre... no corrumpablr. 

Elue, de ias propr.,€o]. 222. 
Ajrbre... non sujet à rupture. 



ROM 

i4. CoBmuPTnr, at^,, lat. coKtumf us, 
corruptif , propre à corrompre. 

Ad lions os conaeiraiiTa , ad hora ooaaof- 
vrra. 
QoaEUt oOAAvrsnrA. 

Elue» eU las prppr., fol. 34. 

Tvlêi «Ile est coaiertatÎTC , tantôt corrupUvt. 

i5. CoRUVTtiBLBy ««{r., lat. co&tupri- 
BÛ.X, oormptible. 

Qoe las caasas compostas d* aqoela matcria 
fian generablas et co&iinFrxBLAs. 

BtMtc. dt las propr., fol. lo5. 

Qne les chotes campoiA a de celte matière Mient 
nnecptîUes de génération et corrupUbUs, 

CAT. asr. CorrupttNe» pokt. Comiptivel. n. 
ComuSbUe, 

16. CommuMPADoa 9 s. m* , corrupteur. 

bser riolada dels coaifriirADOss» 

Ptitf* eonc. par les A. dPÂngUtem, p. 4* 
âtie TÎoUaa far les eormpUurs* 
csT. Bs». MAT. Currompedor. rr. Corrrnn- 



RON 



III 



17. iHCOBEUFTIBIIiITÀTy #•/•> Ut. INCOR- 

BUPTiBioTATem» iooorniptibilité. 

fliaipliGtttt €t tmeatLRvmMthTTLT. 

Slme. dé las propr., fol. itS. 
SiBplicittf et IneonuptièilM . 
CAT. ImœrrupMlitat, bsp. InecrmptSHUdad. 
roKT. incomtptihilidade.. rr. Iheorrutù' 
VStà, imoamptSbiUtatB, meomiptibUittuk. 

1 8. DttftOMPKX 9 MsaoKPmx « dis&itmprb , 
V,, Iftt. nuLUMMES» rompre, déchirer. 
Samts Nasaris nasaoïir son vestir e sa eara. 
DBsaoMP son sîsclaton. 

y. de S. Honorât. 
SiÎBt Vaaaire déekire son titetnent et sa Aies. 
Mféekire son manteau. 

Pmrt.ptu. Aqno qne es... disrommjt. 
Ea Bfs&uHFirDA.. 

Trad. d^AlkmtASii, fol. 35 et il. 
Ce ^ est... rsM^ii. 



ABC ni. Qai les pcnst dnttmprt ne gasier. 
Komanfr» de Fîerubrai, Ut. II, part. I , cb. 29. 



Froisse dasrompt et esone. 

JiBARBB MBOir», Tesi.i T. to3. 
Qmnd par sod poids ces corps faox et croels 
FnreBt gisms dérompus et toes. 

Cl. Hasot 1. 1¥, p. ao. 
np. ~" 



19. DuRUPTio fS»/., lat. DiauPTio , 
rupture. 
DisBDvno en la tonica ovea. 

Trad. dPjtlbtécasis, fol. 18. 
Bupture en la tunique muqueuse. 

ao. Ektreromprk ^v., entrediyiser, se* 
parer, délimiter. 

Part. pas. Las poesessios... snfBetenmen bm- 

TBBBOMrnDÂS. 

Tu. du xm*siècU. Doàt, t. GXYUI , fol. 94. 
Les possessions... suffisamment enlredifisées. 

RONFIAR, V., ronfler, râler. 

Âxul plainer e boittlab 
Un caTallier, e sospirar. 
Per grau ira 
Plora e bokvul e sospira. 

Roman de Jaxtfre, fol. 9 et 3a. 
Il entendit gânir et râler un eheralier, et sou- 
pirer. 
Fsr gnnde colère pleure et rdU et soupire. 

RONHA, avHHA, $. /., rogne. 
Cobran sa cam e sa kobha. 

^rtv. itamor, f<rf. 69. - 
CouTrant sa cbair et sa rogne, 

Als antres dona bubba , qne a penas garisso. 

Lif. de Sjrdrac, loi. 35. 
Aux autres il donne rogne, de sorte qu'à peine 
ils guMtsent. 

CAT. Ronjra, as». Ro^a. port. Rohha. rr. 
Rogiui, 

a. RoGVos, ROiTHOd, Ruraos, adj\, ro- 
gueux. 

De qne pognes comprar ans camisa 
Ab qne cobrîs mos codes , c* ai booxos. 
BBSBBGKa DS Pdivbrt : Mar aventura. 
De quoi je pusse acheter une dbemise arec quoi 
je couvrisse mes coudes , que j'ai rogneux. 

Lh! .1. esdeveno magre, lî entre rubbos. 

XiV. d9 Stxdrnc, fol. 35. 
Les uns derisoneat maigres ^ les autres rogneux. 



— Raboteux , âpre. 



lia BON 

Cant a maDJat el lo forbU 
A pdra o a fbst rohhos. 

DsvDU dkPbàdbs , Ans» cass. 
Quand il a mang^ il l'aiguise sur piorre ou sur 
bois raboteux. 

▲Hc. FR. Qoi bochna oo teignos aéra 
Oo lois oo rognos oo creré. 

a* Trad. du Chastoiement, oontc 5. 

Une brebis rognetueun troopeao met la rogne. 

Nicolas Bapui , p. 17a. 

CAT. Ronjros, bsp. Ronoso, xt. Rognaso, 

ROIŒO9 RBVHOy RUVHO, S. m. y ro- 

gnon. 

La carn qoe es estendoda per loms e per 

AOHHOS. 

F. et Vert., fol. 97. 
Xa chair qui est ëtendue le long des reins et le 
long des rognons, 

E *1 fetge e 'Is rsjihos. 

Guillaume de Tusbla. 
Bt le foie et les rognons, 

Lhi EuiTHO e li membre d' on lokoria ve. 

Liu, de Sydrac, fol. i3o. 
Les rognons et les membres d'où luxure rient. 

— Reins. 

Qoan entre los rohhos endeve dolor per 

fireg. 

Trad, d'jilbucasis, fol. 8. 

Quand entre les reins vient douleur par froid. 
CAT. Ronjro, ssp. Rinon, 

a. RoNHOir ADA , ^. /. , rognon. 

Las ROKKOHADAs dels montons ni de las 
fedas non... farcirai. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 129. 
Les rognons des moutons ni des brebis je ne... 
farcirai pas. 

xsp. Rihonada. 

3. RoNHONAL, S, m, y rognon. 
So es ROHBOiTAL de moto. 

Trad. d*Jlbucasis, fol. 68. 
C'est rognon de mouton. 

AVC. CAT. Ronhional, 

RONSAR, ROHZAR, 2v> lancer, renver- 
ser, jeter, déjeter, agiter. 

Selb qoe mielhs las sap roicsar. 

Makcabrus : Hueymais. 
Celui qui les sait mieux renverser» 



ROS 

Ben las sabon rohzae. 

R. RiOAUT : ToU dona. 
Bieu ib les savent renverser. 

Loe. 
E 'la bnelbs Eoxaxyi denan 1* oeis del moli. 
Ni *1 recbinhar, can ri , 
Ni *ls boels EoxnAE. 

P. DuEAVD : Mi dons. 
Et Rejetai les yeux dcrant l'ouTertureda moulin. 
Et le rechigner, quand elle rit , et les yeux ( le re- 
gard ) lancer. 

Be m* es U moru greoa et amara , 
Si qoe eoxsae mî fai la cara. 
RonsARAs las siUas 
Per la dolor greo. 
Per U calor del foc lo pebres se roksa e 
toma nègre. 

Zejrs d^amors, fol. 4« ^ et 45. 

Bien m'est la mort pénible et amère , tellement 
que renverser aie me fait la fiice. 

Tu renverseras les sourcils per la pénible dou- 
leur. 

Far la chaleur du feu le poivre i^agite et derient 
noir. 

So qoe fan las moscas e las abdbas Tolan, 
eztenden et eovsait lors alas per V ayre. 

Elue, de las propr,, fol. (|5. 

Bruit que font les mouches et les abeilles en vo- 
lant , étendant et agitant leurs ailes dans l'air. 

Pcarupas, Algos homes ban la lengoa tan roh- 
SABA , qoe no la podo movre. 

BUêC, de las propr., foL 44* 
Quelques hommes ont la langue tellement de- 
jetée, qu'ils ne la peuvent mouvoir. 

ZT. Ronzare, 

a. RovsAMENT, EONZAMEirT, S. m., con- 
tournement, renversement. 
Lengoa... pren romsamemt o contractio. 
Per ROvzAMEiTT o contraecio del nenri sen- 

sitio. 

Elue, de las propr., fol. 85 el 40. 
La langue... prend contoumement ou contraction . 

Par renversement ou contraction du nerf sensitif. 

XT. Roruamento. 

ROS, s, m,, lat. ros, rosée. 
Ros, es paoca ploia. 
Temps de ros et de plarial irrigado. 

Elue, de las propr,, fol. 127 et lag. 
Rosée, c'est petite pluie. 
Temps de rosée et de pluvial arr&sement. 



ROS 

El nati, ab lo bos, cant Talba doosa brolha. 

GUILLAVMB BB TOBELÀ. 

An matin, avec la rosée, quand Taube douce 
Mrgit. 

tsF. poiT. Rocio, 

a. RosADA, ROZADA, 5. ^1 ^ rosce. 

El prcgava Diea qne H dones de la moftAOA 

del cel. 

L'Jrbredê Batalhas, fol. iSg. 

Il priait Diea qu'il lui donnât de la rosée du ciel. 

Nengana rozada non cana sobre terra. 

Misi. de la Bibl. en pro^., fol. 21 . 

K aile rruee ne tombait sur terre. 

CAT. Rosada^ it. Rugiada. 

3. RosAL, S, m,, rosée. 

.1. gota de ROSAZ.. 

r. et Vert,, fol. 35. 

Une gootte do rosée. 

Maire de iioiat« e d'nraor, 
Qoar en terra tramet rozal 
La nneg , et hamor natnral. 

Brev. d*amor, fol. 32. 
Mère de rosée et d'hnmiditë , car en terre elle 
trumnet rosée la nuit , et humidité naturelle. 

Par ext. Lof albres rendran de sanc rosal. 

Contricio e penas in/emals. 
Les erbres rendront rosée de tang. 

4. Rozeuc, adj., humide de rosée. 

On maya las ooDcbas recebo d*ayre roseitc 

Elue, de las propr., fol. i8g. 
Où plus les conques reçoivent d'air humide de 
rosée. 

5. RozAMEiTTf S, m.^ rosée. 
De ploîa e de aozAMorr. 

Elue, de las propr.» fol. 161 . 
De ploie et de rosée» 

6. AJIROSA&, ABROZAR, AROSAR , V,, .11*- 

roser, mouiller. 

Per ABROAAR los albres qne porton frog. 

V. et Vert., fol. 87. 
IHiur arroser les arbres qui portent fruit. 

Per AROSAR aieelas berbas. 

XiV. de Sjrdrac, fol. 3. 
I^Mir arroser en herbes. 

Fig. Gracia qne arrosa lo cor. 
Los ARROZA de la fon de sa gracia. 

V, et Fert., fol. 44 «^ 37. 
Grâce qui arrose le coeur. 
Les arrose de la fontaine de sa grâce. 

IV. 



ROS 



ii3 



7. Enrosar, V,, arroser. 
Part. pas. Per Diea lo payre fo mnlhatz 
Et enlenilz et rvrozatz... 
Del oli de cel glorios. 

L^s d'amors, fol. i35. 
Par Dieu le père il fut monil le et oint et arrosé. . . 
de l'huile du ciel glorieux. 

ROS, adj'., lat. Ruyas^ roux, jaune. 
Aportatz lo oosti'e cat ros. 

Le comte de Poitiess : En AWembe: 
Apportes le notre chat roux. 

Agtieoi vis clar e ros. 

Amanieu des Escas : El temps de. 
^ous eûmes vib clair et tr>ux. 
Barba Rosaa , an ras roja , 
Don ti poiras totz revestir. 

GiAAVD DE Calavson : Fadet jogUr. 
Barbe rousse , ronge tu auras , dont tu te pourras 
tout revêtir. 

Subst. Totz bom si deu gardar de aos vaire. 

Liv. de Sydrac , fol. 126. 
Tout homme doit se garder de roux tacheté. 
D*un boen caeit la nna part, 
So es lo ros. 

Devdes de PiADES , Âu^. cass. 
D'un œuf cuit l'une partie , c'est-à-dire le Jaune. 

Loc, Qui m^apella de nonfei 

No Ten soan nègre ni aos. 
Guillaume de Besquidan : Ar el mes. 
Qui m'appelle de non-foi ne l'en méprise noir ni 
roux (qui que ce soit). 

Bais e brnn, e blanc e no» 
An tan ros. 

P.Gardiual : De sirventea. 
Bai et brun , et blanc et roux ( tous en général ) 
ont tant rongé. 

AMC. PR. Ulien monte desn% an cheval ros. 
Roman d^Agolant, fol. 188. 

CAT. Ros. RSP. Rufo. POBT. RUÇO , TlÛvO. IT. 

Rossa. 

2. RossoR, s.f,, rousseur. 

Aissi perdra cella aossoR. 

Deudss de Piades y Auz. cass. 
Ainsi il perdra cette rousseur. 
ANC. CAT. Rossor. 

3. SuBROs, adj., sons-roux, faiblement 
roux. 

Color sabcitrina, suBROssA. 

Elue, de las propr., fol. 58. 
Couleur sous-citrinc , sous-rousse. 

i5 



ROS 

Que l*eii&n apelon Aoiella. 

Dbodes di PiiàPSS f AuM, eaxs. 
Flear ta belle qae Ick enfants appellent roselle. 
àM€i. CAT. Roêeila, 

11. Raujeh, adjf., rosé, de rose, ver- 



U» feu e fresc e EAUjtir. 
IHcirvES DE Pbabes , Poème sur les Vertus, 
I« tÂDt et frais et rosé, 

ROSSI, aoci, EONCiN, j. m., roussin, 
clieval de peine. 

Voyei DsiriVAy t. II, p. 171; Al- 
DRETX, p. 366; Matans, Orfg'. de la 
kng.esp., u II, p. a34. 

Tots jamnoDEy de mon aoux 
Dcaaendey jos, sobr* el gravelh. 

Gatavbah le Vieux ; L' autre dia. 
Toot joyeux, de mon roussin je deteendis en 
^,aar legraTier. 

Faubre lairon peut bom per nna yeta , 
E peu lo tais qo* a emblat an eoci. 

P. Garmral : Prop a gnerra. 
pROTre larron on pend pour nne vAiUe , et Ul le 
poid qoâ a YoK un roussin, 

CaTalcnnt on aoHGxn lear. 

Moman de Jaufrt, fol. 5. 
Cheraadbant un roussiu gris-pomnele'. 

AHC. m. S'en s'estable ént nng rouan. 

Roman de la Rose, v. 1 124* 
Poar canse de an rond de serrice. 
LeU, de rém., i3ai . Gaepehtibb, t. III, col. 661 . 

CAT. Roei, ESP. Aocûi. port. Rodm. xt, Aor- 



2. Rossa , s./,, rosse. 
Fig, Jats ab nna vîelba eossa 
Qne cordeîa et tira goasa. 

P. GAanuf AL ; D* Esteve de. 
Gtt aree une vieille rosse qui attache et traîne 



CAT. Rossa. iT. Rotza, 



3. RossnrisB , &ocivibr , &onginikr , 
s, m,, rossinier, meneur, monteur de 
roDSsins. 

Un EoasinxER, nas de croc. 
T. DE G. BAXH01.S ET DE G. Magret : Maigret. 
On meneur de roussins, nex de croc. 



ROS ii5 

Ranbador ni malvat eociitier 
No ranberan mais Tenaîasi. 

P. Vidal : Drogoman. 
Voleurs ni n^hants rossiniers ne déroberaient 
davanlage Venaissin. 

RovcxHiERs, joglars plaides. 
T. DE Tavbel ET DE Falcohet ; Falconet. 
Rossinier, jongleur chicaneur. 

/j. Rosseoae, V,, rosser, assommer. 

Part, pas. Gant «la V ae pro battu t 
E ROSSEGAT e vil tengnt. 
R. Vidal de Bexavdun : Unas novas. 
Quand elle l'eut asses batlu et rossé et vil tenu. 

5. Arossar, V,, rosser, battre. 
Part, pas,fig. 

Dira tôt lo mon Karles es arossatz. 

Roman de Fierabras, t. 38o8. 
Tout le monde dira Charles est rossé. 

ROSSIGNOL, ROssiiTHOL, s, m,, ros- 
signol. 

Aog lo ROssxoiroLS cbantar. 

B. DE Ventadoci : En abril. Far, 
J'entends le rossignol chanter. 
Totà la nneg serena 
Gbanta '1 RosaiEHOLs. 

Aenaud de Marueil : Belh m' es. 
Toute la nuit sereine chaule le rossignol, 
CAT. Rossinjrol. E8P. Ruischor. port. Rouxinol, 
iT. Rosignoîo, rusignuolo. 

3. ROSSIOVOLA, EOSSIKHOLA, S.f,, rOSSÎ- 

gnol. 

L* anselb e la rossisbola 
Tomon Inr chan en taaer. 

Marcabrus : Quan lo. 
Les oiseaux et le rossignol tournent leur chant 
en se taire. 

3. ROSSIGVOLET , VOSSlVHOLBT, S. m, 

dim., rossignolet, petit rossignol. 
Quant aissi anzets esbaodir 
Lo rossignolet nnoit e jom. 
T. DE Pierre d' Auvergne et de B. de Venta- 

DOUR : Amicx Bemarts. 
Lorsqu'ainsi tous entendes se réjouir le rossi- 
gnolet nuit et jour. 

La donssa toIb af ansida 
Del RoaaxvBOLET salTatge. 

B. DE Ventadous : La doussa vols. 

La douce Toix j'ai entendue du rossignolet sau- 
vage. 



]i6 



ROT 



ROT, s. m. y lat. vuscrus, rot, soupir. 
Paeb fkn gens , botb e brams. 

Bajibavd DB Vaquei&AS : Ar rei eicar. 

Puis ils font gëmÎMements , touplrs et braille- 
ments. 

CAT. Rot, vt. Rmto. ' 

ROTA, s»/,, bande, compagnie d'hom- 
mes armés. 

Lo coins DO (lea mètre a Montferzand ko- 
TA9 ni gens estrsnhas- 

CharU tU Mont/errand, de ia4a. 

Le comte ne doit mettre à Montfernad bande* ni 
gens étrangères. 

Se part d*Anglatera am naa gran &ota 

d' Angles. 

L'Arbre de Batalhag, fol. 198. 

Se part d'Angleterre avec une grande compagnie 
d'Anglais. 

ANC. Fa. De qoatre>vingts chevaliers qo'U y 
avoît en la rote, onqnes n*en remaiot ans. 

YlLLEHAaDOOIH , p. Q?' 

a. RoTBR y s. m, , routier, soldat fai- 
sant partie de bandes indisciplinées , 
connues aussi sous le nom de cote- 
reaux. 

Mante les roters qn* el pays van raabant. 
Lendema li roter se son acaminat. 

Guillaume DE Tudela. 
11 soutient les rouUer* qui le pays vont pillant. 
Le lendemain les routiers se sont acheminés. 

ROTA, s.f., déroute, tumulte, con- 
fusion. 

Gonsec lo prince en sa rotI ,- 
Joyosa dintz lo cors li bota. 

y. de S, Honorât. 
Poursuit le prince dans sa déroute. Joyeuse dans 
le corps lui met. I 

Cnia eiasir de la aoTA. 

p. Cardinal : Uns cieutat. 
Pense sortir du tumulte. 

Mais dora la rota qae fan en 1* albergada. 

Guillaume de Tudela. 
Davantage dure \z. confusion qu'ils font au gtte. 

ANC. FR. Henry, le pins grand roi qae la France 

eot jamais , 
Tu le sais, (a le bals, en route tu le mets. 

Nicolas Rapin , p. 187. 



RUA 

Il les meît eu roupte avec au bien grand 

menrtre. 

Amtot , Trad. de Plutarçue, Vie de Pbilopsemen. 

E^p. Rota. iT. Rotta. 

a. RoESTA , S,/. , déroute. 

Denant si mena tal rorsta , 
Non i remant ni bratz ni testa. 

y. de S. Honorai. 
Devant soi il mène telle tléroute, qu'il n'y de- 
meure ni bras ni tête. 

3. AnoTAR, V,, se mettre en route, par- 
tir, faire partir. 
Part, pas. Pneys an tots los aaomiers denant 

lor AROTATZ. 

Apres lo dac Richart vec los vos arotatz. 
Roman de Fierabras, v. 2938 et 3533. 
Puis ils ont toutes tes bétes de somme dorant eux 
fait partir. 

Après le duc Richart vous les roiU partis* 

ANC. FR. Congié prent, si a*est arotitez. 
Paisqa'à dire sai arroutez. 

Conte é^un riche homme. 

ROTA, s. /., rote y sorte d'instrument 

de musique. 

Fahz la rota 

Ab .XVII. cordas garnir. 

GlSAUO DE €alanson : Fadet joglar. 
Fais la rote avec dix-sept cordes garnir. 

ANC xsp. Avie hy sinfonia, arba, giga e rota. 
PoemadeAUxandro,eo'\ff, i3S3. 

ROZINA, s.f,, lat. Res^itAy résine. 

RoziHAf es tota goma liquida. 

Pinbe... ba bumor qae... convertiab si en 

ROZINA. 

Elue, de las propr,, fol. 221 et 218. 
Résine, c'est toute gomme liquide. 
Le pin... a sève qui... se convertit en résine, 

CAT. Résina, rehina. esp. Résina, port. Ae- 
zina, résina, it. Résina, 

2. RoziNOS, adj,y lat. "Kesuto^us, rési- 
neux. 
Frag plazent , gras et rozinos. 

Elue, de las propr,, fol. 224. 
Fruit agréable , gras et résineux, 

CAT. Resinos. esp. port. it. Resinoso. 



RUA , RiJCA, S, f, , lat. RUGA , ride. 



RUA 

Ka pcing la bua de «ois V noill. ' 
Lk Mom DE lIoHTADBOir : Quant tuit. 
J« peiaa la riOe dossou r<eil. 

Macula bî euga. 

Doctrine des Faudois. 
Tach« ni rùU. 

Grajsaha... es... de las eu as del cner exten- 
siva. 

Elue, de las propr., fol. 65. 

Là graiaM... est... des rides de la peau extensiTe. 

AEC. JE. Les cheyenlx blancs des TteiUars, 

Iran rugei et rides Tisaiges. 

Laubxet vu FiEViEft VAiCT, tfod. du Traité de 

la VieUl, de CicéroH, fol. 40. 

ABC. CAT. XS#. POET. IT. Ruga, 

2. RcAKy v.y lat. KUGAAtf, rider. 

La pela li eua , hec lo kap te troreblant. 

Pointe sur Boèce, 
^ pesM lui ride, voici «fse la cbsf tient tremblant. 

Part. pas. Lo solelb le ret nègre et euat. 

Ebtc. de las propr., fol. 219. 
Le sdcil le rend noir et ridé. 

Qoan son vielhas évadas. 

Breu. d^amor^ fol. i3i. 
Qnand elles sont Tieilles rUUes. 

Axc. CAT. as». Rugar, 

3. RuAMKiTTy s. m. , ride. 

Atennacio del ^ront et euamekt dénota de- 
frlUmcot del eerrel. 

Etuc, de las propr., fol. 89. 

Bétréàssement du front et ride dtfnole défaillance 
do oerreaa. 



RUD 



"7 



4* RuGOs 9 adj.j lat rugosuj, ridé. 

Per forsa del foc rema nègre et Euooe. 
Pcr defaota de calor et d'homor natoral es 
aaGoxA. 

Elue, de las propr., fol. 219. 
PSr force dn feu reste'noir et ridé. 
^mt ■aanquement de cbaleur et d'humeur natu- 
relle elle e»t ridée. 

UP. POET. RlUgOSO. 

5. RuGATiv, adj\, ridatif, propre à 

rider, 

Cs EVGATiTA , per qne les vielbs so raau. 

Elue, de las propr. , fol. a6. 
Est ridktipe, c'est pourquoi les rieux sont riJà. 

6. RuCAcio , s./,, lat. rugatio , ride. | 



Pel... pren..., per defonta d* hamor, eugacio. 

Elue, de las propr,, fol. 66. 
La peau.*, prand..., par manque d'humeur, ride, 

7. RuOOZITAT, s. f. , lat. RUCOSITAT^m^ 

rugosité. 

La scorsa aspra et grands rvgobxtat. 

Elue, de las propr., fol. 217. 
L'écorce rade et grande rugosité. 

£SP. Rugosidad. 

RUA 9 s,/,, rue. 

Voyez LsiBNiTZy Coll. étym^, p. 64; 
Dknika, t. III, p. l42. 

La nahs era negra , e fai etoar, 
E perprendo la edas. 
Roman de Gérard de Rossltlon, fol. 7. 
La nuit ëtait noire , et il fait obsonr , et ils pren- 
nent les rues. 

B4P. PORT. Rua. 

RUDA, RUTHA, S, f,f lat. ruta, rue, 
plante. 

Grana de nida. 

Snc de ruda. ' 

Beudbs de Pradbs , Auz, cass» 
Graine de rue. 
Suc de rue» 

RuTBA... es herba.. . ; contraria es a vere. 

Elue, de las propr., fol. aai. 
La rue.,, est herbe... ; contraire elle est 4 renin. 

CAT. ksp. POET. Ruda. it. Ruta. 

a. RuTHAT , adjn, lat. rutatu^^ mêlé de 
rue. 
Les Romas bnvlo antîqnament vi eutbat 

contra vere. 

Elue, de las propr., fol. 221. 

l^i Romains buvaient anciennement vin mêlé de 
rue contre renin. 

RUDE, adj.y lat. rudû, rude, grossier. 

Es EUDES en fahs e en paranlas. 

Qni a la cara grosse e plena, es de ruda 
nature. 

Liv. de Sydrae, fol. ia6 et 127. 

Est rude en faits et en paroles. 

Qui a la face grosse et pleine , est de nature 
r»Je* 

Non es degas homs , per can qne sia dora c 

RUOSS. 

Leys d'amors, fol. 148. 



ii8 



RUG 



11 n'est ancuo bomm*, poar oombiaaqa'il toit 
(Inr et ru<U» 
GAT. Bsr. Rudo. ro&T. xt. Rude* 

a. RuoEZAf s*/»» rudesse, rusticité, 
grossièreté. 
Qoî • las aarelhas grana, et sîgnifiansa de 

RUDSZA. 

Liv, de SjrdraCj fol. 137. 
Qni a les oreilles grandes , c'est nurque de rudesse. 
CAT. Rudesa. tsp. roiT. Rudeza. xt, Rhzzexza, 

3. EuDiTAT, S,/,, lat. RUDiTAT^m, ru- 

desse, rusticité, grossièreté. 
Aarelhaa per ezoea longas... deDOto d^en- 

tedement xudxtat. 

Elue, de iaspropr,j fol. 40. 
Oreilles par excès longues... dénotent grossièreté 
d'entendement. 

4. RuDÂMEiTT, adv., grossièrement. 
Uelha nègres, le jom veso agodament.., , 

maa la nnech Teso budambvt. 

Elue, de las propr.. Tel, 38. 
Yenx noirs, le jour Toient finement... , mais la 
nuit Toient grosstèretnent. 

m 

RlJFf ailf.y raboteux, rude, âpre. 
Ac gratis e rufas las mas. 

Roman de Jaufre, fol. 27. 
Il ent grandes et raboteuses les mains. 

RUFIAN, ROFuir, s. m,, rufien, pail- 
lard, maquereau. 

Ancmaia tan bon aofxah 

Non yim. 

T. BE Taiivxl et de Falconet : Faloonet. 

Onoipaes plus si bon rufien nous ne Times. 

Qae nengnn HUFiAir non vn^ habitar en 

ai|aest pays. 

Statuts de Provence» BoMT, p. 2o5. 

Qoc nul maquereau n'ose babiter dans ce pays. 
Qne sîa acasat de fach crimioel ni BurxAir. 

Statuts de la Confr. du Saint-Esprit, 
Qu'il soit accusé de fait criminel et rufien. 
CAT. Rufià, ESP. Rufian, pokt. Rufiao, xt. 
Ruffiano. 

RUGIR, V. y lat. RUGiEf^ rugir. 

Leos &UGISB. 

L^s dPamorSf fol. 46. 
Le lion rugit. 

SubsL Poeya son dos chant tom*en euoih. 

T. DE GUILLAVME ET DE G. RlQUIEl : GuiraUt. 

Puis son doux chant tourne en rugir. 



RUM 

Part. pris. Coma leons rvokvs. 

Trad. de la i** Éptt. de S. Pierre. 
Gomme lion rugissant. 

w 

ESP. PORT. Rtigir, IT. Ruggire, 

a. Rugit, s, m., lat. voovtus, rugisse- 
ment. 

Fa .XTI. BUGXTx, o criu. 

Elue, de las propr., fol. aSS. 
Fait doute rugissements, ou cris. 

CAT. Rugit. ESP. PORT. Rjugido. XT. Rugito. 

— Flatuosité, borborygme. 

Fa ronha et pnstiilas els élans, rugit et 
▼entosiutc ezdta. 

Elue, de las propr., fol. 374- 
Fait rogne et pustules aux enfants,^<iioslto' et 
ventosités excite. 

3. Ruo, RCGH, S. m., rugissement 

Rno far et clamors. 

Elue, de las propr. « fol. 8 1 . 
Faire rugissement et clameurs. 

II. Ruggio, rugghio, 

— • Flatuosité , borborygme. 

Ayga, la qoal presa otra mesara» fa rucr 
el yentre. 
Excès de TÎanda... engendra ruo. 

Elue, de las propr., fol. 54 et 73. 
Eau, laquelle prise outre mesure, fait borbo- 
rygme an ventre. 

Exois de nourriture... en%eaànjlatw»sité» 

4. RcGiMBiTT, S, m., flatuosité, borbo- 
rygme. 

Inflaâo de rentre e rvgiiibht. 

Elue, de las propr., fol. aïo. 
Enflure de rentre €1 flatuosité. 

RUGLE, s. m., globe. 

Dos RfroLss si encontro en V ayre, cnm dos 
calhans eflamatE, fasem granda coUiâo. 
Elue, de las propr., fol. i38. 
Deux globes se rencontrent en l'air, comme deux 
cailloux enflammés, faisant grande collision. 

RUMOR, RiMOR, s. m, y lat. ruxor , 
rumeur. 

Fon gran rvibors 
Entr* el poble e gran clamors. 

Trad. d'un Es^ang. apocr. 



RUS 

11 fut ( 7 eut) grande rumeur fumi la peuple et 
grande dameor. 

Non niais paor 

De crit ni de bimoe. 

AiHAVD DE Haasam : Qui comte. 
N'ajes pcor de cri ni de rumenr. 

âwc. FR. De qoatre lienes oïaiez U rumor, 

Komam de Aonceuaux, Movih , p. 1 1. 
CIT. S8P. roKT. Rumor. it. Romore, rimore, 

1. RoMORos, a^\, agité, tomiiltueux, 
grondeor, mngissant. 

Mar... es tempestoosa, RUMOROZA. 

Elue, de las propr., fol. i53. 
La ncr... eet tempéloeara, mugissante. . 

IT. JloBtonwo. 

RUNDIKy v.^ grogner. 

Parloa aîasi cam porcs ruts. 

ToRCAroLS : Giminal. 
Us parient ainsi comnw cochon grogne. 

RURAL, a^»f lat. -Bxnkhiis, rural, ru^ 
tique, grossier. 

Cdbcs e RORALB. 

Ley^s d^amors, fol. 3$. 
Convoitanx et grossier, 

CAT. BSP. FORT. RuTOi. IT. RUTOle. 

RUSCA, auscHA, s./., écorce^ 
Fer la rvsca non poeîa 
La dons' omor de la saba. 

Bambaub d'Oianob : Er qnan. 
Par Vécorce ne monte pas U doue humeur de la 
arve. 

RuacA... de pomier. 

Drvdes se Piadrs, Jum. cass. 
Beorco-,. de pommier. 

— Tan. 

Ala coecs qne adoluiray farai dar .lu. ruscas 
noras..., lo qnab coera tcnraÎ4,. en caacana 
RUtCA per .XT. diaa al mens. 

Cartulairede Montpellier, fol. II2. 

Ans cnira qne je préparerai je ferai donner trois 
Imms ueuSê.4. , lequel cnir je tiendrai... dans chaque 
tem pendant qninae jour» au moins* 

— F!g. Ventre, bedaine, panse. 

Joglan, impie la RvacBA. 
LxsACPRiR n'AoTBKOiiB: Jcglarats. 
Jongleur, emplis la panse» 



RUT ug 

Loe. Apela C. vîl fola Aoscba. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 64* 
Appelle Gérard rieille foUe bedaine. 
CATi Rusea. 

2. RusGftAL, /. m,, écale. 

En la nots très caosas ha : 
L^ escorsa , la testa, '1 nogalhs ; 
L' esooraa, ao es lo bvschals, 
Qa* et mot d' amara natara. 

Rre». d*amor, fol. 80. 
En U noix il y trois choses : Técorce, la coqoe , 
le cemean; i'éoorce, c'est Yécale, qui est moult 
d'amère natura. 

3. RuscALR, adj., débile. 

Apele los panbres rancs , 
Frevola e secs, ruscaias e mancs. 

Rrev, d^amor, fol. i38[. 
Qu'il appelle les pauvres cootrafaits , faibles et 
aTeugles, débiles et manchoU. 

RUSTIC, aosTiG, adj\, lat. ausTicof^ 
rustique, villageois, grossier. 
Engannar... lo poble rostxc. 

Traité de VAntecHst. 
Tromper*., le pseuple rustique. 

Subst, Gran companhia de rustics e de Tilar. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. 3o. 
Grande compagnie de villageois et de viUins. 
CAT. Rustie, BSP. PORT. IT. Rusdco. 

a. RusTÉ, adJ,, grossier, rude, violenta 
Adoncxa Tirais d* espaifa man buste colp 
donat. 
Lo bran dicben a terra per mot rusta ftrtat. 

Roman de Fierabras^ t. 43i8 et 48o5. 
Alon TOUS verries d'iépëe maint rude coup doûné. 
Le glaive descend 4 terre par moult rude férocité. 

ARC. FB. 

Par mnlt ruiste vertn a son caap avalé. 
Roman de Fierabras en tiers française 
CAT. Rtutee, 

3. RusTAT, $•/•, grossièreté, rusticité, 
rudesse. 
Adoncza mène 1* as vas 1* aoCre de gran , fera 

RUSTAT. 

Roman de Fierabras, t. 1594* 
Alon Tint l'un ren l'autn arec grande , farouche 
rudesse- 

4. RUSTICITAT, S./., lat. aUSTIGITAT^m^ 

rusticité. 



SAB SAB 

AT, abliui. j Lor pariet mot ■nmuli 



SAB 

CAT. Sahoier. bsp. Zapatero, roar. Sapateiro. 
iT. dabattiere, 

5. Sabatat, adj,, ensabaté, nom d'une 
secte religieuse^ 

Co fan sobr' ela eretges e 5obr* els sabatats. 

Guillaume de Todela. 
Gomme ilt font sur lea h^tiquet et sur les ensa- 
balés. 

6. Ehsabatat, K88ABATAT, S, m. , eosa- 
baté, nom d'une secte reli^euse. 

Cassar lot eretges e los eksabatatz. 

GrTLLAUWB B£ TuDELA 

Cknser les hérétiques et les ensabatés» 

D^eretf o de bandes o dels essabatatz. 

fzASH : Diguas me tu. 
lyhérétiqnes ou de vaudois ou des ensahatés. 

SABBAT, SABAT, S, m. , lat. sabbat/z/ti , 

sabbat. 

Sabbat en nostra lengaa vol dire repsns. 

Lo diaapt« ^e los Jozieas apello sabat. 

F. et Fert., fol. a. 
Sabhal, en notre langue , veut dire repos. 
Le ssmedî que les Juifs appellent sabbat» 

ESP. SéÊbado, voBT. Sabbado^ it. Sabato, 

2. Safts , SAPi>B, S. m. y lat. njUnnum , 
samedi. 

Si fon on sapte inaii. 

P. VtDAL : Abril issic. 
Il fut un iomedi matin. 

En Inoc del sapde qae gardon los Jnziens* 

K et Vert. , fol. a. 
En |dacedu samedU qu'oliserrent les Juifs. 

Voyez DiA. 

3. Sabatab, V., vexer, agiter^ lonr- 
menfer. 

Eiato foraa , e sabatbv I* aire^ 

Li», de Sjfdrac, fol. 46. 
Sortent bors , et tourmentent l'aire 

SABERy SAPEE, D.y lat. SAPSBér, savoir, 
connaître. 

Voyez MuBATORi, Diss. 33. 
Tos eningî Josepa 
En Egypte, so sabem. 

Pi-BmEKl»*AoTERGHE : Dieus vers. 
Joseph TOUS réfugia en Egypte , cela nous savons. ^ 

IV. 



SAB 121 

To]gra*n saubemoh lo ver. 

B. DE Ybhtadocr ; Tuit sels. 
Je Toudrais qu'ils en sussent le yrai. 

Am la meillor dona qaMeo sax. 

Pons DE LA Garde : Ben es dreili. 
J'aime la meilleure dame que je connais, 

— Être docte, être savant. 
Allas! qaant cniava saber 
D'amor, e qaant petit en sai! 

B. SE Yentasovr : Quan vei. 
Hélas .' combien je croyais savoir d'amour , et 
combien peu j*cn sais. 

Pero negns sap a sos ops re. 

Pons bb Capdueil : Aissi cum selh. 
Pour cela nul (ne) sait pour son utilité rien. 

— Sentir, apprécier. 

Om no troba ni sap devezio , 
Mas sol lo nom , entre Tera et chanso. 

A1MER1 de Pegvilaik : Manias ▼ett; 
On ne trouve ni sait différence , excepte' sculc-^ 
ment le nom , entre vers et chanson. 

— Apprendre, être informé, être in- 
struit. 

Ans qn'om saubbs de me qne res en fos. 
Arvaod de Marubil : Aissi cum sel. 
Avant qu'on sut de moi que rien en fut. 

Be SAPCBATK qae mos cors vos ve. 

B. BE TbntA]>oor : Quan par la. 
^«eAeabien que mon cœur vous voit. 

Sai qne mal lor es. 

R. Gaccelm de Beziers ; A penas vau. 
Je sais que mauvais* il leur est. 

—'•Avoir le pouvoir, le moyen , la forct^j 
l'adresse, Thabileté de. 
Aqni meteys vos sapcbatz 
Ab los sayis gen capiener. 

P. BOGtEas : Senher Baymbauts. 
Que U même vous vous sachiez avec les sages 
gentiment gouverner. 

Hom not pot laazar tan gen 
Com la SAUP formar natara. 

B. DE Vebtadour : Gonorta. 
On ne la peut louer aussi gentiment comme la 
sût former nature. 

Frnnoes saboh grans colps dar 
Et albîrar ab lor bordon. 

Le comte de Foix : Mas qui a. 
Français savent grands coups donner et viser avec 
leur lance. 

16 



1^2 SAB 

— Avoir dans la mémoire. 
Loc. Omes, entra las gens. 

Que s sABOif be, qnan ren perdon , marrir, 
E del gadaing no s saboh esbandir. 

Gaderet : Menveill me. 
Honfmes , entre les gens , qui se savent bien , 
quand ils perdent qaelque chose, altristerf et du 
profit ne se savent r($jonir. 

llb no SACBRO qae dire ni que respondre. 
Liu. de Sydrac, fui. 3. 
Ils ne surent que dire ni que répondre, 
lea'lh fatz saber 
Qa*En Berengoier H a*l castelb estort. 
Bbrtbamd de Bobh : Un sirventes Tarai. 
Je lui fais savoir que le seigneur Bërenger lui a 
enlevé le château. 

Mos precs H sap bo. 

P. Vidal : De cfaanlar. 
Ma prière lui sait bon (est agréable). 
Del arcÎTesque mî sap bon 

Qn'on sirventes fassa. 
BeeteaND d'Allamanon : Delarcivesque. 
Touchant l'archevéqae il me sait bon qu'un sir- 
Tente je fasse. 

len tein qae, sî'l deman s'amor, 
Que m responda èo qae mal me sabra. 
PiSTOLETA : Bonn dona. 
Je crains qne , ai je lui demande son amour, 
qu'elle me réponde ce qui msX me saura ( me sera 
désagréable). 

Nostre Senber lor en den grat saber. 
Bermars de Rovenac : D'm sirventes. 
ISotre Seigneur leur en doit savoir gré. 
Pro as respon a no sax qoe s* es. 
T. d'Aikebi et b'Albeet : Ami» N Albert. 
Asses je vous réponds à je ne sais quoi c'est. 

Ptwt, prés. 

Qoi non es sctsirr aqao qae li avem dit. 

Trad. d*Albucasis, fol. i . 
Qui n'est pas sachant ce que nous lui avons dit. 
Els os son trop savis e sabeh s , 
Los antres sabeits e no savis, 
Los antres ni saTîs ni sabehs. 
G. Olivier d'Arles , Coblas triadas. 
Les uns sont fort sages el savants j les antres sa^ 
vants et non sages , les autres ni sages ni savants. 

Su^sf. Pas lach estai a sabeh 

Car falh , qae o paac sabedor. 

B. Gabborel : Aissi com am. 
C'est plus laid à savant parce qu'il faut, qu'à 
peu instruit. 

Part. pas. 

Bona domna , vosire rie prêts sadbutz 



SAB 

E las faîsêos e ilh plazen acnlbir. 

P. Raimond de Toulouse : Tos tem|is. 
Bonne dame , votre riche mérite connu et les ma- 
nières et l'agr^ble accueil. 

L*08 es drnts 
E l'autre en entendre sapute. 
T. DE Ralmehc Bistors et d'AlbeRtet : Alberlct. 
L'un est galant et l'antre en courtoisie instruit. 

Tant val sa lauzor sapuoa. 

P. Bremon RicAS NovAS : Tut van. 
Tant vaut sa louange connue. 

Loc. Sî aqaest dois es longs, faras saubutz 
A tots tos enemics es jois cregatz. 
Jiomands Gérard de RossiUon , fol. 109. 
Si cette douleur est longue , tu feras su (appren- 
dras) (qu') k tous les ennemis joie est accrue. 

Àdv. comp. Mslvestat yej espandîr 
Vas toias parts a saubut. 

P. Gardim al : De sirventes. 
Méchanceté je vois développer vers toutes pnrts 
ouvertemont. 

Voyez Bon, Cor, Grat. 
CAT. ESP. PORT. Saber. it. Savere, tapere. 

2. SoBRESA.BERy V. , sur-savoif, savoir 
beaucoup. 

Part, prés, adj. Als prima sonaESABEVs. 

Ramraud d'Oravoe , Era m'es. 
AuE subtils sur-savants, 

3. Sacbudameitt , saupudamsn, adv., 
sciemment. 

Retenen Tantmi saupudambit. 

* La Confessio. 

Retenant ( le bien ) d'autmi sciemment. 

No SAURUDAXEITT. 

Tit. de\v%. Doat, t. CXV, fol. g5. 
Non sciemment. 
IT. Saputamente. 

4. Saubuda , SAPUDA, ^^ f» 9 coiiiiais- 
sance. 

Xoe. Qae aqaest corses sian sebelîtx ses sau- 
buda de K. 
Que ces corps soient ensevelis sans connaissance 
(i rinsu) de Charles. 

Ses saubuda d*aqaeUs qae ho an en garda. 

y. et y en., fol. ï6. 
Sans connaissance de ceux qui cela ont en garde. 

yidv. comp. A. celât et a saubuda. 

Marcabrus: Alton. 
En secret et en connaissance (publiquement). 



SAB 

PT en pregatB a saubuda 
Dieos que 1* a honor cregndu. 

G. BxQUiSR : Aacmais. 
Ea était prié en connaissance ( publiquemeat ) 
^i lui a accru Uonncur. 
laeas* la domna a TrUlan... 
No*1b ac tan bcls a saubuda. 

BsaTmAin» de BoaN : Domsa paois. 
Iwnl , la dame k Trûtan... ne les eut si beaux en 
coumaissance (poaitiTeineiit). 

La aocon a vo aamuDâ , e venc. si celaUa- 
■MUfl^aiic non aanbron novellas. 

y. de Bertrand de Bom le fis. 
la Mcoanit à non connaissance (en cacbette), et 
vint si McrèlnMntqu'oncqaes n'en surent nouvelles. 
Fêta lo cor raoatir et apoitar a la taula a sa 
aMsiher , e fetx loi mangiar ante sapuda. 

F. de Guillaume de Cabestaing. 
Fit rdtir le ooear et apporter à la table à sa femme, 
et (le) loi fit manger AVAVT connaissance{k son insu). 
iT. Sofmta, 

5. Sabs& , s. m*, savoir, science, esprit, 

raison. < 
No coid qa*e Roma om de ao babbe fos. 

- Poème sur Boèce, 
Je ne crois pas qu'à Bome bomme de sou savoir fût . 
Qoan U Tey, mi torba*! sabbb. 

6« Faidit : Ben a Amors. 
Quand je la vois , elle me trouble Vesprit. 
Lo fmg del albre de sabbe. 

P. Gabdihal : Dels quatre. 
Le fruit de l'ail»« de science, 
La preaena acieoça de! gay sabbb. 

Lof s d^amors. LALOvatas . p. 9. 
La préwnte science du gai savoir, 
Loe. Per amor de Dîea mi fesea 

Ma dona qaalqae bon sabbb. 

B. DB Vbhtadocb : Bel m' es. 
Ptonr amour de Dieu que me donnât ma dame 
qadqne bonne raison. 

De belh babbe agn bclha sabensa. 

G. RiQCiEa : ForU guerra. 
De beau savoir il aurait belle science. 
If* enanso miej mal sabbb , 
Qoe negna temps mays no*l Teyraî. 

J. Estbte : ^nben ploran. 
iravanoent mes mauvais savoirs, vu que (en) 
nul temps davantage je ne le verrai. 
abc. fe. Saiper Toodra el demander. 
Amis, feit-ele, car i alons 
Saoer si ja i imyeron». 
GEOfFEOi Gaiha a, Poème d'Haveloc, v . 297 et 3 1 a. 
CAT. Bs#. poBT. Ssiéer. it. Sapere, 



SAB ia3 

6. NoKSABER, NOSABsa, S, fn, , non-sa- 

voir, ignorance. 

No SABBB nos marris e ns cofou. 

Bebtbard de Paeis de Rocergde : Guordo. 
Ignorance nous afliige et nous confond. 

7. Sâberut, adj., savant. 

Entr'els pins sabbrutx. 

P. Gabdihal : Quais aventura. 
Entre les plus savants. 

CAT. Saberud, 

8. Sabedor, s. m., instruit , ériidit. 

Pos lacb estai a saben 

Car fslh , qoe a pane sabbdob. 

B. Garbobbl : Aissi com am. 
G'est plus laid à savant parce qu'il faut, qu'à 
peu instruit. 

CAT. Sabedor. bbp. Sabedor, sahidor. port. 
Sabedor. 

9. Sabkn, s, m., savoir, science, in- 
struction, connaissance. 

leo non Toill platz tan bonrat 
Far, domna, ses vostre sabbb. 

Roman de Jaufre, fol . 96. 
Je ne veux plaid si distingué faire, dame, sant 
votre connaissance, 

SessABBir 
Tos fara pros domn*amor 
Complida. 
T. DE Blacas et de Rambaud : En Baimbauts. 
Sans savoir vous fera généreuse dame amour ac- 
compli. 

10. Sabbnsa, s,f,, science, savoir, in- 
struction, connaissance. 

Son sen a sa sabbnsa. 

B. de Ventadoua . En aquest. 
Son sens et son instruction. 

Ab marrimen et ab mala sabbvsa. 

Paulet de BIaesbillb : Ab marrimen* 
Avec chagrin et avec mauvaise science (déplaisir). 

Loe. De belh saber agra bella sabsuba. 

G. RiQVXBR : Forts guerra. 
De beau savoir il aurait belle science. 

I I . NONSABEirSA , NOSABENSA f S^/l, nOU 

science, ignorance. 
Fan clamor alqnes per «onsagbbsa. 

AiMERi DE Peguilaih : Ancfflais. 
Font clameur quelques-uns pir non'Science. 



ii4 



SAB 

AJIC. CAT. SavL CAT. MOD. Jo^f. BftP. PORT, io- 

èio. KT. Savio. 

19. SoBKESAYiSy adj,, sur-sage 9 très 
sage, très prudent. 

Lo cal fon cavalier toBauATiê. 

Declaramens de moulas dtmandas. 
Lequel fat cavalier tr^s tagn. 

10, Satieza, sayiza, s.f., sagesse, pru- 
dence. 

SATiaaca ea dicha de aabor, car peraona , a 
cay Dicoa doua aqaesk do de savosa , gotta e 
sabora e acnt la aabor de Dieu. 

y, et Fêri.,fo\,i\i. 

SmgmBêm ati dite de Mveor, piroe que la per- 
iMae , à qai Dieu donae ce doa de saguse, goAte 
n avoore et leot la tavear de Dieo. 

SAviasA de sen. 

Mat se Mons : Sitôt non. 
Sagmsse d'esprit. 

De asTia, batiba. 

Zêjrs d'amortt fol. 49* 
De nfe, sagesse. 

ASC. CAT. itft'feMI. CAT. MOD. SoblÛSa, AHC. 

■SF. Saàieza, tr, Saviezza. 

11. Satiamsits, SAViMEir , ad(f», sage- 
ment, prudemment 9 adroitement. 

Pcr ao , domna , no ns. am satzamshs , 
Qo* a Toa soi fia et a mos ops trayrc. 
FoMZVKT DE Habsbills : Tan m'abdiis. 
Foor cela , dane , je ne yoxu aime pas sagement, 
va qn'à voua je sais fidèle et k mes liesoins traitre. 

Qoi & far e oaa savimeh de falia carta o de 
CiUas probanaas. 

Far de Momtcue. Ord. des R.deFr.» \l^6d , 

t. XVI, p. 129. 
Qui fait bire et use adroitement de fausse charte 
ou de fauases preaves. 

CAT. Sabiament» aap. pomT. Sakiamente. it. 



SAB 



ia5 



22. AssABKK, v%, assavoir. 

Fata AaaABSB qne Karles nos deagoida. 
AvtToa SEeaxT : Nosai. 
Je fais assavoir que Charles nous ^arr. 
IT. Âssapèrem 

23. A&ABsiiTAB 9 V., instruire y informer. 

En T09 rulb d* aitant asabertae 
Qoela balalba er abanadel avesprar. 

Guillaume de Tuolla. 



Je TOUS veux d'autant itiformer que la bataille 
sera avant do venir ao soir ( la nuit ). 

ANC CAT. Assabensar. 
a4* CONCIKNCIA, GOSSIBlCGIAy COSCIEH- 

TiA, s,f., cosciEiTTiA, conscience. 

Honrabla savicEa dont nays en coivciurciA 
▼eray gaag e veraya gloria. 

V. et FerU, fd. 3a. 

Honorable sagesse d'où nait dans la conscience 
▼ni bonheur et Traie gloire. 

Li bon ome an moU alegre visatge, car ilb 
an bona coatisNciA. 

Liv. de Sjrdrac , fol. 34. 

Les hommes bons ont moult allègre visage , car ils 
ont bonne conscience, 

CAT. EBP. Coneienda. port. Consàenàa, xt. 
CotueienMia , eosâenzia , coscienza , eo- 
sdenza. 

a5. ËsciEN, EssiEir, ecien, s. m., escient, 
sens, esprit, avis, discernement. 

A dreg BâCiEH , 
Sai qn*ieo fats folbatge. 
P. Raimons de TouLonai : Atresti com. 
A joate escient, je sais que je fais folie. 

Falhit m'es bscibus. 

Raimovd m MiaAVAL : Dels quatre. 
Failli m'est le sans. 
Ben em fols et ab paac d*B8cxxv. 

P. Cardinal : Un sirventes vuelh. 
Bien nous sommes fous et avec peu de discer^ 
nement. 

Loc. Ane no vis bellasor, mon escibh. 

Le comte de Poitiers : Companho. 
Oncques je ne vis plus belle, k mon avis. 

Om pert vostr* amor e vos , 
Qni, son bscieh , mentis. 

Lb moine de Montaudon : L'autr'ier. 
On perd votre amour et vous , qui, k son escient, 
ment. 

Adi^. Tregnas trencar bscxbn , esta lag. 
Bbbnabd de Botenac : Belh m'es. 
Trêves rompre sciemment , c*est laid. 

j4dv. comp, Segre son dan ad bscisn. 

G. Faidit : S'om pogues. 
Suivre son dommage à escient (sciemment). 

Eras aay ben a bscibn 
Qoe selb es savia qui aten. 

G. RvDBL : Bclhs m'es. 
Maintenant je sais bien à escient ( sciemment ) 
que celui-U est sage qui attend. 



SÂB 

3a. Nksciuai nbcixka, i./.> niaiserîe, 

sottise, IgDorance, imbécillité. 
Db mot gran vxcissa. 

Comtricio ê penat in^mals. 
De Boalt grande sottise. 
Tmc a taa gran visciua... qoe cutava 
«•trc gai. 

Elue, de las propr., fol. 3a. 
Vial à ai gmade imbéeilUié.: qa'il pensait élre 
cbal. 

CAT. up. Nestmàa. n. Nesdeiua. 

33. NssciKTATy ^./.^ sottise , oiaiserie, 
imbécillité. 

Per qoe m par Itiscixtats 
Qq* wa chaa. 

GiaïuD DE BoasBiL : Si'l cor. 
C'ctl poarqiM» U me parait sottise que je cbante. 

34. NxsciATGE, HBSSUTGE9 S. m., sot- 
lise, ignorance, niaiserie, imbécillité. 

Ai tôt pcrdot per mon fol viaciATOB. 

IxAEN RizoLS : Aylas. 
J'ai toat perdu par oui fdle sottise. 
Joia par axaaiATOa. 

GuATO DE BoiVEiL : Lm apleits. 
Joie jmnîi Jolie, 

35. NxsciAMBV, adv,, sottement, niai- 
sement, stupidement. 

Falh VBaciAMKir 
Amora qoe m fcin eatranha. 

PoKs te CAPDUtit : Ben ea folhs. 
Fant stupidrment amoor qui me fut fàrooche. 

Pna oonoiaaea, aea daptanaa , 
Cieu falhi iriaciAMBir. 

AiMxai DE PEADiLAllf : Tan sui. 
PotMpie TOUS coonaitiea , mm doate , que je fans 



CAT. IfeeÛMment, sar. poat. Nedamente. 

36. NssciBiAa, V,, niaiset, commettre 

des sottises, des folies. 
No *1 fea «ncixjAA jovena* 
Ana es ab acna caroa et atemprats. 
G. Bjqvise : Tant m' et. 
Ve loi fit commettre des Jolies jennessc, maia il 
CM arec aena eoiglieax et tempéré. 

37. AYAHTscnirGiA, i.yi, prescience. 
Scgoa r ATAvncixvctà de BSeo. 

Tmd. deUi** ÈpUre de S, Pierre. 
Sefa» la prudence de Dieu. 



SAB 1 17 

38. Pkbsgibhcia, s.f,, lat. prbsgibiitia , 
prescience, prévision. 

Se apela paiêctxHccA. 
De la ^KBacxxiiciA delà refosatz. 

Érev. <ramor, fol. 1%, 
S'appelle prssdemce. 
De la prévision dea refnaëa. 

CA*. Presdeneia, xap. Predència. port. Pre" 
scienda. it. Preseienza. 

SABLON, SABLO^ s, m,, lat. sabitloit^/?!, 
sable , grève , arène. 

Voyez Lbibnitz, Coll. Etym,, p. 64. 

£*la rie aon dar deaobre loa aABLoa. 

B. DE VEHTA900R : Belt Monruels. 
Et les mitaeaaz font dairs desiu let sables. 

Toat deicetidei aobr'el bablo, 
£ veno vas liéîa de aaat coitoa. 

Gataudait li Yieux : DeiemparatB. 
Tdt je deecendia anr la greffe, et je vint vers elle 
d'eanblée e m pre n é. 

An ynax lo cora venir per lo aABLoir. 

V, de S. Honorât. 
lia ont TU la partonnage Tenir par la grètw. 

AHG. v&. Ne liennent ne & chaolx ne à sablon. 

COQUILLAKT, p. gQ. 

IT. Sahbion», 

1. Sablos, adj», lat. sabklosi», sa- 
blonneux. 

Trobarai laa dicbaa fariaaa aABLoaAa. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 46. 
Je trouTerai lesditet farines sablonnetues, 

SABO, s. m., lat. sapo, savon. ' 
Voy. FoBTXA d'Ubbah , t. Y, part. II, 

p. ii3. 

De bon babo 
L'onhetE loa pea, et er li bo. 

DxvDxa DE PuABBa , jiuM. eass. 
De bon savon Ini oignea let pieds, et (ce) lui 
tara bon. 

CAT. Sabô. X8P. Xaàon, poet. Sdbao. tt, SU- 
p&ne. 

SABOR, s,f., lat. sapob, saveur, goût. 

Poeya del frag amaraia la sabor. 

R. Jordan : 8* ira d'arikor. 
Pnit du fmil il rend amère la taveor. 

Conoyabem tola causa per babor et per odor. 
S lue. de las propr., fol. a68. 



ia8 



SAB 



Nous oooDftiasoas toute chose par saveur et p»r 
odeur. 

Fig, PeccatK a tan dossa sabor. 

Gavavdar le Vieux : Piiti pasiieu. 
Pèche a si douce saveur. 

Mas lea» qae plang t plor, 
Cat jois non a sabor. 

B. DE Ventadouk : Lo gens. 
Biais moi , qui gémis et pleure , pour qui le plai- 
sir n'a pas de saveur, 

Mrs en el sabor de dormir. 

Hist. de la Bible en prov. , fol. i . 
Mit en lui goût de dormir. 

— Douceur, plaisir. 

Manjam ab delcit , e bcrem ab sabor. 
Guillaume de Tvdela. 
Mangeons btcc délice, et buvons avec plaisir. 

ARC. FR. Onc ni ot savor de caisine. 

Konum du Renari, t. II, p. 128. 

De la savor qni forte esteît. 

a* Trad. du Chastoiement , coDt. 11. 

CAT. ssF. PORT. Sabor, xt. Sapore, 

2. Saboeos, €uij,, lat. SAPO&us , savou- 
reux, délectable, délicieux. 

Ë'I frng es cars e bos 
E dos e SABOROS. 

P. Vidal : Dieus en sia. 
Et le fruit est précieux et bon et doux el sa- 
voureuX' 

L'ayga d*aqnesta fon... es sobredossa e 

SABORosA a beore. 

f^, et Vert., fol. t02. 

L'eau de cette fontaine... est sur^ouce et délec' 

table i boire. 

PiÇ* Tant es lo mais saboros. 

G. RiQUiER : Vertata es. 
Tant est le mal délicieux. 

Savieza... saboroea conoyssensa qne dona 
plaser... en l'arma. 

y* et Ferté, fol. 100. 

Sagesse... délicieuse connaissance qui donne plai- 
sir... dans l'âme. 

Cat. Saboros, sabros. ahc esp. Saboroso» est, 
MOD. Sabroso. port. Saboroso. xt. Saporoso. 

i, Sabohosamen , savorosamen, adp,, sa- 

voureusement, délicieusement. 
Âd aqnest fmg em totz soroos, 
Qn'el cnlbam sAvoROSAMBir. 

P. GAEDiff AL : Dels quatre caps. Far. 



SAB 

Vers ce fruit nous sommes tous invités , afin que 
nous le cueillions délicieusement. 

ESP. Sabros€unente. port. Stdtorosamente . ir. 
Saporosamente . 

4. Saboeent, adj\f savoureux, délicieux. 

Non es negns frntz qne sia saborxhs , 
Si del solelh perdis les ateas afortimens. 
Pierre de Gormac : El nom de. 

11 n'est nul fruit qui soit savoureux , si du solnl 
il perdait les siennes améliorations. 

On mays li donavan condatz pins saborbbtz. 

F. de S. Honorât. 
Où davantage lui donnaient repas plus délicieux. 

5. Saboeiu , adj\, savoureux, délicieux. 
Fig, Mal m'es dolz e saborhis» 

E '1 pane ben , mana don mi pais. 
GuiLLAVKE DE Gabestaino : Ar vej. 
Mal m'est doux et savoureux , et le petit bien , 
manne dont je me repais^ 

6. Sabrier, s. m, y saveur, goût, sauce. 

Be m' enoeia de cavalier 
Qne qner très ^etz canls e sarrxkr 
Xx, MOUTE de MoHTAODOir : Be m'enueia. 
Bien m'ennuie de cavalier qui cherche trots fois 
choux et saveur. 

Qn'om lo mangea 

En SABRXERa. 

Le moine DE Moittaudon : Quant luit. 
Qu'on le mangeât en sauce. 

Fig. Ab fais cosselhs gaston Tantraî sabriba. 

P. Vidal : Dn^oman. 
Avec faux conseils gâtent le^ou/d'autrui. 

Loe.fig. Non val tan la vostra razos 

Qne pane ni pro no met mas en sajrxers. 
T. DE Rambaud et d'Adhemak : En Aseman. 
Ne vaut pas tant la votre raison , vu que peu ni 
prou elle ne met les maint en^acfce (besogne). 

7. Sabez, adj., lat. skndrts, savoureux. 

Es pins dossa e sabbza a benre. 

F. et Fert., fol. loa. 
Est plus douce et savoureuse â boire. 

Sabor no sabbza, o fada. 

Elue, de las propr., fol. vj 1 . 

Saveur non savoureuse , ou fade. 

8. Sapeb, V., lat. SAPEE, avoir la saveur 

de, le goût de, sentir. 
' L' ayga de la fon sap men la aabor de Is 
terra. 



SAB 

Aqactu fbn non saf fems. 

y. et y^rt,, loi. loa. 

L'eau de la fontaine a moins le goût de la taTcur 
de la terre. 

Celle fontaine ne sent pas le famîer. 
up. SiÊber. 

9. Sapiditat, s,f,y sapidité, saveur. 

Ayga plaTÎal... sa levitat et sapiditat. 

Elue, de liupropr.f fol. i5o. 
Ean j^aviale... sa l^gèretë et sapidité. 

10. SAS0&AR9 V», du lat. SAPORAfETf^ sa- 
vourer. 

SâBomov Ion bes de lors taalas. 

V, et Vert., fol. 35. 
Savourent leurs biens de leurs tables. 
Qui SABOEA laî coudais , 
Jamais no s cove sis drofs. 

A. DavibIi ; Pus En Baimons. 
Qui savoiuie là festins, jamais il ne convient 
qn'ilsoitaoMnt. 

Fig, Penona a cvy Dtoas dona aqncst don de 
saTÎexa gosta e sasora e sent la sabor de 
Dîen. 

y. et Vert., fol. 41. 
Pnraonne è «fui Dieu donne ce don de sagesse 
goâte et savoure et sent la sareur de Dieu. 

— Donner de la saveur, du goût. 
Si la aal es fada en que la SAMmAaaa.' 

Tmd. du N.-Test.j S. Maic, ch. 9. 
Si le sel est fade avec quoi lui donnenss-vous du 
goA? 

Saètuotiir, Ansira e veters, 
Odorars, saboraes 
Son II sen e palpars. 

G. RiQUiKR : A sel que. 
L'ealendre et le voir, le sentir, le savourer et le 
toncbcr sont les sens. 
ABC. FR. De sofforer viande ni brevage. 

La Boderie , Hymn. eccUs., fol. 99. 
De celle fleur ta pourras savorer 
Le fruit sncré. 

FOBCADEL , p. l5. 

AHC CAT. Saéorar. esp. port. Saborear, it. 
Saporare. 

11. AssABOEAXBir, S, m^, saveur. 
Delectacto et Toloptat... en TÎandas et assa- 



Eluc» de laspropr.j fol. 1 15. 
DâectatioQ et troluptë... en aliments et saveurs, 
n. Assapommemto, 



IV. 



SAB 1^9 

12. àssaborar, V.,, délecter, savourer, 
goûter. 

En ASSABOEAR lof gols. 

Conoys lo bo vi aqaell que lo taila e lo as- 

SAEORA en la boca. 

y. et Vert., fol. aa et 100. 
A délecter leur gueule. 

Connaît le bon tîo celui qui le tàte et le savoure 
dans la bouche. 

Fig. Senlîmen en qne hom pot assaborar 
cant dons e cant snaos es Diens. 

y. et yert,, fol. 101. 
Sentiment en quoi on peut sapourer aombiea 
doux et combien suave est Dieu. 
ANC. FR. Qai en espraînt la mère gonte 
Et Vassavourt bien et goaste. 
Âssai^rons bien Diez. 
J. DE Meuho , Test., t. 161 et aoa6. 
QaMls assavourasseft( tt entendissent la fin. 

AfoHSTRELET, t. Il , fol. 74. 

Se pins belle et raignote estes de moy, d'an- 
tre part je sois niieaE assavourée. 

Hist. de Gérard de Nevers, p. 118. 
A]fc. CAT. Assaboretr. asc. esp. Asaborar, port. 
Assaborar. it. Asst^arare. 

i3. Dbssaboeahent, s. m,, dégoût. 

Dessaborameht de bocca. 

Elue, de las propr, , fol . 85. 
Dégoût de boucbe. 

1 4> Dessabobar , V., dégoûter. 

Axssy co vil condog dessabora persona qae 
ba aoostaroatz délicats manjars. 

y.etyert.jtol.^i. 
Ainsi comme vil repas dégoûte la personne qui a 
accoutumé des mangers délicats. 
Part. pas. Se fenbon dessaboradas. 

Brev. d'amor, fol. i3o. 
Elles se feignent dégoûtées. 

— Qui est sans saveur, insipide. 

Peras campestras so... dessaboradas et do- 
ras, per qne no valo a manjar. 

Elue, de las propr., fol. arS. 
Poires champêtres (saunages) sont... sans saveur 
et dures , c'est pourquoi elles ne Talent è manger. 
ANC caT. Dtssaborar, Aire. esp. Desaborar. 

i5. Desasabobab, V., dénaturer, altérer 
le goût, neutraliser. 
Aysso es la salsa de TÎnagre qae toi e desa- 
lABORA la sabor del yi. 

y. et yert., fol. 77. 

•7 



SAG 

EDcar traîU de la sadrsia 

Lo soc. 

De pois de sâdrbia meiete. 

Devdcs db Piaoes , ÂUx, cas*. 
Encore exprimes de la sarriette le soc. 
De la poussière de sarriette mettes. 
iT. Saturâa, 

SAFRAN, SAFEA, s, m,^ de l'arabe za/i- 
FffBAHy safran. 
Voyez MoifTi, t. II , part. I , p. Bog. 

Safka que ven de Orien. 

DeUDES de PlADES , A HZ. CaSS. 
Safran qui vient d'Oricot. 
Los SAPRAS e Us colora e las Terdors per de- 

in-har los haells. 

y. et Vert., fol. aa. 
\je% tafrans et les couleurs et les verdares pour 
ivjuair les yeux. 

StraA... plas ros qae aor. 

Elue, de las propr., fol. 167. 
Safran, . . plus roux qu'or. 
C4T. Safra. ksp. Asafrano. port. Acafrào, 
rr. Zaffercmo, 

2. Safrahar, V., safraDer, jaunir. 

Part, pas. Pnta vieibs safrahada. 

Le moine de Montaui>on : Be m'enueùi. 
Putain TÎeille safranée. 

ASC. FR. 

Anssilost donc qa'on vid l'aorore safranée 
Ueasiis noatre horison ramener la journée. 

Du Bastas f p. 374* 
Et les nÀxjaffranez de l'aorore Ferineille. 
La BoDESiE, Hymn, eccles,, fol. 319. 
rsr. Azafranar, port. Acafroar, xt. Zaffe- 
ratutr, 

3. Saf&aa , V., broiler, garai r d*orfroi , 
safrer. 

Part. pas. 

Feric Olivier sas son ansberc safratz. 
Rùman de Fierabras, v. 4(9< 
Frappa Olirier sur sou baubert safré* 
Sotx las gonelas an branhas safradas. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 3a. 
Sous les gonelles ont cuirasses sajrées. 
A m:, fr. Mains haobiers a pans saffrés. 
Roman du Renart, t. lY, p. SSq. 

Nel pot garir eico n'banberc safré. 
Roman de Garin. Carpehtisr, t. IIJ, col. 675. 

SAG, j. m., sac, saccagemcnt, pillage. 



SAG 



i3i 



En aissi par qn'el sac no fon certas. 
E si d' est sag no s clamon Catalas , 
Hom los tenra totz per flscx e per Tas. 
Besnasd de Roteitag : Belh m'es. 
Ptar ainsi .il parait que le saccagement ne fut pas 
certain. 

Et si de ce sac ne se récrient les Catalans , on los 
tiendra tous pour flasques et poar Tains. 
CAT. ESP. PORT. Saeo. XT. Saeco. 

SAGA, SAYA, SAiA, S, f, , du la t. ^kgus, 
saie, sorte d'étoiïe faite en laine gros- 
sière. 

Saga, es drap rss* ses tôt pel, la cals si 
paassTa de sobre. 

Régla de S. Benezeg,, fol. 64* 
Saie, c'est drap ras, sans aucun poil, leijuel se 
posait dessus. 

Mantel , non elz de presset ui de sata. 
Raimond de MlBATAL : Selh qui de. 
Manteau , tous n'êtes de perse ni de saie. 

De presset dir que fos sata. 

P. Raimovd de Toulouse : Ar ai ben. 
De perse dire qu'il fut saie. 

— Savon , hoqueton. 

Ges no say 

Qao us pnesca, per nul h essay, 
Tocbar jos TUbtra saya. 

Paulet de Marseille : Belba donna. 
Je ne sais point comment je vous puisse, par nul 
essai , loucher sous TOtro sajron. 

ARC FR. Sa camisole et son ponrpoînt vestît 
Puis son sajron. 

BONSARD, t. J, p. 598. 

CAT. ESP. Saja. PORT. Saya, sata. it. Saia. 

2. Sagblh, s, m., sayon. 
Amor que m tnrmenfa 
De jos mon sagelh. 

Guillaume d'Autpoul : L' autr* ier. 
Amour qui tourmente sous mon stvfon. 

SAGACITAT, s,f., lat. SAGAciTAT^m^ 
sagacité , discernement. 

Malîgna sagacttat. 

Elue, de las propr., fol. 387. 

Maligne sagacité. 

CAT. Sagacttat. ssp- Sagacidad. port. Sagaci- 

dade. xt. Sagacità, sagacttate, sagacitade. 

SAGECIA, sAGETiA, s, f., de Tarabe 
SATJA, saïque, sorte de bateau loger. 



i3a 



SAG 



Voyez MoHTi, t. II, part. I, p. 3i3. 

Tal mais grans naos en niar 
Qae Ungs ni saoecia. 

P. Gabdutal : leu volgra. 
Vaut plus gnnde nef en mer que baitjue et saïqu9. 

La SAOSTIA qne compreroa. 

Cartulain de Montpellierj fol. ifô. 
La saique qu'ils achetèrent. 
CAT. Sageda, tsp. Sttetia. xt. Saeta'a, 

SAGEL, SAGELLy SAGELH, t. m,, lai. 
sioihium, scel, sceau, cachet. 

Voyez McEATORi, Diss. 33; De- 
vina, t. III, p. IO/|. 

Leiraa sageladas de son saoelh. 

PHILOmMA. 

Lettres scellées de son sceL 

Falces notaris qoe fan falsas letras, e falson 

lOS SAGELLS. 

F', et Fat., foi. \5. 
Faux notaires qui font de fanssea lettres , et faus- 
sent les sceaux. 

— Traité , code. 

Lo SAOBL 

D* amor senes biais , 
Ay Ifgit tôt entier. 
T. D'en COMTE ET DE GUILLAUME : Guilhem. 
Le traité d'amour sans biais j'ai lu tout entier. 
AHc. FR. Je ai mis mon tael. 

Charte de 1245, Caipbhtibe, t. III, col. 792. 

Pais brisa 
Le taiel, et la lettre esgarda. 

Roman du châtelain de Coud , t. 4006. 

AHC. CAT. Sagell. ESP. Sigilo, poet. Sigillo 
iT. Sigillo, suggeUo, 

2. SaGKLLAB , SAGELAR, V,, la t. S/GILLA&^^ 

sceller, cacheter. 

Paeis li Jasieo foron gardar 
Lo sépulcre, e sagellah. 

Ptusio de Maria. 
Puis les Juifs furent garder et sceller le sépulcre. 

YOS SAGELLAM 

Las prescns de nostre sagel. 

La Crusca provensale, fol. 100. 
Nous TOUS scellons les présentes de notre sceau. 
Fr'ff. Tnelh servir la bella 
Qae de grat sagell a 



SAG 

Sos failE gens. 

G. BiQUiES : Voluotiers. 
Je veuE servir la belle qui de gré scelle aes faits 
gentils. 

On joy s'enclaa e s sagella. 

Guillaume de Bxegueoah : Lai on hom. 
Ou joie s'enferme et se scelle. 

Part, pas. Mesaatge trametrai fisel , 

Brea sagelat de mon anel. 
Aenauo de Haboeil : Dona genser. 
Message je transmettrai fidèle, lettre scellée de 
mon anneau. 
ANC. PE. Cesti chose ont fait saieler. 

Et pendirent tout loar saiaos. 
Ysengrins dist : Ce poise moi 
Qoe vos ne Favez saielée. 
Homam du Renart, t. IV, p. 83 et 34* 
AMc. CAT. Sagellar. esp. Sigiiar. tonx. Sellar. 
iT. Sigillare, suggellare. 

3. CoHT&ASAGEL y S, m. , cootrc-sceau. 
Avem fâcha sagellar aqnesta carta ab nostre 

coutrasaobl. 

Tit. de 1307. DoAT, t. CXIX, fol. t. 
Nous arons fait sceller cette charte arec notre 
contre^ceau. 

4. Dkssagelaa, V., desceller, ôter le 
sceau. 

Part. pas. La qaal letra , al jorn d*haey, e» 
DEssAOBLADA , tant es yelha. 

Docum* de 1378, ville de Bergerac. 
Laquelle lettre , au jour d'aujourd'hui, est sans 
sceau , tant elle est vieille. 

SAGETA, SAETA, la t. sag<Vta, sagette, 

flèche, dard, trait. 

Arc e SAGETA barbada. 

Bertkand de Bobn : Basse mes. 
Arc eXjlèche barbelée. 

Cam SAETA ficada a la coisaa 

Trad. de Bède , fol. 43. 
Comme flèche fichée dans la cuisse. 

Loc. Cor pus tost d'una sagbta d*arc. 

BcaTHAirD DE BoRM : Non estarai. 
Court plus vite qii*unejlèche d'arc. 

Fig. CoTe qne mostrem las saoetas comnnas 
am las qnals Barbarisme e Solœclsmee sa- 
getavo Na Dictio e Na Oratio. 

Lejrs d'amors, toi. 106. 
Il convient qne nous montrions les sagettes oom* 
munes avec lesquelles Barbarisme et Solécisme dar- 
daient dame Diction et dame Oraison. 



SAG 

AVG. PR. Gom font tagites enbarbellM*. 
A^deU gmtm de Troye, Du GAiias, t. VI, ool. 49- 
Qar mget sont li ϔl an coer. 

Fahl. et eoHt. ane,j t. II, p. aïo* 
Forent trooTex... à tont ara et saietes, 

V, de S. Louis, p. 378. 
Dars et sa/etes barbelées. 

G. GuiAKs, t. II, p. i55. 
CAT. Sageta, Saeta. up. Saeta, it. Saeaa, 

— Signe céleste. 

Dalfis, aignea e bootea 
E aAGSTA e pliades. 

Bref, €Pamor, fol. 37. 
Dtenphîn , cjgne et boarier et sagêîte et pléiades. 
MS9. Saeta. 

a. SAGiTTAmiy sàoita&i, s, m,, lat. sa- 
GiTTAEuc^^ sagittaire y archer, arba- 
létrier. 
Picgs trag , ao aai , qo' ayiaeUi dd moitabi 

Cayielb. 
GV11.1.AVIIK Ds Saivt-Gmcobi : Base e dreit. 
Pire cU» lanee trait , je le sais , qoe eelai de l'o/^ 

dur. 

ASC. tm. 

Les Gennaîns redoates,le8 sagetaires Partbes. 

B. GABiriEi, Trag. de Marc-Antoine j set. II, ic. 11. 

— Signe du zodiaque. 

Lo nore aifnca es nomnata 

SaoRTA&ia. 

Srev. ePamor, fol. 28. 
Le BcoTiène signe est mmimë... sagittaire, 

C4T. SagUari. Bap. pobt. Sagitario, it. Sagit' 
tario. 

3. Sacittar, sacetae, v. , lat. sagit- 

TAme, darder, percer de flèches. 
.X. aegelaa en cornu am las quais saobtatas. 

L^s d'mmorst fol. to5. 
Dix sagettes en comunn avec lesquelles ils dar~ 
daieut. 
Cordas d'arcbs per saoitab. 
De caaaar et de saoitab. 

Elue, de las propr,, fol. ai 3 et 164 • 
G»rdcs d'src pour darder. 
De chasser et de darder. 

r. Core qoe mostrem laa sagetaa cooinnaa 
aas laa qoals Barbariame e Sokeoisines sa- 
cbtato Na Dîctio e Na Oratio. 

Leys d'amors, foi. 106. 
U cooTient que nous snontrions les ssgettes coos- 



SAG i33 

munes srec lesquelles Barbarisme et Solëctsme dar- 
daient dame Diction et dame Oraison. 
Part. pas. Pels enimix es greom^nt sagktaoa. 

Elue, de las propr., fol. i44* 
Par les ennemis elle est grièTement percée de 
floche. 

Bsp. Saetear, rr. Saettare. 

SAGIN, SAiir, SA61, SAi, s. m,, lat. sa- 

Gina, graisse, saiodoux. 
Sagx , o graysb de leo es medecinal. 
Saoi de porc. 

Elue, de las propr,, fol. a53 et 370. 
Saindoux , ou graisse de lion est médicinal. 
Graisse de porc. 

Grana d'api e saihs Tieills 

Mesclat ab mel. 

Ai tan de saxv de troeia. 

DbVDES se PlADES , jiuM. CaSS, 

Graine de céleri et saindoux mêlés sree miel. 
Antant de graisse de truie. 

Loe, leo die qa* en loc cani 
Yai ben sercar sai. 
PiEasB DE BossiGHAc : Qnan lo dons. 
Je dis qu'en lieu canin (en chenil) il va bien 
chercher saindoux. 

ANC. PR. Qae de sam VaToit bien ointe. 

Roman du Renart , t. II , p. a5o. 
Ja n'i troverez 
Graisse ne saïn. 
Nouv. rec. defabl, et cont, anc,, 1. 1, p. ^\S, 
ANC. CAT. Sagin. cat. mod. Sagi. ut. Sain. 
iT. Saime, 

SAGRAR, lat. SAcaAae, sacrer, con- 
sacrer. 
De Tostia , com sî deo saobar. 

y. de S. Honorât. 
De l'hostie , comment elle se doit consacrer. 
Anet SAOEAR lo sementeri am gran bonor. 

Philomena. 
Il alla consacrer le cimetière avec grande so- 
lennité. 
Part. pas. Lo nom de Dien sagbat. 

IzAiN : Diguas me tu. 
Le nom sacré de Dien. 
El non era onbs ni saobats. 

R. ViOAL DE Bexaudun : Ueas norss. 
Il n'était oint ni sacré. 

ANC FR. Comment il sacrerait ceste victoire 

an aooverain Tainqneor. 
Ces t. de Louis-le-Dcbonn. Hec. des Mist. de Fr,, 

I. VI,p. i33. 



■34 



SAG 

Si non avia fag lo sageambittax. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 1 17. 
S'il n'avait paa fait le serment. 

CAT. SaeramenuU, sagnunental, esp. port. Sa- 
eramfiiUai. it. Sacramenude, sagramenuUe. 

10. Sacrificar, sacrifias, V, , lat. sa- 
cKiFicAKtf , sacrifier, immoler. 

Aqoi si vay sachificar. 

y. de S. Honorât. 
Là il Ta sacrifier. 

L^evesqne sacripiqukt a Diea. 

Trad, eTun Evang. apocr. 
Vérêqae sacrifia k Dieu. 

S«l qoe y toI saceifiar. 

Lo rey dis Ifai : Sacripia a mon Dieu. 

£iV. de Sjrdrac , fol. 3 1 et 4* 
Celui qui y Teol sacrifier. 
Le roi lui dit : Sacrifie i mou Dieu. 

CAT. Bsp. FORT. Socnficar. it. Saerifieare, sa- 
grifiearc. 

II. SACUnciy SAGRIFISSI , SAGRIFIZI , 

SAGRiFizi, S, m, y lat. SACRiFicittm^ Sa- 
crifice, offrande. 
El aancte saceificx del antar. 

F', et Kert., fol. 3o. 
An saint sacrifice de l'autel. 

Toi dire lo aant sacrifici , ostia no maco- 
lada. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 57. 
Veat dire le saint sacri/tce, hostie non maculée. 

Son SACBZFIZZ Tay complir. 

F", de S. Honorât. 
Son offrande il ts accomplir. 

CAT. Saerifid. esp. port. Sacrificio, xt. Sacri" 
fào, sacrifizio, sagrifcioj sagrifitio, 

II. Sacrifiameh , «. m., sacrifice, of- 
frande. 
Somon soa amîz qaa Vax fasso companhia a 

■o sAcniFXAiuur. 

XiV. de Sjrdrac j fol. 3t. 
GonTia ses amis qu'ils fassent compagnie i ion 
sacrifice» 

i3. Sacrifigadcra, s./,, sacrificature, 
chose sacrifiée. 

La SACRiFiCAnuRA de las idolas. 

Trad. des Actes des Apétres ^ ch. 21. 
La chose sacrifiée aux idole*. 



SAG 



i35 



Manjar d« las sacrifigaduras de las idolas. 

Trad, de l'Apocalypse de S. Jean, cb. 2. 
Manger des choses sacrifiées aux idoles. 

14. Sacrificador , s. ///., lat. sacrifi- 
.CATOR, sacrificateur. 

Adoras Dlea, senhor sacrificador. 

Bist. de la Bible en prov., fol. 34. 
Tu adores Dieu , seigneur sacrificateur. 
cat. esp. port. Sacrificador, it. Sacrificatore. 

l5. SaGRISTAM , SAGRESTAN, S. m., lat. 

SACRiSTA , sacristain. 

Fraire son claostrier, 
Selarier, sacrista. 

G. RiQuiKs : Pua Dieu. 
Les frères sont doitriers , cel<^riers , sacristains. 
Sagrestan de la maison de Moyssag. 

TU. de 1226. Arch. du Koy., J. 3ao. 
Sacristain de Is maison de Moissac. 

CAT. Sagristd. esp. SacristOn. port. Sacristao. 
IT. SagrestanQ. 

16. Sacristia, sagrestia , f .yi, sacristie. 

Conte en se molteza coma sacristia. 

L^s d*amors, fol. 49. 
Contient en soi multipUciié comme sacm«ie. 

Trobet en la sagrestia.. . nna gairbia d'argen. 

Cat. dels apost. deRoma, fol. 89. 
TrouTS en la sacristie... une chasse d'argent. 

CAT. Sagisàa. esp. port. Sacristia. it. Sacris- 
tia, sagrestia, 

17. Sacxrdotat, f . m., du lat. sagerdo- 
Tium, sacerdoce , prêtrise. 

L' an de son sacerdotat .levi. 
L' establi el sacerdotat. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 46. 
L'att de son sacerdoce soixante>six. 
L'établit au sacerdoce, 

18. Sacerdotal, a^jr.^ lat. SACERDOTAL/.f, 
sacerdotal. 

Testira sacbrootals. 

F* de S. Honomt. 
vêtement sacerdotal. 

Dignitat... sacerdotal. 

Elue, de las prdpr., fol. 8. 
Dignité... sacerdotale. 

CAT. ESP. PORT. Sacerdotal, xt. Sacerdotale. 

19. Sacerdot, s. m., lat. sacerdot^/?! ^ 
prêtre. 



SAI 

£1 cel e SA jos. 

G. Fauit : L* onraU jausens. 
An ciel et ici-htis. 

Nott CAtanii qti' on ver noo layi 
Sat sus khabs qae plus m'irays. 
JoBSAN DE GorOLEH : !Non esUni. 
Je ne demeareraî pas qu'au vers je ne Iransmeite 
çà sus en avant (aupaniTant) que je m'afflige davan- 
tige. 

Entro qae lom de sai. 

B. DE Vevtadotjs : Lanquan vei. 
Jusqu'à ce qu'elle retourne de çà. 
De sai gaarda, de lai gainha. 

MaRCABRCS : Dirai vos. 
De çà il regarde , de là il guigne. 
Ni SX SAI ni de lai, 

Liu. de Sjrdrac, fol. 44- 
Ni de çà ni de là. 

Venha s* ms sai et ajoste s* ab nos. 

Bbetbahd de BoRir : Pus Veotedorn. 
Qu'il vienne en çà et se réunisse à nous. 
De mar en sai. 

Bavbavd d'Okahge : Amers com er. 
De lu mer en çà. 

Lo règne e la senhoria de la mort es rsR os 
SAT, e lo règne de vida es per de lay. 

r, et rert., fol. 28. 

Le r^ne et la seigneurie de la mort est par de 

çàj et le règne de la vie est par de là. 

Prrp, comp. De sat lo Nîl. 

A. Dakiel : Lanonan son. 
De çà le I9il. 

De sAt mar ni de lai. 

Amsat DE Peguilaim : Era par beo. 
De f ^ la mer ni de là* 
Ane prinœps negns melhor no fo, 
El no&lre temps » e sa ni de ]:.a mar. 
Mathieu de Qiterci : Tant say marrit. 
Ottcqnes nul prince ne fut meilleur , de notre 
tempe , en çà ni de là la mer. 

AEC. <IAT. Soi. 

Voyez Des. 

a. A1SSA1, adv., en çà, par ici. 
Qoan r ons trahis aisaai 
E r antre trahit ailai. 

P. GAKDiirAl. : Atressi com per. 
Qvand Fan traUt par ici et l'autre trahit par là. 

SAIllUAy SATHA, SAHA, S, Jl , iat. SA- 

gcMA^ marais, marécage, étang. 

Baqnîna plos qn' anzels de sathba. 

GiEAVD DE Borner. : Al pins leu. 
Farouche plus qo'oisean de naarais, 

IV. 



SAL 



137 



E *I rie menaaier 
An cassa per sans. 

B. Abkaitd de Montccc : Er can. 
Et les puissants inférieurs ont chasse par marais, 

Awc. FR. L'ancien fr^tnçais a employé 
ce mot dans l'acception primitive qu'il 
avait eue en grec et en latin, c'est-à- 
dire avec la signification defiiet à pren- 
dre le poisson. 

Comme les snpplians fenssent alex pescbier 
en an marchais commun... à un instraraent 
appelle seigne. 
Lett. derém. de 1410. Garpentier, t. III, col. 787. 

Il a été aussi employé dans le sens 
de marais, de lieu où l'on pèche le 
poisson : 

De la petite saine an Crotoy... De la seynne 
de Cucq qne l'en a accoostnmé à bailler à 
ferme. 
Comptes de i36g et de i465. Carpentier , t. III , 

col. 787. 

SAIS, adj\, gris. 

No m tengatz en soan, 
Sitôt m* ai lo pel sais. 

AiMERi DE Peguilain .* Qui sofris. 
Ne me tenies pas en mépris, parce que j'ai le poil 
gris. 

Ai ma crin satssa , . 
Qoom .s' aria d* ans qnaranta. 

6. Adhehas : Lanquan. 
J'ai ma cbevelure grise, comme si j'ayais d'ans 
quarante. 

Loc. Ane fais laor^engiers , brns ni sais , 
Non poc un sol de vos maldir. 
Gayaudan le Yievx : Crexens fis. 
Oncques faux médisanU , bruns ni gris, (quels 
qu'ils soient) ne put un seul médire dé vous. 

SAL , S, y,, Iat. SAI. y sel. 

Aiasi cnm carn salva saju. 

AiMBEi DE Peguilaih : Pas deicobrir. 
Ainsi comme sel eonserre chair. 

Sal de gemma. 

Tmd. d*Jtinteasi$ , fol. 19. 
Sel de gemme. 

Fig, V antre fan seAes sal 

Coblas» sirventes, dansas. 

G. RiQuna : Pus Dieu. 

Les autres font sans sel ooaplets , sirventes , 
danses. 

18 



i38 SAL 

Tan gen y sabetz mètre sal. 

AiMEBi D£ Peguilain : Pas na Iielha. 
Tant genliment voas saves y mellre sel. 

Loc.fig, No te m Peire "Vîdaî 

Ni 'N Pegnilban de chaasos nietr* en sal. 
HuGVEa DE l'ëscure : De mots ricos. 
Je ne crains Pierre Vidal... ni le seigneur Pegui- 
lain pour chansons mettre en sel. 

ANC. PR. Ce mot, comme plusieurs 
de ceux qui ont changé W primitif en 
K , a conservé cet a dans ses dérivés : 
SAL^r, SKtaison, skijade, s\une, SAiJêre, 
SM^pécrc, desskLer, etc. , etc. 
CAT. miF. PORT. Sal, iT. Sale, 

a. Sat.aduaa, s,/., salure, salaison. 
La 8ALADURA dc la iiiar. 
Cola tota SALADURA en la Teziga. 

Liu. de Sjrdrac, fol. 4? et 8i • 
La salure de la mer. 
Coule toute salure dans la vessie. 

CAT. K&p . Saladura. 

3. Sali, s. m,, salière. 

La sal del 8ai.x prendon. 

Guillaume de Tu delà. 
Le sel de la salière ils prennent. 

4. Salie&a , SALEIKA 9 S» f, , salièrc. 

Boffa face, SALiER'issoga. 

Marcabrus : Dirai vos. 
Souffle feu , salière essuie. 
Loc, En Bonafe, qaî as fez del oill saleira, 
Molt fo cortes, car n' ostek la laineira. 
T. DE BoNNEFOY ET DE Blacas : Seign' En. 
Seigneur Bonncfoi , qui vous fit de l'œil salière, 
movilt fut courtois f parce qu'il en ôta la lumière. 

iT. Saleira. 

5. Salaa, lat. sALiRff,^r., saler. 

Pays o tôt escorjar e salar las carna. 
Roman de la Prise de Jérusalem , fol. 9. 
Fait le tout écorcher et saler les chairs. 

Part. pas. Ben mi tenc per pagnat , 
Si ay de peysson salât. 

y. de S. Honorât, 
Je roe tiens bien pour paye, li j'ai du poisson 
salé. 

Tro lai en la mar balada. 

Bebtramd DR BoRii : Rama mes. 
Jusque lÀ i la mer salée. 



SAL 

Fig. Tana i vey d' omea fatz 
E Un de trop salatz. 

P. Caidinal : Selb jomipie. yar. 
Tant j'y Tois d'hommes fades et tant de trop sain. 

CAT. ESP. Saisir. FORT. S<ûgar. xt. Salare. 

6. Sals, aclj\, lat« sALSi^f, salé. 
Caosas satjSas so... mondifiratîyas. 
Caosas raijas ni fricbara ni raast. 

Bluc. de las propr.. Fol. 270 et 86. 
Les choses salées sont... purificatives. 
Choses salées ni friture ni rôt. 

A2CC. ESF. PORT. IT. Saho, 

7. Salseza , s»fé, lat. SKLSEdo, salure 
Caaaas salsas... per salsjXZa... et nîtrozir.it 

mandîfico 1* estomncb. 

Elue, de las propr., fol. 270. 
Choses salées... par ja/ure... et acidité netloiint 
l'estomac . 

iT. Salsezza. 

8. Salina , S. y,, fat. saliita, saline. 

Penre sal de las saliit as. 

Ré^. des Etats de Prov., i4<^>i. 
Prendre sel des salines. 

CAT. ESP. PORT. IT. Salina. 

9. Saliner, salinier, s. m,, lal. sali- 
vkfiius, salinier, marchand de sel. 

Tota nianieyra de gçna pagaran... officiers, 
raonediers , salimiirs , clercx. 

Tit. de i4^' ffist. de Languedoc, t. lY, pr., 

cd. 43-- 
Toute manière de gens paieront... officiers , mon- 
nayeurs, salinierx, clercs. 

CAT. Saliner. es p. Safinero. 

— Salière. 

Cotela et salin ers panzo. 

Elue, de las propr., fol. 75. 
Couteaux et salières posent. 

10. Salsa, 5.y., sauce. 

Gardar... la gola sobre tôt de sauas e de 

especias. 

r. et Fert,, Col. S5. 

Préserver... la gorge surtout de sauces ei d'épiret. 

Loc. . Tî fareiti tal salsa 

Don tes temps mays aoms vileu. 

f^. de S. Honorai. 
Nous te ferons telle sauce dont toujours davan- 
tage C« auras avilissement. 



SAL 

Pro¥. Allai SALSA , ahal pelirada. 

R. VlOAL : Eo vquel. 
Telle sauce, telle |H>i?nde. 

c&T. Bsp. iT. Salta, 

11. Salsat&on, 5. m.^ saucier. 

Tajaaela, plats, eacadelas, salsatrojis. 
Tii. de 1438. Sitt. de Nimes, t. III, pr., p. 357. 

Vaisselle , plats , écttelles , sauciers. 

12. Salpicak, 17., saupoudrer, épar- 
piller. 

De r cscona de la milgrana , 
Cant er ana e polverada , 
SALPicAaKTz ODa Tegada. 

Deu&es sk Pbades, jius, cass. 
De l'éeorce de la grenade , quand elle sera brûlée 
«t polvértsée, toos saupoudrerez une fois. 

CAT. aap. roET. Stilpiear. 

1 3. Salcema y SALGEMMA , ^. m., sel 
gemme. 

De salgcma hi gitatz an paac. 

Devdes de Peades , jéuM. cass. 
De sel gemme tous y jetés un pca. 

iT. SaJtgcmnuL, 

i4- Salnit&e yS, f.y lat. suLsvt^um, sel 
de DÎtre , salpêtre. 

De la cam qae denra manjar 
Ab sAurtTKS Ciitz polverar. 

Dkvdes de Pbadks , Aus cass. 
De la chair «jo'il devra manger avec salpêtre 
faites polTe'riser. 

CIT. Sdnitre. asp. poet. Saiitre. xt. Sainitro. 

i5. Savaciv, adj\, lat. SkivLkcidvs, sau- 

màtre. 

Alconas liqaors geysbo... de las venas de 
la terra corn ayga samacita , nitroza , allii- 
minoia. 

Elue» de las propr.» fol. 272. 

Aacaaes liqneun sortent... des veines de la terre 
caeaaBC eaa saumdtre, nitreose , alumineuse. 



16. SALsuciiros, adj,, du lat. salsuoi- 
nem, salsagineux, qui a goût de sel. 

La terra la ret sauugivoza. 

Elue de las propr., fol. i5o. 
La terre la rend salsttfineuse. 

XT. Siûsuginoso, 



SAL 189 

17. Salsugihozitat , s,f., salsiigiausité, 

(jualité de ce qui est saisugineux. 

Ayga fluvial , dina las venas de la terra co- 
lada , rema ses 8Ai.suGi2fOziTAT« e pren dossor. 

Elue, de las propr», fol. i5o. 

Eau fluviale , dans les veines de la terre coule'c , 
reste sans salsuginosité, et prend douceur. 

i8. Salabi , salabt, selari y s, m,i lat. 

SALARia/77, salaire. 
Per lo SALART de la grossa del înstminent. 

Fors de Beam, p. 1094* 
Pour le salaire de la grosse de l'instrument. 

Volon .1. florin per jorn... sia redach aqucl 

SALARX. 

Ré g. des Etats de Prov., 1401. 
Ils veulent un florin par jour... que soit re'duit 
ce salaire* 

Loc*pro¥, Pero a laoc et a temps 

Val cascas per son sclarx. 
G. OuviER d'Arles , Coulas triadas. 
Pourtant en lieu et en temps vaut chacun pour 
son salaire. 

CAT. Salan. esp. port it. Salaria, 

SâLA, s,f,, ano. gerra. sal, dciueurc , 
séjour, habitation. 
Dans l'ancienne langue du nord sal 
signiflait demeure, maison et salle à re- 
cevoir les convives. Voyez Watgher , 

Gloss. germ,y v" Sal. 

Celestials sala. 

Trad. de Bède, foi. 76. 
Céleste séjour. 

Per las salas , per plassas , comptava 
Que la donzella felz drolz. 

F", de S* Honorât. 
Dans les habitations, sur les places, il cdntait 
que la demoiselle fit amant. 

Fiff, De bon pi'elz a fait pal«itz e sala. 

Albert de Sisteron : En amor iruep. 
De I>on mérite a f^it palais et demeure. 

— Salle. 

Can fon en la sala entratz. 

Roman de Jaufre, fol. 7. 
Quand il fut dans la salle entré. 
.1. SALA plena de gens. 

y.etrert.,to\.6Q. 
Une salle pleine de gens. 

— Place d'armes. 



i4o 



SAL 



Près del caslel , ea la sala , 

Fors de ]a tor. 

Alegbst oa Marcabaus : Bel m' es can. 

Près du cbâteao , sur la place dParmes, hors de 
la tour. 

▲Hc. Fa. Et ae France la large , qui a conqoerre 

est mftle, 

Eusse en mon domaine, à Paris fat la stde. 

PiBRBE DE S.-Gloud , Test. cP Alexandre. 

CAT. KSP. PORT. IT. Sola, 

SALAMANDRAy /./, lat. sàlamahd&a, 
saLimandre. 

La sALAMAHDRA vieo de pnr foc. 

Haiuras tPalcunas besiias. 
La salamandre vit de pur feu. 
Tôt en aissi qno s banha doassamen 
Salamahdra en faec et en ardora. 

Pierre de Cols d'Aorlac : Si quo'l solelhs. 
Tout par ainsi comme se baigne doucement la 
salamandre en feu et en brûlure. 
CAT. ssp. PORT. IT. Salamandra. 

2. Salamandri, s. m* cUm., salaman- 
drin , petit de la salamandre. 
Salamaztdru, que non podon viare sinon 
de fooc. 

£ett, de prestre Jean à Frédéric, fol . i a. 
Salamandrins , qui ne peuvent yivre sinon de feu. 

SALCLARi szBCLAii, v., lat. SARcaLAB^^ 
sarcler. 

Premier salcla e la deneia d* avols herbas 
enan qae y rnelha semenar. 

Lejrs d*amors, fol. iio. 
Premièrement il sarcle et la nettoie de mauvaises 
herbes avant qu'il y Teuillto semer. 
Pare, pas. Camp... aemeaat, ssrclat. 

Elue, de las propr., fol. i6a. 
Champ.. . semë , sarclé. 
PORT. Sackar. it. Sarchiare, 

a. Salclaybe, s. m., sarcleur. 

Lo SALCLATRX del yerdier que pnrga 
malas plantas. 

r. et Vert., fol. 46. 

Le sarcleur du verger qui purge les mauvaises 
herbes. 

PORT. Sachador. it, Sarchiatore. 

SALECMALEC, s. m., salamalec. 

Salrcmalic volan qn'om Inr respona. 
Giraud i>e Calanson : Sitol s' es. 
Salamalec ils veulent qu'on leur réponde. 



SAL 

SALETZ, s, m, y céleri. 

La flor batnda de sal^tz 
Ab carn mesclada li dareiz. 

Deudbs de Prabes . AuM, cass. 
La fleur de céleri battue avec chair mêlée vous 
lui doonerea. 

SALIR , SALHIR , SALLIR , SAILLIR, 7>., lat. 

SALIRA, saillir, sortir, élancer, jaillir. 
Areire a trais per miels salhir enan. 

FoLQUBT de MarjUKille : Ai I quant. 
En arrière se tire pour mieux lauteren atant. 

Fea nn aîrventes per far aAiLi.iR lo rei Ri- 
cbarl a la gaerra. 

V. de Bertrand de Bom, 

Fit un sirveute pour faire saillir le roi Richard 
à la guerre. 

Al encontre dels brans foc e flama *n salis. 
Roman de Fierabras, t. i i32. 
A la rencontre des glaives feu et Û»mme en jaillit. 

Fiff. Veiaîre m'es qn'el cor res cel mi sArLia. 

B. DE Ventadour : Per mcills. 
Il m'est avis que le cœur vers le ciel me saule. 

Ja non creatz qa*om ressîs 
Poig de pre tz dos escalos , 
Mas al soteiran de jos 
Pot ben esser qae salis. 

Bertrand de Born : Be m plala car. 
Ne crojrea jamais qu'homme lâche monte de mé- 
rite deux échelons , mais è riaférieur dasaoos il 
peut bien être qu'il saute. 

Ricbart si sailli a la gaerra. 

V. de Bertrand de Bom. 
Richard s'élança à la guerre. 

Part. prés. Fons salahs d* ayga viva. 

V. et Vert., M. ^, 
Fontaine jaillissante d'eau vive. 

Part. pas. 

Belfadens totz pramiers lai ea salhitz. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 18. 
BelTadent tout le premier là est sauté. 

Fiff. L.1 doassa vota ai aazida... , 
£t es m' îos el cor salhida. 

B. de Ventadocr : La doossa. 
La douce voix j'ai entendue... , et elle m'est dans 
le cœur saillie, 

KSP. Salir, fort. Sahir. it. Sa/ire. 
Voyez Pe. 

A. Salhia, s./., saillie, sortie, assaut. 

Lai on prendran terra faran salbia , 
Qae anc no fo per els nolha salbia , 



SAL 

Qo* eb pogoes retener, mnra ni cairîa. 
Koman de Gérard de Rossillon, fol. 3. 
Là oè Us prendront terre ils feront asiaut, iru 
qae oncqncs il ne fut pour eux nulle saillie, qui les 
pat retenir /mur ni rempart. 

3. Sautaa, 7}. y lat. SALTAAff^ sauter. 

Tco feray mcssio qo* îea sautàeia .x. pas. 

Lt^t^antorSt fol. 86. 
Je feisi mise que je sauterais dix pas. 

Las barcas an layssat, 
E SAVTAK en la mar. 

F. de S, Honorât. 
Les lorqncs ils ont laissé , et sautent dans la mer. 

tig, La 6l1ia Na Constansa , 

Per cni jovens sauta t dansa. 

P. Vidal : Carm amiga. 
La fille de dame ConsUnce , pour qui joie sauU 
et danse. 

Mantenen lo fieron el cors 

Per tal que la YÎda sautb defors. 

y» de S. Honorât. 
Maintenant ils le frappent au corps afin que la rie 
sorte dehors. 

— Sortir. 

Lac. Las donzeilas en ion sauta à 
Fors de las taulas per dansa r. 
Uh tboubasour AROHTiiE : Seinor vos que. 
Les damoiselles pensent sortir hors des tables 
pour danser. 

Loc. fig. Non fora coms, dax ni marques 
A qni tan plagnes messioa , 
Ni mens sautes d* ayols baros. 
P. Vidal : Quant hom. 
Il ne serait comte , duc ni marquis à qui tant plût 
dépense, et (qui) moins sortit (eût extraction) de 
méchants barons. 

AVc. VR. Et li poolains sait es caisines. 
FabL et cont. anc», l. l , p. a68. 
David S€tlt à V espée. 

^nc. trad, des Livres des Rois, fol. a3. 

C4T. ssp. poaT. SaJtar. xt. Saitare. 

— S'élaDcer« 

p€ut. pris. Aybres monians nant et sautahs. 
Elue, de las propr., fol. 321. 
A.rhres montant haut et s*êlançant. 

4. Saut, $. m.^ lat. saItus, saut, bond, 
élan. 

Galop e trot e saut e cors , 
Vclhara e maltrait et afan 



SAL 



»4 



Seran miei sojoni derenao. 

Rambald de Vaqueikas : Ges sitôt. 
Galop «t trot et saut et course , veiller el souf- 
france et peine seront mes plaisirs désormais. 

Loc. Venc los sautz menotz per plan caabo. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 26. 
Vint les (è) petits sauts en plein champ. 

Loe,J!g. 

En .X. e .IX. ans n' es ns ans lotz perdens, 
C*om olauM saut de Inna. 

PiERRF. de CoRBiAC .* El nom de. 
£n dix et neuf ans il en est un an tout perdant, 
(ce) qu'on appelle saut de lune. 

Tuich nie pregon , Rngles, qn* en vos don saut 
De fol anar. 

Rambaud de Vaqueiras : Tuich me. 
Tons me prient , Anglais , que je vous donne élan 
de fol aller* 

jédy. eomp. Venc vas lieîs de saut coîtos. 
Gavacdah le Vieux : Desemparats. 
Je vins vers elle d'emblée empressé. 

— Défilé , gorge. 

Al noven jorn li pnegz tan ants 
E las valladas e li sautx 
Tomaran trastotx en égal. 

Los XV Signes de la fi del mon. 
Au neuvième jour les monts si hauts et les vallées 
et les sauts deviendront tous par égal (de niveau), 

ANC. PR. Derrier l'aigle fist un grant sait, 
Marie de Frai«ce , t. II , p. ifô. 

cat. Sait. SSP. PORT. iT. Salto. 

— Bois, forêts. 

Saut , es loc salvagge un naysho aybres. 
Elue, de las propr., fol. 221. 
J^ois, c'est lieu sauvage où naissent arhrcs. 

5. Sautiquiab, V», sautiller, élancer. 

Anbel... va denant... jogan et sautiquxah. 

Elue, de las propr., fol. 23/j et 235. 
Agneau... va devant... jouant et sautillant. 

6. Sauticamen T , s, m,, sautillemeot ^ 
élancement. 

La qoal dolor hom sent ab batenient et 

SAUTICAMRNT. 

Elue, de las propr., fol. ^3. 
Laquelle douleur on sent avec halteroent et élan" 
cernent. 

7. Salivf.nca , S. f.f lat. saliunca, la- 
vantle, nard. 



SAL 

SAiLi.n, V,, transgresser, dépasser, 

outre-passer. 

Caser, leyar e trassaillir. 

Gayauaan us Vieux : Creieosfis. 
Tomber, se leTcr et outre~passer, 
Peire Rogiers , a trimaillir 
M* er, per tos* \o» dits eMs covens 
Qo* iea aï a mi dons: 

Bambaud d'Orange : Peire Bogier. 
Pierre Bogiers , & transgresser il ivo sera , pour 
TOUS, les paroles et les accords que j'ai avec ma 
dame. 

— Tressaillir, frémir. 

Qaant ien cog dormir, trassalb. 

Lambebti de Ëoif anel : S' a mon. 
Qaaod je pense dormir, je tressaille. 

La noeg el lieg vir e torney, 
E 1 jom TRsasALH et esglay . 

Arsavd DS Marueil : Ctti que. 
La Boit au lit je rire et tourae, et le jour je très- 

smUe et m'eSraîe. 

• 

Fig, V harma tramalb coma lo peissos. 

XiV. de Sydrac, fol. 17. 
L'ime tressaille comme le poisson. 

Part, pas. Dmdaria ii*es TRXsaAiLUDA, 
E creia patia s* onor. 

BfARCABRUS : PerTaora. 
La galanterie en est outre^pftssie, et accroît le pu- 
tasisme son domaine. 

Avc. rR. Por poi ke il ne tresbacha 
A on boiaaon k* il tressmlli. 

Roman de Rou, v. i3574* 

16. TmASArTAE, v., sauter outre, outre- 
passer, franchir les bornes. 

Pig, Qal de parlar trasauta. 

A. Daniel : Autet e Ins. 
Qni de parler/runcAi/ les bornes. 

Avc ra. A ce commandement mon cœor tres- 
sauta d'aise. 

Bertaut, p. 5a4> 
Moa oœor se pasme, et le sang me tressant. 

R0H8AED, 1. 1, p. 171. 

17. Dessalhir, V. ^ départir, partir, 
sortir. 

De donsaa terra conja 

Me traya, e m fes dbssalbir. 

PiEBBC d'Actkrgne ; Al descebrar. 
De douce terre agréable il me tira , et me 6t dc- 
parttr. 



SAL ,43 

i8« Ressautaa, kbsautar, V. , trépi- 
gner, rebondir. 

Rbsauta , braida e crîda. 

P. de S. Honorât. 
Trépigne, braille et crie. 

Awc. FR. La teste lai bondist et ressaute sati- 
glante. 
R. Garnies , Trag. d*Hippolyte, ad. V, «c. 10. 

CAT. Bessaltar. bsp. port. Âesaltar. it. RisoL- 
tare. 

m 

19. Ressaut, assaut,^, m., ressaut, 
contre-coup, rebondissement. 

yidtf. comp. Non dis ges que anc fosses batoiz , 
Si non fon colps qne vengnea de resaut. 
Rambaud de Vaqiieiras : Tuich me. 
Je ne dis point que onoques tous fussicx battu , si 
ne fut coup qui Tint de ressaut. 

CA7. Ressait. bsp. port. Resalto. it. Risajto, 

20. Ressautellar , v., bondir, tressaillir. 

Tan 1* am de bon talan 
Qa*el cor me BsssAUTRTiLA. 

FoLQVET DE R0MAN8 : Aucels no. 
Tant je l'aime de bonne volonté que le cœur ra» 
tressaille. 

SALIVA, s,f.y lat. saliva, salive. 

L* ognament de la salita en las aareîllas e 
al nas. 

Doctrine des Vaudois. 
L'onction de la salive %\xx oreilles et an nés. 

Escopen sas en sa fas 

Ab SALIVA. 

P. de S. Alexis. 
Cracbant sns en sa face avec salive. 

CAT. ESP. PORT. IT. Sollva. 

a. Salivae, V., salivae^/ saliver, jeter 
de la salive. 

Salivan et escapen si pargo. 

Elue, de las propr., fol. ^5. 
Salivant et crachant se purgent. 

BSP. PORT. Saiivar. zt. Salware. 

3. Sali VAL, adj\, salivaire. 

So algonas vfBaas a la lengaa saliva minis- 
trans.. , per qne... so dîraa salivals. 

Elue, de las propr., fol. 44* 
Sont aucunes veines è la langue satire fournis^ 
tant... , c'est pourquoi... elles sont dites salivaires. 



i44 



SAL 



SALMO , s. m., lat. salmo, sanmon. 
Ha plos gran gang... .x. peacayre , cant pren 
.1. gran salxo... qne cant pren .x. aarda. 

F, et Fert., fol. 98. 
A plus grande joie. .. un pêcheur, quand il prend 
un grand saumon... que quand il prend une sardine. 

CAT. Saimô. ESP. Salmon, port. Scdinào. it. 
Saiamone, 

SALSIFRANHA, #./., lat. saxifra^oi , 

saxifrage, sorte de plante. 
Qoe trasetz verbena e milfaeilh 
E plantag' e sa-lsifranha. 

Deudls de Prades , ^iis. cass. 
Que TOUS écrasies verveine et niille-feuille et 
plantin et saxifrage. 

CAT. Saxifragua. Esr. Saxifraga. port. Saxi- 
fragia, it. Sassifraga, sassifragia. 

SALUBRAMENS , adv. , salobrement , 
saUuaîremcnt. 

Salubramenk pervezens. 

Carfnlaire de Montpellier, fol. 121. 
Salutairement pourvoyant. 

CAT. Saluhremene. it. Saiui remente. 

SALVAR , V., lat. salvar^, sauver, pré- 
server d*UD péril , proléger. 
Benaarat cors sanz 
Qne , per los miracles tan granz , 
Salvikst Adalays de Tolon. 

y, de S. Honorât. 
Bienheureux corps-^saint qui , par les miracles si 
grands , sauvas Adalaïs de Toulon. 

Dertlz m'arma e mon cors salvar. 

P. Cardinal : Un sirvenles. 
Vous deves mon âme et mon corps sauver. 

Cnidet a* en salvar. 

Poëme surBoèce. 
Pensa s'en sauver. 

AMC. FR. 

Por pécheors scUyer e mettre a salvoîson. 

Roman de Rou, v. 44^7- 
Por Dien et por m' arme salver. 

2fi Trad. du Castoiementj cont. 1 1. 
Lac, exclam. 

Dien sal Rodes , car a seignor vaten ! 

Hugues Bruiiet : Pos lo dreich. 
Dieu saiwe Rodex , car il a seigneur vaillant ! 

Sai.te Dien sft testa ! 

G. Adhemar : Ben m' agra. 
Que Dieu sauve sa tête ! 



SAL 

Per qne mes mais me vai adei creiiMny 

Et es mi pîegz , si m sat. DiensI per un cen ! 

G. Faisit : Mantas satos. 
C'est pourquoi mon mal me va toujours croissant, 
et il m'est pire , si Dieu me protège l cent fois pour 
une! 

Forme de saliu. Tait dizon : Ben sia vengntz! 
Et el respon : £ Den sal tos ! 
Un tbocbadour anonyme : Seinor vm que. 

Tous disent : Qu'il soit Inen veau i Et il répond : 
Et Dieu vous sauve i 

ANC. FR. As-marcheanz dist : Dîex TOa «au/r. 
Dîex YOB saut, sîre compère. 
Roman du Renart, t. I , p. 33 et 270. 

Part. prés. Porta de salvan port. 

Guillaume d'Autpoul : Esperanu. 
Porte de sauvant port. 

— Employé comme prép. Mettant à part , 

ne comptant pas, faisant déduction. 
Tan la fan sos pi'etz e sas beltatz, 
Salvan s' onor, plazer. 

SoRDEL : Si col val. 
Tant la font plaire ses mérites et ses beautés , 
mettant à part (sauf) son honneur. 

Adverb. De totz los frnctz... sALFAirr d*aqnel 
en qne ha sciencia de mal et de ben. 

Hist. de la Bible en prov. , fol. 2. 
De tous les îtmU... faisant déduction (à rexcep> 
tien) de celui en qui il y a science de mal et de bien. 

Part. pas. Qni salva , qne saltat sra. 

P. Cardinal : Jhesum Grist. 
Qni sauve, qne sauvé il soit. 

Stibst. TU aobontnra no ten dan als balvatz. 

r. e/^«fr/.,fol.8o. 
Vile sépulture ne tient dommage aux sauvés. 

Prép. No i a negnna de las .vu. planetas qne 
no sia pins grans qne tôt lo mona, sal- 
VAT Tenns , Mercnri e Lnna. 

Liv. de Sydrac, fol, 55. 
Il n'j a nulle des sept planètes qui ne soit plus 
grande que tout le monde , sau»é (sauf ^ Vénus , 
Mercure et la Lune. 

Voyez Gara a. 

CAT. ESP. PORT. Salyar, it. Salvare. 

a. Salv, salf, sal, adj\, lat. sajjvus , 
sauf, sauve. 

Qnecx es sals, s'en fia m Jordan se banfaa. 
Rambaud de Vaqveiras : ÂraS'pot faom. 
Chacun est sauf, si dans le fleuve Jourdain il se 
baigne. 



SAL 

Para •LL,r lo ûeu popol. , 

Hist. <iê la Bible en pro»,, fol. 48. 
Fera stmflt sien (eople. 

Lœ. Be m* CB aocra sas e sals. 

Trad, derStmnf, de Nicodième. 
Bîca je Bft'«n irais sain et sauf, 

Tonaan ^ en san e salv. 

F. de S. Honorai, 
Ib s'en retournent sains et saufs. 

Ea^lqyé comme prép. Salf Toatre prêts. 

1. Joai»4V TICOMTS DE S. ÀHTOVIH : Aissi CttlS Sul. 

SoMtfr&bem mtfrite. 

S ALT TOt de mattÎBaoni. 

y» do'S» Honorât. 
Sa^frau de mariage. 

Prép, eomp. Sal dsl oomt* Hngo. 

FoLQUBT ss LuREL : Siqoao la. 
SoÊÊfdu emnte Hngo. 

Conj. oomp, 

Sa£ cab. son prêts creysser désira fort 
G. RiQUiam : Fis etTenjs. 
Smmftfue son mérite accroître il dÀlre fort. 

ASC. rR« Qoitenient aler s'en porreieot 

SciJvs lor membres e salvsXxiT cors. 
Homan de Rouj t. qSoo. 
Saff mm fin. 

jime. trad. dm Psaut, de Corbie, ps. 1 18. 

Qa*3s a*en iroient leara corps et lears biens 

«si^. 

HovansLBT,.t. II , fol. a6. 

Le féminin français a gardé sauve, 

ASC. CAT. Sal. CAT. MOD. BSP. POBT. IT. S(tlvO, 

3. SAJ.yrAMEif y adp., salutairement, pro- 
fiublement , avantageasemen t. 

Er salvals plos salvamxh 
Qnc Jonas qn* eisit del peiso. 

PixaâK b'Auveiose : Lo senber. 
Sera aanvë pins salutairement qne Jonas qui 
ssrtit dn poisson. 

ASC. ra. Soyés oontent de toy retraire stuvC' 
mtmu dedans Tenclos de ta maison priver. 
Œuvres d*jé loin ChaHier, p, 4oi. 
UT. rr. Salvammnte, 

4. Sal, X. m. y saint, protection, garde. 

Gardam a cascns , per mon vol , a son sal. 

P. BaSMovD RicAfl HO VAS : Ptts partit. 
Cbaeaa se prfendn gaidt, par ma volonltf , à son 
talmt. 

Amarai doncx finamen , 
IV. 



SAL 



145 



Pas ils auors no m* es sals.' 

Hdgobs de Saist-Gtb r Servit ai. 
Aimerai-je donc fitlèleraent , puisque fidèle amour 
ne m'est pas protection ? 

5. Salyairs , SALTADoa y s, m,, lat. sal- 
TAToa, sauvenr, conservateur. 

De vos trais sa carn homana 
Jbesn Crist, nostre salvairb. 

l^ERU DE CoRBiAC : Doua deb. 
De vous tira sa chair bumaino Jësns-Christ, no- 
tre «tfUfeor. ' 

La maire del salvadob. 

G. RiQOiEB : Gauch ai. 
La mère do saupttir. 

ASC. PB. Li âo\z stdi^rres 

Fer nos fa pendus comme lerres. 
FaèL et eont. anc, 1. 1 , p. a8i . 

Ce nos doinst li Fins et li Pères 
Et li Sains Espirs , li sauveres. 

Roman du Renart , t. IV, p. 187. 
Et la terré le saureor 
Bien reconut. 

Fabl. et cont. anc., 1. 1 , p. 27S. 

Loae , Sion , le salvateur. 
Loue le goîde et le pasteor. 

La BoDEEiB , Hymn, ecclés*, fol. 35. 
A^eedv. 

Dîeas paire, filbs saltaibe, Crist nomnatx, 
Sayns Esperits, e vera Trinitats. 

Guillaume d'Autpoul : Esperansa de. 

Dieu père, fils «aupeur>. Christ nomm^, SainU 
Esprit , et vraie Trinité. 

L*auimy pan gnasta e despen, 
E M sien met en looc salvadob. 

I^XBBRB d'Atitebonb : Belha m' es. 
Le pain d'aulrui ^1 gâte et dépense, et le sien met 
en lien conservateur. 

' CAT. BSP. POBT. Salvador, ir. Salvatore, 

6« Salvatio , SALVAGioir, s^/., lat. salva- 

Tiovem, salut. 

Qne obra de diable done salvatio? 

IsARS : Diguas me tu. 
Qu'œurre de diable donne salut? 

De la gent salvaciov. 

Trud. d'un Euang» apocr. 
Le saiut de la gent. 

ASC. fb. Poar la salvadun et-senreté de nostra 
dicte Tîlle de Paris. 

MONSTRELET, t. I , fol. l68. 

>9 



1 4(> SAL 

<:at. StUvaciô, up. Salvacion. port. Salvaeâo. 

*' 

iT. Salvazione, 

7. Salvament^ salvamen, s» m-9 sauve - 

ment, salut. 
El nom de Jhetam Christ qn'es noire aal- 

V4MSHS. 

PiBRRS DE GoRBUc : El nom de. 
Aa nom de Jésus-Christ qui est notre sauvement. 

Om no '1 Iftiaset a salvambst anar. 

Pointe êurBoèce. 
On ne le laissa pas à salut aller. 

AMC. m. Par quoi tuit sauvément avons. 
Notiv. ne. elejaùl. et cont. anc, t. 11, p. 278. 

Mors est..., son Ame ait sauvenunt. 

Poème d^ Hugues Capet , fol. i5. 

càT. Salvament. xsp. Salvamùnto, pobt. it. 
Salvtunen^. 

8. Salvetat, saubetaTi s,/., sauveté, 
protection , sûreté. 

Elh ea saints e sai.vstatz. 

Deudes de Psades, jéut. cass. 
Il est salut et protection, 

Stabli e dona sadbitat. 

Titre de 1080. 
Établit et donne sauveté* 

Loc, 

Los saamiers an dedins totz mes a sa^vetat. 
Roman de Fierabras, r. 3a55. 

Les bétes de somme ils ont dedans toutes mises en 
sûreté, 

AKC. PR. Et les condoist k sauveté.,, 

A sauveté et cors et Ame. 

Nouv. rec. defabL et cont. anc. , t. II , p. 209 

et 442* 
■sp. 9^yedad, 

9. Salut, s. /., lat. salut^/ti, salut, 
sauvetnent. 

Elh es sALUTz e salvetatz. 

Dbvdes de Prâses , Àuz. cass. ' 
Il est salut et protection. 

A la SALUT de V arma. 

y. et Fert,j fol. S^, 
An salut de l'âme. 

— ^ Salutation. 

Si ns plats reodetz mi ma salut. 

Arhaud de Marveil : Dona genser. 
S'il TOUS plaît , rendes-moi mon salut. 

Salutz ni amîstatz 



SAL 

Ni messaige no m* en re, 

B. DE VsHTADOUR : GonorU «ra. 
Saluts ni amitiés ni message ne m'en YÏent. 

~ Sorte de poésie. 

Say romana dir e conlar 
E noyas motas e balutz 
Et aotrea comtes. 

P. Vidal : Abril iasic. 
Je sais romans dire et conter et noaTelles nom- 
breuses et saluts et autres conter. 

cat. ESP. Salud. it. Soluté, 

10. Saludaihe, adj',, lat. SALUTAToas/n , 
salueur, qui salue. 

Sab tôt 1* afaire 
Qoe Ds dis V angel saludaieb. 

Pierre de Cosbiac : Domna dels. 
Je sais toute l'affaire que tous dit l'ange salueur. 

Aifc. pr. Mais qnl est-il ce gentil salueur? 

Cl. Harot, t. It , p. 3o. 
Mes salueurs, mes diseors de bons jonn. 

Rabelais, Uy. XII, ch. 3. 
cat. bsp. Saludador. port. Saudador. rr. Sa- 
lutatore» 

1 1. Salutacion, s, /,, lat. salutatio- 
vem, salutation, salut. 

PenaaTR cayna era aqnella balutaciov. 
Hist, de la Bible en prov,, fol. 47. 
Pensait quelle e'tait celte salutation, 

CAT. Salutaciô. ssp. Salutaciwt. port. Souda" 
çào, ZT. Salutazione. 

la. Saludable, adj\, salutaire , profi- 
table. 

Dolsa yîanda e salvoablss dos. 
Penedensa es saludabla. 

Trad. de Sède, fol. 20 et 5t. 
Douce nourriture et profitable don. 
Pénitence est salutaire. 

CAT. ESP. Soîudoble, port. Soudavêl, rr. Sa^ 
lutevole, 

i3. Saludae, V., lat. salutar^^ saluer, 
faire, adresser des salutations. 

Gnionet , si m vols servir, 

Lo comte m vai saludar. 

Rahbaud de Yaqueiras i Del r«i. 

Guionet , si tu me venz serrir, le comte ra me 
saluer. 



SAL 

n ios totx baissar e saludar. 

Philomena. 
J*al]at tons l«s embrasser et saluer. 

Part, pas. No aaî si m sol saludats , 

Mas aa! ben qne saludatz i fos , 
Sî aAXiVDATS foron cel c' amon y os. 
Uv TBOVBABOUi AVoVTiiE , Coblas triadas. 
Je B* sais tî je fois salué j mais je aais bien que 
salmé j'y fusse , si sabté seraient oeux qui roas 

De lonh 1* a salvdada.. 
HvAUZS i« Saxst-Gtr : Loogamen ai. 
Ole loin Ta salude, 

CAT. aar. fmiudmr. fobt< Saudar. zr. Sabuare, 

1 4* Sàiaid ABjjkMEVTf cd»., salutai rement. 

SAX4JOAai.A3fxvT YoleiiB pervexer. 

Ctutulaire de Montpellier, fol. Sq. 
Sahttairement Toalant pourvoir. 

CAT. S almda bUmau. bsp. Saiudailemente. port. 
S mudav elmnut, it. Saiutevolmenu» 

i5. Salut ATiu, adj.y salutatif. 

Es dits salutatius , qaar assatz vecetz 
qa* on aalnda. 

Leys ttamors, fol* 67. 
"EaUi salutatif , car asses tous Tojes qu'on salue. 

16. ASA1.VAE9 V,, sanver. 

Qnan Tenc en terra per lo mon asaltar. 
Près mort e paasio per nos antres péocadors 

AAAfcTAI. 

Deelaramems de motos demandas, 
Qnand il Tint en terre pour le monde sauver. 
Prit mort et passion pour nous autres p^heurs 



SAL 



147 



17. DsssALYAft , v.f damner. 

Part. pas. 

Trastots aqoels .t. .c. anrîa dkssalyatz 
E linrats als diables. 

IzAKK : Diguas me tu. 
Toos ces cinq cents j'aurais damnés et lÎTr^ aux 



SALVATGE9 8ALVATJE, SALVAOE, SAL- 
UAIS , adj,, sauvage, farouche, dur, 
mde, grossier. 

Ab graissa de cat saltatjk. 

Ab lait d' nna salvatja 6ga. 

Deudss de Pkadu , ÀuM, cass. 
Avec siaisae de cbat sautm^e. 
Atoc lait d'an* figno sauffafe. 



Lo rossinholet aALTATGE 
Ai aozit qae s' esbaodeia. 

G. Faidit : Lo rossinbolet. 
Le rossignolet sauvage j'ai ouï qui se rëjouit . 

Apres la plneia , fara bel , 
Sn diiz borna salvatjbs. 
Amanieu des Escas : Dona per cuy. 

Après la pluie, il fera beau , se dit homme gros- 
sler. 

Fig. Pos roi dons m'es saltaja et eslranba , 
Lea pot trobar en me mal et orguelh. 
PoHS de Capdusil : Leials amies. 

Puisque ma dame m'est sauvage et farouclie, fa- 
cilement elle peut trouTer en moi mal et orgueil. 

Trop estaoc en saltatgk balana. 

G. Faidit : Tant a. 
Beaucoup je suis en rude perplexité. 

Subst, En Peire, m'er lo oonort delsALTATOR 
Qoe chant' al temps en qne plorar deoria. 
Raxbaud de Beau jeu : En Peirc. 

Seigneur Pierre, il me sera (j'aurai) la consola- 
tion du sauvage qui chante au temps en quoi 
pleurer il doTrail. 

CAT. Salvatge, bsp. Solfie, port. Salvagem. 
IT. Stdvaggio. 

2. SaLVAT^AHEN , SALTAJAMEN, SALVAT- 

ciAHEH, adv., .sauvagement, amère- 
ment, rudement. 

Los cans a' en fogiron ays^i SALVATOiAMrw 
coma fan Ios lops. 

L*Arb^ de Batalhas, fol. 55. 
'Les chiens s'enfuirent aussi sauvagement comme 
font les loups. 

Pot hom entendre,., per s s^ltatja mbn . 

Leys d^amors, fol. 45. 
On peut entendre... par a sauvagement. 

Roropon lor vestirs e fraioon , 
£ mont SALTAJAMEir se plainon. 

Koman de Jaiijre, fol. 11 3. 
Rompent et brisent leurs Télements, et moult 
amkrtm»nt se plaignent. 

3. SaLVAGOINA , SALVAZIHA , SAtTAlZUCA , 

s.f., sauvagine, venaison. 
Cerris , cabrols , et sntras sAiVAGonrAs. 
Elue, de las propr., fol. i58. 
Cerfs , chcTreuils , et autres sauvagines, 
SaIiVAEIita ni rie manjar. 

Roman de Jaufre, fol. m. 
Fenaison ni riche manger. 



i48 SAM 

La domna s* agradava fort àt oor d« salvai* 

XI9A. 

/^. (/0 Guillaume de Cabestaimg. 
La 4ame t'accommodait fort de cœur d« sau- 

vagiue. 

ANC. CAT. Salçatgma, uv. Saivagina. poar. 
Saivazinha, it. Saipaggina, 

SALVIA, f.y., lat. SiiLTiA, sange. 

Salvia, diso li metge, 
Tal contra lo mal de fetge. 

BreV' d*amor, fol. 5o. 
Sauge, dûent lef médecios , vaut contre le mal 
de foie. 

CAT. up. Salina. port. Jb/pa. it. Salwa. 

a. Sik<.viKTA, f.yi dùrt., petite sauge. 

SaIiVikta es |>aaca herba. 

Bluc. de las propr., fol. m. 
La f^elice sauge est petite hérite. 

SAMBUCy SASBUG, X. m., lat. SAMBuciif^ 
sureau. 

Can vei la flor aobr* el sambuc. 

Un troubadour avowths : Qnan vei. 
Quand je voit la 6ear car le sureau. 

Loe, pro¥» Fois plus cans d* an sahbog. 

SoBDEL : Non pnesc madar. 
Foa pins creux qa'nn sureau, 

foat. SabttgOt sabugueiro. it. Sambueo, 

a. Sahbuga, s,f,, lat. saxbuga, sambu- 

que , sorte de flûte, 

Sahbuca in moatoîs, tpeciet ett sympho- 

niamiD. Est enim genns lignî fragilia onde et 

tibia oomponontor. 

laiDOB., Orig., II ,5. 

Sanc... del Aut ai fa an iatrament dit sah- 
buca. 

Sahbvca , ea Iatrament fayts de taac, del 
qnal se fa tybia. 

Elue» de las propr., fol. aaa et a8a. 

Snreaa... dn boit se fait on instrument dit lam- 
bu^ue. 

Sambuque, c'est instmnent fait de sureau , du- 
quel se fait flûte. 

ssp. pobt. Sainbuca, 
3. Saug, s, m,, lat. siLmbvcus, sureau. 

El jorn a l' ombra del saucx. 
Brota *1 saazes e 'l saucs. 

Marcabkus : Al départir. 



SAM 

Le jour à l'ombre du sunad^. 
Bourgeonne le saule et le sureau. 

Dedins iest plos cans d* an sauc. 

Bertbahs de Bobit : Maitolin. 
Dedans tu es plus creux qu'un sureau. 

Fig, et €tUus. Lo cor a flac e can... , 

Per qn* ien m' en laia ettar 
D' on SAUC fill d* albar. 

P. Vidal : Ges pel temps. 

Le cœur il a flasque et creux... , c'est pourquoi je 
m'en bisse être (je ne me soucie) d'un stàretm fib 
d'obier. 

LoG,/ig» De bordîr son faxendten. 

De prooiessas aon bobandcrat 

Al rendre sanses e saucz. 

Maicabeus : Al départir. 
De jouer ik sont industrieux , de promesses ils 
sont prodigues , au rendre (ce sont ) saules et su- 
reaux. 

El mais dels Tios son vers saucz. 

Ries maWats paron saucx. 

M ARCABBUS : Al départir. 
Le plus des Tirants sont Trais sureaux. 
Riches méduints paraissent stutaux. 

CAT. Saue. SSP. Seutco, 

SAMIT9 S. m,, velours, satin, étoffe de 

soie. 

Samit, 
Escariata ni sendat. 

Roman de Jau/re, fol. 109. 
Satin, terbte et taffetas. 

Qne sendat e sisclato 
E samit no sian rompnt. 

Bertrand de Borv : Lo coma m'a. 

Que taflfelas et brocard et satin ne amant pas 
rompus. 

— Vêtement, manteau. 

L* a molt bellament estaxat 

El me i loc d* an samit pleiat. 

Un teoubadoub avomtmx : Seiuor tos que. 

L'a moult gentiment cackë au milieu d'un 
leofi plie. 

A ne. fr. Bêle chasoble de samii» 

Roman du Renari, t. I , p. I^o. 

De samiz et de dras de soie. 

VlLLEHARDOUIir , p. lOS. 

D'an samit qui er tons dorés 
Fa ses cors ricbement parés. 

Roman de la Rose, t. 965. 



SAN 

'• LiM po)»r9f Qnbrw ilmUm xaméti 
citclâtoiWB. 



SAIf, SA, adj., lat Sàzi«#^ sain, bien- 
portant. 

Can lo con es ias, toU TÎanda Ihi et bona 

e»4JiA. 

Xif . de Sydrac, fol. loa. 

Qwad Je eorpi ot «oiji^ tOQte noomter lai att 
koeae el ntJM^t 

fig, Ab Membrami e a4 entendeBien. 

Sditebi m Giaoïni : BaUe jatga. 
Avec ■<ieire et «aiji «ntendemaat. 

loe. Focyi m' as •a.r' e lalra toimada 
Ajai on na* avias laUsàda. 

F. de S» UononU. 
PeâafiM to m'a* êaine et nave ramenée ici oà ta 



Aésc Pcr aon joi pot malanls aanar» 
E per sa ira sas morîr. 
Lb GOif^ 1>B PoiTixas : Mont jaosens. 
Bv la joie paat il lads puUvt^ et par la tristeua 



Ajrc va. 
Dont ewe bêle e olete , aele et Sâm» coroit. 

Koman. de Hou, t. 9^. 

la». itoiow K»iT. ^So, sa, it. Stofo, 

a. StAVAMsirsy o^p.^ sainemeot, positi- 
Tement. 

Aisso sASAMsas eatendau. 

Brevm d^amor, fol. 44* 
Ccb pcsitii^emeHt entendes. 

av. Samun^nte, roAT. Aunaiu». it. Saruunetue. 
3. SaMTAT, SAVDATy 8AHITAT, SANETAT , 

s./i, lat. VkHiTàrem, santé. 

Qoc reœpias samztat. 

But. de la Bible en prav,, fol. fti. 
Qne vous recevies santé» 

El damandet savtat per son paire. 

Liv» de ^jrdrac, fol. i4* 
II iliiaiinili santé pobr son père. 

Vi qw ios filU avia sajidat. 

F. de S. Sonornt. 
Yit ^ne «m fik avait santé. 

Hg, Dona vida e savatat a Tarma. 

F. et Fert., fol. 3o. 
Donne rie et santé à rame. 



SAN 149 

AHC. FI. Et JKUi/itf i sa cbar doint. 

Nouv. rec. defabl. et cont. ane», t. II , p. 88. 
G AT. Sanitat. ssr. Sanidad. port. Sanidade, 

ZT. Saniià, sanittue, samtade. 

4* Sahagio, sahatios, s^/'f lat. saea- 

Tiovem, gaérison^ oare. 

Sahageo entiera. 

De difficil savacio. 

Trad, d^Alhueasis, fol. to et 1 . 

Onérisûn mtiiee. 

De difficile csire» 

Per sa sasatiph eo aqnert mon. 

Cary a Magalon, p. 5b. 

Par sa gaértson en ce monde. 
iT. Sasuaûmê^ 

5. Saratiu, adf., curatif, propre à 
guérir. 

De nafras savatiu. 

Blue. de las propr», UA, i4a< 
De U«nvres curat{f, 
BSP. POBT. IT. SamUNFO. 

6. Sahadob , s. m., lat. sAirATOR, guéris- 
seur, qui guérit. 

Era... SAKADOB de tolas malaatias. 

Hist, de la Bible enprov., fol. 78. 
Était*. • guérisseur de toutes maladies. 
Bsr. Sanador. it. Sanatore. 

7. Sara», V., lat. sanaa^^ guérir, ren- 
dre sain. 

Per son joi pot malaats sasab. 

Lm comte de Poitiers : llout jausens. 
Par sa joie pent malade guérir. 
Fig. Sol aqaest respieg me soste 

E m SAHA *1 cor e m rere e m* apaya. 
GiRAVD le Roox : Âuiats la. 
Senlement ce répit me soatient et me guérit la 
corar et me lécopire et m'apaise. 

Per qae oioa oors melbar'e sasa. 

B. SB YairTASOUB : Ja mos. 
C'est peniqooi mon onar s'amëliore et guérit. 

Part, pas, Entro qae sia beii'SAHATs. 
Deudbsde Prabbs , Aus. eass. 
Jusi{u'à ce qn'il soit bien guéri. 
AKG. VR. Pour la mécine apareiliier 

Qai bone estok an mal saner. 

Roman du Bânart, t. II , p. 154. 
E par saint Baptestire to seras Mites. 

Roman de Hou, v. loi^. 
ABC. CAT. BSP. POST. SonoT» IT. ^Offore. 



i5o 



SAN 



8. Insania, f./, lat. insakia, folie. 

Val... contra iirsAifiA. 

Elue, de lat propf,, fol. i85. 
Vaut... covXn Jolie. 

M8». po&T. IT. Luania. 
SA.NCT, SANT, SANHy SAN y SAIlfT, SATH , 

atif.^ lat. skNCTus, saint. 

Savctb paires , Dieas glorios. 

G. RiQUiBR : Y«itats es. 
Saint père, Diea glorieux. 

La ost qoe vie aqoest miracle , jngero '1 per 

SAHT home. . 

pBTLoimrA. 
L'armée qvA vit ee miracle, iU le jogèrant pour 
saint homme. 

— Par extens,, en l'appliquant aux 
choses. 

Segon les dits de la Saixta Escriptnra. 
Bbrkakd de la Barths ; Foilk dî. 
Selon let paroles de la Sainte-Écnture. 

Per sAifGTA visio en nu pascor. 
Romande Gérard de Rostillon, fol. io3. 
Par sainte rinon dans on pâturage. 

Li Teatiment son SAiirr, mas fais* es la persona. 
Le daupbin d'Auysrghe : Vergoigna. 

Les Tétements sont saints, mais fausse est la peh- 
sonne. 

Ce mot» précédant un nom propre 
de saint, prenait l'article féminin, 
parce que le mot festa était sous-en- 
tendu. 

Ja l' entra Sash Joav 
No yeyas tos, s' el mieg no faits deman. 
Bertrand de Borv : Un sirrentes farai. 
Que jamais /'autre Sàint-Jeui tous ne Toyies , si 
au milieu (dans l'intetralle) vous ne faites demande. 

Pus LA San Miqael es passade. 
Le xonrs de Montaudon : Be m'enneia. 
De'pnis que la i9aiis(-Michei est passée. 

ANC. VR. Ce fa à une Saint-^ehén, 

Roman du Renart, t. II , p. 349* 

Cl AT. ANC. ESP. Sont. ESP. MOD. SOTl, SOntO, 

port. Santo, sâo. it. Santo, 

a. Santisve , adj, sup,, très saint. 

Aicest santismes hom. 

Guillaume de Tudela. 
Ce tr^s saint bomme. 



SAN 

En sANTisMAs fons lavada e mondada. 
Roman de FierabraSg ▼. 44^* 
Dsns les très saintes fontaines la^rée et pnrifitw. 

ANC. FR. Après celé invocaeinn 

K*il fist de cel seindsme non. 
Marie de Friance , t. II, p. 4^^* 

CAT. Sixntissim, bsp. Sandsimo, it. Santissimo, 

3. Sautan y adj., saint. 

Laos la filha santana 

E '1 Senher qae de liey fon nats. 

FOLQUET DE LUNEL .' E ttom del. 
Je lone la fille sainte et le Seigneur qui d'elle 
fut né. 

4. SAHCTAHEVZy SANHTAMBH y a</p., sain- 
tement. 

Aqnest glorios sans Tisqnet tan sanctambns. 

F", de S. Honorât, 
Ce glorieux saint Técut si saintement, 

Tssample de TÎnre saUntambit 
Nos detz a tots. 

PoNS Santbuil : Marrits. 
Exemple de rivre saintement nons donna à tous. 

CAT. Santament, esp. port. it. Santumente, 

5. SANCT0&, SAiTTOR,,/. iR. et f. , Sain- 
teté. 

Mostrar vos eî la via on anett al santor. 

Guillaume de Tudela. 
Je TOUS montrerai la voie (par) où tous allâtes 
à la sainteté. 

Peccats cassa SASCToa. 

P. Cardinal : Falsedau. 
Péché chasse sainteté. 

— Relique. 

Qaant agron .la aANcroR eacondnt* e clavada. 
La sabctor del monestier. 

F, de S. Honorât. 
Quand ils eurent la relique cachée et enfermée. 
La relique du monastère. 

— Piur. Saints. 

Sus en 1* onrat heretatge 
On son li sangtor. 

R. Gaucelw de Beziers : Quaseus. 
Sus en l'honoré héritage où sont les saints. 

E '1 coma es las 

De Dieu e de sanctor. 

P. Cardinal ; Tais cuia. 
Et le comte est à cAté de Dieu et de saints. 



SAN 

6. Sahctbea, 9* f'> sainteté, dérotion. 

Qvi i enten en sasctua 
Tnj gren malanansa. 

P. Gamdihal : Ftltedats. 
Qqi •'•pplî^ue en dévotion éprouve difficilement 



7. Savctitat, sahctbtat, x.yi, lat. &i9c- 

mktemy sainteté. 
Sitôt B* et grans vostra tAVcrnATs , 
No m* oblidats , domna , per mo« |>eccÉtz. 
GuiLLAum i>'AvTPOi7L t Espeniiia. 
Bien ipi'est (toil) graode votre satnteté, ne m'on- 
Uîcs pas , daoM, poar mce ptfchéi. 

La aAVCTXTAn d* aqnest loc... es per tôt lo 
■on publicada. 

PBlLOMSirA* 

La tédnUtà de ce lien... est par toat le monde 



A«c. Fm. La tue maison covient saintetei. 

Ane. irad. des Psaumes, Mf. n» 1, pe. ga. 

CAT. StuUÊtIai, Mit. Santidad port. Santidade. 
Tt. SantUà, saruittue, sanritade. 

8. Sahctobal, SAifTO&AL, S. Ht,, Uvre 
des actes des saints , action sainte. 

Adoncx aoran ayxinat 

Qa* el cami fasaon lor peocat 

Sols cnberia delà sasciobau* 

Bretr, d^amor, fol. i3o. 
Alets elle* aaront arrange poor «pi'en cbemin 
elle* fanent lear yéché coos proteetioo des actions 
s^UUes. 

CAT. ESP. .PO&T. Santoral, 

9. SjorcTUAai , $• m., lat. fkkMCTOkxuim, 
sanctuaire. 

Diran qoe volon anar 
AI BAVCTUAai per korar. 

Brev.d^amor, fol. i3o. 
Ellca diront «fw'ellaa renient aller an sanctuaire 



Ranbo loa aAVCnrABfs qne Dieoa mayi ama. 

y. et Vert,, fol. 98. 
Pfiefcii le* sametmatrt» que Dieo davantage aime. 

ASC. PB. K.i est Deos e sire de cest suintuane, 
Jnc. trad. des Liv. des Rois, fol. 8> 

CAT. Santuari. bsp. pobt. it. Santuario. 

lo. Sahctificatio, s, Jl, lat. sanctifi- 
GATiO) sanctification. 



SAN i5i 

Avez fniten sahctipicatio. 

Trad, de Shde, fol . 4a . 
Vous avea fruit eh sanctification, 

CAT. Santt/îcaciô, bsp. Sanetificadùn. poat, 
Sanetificaçao. xt. SancHficaziùne, 

1 1 . Savctifiae , V,, sanctifier. 

E '1 dissapte sahctxpibt home. 

Liv, de Sjrdrac, fol. x36. 
Et au samedi il sanctifia l'homme. 

Dont tos desmes en alegresa , e en sahtx- 

piAmai ti. 

Trad.deBède,îfA.l^. 
Donua tes dîmes en all^rssse, et je te sancti- 
fiêrai. 

I 2. SAHCTiriCAa , SANCTIFIQUAR , V., lat. 

SAHCTiFiCAR^^ sanctifier, consacrer , 
célébrer. 

En secret ftn lo lag peccat..., e davan la 
gen se SAircrinco. 

A establit sancta Glîeya colre et savctipi- 

CAR lo ditmergoe. 

V. et Vert., fol. a et g. 
Eu secret font le laid ptfcbtf... , et devant la gent 
se sauctyient. 

La sainte Eglise a établi de solenniser et saneti^ 
fier le dimancbe. 

Sabctzpicar las font. 
Boman de la Prise de Jérusalem, fol. aa. 
Consacrer les fonts. 

Pari. pas. Cant lo mestiers fon eonsnmatc 
E finits e sahctificats. 

F", de S. Honorât, 
Quand le mystère fut consommé et fini et sanC" 
Ufié. 

CAT. BSP. PORT. Santificar, it. Sanctîfeare. 

i3. EHSANBTia, ENSARTia, v,p 80 sanc* 
tifier, devenir saint. 

Mas tan paocx en Fei sasAHaTtR. 

P. Gaesinal : Tan vej lo. 
Mais si peu j'en vois se sanctifier» 

14. TOTZSAWTS , TOTSAHCT ^S.f., ToUS- 

saint, fête de tous les saints. 
Jom de TonsAim. 

Pbrilbos , Foy. au purg. de S. Patrice. 
Jour de Toussaint, 

Lo dimergoe de après la Totsarct. 

Charte de Gréalou, p. 106. 
Le dimanche d'après la Toussaint. 



i5i SAN 

SANG, 8Airc,'Jr. m., lat SAVouis, sang. 

Jhesn 

Chî nos radems de so sàvg dolsament. 

Poème surBoèc9. 
Jésus.*. <pxi DOQS neheU de son sang éoacemtnt, 

Pos N Oc e Non a met foc, e trag blbc, 
Bertiahb be BoftH : "Non estirai. 
Pnisqoe le seîgnettr Oui et lYon a mis fea , et 
tire sang, 

— Race. 

Aqaelas armas , antres no den portar, si- 
non qne sia d' aqnel sAjrc. 

L'Afhrt «le Batalhas, fol. i44« 

Ces armes , autre ne doit porter, siaon qu'il toit 
de cette race. 

Pro9. Teramen 

Bon SAirc no men. 

B. Carbomel de Marseiixb, CobUu êtpanat* 

Vraiment boa sang ne ment pa». 
C4T. Sang, Bsr. Sangre. po&t. it. Sangue, 

a« Savghia, SAircKiA, saokia, s,/,, sai- 
gnée. 

De laa sakohias. 

Titn d'un petit Traité sur U Saignée, 
Toochanl le* saignées» 

Non dea hom penre pargador 
Volontiers, ni fa^ SAOfltA. 

Bretf, é^amoT, fol. 37. 
On ne doit pas prendre -purgatif volontiers , ni 
faire saignée, 
Deres far saobxa de casco bras, si 1 paclent 

es fort. 

Elue, de las propr,, fol. 91. 
Tu dois faire saignée de chaque bru, si le 
malade est fort. 
CAT. ESF. POET. Songrio, 

S. SaHOKAB, SAMGNAa, SAGl^AA, V, , lat. 

SAVOui'itAfie, saîgtier, jeter du safig. 

Can lo nas sAiroirA a home e no 1 pot es- 
tancar. 

Si tos nas ti saoka e no'l podes restancar. 

ZiV. de Sjrdrac, Sol, 117. 

Quand le nés saigne à homme et il ne le peut 
ëtancher. 

Si ton nés te saigne et ta ne le peux arrêter. 

— Tirer du sang. 

Per febre , lo sol hom SAiicsAa. 

DeITDES DE PBADBS , jéuM. CaSS. 

Pour fij^vre , on a coutume de le saigner. 



SAN 

Una Tdis lo met ^ saove. 

Li», dsSydmc» fol. 73. 
Une fois le mots qu'il se saigne. 

Subit, Séria 'n grens per lo saschab.. 

De las sangmias. 
n en sMuit appesanti par le saigner* 

Part. prés. 

Tant hi ferray qite mos brans n' er saholess. 

BoHiPACE de CA^nOiiiAn : Silot no. 
Tant j'j frapperai que mon glaive en sera sanglant. 

Del cel cayra plœia aASOitirrA. 

Zos XV Signes de la fi del mont. 
Du ciel tombera pluie sanglant^, 

CAT. ESP. PORT. Sdngrar. rr. SémgtûiÊorê* 

4. Saithadob, s. m., saigneur. 
SAniABOKre barbiers. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 45. 
Saigneurs et barbiers. 

5. Sanchos, sangnoz, at^,, saigneux, 
sanglant, ensanglanté. 

La sageta casec devant loy, en lo tanlier, e 

fon tota sAscvozA. 

/^. e<Fer«..fol. 17. 
La flèche tomba devant lui , sur le damier, et fut 
toute sanglants. 

Trobero sa lansa sakcitosa. 

Cat, dels apost, deRoma, fol. 143. 
Trouvèrent n hmee ensanglantée. 

6. SiOfGuiHos, atff,, lat. SAVOJnuctms , 
sangnin. 

Tempta hom savouivos, de Inzaria e de 

gayeza. 

V. et VeH., fol. 61. 
n tenta homme sanguin, par kimre et par 

gaîltf. 

CAT. Sangttinas, bsp. pobt. n.SoHgamoso. 

7. SANGuiNi,'ae^'.^ sanguin, coolear de 

sang. 

Homa SAsovxiris 

A mots bonaa proprietatm. 

Bretf, d^amor, fol. 55. 
L'homme sanguin,,, a de nombreuses bornes pre* 
priëtés. 

Ac an m an tel acolat 

D' fscarlata ab pel d* ermini 

E blisaat de sendat sAirovnix. 

Roman de Jaufre, foL 56. 
Elle eut un inanteau aocoltf d'tfcarlate arec four- 
rure d'hermine et bliaU de tafiètas sanguin. 



SAN 

Avc. cxr, Sattguî. bsv. Stmguino, roRT. San- 
gaimko. rr. Sanguigno, 

sanguin , conlear de sang. 
Es BAMGvtMEA , dfi foica Golor. 

Trad. dCMbucasiSs fol. 2». 
Elle est sanguine, d« oouteur brune. 

GAT. KSP. FOftT. IT. Soitguineo. 

9. SAjiGuiHKirc , <7^'. , sanguin. 

No es otîl osât a colerix ni a saxtouihkitcs. 

Pots... ao Termelhaa per raso de la pel aub- 
tîJ , qae pren de len coior sAifGviKaircA. 

Elue* de las propr», fol. 219 et ^a. 

K'cfi pas utile uitf è bilieas, ni à sanguins. 

Les lèrres... sont vernieilles par raison de la peau 
wbljle , qui prend facilement couleur sanguine» 

10. Sanglestar 9 V., ensanglanter. 

Part, pas, 

OIrrîer eagardet, tôt lo tîc sabolbittat. 

Cbn Rollan 1* entendet, a* espaaa a gardada. 

Et OlÎTÎer la aoa qa^ es tota sajtglbvtada. 
RamuM de Fierabras, ▼. ai53et44i7* 

OtiTÎar ngarda , il le y\\ lont ensanglanté. 

Qaand Roland renicndtt , «on tfpée il a regarda , 
«1 Olivier la sienne qai eat toute ensanglantée, 

Axc. mut.SûAgretitar. 

1 1. EVSA.THAE , v.^ ensanglanter. 

Pûtupsu, Si qae li bras e li costatx 

De tolas partt son khsatkate. 
F", de Si Honorât. 
De aorte qne les bras et les côtÀ de toutes parts 
nnl ^isanglantés. 

CAT. Ksusaegar. 
12. EvSAlTGLVlfTAK, ESSANGLAIfTAR , V.y 

ensanglanter. 

Part, pas» 
De muc e de cervelas son Coh KHSAHGLKif tat. 

Roman de Fierabras, v. 3; 1 . 
De Mii^ et de cervelles ils sont tons ensanglantés i 

▼emieil gonlaino EsasKOiiASTAT. 

KomtSM do Gérard de Aossillon, fol. 56. 
VcrBMil gaofiuion oasanglanté, 

CAT. ISP. Ensagrentar. port. Srisattguentar, 

i3. CossAirGviiriTAT 9 *./!, lat. cowsah- 
GuiinTAT^/?f> consanguînilé, parenté, 
proximité du sang. 

IT. 



SAN 



i53 



Loys rey de Fransa..., jarada cossanou imi- 
tât, laisset sa molher Helienor, filba... de 
Goilbem , comte de Peytios e duc d*AqDitaaia. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. i56. 

Louis roi de France... ^ la consanguinité jurée, 
laissa sa femme H^iënor, fille... de Guillaume , 
comte de Poitou et doc d'Aquitaine. ' 

Totaa personas de propria cgirsAHOuiviTATi 

L'Arbre de Batalhas, fol. 167. 
Toutes personnes de propre consanguinité. 

CAT. Cansanguinitat. asp. Consanguiiddad, 
PORT. Consanguinidtuie. xt. ÇonsanguiniAs 
eonsanguinitate, consangmnitade. 

14. Sania, s.f,, lat. &kviies, sanie, pus ,• 

sang corrompu. 

Prem la fiatola , si es nberta , et tra... savia^ 

Trad. d^MbucasU , fol. 5. 
Presse la fistule , si elle est ouverte , et extrais..; 
la sanie. 
Bsp. PORT. IT. Sanie. 

i5. Sanios, adj.f lat. sàiriosa^, sanieux^ 
corrompu, plein de pus, de sanie. 
Tôt loc SAirios , se es a dire on ha poyrê. 
Mandifica nafras saitiozas. 

Eltic. de las propr., fol. 67 et aig» 
Tout lien sanieux, c'est-à-dire où il j a pus. 
Purifie blessures corrompues. 

up. PORT. iT. Sanioso, 
1 6. SaNGUISUGA , SAHGUISSUGA , SAKGGUl- 

avo/LyS,/., lat. SAifGûisucA, sangsue. 

Êritro qae la sa-Rguisuga sia roorta. 
Si es necessaria iteracio de sAnouissûGis. 
Trad. d*Albucasis, fol. 23 et 56. 
Jusqu'à ce que la sangsue soit morte. 
Si est nécessaire réitération de sangsues. 

PORT. IT. Sanguisuga. 

17. Sa5csuga, sàNcssuGA, s.f., saugsue. 
Sahcssuga es dits , car ama sanc e *l snça. 
Ks semlant a sahcsuga , qni lAay ha set 
qaan may sanc saça. 

Elue, de las propr., fol. 258 et 227. 
Sangsue est dite , parce qu'elle aime sang et le 
suce. 

Est semblable à sangsue, qnl plus a soif quand 
plus sang elle suce, 

ssp. Sangti/a. 



18. Sansuc, f. /!, sangsue. 



ao 



i54 



SAJN 



Aygaa de sahsvc. 

Trad, (PÂlbutasis, fol. 55. 
Eau de sangsue* 

19. Sang dis draco, s. m,, lar, skvcuis 
i>RAConis , sang-de-dragon , gomme 
résine de (fou leur rouge. 

SaVC D£ drago 
Li daretz très jorns per meo. 

Deuses se Pbades, Juz. cass 
Sang-d&^mgon vous lui doonern trois jours 
par fois. 

Sobre aqaela palverîsa sakc de drahoo. 

Trad. d'Jlbucasis, fol. 20. 
Sur celle-là puWërise sang-de-dragon, 

CàT. Simg'de-dragô. esp. Sangre^e-drago. 
rr. Sangue'di-dragone, 

SANGLOT, SAWGLUT, siiiglot, .f. m., 
lat. svROvvtuSy hoquet, rAle. 

Lo SAirGLOTX ve de doas causas. 

XfV. de Sydrac, fol. S^* 
Lo hoquet vient de deux causes. 
SiHGLOT, casoUe violeula coniocio del es- 
tomach, per sa spasmoza dispositio prove- 

nient. 

Elue» de las propr», fol. 9a. 

Hoquet, c'est sou de violente comnotioii de l'es- 
tomac y par sa spasmodique disposition provenant. 

Lo reis engles , cag qa' a *1 sahglitt, 
Car tan lo ve hom estar mat 
De demaDdar sas eretatz. 

. BoiviPAcs se GastelaKe : Era puais. 

Le roi anglais , je crois qu'il a le hoquet, car on 
le voit tant être muet de demander ses lie'ritages. 

-— Sanglot. 

Loa SAHGLOS, los sospirs e'Is plors. 

Passio de Maria, 
Les sanglots, les soupirs et les pleurs. 

AHC. FR. Et l'herbe qai s'appelle alysson... fait 

passer les sanglas da boqnet. 
Amyot, trad. de Plutarque. Morales, 1. 1, p. 139 

CAT. Singiot. XT. Singhiozzo, singozzo, 

a» Sakclotar» v», lat. siHouLTAaff^ san- 
gloter. 

Comesset fort a sospirar, 
A 8AVOLOTA& et a plorar. 

F, de S. Alexis, 



SAP 

Commença fort è soupirer, à sangloter el à 
pleurer. 
XT. Singhiozzare, singoztare. 

SANHA, s,/., lat. sanna , grimace, 
moquerie. 

Savva , Dt inqaît Hieronimos, ab occipitlo 
dîstorto , ore et labris coairactis fit, anterio- 
rani dentîom ostentatione. 

Ambrosii Calepini Bergomatis Lexicon, etc. 

v« SaK5A. 

IVég. explét. Fan vers, a fol entendedor, 
Tal qae non pretz nna savha. 
Devoes se PÂASEa : Bellia m' r«. 
Ils font , pour fol auditeur, vers tel que je ne 
prise une grimace. 

£n iT. sanna ou zarma signifie 
grande dent. 

SAORRA, s, f. f lat. satura a, gros sa- 
ble, gravier, lest. 
De peiras e de saorra... o de terra o d* antra 

SAORRA. 

Cartulaire de Montpellier, fol. ^7. 
De pierres ou de gravier. .. ou de terre ou d'aalre 
grauier. 
CAT. ESP. Sorra. 

SAP, s. m, , lat. SAPÎnus, sapia. 
La perga de saaze sera 
O de SAP O de fost leager. 

Deuscs DE Prases, jéus. cass. 
La percbe de saule sera on de sapin ou de bois 
léger. 

Flaîraz sap en gema e pi. 

BERTaAjrs DE BoRif : Fuilbeta vm. 
Vons sentes sapin en résine et pin. 

SAPHIR, SAPHiKK, SAFia, S, m,, lat. sa- 
pHTaiif , saphir, sorte de pierre pré- 
cieuse. 

Saphir es peyra blavenca. 
Saphir oriental. 

Elue, de las propr., fol. 191 et 192. 
Saphir est pierre bleu&tre. 
Saphir oriental. 

Sapirs dona grant ardimea. 

Bref, d'am&r, foU 3g. 
Le saphir donne grande hardiesse. 
Saphibrs... sembla a color de cel. 

Trad. du lapidaire de Marbode. 
Saphir.,» ressemble à couleur de ciel. 
CAT. Safir, ESP. Zafir, zafiro. it. Zaffiro, 



SAR 

1. Sapribshc, adj,, saphiré, couleur de 

saphir. 

Pa^o... ha... pîeytz saphieuto. 

BluC' d* las propr,, fol. 148. 
Lt paoB... a... ^ïlritkt saphirée» 

SIRCASMOS, 1. m., lat. sargasmus, 
sarcasme. 

SaacAaaoa vol dire ayun coma maladigz o 
Tilania qo' cm dite ad alcana persona per 



Zejr* Canton, fol. iSq. 
Sarcasme Tcut dire autant comme médisance on 
Tilenia qa*<m dit à aucune personne par moquerie. 

90WT. n. Sareasmo, 

SARCOCOLLA, s.f,^ lat. sarcogolla, 

sarcocolle, sorte de plaute. 
LiniiBcnt... ùil àt aloe e «naet e sa&co- 

ooixa. 

TVtul. d^Àlbucasis, fol. 18. 

Uniment.. • lait d'aloèa et d'eneana et de sarco^ 

coUe. 

ISP. Sartoeoia, roaT. it. Sarcocolla, 

SAm)A, s,/,, lat. SAKDA, sardiue. 

Ha ploa gran gaag... peacayre, cant pren 

.1. gran salmo o .x. estofjon , que cant prcn 

.1. aaASA. 

F. et VtH., fol. 98. 

A plus grande joie... pêcheur, quand it prend 

an gnad aaamon on un esturgeon , que quand il 

prend une sardine. 

£s». poAT. Sarda. 

SARDIy S. m., du lat. saeda, cornaline, 

sorte de pierre précieuse. 

S^asi ea de oolor de terra rola..., et es 

brla peyra. 

Sluc. de las propr.j fol. i^. 
CamaiiMM cat de couleur de terre rouge... at eit 
Lclle pierre. 

Lî fondament del mor aon de peîraa pre- 
ciosas... , lo primier fondament es jaapit..., lo 
.\i. a^aoïa. 

TnuL de FJpocafypse de S. Jean, ch. ai. 

Lea fondement» du mur «ont de pierres prë- 
ctenses..., le premier fondement eat jaspe..., le 
«ixieme cormaiine. 

up. roar. SartUo, 
SARDIL, s. m., serge. 



SAR i55 

Voyez Dbnina, t. II, p. 174. 

Testida fon d^ on nier sAaDiL , 
Ab capa griseta ses pelh. 

Guillaume d*Autpool : L'autr* ier. 
EUe fut vêtue d'une noire serge, avec cape de 
grisette sans poil. 

2. Serga, s,f., serge. 

No*l cal yeatir presset vermel ni aaaoà. 
GuiLLAUHB BE DuaroaT : Quar say. 
Ne lui faut vêtir perte vermeil ni serge. 

C4T. Sarfa. aap. Sar^a. poat. Sarfa, it. Sargia. 

3. SiBouA, s,f,, serge. 

No portet veatlr de sieguà* 

P. Vidal : Lai on oohra. 
Ne porta le vêtir de serge. 

SARDOYNE, s, /., du lat. sardow^x, 
sardoine, sorte de pierre précieuse. 

SiaDOTNEs dona castetat. 

Brev, dCamor, fol. 4o. 
La sardoine donne cbasteté. 
AHC. CAT' Sardenta, 

a. Saadonic, s, m,, lat. sARooNTcAicf, 

sardoine , sorte de pierre précieuse. 

Li fondement del mor «on de peiras pre- 
dosas..., lo primier fondament es jaspis... , 
lo .T. sAanoHio. 

Trad. de P apocalypse de S. Jean, cfa. ai . 

Les fondements du mur sont de pierres prë- 
cieases..., le premier fondement est jaspe..., lo 
cinquième sardoine. 

Arabia... , saaDOHix et yrîs en ela hom troba. 

Elue, de las propr., fol. i(>3. 
Arabie... , sardMnes et iris en elle on trouve. 

ESP. Sardonix, it. Sardonieo. 

3. Sardina, s, /,, sardoine, sorte de 
pierre précieuse. 

Amora a aignifiausa 

De maracde o de sAaoïxrA, 

Qo'ea de joi cims e racina. 

Marcabeus : Per savi '1 tenc. 
Amour a signification d'ëmeraude on de satdoine, 
vu qu'il eat de joie sommet et racine. 

SARGOTAR, v. , jargonner. 
Stibst. Cor m\ *n fai laîgna ^ 

Ab lor sabcotae. 
Pierre de la Caravahe : D' un sirvenies. 
Le cœur m'en fait affliction avec leur jargonner. 



i56 SAR 

SARIGOT , sEEiGOT, s, //?., petit-lait. 
Layt..., la partîda groua es fromagge, la 
aygosa es sakicot. 

Prezorat, es layt en estomach d* alcanas 
bestias endunit per la separatio del sbhioot, 
del boder et del fromagge. 

Elue, de las propr,, fol. 273 et 275. 

Lait..., la partie épaisse est fromage, l'aqueuse 
est petit-lait. 

Prérare, e'est lait eo estomac d'ancnoes bétes 
endnrei par la sépanlion du petiP-lait, du beurre 
et du frooiage. 

SARNALHA, s./., sarnailie, sorte de 

lézard. 

Sarhakha. . , tpeda de lanxerr. 

Qaan la sa eh a lh a ve alcona serpent près 
home dorment, soptament li santa sobre la 
cara e'I rerelba. 

S lue. de las propr., fol. a58 et 237. 

La sarnailie.,., espèce de Usard. 

Quand la sarnailie Yoit aucun serpent près 
d'homme dormant, subitement elle lui saute sur la 
face et le rtfTeille. 

SARRAR, SERRAR, v.> lat. SKtjAe, ser- 
rer, fermer, enfermer, rétrécir, pres- 
ser, embarrasseï:. 

Qaan lo Tescoms s' en aperceap... , fes fort 
8BR&AB. e garder la domna. 

y, de B.» de f^entailour» 
Quand le vicomte s'en aperçut... , il fit fort en- 
Jermer et garder la dame. 

Sbrrhroh lat portas per lo sien mandamen. 

. F", de S» Honorât, 
Fermèrent les portes par le sien commandement. 

Ans qne la mort li srrr' el vis. 

PlERRB d'Auye«gN£ : Cui bou Ters. 
Avant que la mort lui rétrécisse le visage. 
Fig, SI se sARRSROir ensems per qa* il se def- 
fendess^n d* al com Rîchart. 

y. de Bertrand de Bom, 
lis so serrèrent ensemble pour qu'ils se défendis- 
sent du comte Bichard. 

Malvestatz eatreing e ssrra e lia. 

BERTaAiTD DU PuJET : De sirventes. 
Méchanceté étreint et serre et lie. 

Part. pas. Si era la porta... sarrada. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 141. 
Si la porte étaii..,JenHée, 

Es tôt eiitorn claas de fossalt 



SAR 

Ab lissas de forts pals srrkatx. 

Bertrahd'db Borh : Be m play. 
Est tout à l'eofour clos de fossés «vee palissade» 
de forts pieux, serrés'. 

Fig. No y a cors tan sbrrat d'ergnelh 
C Amora, ai a toI, dedins non renh. 
A. Dabibi. : Ab plaxer. 
Il n'y a coeur si pressé d'orgueil qu'Amour, s'il 
Teut , ne règne dedans. 

Toma sBRRATE e oortz. 

Nat de Mohs : Sitôt n«m es. 
Il devint serré et mesquin. 
B8P. PORT. Cerrar. it. Serrare, 

2. Serra, s,f., serre, défilé, colline. 

En plan o en sbrra. 

Bambaud de Vaqueiras : Troan mala. 
Ku plaine ou en colline. 

Qae ro pendon en ana serra. 
Guillaume de Bbrguedait : Talans m' es. 
Qu'ils me pendent dans un dèJSlé, 
ESP. Sierra, port. it. Serra, 

3. Serradura, ^. /., du lat. sera, fer- 
raelure, serrure. 

Pessa portas e sbrradura. 

F. de S. Honorât, 
Brise portes et serrure. 

Fig, Qoan trais la man de son gan. 
Trais del cor la sbrradura. 

Aimebi de Bellihot ( Per Crist. 
Quand elle tire la nsain de son gaùt, elle tire du 
cœur la serrure. 
CAT. Cerradara. it. Serraiura. 

I\, SeRRAILHA, SERRALHA , SARRAI.BA, 

*•/•* serrure, fermeture, enceinte, 

clôture. 

Las SARRAÎ.HAS eu las portas. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 117. 
Les serrures dans les portes. 

Fermer lassARRALHAS per qoe, dîna mayso, 
totas caosas sio plan segaras. 

Elue, de las propr,, fol. iv]. 

Fermer les serrures pour que, dans maison, 
toutes choses soient plus sûres. 

Loc, Lai on sentes Tanstir moatos. 
Vos h^ del intrar plus cochoi 
Qii' al pal ni a la sbrrailra. 

Bertsand de Bobn : Haitolio. 
Là où vous sentes râtir mouton , vous toos h\it% 
de rentrer plus empressé qu'à la palissade et à la 
fernirture. 



SAR 

Fi^^ Conoitsensa e I«rgoeu 
Son las clans de proexa , 
Poder es la saaRALHA. 

AairAVD DE Habusil : Basos as. 
Connaissaoee et brgene sont les clefs de proaesse , 
poaToir (en) est la serrure. 

ssp. Cerraja, rr. Serraglia. 

5. Sc&mALH, X. m., arsenal, enceinte, 
dot are. 

/S^. Tôt non sen ten dina mon skeralh. 
Bbitràhb dk BoaH : Un sirTentei. 
Tout non sens je tiens dans mon arsenal. 

Métrai lo chan en sebaalh. 

GAama D'ApcBisa : Mos Ominals. 
Je Bsetlni le cbant en clôture* 
iT. SermgUb. 

6. Sa&rameh, s, m,, rétrécissement. 

Contra SARRAMSir 
De nars, failz antre gnerimen. 

Deus^ de PtADES, Aux. cass» 
Contre rétrécissement de narines , tous faites an- 
tre remède. 
isv. C^rramiento. xt. Serremento. 

7. Sabradameit, adv.^ serrement, étroi- 
tement, d*une manière serrée, en ligne 



Son se Gomensat de retirar... sarradam^it. 

Chronique des Albigeois, col. 38. 
Us se sont commencé de (se) retirer... en ligne 



8. DkSSA&RAE , DETSSABRAB , DBTSSARAE , 
DESSEEEAB , DETSSEEEAE , DETSEEEAE , 

V., desserrer. 

Albarestas et arcs DBTssA&Aa e deatendre. 

D' albarestaa maotca clana 

Et catreynea e DXTUAtRAR. 

Lo Tesiir de son cors dbtsssrra. 

F. de S, Honorât. 
Aitelèles et arcs deaserrer et détendre. 
O^arlialètes maintes clefs et ëtreindre et desserrer. 
Le vêtir de son ciMrps il desserre* 

— Déployer. 

Fai sonar las trombes e hx DsssxaaAR los 

sieoa oonfanos. 

y. de Bertrand de Bom. 

Fait tonner les trompettes et fait déployer \e» 

«tcas (onlânoos. 



SAR 157 

— Descendre , venir. 

Co foker can del cel dess^iia. 

Los XF Signes de Ut fi del mon. 
Comme la foudre quaitd du ciel elle descend. 

— Jeter, lancer. 

Brandir lansas e bordoa 
E cayrels dissakrah eapea. 

PiEBRE DU YiLAR : Sendats vermelhs. 
Brandir lances et piques et dards lancer épais. 

— Accomplir, délier. 

Fetx son rot, e lo venta DBYssBaaAR. 

F. de S. Honorât. 
Fit son TOBU , et le vint délier. 

— Se lever, soaffler. 

Meton 5* en mar, lo venz dstsebra. 

F", de S. Honorât. 
Ils se mettent en mer, le vent ^ou^e. 

iT. Disserrare, disemtre. 

9. £irSEEEAE, ESSEREAE , ESERAR, BSSAR- 
RAR, EISSABRAR , ETSSARBAR , ISSARRAR, 

V., enfermer, enserrer, enclore. 
Dedios sos magers cofres las fetz poeys bserar. 
Roman de Fierabras, v. 4999* 

Dedans ses plus grands coffres les fit ensuite en- 
Jermer. 

Es cnm aura esmeratz que om BSSBaA. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. 36. 
Il est comme or épuré qu'on enferme. 

Don el n' ac gran gelosia , et xhsbb.bbt la 
en nna tor. 

V. de Guillaume de Cabestaing. 

De quoi il en eut grande jalousie , et Ven/erma 
dans une tour. 

— Envelopper. 

Aîssi *1 clan e *ls bhsbbra 

Qa' Engolmes a per fort cobrat. 

Besteand de Boeh : len cbant. 
Ainsi il les clôt et les enveloppe qu'Angoulême ÏJ( 
a par force recouvré. 

En enta vots escridan: Anem los kssarrab, 

Guillaume de Tudela. 
A haute voix criant : Allons les envelopper. 

Part, pas, 
A 'N Bertrand Foie man , com liom bssbbav^ 
Per so qn' el aîa de venir voloniat, 
Qu* el jorn , esiam nos el caval armât. 

Gui de CAYAiLLOn : Doas çobl|s, 



i58 SAR 

Au seigneur Bertran4 Foie ja mande , comme 
homme enfermé, a6n qu'il ait de yenir Tolontë, 
que, le jour, nous sommes sur le cheval armés. 
Entre doas posiz miBRaADA. 
Vos la tenretz dos jorns entiers. 

Dkvdes de Phases , Auz. cass. 
Entre deux planches enfermé» tous la tiendres 
deux jours entiers. 

Fig, Tenebras H an sssbratz los oils. 

Trad.deBhde,ïo\.v3. 
Ténèbres lui ont enveloppé les yeux. 

Non es tan ferm ni tan enseîgoats 
Qn' en aital pas non fos totz xissarratz. 
GiSAUD DE BoaNEiL : Quant creis. 
Il n'est si ferme ni si instruit qu'en pareil pas il 
ne fut tout enserré. 

En la mar say per lieys profandamens 

Etssarratz. 

SoRDEL : Aitau ses plus. 

Dans la mer jtf suis par elle profondément enclos. 
Tan vey qae tortz s' afTassa 
E dreitz es bs8era.tz. 

G. RiQuicR : Res no m val. 
Tant je vois que tort se déguise et (que) droit 
est enfermé. 

Ancmaîs no fhi I8sarra.tz de csoMimen. 
Ix COMTE DE Poitiers : Companho farai. 
Oncqnes plus je ne fus enfermé (embarrassé) de 
chois . 

Aire. CAT. Enserrar. bsp. port, Encerrar. ix. 
Imerrare. 

lo. InsERcio, J.y.9 lat. iNSERTio, ente, 
greffe, écusson. 

Es temps de empentar e de zhsrrcio. 

Elue, de las prôpr.j fol. 129. 
C'est temps d'enter et A* écusson* 

SA^RRàZIISTëSME, f. m.^ sarrasinisme, 

pays soumis à la loi sarrasine. 
Princeps d* Arabia e de sarrazizi esur. 

Cat, dels apost. de Roma, fol. 82. 
Prince d'Arabie et de sarrasiràsme. 

SARRIA , j./., sarrie, sorte de panier 
qu'on met sur les bêtes de somme. 

Saoniada de sarrias doua nna sarria. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 117. 
Charge de sarries donne une sarrie, 
CAT. ESP. Sarna. 

SARTA, SABTAN,SERTAN, «./.^ lat. SAR- 

Tkgo, pocle à frire. 



SAT 

Saomada de sartas. 

Saomada de sartaks de ferre, .1. d. 

Cartulaire de Montpellier, fol. lo5 et i \^. 
Charge de pocles. 
Charge de poêles de fer, un denier 

Com la sERTAir cant esta sol faoc. 

Abr. de VA, et du N.-T., fol. 41. 
Comme la poêle quand elle est sur le feu. 

ESP. Sarten, port. Sarta, 

SARTRE, SARTOR, s, m,, lat. sabtor, 

tailleur. 

Gnillems Figaeraa si fo de Tolosa , fila d* on 
SARTOR, et el (b sartris. 

r. de G. Flgueiras, 

Guillaume Figneiras fut dé Toulouse , fils d'un 
tailleur, et U fut tailleur, 

E '1 SARTR* e '1 sabatier. 

G. BiQuiER ; Pus Dieu. 
Et les tailleurs et les cordonniers. 

AHc. FR. Jean Mosset, sartre da lien d*EspaIi... 
Maibelin Alboîn, sartre on coostarier. 
Lett.derém,, \[^\ et 1454. Carpehtibe , t. 111, 

col. 70a. 
CAT. ESP. Sastre. it. Sarto, sariore. 

2. SaRGIDOR , 8ARSSIDOR y S. m., lat. SAR- 

GiTOR , ravaudeur^ couturier. 
A BSARssxDORs et a ssartors, lo portai noo. 
Sartors o sarcidors. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 44 ^t 45. 
A rauaudeurs et à tailleurs , le portail neuf» 
Tailleurs et couturiers* 

SATAGIA, s,f., du lat. sgbidta , éclat, 
débris, esquille. 
Pessa del os separada o sata'oias. 
Totas aqaestas specias, fractnras, bataoias, 
so son pessas ayssi cnm atelfaas aeparadaa. 

Trad. d'Albueasis, fol. 58. 
Pièce de l'os séparée ou esquilles. 
Toutes ces espèces, fractures, e«^ui//e«^ ce sont 
pièces ainsi comme fragments séparés. 

it. Sckeggim, 

SATANIS, s. m., satin, 3orte d'étoffe. 

De SAT A VIS blanc. 

CaryaMagaioH,,'p. 9. 
De salin blanc. 

SATHANAS, sadahas, s, m., lat. sata- 
NAS, satan, démon. 



SAU 

L* tTeniraen de satoahas , lo fait propbela. 

JLiV. de Sjrdrac, fol. 6. 
L'aTéaement de satan, le ikux prophète. 

La irah toinjet on somi en son darnien , 
Qae TÎt nn sADAVAii sembUn serpen. 
Komamde Gérard de Rostiilon, fol. 109. 
Ia anil il eongea uo ionge dans son dormant 
rsonaseil ) , de sorte qu'il vit an démon ressemLbnt 



v«/ 



C4T. ESP. Satanas. port. Satanaz, it. Sata^ 
massa. 

SATIRI jS.m.y la t. sattbiw, satyre. 

Satiris , so bestias mot estr^nhas ab ca- 

rangea bomaoala. 

Elue, de laspropr,, fol. 25o* 
Satires j ce sont bétes moull étranges svec TÎssges 
banaios* 
CAT. xap. Saàro. port. Siityro, it. Saùro. 

SATURNUS, s, /w,, lai. saturhus, Sa- 
turne y planète. 
La pramîera planeta s*apela satorhus. 

£iV. de Sydrac, fol. 53. 
La première planète s'appelle satume, 

Saturvus es lo planètes 
Par totx los antres sobîras^ 

Brev. (Tamoft fol. ag. 
Satumm est la planète par-delà tontes les autres 



CIT. ESP. PORT. rr. Satumo, 

SÂ.UMA, J./, ânesse. 

En lait de sauma an tenprat 
Fafas. 

Lb noms SB McHTAUDOH : Cent tnit. 
En lait 6'dnesse elles ont trempé fères. 
Ab lait de saumaU mesclarets. 

Devdes de Psades , A us. eau. 
ky^c lait à^dnesse toos le mêleras. 
CAT. Saama. 

2. SAumsmA, SACMiEniA, 5. /. , Aoesse , 
béte de somme. 

La SAUMIBIRA 

De Balaham, la qoal trob ien 
Qae parlet per rertnt de Dien. 

Brev. d*amior,'fo\* a. 
Valusse de Balaam, laquelle je trouTO qu'elle 
perla par rerta de Dien. 
Ton rey qne a' en re sobre lo poli de la sau* 

■IBEA. 

Frag. de trad. de la Passion. 



SAU i5g 

Ton roi qui s'en vient snr le poulsin île Vdnesse. 
CAT. Somera. 

3. Saumikr, s^ m., âne, mulet, béte de 
somme. 

Toqnîeg axes e saumiers. 

BAiiroifD d'Avicnon i SirTeni sny. 
Je gardai ânes et bétes de somme. 

Qne aporleron te presens 
Sus en carres et en sAumsas. 

Roman de Jaufre, fol. ro4' 
Qui t'spporlèreat présent! tus en chars et en bétes 
de somme. 

Fig. Li pe so saumibe del cor. 

Liv. de Sydrne, fol. 118. 
Les pieds sont bétes de somme du oorpt. 

— Anier, {gardien de bétes de somme. 

Per carois non anara sauuibbs. 

Bertraud de Bosh : Mies sirventes. 
Par chemins n'irs dnier. 

Fig, Diens es heretiers ses fi e ses comensa- 
men, saumiers de tots bes qoe Tenon de 

Ihny. 

Liv, de Sydrac, fol. isS. 
Dieu est héritier sans fin et sans commencement , 
gardien do tous biens qui viennent de lui. 

ANC. pR. Lequel estoit so/natier et serviteur 

dndit seigneur. 
Lett. de rim. de T469.CAapE5Tna, t. III, col. 677. 

rr. Somiere. 

4. Saumada, s,f,f charge d'une béte de 
somme. 

La meton desots cent sauisai>a8 de legna. 

F. de S, Honorât. 
La mettent dessous cent eharges de bois. 

Gitar la sauma.da del dos a terra. 

Liv, de Sjrdrac, fol. 36. 
Jeter la charge du dos i terre. 

SAUR, 80R , adj,f saure, blond, jaune. 
Cet Ihi menet... 
Un cbsval saur. 
Aomande Gerdrd de Rossillon, fol. 5g. 
Gelui<^i lui mena... nn cheval saure. 

Tan qnant aurett pel saur ni bai. 

P. Bo'giers : Senher Baimhautr. 
Tant qne tous auras poil blond et hai. 

Blanca, saura e bropa. 

Amanieu des Escas : En aquel,^ 
Blanche , snure et brune. 



i6o S AU 

> — En terme de fauconnerie. 
Aostor cant es saum. 

DeuSES SB PlASU , ÀUM. COSS. 

Antour (fuaiid il est saure, 

AHC. VR. Et boin heanme e boin destrier sor. 
Roman du Renart, 1. 1 Y, p. 371. 
Richece ot sas ses treces sores 
Ung oercle d*or. 

Roman de la Rose, ▼. ioqS. 
XT. Saura. 

> — Subst. Jésas- Christ. 

£1 reprochîer qa* el Saur di : 
C cm non conois tan be en si , 
Corn eb aotrai, son falbimen. 

P. DuRAHO : D' un sirventes. 
Le proveriM que le Blond dit : Qu'on ne connaît 
pas si bien en soi , comme en autrui , sa faute. 

*— ^ Soleil levant , ciel , éther. 

Estan a las fenestras , davas lo soe. 

Roman de Geratdde Rossillon, fol. 98. 
Étant aux fenêtres y devers le soleil levant, 

Loe, Pais davala pi as tost qa* aacels de soa. 
Roman de Gérard de Rostillon, ibi. 1 15. 
Puis il descend plus vite qu'oiseau du citl. 

2. Saurar , V, > blondir, rajeunir. 

Fig, G' om uo il torn son oc en no ^ 
£ pnosca son dits saurar. 

HuovBS DE SAiRT-Cra I Canson< 
Qn*on ne lui tourne son oui en non , et qu'il puisse 
son propos rajeunir. 

SAUTARELLA, *./., sauterelle, sorte 

de pantomètre. 
Pren una sautarrlla. 

Trad, du Tr» de l'Arpentage, part. I, c. 35. 
Prend une sauterelle, 

BSP. Saitaregla, 

SAUZE , S. m.y lat. SKUCBm, saule. 

Bt'ota *1 SAUBBS e 1 saacs. 

Mabcabrus : Al départir. 
Pousse le saule et le sureau. 

La perga de sauzb sera. 

Dbudss db Prabes , jéus. cass, 
La perche sera de saule. 
CAT. Salter. Rsr. S4ilce, sauce, it. Saleeia. 

2. Sautz, s. m,, saule. 

Fnelb e flor paron de poniier, 



SAV 

Ë son, al fracbar, SAUTZ e sanc. 

Mabcabrus : Al départir. 
Feuilles et fleurs paraissent de pommier, et (ce) 
•ont , au produire des fruits , saules et sureaur. 

3. Sauci, s, m., lai. SAUciitm^ saussaie, 
lieu planté de saules. 

Lo fan dinar lat nn sauci. 

Ti la senba de K. per un sadcis. 
Roman de Gérard de Rossi lion, fol. 11 1 et 25. 
Le font dîner à e&ié d'une saussaie. 
Je vis l'enseigne de Charles parmi une saussaie. 

RSF. Salcedo. it. Salieeto. 

4* Sauzeda 9 s./., saussaie. 
Coma albareda pfcr sauzbda. 

Lejrs d'amers, fol. 68. 
Gomme albarède pour saussaie, 

■sp. Saieeza. 

SAVAI, SAV AT, adj,, lâche ^ fainéant, 

méchant y perfide, fourbe, infâme. 

Qae sapcban qnals es pros ni savats. 

Gui d'Disel : Ane no.- 
Qu'ils sachent quel est preux, et lâche. 

Jovens qae goerra non pais 
£sdeTe len flacx e savais. 

Bertbavb de BoBir : Aidons nou. 
Jeune homme que guerre ne nourrît pas devieat 
bientôt flasque et lâche. 

Malgrat de gent sa Va ta, 
A totz jorns ereis vostra valor veraya. 
Poirs DB Capdueil : Hamils e fis. 
Malgré de la %/tnl fourbe, à toujours croit votre 
vraie valeur. 

Fig, Per avols faitz savais 

Que faî desconoîssemen. 
Gavbert, moine de Puicibot : Près sui. 
Par l&cbes faits méchants que produit ingratitude/ 

Sttbst, Li sordeior eMs savais 

An lo inielhs e '1 meinbs del fais. 
PiBRBB d'Auvergite 2 En estiu. 
Les plus avilis «t les lâches ont le mieux et It 
moins du faix. 

SAVEWA, s. f. , lat* satbna, Toiley 
mousseline. 

Velùm beatae Maria qaod dîcitnr aancta sa- 

VBITA. 

Tabul. S, Flct. Masstlienâis.CAAnMTm, 

t. Ilf , col. 70^/ 

Tut entorn son cap liada 



SÂZ 

SAVU^'ac pnmâ d* on Iblldl, 
Ah qofi son ettreit tei ctbeil. 

Roman de Jaujrt, fol. 56. 
TMt cvtimr de m idt« \\é ell» eut un wtiU 
lui feuillet , arec qnrâ font ettachéi 



SAZ 



i6i 



ASC va. Item, poar ehacnne tête sapene ba- 
binefiloMUe. 
2T(. de i544* CAtFBimu, t. III, ool. 780. 

SàYINA, «• yi> lat. sàbiha, sabine , 
sorte de plante. 

Sawa..., ms foelnes so medldnaU. 

Siâie. de Uu propr. , fol. 9a3. 
SaAimm.*; am iéuillei Mmt mtiîeineles. 

Lewa clar de sabima. 

Dkudbs bb Paadu , jius. cas's. 
iént'ir^ deiro de Sabine. 

CAT. KSr. POAT. IT. ^oMm. 

8A7TAB, 9., lat. satiae^, rassasier, soû- 
ler, combler. 

Fig. Qne hom sabie de la pastnra de la pa- 
canla de Diev. 

Trad,deB^deJiÀ.^. 
Qu'où rassasie 3e le pâture de la parole de Dieu. 

Paru peu, Léo..., quant es sasx, dos o très 
joma fil abstinencîa. 

Bbtc. de las propr., fol. aSa. 
Lûn... , quand il est rassasié, deux ou trois 
jouis il iâit abatÙMuee. 

c&T. Ksr. roRT. Sadar. n, Siuiare, 



Las terras colre don hon pren satnritat e 

SACIBTAT. 

Elue, de las propr,, fol. 11^. 

Guitare de terre «fui denue atfondance. 

Caltiver les terres dont ou pread ressasiement et 
abondance» 

CAT. Sadeuu, as». Sùàtdad. port. Saeiedade, 
IT. Sasùtà, ssuneuue, ssusU 



a. SASumvT, saxiavs» , i. m., rassasie- 
ment y réplétîon« 

Per grau saxxambn de viande . 

Trad. de Bède, fol. 5a. 
Vmt grand rassasiement de nourriture. 

Ptg, Anima... en re plus no troba sasiauutt. 

Bloc* de las propr., fol. a3. 
L'âme... en rien plus ne tronre rassasiement. 

ASC. CAT. SàieÙMmênL n. Soêiamenio. 

3. Sacixtat, s,/,, lat. SACtMTA'rem, sa- 
tiété. 
En P antre aooisec iaciitat. 

l\rtd. de Bède , UA. 1 1 . 
b Fautre pensait satiété. 

— Âbondanœ. 

Collnra de terra qae dona sacibtat. 
IT, 



4. Saziok, adj\, rassasié y comblé. 
BSg. Enans qae no s tenon 
D* aver per sAsxon. 

Nat 1>b Moms : Sitôt non es. 
Avant qu'îlr ne se tiennent pour comblés de ri- 
cbeise. 

Ai lo eor de joi sAztoR. 

Mabcabrcs : A r alena. 
J'ai le oosnr de joie rassasié. 

IT. Sagio, 

5. SATUaiTATy S.f.y lat. SATimiTATeiTI ^ 

rassasiement, superfluité. 

Las terras colre don bom pren satubitat 
etsacietat. 

BiuCf de las propr., fol. 1 14. 

GultiTor les terres dont on prend rassasiement 
et abondance. 

IT. Samritàf satitrka», saturitade. 

6. SaDOLLAB., SADOLtoARy SADOLAE , V* , 

lat. sATULLAEtf, soùler, rassasier. 
' Saturare vol dire sadolhar. 

BUtc. de las propr*, fol. 1 14. 
Satubakb Teut dire rassasier. 

La sabor de las fiandas qoe non por lo cors 

SADOfiLAR. 

y. et P'ert., foi. 21. 
La saTeur des aliments qui ne peut le corps ras* 
sasier. 

Contre eel qoe manna vos dert, 
De la qnal tola tos sadolbt. 

Lejrs d'amors, fol. i36. 
Contre celui qui manne Tons donna, de la- 
quelle tons il TOUS rassasia. 

Pig. Qne Diens la pasca e la badoub ^e sas 
doesom. 

r.e<r«r(.^fol.83. 
Que Dieu la repaisse et la rassasie de ses dou- 
ceurs. 

Ges SADOLAR no s podia 
Debaysar. 

Passio de Maria. 
IVnnt rassasier ne se pouvait de baiser. 

21 



l62 



SAZ 



Part» pas, Despeudon... so de qac motx paa> 
bre poyrîan esser revengat e sadollatk. 

Ils dëpemcnt.'* ce de quoi de nombreux iNiOTre$ 
poarraieat élre reeUaréi et rassasiés, 

AKC. FH. CSaas de sa conrt paîst et saoile. 
Roman ds la VioUtte, p. iSg. 
. De li baùier ne poet ealre bien saoulée. 

Roman de Berte , p. 171. 
E li fameUtns saulst aanl* 
jénc» trad. du Psaut. Ms. ds Corbie, ps. 9. 

Aivc. CAT. Sadolhr, it. Satollare. 

7. Saool , adf\, la t. satviJus, soûl, ras- 
sasié. 

El ventre del felo non er ja sai»ols. 

Trad, de Bide, fol. 52. 
Le ventre da fëlon ne pefa jamaû so^l» 

Cant ela ei sadola. 

Liv. de Sydrac, fol. 33. 
Quand elle est sodle. 

Fig, De la honor qae las gens Ihi ftn cl non 
poîria esser sadols. 

£iV. de Sjrdrac, fol. 35. 
De l'honneur que les gens lui /ont il ne pourrait 
èin rassasié. 

Subst. Pneîâ qn* boni n* a so sADOt près. 

Brw. d^amor, fol. 197. 
Après qu'on en a pris son soûl. 

AHC. rAT. Satloll, IT. Satollo. 

8. SADOLLAtfBN, S, m,, rassasicmeDt. 

Fig. Gang, ts SAi>or.LAMXV del cor. 

Aytal sADOLLAmui e tal oofôrt met lo S. Es- 

périt en cor. 

y. et Fert., fol. 35 et io5. 

Joie , c'est rassasiement de cœur. 
Pareil rassasiement et tel confort met le Saint- 
Esprit dans Te coeur. 

Aire. CAT. SadoUasnent. xt. Satoliamema» 

9. Sapoleza , s. y.^ soùlesse, satiété, 
réplétion. 

Can lo ventre s* esten per sadolexa , V agn- 
lîos de loznria s* eaaov. 

Trad. de Bède, fol. 41. 

Qfland le ventre s'étend par sodlesse, l'aiguillon 
de luxure s'ëmenf. 

IT. Satolleza. 
10. ASAZIAR, ASSAZAR, A8SASAR, V., T9A- 

sasier, remplir, combler. 



SAZ 

Fig. Cant parUs de Den , devet en aîssi atera- 
prar ta paranla que ta n* asazxcs los au- 
sens coma de vîanda. 

Trad. de Bide, fol. &5. 
Quand tu parles de Dieu, tu. dois tempérer ta 
parole par ainsi que tu en rassasies les auditeurs 
comme de nourriture. 

Part, pas. Can seran assasatx. 

I^AT DB MOHS : Sitôt non. 
Quand ils seront rassasiés, 

Fig. len ai ganre d* amicx manens et assasatz. 

IzARH : Digues me lu. 
J'ai beaucoup d'amis ridtes et rassasiés. 

Snbst. El pas assaxats 

Mas de pretx a uUn. 
T. d'un comte et de Guillaume : Guilbem. 
Le plus rassasié, daTantage a faim de mérite. 

AKC. ra. S'il fassent rice et assasé, 

Qai sont hamle par povreté. 
Roman du Renart, t. IV, p. 178. 
Mont par a cil malvcae vie 
Qui nnic feis ne ^asaùe. 

V Trad. du Castoiementj conle 8- 

CAT. Assaciar. a ne. it. Assaziare. 

1 1 . AssATz , adç., assez, beaucoup , con- 
sidérablement. 

Membres 11 qii' assatz qner qal s complaîng. 

Petrols : D' un bon vers. 
Qu'il lui souvienne qu^asses demande qui se plaint. 

Ane hom de mon linhatge* 
Ni de maior valor assatz, 
Non amet tal , ni 'n fon amats. 

GiKAUD DS BoRHBiL : No pucs Sttfrir. 
Onoques bomme de mon lignage, ni de beaucoup 
plus grand mérite, n'aima telle, ni en fut aimé. 

Comte d' Urgélli, assatz a têts fromen. 
Bertraud de Borh : Un sirrente*. 
Comte d'Urgel , vous aTCZ considérablement fro- 
ment. 

Saber pot veramen 

Qa' assatz a de qae s planha. 

PoHS DE Capduiil : Ben es fols. 
Savoir il peut véritablement qu'il a beaucoup de 
quoi il se plaigne. 

Lo nostre rey assatz a de poder. 

Berxbamd de Borh : Un sir rentes. 
Le notre roi a assez de pouvoir. 

AHc. FR. Assetz oî avez fabler. 

Guillaume le Noriiand : Bestiaire. Ms. de la 

Bibl.duBoi, 0.16. 
RoHBRT , Essai sur les Fabulistes, LYIII ■ 



SAZ 

ASC. CAT. Jssats. ASC. t»P, 'As€U. ToaT. Asseiz, ' 
assoi. iT. Assai. 

la. AiACiAMBHT, X. m. 4 rassasiement, 
réplétioD. 
Seignlier Diens , ja no nt qnler grantz tezaa- 



SÂZ 



i63 



Mu lantats « moq oort et asaciaiievts. 

Pinas DB CoBBiàc : El nom de. yar, 

Sdgacmr Dmo , j« ne tods demande jamais 
fonda tWmnrMationa , nuùa «antdi mon corps et 
r iuâtuwm m ikî* 
ASC. GAT. jtsaaeiament^ 

i3. Rassagiament, s, m., rassasiement. 

Fig, Pd aAaaACXAMUiT de la paraala de Dea. 

Trad,tUB^de,io\. 12. 
I^r la rtuêoslement de k parole de Diea. 

14. RaSAZIAE, RBSAZUR, BESACIAa, V,y 

rassasier. 
Part» pas. Si avia .m. joma o .lui. dejnnat. 
Si âariael aon cors de tôt rasasiat. 
Homam de Fiérabras^ r. ao33. 
Qooiqo^ eût trois jours on quatre jeûné , pour- 
taot il annit aon corpe entièrement rassasié» 

Fig. De mot gran riqnesa ero rbsasiat. 
Roman de Fierabras , r. 248. 
De noait giande riehena ils étaient rassasiés. 

S* fl peMa en sBaACiABAdedina ae d*aqne1 pa 

Trad. de Bède, fol. 1 a. 
Si la penw^ était rassasiée dedans soi de ce paio. 



i5. AsAiK>i.AB.y V,, soûler, rassasier. 

Fan. pas. Que Ih{ fraire bero del ▼!, maa non 
jea Aa A 001. AT. 

Trad. de. ta règl. de S. Benoît, fol. ai. 
Q«c les frArct boÎTent da vin , mais non point 
soOU». 
CkT. Aseadolar. 

SÂZIRy SATziR, v.^ saisir. 

&ey e comte, baylo e eeneacal 
▼olo'Ia caatela e las terraa SAsia. 
KADioimDKCASTXLlfAO : Mon sirroptes. 
Bois et comtes , liaillis et sënéclianx renient les 
dwieaax et les terres saisir. 

Sathg aon eapient, don lo fer fo cayrats. 
Koman de Fierabras, r. 1049. 
Saisit aon épîen , dont le fer fut équarri. 

Fig, Don hom mais cent ans dorar 
Qni*l joy de s' amor pot sabie. 
la GOHTI BB POinCBS : M Ottt janseos. 



Doit plus de cent ans durer l'homme qili le plaisir 
de son amour peut saisir» 

Près mos hnels e saxic mon coratge. 
GiRAi» DE BoiKEii. : Ar ai gran. 
Prit mes yeux et saisit mon cœur* 
Ab nn esgnart lo ferits 

E *1 aABXTB. 

Q. Faidit : Pel joi del. 
Arec un regard le frappa et le saisit* 
Part. pas. Sazit an traatot mon domaine. 

V. de S. Honorât. 
Hê ont saisi tout mon domaine. 

a. Sazina, saizina, X. f,^ saisine, dé- 
pendance « dépôt, possession. 
Près r an demàntenent e mea en Inr sauha. 
Aoampet sept ans lo blat en la sabiita. 
Non an pins portât de tota lar saxzixta 
Maia lar nobles veatirs, qn* eran d'obra ara- 

bina. . 

F", de S. Honorât. 

Ils l'ont pris sur-le-champ et mis en leur saisine. 
Il assettibla sept ans le blé dans le dépôt. 
Ils n'ont plus porlé de toute leur pqssession ex- 
cepté leurs nobles vêtements , qui étaient d'œurre 
arabe. 
AHC. FR. De Renart qni gailer ne finç 

Tien-ge cest selts : Monlt Tant saisine. 
Bftman du Renart, t. il, p. 221. 
Car il snnt en saisine on tant il remaindront 
QD*â la propriété, s*!! pneent, éteindront. 

Jebah db Mburg, Test., t. 795. 
Loyanz a mors qni doas caers doate et maire 
A le mien mis en si donce saisine. 
Jakes dbGtsok : Quant la saisons. Ms. 7223, foL i5. 

3. Sadina , s, /., saisine. 

Sadiha et poasesion. 

Tit. de 14^2, Bordeaux. Gab. Monteil. 
Saisine et possession. 

4. Desazib , DESSAziR , V. , dessaisir , 
abandonner, détacher, renoncer. 

Fig. Vaelb qn* om me talb la lenga , 
SMen ja de leis créai laazenga, 
Ifi de s* amor me nasAnc. 

Rambavd d'Orahgb : Pos tais sabers. 
Je veux qu'on me coupe la langue , si jamais ton- 
chant elle je crois la calomnie , ni de son amour je 
me dessaisis. 
Fart. pas. 
La terra ti rendrai tota don t* ay desazit. 
Roman de Fierabras, v. 4871. 
La terre je te rendrai tonte dont je t'ai dessaisi» 



i64 SÂZ 

5. DsttÀZiHA, s. jT. , dépouille» expo- 
Hation. 

NocUi BKSSASIHAS et torbatioc 
TU, du XIII* siècle. Doat, t. CXVIII , fol. 38. 

MoutcIIm expoliaUoHS et incMscriet. 

6. DsssAZiMXNTy S. m. y dessaisissement. 

En la question de dissasiii eht. 

Coût, de Çomdom. 
En la qu^ion de dessaisissement, 

ShlX^y s,f,, saison, teiDps. 

Tan mi plai It gila sasm . 
Que rey gOAyamen oomeQiar. 

Pbia DX Gavdowl' : MieU qu' on. 

Tant me plaît la giîe saison que je voU galneot 
commeneer. 

En U meilldr «aiov del an. 
PlSBis DB VALiiixs ; Mon joi connens. 
Dani la meiUeore saison de l'an. 

Loc, S* anc fis ni dis nnlfaa saso 
Yes vos ergnelh ni falhimen. 

Povs DE Ca?dubil : S' anc fia. 

Si onoquet je fit ni dit (en) nnl temps Ten tous 
arrogance ni faute. 

Selni ten ian p«r pro 
Qae sap gardar saxo 
De sas entaa Teigar. 

AxHAUD ox Maxcxil; Bâaot.et. 

Celni-IA je tient poor pnox qui tait garder la 
saison (aaitir l'ooaasion) de venger tet affronti. 

A cap d^nna aAn>, GaoceLms Faidit anel 
▼eser ma dona FT Andiart. 

F, de. G, FaidU. 

An bout d'an tÊmps, Gaucelm Faidit alla Toir ma- 
dame dame Andiart. 

Oimais sa{ qn* annn saio 
Aasberc et elm e bleso. 

PiSBXK DX BBXoxaAC : Bel m' et caai . 
Déiormait je tait qu'auront saison haubertt et 
lieanmet et bliaut. 

Seigneiraa e cafals armats..., 
Aaran oimais loc e sasoh. 

Gui db Catailloh : Seigneirai. 

Bannières et chevaux armét... auront dëtormait 
Heu et saison. 

Ces ergnelhs totas Têts non es bos. 
Et estai gen a loecx et a sasos. 

GiRAus LE Roux : Ara tabrai. 
Point orgueil en toulet occationt n'est bon , cl il 
convient gentiment à lieu et à temps. 



SAZ 

Ad¥, comp. Badeliiers soi a saiûs. 

Raixohs d'Ayioxov : Sirrant say. 
Tripier je tub dan* ^occasion» 

Ai tan gran gang qn' ien follei a saxos. 
R. JoapAX , YiGoîfTx SB SAixT-AxTonv i Parmi. 

J*ai si grande joie qne je iàit lolie par/bis. 

Si *l boa reis d' Arago 
Conqaer wm xxau nx sak> 
Monpeslier. 

Pixaax Jix BxBGBXAC : Bel m' es cent. 
Si le bon roi d'Aragon eonqmlait en pm de temps 
Montpellier. 

Qoî no 1 toc mnor bit faoc db saso. 
FoLQUBT BB Massbille : En dmntan. 

Qui ne le touche pat meurt en peu de temps* 

Fero tanta d* obra xv petit de saso. 

GUILLAVVB DB TvnBLA. 

Firent tant d'oarrage en pen de temps. 

De faire ehanso 
Ay estât obah saeo. 

G. Faixit : De faire. 
De faire chanson j'ai demeura longtemps. 

Ai ansit dir majtta saeo. 

Amavixo 9Ba EsCAS : Doua per. 
J'ai oui dire mainte Jbis, 

Ana en dormen me vir maxtas sasos. 
AaxACS ]>a Maeuxil : Aisti cam teik. 

Mait en doratant je aae reloame seupenf • 

La* almomaa rxx aasoe 

Qae te e ta moyller fenst. 

Trad. d^un Buang, apoer. 
Les anatAnas pmfoU qae toi et ta fenune fîtes. 

Messonja no a pot oobrir 
Que no a mostre qualqvb sabo. 
FoLQiiaT 9B Maxsbillb : Tant abot. 

Menaonge ne se pent eadisr qn'il ne se montre 
quelquefois, 

Senher Salarie , Urc e gran 
Voa troba bom tota sasos. 
GAmEBT, xoiXB DE PvtciBOT ; P«r smor. 

Seigneur Safari , libéral et grand on vout trooTc 
(en) tatOe saison. 

Aire. FR. 

Jà a*amera Ricbart mes en nale seiswt. 
Roman de Rou, ▼. i^oi. 

Pais fu Renart en sa meson , 
O sa moillier, moolt grant seson. 

Roman du Renart j l. II , p. ia5. 

Si lit on en mainte saisom 
Que de moaton a coorie laine 



SÂZ 

On B'ton jà bonne toîâon. 

COQVILLAXT, p. 90. 

■•F. SttMon, roar, Séu3o, rr. Stagione, 

1. SàxaBàMf V., «Bsaiaonner, mûrir à 
propos. 

Qoar TOi ets êtbtm • branct 
On lrng.de giog te t^ioM*. 

P. Vidal : Gara amiga. 
Car v«NH Atea aibrv «t branche oA fmit de joie w 
mAit à pnpoê» 

P€rt.pM. Son... Un saiohat. 

Srmf, tPamor, fol. 47* 
Ili «ont... si mân à propoê* 

FSg. Ane de Ibtre no foi aAsovABA 

T. D'un 9AXI ET DE MoMTAHT : len mc. 
Ohcqvea de oolter je ne fos assaisoiuiée («Ua- 

&iu). 

\ roRT. •Soeouat, «oEoor. xt. SUh- 



3. AssâsovAm , asasonae , v. , mûrir à 

propos, Tenir à temps. 

Fd naibacr ioe frnts , lat gnnas e'b Mmcnf , 

Els fr AMAiovAE, Tenir â gaosimena. 

PiBiAB DE GoiBiAC : El nom do. 
Fait naître les fmitt, les graines et les so- 
if et les &it wUbir à propos, renir à joait* 



— Engraisser. 

Cam de cadél, non veaen* 
Ben 1* etfiJrsa e 1' ▲sàeoha. 

Deudbs sa Peades, jéum, cou. 
Choir de petit «bien , ne TOjant pn « le raaforce 
hien et Yet^raisêe* 

— ^doacîr. 

Fig. Si qoe tôt lo ooisirier 

E la maltraits qo* amora mi dona. 
Me levia e m' aiasosa. 

- B. SE Vextadoue : La domaa vêts. 
De aorte qno tout le sonei et les souffrances qnV- 
■Mor me donne , die me soulage et va^ adoucit» 

Pmrt. pas. Ja non er assasovatb. 

I>Ein>Ea DE Peases , ^oa. tMg, 
Jamais il ne sera mârL 

Son comooamen tog li blats 
En aqnel mes AasasovATs. 

BnvmdPumor, fel. 47* 
Sont communément tous les Ués daos ce mois 
mûris, 
poaT. Auuomw. 



SCÂ i65 

4* Dbtssazo, dkïsazo y s./., mauvais 

temps, intempérie, mauvaise récolte. 

t^, Goerras am gran detssazov 
Tengron en terra de Tboloo. 
Tempestas e siolona 
E plneias e desaTentnra 
Feron detsaeoh fort e dora. 

F"* ds S. BonornU 
Guerrm avec grand mauvais temps Tinrent sur 
la terre de Toulon. 

Tempêtes et ouragans et pluies et méraventure 
esilsArent initmpéris forte et rude. 

ESP. l>eMS0lt. 

5. DissASovAM, V., déranger, déconcer- 
ter, troubler. 

El maltrag qne m DimaaowA, • 
Me magrena. 

GiEAOD DE BÔSHBIL : QusD bmnea. 
La seoffiMoiee qui me troubU, bm maigrit. 
No sai on me repona , 
Boa mos joya mi oBseAsovA. > 

B. DE Vbvtadovi t Ia doasm vota. 



Je ne sais oè je me repose , paisqne m« joie me 
CronMe. 

r 

*- Perdre sa saison, dénaturer. 

Car mena en val tôt frnts qne dbssaeova. 
Raimoiid db Mibatak 1 Amors mefiii. 

Car BMlns en tant tout fruit qui perd sa saison^ 

FIg,, Qoar ien e moa £its 
Si be a DEMAioaA. 

GiBAVD DE BoiEEiL ? La Sors. 

Car moi et mes laits si biien elle dénature. 

Paru pas, El temps qo* es deisasovats. 

GiEAVD DE BoRiTBiL : Quau branca. 
Le teiiips qui «t dérangé* 

AEG. va* 

Les plaitanta propos cstoient dêttaisonmez 
en nn temps de goerre et d^afflîctions. 

Pn^face du baron de FrsnêSte. 

EST. DesazoMu: 

SCÂ.BIOSA , f . / , lat. scABiosA , sca- 
bieose. 

L* eiba dieba sgadiosa 
Ea erba mot Tirtoosa. 

Brsp, iPamor, fol. 5o« 
L'herbe dite scabieuse est herbe moult eSicaee. 

CAT. Esr. POET. Etcabiota» it. Scabbiasa. 



i66 sa 

SCAP£L, s. m., lat. scUmJum, scal- 
pel, lancette. 

Lés formas àeU scapiu.... Forma de scApar.. 

Trad. d^Albucasis, fol. ay. 
Les formes d«s scalpels.,.^ Fome^e scalpel, 

Bsp. Esealpelo, escarpero. roar. SaUpello. it. 
5caipe//o. 

SCARAy 1./, lat. eschàMkj eschare ou 
escarre. 

Entro que sla destrosida la soiLBA dcl foc. 
Entro que lia eradicada la scamâ. 

Trad. d^Albucasii, fol. a et 5. 
Jusqu'à ce que soit détruite Vescarré da feu. 
Jusqu'à ce que loit enleva Vetcam, 

CAT. Bsp. ro&T. IT. Eteara, 

SCElklAy s.f.y lat. sgAbka, schéma, fi- 
gure de rhétorique. 
Voyi^ Sosip. Chàrish , //»r. gram., 

lib. IVy col. îà49. Ed. Putsch. 

ScBBiia... latint dicitor quia per hoc qoo- 
dammodo Tastitar et omator oratio. 
Ambroiïi CaUpini BergomatU Lexicon, etc. , 

▼o. SCHKMA. 

ScBMA estiers dicha alleotheta. 
D* aloonaa figaras, de scbma. 

L^f d'amon, fol. io5 et ii8. 
Schéma, autreBSut dit aléotèle. 
D'aucunes figures , de schéma. 

SCIATIC, adf.y lat* sciatigiw^ scia- 
tique. 
Gota aciJkTZCA, ei dolor nayssbent d*hamon. 

Elue, de las propr., fol. 9$. 
Goutte seiatiquê, c'est douleur usissant d'humeurs. 

Subst. Tôt scxATXo... si deo gardar de tropa 

replecio. 

Sbte. d» las propr,, fol. g6. 

Tout sctaU^uê,,. se doit garder de trop grande 

répIëtioB. 

B8P. Ciaûeo. pokt. Sdaiico, eiadae, it. Sciaùco, 

SCINDIRyV. , lat. scurDEa^^ scinder, 
fendre , couper, trancher, diviser. 

Part. prés. Dena..., en hom..., las qnatre 
denant so égals, bcxvdbits et agadas...; 
doaa entras... ao ditaa caninas, qae son 
pins fortes que las scikdbhs, pins longas 
et may agndas. 

Elue, de las propr*, fol. 43. 



sa 

Dents... , en rbouune...f les quaUe de devant sont 
égales, tranchantes (incisÎT^) et aigués...} deux 
autres. . . sont dites canines , qui sont plus Cartes que 
les tranchantes ( incisires) , plus longues et plus 
aigués. 

Stthst, Uaar no s pot ni rompre aa ooatnra 
D'estosa, rctajJba, de sdVDBva. 

.'Paulttz SB Sav|bza. 
User ne se peut ni (se) rompre sa couture par 
estocs , (par) taillants , par tranchants. 

IT. Sànderô. 

a. iNsciNDia, iRsciBiE, nrciDiRy V., lat. 
iNGiDEatf , inciser, couper, tailler, 
trancher. 

Ihcxdic alcanas arterias del colli. 

Qaan tn vols iirsczD» aqnelas..., observa 
qne no XHscnrnAs la arteria. 

Entro que mciniscAs U arteria. 

Trad. ePAlbucasis, fol. i , i3 et 3. 

Il coupa aucunes artères du cou. 

Quand tu toux couper celles-là..., observe que 
tu ne coupes pas l'artère. 

Jusqu'à ce que tu incises l'artère. 

cat. B9P. pokt. Inddir, it. Incidire. 

3. Iircizio, iirscizio, s.f., lat^ incisio, 

incision , coupure , entaille. 
Par iHBcisio d* espada. 

Trad, tfjlbueasis, fol. 41. 
Par coupure d'ëpée. 

— Ente, greffe. 

Es temps de podar aybrea et rinhas , et de 

lacizio. 

Elue, de las propr., fol. 129. 

11 est temps de tailler arbres et Tignes , et d'ettU. 
CAT. Ineisiô. asp. Incision, port. Indsao. it. 
Incisione. 

4. Incisoai, iNSCissoai, s. m., bas. lat. 

iNcisoRiam, tranchoir, bistouri. 

De iircisoBxs e de serras. 

Pins snbtil que loa autres ihscissobis. 

Trad, d*AlbucasU, fol. ^6 et 69. 
De bistouris et de sèies. 
Plus subtil que les autres bistouris. 

Bsp. Indsario. 

5. iNSCiDiDoa, adf., taillable, propre à 
être coupé, taillé. 



sa 

SapiM qaal M uiiciDtooas. 
Ssdies quel «st taUfable. 

6. iHCisiUy iNciziu 9 nisiziu , adj\, ibci- 
sîf, propre à diviser. 
Dissolatin, nrcuiir. 
Tinaigre es... ivcisiir. 
Bfedicina..., cam sia nratziTA et divizWa. 
Siuc. dt laspropr., fol. 184 1 asi^et io4* 
Diaolotif , incisif. 
Vinaigre... est incisif m 
Médeânc... , comme elle loit indsive et âirii ive. 

isr. POKT. rr. Jneisivo. 
7. FUKSCIHDim, PBKGIDIR, V; Ut. PRaS- 

scnrDKBtf, couper d'avance, trancher, 
séparer. 

Part. prés. PaEftCiSDRHT la lengna e*l fel. 
Sluc* de las propr., fol. 2^6* 
Coupant d'avance le langue et le fiel. 

Part. pas. Membre, qoan es rampât e paicis 
deb aotres membres» re 00 sent. 

Elue, de las propr,, loi. 17. 
Oa membre, quand il est rompu et séparé des 
aatra membres , rien ne sent. 

IT. ~ 



8. PutciSAMEir, PESGiZAMEN, adv., pré- 
cisément, formellement. 

Jorant vasdZAMnr sa tôt o en part del 
deotc aver pegat. 

Statua de Montpellier, de taïa. 

Jmewmt Jormellement soi tout ou en partie de la 
dette avmr pajd* 

CAT. Preeisam e nt, isp. roav. xt. Precitamente. 

9. Absgidir, ABSCINDIR, ABCINDIR, V., 

lat. ABSciDEBtf^ ABSGiKDKBtf, tranchcr, 

couper, séparer, détacher, extraire. 
tVo oaca de aqoelas a aascmia sano en tôt 

loe dd oor. 

Trad. d^Albucasis, fol. 97. 

IPaee pas de celles-là pour séparer le sang en 
Isut lieu dm eour. 

Port, pas- Entre qne tîa ABCivDrr. 
Si la santa es AascxiroiTA. 

Trad. (fjilbucasiSf fol. la et 6. 
Jasqnl ce qu'il soit coupé. 
Si la sanie est détachée. 

10. Abgizio, abcissio, apsisio,x./., lat. 



SCI 167 

ABscttio , abscissio 9 retranchement , 

coupure, extraction. 

La abCusio de aqnèl- gra , lo quai es cabnt 
en r anrdha. 

En la ABCisio. 

Trad. d*Aîbucasis, fol. 14 et 3. 

Uextraction de ce grain , lequel est tombtf en 
l'oreille. 

En la coupure. 

Fîg, V abbas oze del glari d' APstsib. 

Régla de S. BeneM^ , foi. 4a. 
Que l'abbtf use du glaire de retranchement» 

II. SCISMA, SISMA, 1. m., lat. sghisma , 

schisme, division, séparation. 

La Glyeia fo tnrbada per aqoest bcksua. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. 157. 
L'Église fut troublée par ce schisme. 

Sksma... contra la fe. 

L'Arbre de Batalhas t fol* 4i 
Schisme... contre la foi. 

CAT. Bsp. Cisma. poar. Schisma, cisma. xt. 
Scisma. 

« 

la. SciSVATIG, SISMATIC, CISMATICI, S, m,, 

lat. scAisMATiGii^^ schismatique. 

Declaret aqoel Charle per scismatic. 
Plnsors fols sxskatxz. 

L'Arbre de Batalhas, fol. aa5 ei4> 
Déclara ce Charles pour schismatique. 
Plusieurs faux schismatiques. 

Establi qoe... 11 cuxatici foso pnnitz per 
las secnlars potcstata. 

Cat. dels apost.de Roma, fol. 71. 

Il établit que... les schismatiques fussent punis 
par les souliers pouroirs. 

Aqnela falsa gent e sismatxqua. 

L'Arbre de Batalhas, fol. 4« 
Cette fausse gent et schismatique. 

cat. Scismatiço, cismadco,- bsp. Cismatico, 
poax. Schismatico, cismadco. xt. Scismatiço, 

i3. Covcis, adj\, lat. covcisus, concis, 
serré , tronqué , accourci. 

En aqnela sillaba de la dictio cant es coir- 
CX8A , rompnda , trencada. 

Leys tPamorSj fol. xo. 

Dans cette syllabe de l'expression quand elle est 
tronquée, rompue , coupée. 

CAT. Concis. BSP. poBT. IT. Conciso. 



i68 sa 

i4- Coircisio, s. /., lat. covciiio, con- 
cision, coupure* 
GoTCiMos yol dire rompem^na « trenoamcn 

d« dictio. 

Leys eTamon, fol. lo. 
Concision veat dire mptare et coupure d'ex- 
pression. 

G^T. Coneiâiô, ssr. Concision, n. Condsiane, 

i5. Decuio, s, /,, lat. bscisiOy dé- 
cision. 
Dmanoê d* alqos mots. 

Leys tPatHors, fol. 6. 
Dédsiom d'aocniis mots. 

GAT. Deeisià, isv. DedsUm. roRT. Dpeisao, 
ZT. Decisione, 

i6. Ihdecis, ai^'.^ indécis. 

PrcNxs qae son pendents et in»cif. 

ForsdeBéam, p. 1077. 
Procès qui loat pendants tiindéeis. 

GA.T. indécis, Ksr. ronT. it. Indeàso, 

17. RsssuA&y V. 9 séparer, retrancher. 

Fi^. De s* emistat me aisusA. 

B. SE yBHTAj>oiia : Tant ai mon. 
De son usitM elle me rsArvMcAe. 

i8. RBSGiirDEK, V,, lat« axscmziBEff, 

couper, tailler, trancher. 
Part, pas» ITsqoecx a faclia gonelha 
Corta RUciZA. 
Pttifti B'AuTBaoïrs : Delk m'es qn'ieu. 
Un chacun a fiiit robe courte taîUée, 

CAT. B9P. poaT. Resdndir. rr. Biddere. 
19. ClRGUMCIR, CIECUMSta, ciEcuxciax, 

v.y lat. GiECUMCui^E, circoncire. 

Tengron a ctacuMCia l*enfiint. 

Trad. tfun Evang* apocr. 
Tinrent pour circoncire l'enfant. 

Qae jadeua ni pagaa ni eretgnea non 
aian ser qae tia chrestias, ni non lo devant 

CXRCClICiaB. 

Trad. du Codé de JusUnien, fol. 3. 
Que jaif ni païen ni hérétique n'aient serf 
qui soit chrétien , ni ne le doirent circoncire. 

Part. pas. Sera cmcuiuzs per ahamplir la ley. 

Liv, do Sjrdrac, fol. 119. 
11 sera circoncis pour accomplir la lot. 

iT. drconeidtrt. 



sa 

20. ClECDMClSIO, GIEGiniCIBIO , CnUCUM- 

GISIOV, S, f,f lat. CIEGUMCISIOHflR^ 

circoncision. 

De la cnLcracnio 
E de la praaentatio. 

Brev. dPamwr, fol. 8S. 
De la dreoHcisioH et de la prdsenlation. 
En la czmcVMcuioir de ooatre Senlior. 

Cartulaireds Montpellier, fol. 179. 
En la circoncision de notre Seigneur. 
CAT. Cireumàsiô, wst. Circoncision. roRT. Cir- 
enncitâo, zt. Cireoncisione» 

SCIT9TILLA., cihtilla, x./, lat. scih- 

mAjL , étincelle* 

ScxvTZLLA, Ci ona nennda partîda de foc. 
> Elue, de tas propr., loi. i32. 

Étincelle, ^est une menue partie de feu. 

Entro qae sia mot rog e gete GZHTix.tAa. 
Trad. d^dlbueasis, fol. 10. 
Jusqu'à ce qu'il soit moult rouge et qu'il jette 
ianceltes. 

Aac. va. S'il Iny «toit resté qoelqœ sdnôtte 
de liien , elle Teateignoit da toot. 
Amtot , Trad. de Plutarque. Vie d'Antoine*. 

Bsp. CenMa. fort. zt. ScintHia. 

1. SGiimi.LÂMBirr, s, m., scintillement. 

So aGziTzziAMBiir o belogameat. 

Bine, de ims propr», M. i3a. 
Son sdntillement on bluettement. 
IT. Scintillamento, 

3. Sgiictillagio, siktillacio, s.Jl, ht. 

SGiifTiLLAGio, scintilUtion , étincelle- 

ment, pétillement. 

Lof aelba haa redona..., et lor regart (a) 

•ZITTZLLACIO. 

Apres la extinccio de la sczrtzluicio... del 

oarbo. 

Elue» de lae propr., fol. 99 et i3s. 
Les yeux ont ronds... , et leur regard (a) éUn- 
cellement. 

Après l'estiaetion du pétiUememU: du chariMn. 
ARO. xsp. Centiladon. port. Sintillafao. rr. 
Scintillatione. 

4. SivriLLAR , V., lat. SCINT11XAR0, sdn- 

tiller, étinceler. 

La yeso szstzllar. 

Elue, de las propr., fol. 1 17. 
La voient sdntiller. 



SE 

Part. prés. Com aDr lozeot et cnm foc siv- 

TOXAST. 

Elue, de las propr,, fol. i86. 
GmBM or luinnt et oomme feu scintillant. 

ISP. Cemteilar, port. ScmtUlar\sbuiltar. it. 

SCOLOPODIA j S, f., lat. scoLO^e/z- 
nnumj cétérac, sorte de plante. 

ScoiopooxA qne es lengaa cerrlna. 

Elue, de las propr. t fol. ia3. 
Le eétérae qui-«st laogne de cerf. 

SCRUPULIy SGKUPEL, S. m., lat. sgru- 

vuutm, scrupule , poids de a 4 grains. 
De salnitre , .i. scrutsl. 

Collect. de recettes de méd, 
I De sel de nitre , un scrupule, 

CAT. Eserapoi. ssp. port. Escrupulo. tt. ScrU' 
pulo, sentpolo, 

SCUBILITAT, s./., lat. scunuLiTATc/w, 

boofibnnerie, plaisanterie grossière. 

Ab grercsa per so qne rOvrxlxtatz no i aia 
loc. 

ScvKxuTATs, ao es a dir orra jocc. 

Régla de S, Beneseg, fol. 53 et aa. 

Avec gniTilé pour cela que bouffonnerie n'j ail 
pas lien. 

Beêtgomeerie, e^esi-à-dire ▼ilain jeiip 

SE^pr. pert. /n. et/. Z* pers. nng.y lat. 

sBy ae, soiy lai, il, elle. 

Voyez la Grammaire romane, p. 1 80 

et 249. 

S^'. En Rainlmat, qna sap ben far tota fa- 
smda 9 qnan ss tÔI. 

Bamiavii d'Orahos : EscoUte. 
ïi iiigiifur ^'^"■Iff»'' , qni «ait bien faire toute af* 
Ciiie , quand il Tent. 

Selba que mont m' abelUa ; 
Ar no sey Tas on sb aia. 

Gavacdav le Vnvx : L' autre dis. 
Celle qui moult ne eharmait ; maiatenaat je ne 
ais Tcn oà elle soit. 

Xég. Mr. Ben es fols qn* en vos a fia. 

B. DE yziTTADOVR : Tuit selhs. 
Bien art fou qui en tous se fie. 

Amors ten sb ab los oortes. 

P. B06IERS : Tant ai. 
Ajnonr tient soi avec les courtois. 



SE 169 

La comtessa de Dia... enamoret sa d* En 
Raembaot d' Aarenga . 

y. de la comtesse de Die. 

La comtesse de Die... enamoara soi du seigneur 
Bambaud d'Orange. 

— Rég. indir. Se , à soi ^ à lui , à elle. 
Ella mori , don el se det si gran ira qo' el 

▼enc maL 

V. d» Guillaume de la Tour. 
Elle' mourut , de quoi il se donna si grande peioe 
qu'il deyint triste. 

Ma dona Goilhelma... yenc al alberc..., e 
àB fe mostrar on jazia Gaîlhem de Balann. 
y, de Guillaume de Balaun. 

Madame Guillelma... Tint à la demeure... , et se 
fit montrer où gisait Guillaume de Balaun. 

— Plur, Se, soi, eux, ils, elles. 

Suj, En epsa ora se snn d' altra oolor. 

Poème sur Boèce. 
En l'heure même ils sont d'autre couleur. 

Totas las dopt e las roescre , 
Qnar sai qoe atretal sz son. 

B. de Yehtadoue ; Quan ^ei. 
Toutes je les redoute et les mécrois , oar je sais 
que semblables elles sont. 

Rig. dir. Ar se son faitz enqneredor. 

GVILLACXE DE MoHTAGVAGOUT : Del tOt TCy. 

Maintenant ils se sont laits enquesteurs. 

S' elbaa sb genson , no vos tir. 
Le Wivan. de Montaudon x Autn vêts. 
Si ellos se parent , qu'il ne tous pèse. 

— Rêg. indir. Se, à soi, à eux, à elles. 

Tensos aoven 
Fan aasatz tng li trobador, 
E parton sb razon d* araor. 
T. d'Aimeri et d'Albest : Amicx N Alberts. 
Tensons font assez souTent tous les troubadoors 
et se partagent motif d'aaiour. 

Elhas SB donon cnra , 
E fan V obra espessa e dora. 
Le xoihe de Montavdov : Autn rets. 
Elles se donnent soin , et font l'oBurre ^isse et 
dure. 

Ce pronom était aussi employé dans 
une acception indéterminée. 

AvcDC SE qne... Bertrans... casset Constant! 
e SOS filhs de la terra. 

y. de Bertrand de Bom . 

Il advint que... Bertrand... chassa Goostaotin et 
tes fils de la terre. 

32 



î^o SE 

Qatto SB pot esdeveuir 

Qa* ieo tos vey, dona , ni as remir. 

AsMAUO SE BIaiueil : Dons genscr. 
Quand il peut advenir que je tous rois , dame , 
f l TOUS contemple. 

leD non cre qa* el mon se mire 
Don' ab tan de cortesia. 

AuGiERS : Per yos. 
Je oe crois pas qu'an monde il se contemple dame 
arec tant de courtoisie. 

Sb ditz ben nn reprochier pel mon. 

P. Gahdiival : Tos temps asir. 

H se dit bien un proverbe par le monde. 
Loc. Com so fos sb causa qa'En Bertrnos 
agoes presa e tolgnda AataforC. 

y. de Bertrand de Born. 
Comme cela se fut cause qae le seigneur Bertrand 
eut pris et enlève Autefort. 

CJkT. ESP. PORT. Se. 

a. Si, sy, pr, pers,^ 3* pers, sing,. Ut. 

9ibi, se, soi, lui, il, elle. 

Suj, D' aqoestas raxos si fetz lo sirventes. 

y. de Bertrand de Born. 
De ces raisons il fit lesirveote. 

Ellk, per far lo tomar en cansos et en so- 
latS) SI fes nna cobla. 

y, de Marie de yentadour. 

Elle f pour le faire revenir à chansons et à soûlas , 
elle fit un conplet. 

•Rég. dir. 
Dieas es gaaz, per qa' om si senha en crotz. 
RambI-CD db Vaqveebas : Aras pot boro. 
Dien est joie , c'est pouiV[uoi on se signe en croix. 
Tan fort ai fai temer 
Qa' ien no l' ans vezèr ni aozir. 

G. Faidit : Ben a A mors. 
Tant fort elle se fait craindre que je ne l'ose 
voir ni ouïr. 

— Rég, indir. Se, à soi, à lui, à elle. 

Si fec amenar son destrier. 
Rsmondega si lo col. 

y, de Guillaume de Cabestaing. 
Il se fit amener son destrier» 
Elle se casse le cou. 

-— Plur, Se , soi , eax , ils , elles. 

Suj, Qan foron al chasiel, si foron ben acnllHz. 
y, de Guillaume de Cabestaing. 
Quand ils furent au château , ils furent bien ac- 
cueillis. 



SE 

Qaao SI son gen paradas»... 
An tant d' orgnelh e de folbor, 
Qoe en oblidon lor senhor. 

^ Breu. (Vamor, fol. 139. 

Quand e//e« sont gentiment perëes,... elles ont tant 
d'orgueil et de folie , qu'elles oublient leur seigneur. 

Rég, dir. Li clerc si fan pastor 
E son aucizidor. 

P. Cardinal : Li clerc. 
Les clercs se font pasteurs et sont tueurs. 

Pneys si gieton de ginolbos. 

y. de sainte Erùmie, fol. 17. 
Puis elles se jettent à genoux. 

— Rég. indir. Se , à soi , à eux , à elles. 

SI ta as efans, ta los deves... soen castiar r 
aroonestar d* apenre lor art don si pnescon 
ajadar. > 

Gens qae... tiro per forsa de mas e rompo 

ai lo col. 

Liv. de Sydrac, fol. 64 et 3i. 

Si tu as enfants , tu les dois... souvent avertir tt 
admonester d'apprendre leur art dont ils se pnis$oni 
aider. 

Gens qui... tirent par force do mains et ^e rom- 
pent le cou. 

Ou faisait également usage de ce 
pronom dans une acception indéter- 
minée. 

En aqoela aazo, si avia nna don» mot bels 
e mot ensenhada en Vianes. 

y. de Guillaume de Saint-^Didier. 

En ce temps, il (7) avait une dame moult belli^ 
et moult enseignée en Viennois. 

Si avenc una sazon qa' el anet per lo raon. 

y. deB.Zorgi. 
Il advint une saison qu'il alla par le monde. 

CAT. BSP. PORT. IT. Si. 

3. S, pr, pers,, contraction de se ou de 
SI , se plaçait toujours, comme afBxe, 
après les mots terminés par une 
voyelle. 
Sing. suj. A 'N Reforsat qoe , si s tqI be, 
Jarara '1 ver. 
T. SE GiilLLAUME ET DB Blacas .* SenbcT Blacatz. 
Au seigneur Reforsat qui , s*i7 veut bien , jun-ra 
le vrai. 

Cbansir pot si s volia. 

Bestsand DB BoRK : Gasuts Slii. 
Elle peut choisir si elle voulait . 



• SE 

fUg, dir. Militas velx qal s coida calfar s* art. 

E. Cairels : Quan chaî la. 
Maialct fini qai $t pense chauffer se brûle. 

Tro qoe lar doinna • n' irays, 

P. RoGiBES : Al pareissen. 
Josqn'à ce qae leur dame /en irrite* 

Rè^. indir. 

Qui be a membra del seglo qa* e« passais. 

SoKBEL : Qui Le s membra. 
Qui bien §« remémore du ftiéclc qui est passé. 

Ab qac s déport e s don solats. 

GiaAUD Di BoUfEix : No pues sufrir. 
Avec qBoi elle se déporte et S9 donne souks. 

Pkr. tuj, Laîron me poirian emblar, 
Ja no aaobria dir que a fan. 
B. DE Yehtadoue : Quant erba. 
Les voleofs me pourraient voler, désormais je ne 
tarais dire quoi Us font. 

La color que a fian blanca e vermeil la. 

AVGiEB : Enquan V ivem. 

La couleur qu'e/£ei font blancbe et yermeille. 

Hég. dir. Si s tenon joinz amors e jois amdos, 

Qae ren no i pert mesora ni rasoa. 

AmiTAUS OB HàsUEIL : Si cum li peis. 

Ainsi êm tiennent joints amour et joie tons deux , 
qoe rien n'y petd mesure ni raison. 

Las donnas qne a van penben. 

Lb moutb db Mohtavdor : Autra vcts. 
Les daacs ifni #e vont peignant. 

Kêg. huRr. Tncill N Aimars, lo meaqnis, 
E li Gui s fiissan partiaos. 
BEBTKAirD DE BoBR : Be m plats. 
Je vcoz que le seigneur Aimar, le ehétif, et le 
Mignear Gai se fassent partage. 

Ab qne a fan la cara Inair. 

Le hoive de Montaudoh : Autra vêts. 

Avec qnoi elles $b font la face luire. 

Il était pareillement usité dans une 

acception indéterminée. 

Qoe que m oomandeis a faire 
Fa(rai , qn' en aisai s ooTe. 

B. vm YtaTABOUB ; Amors e que. 

QnM que vous me eomaundics à ftire je ferai , 
«a qn'ainsi U eoovient. 

Om no s vet qne no s' asaat de vos. 
AaMAUD DB Mabvbu. : Si cnm li peis. 
Homma ne #« voit qui ne se charme de vous. 

Per Iblh mî tenb, qnar ja TUelb ni désir 
Se qne no a pot ni no s den avenir. 

DcvDU SB PiADBi : Ben ay' Amors. 



SEB 171 

Pour fou je me liens , parce que désormais je veux, 
et désire ce qui ne s€ peut ni ne se doit advenir. 

SEBELIR, SZBELLI&, V,, lat. SBPELinr^ 
ensevelir. 

Lo4 morts a sbbblxk, los vina aanar. 
Roman de Gérard de Rossilton, fol. 43. 
Les morts k ensevelir, les vivants guérir. 

Subst. £1 8BBBLA non es trobatx 
Per morts , mea per viens. 

Bretf. d'amorj fol. 69. 
Uense^felir n*est pas trouvé pour les morts , mais 
pour les vifs. 

Pari, pas, Reis, pas via annits, 

Tal mens qne sbbblits. 

P. YiDAL : Dieus en sia. 
Roi, lorsqu'il vit Lonni, vaut moins qu'eius- 
t^eti. 

Fig, Han tôt lar cor bbbbllit en la amor dels 

bes terrenals. 

^.el^er<.>fol.58. 
Ils ont tout Leur cœur enseveli dans l'amoar des 
]>iens terrestres. 

4VC. VB. Crnoefies e mors e sepeliz. 

Ane, trad. du Credo, 
Chascane personne... doit estre sevelljrt ou 
dit monastère. 

Ord. des R. de Fr.» iÙfii , t. XV, p. 285. 
Et ne troable point les génies 
Des personnes sévcUes. 

RoMSAKOf t. II , p. 1693 . 

Avc. CAT. SeholUr, se^uUir. esf. SepeUr. it. 
SeppeUire. 

1, SspULCRBy X. m., lat. SEPULc&ttiy?^ sé- 
pulcre. 

Al SBPVLCRB on Dîeas fo paosaU. 
AiMEBi DE Beluhoy .' Gossiros. 
Au sépulcre où Dieu fut déposé. 

CAT. Sépulcre, es p. fOKt. Sepulero. rr. Sepdcro. 

3. Sepultura, skbultuea, s./., lat. 
SEPULTURA , sépulture. 

Non den negna aver cara 
De trop nobia sBPULTunâ. 

Brey, d^amor, fol. 69. 
Ne doit nul avoir souci de trap noble sépulture. 

La SBBOLTURAde mossenber B. Gasc. 

Tu. de ivjo^de la famille Gasc. 
La sépulture de monseigneur B. Gasc. 

CAT. Bsp. POAT. Sepultura. it. Sepultura, se- 
poltura. 



17^ SEB 

4' SoBONTVEÀ, s.f,y sépulture. 

Honrada soBOMTuaA non ten pro aU damp- 
natz ^ ni paura e ▼! 1 aoBonruBA non ten dan 
ala aalvatz. 

Honorée sépulture ne tient profit anx damnes, ni 
pauTre et vile sépulture ne tient dommage aaz 
■anvés. 

5. Dessebelir, V., désensevelir, rester 
sans sépulture. 

Part. pas, Qai 'la laisaa dembbblitz. 

Bretf. d'amor, fol. 69* 
Qui les laisse désenseuelis . 

SEBISSA 9 s,f,, du lat. sKpe^^ haie. 

L* antr* îer, jnat* ana sBBcaaa , 
Trobei paatora. 

BIabcabrob : L'autr* ier. 

L'autre joor, contre une haie, je trouvai pas- 
toorelle. 

S£BRAR , V. y lat. sspaaAae j séparer, 
sevrer, priver. 

Don ja no m voil deapartir ni aasa^B. 
GiBÂUD DE BoBVBXL .* iNou es savis. 
Dont jamais je ne veux me départir ni séparer. 

Fig. Tf Amor no m paeao départir ni ssbeab, 

Perdigoh : D* Amor no. 

D'Amoar je ne puis me départir ni séparer. 

Cor, on qn* ieo m' an, de Ueya no t loyna 
ni t aBBRBs! 

A. Daniel : Ans qu* els sims. 

Cœur, où que je m'aille, d'elle ne t'éloignes ni te 
sépares \ 

Part, pas, Ssbbjlz del mon. 

Treui. de Bède, fol. 17. 
Séparés du monde. 

ABC. VK, L'aime li est del cors sewrée. 

Roman de Rou, t. 7661. 

2. Sepahar , V,, lat. sEPAEAAff^ sépaier. 

Part, pas. Pot fàr sa operatîo aysci aspABADa. 
Elue, de las propr., fol. 14. 
Peut faire son opération ainsi séparée. 
CAT. BSP. PORT. Separar. tr. Separare. 

3. Separacio, separatio, s,/., lat. se- 
PARATXO, séparation, division. 



SËB 

La conjanctio e la aBPABATio. 

TnuLxrJlbucasis, tcL i. 
La réunion et la séparation, 

CAT. Separacio, Bap. separaeion. port. Separa- 
çào, iT. Separazione. 

4. Separatiu, adj,, lat. sbparativicj^ 
séparatif , propre à séparer. 

Virtnt digestîvB , per aon offici, ea 8bpara- 
TiTA aqao qno es par, bo et convenent en la 
vîanda d' aqao qae non ea bo, par ni conve- 

. nent a natara. 

Elue, de las propr. j fol. 14* 
La vertu digestive , par son emploi , est propre à 
séparer ce qui est pur , bon et oonvenaUe ea la 
nourriture de ee qui n'est bon , -pur ni oonvenabls 
à nature. 
CAT. SeparattA. bbp. it. Sëparatipo, 

5. Sebradament, aelç., séparément. 

Govengnt qoe el aBBRADAMBiiT donea jaixL 

Trad. du Code de JustinUn, fol. la. 
Convenu que séparément il donnât jagemeot. 

6. Separadameit , adç,, séparément. 

De la compositio del mascoli e dd femioi 

aSPARADAMRH. 

. ,^^ L^s éPamùn, fol. 55. 

De la composition du masculin et du féiainiB sé- 
parément, 

^%X^. Separadamau* bbp. port. Stpmtdor 
ment», xt. Separauanênêt, 

7. DeSSEBRAR , DESGEBRARy DBSBBRAR , 

9.> séparer, diviser, détacher. 
Laa penas franb e dribbra. 

Dbudbb db Pradbs, jius, cass. 
Les penaes brise ai détachem 

Ja no pogra , tan m* ea greo a dnrar, 

Dona , de voa DBaaEaRA&. 
R. JoaDAH , YicoMTB DE S.-Artoitiv : S' ien fos. 
Jamais je ne pourrais, tant (ce) m'est pénible i 
endurer, dame , de vous (me) eéparer, 

Substantiv. Al DBacBBRAJi del paya 

On m* ttwV AmoTB oonqnîa. 
Pierre b'Autbbgiix : Aldeacabrar. 
Au départir du pays où m'avait Aaaoïur conquis. 

Part, pas, Lo aeglea deacaozîts , 
Dkssbbbatz e partits 
De aen e de proesa. 
AbMauo SB Mabueil : Baaoaesk 
Le monde grossier, séparé et départi de sens et 
de prouesse. 



SEC 

ABC. FA. Qoând il m'estnet partir oatréément 
E éuÊevT^r dé ma loyal compaingne, 
Car vilain fet bone amor éUtvrtr, 
Le CBA.TXLAI1I DB Gou«i , chiiina ai • 
Estoîent conjoint par natare^ mèa il es- 
toîeot déstvré par dis^rde. . 
Chr. de Fr.j, Ree. des Hisî. deFr., t. lU, p. c86. 

▲vc. C4T. Desseparar. ir. DUtipararê^. 

8. Desbebharsa, f. y!, séparation y dis- 
tinction. 

Non es nnlla DESsxBHAnâ per lei«, ai la 
ftoina n* ac enftna o non. 

Tmd. du Code de Jitsiinien, fol. 5o. 
n n'est nulle distinction poar elle, ri la femme 
en est enfiuits ou non. 
ASC. FR. Cneri qni tel compatgnle pert 

Doit bien ploorer le detswrandtê, 
Fahl, et cont. ane., t< I , p. 109. 
Od amar fa lor dèsseverûncc. 
B. BB SaoREollÂU^di, Chr. des dues de NormoMUe, 

fol. 189. 

9. iHSBPAaAsiLiTAV, A./, ioséparabiUté. 
Donca a las partidas dé la terra anîo eî M- 

MPABABILiTAT. 

Elue, de las propf:, fol. 26. 
Donnât aux partie* de la terre union et insépa' 
ratiUtà, 

10. lMSKBàMàXLM,y aeff. , lat. »S»ARAJII- 

ïAm, inséparable. 

Alconas propoâtios son apsladas zitsbpa- 
SABLAS , so es no separablas. 

Zejrs d'amors, fol. lOA. 
AveniMfl propositions sont appelées inséparables ^ 
^cst-è-dire non séparables. 
CAT. BSF. Inseparttàle, fort. Iniepararei. tt. 
insepara^ile, 

S£C, atif., lat. siccus, sec, desséché. 
Voyes Mu&ATO&i, Diss. 33. 

Son SIC li ram pels plais. 

AxALÂis SB PoacAiRAOUE : Ar em. 
Sosrt secs les rsaMsax par Id bosquets. 

Te^a SECA frag fasens , 
Terra que ses labor grana. 
PiBBBB DE CoRBiAC : Domna deU angels. 
Verge sèche portant frnit , terre qni sans labour 
prodait. 

Suist. Can lo aie er abrandatz. 

Abvavi» de Gabcassbs ; Dins un rerdier. 
Qoand le sec sera enflammé. 



SEC 173 

Voyea Pb. 

CAT. Sec. bsf. Seco. ^ort. it. Secco, 
a. SiGGITAT, J./i lat. SlCClTATff/W, SÎC- 

cité. 

61CCITÂT..., sa principal operacio es de- 

sicar. 

Elue, de larpropr., fol. 2^. 

Siccité.:, tt principale opération c'est (de) des- 
sécher. 

Natara del foc es qaalîditat e sigcitat. 
Trad. d'Jlbucusis, fol. i. 
Ls nature du feu est chaleur et siccité. 

En freidors es tais qnalitatz; 
&* ab leis ae mescla sicdXATy 
ToiR ren garda longamen. 
Devdbs ue PaàDES , Poème sur les Vertus. 
Eo froideur est telle qualité ; si stcc elle se mêle 
siccitét toute chose eUe garde long-temps. 

IT. Sicddtà, seockkate, seçcMtade, 

3. SiccAcio, *./.,lal. siG€ATi6, dessé*- 
chement* 

Por siccAGxo e per espasme de nervL 

Trad. d'jilbueasiê, fol. 3. 
Hr dessèchement et par spasme de nerf. 

4. Sbcarbssa^x./.^ sécheresse. 
SBCàRBsaA p^r tôt lo terrador. 

Carya Magalon, p. 29. 
Sécheresse par tout le terroir. 

— r Désert» terre desséchée. 

Trobaria molt de sBCAiiBssAS,qne gota d'ai- 

gna no trobaria. 

Zitf. de Sjrdrae, fol. ^g. 

Il trouverait moult de terres desséchées, de sorte 

qu'une goutte d'eau il ne trouverait pas. 

5. SECAnA, sBQUADAy S./,, séchcressc. 

Per SBCAJDA ni per fireg ni per yen. 

P. Cabjuhal : Tots lo mons. 
Par sécheresse ni par froid ni par vent. 

Deo esser mot gran sbquada. 

Bretf, d'amor, fol. 3a. 
Doit être moult grande sécheresse. 

6. Sequiera» s./., sécheresse. 

Creysb mielb ab sbqvxrra que ah ploia. 
Elue, de las propr., fol. aoa. 
Grott mieux avec sécheresse qu'avee pluie. 

7. Sequeza, s.f.y sécheresse. 



174 SEC 

Freiors , sbqobxa et homors. . 

Brev. d'amor, fol. 54* 
Froidare, sécheresse et humidité . 

— Par ext. Maigreur. 

£s Mohiils do SBQ17AXA gran. 

Brev^ dTamor, fol. 56. 
C'est signe de gnode maigreur. 

iT. Secchezta. 

8. Sbgak 9 SEGHAm , V. , lat. sicgail^, sé- 
cher, dessécher. 

Lo canl salvatge faits sicâk. 

Las raits sscARm tan 

Trop qoe poWera 'n pnacats far. 

Oevdu de Pradbs , jéuM, cass. 
Le chon saavage faites sécher. 
Les ncines voas sécherez tant jusqu'à ce que 
poaisière voua en puÏMies faire. 

Las erbas t Ih* astre frnh sbcbariok. 

Xjp. de Sydrac, fol. 56. 
Les herbes et les autres fruits sécheraient. 
Fig, Home ereios fay sbcaa entom se totas 
bonas obras. 

y. et Fert., fol. lo. 
L'homose enTÎeux lait sécher autour de soi toutes 
^nnes oeuvres. 

Ades Tos Tey e sbcab o languir. 
R. JoRDAH, TTOOHTEVE S.-Amtoitiii : Yertson. 
Incesnmment je vous vois et sécher et languir. 
Lœ. La boca m* anava secait. 

Trad. de PBi^ang. de Nlcodème, 
La boncbe m'aliait séchant. 

— Tarir. 

La foa... qae tots joma oor, e s sbcae non 
pot, ni sicABA. 

y. et Fert., fol. ici. 

La fontaine... qui toujours court, et se tarir ne 
peut , ni (ne) tarira. 

— Cesser, finir. 

D* on dons temps nays , e M freitx aiCHA. 
R. Vidal se Bezaudun : Entr' el taur. 
D'où le doux temps natt , et le froid cesse. 
Part. pas. De la germandrea ben sbcada. 
Dbvbss db Pradbs , ^tw. eass. 
De la gernumdrée bien séchée. 

CAT. Seccar. bsp. Secar. pour. S^ccar. zt. 
S^ocarc. 



9. SsciifBiïs, adç. , sèchement. 






SEC 

La ana sona maya sbcameks qae V aatra. 

Leys d^umors, fol. 1 10. 
L'une sonne plus sèchement que l'autre. 
CAT. Sêeament. bsp. Segamaue. iokt. Seeoa- 

10. DkZICATIO j s. f. , lat. DXSIGGATIO , 

dessiccatioD, sécheresse. 

Sterilitat et dbcicatio. 

Elue, de las propr., fbLojJQ. 
Stérilité et dessiccation. 
BSP. Dtseeaeion, 

1 1. Dezigament, s, m., dessèchement. 

Arafaocio o hbsicambitt. 

Elue, de las propr., fol. ifi. 
Aréfaction ou dessèchement. 

BSP. DesecamientQ, xt. Dissecamouo. 

12. Dessigatiu, DESIGGATIU y dezigatiu, 
adj,^ dessiccatif. 

Engoents dbsiccatius. 

Am medecînas dbssxcatxvas. 

Trad. d^Albucasis, fol. 70 et 29. 
Onguent dessiccatif. 
Avec médecines dessiccatives. 

Ayga salada... es de ronba sbszcatzva. 
Elue, de las propr,, foi. j5. 
Eau saltfs... est de ro^ne dessiceatitfe. 

BSP. Desteaiivo. poet. Desgceaàpo* ir. DUtee- 

caùvo* 

13. DbSICGAA, DESIGA&y OZZICiLm., V., 

lat. DEsxccAB^, dessécher, sécher. 

Siccitat..., sa principal operacîo es dxsicab. 

Elue, de las propr., fol. 25. 
Siocili... t sa principale opération c'est (de) dessé- 
cher. 

Medecina, la qoal altéra la complectio e 
DBSicCA las bnmiditats. 

Trad» ePjilbucasis, fol, s. 

Médecine , laquelle altère la complexion et des- 
sèche les bumidités. 

CAT. Dessecar. bsp. Deseear. po»t. Detecear. 
iT. Disseceare. 

14. ExsicAcio, EXSiGCATiOy './. , lat. 
ESSiGCATio f dessiccation , dessèche- 
ment. 

ExsiccATio de las raedednas. 
La BzsiGCAcio de aqtieis membres. 

Trad. d'Alhucasis, fol. fyj et 56. 



SEC 

Des$éckMmemt des ntiaciaes. 
La dessiccation de ces membres. 

1 5. £XSIGCATI17 , BXCICATIIT , ûdj, , dcS- 

siccatif. 

Engnent kxsiccjltiv. 

EapUstre ixcicativ. 

Trad. dTAlbucasls, fol. 5 et 69. 
ODgafent dtssiccaU/. 
Emplâtre dessiccatif, 

16. ExsicGARyV.y lat. BxsiccÀRtf, sé- 
cher, dessécher, tarir. 
Pren U fistola si m nberta , e tn... Mnia , 

et nsiocjk aqada. 
Las causas , las qoals BZaco04ir. 

Trad. d*Jlbucasis, fol. 5 et 17. 

Pnne la fistule si elle est ouverte, et extrais*.. 
UAÎe , et sèche celle-là. 
Les dmes , lesquelles sèchent. 

Part. pas. La hondditat eorrompnda «s szsxg- 



SEC 



175 



Trad, d^Albucasis, fol. 6. 
L'bnmidîttf corrompue est séchée. 

17. Resbcab., &EZEGA&, V. , dcsséchcr, 

dépérir, tarir, 
Fig. Part l'anta , a^etz hi tng Ul dan 

Qm nostra ley s* en vai trop kxsigtjak. 

PrrxoLS : Pus flum. 
Outre U boute , tous 7 «Tes tous tel dommage 
^oe notre loi s'en ra beaucoup dépérissant. 

Part. pas. V aiga... iusscada. es. 

GcxIXAXnC£ SB TUDKLA . 
L'eao-. . est tarie. 

SECAMBRINjJ. m., ozymel. 

Gansas infrigidans, ayssi com... sbcambrih 

e jolep. 

Trad. d^Alhucasis, foL 55. 

Cboacanfralcbissantee, ainsi comme... oxymel 

et julcp. 

SECLE* SEGLB, S. 171., lat. SECttLIliTl, 

siècle, monde. 
Ane poeys no le '1 siolbs mais dechaser. 
Poss Dx CA.PDVSII. : Tant m' a. 
Oneques depuis ne £t le siècle que déchoir. 

Si perdets en est sbgia , en 1* antre gasanhatz. 

GOILLAVJ» DB TUBBLA. 

Si tons perde* en ce monde, dans l'autre tous 



Loc. Volon lo SBCI.B redon. 

G. Anelieb de Toulouse : Ara ferai. 
Ils Teulent le siecU rond (tout entier). 

AHC. CAT. Seele, segle, seggle. cat. mod. Sigle. 
Bsp. Siglo, pobt. Seeuio, rr. Secolo. 

2. Sbclab, adj. , lat* SECULk-Siis, séca- « 

lier, mondain. 

EsTansson las festas per obras segiars. 

D* orne SBOLAB ab feinna religiosa. 

F", et Fert., fol. 16 et 19. 
Enrabissent les fêtes par œuvres mondaines. 
D'homme séculier avec femme religieuse. 

Subst. Aïs «BOLAKs et sis layx. 

F", de S, Honorât, 
Aux séculiers et aux laïcs. 

BSP. Seglar. 

3. Sbgulab, adj., lat. sECVLAKis, sécu- 
lier, mondain. 

En letras sbcvi.ab8 et en las esperitqals. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. 4i« 
En lettres mondaines et dans les spirituelles. 

Airc. FR. Mont estoit bons esoolîers des lettres 
divines et des sèculars. 

Chronique, Ms. de Berne, t. II , p. 44* 

OAT. bsp. port. SectUar, it. Secolare. 

4. Sbgl'biadok , «. m., mondain, homme 
du monde. 

Non pnosc sols lo fnoc escantir 
DeU sbglbia'dors nfaniers. 

H1.BCABRUS : Pus s' cnfttleysso. 
Je ne puis seul le feu éteindre des mondains 
présomptueox. 

SECODRE, SOGODBB, v^ lat. succuTeEE, 
secouer, agiter. 

Ni *1 preires secodra l' isop. 

Pierre d'Auter6KE : Gui bon vers. 
Et le prêtre secouera le goupillon. 

« Seqot tos pes e tas mas! » Et d los sbco- 
DET , e las cadenas caseron li. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 11. 

« Secoue tes pieds et tes mains! i> Et il les ie- 
coua, et les chaînes lui tombèrent. 

Tira e secot et estort. 

Roman de Jaufre, fol. 3. 
Tire et secoue et arrache. 

Loc. Qai dona los sains ordres, sbcot sa m» 

de tôt gniardo. 

Trad. de Bède, fol. ÇI6. 



176 SEC 

Qui doDoo tes sliott ordres , secoue ta mâîa de 
tout Bénéfice. 
Loc^fig. No SBCODHA lo jo dels vices. 

Trad, de Bède, fol. 44. 

Il ne secouera paa le joug des vicee. 

— Rejeter, repousser* 

La bona cosdama' et sooooEs aqoo qae la 

mala esseniet. 

Trad.de Bide, fol. i. 
Le bonne coutume est de secouer ce que la maa- 
vaise enseigna. 

— Battre des ailes. 

Si ben manja e ben bigot , 
Àiaî es fort bea sas del tôt. 

DEÇUES DS PaADts, Aux, cais. 
S'il mange bien et bien bat des ailes, ainsi U est 
fort bien sain du tout. 

Part, pas, loc. Mot ets d* aver sscos e plas. 

H. Càtolâ : Senfaer. 
lionlt TOUS êtes de ricbesse secoué et plat. 
avc. fr. Sans eatre esbranalé ne secous.. 

Cl. Marot , t. m , p. 44* 
Les fondemens des cîeax esbranlez et secouz, 
La, BoDBRia, Hymn, eccles», p. aSo. 
CAT. xsv. roR.T. Sacudir» 

2. EscoTzay v^, lat. zxcuTtfae, secouer, 
agiter. 

Esoona el fres e *scoaiar. 

L^s éPamors, fol. i3i. 
Secouer le frein et écumer. 

Don la forsa 1* xscon. 
T. DE G. HiQUiEa XTBB HBimx : Senber Enric. 
Dont la force Vagite. 
AVG. FB. Contre Adonis escout la teste. 

RamaH de la Rose, t. iSqSo. 
Escous en a tote la flor. 

Boman de Berte, p. 194. 
XT. Scttotere, 

S* DiscnsuoH, s./*, lat. Discnssiov^/n^ 
discussion. 

Las Discussiojrs que son acoomensadas en 
las cors. 

Statuts de Provence. JuLiBir , t. II , p. 4^' • 
Les discussions qui sont commencées dans les 
cours. 

CAT. Discussià. bst. Diseusion. fort. Discacao. 
iT. Discussione. 

SECTA, j./., lat. SECTA, secte, doc- 
trine. 



SED 

Ensenba a son filb sbcta de gràn perilh , 
E la gran beregia de ley de payania. 

F. de S. Honorai, 
Il enseigne à son fils doctrine de grand péril , et la 
grande bërësie de loi de paiennie. 

Li qnal amenaran sbotas de perdicio. 

Trad. dela%* Spù, de S, Pierre. 
Lesquels amèneront sectes de perdition. 

CAT. Bsp. Secta, fort. Secta, seUa. zr. Setta, 

S£DA, CEDA, s./., du lat. saictim, 

soie, étoffe de soie. 

Voyez Mn&ATOu, Diss* 33. 
Un mot bel vA de sbda de qne aon CRp cobria. 

F. de S. Honorât. 
Un moult beau Toile de soie de quoi son cbef elle 
couvrait. 

En SBDA et en bos draps. 

TnuLdeBhie,(ol^i. 
En soie et en bons draps. 

Lçe. Coses laa telas ab nn fil 
Qne sia de sbda sotil« 

Dbudes de Pbades, jius. cass. 
Couses les toiles stcc un fil qui soit de soie fine. 

Drap de sbda e gris e vair. 
Boman de Gérard deBoesUlen, fol. 83. 
Drap de soie et gris et rair. 

— Poil de certains animaux. 

Sbdas de porc qaerets granre. 

Dbddes de Peades , jius, cass* 
Soies de porc vous cbercberes beaucoup. 

— Par ext. Tamis. 

Pa... pnr de farina de froment... qne es... 
ab CBDAa be pnrgada. 

Bluc. de las propr., fol. ao8. 

Pain... pur de larine de froment... qui est... avec 
tamis bien purgëe. 

CAT. BSF. FORT. Seda, IT. Seta. 

a. Cbdal , adj\ , de soie, en soie. 

Lansas trencans, forbidas, penocBDAL. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. i5. 

Lances traachaotes , fourbies , pennons en soie. 

S£DAR, V*, lat. skd/lkc , apaiser, 
calmer. 

Pare, pas. Entro qne Y apostema sia sxdat. 

Entro que vegas aqnela... sidada per la 
mordicatîo de la médecine. 

Tmd. d*Albucasis, fol. 53 et 23. 

Jusqu'à ce que Tapostème soit calmé. 



SEG 

JoB^'i e»4|a« vou tojm otlU*li... aptUtée par 
FaciUtM» àt la nëdec&De. 

isr. Jledkr. xt. 5nrf ii iJ^ . 
a. SZOACIO y CSDATIO , f.y^^ lat. SBOATIO, 

calme, tranquillité. 

La H&âcio 3al apottema. 

Qaan es la cshatio àê la dolor at la cewa 
tio de la f«bre. 

Trad, éTAlbucasis, fol. 62 et 2I. 

Le ooijne d« rapostèoie. 

QoaBd est le calme de le doalenr et la cetaatiun 
delafièrre. 

3. CsDATiLy aif/,, sédatif y propre à 
calmer. 

Eaplaslrea ckdati&s. 

ThuI, ^AlbueasU, fol. 16. 
Eoupl&tTee êédaUfu 

u». Sedatwo. 

SEDIdO, 8BDIT1O9 SBDIG10H9 s.f.^ lat. 
sioiTiOH^m^ sédition, 
▼iras eoviroB 

Mortal sEDicioH. 

V» de S, Honorât, 
Voos Terries alenlour mortelle sédition. 

La sBomo teasalonica. 

Cat, dels apast» de Koma, fol. 5o. 
La sédition thesaalooique. 

CAT. Sediâô. bsf. Sed/don» port. Sediçâo. it. 
Sedùùme. 

SEGAR, V., lat. SECAae, couper, scier, 
moîasonner, faucher. 
Laa meiaioi qn' cl a fiichas en anir o en se- 
BicBar o en sioar o en eatÎTar lo blat. 

TrmUduC^dêdeJustinUn, fol. 17. 
Lee d^ensee qn'il a fàitee à laboorer ou à eemer 
es k ceiiper ou k rA»lter le bl^. 

. Pmrt.jfrét, Sigâh prat am lo dalh el ma. 

Bfetfm ^amor, fol. fyj, 
Ftmckmmt prtf aTte la làax k la maia. 

^Mrupaâ, Madorat, «boats es après; 

Skoat, hom k» bat per que salba 
Et yesca lo blats de la palba. 
Lerfs d^amors, fol. 36. 
Mnrî, il est campé •f^i coupé, 00 le bat pour 
qic aatUe et sorte le blé de la paille. 

La boaa nejsao cant es sbg a da el camp. 

F,etyert.,{<A.e&, 
La boane moisMW qoaad elle est campée an ebamp. 

IV. 



SEG 177 

AMc. la. Cestoyant des mcûssonnears en che- 
mise qoi sdoyent da blc aoz plus grandes 
chalenn do joor. 

Rémi Belleau , 1. 1 , fol. i3o. 

Arbres planter et blez soier, 
Nouv. rec. defahl. et cont. anc, t. I , p. 376. 

CAT. ESP. roRT. Scgar, rr. Segare, 

a. Seoador , s, m. , moissonneur, fau- 
cheur. 

Comnnamen .ssgadok 
Mer so penbon li penhedor 

Janh. 

Bref, d'amer, fol. ^^, 
Communément (en)yâi/c/ieMrpoar cela les pein- 
tres peignent juin. 

CAT BMP. PORT. Segador. it. Segatore. 

SEGON, prép^y lat. skcuh^aî, selon. 

Sb«oh los corteiadors. 

GtBAVB La Roux : A la mia. 
Selon les courtisenrs. 

Sbooit los dits de la Sainte Escriptnra. 
BESVA.BD J>B LA BabtmB : FoiUa ni flon;. 

Seloa les dits de la Sainte-Écritnre. 

Ccnj, eomp. Sacoir qub mandée , fb fay t. 

Pbxlokeva. 
Sdon ^i/il commanda , il fnt lait. 

A gten aeri est segPen l*esUmen 
Qne a estât , sb<iok que ansem dir. 
P. Gabbival : Tôt stressi. 
Difficilement sers ce siècle dans l'tftst qn'il a tfttf , 
stelon que nons entendons dipe. 

Aif c. PB. Selttnc natnre , pnrchaceit 
8a viande cnm il soleit. 

Mab» bb Fbaitgb , t. II , p. 6a. 
CAT. Segotts, Mr. Segun. pobt. Segundo, xt. 
Seeondo. 

SEGON, adj, num., lat %%cxivdus, sc« 
cond, deuxième. 

La nneyt sbgoîtda deVia întrar. 

Pbilokxba. 
Ls seconde nuit il derait entrer. 

Subst. RI SBGOHz, Gairaotz de Boroelh. 

PiBBBB D'AuTEBGif E : Gbontarsî. 
Le second, Gtraud de Bomeil. 

£00. Una no sai 

Qae SBOOHOA no*! sîa. 

A. OAJnEt : Qnan ebai. 
Une je ne mis qui seconde ne lui eoit. 

23 



178 



SEG 



— Cousin issu de germain , cousin se- 
cond. 

Fraîre c cdzi e segoit. 
T. DE SiFRE ET DE Bernaed : Hir Bernar. 
Frère et coosia et second. 

Onaaoeraa Darts e son friiir* En Raimon 
Am atreUn cam a* eron mey segoit. 

Bertrand de BoRer : Qaan la novella. 
Gauascrand Dart et son frère le seigneur Baimoni] 
j'aime pareilleoaeat comme s'iU étaient mes cousin» 
seconds. 

— Seconde farine, recoupe, bis-blanc. 

Coma aqael qae porga la para fariua del 
•seoir. 

F, et reri., fol. 35. a» Ms. 
Comme eelai qai pnr^e la pare farine da second. 

— Rival , concurrent. 

Sol Bîeas rai gart del bbgok. 

Raimohd de Cesteliiav : Eotr' ira. 
Seulement que Dieu me garde du concurrent. 

aire. FR. Il fad li secunz qui là mist 
La iei Den e tenir la fiât. 

Marie de France, t. II , p. 41 9- 
CAT. Segon. Bflp. PORT. Segundù. it. Seconda. 

!• Segoiipahbnt, segoiidamen , adv.y se- 
condement. 

Itéra... am engnent... asGoir dament. 

Trad. d^Alhucasis, fol. a5. 
Btfitère... arec onguent... secondement. 

CAT, Segonament. esp. Segundamcnt. it. Se 
condamente. 

3. SEGonDA^NAMESTy odv., secondemeut. 
To descoebre... ssoondanament. 

Trad. cTAlbucasis» fol. 44. 
Ta déooittrea... secondement. 

4. Segondae, V,, lat. secundae^, se- 
conder. 

Qai ara no *I sboonda 
Non er de la taaia redonda. 

Roman de Jaufre, fol. 4» 
Qui maintenant ne le seconde ne aéra pas de la 
table ronde. 

CAT. Secundar. ksf. port. Segundar. it. Se- 
eondare. 

5. Skcchdaei , adj. , lat. sEctrirDAEi/ix, 
secondaire. 



SEG 

Tan... premiera qne aEcmioARiA. 

Statuts de Prot^enee. Juuen , 1. 1, p. 58. 
Tant... première que secondaire. 

CAT. Secnndarî, ssp. port. Secundario, se- 
gundario. it. Seeondario. 

6. Segundabiambitt y segondaezameit , 
SECOND ABiAKEzrr , adp, y secondaire- 
ment, secondement. 

Son paozadas skoondariamen. 

heys d'amors, fol. laa. 
Sont pos^ secondairement. 

Secondaeiambnt per la longaeza de teinp«. 

Doctrine des Faudois. 
Secondement par la longueur de temps. 

Inscideys aqnela ssavMDARiAMBNT. 

Trad. d*jiUfucasis,Co\, ao. 
Incise celle-lè secondement. 

CAT. Secundo riament. bsp. port. Segundarie- 
mente, it. Seeondanamente. 

7. Segundiua, SECOHDINA, S.f., latSE- 

GUNDiNAf, segondine, arrière-fj^ix , 
délivre. 

Fetaa... evolopat en la pel dita sbgondcba, 
ab la qoal naysb. 

Elue, de las propr., fol. aSi. 

F^tus... enveloppa dans la peau dite secondime, 
avec laquelle il naît. 

Cove qne no y laissas alcana causa dedioz 

la SEGONDINA. 

Trad. d*AlbucasU, fol. 3?. 

II convient que tu n'y laisses aucune chose de- 
dans la secondine. 

CAT. ESP. Secundina. port. Sécundinas, tt. Se- 
condina. 

S£GU£L , s, m., du lat. SEcaue, seigle. 

Granetz de segubi. hi moillau. 

Oeddes de Prades, duz. cass. 
Petits grains de seigle tous y mouilles. 
Un seatier de segobXi. 
Tit. de 1279 et laSo. Arch. du Hey., Toulouse, 

. . J. 3ai- 

Un setter de seigle. 

CAT. Segol. IT. Segale, segola. 

SËGUIR , spGRE , V,, lat. SEQui, suivre, 
poursuivre. 

Om non deo aîaso sEGvift 



SEG 

Don pol malt «et bcn Tenir. 

T. BX GmlXAOMB DS hà, TOVB ST DE SoXSEL : 

U$ amies. 
Oa ne d^it pas suivn ce dont peut mal uuu bien 
Tenir. 

Fea «os mm tnoax ; si *Is Tes mètre e preso. 

Poème sur Bokee, 
Fil Ms ménagers iuit^re; il les fit meUre en 

fruoOm 

Fig, Sî lo sxc ea totas ua folhtaa. 

Liv, dé Sjdrac, fol. 36. 
S'a le ««If en tontes tes folies. 

Fols qne sbc aos Tas plaxers. 

B. GAUoirsi. : Tans ricx. 
f^ qni suit ses Tains plauirs. 

Totz tempa sic joy îr* e dolor. 

B. DE YEKTAnoTji : Jamos chaniars. 
Toajonrs tristesse et douleur suit jeie. 

— Accompagner. 

Sbovstz me, e faits enaelar. 

Koman d» Jaufre, fol. 8l. 
i, et faites sdler. 



— Parooorir, aller dans» continuer. 

Sai anoâB dréita TÎa. 
GAVnsBT, MOiRB SX PuiOBOT : Bes cuget. 
Je sais SMUvre droit chemin. 

Fig. PcTO no m n*'entremetna , ^ 

Si mon Toler en sbouxâ. 

Bbbbhobb m PjLLAsoL ; Tots temeroi. 
AMrtant je ne m'en eotremeltnis pas , si ma vo- 
looté j'en suivais» 

— Imiter, copier. 

Fig. Volon SBGUIB lars foUas companhas, e 
non podon tener meuira. 

r, et F'ërt,, fol. 21. 
Us vcnlent suiere lenrs iiilles oempagnies , et ne 
pcnteat tenir nesnve» 

Dcn hom bbobb los boa en lor bontat. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 94. 
Om doit satipn les bons dans leur bonté. 

Sa^st, Qoan aoa axonBa m* ea ayat aaboros. 

G. RiQinXU : Trerns no m. 
Qnaod son suîpre m'a été nvonreux . 

Pmrt. prés. Crans dana es e deshonora 

(f ns cortcs, de fats galbartc. 
Ses Als genbs e ses mab arts , 
Sanuxir d* amor lo dreefa cors 
Homils, sia per fais oors gaalîats. 
SsnTsai OB GiaoBB : Pus semblet. 
Ccat grand domasage et -dësUonneur qu'un cour- 



SEG l 'jg 

lois, de faits distingués, sans fausse tromperie et san« 
mauvais arts , suivant le droit cours d'amour mo- 
deste , soit par laux ooeurs trompé. 

— Subsi. Descendant. 

Gasanhet n' a aos obs e a lots aoa sboubrs 
Trebals e oaitiTÎeM e penaa e tonriens. 

PlBUiB OB CoBBiAC : El nom de. 
Il en gagna pour ses besoins et pour tous we% des- 
cendants trsTaux et sollicitudes et peines et tour- 
ments. 

Axc. FB. Trop de périls sont à sttir la conrt. 
EusT^CHx Dbschamps, p. 45. 
Ses gens qni le deToient suivir, point ne se 
baatoient. 

MOBSTBBLBT, 1. 1 , fol. 3o. 

VoycE Baw, BANEiLAy Sendibr, Via. 
CAT. iu;9. yoBT. Stguir, tr. Seguirt. 

2. Sequelà, ^«y^^Iat. 8EQUELA, consé- 
qnence, suite. 

Accident» es sbqubla de lar dita mala dis- 
posicîob 

Elue, de las propr., fol. 79. 
Accident , c'est conséquence de ladite mauTaise 
disposition. 

— Séquelle, tronpe. 

Aygla..., sa cassa no manja sola, maa hi 
partish , per qae d' aosels ha grande axQVBLA. 
Elue, de las prvpr., fol. 140. 

L'aigle... , sa chasse ne mange seul, mais la par- 
Uge , c'est pourquoi d'oiseaux il a grande séquelle. 

CAT. Bsr. POBT. Sequela. rr. Sequela, seguela, 

3. Sega, seoua, s./., clôture, bar- 
rière. 

D* ela SI fan sbgas atils a défense de blets. 

Sbgua , es defenssa de meyshos..., ftiyta 
d* espinas. 

Elue, de laspropr., fol. aaa et 2a3. 

D'eux se font clôtures utiles à la défense des h\éà. 

Clôture, c'est défense de moissons..., fsite 
d'épines. 

4* Seoeiea , S. m. y duivapt, coureur. 

Trobadors 
Sbobibbi per totas cortB. 

G. BxQUiEB : El nom del. 
Troubadours coureurs par toutes cours. 

5. Sbcsec, adp.f conséctitivement, de 
suite. 



i8o 



SEG 



Setjom itvcsBc lo paiierets. 
Dos jorns tscstc vos li dbiMtz. 

DEiniES SB PRABKS , jiuz» COSt. 
Sept joun de suite tous le nourrirex. 
Deux joart consécutivement taoa lui donnet. 

immédiatement après. 

Nos , ssouirriLs lor e toU 1* aotra gent. 

Guillaume de Tudbla. 
Nous , h la suite «feux et tonte Tautre geat. 

Sbgusmtre aqaestas paranUs. 

Trad. de l*Évang, de Nicodème, 
JmmédiàUment après œt paroles. 

7. SEaniiiteir,\». )»., duite, accompagne- 
ment. 

En r0gtflMil> «n «ftovmkH et en obestmen 

dels eossoU- 

Cartulaire de Momtpetlier, fol. laS. 
Ed directioa , en accompa^ M i lsek t et «n obëu- 
•anoe des coiwnJa» 

G AT. Seguiment. es». SeguimUnio, roKT. Se» 
guimentû, 

S, AsSEOUia, A6SKGRE, ASBG&E , V, , lat. 

AS8EQÛI9 poursuivre 9 suivi'ey attra- 
per, atteindre. 

f^ scientîa de efaaosaa , no a* aperte pas a 
home a asbobb. 
Per la pena qQÎl n* asbgrxa. 

Perdo pot AfBGRB. 

Trad. deBMe, fol. 83, 1 5 et 5t. 
La science des choses, il n'appartient pas k 
Vhommeèepaursuipre. 

Pour la peine qui l'en atteindrait. 
Pardon peut stàvre* 

Pmrt.jfas, Laa aotraa raaoa... derun esser Jlse- 
OUDAS per 1* evesqae. 

I^d. duCodedeJusUnien, fol. 2. 
Les autres raisons... doivent être poursuivies par 
rtfv«qne. 

Non ayan assbouxt res de profeyt. 

Priv. conc. par les R. d'Angleterre, p. 10. 
ft'atent attrapé tien de profit* 

àHc:. ESP. Aseguir. it. Asseguirt, 



9- 



COSSEGUIVI , CONSEGUIE , COSSEGEE y 
G0SE6&E, GONSEG&E9 V. , lat. COlfSE- 

QDi, poarsBivre 9 atteindre. 

Miells prenden son e plus îsnel , 



SEG 

E leu cosBGOH hir aoael. 

Devvbs bb PbaMw , AmM. rmss. 

Miens prenants sont «t plus prompts , ci légère- 
ment poursuivent leur oiaeao. 

Enchans so qn* en non ans conseguir. 
Aimbm de PBGOnAiii : De fin^aoïor. 
Je ponrckasse ce que je n'ose atteindre. 

— Faire Taloir. 

Dea horo oovsbgbb son dreg e aa raio. 

Trad. dm Code de Jusiinien, fol. i^. 
On doit poursuivre son droit et sa raison. 

len voelli mai ses oossbgb* encanssar 
Qae ooirsBGOXR so don no fos pagnatz. 

T. D'AiMEEI BT de GUU.LAVHB DE BSBOUEDAH : 

En Bei^uedsD. 
Je Teaz plus sans atteindre pourchasser qa'at- 
teindre co dont je ne fusse pas satisfait. 

— Suivre , accompagner. 

Fig. Als ▼alena coi sabers cojtsbc. 

PiBBBE D*Al}yEBGilE : Abans qnc il. 
Aux méritants que savoir accompagne. 

Part» pas, 
Ilh lalkan e trencan lai on aon ooesBcum. 

GoiLLâUMB SB TVIIBLA. 

Ils taillent et tranchent là ne ib sont atteinU. 
ànc FB. S*espece tant en K vivra 

Qoe }k mort ue la eomsiwra. 

Roman de la Rose, v« i6ao6. 

11 en eonstttvit Ton^ de sa lance. 

Hist» de Gérard de Nevers, p. 99. 

CAT. BIP. poBT Conseguir, xt. Consegttire. 

10. CoNSEGtTiHEif , S, m., poursuitc, res- 
source. 

S* cnana la mort no t castîas 
Pneya no y aa covsiovraEv. 

P. GAKpiirA& e JbesDm Crist. 
Si avant la mort tu uc te corriges pas , pnis lu n'y 
as pas de ressource, 

CAT. Consêguiment, bsp. Cetuegmimmuo. it. 
CoHseguimento, 

I I . CONSECUTIO , S,f, , lat. COHSECUTIO , 

conséquence, condusion. 
Derriera cousecutio. 

2'nitf. d'Aikmctuis, fol. 46. 
Dernière conclusion» 

CAT. ConseçudA. esp. Cwtêeeueiùn. 
12. COHSEQUEirGU y GOKSBQUBRTIA y COV- 



SEG 

sEQintHBSA, i, f. y lar. gonsxqvehtia , 

conséquence. 

Deaottra lo fag de la eanfii , tes neeettitat 

da OOHSBQCEMTIA. 

No pot bom traire degana bona cohsb- 

L^s d^amor», fol. loi «1117. 
Dânoalre le fiiii <l« U oause, tans afeeiiiK do 



On ne peut tiivr nnllo boniM conséquence» 
La coxaKQOEHssA e la maniera de celebrar 
la Bcaaa... fo aaordenada. 

Cat, dêls apost. de Roma, fol. 90. 
La contégtienee et la manière de célébrer la 

CAT. CcuMequemeia, lap, CcnseetteneUté port. 
Ctmseqmeneia. n*. Conseçuenta, 

iS. COVSBQVKITT, COKSXQUXVy a<$f.^ Ut. 

coHSEQUEifTtfii?, conséquent. 

Ad(^. comp, PxB coMsxQUSHT... ea graoa espe- 

nnça. 

Doctrine des Faudois» 
Par conséquent... c'est grande eepérance. 

Deb noma compantioa , e pbk cohsbqueit 

de coBiparalio. 

Lejrs d^amors, fol. 49« 
Des noms coBapantift, et par conséquent de 



CAT. Conséquent, xar. CStMiiecKeni». port. it. 

0119. 



i4- AcosssGm&y acohseguik, aquossk- 

CUIK , ACOSSEGUX , AGOHSEGRK ^ V, , 

poursuivre, atteindre, attraper, em^ 
presser. 

Lai on non pot ACOHtRORR. 

E. GAïaiu : Freis ni Detis.B 
Le où il ne peojt atteindre. 

Espcaaegan e anziaen celbs qae podian 

A4)Ooaac6uzR. 

Philombma. 
Mettant en pièces et tnant ceux qu'ils pouvaient 



Fig. En r altre aoosssc sacîetat. 

Tmd. de BMe, fol. il. 
En Tautra il atteint satiété. 

Fart» pas. 
Delà Franoea qn* en la ^ila foro aoohssgutz. 

6VIU.AI)MS DE TOVELA. 

Dos François qni dans lo ville forent atteints. 



SEG 181 

M' en anaTR er acossbgut. 

Roman de Jaufre, fol. 9^. 
Je m'en ollais bier empressé. 

AHC. pR. Le moine et la famé acqnsurent. 

Nouu. rec. dejabl. et cent, anc, t. II, p. 430. 

Saiment bien roidement et en grand baate 
iceox Françoia, et les accosuivirent an passaige 
de l'eaiie. * 

MORSTBBLET, t. II, fol. 81. 

CAT. jâeonsegttîr. 

i5. Deseguentes, adp.f ensuite, après. 
DfesaonEiiTRB, dol menan, 
"Venc Galvans am aoo compaiîoa. 

Roman de Jaufre, fol. 4* 
Ensuite, en menant oflietion , vint Gourain arec 

000 eoaapa g nons. 

Prèp, 
Dbssouihtrk lui , manf en lo reya frances. 

SoRDEL : Planber vuelh. 
jépfis lui , que le roi français en mange. 

IT. Diseguente. 

1 6. EVSEOITIB , ESSEGUIE, ENSEGBE , ESSE- 

GRE, r.,,lat. iNSEQUi , ensuivre. 

La perda e.doroage que s'en rmboria. 

Chronique des jilbigeois, col. Q. 
La perte et dommage qui s'en ensuivrait. 

Part. pris. Los capytols e las qnistîas esse- 

ouBirs. 

Liv. de Sjrdrac, fd. 8. 

Les chapitres et les questions ensuivantes. 
AHC. PB. Et retonrner Tannée ensufçant fvira 
la goerre. 
Ahyot, trad. de Plutarque, Vie de Timoléon. 

De son divin ouvrier enjKÎr la.volontcu 

BoHsARB , t. II , p. i38o. 
ARC. CAT. Enteguir. 

1 7 . ExECUTAE , V., du lat. ExsEQUf j cxé- 
cuter, actionner, poursuivre. 
Far EXKCUTAR loa babitans... per so qne 
dcDTrîan. 

Tit. de\^2l{. Hist.de Languedoc, t. IV, pr., 

col. 4a3. 
Faire exécuter \n habitants... pour ce qu'ils de-, 
▼nient. 

Part, pas, F.sser xxrcutat sens degnna roeree. 
Tit. de 1413. Hist. de Nîmes, f . III, pr., p. 209. 
Etre exécuté sans nulle merci. 

CAT. Exeeutar. ksp. Ej'ecutar, port. Exectttar.. 
n, Eseeutare. 



i8a SEG 

i8. ExEcufiOy EXEcuTioir, X. y. y lai. 

EXSEcvTiovem, exécution, poursuite, 

action en justice. 
L* sxecnTioir de la ley. 

Doctrine des Vaudois. 
Uexécution de U loi. 

Ont annin fac la dariera Exccurioir. 

Staiuii de Provence. Bout. p. 218. 
Où ils aaroDt fait la dernière poursuite* 

Qoe las vilas ont se faria la bucutios.. 
pagnan lo aalari d* nng serren tan solament. 
Tit. de i^af. Bisl. de Languedoc, t. lY.pr. , 

ool. 4^' 
Qaa les villas où se fenit V exécution,,, paient le 
salaire d'un serrant tant sealea»ent. 

CAT. Exeeueiâ. asp. E/eeudon, pobt. JSxeeu-' 
cao, IT« Etecusione, 

— Expédition. 

S« feis BZBcuTio contra Matfre , aegon que 
era azordenat per papa Honori. 

Cet. dels apost, deRoma, fol. 193. 
Se fit expédition contre Hatfre, selon qu'il était 
ordonné par le pape Honorins. 

19. EZEQUTOny EXECUTOR, SXECUDOR , 

X. m,, la t. EXfEGUTOE , exécuteur, qui 
exécute» 

F.xs<;uToa8 delà divinals jnggamenc. 
Si no ea xzacoi>oii de sa volontat. 

Sluc, de loi propr» , fol. g. 
Exécuteurs des dirins jagements. 
S'il n'est exécuteur de sa volonté. 

ExBCUTOES de teatamena. 

r. e/Ferl., fol. i5. 
Exécuteur de testaments. 

CAT. Exécuter, b.ip. Ejectuor. port. Executor. 
iT. Eseeutore, eteguitore, 

20. ExEGUToai, a<^., exécutoire. 
Letra bxscutoria de looasen lo prioce. 

Rég, des Etats de Provence, 140 1. 
Lettre exécutoire de roonseignenr le prince. 

■sr. Ejecutorio. port. Executorio, 

a I . ExEQCTiu , atij. , exécutif. 
ExEQUTXYÀ poteatat. 

Elue, de las propr,, fol. 9. 
Puissance executive, 

CAT. ExecuHu, esp. Ejtcudpo, fort. Execu- 
tivo. XT. Esecuttvo, 



SEG 

%%• PxaSBOUlB , FEESEORB , V.j Ut. PER- 

SEQui, poursuivre, parcourir. 

Qni non pot aon cnemic paassaRR ab glat , 
lo PiRSBC per paranlas. 

Trad, de Bide, fol. 75. 

Qni ne peut poursuivre, eau ennemi avec glaif e, 
le poursuit en parole. 

Qaascon membre psaaRoirsir. 

Brev. ePamor, fol. 54. 
Parcourant chaque membre. 

Pttri. pris, stihst, 

Era fogit sa oltra, per penre gandimen 
Del pobol de Rbodes , qne va *n far prrbkgceit. 

y, de S, Amant 

Il était (avait) fui (A ontre, pour prendre ga- 
rantie du peuple de Rbodes , qui va (•') en Ikirc 
poursuivant, 
ARC. fr. 

Gease de pountUvir le chemin oommenoê. 
Premières Œuvres de Desportes ^ tel, 90. 

Espoir m* admonesta 
De poursttivir. 

Cl. Marot, 1. 1 , p. 1^. 
CAT. RSP. PORT. Perseguir, it. Perseguirt, 

23. pEHSSGUClOy S.f,, lat. PERSECUTIO, 

persécution. 

Tolc aofrir PBRSRcncxae. 

Brev, «Tamufr, fol. 86. 
Il voulut aonffrir persécutions. 

CAT. Persceuciô, isp. Persecuàon, port. Per- 
seçuicào. rr. Persecusiome, 

2/|. PEOSEQUTIOy S./,, lat. PEOSECUTIO , 

poursuite. 

A la dicha apellation et a la prosbqutio 

d* ela. 

Tit, de f a86. Doat, t. X , fol. ^. 
A ladite appelktion et i la poursuite d'elle. 

CAT. Proseeueiô, bsp. Prosecusion, port. Pro- 
seeucao. 

a5. Peeseouietee , peesegutoe^ pebse- 

QUEDOE , X. m,, lat. PEESEGUTOE^ pCf- 

sécuteur. 

Maldizeire e pBRSBeoiRTRx. 

Trad, de la i^ ÉpÙredeS.Paulè Tkimothé*. 
Médisant et persécuteur, 

Orar per aoa PRRSBcnroRa. 

Brev, d'amer, fol. 98. 
Prier pour ses persécuteurs. 



SEG 

Lo qoal era vEvsKQusDoa de la fe e de la 
Glyda. 

Fo lo .Tiii. PXBaBQCTDOR de crestias après 

Ner9* 

Cat. daU aposi» <f« Borna , fol. 85 et 37. 

Lequel était persécuteur de la foi et de l'Église. 
FiU le haiti^e persécuteur de* clirétiens après 



CAT. Persecutor, perseguidor, ssv. vokt. Per- 
se^idor, it. Perseoatore, peneguitore 

16. SVBSECniR, SVBSRQVIKy SITBSBGRE , 

v.y lat. suBSEQuiy exposer, énoncer, 
rapporter. 

ParL pas. De jos son subsiquitz. 

Priv. conc, par les R. d*yingUterre, p. i3. 
DesMMU sont rapportés, 

CAT. Efip. Suhsegmr. 

27. SuBSBQUxsT, suBSEQVEir, adj., lat. 

suBSKQUBRTem, subséqucnt. 

L*aotra afllaba preoedéns o la suatBQUBirs. 

Ltrfs dfamorSt fol. 1 10. 
L'aotfe cyllabe préoédeote ou la subséquente. 

Las aotnw caosas bdbskqoxhs. 

ru. du XIII* siècle. Doat, t. OXYIII , fol. 88. 
Les autres cImmcs subséquentes. 

CIT. Subséquent, ksp. Subseeuent. port. Sub- 
sequttite. it. Sustequonto* 

28. OssEQtriAS, s,f.pL, lat. obsequias, 

obsèques, funérailles. 

Del sebelir ao je pensât ; 
Noblament an lo cors onrat , 
Si com laing a nioyller de rej, 
Am grans obsxquias de sm ley. 

y, de S. Honorât. 
A FeBserelir ils oot déjà pensé ; noblement Us ont 
le corps iMDoré , ainsi comme il oonvient à femme 
de roi , avec pandas obsèques selon sa loi. 

up. FORT. Obsequias. 
19. PSBSBTBRAB, V., Ul. PEBSEVERABtf, 

persévérer. 

Estadiein noe en ben pbrsstirar. 

F. et Vert., fol. 96. 
Étodioos-aons k bien persévérer. 

Si el Tol PKRSBVXRAR en aqnela contamacia. 

Trad. du Code de Jusiinien, fol. i4* 
S*îl vent persévérer dans «tte contumace. 



SEG i83 

PBRsiTkRARsN tro R lon joRit demeri. 

IzABir : Dignas ma tu. 
Persévéreront jusqu'à leurs jours derniers. 

CAT. Bsp. PORT. Perteverar. it. Perseverare. 

• r 

3o, PsBSBVEBAVMBirs , adp. , persévé- 
ramment, avec persévérance. 

Obeziss vlgorozamens et PBRKBvsBAxrMsirs. 

F. et Fert.,M. 54. 
Obéit Tigottieusement et persévéramment. 

Bspt PORT. ZT. Perseverantemen^, 

3i. Pebsevebadoe , s, m,, persévérant, 
constant. 

Lognien non ea- pas promes als comensa- 
dors mas als pbrsbtbradors. , 

Trad. de Bède, fol! 43. 
Récompense n'est pas promise aux commençants , 
mais aux persévérants. 

3 B. PeBSEVERANSA , PEBSEVERANCIA ,/./., 

lat. PEBSEYEBANTiA , persévérance. 
Pbrsrvbrarcta 9 so es fcrm perpaazamen 
de gardar so qne bom a promes a Dieo. 
Magnificencîa..., Jbeso Crist, noatre gran 

filOZOfe, r apclla PBRSRTBRAirSA. 

Sola PBRSEVRRABCXA posacsiss la corona de 

gloria. 

F. et Feri., fol. ^5 , 66 et gjS. 

Persévérance t c'est fermé relation de garder ce 
qu'on a promis à Dieu. 

Magni6cence..., J&u»>Cbrist, notre grand philo- 
sophe , l'appelle persévérance. 

La seule persévérance possède la couronne de 
gloire. 

CAT. Perseveraneia, avc. bsp. Perseveranza. 
Bsp. MOU. Perseveraneia. port. Perseve- 
ranca, zt. Perseveranza, perseveramia. 

33. Pebseverier, s, m*, persévérant. 

AU siens PRRSRVERtBRS 

Qne persevoTRrRn tro a lors jorns derriers. 

IsAHN : Dignas me tu. 
Aux siens persévérants qui perséTéreront jusqu'à 
leurs jours derniers. 

SEGUR , adj, , lat. securo^^ sur, tran- 
quille, certain, 
len no voelb ges sîa mia Toleta , 
Fer qn* ien sbgurs non i pognes estar. 
BsRTRAVD DE BoRN : Pus Veutedorn. 
Je ne yeux point que soit mienne 'Ttrfède , pour 
que tranquille \t vl*j pusse demeurer. 



i84 



SEG 



SsovRA pot ettar del fuec e do la» flamas. 

F. de S. Honorât, 
Ell« p«at étr« sur» du feu «t dct flamoiet* 

— Ferme, assure. 

MieU es que hom ane sbooes en bas qae en 

ait ab péril. 

Trad. de Bide , fol. 80. 

Il est mieux qu'on aille assuré en bas qu'en baut 

avec ptfril. 

Miels n* estarets siouaA. 
Per far U causa dossana. 

MABCA^iava : L' antr* ier. 
Mieux TOUS en seres sure pour faire la cbose douce. 

Fi^. Te son cors ferm e sxoua 
De falbiso. 

P. Racmovd di Tooi^vfi : Pus vey. 
Tient ta personne ferme el assurée contre lante. 

jidtf. Seour poirem cridar: Reial I 
E paiaaa gen desconfir. 

Maicabbos : Enperaire. 
Sûrement nous pourrons crier : Bojral! et gent 
païenne d^nfire. 

Airc. FR. Toos segurt de victoire. 
Arrives à segur refoge. 
Chr, de Fr. Rec. des Hist. de Fr., t. III, p. 173 

et 276. 
Séurs doit estre et hardi. 

Fabi» et cohL anc, t. IV, p. 4*4' 
Si ledit délict demearoit impani, il 0*7 au- 
Toit jamais dame séure, 

Arrests d'amours, p. 84^* 
Car de très fia cuer Taime de vrai e de séur. 

Roman de Berte, p. 60. 
CAT. Segur, Ksp. FORT. Se^uro. it. Sieuro, 

a. SsGU&usiXEy adj. super!., lat. sbcu- 
"ËjaiUMus, très sûr. 

Es cosa 8EOURI8SX11A. 

Doctrine des Faudois, 
C'est chose très sûre, 

CAT. Segttrissim. kIp. Segnrissimo. rr. Sieuris- 
simo, 

3. Sbgu&amkitt, SEGURAMCir, adip., sûre- 
ment I avec assurance. 

Lo qnal gardet bea saauRAaicir. 

Chronique des Albigeois , col. ao. 
Lequel il garda bien sdrement. 

Dis qae qai lar daria 
Demandes sbouramkk. 

P. Caroimai. : Jhcsnro Cri»t. 



SEG 

Dit qae qai Jear doBoerait demand&t apte assu- 
rance. 

CAT. Segurament, xsr. po&t. Segttrament*. rr. 
Sicurwnente, 

4. Seguhak, adj\, sûr, certain, solide, 
affermi, ferme. 

Fîg, Yostr* aoiors ssovra|ia 

Garis , e m reveo e ui saaa« 

P. Vidal : Gara amip. 
Votre amour solide gutfrit, et me ranime et me 
rtflablit. 

Ab BBGURASA fiaasB. 

M ABGABBUS : Per sari. 
krecjèrme confiance. 

5. SsGUEAvsAy S,/. , assurance. 

Fnigz d* entier joy, sxgueahsa de pals. 
Guillaume o'AuTrouL : Esperansa. 
Fruit d'entière joie , assurance de paix. 

AVc. ESP. SeguroHMa, poet. Segurançm. it. 

SiairantA, 

6. SBomTAHSAy $,f,f sûreté, sécurité. 

Non y Te skoubtavsa. 

B. Gabbokel : A mors per. 
Il n*y voit pas sdreté. 

7. SECUKITATySEGUATAT, S./,, lat. SBCU- 

&iTATff/it, sûreté, sécurité, garantie. 

Il det I* aael de son det per fennanaa e per 
srourtat. 

F,deR. Jordan, vicomte Saint^Anlotàn. 

Lui donna l'anneau de son doigt pour assunoce 
et pour ^«iraiitte. 

Aitaa pane vey de sbgurtat. 

B. GaRbonbl : Amors per. 
Autant peu je vois de sécttrité. 

Goafideotta et sKCtrarrAT. 

Elue, de las propr,, fol. 161. 
Confiance et sécurité. 

Loe* Letras de sbguetat. 

F. de S. Honorât» 
Lettres de sûreté, 

CAT. Seguretat. E5p. Seguridad, poet. Seguri' 

dade. it. Sieurtà, ticuritau, stettritside. 

8. Sbgubos, adj.f assuré, confiant, 

tranquille. 

Segueos, ses espavenialh, 
Vaelh faasam d' e)bs tal eaparpalb 
Qae sis '1 camps per nos retengou. 

Bernaei» db Vee sseac I Ivcras v«t. 



SEG 

C&mfmmis, noâ ëpoavaataU , je Teox (pie noiu 
Cunoos d'eux telle dispértMm que le «amp soit re- 
tea« par nons. 

9. SiGumAa, V,, assurer, rassurer. 

SiGURA. la d' aîtaQ 
Qoe son «fan i perdria. 

B. ZoKOi : Entre tots moe. 
jtssun^ d'autant ifii'ene j perdiait ta peine. 

— Garantir. 

Fin* amor me tmamA de la firesca biaa. 
B. DE VsHTADOUR : Tant ai mon. 
Pnr aaaoar me garaniii de la fraîche bise. 

Ptat^préi* Non pote Irobar dig siovrâvs. 
Raim ovi» DE M lEA-VAL : Gontr' amor. 
Je ne pût tronrer parole rassurante. 

Part, pat. Jostida esaaouBADA en dreitara. 

Trad. dêBède, fol. 78. 
Justice eit affermie en droitare. 

Avc. CAT. Btp. roRT. SeguTOT, Tt. Sicttrore, 

10. AsssGURAa, V., assurer, certifier, 
garantir. 

De mort noa^AasiouaA. 

Breu, dPamor, fol. 2. 
De mort nous garantit. 

Isara, ao dîa l' eraige, ai voa m' assboorats 
Ni m faits AasaGnaAa qne no ait ertmata. 

Ixaah : Dignes me tn. 
Iswn, ce dit l'hérétique, si tous m'assams et 
ma frites oêsurêr que je ne sois pas brûlé. 



— Rassurer, afTermir. 

Sol aîao m n' asseoura , 
Qtt* ien no n' ai antre gatge. 

B. os VEHTASoua : Qnan lo dons. 
Seulement ceci m'en assure, tu que je n'en ai 
pas f antre gage. 

Lo enhardis e lo ▲ssboura e lo afortias ooina 

.1. leo. 

r. et Vert,, fol. 65. 

L'enhardit et le rassure et le fortifie comme uo 



Ncgns no s'y deo assbgurar ni fiar. 

Liv. de Sydrac, fol. 72. 
Knl ne s'y doit affermir ni fier. 

fig. Coma de Pcitens, voatre preiss^AssausA. 

Maecabics : Aniats del. 
Comte de Poitiers , Totre mérite %'affermit. 

Sahstamtiv, Trop asseouraes fai damnatge. 

Liv. de Sydrac, fol. 106. 
Le trop assurer &it dommage. 



SEG i85 

Part.,pas, En selhioec on se te 
Per pas asseouratz. 
AwERi DE Bslluiot : Nnlhs homa. 
En ce lien où il se tient pour plus affermi. 
arc. fr. 
Et le Tent est chéot , e le temps ^ftménre. 

Roman deBerte, p. 61. 
CAT. Assegurar. esp. Asegurar, fort. Assû» 
gurar. xt« Assecurûre, assicurare^ 

II. AsEGUHiEB, S, m,, assureur. 

.II. portier de la carcer..., so es folls asr- 
ouazRRs de la misericordia de Dieo. 

F. et Vert., fol. 49. 
Deux portion de la prison..., c'est-à-dire fous 
assureurs de la miséricorde de Dieu. 

la. ASSEGUaAMEN , ASEOURAMEir , X. m. ^ 

assurance , sûreté, 

Qnant ansi lo coeaetli e 1* assbouramer 
qoe 1 donsTa. 

V. de Ramhaudde Vaqueiras. 

Quand il entendit le conseil et V assurance qu'il 
lui doonait. 

Loe. Letras... d* assouramsk. 

Cartulaire de Montpellier, fol. |63. 
Lettres... de stiteté, 

ARC. FR. En Vasséurement de la foy, occî l'en- 
nemi de la loy. 

J01RTIU.E , p. 79. 
CAT. Afsegurament* sa». AseguFwnkitto. 

i3. AssBcnaAtic , ai^\, asséctîratif, pro- 
pre à rassurer. 

LitlS... es... ASSECVRATXTA. 

Elue, de las propr,, fol. 119. 
La lumière... est... assécurative, 

1 4. Desassegurae , dbcasbcdaar, V., dé- 
concerter, chagriner, tourmenter. 

Me dona espavens 
Ni m* en dezasroura. 
Arm ACD DE Uabubil : Franquesae noirimens. 
Me donne épouvante et m'en de'concerle. 

Res mais no m' en desassroorara. 
B» DE Vertadour : Be m cagci. 
Rien dava otage ne m'en tounnentera. 
ESP. Desaseffurar, 

1 5. Ensbgurar , V. , assurer, rassurer. 

Part, pas. Aqai son 

Erbbodrats de mon chant. 

PiBRRB d'Auterorb : A Tiaill. troUr. 
Là ils sont assurés de mon chant. 



i86 



SEI 



SElSy ssx, n, de nomb., lat. sbx, six. 
Una , doaa , très e qnatra, 
Cinc e mis e set e neicb. 
Guillaume DE la Tocr : Una , doas. 

Une f deux , trois et quatre , cinq et six et sept 
et huit< 

Alf C. CAT. ESP. POBT. SeÙ. IT. Scî. 

a. Sext, adj, mtm,, lat. sextuj^ sixième. 
La ssxTA partida del oel. 

Elue, de las propr., fol. no. 
La sixième partie du ciel. 

auc. fr. La siste leçon coamença. 

Roman du Renari, t. III, p. 3^5 
CAT. ssp. PORT. Sexto. IT. Sesto. 

3. Skxtament, adv., sixièmenaent. 

SsxTAMsirr, per alconas paraolas de Cnst. 

Doctrine dës Faudois. 
Sixièmement, par aucunes parolea de Christ. 

/|. SeIZEK, SETSENy SETZEN, SEIZE, SEY- 

ZE, adj, num.y sixième. 

Ora sRiuuiA. 

Cat, dels apost. de Roma, fol. 160. 
Heure sixième, 

Lo sxYzx mandamea de la ley. 

f^.et Fer t., fol. 3. 
Le sixième commandement de la loi. 

Cant vetiG a 1* hora sxTXEzr a. 

Trad, de VEt^ang. de Nicodème. 
Quand vint à l'heure sixième, 

Substantiv. £1 sxizrs, N Elias Gasmars. 

PiERKE d'AuVeagne : Chantarai. 
Le sixième, le seigneur Elias Gasmard. 

Per qae retrairai co 
Entendi la sbibeita. 

G. RiQUiER : AU subtils. 
C'est pourquoi je retracerai cornaient j'entends la 
sixième. 

— Sixain , sorte de droit qui con- 
sistait dans la sixième partie des 

fruits. 

Qaartz, qalats, sbtsshs. 

Tit. de i326. DoAT, t. XXXIX , fol. 48. 
Quart , quint , Sixain. 

5. SeIZENA, SETZBWAy SHETZBNA, S,/,, 

sixaine. 



SEI 

.Ce. .uuTi. dias, lo qoal nombre conte 
.xLvi. sBXYZBHAs de jonis. 

Elue, de las propr., fol. 68. 

Deux cent soixante-seize jours, lequel nombre 
contient quavente-six sixaines de joors. 

— Strophe de six vers. 

Eq ayasi poyria hom dire sbiebitas. 
£a très bordos de sbtsbva. 

Lejrs d^amors, fol. 33 et i5. 
Par ainsi on pourrait dire sixaines. 
En trois vers de sixaine. 

6. Sextil, adj, num,, sextil, sixième. 
&egsrdameiit sbzth., qoar te la sexta par- 

tida del cel. 

Elue, de las propr., fol. iio. 
Regard sextil, car il tient la sixième partie du 
ciel. 

Bsp. POBT. Sexdl. ZT. SesdU. 

7. BissEXTiLy adj.y lat. bissextilû^ bis- 
sextil. 

L' an a .ccclxv. dian et nn qaadrant , qai 
fa .▼X. horas..., las qoals... no so compradu 
en Pan coma, mas ao reservadas entro Tan 

BXSSXXTIL. 

Elue, de las propr., fol. 121. 
L'anntfe a trois cent soixante -cinq joura er uo 
quart, qui fait six heures... , lesquelles... ne sont 
pas compta en l'ann^ commune, mais sont ré- 
servées jusqn*à Pan bissexUl, 

Intra U taar, V an bissextil. 
Tôt dreg lo trcxe jorn d* abri!. 

Bretf. tPamor, fol. 37. 
Il entre dans le taureau, l'an bissexUl, tout juste 
le treitièroe jour d'aTril. 

BSP. Bisexdl. pobt. BissexdL ir. Bisestile, 

8. BissEXT, BisEST, S. m,, lat. BIS-SEXTO^, 

bissexte. 

An bissextil... apelat bihsbxt. 

Elue, de las propr,, fol. laa. 
An bissextil... ap|)elë bissexte. 

Lo BiSBST se fay 
Tos temps de .ziii. en .zxxi. ans. 
Bretf. d^amor, fol. 39. 
Le bissexte se fait toujours de quatre en quatre 
ans. 

Al qalDseisme jorn sex oras en son raentx^ 
D'aqnellas es un jorn el qaart an acreissentz. 
Q* bom apella bisbst. 

PiEaRE DE GoRBiAc : El nom de. 



SEL 

Au quîmième jour, six heures eô tout moins; 
de cel1e»-tt eit nii jour an quatrièuM aa aocroiaaanl , 
qu'on appdle biâsexU* 

I>e partir les ans et troaver les èisexies, 
EusTÀCHB Descramps , p. a63. 
CAT. Bixest. KftF. Bmetto, pobt. BUsexto, it. 
Bûesto. 

9. B1SSSSTAH9 V., retarder. 

Per que mon joîa oa iDÎelhs fions, bxubsta. 
Bertiaud de Borh : Non asiarai. 
C'est poarqnoî mon bonheur où mieux il fleurit , 
rttaràt, 

10. Sejizb, a4i» num,, seize. 

La Ihieara deu easer de sbosb onaat. 
Coiit.de Fumai d» ia65. Doat, t. VIII , fol. 14a. 
La lÎTre doit être de «eiaa «mcet. 

1 1 . Setzeh y SEDZEH, adj, num.y seizième. 
L* an smTZBH de noatre règne, 

Priv, eonc. parles R. d^AngUtwres p. 9. 
L'an seiMîème de noire régna. 

SuLst. La SBOSBBA d' aaseU an fignrado. 

Palaite SB Satbba. 
La stisième d'oisaaax ili ont figuré. 

la, SrrziKA, s,/., seizaine, sorte de 

poids. 

Eaganiarai lat mieraras e Us sarsiirAs qae 
dan bonaa e Uals. 

Cartuiaire de MonipeUier^ fol. 46. 

Je regarderai Ica mesuras at laa seisaineâ qn'allaa 
teieal Jwnnos ei lojralai^ 

l3. SEXAGBZllIAy S,/,, lat. 8BXAOESIXA, 

sexagésime. 

Sbxagbzima oommienaa la dominiea après 

la aeptnageEima. 

Elue, de las propr.j fol. 128. 
Sexagésime oomaMaca le dintanche après la scp- 
(uagësimc. 

CAT. Sexagessima, bsp. pobt. Sexagenma. xr. 
Sestagttima. 

SELHy s, m., seau. 
Voyez PoHTAB. 

a. Sbilla y SBLHA , s.f.f lat. ùtKLLky seau , 
baquet. 

Laissa Tin e belva de sbilla. 

Oaitas : Era qnan. 
Laisse le Tin et qn*il boive de seau» 



SEL 



187 



Porta nna sblha d' ayga. 

Trad^du N.-Test., S. Marc, ch. 14. 
Porte un seau d'eau. 

AHc. FR. En cel pais si avoit deas seilles, 
Qant l'ane vient et Tnaire vet. 
Roman du Renart ^ t. I , p. a45. 
Marie alloit ponr puiser de Teao tenant nne 
salle, 

H. EsTiEHNE , ApoLpour Hérodote, t. II , p. 89. 
POBT. Selha, it. Secehia, 

SELLA, SELHA, GELLA, S./., lat. SELLA, 

Helle. 

Tôt le fendee entro lo sbi.ha del cavalh. 

Pbilokena. 
Tout le fendit jusqu'à la selle du cheval. 

Patfc val sBLr.A ab mdns d'arzons. 
Oi/iLLAVME DE Berouedan : Mal o fa. 
Peu vaut selle avec moins d'arçons. 

Loc. jig. Âb toxeta de prima cblla. 
Quant es fresca e novella. 
Deuobs de Pbades : àmors m' eovida. 
Avec fillette de première selle, quand elle est fraî- 
che et neuve. 

CAT. SeUa. BSP. iir7/a. port. it. Sdla. 

2. Selbbs y j. m, y sellier. 

En eaculers et en selbbs et en freners. 
Charte de èJonferrand, de 1 a4o. 
En faiseurs d'éenelles et en selliers et en faiseurs de 
freins. 

CAT. Seller, bsp. SiiUro. pobt. Selleiro, it. 
Seiimo. 

3. S0TZSBLLA9 soTzsBLA , x.y^, sous-seile, 
housse, chabraque; 

Faits fsr la botesella. 

Arhaud de Marsah : Qui comte vol. 
Faitaa faire la housse. 

Om DO ve arsso ni sotesbla. 

P. Vidal : Lai on cobra. 
On ne voit arfon ni housse. 

4. SoTssELLiEE y S, Ht,, falscur, fabricaut 
de housses. 

A veiriers et a ssotssbllibbs. 

Carîulaire de Montpellier, fol. 44* 
A verriers et k fabricants de housses. 

5. Ensellab, enselae, engelae, esse- 
LAB, ESSELHAR, V, y eusellcT , scller, 
haruacher. 



i88 



SEM 



Segaetz me , « f«iu uritSLtiAR. 

Homan dm Jaufrêj fol. 73. 
SaÎTn-inoi , et faites seller. 

Que fassaa sitiuilar , 
K faisan las cobertas sobr* els cavaU ghar, 

GuiLLAVlfE DE TUDBLA. 

Qn'ib fassent seller, et fassent les couTertnres 

sor les chevaaz jeter. 

Encxlatx lo be 

De sela e de fre 

E de mot gen peitrao. 

àavAvo DE M AssAH : Qni comte toI. 

HamacheâAn bieû de selle et de frein et de moult 

gentii poitrail. 

Fig. Pas r os r aotra a* bksblha. 

6. RuDEL : Lenquan lo. 

Puisque l'un l'aatre se harnache. 

Part, pat. A'soocavalusBLAT. 

R. ViSAli ; Unes noTas. 
Il a son cheTal sellé, 

le os dooi mon palafre blaoc ssbslhat , ab 
tôt son âmes. 

^BILOMENA. 

Je vous denne mon palefroi Uanc «e/Ze , avec tout 
son harnais. 

A«c. FE. On eost yeo tirer les destriers bot* 
des esiables poar les wselUr. 

But. de Gérard de Hetfert , p. lOl. 
CAT. EnteUar, Bsr, Ensillar, 

SEM y adj,, privé, dénué, dépourvu. 
SsK de tôt joi, plen de triator e d* ira. 

Beeteahd vb Boa* : Si tut li dol. 
Privé de tonte joie, plein de tristesse et de cbagrin. 
Ben es d' amor vnei* e de merce sbma. 

AiMBRi SB Pbouilaih : Ses mosapleita. 
BUe est bien ride d'amoar et de mevei dépourvue. 
AN6. GAT. Sem. n. Somno. 

a. Skvar, V. ^ priver, dépouiller, dé- 
barrasser, dépourvoir, 
Sbmab vos voilb 
De gran orgoilb. 

Es pie 
D* aital yil re 
Don fana ben a sbmab. 

P. Gaediual : Predicator. 
Je veux TOUS tlébarras^r de grand orgueil. 
11 est plein de telle vile chose dont il ferait bien 
de (se) débarrasser* 
IT. Sçemare. 

SEIVIBELIN , SEMBELI , SEBELIN , S. m. , 

fourrure. 



SEM 

El premier sbmbbu 
C* OB portet sobre si, 
El Bc en son mantel. 

Abbau» vb Massa b .* Qui comte rai. 
La pnmiAre^barrwv qu'homme porta sur soi, il 
eut en son nantma. 

Ac almnssa d* escarlata , 
Tota de sbbsuv orlada. 

Aoman de Jaiffre, fol. 56. 
Eut aumusse d'^rhte , toute deyburrurv ourlée. 

Aire. PB. D'an sedelin noir et ebenn. 

Fabl.etcont. anc, t. lY, p. 4o9> 
Et d*on cier sebelin foorré. 

Homan dm RenaH, t. IV, p. 384* 

SEMBULR, SEiuLAE, V., la t. siuuLkEf, 
ressembler. 
Vovez MuAATOEi, Diss, 33. 

Pfl paire sembla b 
Si den moot esforssr. 

B. Galvo ; Mont. 
Pour ressembler au pèra il doit moult sfelbroer. 

Mal SEMBLA d* ardimen GalTsing. 
Bbbtb AMB DE BoBV I.B FILS : Quant Tei. 
n ressemble mal pour le courage è Ganvain. 

— Sembler, paraître. 

Tng silh qn* iea vey mî sbmblav fbib. 
Abhaub de Maiubil r Tôt qmmt 
Toos eeuB que je voia me semblent fiwa. 

Qoe m fai aBMBLAB lo jom an. 

Le moivb be MoittAijdob : àissi can. 
Qui me fait paraître le joor an. 
Bli dons sap far de joi sbmblab pesansa. 
H. BauiiBT ; Gorteiamen. 
Ma dame mit fiiira de joie paraître tristesse. 
Ai I qaant mal sembl*, a qoi la re, 
Qae aqnest caitin desiron... 
Laisse morir. 

B. BE YEUTABOca : Qoaa tcj Is. 
Ah ! combien il semble mal , k qni la Toit , qoe ce 
chtftif dàirenz... eUe laisse mourir. 

Part» prés. 

Tramet al rei messatge semblait romiea. 
Roman de Gérard de Rossillon, fd. 7a. 
Transmet au roi messager ressemblant k pèlerin. 

CAT. Bar. Semblar. it. Semblant, sembrart, 
sembiare. 

a. Semblaft, semblan, semlakt, seh- 
LAK, S. m., semblant, apparence, 
mine , façon. 



SEM 

Ini per tôt acaptan 

De chascona an bel itiiBLAN. 

BiftTBAVD DS Bout : Domna pois. 
J^nat paitoot emprontuit d« cbacaoe an beaa 



No m'en rancnr, ni non fane mal sbmblah. 

Pows x»E Gapdueil : Per joi à' amor. 
Je se m'eo jdaini , ni n'en fats maoTtiM nUne. 
Car tog ciDi que preu an, 
Hon V an gea d* nn.asMBLAii. 

Aevaui) ds m abusil : IUsm et. 
Car toos ceux qui mtfrile ont , ne l*ont point de 

— Atîs, sentiment. 

Aaaats aereta ambedai d' nn sbmblav. 

Ellu dk Babjols : Belha Goasans. 
Aam «oos aères toos deux de même avis. 

hoc. Gent me trai 

Ab aBmi*AV enag et ab eor cm. 

B. BK VBBTJLDOfVB : Ab cor leial. 
Geatiaift die m'attira avee semblani cuit et 
avec «oenr cra. 

Toa non poiriaa aofrir, 
A mon acxBLAir , tant lonc aermo. 
P. Vidal : Abril isaic. 
Yeaa ne po w aie* aouflOrir, à non M^is, ai long 

àbaautu 

EDa BO 1 pcen , ni no l' en fai axvBLABT. 

Poème surBoècjg, 
EOa ae le prend , ni ne loi en lait sêmbUiHt, 

Ane no m fo aaMBLAir 
Qn' ien laiaaea per amor, 
SolatB , ni per joi , cban. 
GuiLLAUMB DB Cabutaing : Lo jom. 

Onoqaea il ne me fat semblant que je laiaiasse 
fev amovr, aHéigratia , ni pour plaiair, diant. 

Ai ! cnm engey foa dîna d' aital color 
CoB m' aparec deforaa per aaiiBLAH. 

CADBnr I Longa aaao. 
Ak! eoaame je crut qu'elle fat dedans de tdle 
elle m'appamt debor» en appa- 



ABC. va. 

Tel fi fist bel temhlant ki gaires ne l'ont cbier. 

Komnu de Rou, t. 3338. 
Lea beanz temblans qu'elle sonlUnt faire à 
son nary. 

Le* QuinMeJayei du Hariage, p. 170. 
Et demonrèrent bons amis Ton avec l'antre 
r<jmme ila monstrèrent les tembians, 

MOMSTBXLBT, t. U, fol. l46. 



SEM 189 

CAT. Stmbkuu. xsF. BOBT. Semblante, it. San- 

biarUe, semblante, - 

3. Sbmblansa, SEULAirsA, s.f., ressem- 
blance , apparence , manière. 

Diens te fes a sa sBUBLAirsA. 

P. Caboimal : JheanmCriit. 
Dieu te fit à sa reêsemblance. 

La gran folor 
Que fais olergoes fan sots bêla sBitaLAirsA. 

B. Garbohel : Per eapassar. 
La grande folie que faux deres font sous belle ap- 
parence. 

Marcabros, per gran dreitora , 
Trobet d' atretal saisBLAirsA. 

PiBiBB s'AuTBiOHB : Belb m'es. 
Marcsbrus, par grande droiture, trouva de pareille 
manière. 

Loc. A SBMBLAVSA dcjom. 

AaBAiJD BB Mabsah : Qal contSTol. 
A ressemblance de joar. 
Qui trop Tai serviai reproehan, 
Sbmblaksa fai qn* el gnasardon deman. 

FOLQOBT BB M AESBIIJ.B : Ai ! qUSUt. 

Qui trop va reprochant service , fait apparence 
(a Tair) que la récompense il demande. 

Ien no sai oor jotgar per sbmblabsa. 
H. Brdkbt : Corteaamen. 
Je ne sais juger cœur par apparence. 

Airc. ra. Jupiter prins nagaères la semblanee 
Dn dieu Vnlcaîn , son fèvre el bootefeo. 

Saiiit>Gblais , p. i6a. 
Dieo a fait l'homme à son image et semblanee, 
Cakvs db BEU.BY, Diversités; 1. 11, foi. a86. 

CAT. Semblansa, bsp. Semblanza. n. Smt^ 
blansa, sembiansa. 

/|. Sehblk, semlb, arij,y la t. suiLEm^ 
semblable» pareil. 

Ane no cng qn' en nasqnes sbisblb 
En semblan , del gran linh N Adam. 
Le comtb bb Poitisbs : Ferai cbansoneta. 
Onoqnes je ne pense paa qu'il en naquit de sen^ 
blable en semblant , de la grande lignée du seigneur 
Adam. 

5. Semblable, sexlable, ad/., sem- 
blable. 
Lo sbmblable aéra serrai. 

Fors deBéam, p. 1078* 
Le semblable sera conservé. 

IT. Semblabile, sembiabile. 



igo SElM 

6. SeMBLAHEV , SKMBLANTMENT , SEMt\N- 

MENT y sEMLANMEif , adv. , Semblable- 
ment. 

Aîssi cam am pas finamen 
De negan aativ aiioador, 
Degr' ati-essi far SRliBLAMBir 
Chanao pas gaya e uielbor. 

B. Gabbovel : Aissi cum. 
Ainsi comm9 j'aime plus purement que nul aulro 
amoureux , je devrais pareillement faire semblable' 
ment chanson plus gaie et meilleure- 

Dels aotrea revs ba die sevblavtmsht. 

L* Arbre de BatalhtUt fol. 19a. 
Des autres rois a dit semblablement. 

CAT. Sémblantment. 

7 . Sehblablament , ad\f. , semblable^ 

ment. 

Sembla BLAMBirr aï lo dit. 

TU. de i388. DoAT, t. XIY, fol. a5o. 
Semblablement si le dit. 

8. ASSBMBLÂR, ASEMBLAE, ASSEXLAB , V., 

lat. ASSIMILA Btf^ assembler, rappro- 
cher, réunir, concentrer, 
Fiff. Tea niezeys, tan tem'falhir. 

No r aos m* amor fort assbmblail. 
Le comte de Poitiers : Moût jauaens. 

Moi-même , tant je crains de faillir, je ne lui ose 
mon amour fort rapprocher. 

Fais* amor que no s* assmbla 
Lai on leiaotatz asoma. 

A. Daniel : I^nquan son. 
Faux amour qui ue se concentre pas li où loyauté 
domine. 

Part, pas. 

On tng li ben del mon son assemblât. 
Richard de Barbezievx : Tug demandoo. 
Où tous les biens du monde sont assemblés. 
CAT. Assemblar. awc. esp. Asembîar, ix. As- 
semblare, assembiare. 

9. AssEMBLATiu, adj. , assimilatif, com- 
paratif. 

Assemblât! VAS, coma : Sico, ajrssi co, 

Itejrs d'amorSt fol. lOO. 
AssimilativeSt conune : Si comme, aimsi comme. 

10. DeSSEMBLAE, OESEHBLAE , DESSBH- 

LAR , V,, lat. oissimklae^ ^ changer, 



SEM 

modifier, opposer, différer, rendre 

dissemblable. 

E *Ib fai aa bêla color mudar e dessemblab. 

X»»'. de SydraCj fol. 7<^. 
Et il lait «a belle couleur muer et changer. 

Retardo la vote de la pronundalio en tan 
qoe fan desssmblar lo compas del bordo. 

L^s d*amorSf fol. 9. 

Retardent la toIx de la prononciation en taot 
qu'ils font ntodifier la mesure du vers. 

Part. prés. Lo cors dels fols es dbsemblars 

dels sabis. 

Trad. de Bède, fol. 43. 

Le cœur des fous est différent des sages. 

Part. pas. Els qnatr' elemens 

Agron dbssxmblate semblans. 

PiERBE d'Acyerghe : Lausata sis. 

Les quatre ëléroents eurent opposées apparences. 

De totB mestiers es s^^ssemblad^ ainors , 
Quar menbs hi a de pro aelh qa' en sap mays. 
Gni d'Uisbl : Ane 00 cnget. 

A tons mëtiert est opposé amour, car moins j 
a de profit celui qui eo sait plus* 

CAT. DesseiMar. 
II. DeSSEHBLANZA y DSSSKVLAirSA , J./i 

dissemblance. 

DsssbMBLAifZA en aysso. 

Lejfs d'amors, fol.47> 
Dissemblance en ceci . 

CAT. Dessemblansa. auc bsp. Desetnblanta. 
la. RbSSEMBLaE, EXCSMBLAEy EESSBM- 

LAE , V. , ressembler, représenter. 
Per so qae nos donassem a vos forma a bs- 

CEMBLAB nos. 

Trad. de la 2« Epit. de S. Paul aux Tkessaliens. 

Pour ce que nous donnassions i vous forme de 
ressembler k nous. 

Mal AxasBMBLA lo filh Robert Gniscart, 
Qq* Antiocba conques e Mongisart. 

£. Caisels : Pus cbai la. 
Il ressemble mal au fils de Robert Guiscard , qui 
Anliocbe conquit et Monguisard. 

Una toza que m rsssemblbt 
Silh cai ien vexer solia. 

Gavavdaii le Vieux : L'autre du- 
Uue fillette qui me représenta celle que voir ')( 
soûlais. 

Fig. Lo siens digs rbssembla 



SEM 

Lo mien poMnieii. 

Petxols : Quotas que. 
Son dùocNira rassemble à la mienne peos^. 

Paru prés, Qai es aiuos e pacieas t% RBassM*^ 

BLAjra de Dea. 

Trad. deBède, fol. 32. 
Qni est doux et patrent est ressemblant à Dieu. 

4SG. up. Resemblar, it. Rismnbrare, 

i3. Ressemblador, recemblador,^. m.^ 

imitateur, semblable. 
Aâjtcdv. Doncas sias RxssxMBt.ADOR de mi oisi 
corn iea snî de CrUt. 

9 

Tnd. d» la f Eptt. de S, Paul aux Corinthiens. 
DcMK soyen semblables k moi ainsi comme je suis 
■ Cbrist. 

Fnirc , siatz bscxmbiaqor de mi. 

Trad. de PEpit, de S, Paul aux Philippiens, 
Frères , soye* semblables à moL 

14. EeSSRMBLAMEHT , RESSE1UILA.HBN , 

RESSEMLAMEKT, S, m,, fesseiiiblance. 
Asoidaos dormira es RBSBKBi^MEirs de mort. 

Trad. deBède, fol. 3. 
Le donnir aasîda est ressemblance de mort. 

15. SlMULACIO, SHUTLACIOn , S, f. , la t. 

sucuLAcioiftfin , simulation, dissimu- 
lation, 
laosengeria • symonia, sikulacio. 

r. e/f^ert,^fol.8. a'Ms. 
Fkttcrie , simonie , dissimulation. 

SimnjkTicnrs e fatz d'ipocriaîa. 

F", de S. Honorât. 
Simulations et faits d'hypocrisie. 

CAT. SùmuUadô, esp. Simulacion. port. Simtt' 
laeâa. rr. Simulaziane. 

16. SiXULACRA y S.f, 9 Ut. SlMULACRM/n^ 

simulacre. 

Las SIVUI.ACBAS de lor. 

Doctrine des Vaudois. 
ht» simulacres d'eux. 

CIT. Simulaere. bsp. port. it. Simuiaerù. 

17. SiMULAR, v.y lat. siMULAR^^ sîmuler. 
Part. pas. Las cassas... non simuiiADAs, non 
procoradas per los débitera. 
Statuts de Provence. Julien, t. II , p. 4^2. 
Les causes. . . non simulées, non procurées par les 
dcLitrnrs. 
A!ic. CAT. ESP. PORT. Simular. it. Simnlare. 



SEM 1 9 1 

18. ASSIXILACIO, S^f, y lat. ASSIXILATIO, 

assimilation, ressemblance, confor- 
mité. 

Dona AssiMiLACzo. 

Elue, de las propr., fol. 19. 
Donne assimilation. 
ESP. Âsimilacion. port. Àssemelhacào. it. Js- 
similaxione, cusimigUagione, assomigliagione . 

19. AsiMiLATin , adj., assimilatif, de 
comparaison. 

Las aotras , asimilativas. 

Gramm. provenç. 
Les autres , de comparaison. 
ESP. Asimilativo. 

ao. Versemblaitsa , s.f. y vraisemblance. 
£ *l mots fan de versbmbl'ansa. 

Margabrus : Dirai vos. 
Et ils font les mots de vraisemblance. 

ARC. CAT. Fersemblansa. voKT. Vertsimilhansa. 
TT. Ferisimiglianza. 

SEMDIER, sendier, cevdieb, sertibr, 
s. m., lat. SBiu CTER, sentier, chemin. 
Toza , sovendîer 
Aorai est semoibr. 

G. R1QU1ER : L'autre jom. 
Jeune fille , fréquent j'aurai (je fréquenterai son- 
vent ) ce sentier. 

Per nn cerdzbr estreg. 

y. de S. Honorât. 
Par un sentier étroit. 

Per miel tener lo dreg srrtier ntil 
Que mena 'Is bos al port. 

Leys dPamors, fol. a4' 
Pour mieux tenir le droit sentier utile qui mène 
les bons au port. 

Fig. Doncs laig sertirr 

Sec cel qn* ab leis camina. 

B. ZoRGi : Ben es adreig. 
Donc laid sentier suit celui qui avec elle chemine. 

Loc. Papiol , ten dreg srrdirr , 
Non temas yen ni gelada. 

Bertrand se Borr : Basse mes. 
Pbpiol , tiens droit chemin, ne crains vent ni gelée. 

Loc, fig* Cel qae vai la leî de Dieu mostran, 
Degra benfar e segair dreg serdieb. 
B. Garbohel : Per espassar. 
Celui qui va la loi de Dieu montrant, devrait 
bien faire et suivre droit chemin. 
CAT. Sender. r«p. Sendero, it. Sentiero, 



igoL SEiVI 

2. Sehdbra, gkhdiet&a, s,f,y seniier. 

Aniey ccrcan novella flor 

C<Mt* Ona CBIIDUTRA. 

JOTECX DE TouLOCfX : L' auU' ier. 
J'allai cherchant nouTelIe fleur le long d'an sentitr, 
Com... bazilÎM en la siwbB&A. 

Elue, de las propr,, fol. a^?- 
Comme... basilic daiu le sentier. 

$£M£NA.R, SEMNAE, v.» lat. skminae^, 
' semer, ensemencer. 

Sai 

Sbkbnae blat , e faî bovien. 

Raimokd D'Avioiroii : Sirreiia suy. 
Je mis*. . semer hlë , et je fus bouvier. 

Fig. De joy qa* Amor sbmbna entre nos. 

G. FiiDiT rJa no crenta. 
De joie qu'Amour shme entre noos. 

Lo peoeat... qoe aSMBMA diaoordiai entre 

amicx. 

y. et Fert., Toi. sS. 
Le péchtf... qui sème discordes entre amis. 

Pro9, Tal «Bif RHA ben e gen 

Son blat, qo! no*l meixona. 

GiAAUS DB BOBITBXL : Tals gen. 
Tel sème bien et gentiment son bU , qui ne le 
moissonne pas. 

Qai petit sasiBirA. , petit met. 

Ttvd. de Bèdêj fol. 66. 
Qui peu sème, peu moissonne. 

Qni gang seiibba , placer cnelh. 

A. Daniel : Ab plaaers. 
Qui sème joie , recueille plaisir. 

— Répandre. 

Per la gola gîtava aerpents qoe sembkata. 

F"» de S. Honorât. 
Par la gueule il jetait des serpents qu'il répandait. 

Fig» Ang tal deacrezenaa 
Dir ni sembitar. 

Germonde de Moutfellibr : Greu m'es. 
J*entends telle incrédulité dire et répandre» 
Part, prés. 
Om mal sEMHAir, de ben non ef ja rJcx. 
SsETEBi DE GiBORE : Qui bon frug. 
Hooune sentant mal , de bien ne sera januis riche. 

Part. peu. La'prnmîer sevehada, pins espes 

' ai den semenar. 

Elue, de las propr», fol. 223. 

La premièrement stmée, plus épais se doit semer. 

Aqnest lo jneylb a sbmehat. 

F. de S. Honorai. 
Gelui-cî l'ÏTraie a semé. 



SEM 

Pig, Cran cantitat delà titeriina qne aria se- 

MBlTATE entre lor. 

F. de Bertrand de Bom. 
Grande quantité des sterliags qu'il avait répenies 
parmi eux. 

StthstOHtiy, Li espea sembvat en bona terra. 

TVàcf. de Bède, fol. 6a. 
Las épais semés en boime terre. 

Pasaet per nn SBUairAT, 
E près d' eapignaa d* aqoeat blat. 
Trad. d'un Euang- apocr. 
Passa par un semé, et prit des épis de ce Ue'. 
Avc. CAT. Semenar„ cat. von. euv, Semhrar. 
FORT. S«mear. it. Setninare. 

a. Semer, s. m,, lar. semen, semence. 
Terga aeca fazen fmg aea sxmbh. 
Guillaume d'Autfoul : Esperanss. 
Verge sèche produisant fruit sans semence, 

Fig, Lo dois frnt delà amara sBiiBRa de letiai. 

Trad. de Bède, loi. 8a. 
Le doux fmit des amères semences de lettres. 

AVC. CAT. Sèment, bbf. Semen. port, ^eniea, 
semente, it. Semmtte. 

3. Sem, s, m,, lat. sEuen, semence. 

Sbm de loe magre no a den tranapoitar en 

loc gras. 

Elue, de las propr,, fol. 2a3. 

Semence de lieu maigre ne se doit pas traasporur 

en lieu gras . 

— Race. 

Del SBM del rey Davidl 

Leys d^amors, fol. i35. 
De la race du roi DaTid. 

« 

IT. Semé, 

4. Semersa, j.yij semence, graine. 

Sbmbssa, ea gra en terra eapara , a frog en- 
gendra r. 

Elue, de las propr., fol. aa3. 

Semence, c'est grain ea terre ^ra , pour froit 
engendrer. 

No TÎm portar fmg de bona asiuuraA. 
G. FtauElBAS : Tôt» hom qui. 
Non» ne Tlmct pas porter fruit de bonne semence. 

Fols ea qnî sa sbmbvsa espan 
En loc don non espéra fmg. 

Gayaodah le Vibvx : A is pas. 
Est fou qui répand sa semence en lieu dont il 
n'espère pe« de fruit. 



SEM 

La «igoa en la q«»l son coytt altea t sa- 

MiBtA da li. 

Tnd. ^Albucasiê» Toi. 17. 

L'can dans laquelle lontcuiles gaùnanTe et graine 
de lîa. 

Fig. De toU bca estau graa e auramA. 

RiCBias DB Baabbsieux : Lo nous mes. 

De Uns biens tous êtes grain et snntnce* 

De prêta lo frag, la flora e la acMmaA. 
PAULn DE M AaaBiLLB : lUsot non es. 

De mérite le froit, la flenr et la semence» 

— liqueiir sémiDale. 

La fBHKsaa ea de .ini* caataa, de tots los 
■eaibiea del home e dels ii«^ e de laa yeDas. 

Xic« de Sydrac, foK 77. 

Ls lUfu€ur séminale est de quatre choses , de tons 
de l'homoM et des nerfs et des reines. 



SEM 



193 



— Race. 

Don den périr ma simbhsa.. 
Gayaudih lb Vieux : Un vers Tuelb. 
Dont doit périr ma race, 

ABC GAT. Semenca. ir. Seme/ua. 

» 

5. Sexival, odj.f lat. sEMiiTAiif, se- 
minai. 

Tola bcatia qne ha trop grayash pane 
habaada en hnmor aaitnrAL. 

Elue, de las propr., fol. 65. 

Tonte bête qni a beaucoup de graisse abonde 
pea en liqueur séminale. 

tsF. POET. Seminai. it. Séminale, 

6. $EMEHAia£, SEMENATaSy SEMEHADOE , 

S. m., lat. SEHINATOB, semeur. 

Que la ma del aBMBxi atrb si acorde ab le 

pe drech. 

Sluc, de las propr., fol. 133. 

Qac la main du semeur s'accorde avec le pied 
droit. 

Hua afinuiAiBB îatia aemenar. 

Trad. du N.-Test., S. MaBC, ch. 4. 
Ca semeur sortait semer. 

Caut lo aKMBSADOB semena lo aemens. 

Evang. des quatre semens. 
Qnaad le semeur sème la semence. 

Aie. ra. Semùuueurs d'ordure et de sixanie. 

Cbetiit, p. 199. 

CAT. asF. Sembrador, fort. Semeador. rr. Se- 
mimatore, 

IV. 



7. SSMllTATIO, S,f., lat. SBHINATIO, SC- 

mination, action de semer. 

Sbmui ATio reqoier aytal artifici qae la ma 
del aemenayre si acorde ab le pe drech. 

Elue, de tas propr. M fol. I33. 

La sémination requiert tel artifice que la main 
du semeur s'accorde avec le pied droit. 

IT. Sefninagione, seminasione» 

8. Skmanazo, s, m., semence. 
Octoyre,... la terra desica e*l dona tem- 

prament per que a recebre sBMAirABOa sia apta. 

Elue. <ie las propr., fol. ia5. 
Octobre,... la terre dessèche et lui donne dispo* 
sition pour qu'à recevoir semences elle soit apte. 

9. Sehbnalha, s,/,, semaille. 

Qae iea... poosca penre la sembitalha. 
Tit.de 12'j^.jireh. du Rajr.,K, 17. 
Que je... puisse prendre la semaille. 

SEMPRE, adu., lat. semper , jncessam* 
ment, continuellement, sans cesse. 
SxMPBK fai epsamen. 

Poème sur Boèee» 
Incessamment i\ fait pereillemenf. 

len l'am totx jomz sbmpbb, mais hoî que er. 

Albertet : Atrestal vol. 
Je l'aime toujours continuellement, plus aujour- 
d'hui qu'hier. * 

~ Aussitôt, sur-le-K;hamp , incontinent. 
Si voa i anatz sbmprb, poirets la recohrar. 

Guillaume de Tudela. 
Si vous y allas «u/«-/«-cAiifn/)^ vous pourras la re* 

couvrer. 

Los dopa fea aBMPBB aalir. 

r. de S. Alexis. 
"Les boiteux il fit sur-le-champ sauter. 

Conj\ comp. Li merii de Diea ao 

^ Jnst, mai no aon gea dat 

Sbmprb que aon jatjat. 

NaT de Mons : Àl bon rei. 
Les récompenses de Dieu sont justes , mais elles 
ne sont point donnas aussitôt qu'elles sont jug^s. 

AMC. FR. Sempres ert molt comme pelice. 

Fabl. etcont, anc, t. IV, p 390. 
Sempres firent lor gent vitement conréer. 
Roman de la Rose, v. 77. 
CAT. Sempre» bsf. Siempre. fort. it. Sempre, 

2. Sexpesbas, sexpeeea, adp. , tout 
d'abord, sur l'heure, à Tinstant. 

a5 



194 



SEM 



leo Tos dirai snfpRsiiA.8 don tos somo, 
Qne*l redalx lo castel e la maiso. 
Corn aasiretz sxmprcra. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 3 et 27. 
Je TOUS dirai tout d'abord (ce) dont il tous 
somme, (c'est) que tous Ini rendies le château et 
la maison. 
Comme tous entendrei à Vinstant. 

3. Semperviva, s.f.y lai. sKMPKiivivttm, 
joabarbe, sorte de plante. 

Soc de papayer, de sbkps&vita. 

Coll. de recett. dé médec. 
Suc de pavot , àe joubarbe. 
C4T. Sempreviva, ssp. Siempreviva. tokf. xt. 
Sempreviwi, 

4. Dbsempee, adtf., tout aussitôt, im- 
médiatement, sans retard. 

DxauiPnB fors parran. 
La Yarma qo* estrenheretz 
£ DUBMPEx ab an filet. 

Deudbs db Pradbs, jéus. cass. 

Tout aussitôt ils paraSlroot dehors. 
Le Termisseau que vous tftreindres et sans re- 
tard arec un petit fil. 

5. A2EMPEE, ad(f., en tout temps, con- 
stamment. 

Ans qae fassaM verma azbvpbb. 

Dbudbs de PaADES , Aus. cass. 
Constamment ayant qu'il rende le Ter. 

6. AZEMPEAE, ADZEMPEAE, ADEMPEÀE , 

V,, solliciter, presser, fréquenter. 
Qaant a perdat, vaga los akbmpbaii , 
Qa* adoncx sabra quais es lar amistats. 
Uh troubadour ak ohymb , Coblas esparsas. 

Quand il a perdu , qu'jl aille les solliciter^ tu 
qu'alors il aaura quelle est leur amiti^. 

Âmicx es totz conques 
Can SOS amicx V abxmpba. 
Per cels qne î adzbvpratx. 

G. RiQUiBR : Sel qne sap. 

Ami est tont conquis quand son ami le presse. 
Par ceux que tous y sollicitez. 

Part. pas. Via que ea del ver gang goida , 
Mas tant es pane adbmprada. 
G. BiQUiBR : Yertats. 
Voie qui est de la Ttfritable joie guide , mais elle 
est si ftv/réçuenlée. 



SEN 

7. Akempeaiee, s, m., solliciteur. 

CO fora r AZBVPBAXRB. 

G. RtQUiBR : Sel que sap. 
Gomme serait le solliciteur. 

$£N,SE,^. m., lat. stvus, sein, poitrine. 
Lo mortal yere 
Qoe portât» el sa, 

G. FiauBiRAS : Sîrventes yacifa. 
Le mortel yenin que vons portes dans la poitrint. 

Fansset Ibi la bronba dedins lo skv. 

Vec Ihi de yermelh aanc tôt lo pie aai. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 56 et 83. 
Lui faussa la krjxgne dans la poitrine. 
Lai yoiU de sang Termeil tout le #eiji plein. 

CAT. Bsp. Seno. port. Seio. xr. Seno. 

a. iKsiiruATio, iNSiiruATiOK , s, f,, lat. 
iNSiNUATioir^m , insinuation , inser- 
tion , inscription d'un acte dans les re- 
gistres publics. 
Lei que dis qne donatio fadia oltra dnq 

cens sols no yailha senes xirsmtTATio. 

Tit. de 1253. Doat, t. GXXXIX , fol. 72. 
Loi qui dit que donation faite outre cinq cents tow 

ne Taille sans insinuation. 

Ses nrsEirvATioN e décret del baile. 

Statuts de Montpellier, da xii[« siicle. 
Sans insinuation et d^ret da bailli. 

CAT. Inànuoeiô. esp. Insinuadan. fort. Insi- 
nuaçâo, it. Insinuaxione. 

3. IvsiNUAE, KirsiNUAR, n. , lat. iirsi- 

KUAR^ , insinuer , insérer , inscrire 

dans les registres publics. 

Part. pas. Donatio... EifsziruADA dayant nos. 
Tit. de 1275. Bibl. duR.,f. deD. nilevieUle. 

Donation... ins/ffUM derant ooas. 

Es iirsanrAT. 

Donatio... no yal si no es nrsivuADA per da- 
yant lo bayle. 

Fors de Béam, p. io85 et 1086. 
Est insinué. 

Donation... ne yant si elle n'est insinuée par- 

deTant le bailli. 

CAT. ESP. PORT. Insinuar, xt. Insinuare. 
SEN, SEIKH, GEN, 5. m., lat. SZffSUSy 

sens, faculté de recevoir l'impression 
des objets. 



SEN 

Tols los ddiels qae prendon Iob .v. cehs 
dd'con. 
Los .y. CBHS Gorporals. 

r, et Vert., foi. 35. 
Toalet les tôiccs que premient les cinq sens du 



SEN 



195 



Les doq $9tu corporels* 

— Esprit, âme y jugement, raison. 

Y<M qo*ayetz saber sxv. 

B. DE ViHTAXWUB : AcoossellnU. 
Tous qoi «Tes ssToir et sens» 

El SKVS non a podor contra talen. 

Gvi d'Uisel : Beo feira. 
Le sou m'a pas pouvoir contre ddiir. 

loc. Non ai de surs per an efan. 

B. 9S Ykutasour : INon es roerayelba. 
Je n'ai pas de sens pour un enfant. 

Belh senher Diens, si feyssetz a mon sus, 
Ben gardants qni faitx imperadors. 

PiTEOLS : Pus flom Jordan. 
Beau aeignear Dieu , si tous agissies à mon sens. 
Lien vous regarderics qui tous faites empereur. 

Us Rolanz 
Qn* ab sur anqneria 
Gaerraa , trebaillz et affiins. 

G. Ramohi) : h Oto de Biguli. 
Un Boland qui avec rtdson cherchait guerres, 
tiacM et lâtîgncs. 

Enneîa m , de tôt mon sur, 

D' orne qnan pren sa pntana. 

Le moxhb x« m OHTAimoir : Be m' enueia. 

fl m'ennaie, de toute mon âme, d'homme 
«foand il prend aa concubine. 

Senes gran sehs natnral. 

B. ZoRGi : Moût fai. 
Sins grand yu^emeni naturel. 

Âm pane non eyssi de sbv. 

Trad. d'un Svang. apocr. 
Pat s'en fallut s*il ne tortit pas de sens» 

Mi fan bon sbks tomar. 

A. Oahiki : AmofS joj. 
Me îoêA tonmor le boo-issiu . 

— Côté y sinuosité. 

Baisera 1b la boca de tots seiiths. 

B. DE YsHTAnooR : Quant erba. 
Je lui baiserais la hooehe en tous sens» 

E 1 eoms aqga lo sers 
Qoe fiû la mars. 

BBaTEAiin DE BoEF : Ces no mi. 
Et qiM le oonte suire la sinuosité que fsit la mer. 



Qui '1 sec plus al pieitz s* enpren ; 
Pero no i a mas un bon seh. 

P. Vidal : Baros Jhesus. 
Qui le suit plus au pire se commet ; pourtant il 
n'y a qu'un bon sens. 

Loe. Per aqaest ssir sny ien sors. 

P. Roeisas : Al pareissen. 
I^ ce sens je suis ëlevë. 

Aîssi com hom tra V estam 
A SKV8 Ters qu' era a dreicb. 

Gàrihs d'Apchxse : Aissi com hom. 
Ainsi oomme on tire la trame è sens inverse qui 
tfUit i l'endroit. 

▲KG. C4T. Sen. CAT. scoD. Senjr, ahc. esp. Seso. 
XT. Senso, 

2. NoNSBH , NOSEN , S. m., noo-sens ^ 
folie, sottise. 

Marqaea, e ta fas noseit. 
Albert , n ar^uis se Mâlespive : Dons a vos. 
Ifarquis , et tu fais non-sens» 

Mas gran sciens* es sen cobrir 
Liii on iroHSEirs pot plus valer. 

B. Z0R6I : Moût fai. 
Mais c'est grande science de cacher sens là où non- 
sens peut valoir davantage. 

Qoant bom es desbaratatz , 
Diiz om qa* a perdnt per irovsBir. 
IUmdavd de Vaqdeiras : Ja hom près. 
Quand l'hoinme est déconfit , on dit qu'il a 
perdu par non-sens. 

3. SswABy V., donner, rendre le sens, 

être sensé. 

Rea no m podla sxxae. 
GxEAVD DE BoENEiL : En uu chantar. 
Bien ne pouvait me rendre le sens. 
Part, pas, Ab sa vis, ssitatz. 

G. BiQUiER : Tant petit. 
Avec les sages , sensé. 
Suhst. Entr* els nesds e *ls fats 
Pot cbaosir lo sénats. 
Arnaud de Marueil : Rasos es. f^ar. 
Entre les niais et les fous le sensé peut ehoûir. 
Loc. Ab no semât. 

Trad. de Bède, fol. 43. 
Avec le non-«eiu^. 
Aire. FB. Mes Bemart estoit plas senet, 
Por oe qa'il estoit 11 ainz nez. 

Romnn du Renart, t. J , p. a38. 
Qae Ters loi ne soit trop irée , 
Mais or soit et france et sèftée. 

Marie de France , 1. 1 , p. 5o6. 



196 SEN 

L'avg. cat. faisait usage du participe 
passé sénat. 

/|. Sensu AL , a^r'.^ lat. sensualiV^ sensuel.. 

C^ozan SKHSUAU... , caozas espiritals. 

Elue, de lat propr.j fol. 16. 
Cbmes sensuelles..., choses spiritaelle*^ 

— Qui tombe sôùs les sens. '""^^ * 

Las que han inyjsibilltat , a laa atasuALS. 
EluC' de las propr., fol. I. 

Gdlas qui ont ÎBTifibUittf , è celles ^ui tombent 
sous les sens. 
GA.T. ESF. PORT. Scnsuol. iT. Setuuole, 

5. Sensualitat, s. /., lat. sewsualita- 
Tem, sensualité. 

La prima vigor, so «apcfaats, 
Ea dicha auisuALiTATS. 

Brev. d'amor, fol. 53. 
La première TÎguear, saches celé , est dite ien- 
sualité. 

CAT. Sensualitat. bsp. Sensualidad. port. Sen- 
sttaiidade. it. Sensualità, sensualitate, sert- 
sualitade. 

6. Sensation, 5./, lat. sensationc/tï , 

sensation. 

TaI ssNAATioir as fasa. 

Dialogue de l'Ame et du Corps* 
Telle sensation tu as faite. 

CAT. Sensadô, rsp. Sensadcn. fort. Sensaçao. 
it. Sensazione. 

7. Sentiblb, adj., lat. SEiisiBiiLBm^ sen- 
sible. 

Fay Diens sentir e gostar per verray senti- 
mon e per sbittibla experiensia. 

f^. et Vertn, fol. 100. 

Dieu fait sentir et goûter par rrai sentiment et 
par sensible expérience.' 

ARC. CAT. Sentible. cat. mod. bsp. Sensible. 
port. Sensivel. it. Sensibile. 

8. Senssibilitat, s./., lat. sensidilità- 
Tem, sensibilité. 

Corporeirat..., siirssiBiLiTAT. 

Elue, de las propr., fol. i . 
Gorporéité... , sensibilité. 

CAT. Sensibifitat. bsp. Sensibilidad. port. Sensi- 
bilidade. it. Sensibilità, sensibilitate, sensi- 

bilitade. 



SEN 

9. Sensitiu, adj\, lat. sensititiv^ sen- 

sitif. 

De créa tara 

Sbhsitxva tan solaraen. 
An arma sbksitiva. 

Bref, d'amor, fol. 4 et 54* 
De créature sensitive tant seulement* 
Ont âme sensUit^. 

CAT. Sensitiu. bsp. port. it. Sensitivo. 

lu. Insensibilitat, s.f., insensibilité. 
Son , es na tarai xirsBirsiBiLiTAT del corrs. 
Elue, de las propr., fol. 76. 
Sommeil , c'est naturelle^/ifeïeR«t6«/i£^ do corps. 

CAT. Insensibilitat. bsp. InsensibiUdad. pobt. 
Insensibilidade. it. InsensibiUdk, insensé" 
litote, insensibilitade. 

11. Sensifzgab, V., causer y procurer 
sensation y rendre sensible. 

Pan. prés. ApoplezÎR..., qne no permet qae 
r esperit animal seusipicaitt et movent, 
ftia trames pels nervis. 

Elue, de las propr., fol. vj. 
Apoplexie. .. , <pii ne permet pas qae l'esprit ani- 
mal rendant sensible et mouTint, soit transmis pr 
les nerfs. 

12. Assenât, adj\, sensé , raisonnable. 
Es dos de sciencia, e fay home dar et as- 
senât. 

F. et Vert., fol. 58. 
Est don de science , et fait l'homme brillant etsemst. 

V kttMJKkTZ sens no s camja. 

Pierre d'Auvergne : Lo foeOu. 
Le sens raisonnable ne se change pas. 

ANC. FR. Et vos estes mal asenez. 

Roman du Henart, t. II , p. it3. 
Qoant Diex i ot valor et bonté assenée. 
Romancero Jrançais, p. a5. 
ANC. CAT. Assenât, it. Assennato, 

i 3. Dessbnh ^s.m.y déraison , folie. 

Lac. lea sny vengats en nsssBinr. 

Deudes SB Prades : Sitôt m' ai. 
Je suis Tcnu en déraison. 

14. Dessenament, obssenahen , 5. m.i 
déraison , folie. 

Yenc foras entre las gens . 
On tng feiron nassairAMEVs. 

P. Cardinal : Una cieaiat. 
Vint dvhor» entre les gens où tous ûreni Jolies. 



Aytali 



SEN 

, m venyï dimbvam b««. 

y.êtf^êrt.,foL3i. 



i5. DsssEiTAa y DECENAB, V. , devenir 
foa, perdra le sens, être insensé. 
D« totz ponhs non sk86sva.. 

Brev, d'amor, fol. a5* 
De Unm poinu il m devmu yu/ou. 
Tog DEsuvKmo mas sol ns. 

P. GAtMHAL : Uns dsntst. 
Tons devùirent /ou* exeepttf Molement on. 

Prov* Pcire, qai «ma naaiuiA.. 

T. BB Pixaas it'AirvsAomc et ub B. db Vbv- 

TADOOi : Amiex. 
Kcn« , qui aime penrf & /«M. 

Part, pas, lea ten cel per nnoMAT 
Qqa sacret enoalat 
Toilla a femna desoobrir. 
Uh novBiDovs AHOHTMX , CobUu eêpontu. 

Je tiens celui-là pour insensé qui secret cschtf 
TaïUlc & femme dtonrrir. 

&Aif. Aquest tegles 

.... Es totz pies da bbssbvats. 
P. Cabdibal : Uns cieutst. 
Ce nide... est tont plein dUnsensés. 

ABC. FK. Hontas ki mon cors dessemti, 

Sabl. et cont. anc», 1. 1 , p. 129. 
rt,DiMsemare» 

16. FOBSENAEIA, rOEGENEKIA, FORSAHA- 

UA, S. f,, forcénerie, fureur ^ yio- 
lence, extrayagance. 

Aspra paranla escomov roRCBBZBXA. 
Es ▼eraya Inllia a dracfaa vonsEVAniA. 

y.étFert.jttd. 3t. 
Apre parole excita vioUncê, 
Ccst vraie Iblie et directe Mxtmvagamea» 

Ira, andadây fobsahabia. 

Elue, de las propr., fol. 53. 
Golèn, sadace,^rcenene. 

ABC. BK. Fost la /brsénerie à ce montéa qna il 
se fnaaant entra-ocds ans oontians et ans 



SEN 



197 



Tonte VkforsimerU da popla fa apaitiéa. 
Otstn d€ Louis-le-DéboH,, Use. des Hist, de Fr., 

t. VI, p. i53et 154. 

ABC. CAT. /orfsnana. suc. xt. Forsenneria» 

17. FoASENAa, FOBCEicAa , v,y forccner, 
extravaguer, faire rage. 



Dona, maib Toigr* ab tos marir 
Ab joi , qn* ab ira vonsBir ae. 

Gatavdaii le ViEinc .* Gretens fis. 
Dame , d^Tsntage je Tondrais sTec ▼oùs numrir 
avec joie, que yS»rcener avec tristesse. 

Gridan a BoasBHsir com laons a carnage. 

y. de S, Honorât» 
Ils crient et/onl rage comoM lion an carnage. 

Part. pas. Si el a mens de .xxv. ans, o ai el 

es FOESEirATE. 

Trad, du Code de Justinien, fol. 4* 
S'il a moins de Tingt-cinq ans , on s'il eetjbrcetié. 

Sttbst. Rendre lo sans al BoncEVATz at al mntz 

lo parler. 

y. et Fert., fol. ^b. 

Rendre le sens enjorcené et su maèt le parler. 

AHC. fb. 

Por kei, dîst Loeis , sont-il donc /orsenéP^ 

Roman de Rou^ ▼. iSSb. 
Feront foreener les lays contre rËglisa. 

MOBSTRELET, t. II, fol. jl^. 

Le GAT. faisait autrefois usage du 
participe passé , et I'it. s'en sert encore. 

Avc. GAT. Forsenat. rr. Forsennato. 

18. Afoecevah , V,, rendre 9 devenir 
forcené. 

Part, pas, OmAFoacnrAT, 

Qne tensona da lenga. 
Roman de Gérard de RossiUon, fol. 16. 
Honineybrceiie^ qui dispute arec la langue. 

19, EsFOECEWAE, !>., être forcené 9 de- 
venir forcené. 

Si el davia esfobcevab. 

L* Arbre de Batalhas, fol. 173. 
S'il derait devenir forcené. 

Part, pas, Esbobckii ada gen. 

L'Arbre de Bataikas, £d1. 53. 
Gent forcenée. 

io. SoBEESEir, S, m., sur-sens, dérai- 
sonnement, extravagance. 
Ane tant dnrs sofismes ni tant cln* dictamena 
No feron dits ni fait ni tant grans sobbisbus, 

GmLLAOXE ns Tosela. 
Oneques si rudes sophismes ni si obscurs disoonis 
ne furent dits ni foits ni si grands déraisonnements ^ 
Cridaras Lnnel per souiBSBn, 
E Castalnaa par oeb* e per formatge. 
T. DE Beetsars d'Allahahom et SB Gmoo > 

Amicx Guigo. 



19B SEN 

Tu erifna Ltmel pour extravagance, et Castel- 
nau pour oignoo et pour fromage. 

ai. SBNTiiaNTy SBiTTiMBif 9 S. m*. Sen- 
timent. 

Ha ilcoi iBVTEMBVs d* aqntita dottor. 

r.etrert.»fiA.5&, 
A aueniu sêmAments de cette dooeenr. 

CAT. Sentiment, isp. Sentimiento, poat. xt. 
•Sleff^iRAi/o. 

aa. Sentie, v.^ lat. SEirnE^, recevoir une 
impression parles sens, sentir, flairer, 
éprouver, ressentir. 

Ni m fai surriii dolor, gaota ni fèbrea. 

A. Dahiel. : Ani qu' els. 
Ni goutte ni fièrre (ne) me fait sentir douleur. 
Si Tostr' aazel gota auiTZs. 

Decdes de Praoeb y Au%, cass. 
Si Totre oiaeau ressent goutte. 

Qui la volria flairar el axHTXRiA la flairor 
en V aiga. 

Lw, de Sjdrac, fol. 47« 

Qui Tondrait la flairer il sentirait l'odeur dans 
l'eau. 

Fig. Snrria nna gota del manor gang qne sia 

en paradia. 

F. et FerL, fol. ag. 
Sentir nne goutte de la moindre joie qui soit en 
paradis. 

Loc, Una dolor mi ssitt ▼enir 
Al oor. 

P. BAmoiTD x»B Toulouse : Enqueim. 
Ui|e douleur je me sens Tenir an cœur. 
SavTZ fi groisa d* enfant. 

y. de S. Honorât, 
Elle se sentit grosse d'enlànt. 
Ella aniTra a' a desliada. 

Obudes x>b Peadu , Au%. cass» 
Elle se sentira dâi^. 

Tartaraaaa ni vontor 
No sxht pins len cam pnden , 
Coin clerc e prezicador 
SiiTToir ont es lo nianen. 

P. Gabbiwal : Tarlarassa. 
Milan ni Tantonr ne sent plus Tite la chair 
puante , comoM clercs et prédicateurs sentent où 
est le riche. 

Subst, An be sbhti& et odorat, 
Aazir e Yeser e gostar. 

Brev. d^amor, fol. 5a. 
Ont bien le sentir et l'odorer, Toulr et le Toir et 
le goûter. 



SEN 

If art, prés. Tota sbxtbvs creatnra. 

Brev. d^amor, fol. 47* 
Toute créature sentante, 

Part,pat,jig. 
No intrem pela pons, qne serîam uvrin. 

GUIILAUIIE DB TUBBLA. 

R'entroDfl pas par les ponts, tu que nous serions 
sentis (déoouTerts). 

GAT. Bap. FOET. Sentir, xt. Sentire, 

a3. AssEKTiHEKT, AssHTiMEV, S. 01., as- 
sentiment. 

AasBiTTiMBirT de lansengier 
tJn pane delecba de primîer. 
Devoes se Pbades , Poème sur les FerUu. 
Assentiment de flatteur délecte un peu en pre- 
mier. 

De volontat e d* asbhtxmbm del cenat. 
Cat. dels apost, de Roma, fol. a3. 

De Tdontë et d'assentiment du sénat. 
AKC. CAT. Assentiment, ix. Assentimento, 

24. CoSSKWTIMEir , GOCEirriMEKT, J. m., 

consentement. 

Aqnest cocEVTiitBirr es... peccat morub. 

y. et VeH., fol. 18. 
• Ce eonâentement est... péché mortel. 

Per cossxxrTZMBv de las parts. 

Trad, du Code deJustinien , fol. 11. 
Par consentement des parties. 

CAT. Consentiment, bsp. Consentimiento, poit. 
XT. Consentimento, 

a 5. CossBNTiDA, S' f- , consentement t 
adhésion, concession. 

Si *lla m fai bren cossairrinA. 

B. Maitiii : Quant rerha. 
Si elle ma £iit courte concession. 

26. CosEHSA, S,/',, consentement 

Per cosEVSA Bfilo, lo doc n* issit. 
Roman de Gérard de Rossiilon, fol. 7a. 
Par consentement de Hilon , le duc en sortit. 

37. CossBHTiDoa, S, m,, approbatear, 
tolérant, flatteur. 

Tei ries los cossBvrxDoas, 

Car faillir laîsson Jior seingnors. 

PoHs Barba : Sinrentes non. 
Je Tois riches les flatteurs, parce qu'ils laissent 
faillir leurs seigneurs. 

B8P. POET. Consenàdor. xt, Consentitore, 



SEN 

s8. GoimN, GOflSBiTy adj,y complice, 

oonseotaot. 

Alaaellas potas ardens 
Qa« son d* antroi maritz comivb. 
M AJtCABaiis : Pus mos. 

Cet potaiiM ardentes qai sont des maria d'avtrai 

Diana toi ea coxasns. 

B. Galyo : Monta que. 
Dica TOUS est consentant. 

AXc. CAT. Consent, 

29. CovsEif TUL y cossxifn& , V,, lat. con- 

SEBTULe, coDsentiry approuver, souf- 

bVf endurer, accorder. 

Non dea covsivrta deshonor • 
Negoa aoa fisek ooaaeliers. 

Baimovd db MiaATJO. t D'amor son. 
lie doit consentir déshonneur nnl son fidèle con- 
seiller. 

Penonnîers ea del mal qoi '1 cozrsxv. 
GuixxAOMS DB MoRTÀGRÀGOCT : NaU kom. 

I^itâcipaint est da nul qui le consent, 

EUproTcrbis covssht hi be. 

Deudes de Phases , jiug. cass. 
Et le proverbe ^j accorde bien. 

Part prés. Es oolpables e costBUTBNa. 

Brev, d^amor, fol. 60. 
n est coapable et consentant. 

Part. p€u. SibUîa par cert a coitsbhtit potage. 

F", de S, Honorai, 
Sibilie poior sûr a consenti prostitution. 

CAT. Bap. voET. Consentir, nr. Consentira 

3o. DiSSBHCIO, DISSEVTIO, OICSITTIO , 
DISSEHTIOH, DSSSESSIOH, DECBSSIOK, 

s.f., lat. DissENSiONem , dissension, 
dissendment. 

La DiasBXCio... eatre los nobles. 

L'Arbre de Batalhas, foL a. 
I« dissension. .. entre les nobles. 

Per qne manda a sant Honorât, 
Ad Arle, la nissBNTXoir 
Bêla firayrea e de la mayson. 

F", de S. Honorai. 
C'est pourquoi il mande à aaiot Honorât , à Arias, 
la dissension des frères et de la maison. 

Deoa non ea pas de niCKirrio , mas de pats. 

Trad, de Bède, (bl. 59. 
n n'est pas Dieu de dissension, nuis de paix. 



SEN 



199 



La gran dbcbssios e Y error de sa gent. 

y, de S. Honorai. 
La grande dissension et l'erreur de sa gent. 
CAT. Dissenciô» est. Discension, po&t. Dissen- 
cao. ZT. DissenjBtone. 

3i. Reseittir, v», ressentir. 
Fig. Baro, en altra part los anem rbsbittzr. 
/ Guillaume de Tudela. 

Barons , en autre part allons les ressentir (t&ter). 
Part, pas. Nos avem proat lo mal e besentit. 

GviLLAvifc DE Tudela. 
V01U ayons tfprouTë le mal et ressenti. 
CAT. Ressentir» sap. port. Resentir » it. Risen- 
tire, 

3a. Sentekgia, sertentia, sehtensa, 
s, f,y latf. sENTEirGiA, sentence. 
Cant Dîens fara jostîcîa , le jom qne dara 

de nos sbutexcia. 

V,ei f^erf.> fol. 60. 
Quand Dieu fera justice, le jour qu'il doinera 
sentence de nous. 

SEHTEvriA fon donada c' om la crèmes el fbec. 

F", de S, Honorât. 
Sentence fut donn^ qufon la brûlât an fen. 
ANC. CLt^ Sentença. cat. mod. rsp. Sentenda. 
port. Sentença, ir. Sentenzia, sentenxa, 

33. Senteitcial, adj,, sentencieux. 
Entre las ordinala e las sshtxkcxau. 

Leys dPamors, fol. 26. 
Entre les ordinales et les sentenciatses, 

34> Sektengiah, SEiiTENsiAR, v.^ jugcr, 
sentencier. 

SaHTEacixao .liezi. templiers. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 211. 
Jugèrent cinquante-quatre templiers. 
Part, pas, Ja aicest platz non er SEirTEirsiAT. 
Bertrand d'Allax anoh IU : D' un sirrentes. 
Jamais ce plaid ne tenjugé. 
ANC. FR. U fat remené à Tours... ponr estre 

senteneié, 

HonTBELET, 1. 111 , fol. 66. 

Comment doncq est-ce qall faot sentencier 
et joger en ce différent ? 
Amtot, Trad, dePlutarque, Morales, t.I, p. 4^3. 

Sons Vespérance k loi donnée qne s&tten- 
eiant en sa faTenr, etc. 

Mémoires de Sully, 1. 1 , p. 533. 
cat. ESP. FORT. Sentenciar, it. Sentenziare. 

SENEC , adj,, lat. senex, vieux , âge. 



aoo 



SEN 



Joves e tnrBcx. 
GiXMOirDE BB MoHTPELLlUi : Greu m' et. 
Jeanes et vieux. 

Entns serai yieillA t nKBcs. 

A. Dansl : Pois En Baiinoos . 
ÀTant je serai rieax et âgé, 

AMC. xsv. iT. Sene. 

a. Sewectut, s.f,, lai. s^vRcrurem, 

vieillesse. 

La Mxta aut es sehbctut, qoe , ha son ter- 
me, complits .Lxx. ans.... Les autres.. . dizo 
qae tôt le temps el qoal hom via après las 
dites etaUs, es temps de sKxrscnrr. 

Elue, d* las propr., fol. 67. 

Le sixième âge est ^Hêillesse, qoi , à sod terme , 
aeeomplit soixaate-dix ans.*.. Les antres... disent 
que tout le temps auquel on rit après lodits âges, 
c'est temps de 'vieillesse. 

AMC» GAT. MF. Senectud. iv. Senettii, senettute, 
senettttde» 

3. Sbvecta, s.f.f la t. senecta, âge mûr. 

Sbvscta... es meîana entre javentat et se- 

neotot. 

Elue, de las propr., fol. 67. 

'Uâge mûr,,* est mitoyen entre jeunesse et TÎeil- 
lesse. 

4* Seuil, a4i'f lat. sehiliV^ sénil, de 
vieillard . 
Etat efantil... et sbkxl. 

Elue» de las propr,, fol. io3. 
Age enfimtitt... et de vieillard. 

BSP. PORT. Senil, it. Senile. 
SËIŒSCAL, SENESCHAt, SEKESCAUGy J. 

m,, sénéchal. 

Voyez LEiBHiTZy ColL étjrm,, p. 65; 
Deicina, t. m, p. 17^-173. 

Rey e comte , l>aylo e sbhbscai; 
Tolo 'Is castels e las terras sazir. 

Raimohd SB CiSTELiTAi} : Mon sirrentes. 
Rois et comtes , bailln et sénéchaux renient les 
cbâtmuB et les terres misir. 

Demanda GaaiK , sbrbscaz. de la terra. 

F. de S, Honorai. 
Demande Goarin ^ sénéchal de la terre. 

Lo sBKBscAuc o 80tz-«enescaac. 

Priv. cane, parles R. d^ Angleterre, p. a4> 
Le sénéchal oa sous-sénéchal. 



SEN 

Fig. Plasers , lo sbhbsohal d* Amor. 

Un TKOUBADOUK AVOVTiiB : Seioor ros. 
Plaisir, le sénéchal d'Amour. 
CAT. Bsp. PORT. Senescal, n. Senisealeo, sinis- 
calco. 

!>. SoTZ-SEKEscAUG fS.m,, soas-séiiéchal. 
Lo senescaac o sotz-sbxbscavc. 

Priu, conc. par les R. d*jingieUrre, p. 2^. 
Le sénëckal on sous-sénéchal. 

3. SeiTESCALGIA , SENESGALQUIAy SEKVZS- 
GALCIA , SEHESGAUGIA y S. Jl , séoé- 

chaussée. 

Plnaoïs antras terras pansadas en la sbvis- 
CALCXA del Cayre. 

Preuv. de VBist, de la maison de Turenne, i^ 
Plusieurs autres terres posées dans la sénéchaus- 
sée du Caire. 

Tota la sannucALcxA de Tholosa. 

Tit, du ZY* sihcU, Toulouse. Gab. Monteil. 
Toute la sénéchaussée de Toulouse. 
Per tota la sbnbscalquxa de Carcasona. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. i83. 
Pkr tonte la sénéchaussée de Garcassonne. 

Al recebedor gênerai de la sbvbsgaucca. 
Tit. de 1424. Rist. de Languedoc, t. IV, pr. , 

ool. 4a3. 
An reeereur general.de la sénéchaussée. 
CAT. BSP. Senetealia, rr. Sinisealchia, 

SENESTRE, snrEST&E, adj,, lat. sim- 
sThum, gauche. 

E 1 ma sBiTBSTRA ten n sceptram reial. 

Poème sur Baèee. 

Et la main gauche tient un sceptrb royal. 

Melsa dona a la partida snrBSTRA soppli- 
ment et perfeccio. 

Elue, de las propr,, fol. 56. 

La raie donne & la partie gauche souplesse et per- 
fection. 

Subst, Colgnî me sobi' el bras deztrv, 
E paeis me vin el sbnrstrb. 
Aritatjd de Marvxil : Dona genier. 
Je me couche snr le bras droit , et puis je me 
tourne sur le gauche. 

Loc. Lo gira e lo régira a dextre et ha sbvestbs. 

V. et Vert*, fol. 72. 
Le tourne et le retourne à droite et & geuuhe. 

Loc.prov, No sapîa la sbhkstra so que hn 

la deztra. 

r. et Vert., fol. 81. 

Ne sachc> la gauche ce que fera la droite. 



SEN 

ANC. »• 

A dcftre et è senettr^ sis conreîs establi. 
Jiommn de Rou, ▼. i53o. 
Et tournant è senestre. 

IUBn.Âis , IW. I , cU. 35. 
kuc CAT. Sinistre, esp. Simestro, pokt. rr. ^i- 
ntfrt». 

1. SBHBsraxBm , sinbst&eb , a^ji^'., gauche, 

gaocher. 
Fenbfas oenh Florcnaa a son bts surisTRiEa. 
JlomaiK de FUrabras, ▼. i47* 

Renbra» carat Florence k Ma oôttf gawhm» 

Saèst. V oa peidat \o pe per dos capoa 

E 1 poing daatre, a paois fo seitsstrebs. 
T. BB 1lL4CAa ET SB Pelubiee : En PelUsier. 
L'aa perdit le pied pour deux diapons et le poing 
droit, et paît il fut gaitehêr. 

SENHER 9 SEIGHER y SEINGNER , 8ENHOR , 
SEXONO&, SBINOirOR, SEIITOR , S* m, , 

lat.ssNiOK 9 seigneur, maître. 

E 1 S KAWM i M L do Memeîa ail fWts cavalller. 

F', de O. jâdkemmr. 
Et le seigwBtirde Merneit il la fit chevalier. 
Un filh de qae 
Fai haras al ssiaKOa. 

P. Gaidwai. : Tais cuia. 
Un fila de qui elle fait bërilier au sùgmeur, 
Vci ries loa cosaentldors. 
Car faillir laisson lor sBuroNOEs. 

P. Barba : Sirvenlas non. 
Je ToSa ridies les flattaan , parce qu'ils laiueni 
billir lears seigneurs. 
Pro^ Tal aBinoE , tal maynada. 

y, et Fert,; Toi. 97. 
Tel maure, tel domestique. 

— Dieu. 

Lo Seigxrb. qti' es nha persona très. 
AiMZRi SB pEoriLAiN : Ara par ben. 
Le Sàgnettr qui est une personne (en) trois. 

Lo Sbmbbii qné formet lo tro. 

Pierre D'AuvasaHE : Ix> Senber. 
Le Seigneur tfoX forma le ciel. 

— Àdj. Principal. 

Gine pilars hi a saiiBoas. 

G. AbbbMAB : L'iigUA pueia. 
Gioq piiieta il y a principeur. 

Loe.JSg. An la niaasa sbhbob qae Tabas dt. 
Romtan de Gérard de Kossillofi, fol. 37. 
Eirtead la neisa principale que l'abbé dit. 

IV. 



SEN 101 

ABC. va. Pros.ert e bien preisié de son seigHor. 
Gotiter le Tait à aon sêignur. 

Roman de Rou, ▼. 1721 et 840. 
Et seignorir ans les seignort. 

Roman de ht Rose , t. 6556. 
CAT. Senjror. bsp. Seior, port. Senhor. rr. Se» 
gnore, àgnore. 

3. SEirR0REssA,5.y!^ dame, souveraine. 

Dona de prêts , srbbo&bssa d' alnor. 

AiMBBi de Sarlat : Quan si cargo. 
Dame de mérite , «ouperatee d'amour. 
XT. Signoressa. 

3. Senh'Eit, SBiGir*£v, ^. m,, redon- 
dance de. politesse formée de senber 
Eir , SEIGHER EN , seigneor seigneur. 

$EXGB* Eb Monal, non cre que tarie gaire 
Qn* eo veirai En Rainon, mon seignor. 

Lamberti de Bohahbi. : Mont ehanters. 
Seigneur seigneur Monal , je ne crois pas qu'il 
tarde guère que je ▼errai le seigneur Baimond , 
mon seigneor. 

Sbbe* Eh Enric, a voa don avantatje. 
T. SE G. RxQl lES ET DE Hebri : Sénh' En. 
iS'e^jieurseîfiieitrHenTi, 4 tous je donne avan- 
tage. 

4» SannDRE,;. m. ^seigneur. « 

St«Bl»&B» 

Jamais no us Teirai eapasa aenhdre; - 
Roman de Gérard de Raeeillon, Soi. 73. 
^ei^MSwv jamais je ne trous verrai ceindra éptfe. 

5. Senhorat, s, m., seigneur, maitre. 

Sehborat qne trop mal ton. 
Le hoibe de Mohtaudob : Mot ra'enueia. 
Mattre qui trop mal tond. 

6. Senador, s. m., lat. sekator, sé- 
nateur. 

Lo SEHADOR fraac, de bella companha. 
Pavlbt de MassEILIéE : Ab marrimen. 
Le sénateur franc , de belle compagnie* 
Los SENADORS de Roma. 
Roman de la Prise de Jérusalem , fol. 27. 
Les sénateurs .de Rome. 
CAT. Ksr. port. Senador, zt. Senaiore. 

7. Ceitat, s. m., lat. sevxtus, sénat. 
De Tolontat et d* assentimen dcl cekat. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 23. 
De volonté et d'assentiment du sénat. 
CAT. Senai. bsp. port. Sontuio. it. Senato. 

s6 



âOft 



SEN 



8. Sire, ctre, s, m,, sire. 

Qaî er tracher ni fak. 
Sera inayeatre e siek. 

P. Caubimal : L' afar dol comte. 
Qui sera tnttre ei Sàux , sera mattre et sire. 

Baser cteb 
D^ Anjona ni de Ton. 

P. CAaDiVÂL : Belli m' es qu' iea. 
Être sire d'Anjou et de Tours. 
IT. Sire, sere. 

9. SiER 9 /. m., sîear. 

Farai... mandar... 
A 'N Bernard de Fom 
Et a aixR Ugoli. 

HuGVxa DB SAiirT-OTi : Ud sirventes. 
Je ferai... mander... à seigneur Bernard de Foec 
et k sieur Ugoli. 

10. Sbnhoria , sEiGNORiA, S./,, scigneu- 

rie , maîtrise , domination , pouvoir. 
Lonc temps ac la siioaoRXA de la cort del 

Pooi. 

F", du moine de Montaudon. 

Longtemps il eut la seigneurie de la oour du Puy. 
En plus fraiica skvborxa 
Non pogra mon cor assire. 

AvexBBS : Per vos bellia. 
En plusafranche seigneurie je ne pourrais mon 
cœur placer. 

La SEMHORIA es de Dîen, et el 1* establî pel 

pobol govemar. 

Litf. de Sydrac, fol. 95. 
Le pouvoir est de Dieu , et il Télablit pour gou- 
▼emer le peuple. 

Fig, Als deniers donon tal suihoria 
Qne perdon Dieo. 

Pons de la Garde : D* un sinrentes. 
Aux deniers Us donnent tel pouvoir qu'ils per- 
dent Dieu. 

Loc, Qne '1 pro e *1 conoyssen 
Vos porton sehboria. 

PoRS DE Capdveii. : Ja non er. 
Tu que les preux et les connaisseurs tous portent 
seigneurie (soumission). 
arc. vr. Celé qne j'aim* est de tel seignone 

Qne sa biantes me fist ontreqaidler. 
Le roi de Nayarse , chanson 4* 
CAT. Senjroria, rsf. Sehoria. port. Senkoria. 
IT. Signoria. 

11. Senhoretamen , s, m,, domination, 
s 11 périori té , p n i ssaji ce. 



SEN 

Cap de trastot lo mon e sriihorrtaiieh». 

PiKRRB BB CoRRiAc : El nomdc. 
Chef de tout le monde ei domination. 
IT. SignoreggUunento. 

la. SsNHORATGEy SEIGRORATCB , S. m., 

souveraineté , puissance , seigneurie , 
suzeraineté. 

Pus lo partira m'es aitan griens 
Del aRiORORATGE de Pejtiena. 
Le COMTE DE PoiTiBES : Pus de cbasUr. 
Poiaque le partir de la seigneurie de Poitiers 
m'est si pénible. 

Diena , que 1 det lo aRraoRATGB , 
La sal , qn* anc genaor no vi. 

Arvaud de Urbubu. : B«lh m' es. 
Dieu , qui lui donna la xustfr»<iief «^ la sauf e , vu 
qu'onoques plus belle je ne via. 

Sny mi mea el sien rie sbbboratgb. 

Gadchet : Ab leyal. 
Je me snb mis en la sienne puissante sàgneurie. 

Loe, Det m* o e près mon omeoatje » 
Et bîc dd baiser semboratgr. 
Guillaume de BEaGUEDAR : Amicx senher. 
Elle me le donna et prit mon hommage , et j'eus 
du baiser seigneurie. 

ARC. VR. Ne porqnant c*eat maïs li nsaiges 

Par trestOE en nos segnoraiges. 
Hblirardou Thibavd de Malli, Fers sur la Mort. 
Celle contrée ent... grant sefgneariage. 

Prophieie^ de Merlin, fol. xxiii. 
OAT. Sef^roige, bsp. Senorage. it. S^n<h- 
raggio, signoraggîo. 

i3. Sbkhoret, s, m,, seigneurie, domi- 
nation , souvemineté. 

Tan tem son rie sbhborkx' 
Qu* ieo cog dir fondât. 

AiMEEX DE Saslat : QuAB sicsrgo. 
Tant je crains sa puissante domination que je 
pense dire folie. 

CAT. Senjrorio» bsp. Senorio, port. Senhorio. 
IT. Signorio. 

[4* Seic HORAMBif , S. m,, scigncurie , 
supériorité , pouvoir, domination. 
Cobeitoa d' onors e de aRRMORAKcvs. 
PiRRRR DE Corbiac : El nom de. 
GouToiteux d'honneurs el de dotnination», 

Loc» Lbi porUren drech aERBORAUBv. 

Roman de Gérard de JiossiUon, fol. io3. 
Lui porteront directe seigneurie (jioumissiou). 



SEN 

ASC. wm. Qoc fos le foQs seignertment. 
B. DE Sautte-Maure , Ckr.desDuct de Norman- 
die, fol. 164. 

iS. Serborau y a^^'., seigneurial y sou- 
Teraio. 

Subst. Senhor ser et sers MiiHORAn. 

MARCàBBUS : Lo ven oomeas. 
Se^neur serf et serf «ouiw/w'ji. 

16. Sekhoul, scvHOBiUy a^jf*. , seigneu- 
rial , souverain, doniinateur. 

Dei snrBoaxi. bamat qoc morts lai resta. 
Romande Gérard de Rosêillon, fol. 68. 
De la seigneuriale nobleue qui morte là reste. 

Gen auiBoaxi.A 
Tenc car son senhoril. 

IUxifOin> DE HiftAVAL: Aisai m te. 
' La gent dominatrice tient chère aa domination. 

Fig, E'isolatz 

De mi dons et sevhoexus e cabans. 
Aehavo de Marveil : La cortesia. 
El la aoulas... de ma dame est seigneurial et su- 
périeur. 

SBXBoanra laoïor 
Ab ereiflsemen d* onor. 

Hat se Mous : Al boa rey. 

Semvermae Iooaiiga«Yee aocipissement d'honneur. 

t 

-* Subst. Seigneurie, pouvoir, domi- 

nation. 

Gen senborila 
Tenc car son sbxbobil. 

BAmoirD SB Mibatâl : Aissi m te. 
La gent donaiDatriee tient chère sa domintUion, 

Leiala sehborxus, 
Lai on es pins afortitz , 
Den caser pins obezits. 

IUxMon> DE MlBATAL : Pueis ongan. 
Loyale seigneurie, li où elle est pins fortifiée, doit 
être pies obtfic. 

Membre na , domna , qnan me detz sbjiborxu 

De vos servir. 

G. Adhemab : El temps. 

Qu'il TOQS souTienne , dame , quand tous me don- 

Bstcs pouvoir de tous servir. 

AHc. FB. Al glorions tans segnoril. 

Lai du Trot, v. a6. 

up. SenoriL jpobt. Senhoril. xt. SignorUe. 

17. Sekborilmens , adv, , en seigneur, 
en maître. 



SEN 



^o3 



£1 mieg loc dels plauetas estay sebborxlmebb. 
Pierre de Gorbiac : El nom de. 
Au milieu dm planètes il se tient en maître. 
Aire. FB. 

£nti;e denx grans rivières soit seignoriement. 

Roman de Berte, p. i4- 
PORT. Senhorilmeiite. xr. Sîgnoriimente, 

18. SeNHOREJAB, SEIGIÇOREJAB, SEGNO- 
BEJAR , SEINGIfOREJAR , SEINBOREZAR , 

V,, maîtriser, commander, gouver- 
ner, dominer. 

- Cnia aver 1* emperi , 
E SBXHBOBEZAR Lombarts. 

Baimohd DE LA TouR : Ar es drett. 
Peuse avoir l'empire , et ^oiipemerles Lombsrds. 
Amie ai de gran valor 
Qae sobre tots seihgnobbja. 

AzALAia DE PoRCAiRAGUES : Ar em. 
J'ai ami de grande râleur qui sur tous «/omine. 
Morai, Sap sa volnntat refrenart 
Et a la cam serhorejar. 

Brev. d'amer, fol. ai . 
11 sait sa volontié refréner, et i la chair commander. 
Fig. Sos ries pretx seobobeja. 

P. GVILLEM DE LUXERHE : Qui I^a. 

Son puissant mérite domine. 

— Être soumis, se montrer obéissant. 
Be s taîng qn*ien la sbxqitobex. 

GiRAUD DE BoRNEiL : M'amiga. 
Bien il convient que je Ipi sois soumis. 

— ^ Entourer de respect , d'obéissance , 
de soumission. 

Part, pas, Li manen d* aver 

Cnlon esser ondratx , 
Car son sebborejate 
Lai on venon ni van. 

I^Iat de Movs : Sitot non. 
Les riches d'avoir croient é(re honorés , parce 
qu'ils sont entourés de soumission là où ils vien- 
nent et vont. 
ABC. FH. En tresième an vient à seigrtourier, 

EUSTACHE DeSCHAHPS , p. t/^, 

Ponr aeconrir et seîgneurier an monde. 

GonuiES , liv. I , p. 409. 
Le seignenr qui tout seigneurie. 

Cl. Marot, t. IV, p. 341. 
Signeuriser chacun d'nn baisement de main. 
(Xuvres de Du Bellév^, foA. 404 
CAT. Senyorejar. esp. Senorear. pobt. Senh 
rear, it. Signorcggiare. 



204 SEN 

19» AsSKHHORAa, ASBNHORARy V.» doBli- 

Der, maîtriser. 

Gen baizan iii*estr«na 
De que m' aisuhoiia. 

B. Martiv : Amar deg. 
En baisant gentiment «lie m'ëtrennc de quoi «lie 
me domine. 

— Eutourer de respect, d'obéissance, 
de soumission. 

Gel que tots joms kasESHOKh 
Mala dompna. 

B. DB YbutàDOVR : Amon enqoera. 

Ceitii qui toajoan emiotirt de respect méchanle 
dame. 

ao. Dessenhorir , desenho&ir, v., dé- 
posséder, dépouiller de seigneurie, de 
pouvoir. 
pari, pas» Ben dei aver grau ira , car m* an 

DIMSirBORIT. 

Glasît et aventura me n*an dbsbhhorxt. 

Guillaume de Tudbla. 

Je dois avoir bien grande tristesse , car ils m'en 
ont dépossidi de seigneurie. 

Le glaive et la fatalité m'en ont dépossédé de sei- 
gneurie. 

ai. SOB&BSKNHEA , SOBRESENHOK , S. m,, 

sur-seigneur, supérieur. 

Gréa H de «t meteis aon vol 
Aiael qui a aobrisskbor. 

Am AViEU Dsa EsCAS ; Dona per. 



Difiicilement fait de 
qui a supérieur. 



ton vouloir eelui 



ai. SoBEBSBiGHOEXL , n^'., supréme, su- 
périeor. 

i^. ITs joia aOBKBSBXGVORILS , 

On estai ferma mon talans, 
Ea tali, perqo*iea non balana. 
GxAAUD DE BoaifEXL : lïo m plata. 

Une joie supréme, où est ferme mon désir, est 
telle , c'est pourquoi je ne balance pas. 

a3, SoBEESBVHOREJAR, V., sur-dominer, 

surpasser. 

Amers m' a fag qoe m sobresbithoreja. 

. B. DE VxiiTAOOOi : Qaan vei la. 
Amour m'a fait de sorte qu'il me jsurHiomine. 



SEN 

2/;. SoBRBSBGNORiR , V., sur-dominer, 
surpasser. 

Fig» Sos pretz mont* a gran poders , 
Qnar mans jois sobrbsbhbobis. 

PiERSE D*AuvER&iiE : De joel' als. 
Son mérite monte k grand pouvoir, car maintes 
joies il surpasse. 

25. Messer, hegier, s. m., messire. 
Ara sai en, de pretz, qaals l' a ploa gran,... 
MsasBRi Gonratz 1' a pins fin ses enjan. 

BERTiA.irD DE BoiH : Ara sai eu. 
Maintenant je sais , touchant le mérite , quel l'a 
plus grand,... messire Conrad Ve pins pur sans 
supercherie. 

Di m' al pros marqaes , 
MiriER Col rat. 

P. Raihokd de Toulovsb : Si cnm. 
Dis-moi au preux marquis, mes/ire Conrad. 

XT. Messere. 

26. MOSSENHER, MOSSEGHBR,MOHSEirHOB, 
HOMSEGVOR , MOHSSIGIIOR , XOKSEK- 

GiroR , S, m., monseigneur. 

Venc eu la cort de m ohsbavor Raimon de 
Rousillion... Mov8B««ror Raliuon respondet. 
/^. ds Guillaume de CabesUùmg. 

Vint en la cour de monseigneur Raimond de 
Bonaaillon... Jfoiue^^jiaur Beimoad répondit. 

De noble home mohsbigvor de Uirabcan. 

Arch* du Rftjr., reg. S3i , p. 34. 
De noble homme monseigneur de Mirabeau. 

AMC. caT. Mons€itj9r. CAT. MOD. Moiuenjor, 
Bsr. Manêenor. tort. Mansemkùr, it. Jtfon- 
i^nors. 

27. Mossekh' £ir , mosseign'Ev , s^ m., 
redondance de politesse formée de 

XOSSEVHER £9 , XOSSSIGmER Eh, mOD- 

seigueur seigneur. 

De MOssBHB* £if Sa varie cansiget lo pe. 
y, de Safari de Mauléon. 
De monseigneur SMgneur Savaric elle pressa le 
pied. 

28. MossENDRE ^ S. m., monseigueur. 
Vos non es tant aat , si s vol , MOssBiroREt 
Que 'l vos fassM de sns jos bas dîssendre. 

Roman de Gérard de Rossilton, fol. 58. 
Tons n'êtes pas si bant , s'il veut , monseigneur, 
qu'il ne vous iâsse de sus sous (en) bat deaeendre. 



SEP 

S£NS, SEHVSi SES y SAVS, P^P'9 Idt. 

siirEy saDs» 

Voyez MuHATORi, Diss, 33; De- 

9191, €. Il» p. 269, et t. III, p. 7a. 

Nolhs hoBu non pot ben duntar 
StMà amar. 

E. Caiuls : Ectat ay dot. 
UbI hooinie ne peut bien ebantcr tam aimer. 

Hoa dlis qne gaogs Mon ca asHit amora. 
KMMkvn DB HAmira. : Ham dita. 
Ob dit qiM ymm a'cst pat (n'exista pat) tant 



Doa joma eatem aas benre, en ma^jâr. 
Rajoaud »b VAQunaAa : Honnu nurqaet. 
Dmix jinin nooa deaunrâmet tMU boire , tant 



SâSa logre de ton aver. 

ri<f«</eii39. 
SaMS lœre àm ton avoir. 

4«c. FA. Qui tout fin Tit et tenz fin règne. 
Vauv. ree, tUJabl. et eont. anc., t. II , p* 1 13. 

4VC. c&T. Semés, cat. moo. Sent. asc. esp. Se- 
net, sem. lar. non. Sin, fort. 5eir, Mifi. 



S£NTINA, s.f,. Ut. SBHTiiTA, sentioe. 

Ayaai oom cove aoren eaponjar la 8Biitefa 
de la nan de laa gotaa de l' aiga qae aoTen by 

TeawrdoB. 

V, et Vert. , fol. 70. 
Aiati eoaBBM il eastiant de «ouveat éponger la 
Mitiae dn navire de» §MitUs de Tean qui souvent y 
nûntent. 

tig. Ea aiVTiHA de taît II mal. 

Doctrine det yaudoit. 
EUe est sentine de tous les nuax. 

CAT. BfF. FORT. iT. Se/Uma, 

SENTiX y /• yi , lat. SENTIS , ronce , 
églantier. 

SmMn^^ m heibR ab Ibelliaa aspraa. 

Stuc, de iat prvpr, , fol. aa3. 
tg c'tal berbe avec fcuiUei rodea. 



SEPIA, S./,, Ut. SEPIA, sèche, sorte 
de poisson. 

Mcadan cendre de ail via at d* <ia de sifia. 
Sluc. de latpropr., fol. i84« 
Hélant cendre de laage et d'os de tèche. 

AVG. CAT. Sepia. cat. mod. Sipm, eipia, asr. 
Sepia, jihia, it. Sep^a. 



SER aoS 

SEQUESTRAR , v. , Ut. SEQuxsTRAiie, 
séquestrer, 
li aenbor, ab 16 coMelb delà coasolba, po<- 

donSBQURSTRAR. 

Coutume de Condom, 
Les seigneurs , avec le conseil des consuls , peuvent 
téquettrer. 

Ni asQuxsTRAEAir loa bes ni laacaaaaa. 
Coût, de Furnel, de ia65. DoAT, t. YllI, fol. i^j. 
IVi (ne) téifuestreront lea biens ni les choses. 
BaF. Seeuettrar, fort. Sequestrar, ir. Sefues' 
irare. 

2. Séquestre, s* m,, Ut. sEQUBSTEif/it, 

séqtiestre. 

Tal qne fos loc a 8bqub8trx. 

Coutume de Condom, 
Tel qu'il fut Heu 4 téçuettre» 
saF. Seeuestro, fort. rr. Sequestroi 

SER , s. m., cime , sommet de mont , 

col , défilé dans les montagnes. 

Per plan e per poîg e per sbr. 

' T. PB FoLQUET ET BE PoECiER : Porcïer. 
hr plaine et par puy et par cinu de mont. 

2. Se&a, s.f., cime, sommet demoni, 
col , défilé dans les montagnes. 

Tas la SERA de Pont-AnberU 
Tit. de ia44' -^f^- du Roy.» conUetdeTouloute, 
Vers le col de Fonl-Anbert. 

AHC. FR. Tont w e uwn ne; def ne terre 
Ne U tient joaqn'à Baionna. 

EuaTACBB DBacHAifPs , p. i58. 
CAT. Serra. b8f. Sierra, fort. it. Serra, 

SER t s» m. , Ut. SBEO , soir, tard. 
L' om r a al ma , miga no 1* a al ebr. 

Poème tur Boèce, 
L'homme l'a au matin , mie ne l'a au tofr. 

De joata la bren^ joma e 'la lonca ber. 

PiBElBVAoTBaasB i De josta. 
A oôttf des joma courts et des laugs toirt. 

Fig. Joma, benerayaaetsa mondan! 
Elanaa 
Aoci m* « aoa loncx eaper». 

G. BiQUiBE : Ad un fin. 
Jour, bien vous erotssea A mon dam ! et la «elr 
m'occit et ses longs espoirs. 

Loc. lea non dorm matin ni see. 

B. DE Vehtadovk :Tuit sel». 
Je ne dois malin ni ioir. 



ao6 



SER 



Per que m* en deg esforsar jorn e mr. 
G. RiQtiiiE : leu cuiava • 
Cest pourquoi je dois m'en efibrcer jour et soir» 
Del ssâ al matt 
No m pot ren melhorar. 

GiaACO DE BoiiTElL .* Leu cbanaouela. 
Du soirarn matin rien ne peut s'améliorer pour moi ■ 

Locjig, Qui despcn tôt aon prêts en on asii, 
Paeis, décent jom<» no'n pot tan reoobrar. 

H. Brohst : Pus lo doua. 
Qui dépense tout aon mérite «n un toir, puis , 
de cent jours , n'en peut autant recouTrer. 

Adv, comp, Paeya aprea remembra qae fort 
* foa bon lo yï d* ae sir. 

V. et VeH,, fol. a5. 
Puis après il rappelle que fut fort bon le vin 
A* hier soir, 
AHC. FR. Bfaia quand je la rerl arsoir. 

Sâiiit-Gelam , p. 69. 

2. Sbra , S./., soir. 

Venc ai c' nna bbra et venc a Janac. 
y. de Pierre de Barjac. 
11 advint qu'un soir il vint i Javiac. 

Loc. Des la sera tro lo mati. 

Trad. d*un Evang. apocr. 
Dès le soir j usqu'au matin . 
iT. Sera. 

3. AscRAB, V», faire tard, être tard. 

La nneg, on plni a^ asrrà 

Raimomb DR MiRAYAL : Qui bona. 
La nuit , oA plus il te f ail tard, 
ANC. FR. La naît» bant fod bien assert. 

Roman de Rou, v. 55a8. 
Gelé nnit, al aserier, 
Devions le veaael brisier. 

Roman du Renart, 1. 1 , p. 3aa. 

4. Seeen , S, m., da lat. sekoiivus, se- 
rein. 

Es en Ardena ab lo srreh. 
Romande Gérard de Rossillon , fol. 83. 
il est en Ardenne avec le serein, 

Loc, EscnTantet lo mort el plan aaRRir. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 8. 
11 le renversa mort atf plein serein, 
Axrc. FR. Del matin treak* al serain. 

G. Gawar , Poème d'Haueloc, v. 768. 
CAT. Serè, rsf. port. xt. Sereno, 

5. Sbeena, s. f,i sérénade y sorte dr 
poésie. 



SER 

ScRRRA d* En Girand Riqoier. 

Titre de U pièce de G. Riqciee : Ad un 6n. 
Sérénade du seigneur Giraud Riquier. 

SERAPHIN, SEEAFiN , s, m.f lat. sbba- 

PHiM, séraphin. 

Del orde de srrafhui. 

Breu. (Tamorj fol. g. 
De l'ordre da séraphin» 

Toh Ib* antre... angela et archangieb» cfae- 
rnbyn et aRRAPnnr. 

Liv, de Sjrdrae » fol. 9. 

Tous les autres... anges et archanges , chérabin et 
séraphin. 

Car,- Serafi. asp. Séraphin, port. Seraphim^ 
serafin, rr. Serafino, 

SERBE , s, m, y sénevé, sorte de moutarde. 

De 8RRRR , .XXX. gras entiers. 

Deudrs br Pbabrs , AuM, cass. 
De sénevé, trente grains entiers. 

SERBIGE, adj,, aquatique, de marais, 
de rivière. 
Cama de ansela aRRRicRa. 

Trad, d'Alhucasu, fol. 55. 
Cbairs d'oiseaux aquatiques, 

SEREN, SEEE, adj., lat. SKtxsus, serein, 

pur. 

"Vei lo temps elar e srrr. 

B. DE Vehtabove : Quan par. 
Je vois le temps ebir et serein* 

Tota la naeg srrrha. 

AaiiAlJi) DR Marueil : Belh m'es. 
Toute la nuit sereine, 

Fig. Qn* en totas maneiraa aos entendemcns 

SÎa SRRRS. 

Trad. de Bide, fol. 18. 
Qu'en tontes manières son entendement soit sertie. 

Qkt. Seré, R8P. PORT. zr. Sereno. 

2. SeEENA, CEEENA,f.yi, Kat. SEBKlTtfOT, 

beau jour. 

Domna, jamaia esparrier 
No port , ni cas ab crrrha. 

T. DR LA COMTESSE DE DlE ET DE BAMBAUD 

D'OaAifOR.- Anicz. 
Dame , que jamais ëpervier je ne porte , ni ne 
chasse avec beoA jour, 

CAT. Serena, 



SER 

3. SbASHITAT^ '• /• y litt. SEBBmTATtflIt / 

sérénité, temps serein. 
SuuuiTAT del ayre. 

Sbicdelas propr., ol. ii2. 
Sérêmité de l'air. 

CAT. Seremtat. xsp. Serenidad. poet. Sereni" 
dade, iT. Serenità, sereniuue, serenitade, 

4. Sercitab, v.y lat. sEEBirA&e, être, de- 1 
venir serein , faire beau. 

Pd temps qa' eflclaira e masvA. 

B. ZoRGi : Silot. 
Fkr le temps qui kriUe et est serein. 

Qaan sxEKirA *1 ma lia. 

GiEAUS nB BoRMEiE : QiuDtcreb. 
Qoaiid îlj'ait beau le matio. 

Ajic. PB. Eot appaisé la mer et serené les cienx. 

ROHSARD, t. Il , p. I274* 
Je Toy d'IlUers , je voy serener la tempesto. 
Œuvres de Du Bellay, fol. 4i3. 
CAT. ISP. POAT. Serenar. xt. Serenare. 

5. AsEEXVAK , 17. , être > devenir serein , 
être beau. 

111 nneit assrsha. 

B. Maetin : Amar deg. 
Le nuit est sereine. 

Tel qo' el temps a* asbeeua. 
G. Ashehae oa Lambebti se Boitanel : Puoit irei. 

Je Tois que le temps devient serein. 
CAT. poaT. Asserenar, rr. AsMrerutre, 

SERENA , STEEVA , s. f, y lat. sieev , 
sirène. 
Stem A,... peyshos maris qae han forma 



Elue, de las propr., fol. a58. 
Sistme,.; potiaoas malins qni ont forme de 



mers e maltdîsens son de .i. es- 
eola , e ao aemblana a seebkas de mar. 

F, et Vert., fol. 23. 
Flatteon et médiMuts sont de même école, et 
scmblaUes k sirèaesàemer. 



— Sorte de serpent. 

En Arabia ha serpens am alas , dilas st- 



EEXAS. 

Elue, de las propr,, fol. a58. 
Ee Arabie il y a eerpeutt stoc ailbe , dits sirènes. 

CAT. Serena, sirena. bsp. poat. Serea, sirena. 
iT. Serena, sirena. 



SER 207 

SERINGAR, V., dn grec «vp/Çjv, serin- 

guer, dyslérîaer. 
Part. pas. Fon amb ela sbringada , 
£ poeya sabtamen sanada. 

Carya Magalon., p. 4^- • 
Fut avec elle clystériséej et puis subitement 
guérie. 

CAT. BSP. Xeringar, poet. Seringar, n. Sci^ 
rùiffore. 

3. SiEiNCCAy S»/., lat. STKiNGA, sennguc. 
Instroment... apelat sibxhgva. 

Trad. d'AlbucasiSj foU 3o* 
Instrument... appelé seringue. 

CAT. BSP. Xeringa. port. Seringa, xt. Sciringa, 
scilinga. 

SERMAU, V., disposer, préparer, orner. 

Part, pas, B* on caion en la fossa , 
On lor es sbemats 
Pndens focx malrarx. 
Gbimonvb de Moittpbllieb : Greu m' es. 
D'où ils tombent dans la foese , où leur est pré^ 
paré puant feu mauvais. 

Can... seran sbemadas 

I«as viandas , er faits V envits. 

Polquet de Lvvel : E nom de. . 
Quand... seront préparés les aliments, sera faite 
l'invitation. 

2. ASSEI^HAE , ASEEHAE , ACESHAE , V. , 

préparer, apprêter, disposer, orner, 
lea m' asseem 

Qoom bom ferm 
Qoe fort fer. 
Pons Fabre oUsez : Quan pesqui. 
Je me dispose comme homme ferme qui .frappe fort. 

Gel de la ost s* aceskan per omplir los valalx. 

Guillaume de Tudela. 
Ceux de Tarmée ^apprêtent pour remplir les 
fossâ. 

Part. pas. £1 cart jorn anretz aseemat 
Un poosi tant enebrîat 
Qoe no a pnesca mover d' on loc. 
Deusbs de pRAOEa , jiuz. cass. 
Au qoatrième jour vous aorei préparé un poulet 
si enivré qu'il ne se puisse mouvoir d'un lieu. 

Quant el es el camp intratz , 
Qaascas den esser asseematz. 

Bertrabù de Borh : Be m pUy. 
Quand il est an camp entré, chacun doit être 
disposé. 



208 



SER 



VenoB denan lo rei toh acioiat» 

Komande Gérard de Rauiltom , fol. 102. 
Viennent devant le roi toos préparés» 
Ajrc. FR. ' Damcfl acesmer 

De dr«s de soie et de nmis. 
Roman du chdteiain de Couei, ▼. i5i5. 
Yées cam il est tieesmit, 
Cam il est biaos, cam il est gens. 

Roman de la Rose, t. 3460. 

3. AcERMADAMEN T , adv, , coDveoablf!- 
meDt, à propos, à point. 

Son servit ricament , 
Axant et aceamadambht. 

Roman de Jaufre, fol. 96. 
Us sont servis richement , agréablement et coït- 
venablemeni. 

Aire. FE. Tel dheTanchent molt acwnéême n t. 
Le boi ob I^avarbb , cfasnson 36. 

4. AsERMAMKNTy S, m. , arraDgement, 
apprêt, ortiement, parure. 

No ns dirai I* aresament , 
Los manjars e 1* AsiRMAMBaT 
Qne SOS hostes li fes. 

Roman de Jaufre, fol. 77. 
Je ne vont dirai pas l'ordonnance, les mangers 
et Vapprét qve son hôte loi fit. 

ASC FR. Et Champenois et Bonrgnegnon , 
Acesmemens d*nne façon 
Avoient. 
Roman du châtelain de Coucj, ▼. 189a. 

SERMEimA , J. /. , cerfenil. 

Pneia ab lo soc de la sbem uinA 
Destrempatz o tant qne clar venha. 
Dkudss SX PiADXs , Au», cass. 
Puis svec le soc du cerfiuil détrempes-le tant 
qu'il devieme clair .1 

$£RM£NT, s.f., lai. skJLmsxTum, sar- 
ment, bois de la vigne. 
Fig. Hycn aoi la vera sBRiBBirT vim, e mon 
payre n'ea-eoltivador. 
Hjen aoi la skribuit, e vos etx los pampols. 

Frag. «Tune trad. de la Passion. 
Je sais le mi s oi men t vivant , et mon père en 
est le cnltivalenr. 

Je suis le sarment, et vous Met les pampres. 
CAT. Sarment, bsp. Sarmumio* poat, it. Sot' 
mento, 

2. EisERMEv, issRRMEir, S, m,, sanoent. 



SER 

De eue d* enaens per drap oolatx, 
▲b lesain d* xuerhrv mesclatx. 

DxuDEs nx PiADEs , Aus. cass. 
Goolcs du suc d'encens par drap , avec lesiive de 
sarment mè\é. 

Sa maire calfava M fom 
Et amassa 1' xssbrmxh. 

PcEREK d'Acysrgiik : GhantamL 
Sa mère cbauffiiit le four et rsorassait le sarment. 

SERMO, SERvoir, s, m., lat. srrmo- 
vem, langage, discours, narration, 
remontrance, propos. 

Lo ohaatia ta be ab ao sxrmo. 

Poème sur Bokce, 
L'instruit si bien avec son discours, 

No Tarai pas lonc skrmo. 
BBEAiraxa de Palasol : S* ieu sabi' aver. 
Je ne ferai pas loujg discours. 

Sxrmo vulgnar. 

TnuU dfAWucAsis, fol. a. 
Propos vulgaire. 

— * Sermon. 

Ansir volontiers la paraola de Dien e los 

SXRMOS. 

Dis Jbesn Grist a sos diacipols el serho de 
la Cena. 

F. et Vert., M,^. 

Entendre volontiers 1s parole de Dien et Ici ser- 
mons. 

Dit Jéius-Cbrist à ses disciples au sermon de la 
Gène. 

— Proverbe. 

Membret U d*«qael sxrmo : 
« Qne bous non pot contr' agnllio. » 
F, de sainte Énimie, fol. 21. 
U lui souvint de œ proverbe: « Que bosarno 
peut contre aiguillon, n 

CAV. Sermô, xap. Sermon, port. Sermâo. it. 
Sermone, 

2. SeRMOICAIRR , SERMONATER ^ S. m., 

sermonneur, prèch«iir. 
De fondât sxRMoirAiRE. 

Maecabrus: El son. 
Pf^cileur de folie. 

Excel len sermohatre. 

CarraBfa^afon,,p.3Z. 
Excellent prêcheur. 

Avc. PR. Mes li ebêtia sermonnéor. 

Roman de fa Rose» v. 7653- 



SER 

Tm étn on termonier : 
Que, par Traie oonfeMion , 
Qaî merci crie aara pardon. 

RomuH du Bgaari, t. II , p. 139. 

tT. Semumatore. 

3. SKaMONAMEK, si m., prédication, scr- 
moD. 

Dei fort Clodoyer qne pel ib&movambvi... 
Creiet la leî de Dîea. 

PlESBE DE GOBBIAC : El DOID de. 
Dn Ibri Clodojer (Glovis) qui par la prédira^ 
ttou... cnal ta ici de Dieu. 

AHc. Fa. Sana faire long termannenumt. 
\iorKt^jiiHommeij ipUt^uB^ RoasaT, t. II, p« Saa. 

4- SsiuioirAR, V,, lat. sermoc/nab/^ ser- 
monner, prêcher. 
EUk loa Tah asEMOiTAa et amonettar. 

PeiLOMBlTA* 

Il les Ta sermonner tl admonester. 

La fe que roa me smaïf ohatz. 

laAJiK : Diçuaa me lu. 
La foi que voas me prêchez» 

TaU gen prcxidi e sbkmojia 
Qvk a cors iàla. 

GiRAVD BX BoEHBiL .* Tels gen. 
Tel gentiment prêche et sermonne qui a cœar faux . 

Part. fos. Sancta fea ea ssriioiiada 

Mot , e pane V obra aegoida. 

G. BiQUiBB : Yertala es. 
Sainte foi est préchée moalt , et peu r«uvre 
taivie. 

ABC. vm. Le roy le fist iermoiuier; le commen- 
cement da sermon fa sor lea gens de re- 
ligion. 

JoiNviLLE f p. 137. 

Faites ce qo*il sermonneront, 
Ne faites pas ce qa*il feront. 

Roman de la Rose, v. i i8iJ* 

AVc CAT. ESP. Sermonar, it. Sermonaiv, 

^. Sbexocihatio,)./.^ lat. scrmocinatio, 
sermocination , figure de rhétorique. 

Semmocinatios , es cent .1. bom alcanas 
paraolas atribnis et apropria ad alenna per- 
aona, et aqnelas cxpon e declara'a comentlatio 
et a laazor de sa dignité t. 

Leys <famortt fol. 148. 
Sermocination, c'est quand un homme attribue et 
appro|irie ancnnes paroles è aacnne personne , et 

IV. 



SER 209 

que celles-li il espose et explique à honneur et à 
louange de sa dignité. 

SERPENT , SERPEK , S. m. et f, , lat. 

SEBPBifTffiTf^ serpent, reptile. 
Plos. . . . 

Cmels c' an asarEHs. 

Mâbcabbcs : Soudadier. 
Pins... crnel qu'un serpent. 

Cel qoi Te per nna roc* anar . 
Una ssBPSR. 

Sebtebi de GiroIib : A greu pot. 
Celui qui voit par une roche aller un serpent. 

Fig^ Ayaso es lo smipkms de ifem qoe tôt lo 

mail enverina. 

y. et Vert., ÙÀ. 10. 
Ceci est le serpent d'enfer qui tout le monde 
empoisonne. 

Delsalsfithsd* Israël 

Lach e breacha, manna e mel, 

K dampnes ab serpsEspaMs. 

Pierre d'Autbbghb : Dîeus vera. 

Vous donn&tes aux fils d'IsrBëflait et gaufre, 
manne et miel, et vous damnâtes avec lo serpent les 
serpents. 

AKc. FR. Doa Tilain e de la sarpent 

Nos moatre ci conletement. . . 
La sarpenz ao vilaio proia. 

M AiiE DE Fravce, t. II , p. 2167. 

CAT. Serpent, esp. Serpiente, pobt. it. Ser^ 
pente, 

2. Sekp, SER, GER, ^^/'9 Serpent. 

Prendetz gran re de srrps menndas. 
Deodes de Pbades, j4us. cass. 
Prencs beaucoup de serpents menus. 

A ley de caa rabiosa . 

G. FiouEiRAS : Sîrventes vuclfa. 
A guise de serpent enragé. 

AKC. PR. Aossi seras-to, beste immonde, 
Damné coranie une mâle serpe. 

Rabelais , liv. V, ch. 4(>. 
CAT. Serp. B.5P. Sierpe. port. it. Serpe, 

3. Serpenti, SERFEimir, adj,, lat. sbr- 
PENTiim^^ serpentin, tortueux, de 
serpent. 

De la cam .«ERpsifTiziA 
Faî bom tiriaca fi na. 

Brev, d^amor, fol. 53. 
De la cliair de serpent on fait thériaqae fine. 

27 



210 SER 

Sotil col , long e tiKRPBîfTf. 
^ DzcDKs DE PiADca, Auz. cass. 

G)u dëlië, long et serpentin. 

Fig. Aysso no son del tôt paraaias odozas , 
mays paranlas ierpevtxitas e verinosas. 

y, et yert., fol. 33. 
Ce ne sont pas du tout paroles diseuses , mais 
paroles serpentines et Yenimeuses. 

Cant es fayta acordanaa de sillaba en sll- 
laba , si qne cascnna sillaba del premier borde 
haia acordanaa ab cascana sillaba del bordo 
segaen, adonx ayralrim son A% sKRPENTr. 

L^s étamors , fol. aa. 

Quaod est fait accord de syllabe en syllabe , de 
sorte que chaque syllabe du premier ters ait accord 
avec chaque syllabe du rers suivant , alors pareilles 
rimes sont dites serpentines. 

ANC. PR. 

Plas tost endort les langues serpentines. 

Cl. Marov, t. I,p. 353. 

Ksp. PORT. XT. Serpentine. 

/i. SEHPEifTiirA , s,f.y serpentine, sorte 

de plante, 
Adj. Del suc de V erba serpeittih a. 

DSUDES DE PRADES , AuS. CaSS. 

Du suc de IHierbe serpentine. 
ESP. PORT. iT. Serpentina, 

5. Serpigiicos, adj,y dn lat. sERp^n*^ 
serpentineuz , qui est de la nature dn 
serpent. 

Inpetige... es dîta serpige, qaar es a gniza 
de serpent serpigxnoka, cingeot tôt eviro. 
Elue» de las propr., fol. 98. 
Gratelle... est dite serpige, parce qu'elle est i 
guise de serpent serpentineuse, ceignant tout en- 
viron. 



6. Seapige, f.yi, bas. lat seepici/i^ m ^ 
serpige , gale. 

Inpetige... es dita srrpiob, qaar es a gais» 
de serpent serpiginosa. f 

Urina es util contra scrpeob. 

Elue, de las propr., fol. 98 et 5^. 
Gratelle... est dite serpige, parce qu'elle est à 
guise de serpent serpenlineusc. 
Urine est utile contre gale, 

SERPOL , s, m., lat. serp^l^/z/ti, serpo- 
let , sorte de plante. 



SER 

StRPOL... yal contra mors venenos.' 

Elue, de las propr. ^ fol. 223. 
Serpolet.., vaut contre morsures venimeuses. 

ANC. CAT. Serpoll, isp. port. Serpol. it. Ser- 
peUo, serpillo. 

SERSELA , j.yi, lat. quEKquEduLAy s<ii- 
celle. 

O anet veill o srrsbla. 
La SKRSXI.A penre. 
Deudks de Pradbs, Auz. cass. 
Ou vieux canard ou sarcelle. 
Prendre la sarcelle. 
oat. CereelUt. 

SER V, SER, s, m., lat. svkvus, serf, 

esclave. 

S* a ne foa francs, ar es sers .«les doptansa. 

P. Vidal : Lança marques. 
Si oncques il fut franc, maintenant il est ser/sao^ 
doute. 

Sia SERS o sia libres. 

Trad. deBède, fol. 74. 
1^ Soit ser/ow soit libre. 

Si as SERYS d^aatmi plagara lo mîen sxrv. 
Trad. du Code de Jusiinien, fol. aa. 
Si un esclave d'autrui blessera le mien esclave. 
Fig. V antre ab avareza 
Son SER de lur aver. 

G. RiQuiER : Tant petit. 
Les autres avec avarice sont esclaves de leur avoir. 

Adjecdv. Sî no 'I tratem fora de sbrva gen. 
Guillaume de Saiitt-Didier ; El temps quan. 
Si nous ne le tirons pas hors de la serve gent. 
Fig, Ja '1 siens reraîs monimena 
Lonjamens non estaria 
Sotz mal SBRVA. senhoria. 

P. Vidal : Si m laissava. 
Désormais le sien vrai tombeau ne serait longuis 
ment tons méchante serve seigneurie. 

AHC. FR. "Virge pacele, "Vîrge dame ,... 
Sccor ton serf, secor ta serve, 
Fabl. et cont. anc,, t. IV, p. t35. 
Que ce pompeax, illnstre et glorieux serrage, 
Qo'on nomme Roianté , d'on impropre Un- 

Ne se denst appeller, le nomma ot propre» 

ment, 
Qa*an onéreox honnear, qa*an M//*comman- 

demeot. 

Bbrtact, p. 107. 
ARC. cat, Servu, e$p. Sieryo, port, it. Servo. 



SER 

2. Sektil, adj, y lat. sbbtviliXj servile. 

Que no fassaB negnn* obra sultix.. 

V, et Feri., fol. a. 
Qo'iU ne laiwnt nnll* œuvre servit^* 

isr. TB. Appendit ponr sa pompe et mon 
servU hommage. 

BoVSARDf t. I, p. i58. 

Et de cher ongnent oioct 
Elle a mea pieda , comme le lien plos ▼!! 
Qai est l'office entre tons ploa servil. 

FovGQoi , Fie de J.-C, p. ao8. 

CAT. ESP. POET. Servil, tT. Servile. 
3. SE&YimKy SERTBIRBy SE&YIDOH , S. m», 

laL sEAViTOft, serviteur. 

Toa, don ien any sxrtieb. 

GoiLLAOïn SX BisuRfi : ErraaM. 
Vous , dont je rais serviteur. 

Bona donna , pins no ns deman, 
Blaa qne m prendatz per skryioor. 
B. SB Vehtadooe : Non es. 
Bonne dame , plus je ne tous demande , excepté 
qae vous me prenies ponr serviteur. 

AU frairea malanis fia una mayzoa assi- 
gnada et .i. aBRVBiBBS. 

Régla de S. Beuezeg, fol. 48> 

Qn'attB frères 'malades soit une maison Rssignëc et 
un serviteur. 

— Service. 

Hom parlian q^ es d'avols sbevieb. 
Lb Mmas SB BIoittavboii : Mot m' enncia. 
Homasa bavard qui est de mauTsis service. 

CAT. Bav. POET. Servidor. xt. Senntore, 

4. Se&vitut, s./., lat. sKKViTVTem , 

servitade, esclavage. 

En aBRviTUT son fort* e dara. 

F", de S. Bortorut. 
Ils «wt en serviiude forte at dure. 

Fig. Fomîcatîos de Tarma, es sbrvitus d'idolas. 

Trad. de Bhde, fol. 41* 
Femication de l'&me , c'est esclavage d*idoles. 

— Service imposé à la propriété d*au- 
truî. 

Aqncat dreg qne nos avem dig... et antre, 
qne son aiaau semblant d* aqnest, appela hom 
saRTmrr. 

Aqacaia sbevititt ea appelada nsn£^ng. 
Tmd» du Code de Justiiùen, fol. 19. 



SER 



21 1 



Ce droit que nous avons dit... et attires, qui 
sont asses semblables à celui-ci, on appelle servitude. 
Cette servitude est appelée umfruit. 

Voyez EsPBBiT. 

CAT. Servitue. ahc. bsp. Servitud. it. Servità, 
servitmtâ, serviiade. 

5. SERviMBzr, s. m., servitude, escla- 
vage. 

Joglar, grsns es lo sbrvim ehs 
Qn' ien ns vey. 
Guillaume s'Autpoul : L' autr' ier a. 
Jongleur, grand est V esclavage que je tous vois . 

SalivxiiBirs d* idoles. 

Trad. deVÈpttredeS. Paul aux Gâtâtes. 
Servitude d'iddes. 

AHC. IT. Servimento. 

6. Skevisi, sEKVizi, S. m, , lat. seevi- 

•num, service. 

Non denria esser hom temeros 
Dé snflirîr mort el sbrvixx de Dien , 
Qn* el la snfFrî el sbryiex de ne«. 

Amaai sa Peguilaln : Ara pam. 
On ne devrait pas être craintif de souffrir mort 
au service de Diea , vu qu'il la souffrit au service 
de nous. 

— Cérémonie religieuse. 

Totz los antres devo esser a son sbevizx. 
Den far far lo sbrvzsi del mort. 
Ord. pour Careassonrte. Ord. des A. de Fr., 

de 141 1 , t. IX , p. 608. 
Tous les autres doivent être à son service. 
Doit faire faire le service du mort. 

— Droit de servitude. 

Usnfi^g o SBRvxzts qo* a ns hom en la caoss 

de antre. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 19. 

Usufruit on service qu'a un bomme en la cbose 

d'autre. 

CAT. Service, bsp. Servicio. port. Servieo. xt. 

a 

Servizio. 

7. Servit, s, m., service. 

No yiielh vostre sbrvxt ni *l deman. 
T. SE Blacas et se Guillaume sb S. Gbsoobi : 

•Senber. 
Je ne veux votre service ni le demande. 

AHC. FR. De cens et servis annnal et perpétuai. 
Joyetisetes et Facéties, p. i54' 



a lit SER 

8. SsKVBssiALir, SEftviciAL, #. m., do- 
mestique, serviteur. 

Donals lor .11. sbavkmxalhs que lor porten 
tôt fo qae lor sera mestier. 

Philowma. 

Donnes-leur deux sennttur» qui leur portent 
tout ce qui leur sera nécetsaire. 

A 8on borne o a soo gano o a son miivicxal. 

Lejrs tTamors, fol. 54- 
À son homme ou k son valet ou i soo domestique. 

CAT. 15P. Servidal, port. Servical. it. J^*/vi- 

9. Servent, seeven, sieuent» sieven, 
s. /w., serviteur, valet, servant, ser- 
gent. 

Loa preQ om emblan ab ioa sirvehs. 
T. d'Albert de Sisteron et du Moihe : Monges. 
On les surpreDd volant avec les valets. 

Avia sa fiUia esposada 

A nn aiRVEiTT de m^la vida. 

r, <U S. Honorât, 
Avait sa fiUe mariée à on servant de roatiTaise vie. 

BT aion opa toa tempa arbalesrier, 
Merges, gaaitaa c stRVBirr et arqnîer. 

Bertrand de Born : leu m' escondisc. 
Que me soient toujours nécessaires arbalétriers , 
médecins , sentinelles et sergent» et archers. 
CAT. Servent, sirvent, esp Slryiente. port. 
ïT. Servente. 

xo. Sbrvbvta, siavBiTTA^ '• /• ^ Ser- 
vante, domestique, esclave. 

La asRvsvTA li reapont. 

Trad. ePun Evang, apocr. 
La servante lui répond. 

Noa no em fil de la sirveitta, inaa de la 
franca. 

Trad, de VÉpît, de S, Paul aux Galates. 
Nous ne sommée pas fils de Vesclave, mais de la 
libre. 

Servehta de Dieu. 

Trad, d'un Êvang. apocr. 
Servante de Dieu. 

Fig. Gonfessio es la bona sirvbitta qae purga 
be lo ostal. 

P". et rert.. Fol 68. 
La confession est ta bonne servante qui nettoie 
bien l'hôtel. 

AHC. CAT. ServentOy sitventa. esp. Sirvienta. 
II. Skrvehtu, 5./., service. 



SER 

Si eu BERVEOTiA d' oane poderos yenes. 

Trad.deBède, fol. 8. 
Si en service d'homme puissant vous venes. 

la. Sieventalha , s, /., servantailie, 
valetaille. 

Gran dan nos fai sirvehtalba 
Tan qaan dora la batalba. 

Leys ePamors, fol. ni). 
Grand dommage nous &il la valetaille tant 
que dure k bataille. 

i3. Seeviable, adj,, usuel, dont on se 

sert. 

Las babitarx e laa preposUios sert cables. 

Lejrs d^amore, fol . 1 1 1 . 
Les articles et les prépositions usueUes. 

CAT. ESP. Servitle. 

— Subst. Servant. 
Servi A BLES cbaitios. 

Trad,deBède,fo\,\, 
Servant malheureux. 

14. Sebvir, siEvia, V., lat. servies, 

servir. 

£1 castelb on ae fai servir. 

Arnaud de Mardeu. : A guiaa de. 
Le château où elle se fait servir, 

Li serridor 
Qne SER voir bon senhor. 
Giraud de CACAiraov ; £i mm non. 
Les serviteurs qui servent boo seigne«r. 

Coms et Toisa, mal goaxardon tten 
Selb que vos siBi^d'on vejqn'es grana doion. 
BeitsanD de Borv : Un sirventes ferai. 
Comte de Toulouse, mauvaise réoOBàpense attend 
celui qui vous sert, d'où je vois qu'est grande 
douleur. 

Es mensongîers e Tolvens , 
E siRvsa los desBÎrrenft. 

Elias de Babjols : Amor. 
Tu es menteur et changeant , et tu sers les desser- 
vants, 

— Être soumis à une servitude. 

Era digam d* aqnela servitnt , quant lo 
camps o la maios o aatra causa sxRvuir a nos 
meseîs. 

Trad* du Code deJustinien, fol. r^. 
Maintenant parlons de cette servitude, quand I« 
champ ou la maison ou autre chose servent â nou$- 
m»^mM. 



SER 

— Être ei^plojé , avoir un usage. 
Non nnp denandar 

De que iertia, 
La laBM. 
RiCBAaB SB Babbexiiux : AtroMÎ eum. 

>• snt demander à quoi servait la lance. 
i^if. Lo aen yoigra.de Salomon 
E de Rotland lo bel ssayiii. 

PiSTOLETÂ : Ar agvea. 

L« sens je Toodnia de SalooHm et de RolaBd le 
bean «crpir. 

Part, pas, Dieaa er bonrats e asatiTC 
On Bafomet era grasita. 
Gatavdak le Visvx : Senhera per los. 

Dieu sera bonortf et servi où Maliomet tftait agréé. 
Qai fai desliai obra , 
Scgon qu'a asavw o cobra. 

P. Carsiiial : 4haaum Grist. 

Qui UàX oenv w déloyale , selon qu'il a servi le 
récopere* 

Loc.fig. MoU ea petits, 

Domna , lo tortx qo* iea vos ai smaviTz. 
iUin&UB d'Osahox ; Brans chans. 

Monlt est petit , daaae , le tort cpie je tous ai 
servi (causé ). 

A*c. PB. Por mo! qnî vona serftX descbance 
Noit et jor en lien de vallet. 

Fmbl, Mi eont. anc, t.'I, p. 879. 

Voyez FiBu. 

CIT. Bsp. POBT. Servir, it. Servire. ^ 
l5. DcSSXAVIB.y DESERVia, DBSSIRVIBy 

DBSiBTiRy V,, desservir, manquer à 

son devoir y cesser de servir, offenser. 

Per lais oferendas DasKRVoir Dîen. 

2^aMf.4fa:Bè<it, M. 69. 
Par telles offrandes ils ùffenseiU Dieu. 

D*on hbsbrtisc leyal aenher veray. 

G. R1QDIER : ISo puesc per. 
D^oè je cessai de servir lo/al seigneur vrai. 

Sinrcna toI conti^ el mon BEsasaTia. 
StaTsai SB GiaoNE : Del mon. 

ScTfant veut envers le monde manquer à son 
devoir. 

Peut, prés, Veill qae m tenga per DEMavBn, 
S* ien non fiis son mandamen. 
Blacas : Per merce el. 
Je ▼«ma qu'elle mo tienne pew muuîtfUamt à mon 
Jtvmr, si }c ne reanplâ pas son ordre. 



SER 



2l3 



Qoi '1 segle ser, a Dien es DEssiavENs. 
PuJOLS ; Dieus es amors. 
Qui le siècle sert , à Dieu est desservant. 

Suàsi, Hê mesaongiera e voUens , 
E sirres loa nassiavEirs. 

EuAs SE Bariols : Amors. 
Tu es manieur el cbaugeant , et tu sers les des- 
servants. 
an. 9ovt, Deserwr. it. Disservire, 

— Mériter, gagucr. 
Part, pas. Negns gaserdonon agra nassaRvir, 
qnar lo be non agra fah de sa volantat. 
Liv. de Sydrac , fol. 44* 
Nulle rébompeose il n'aura méritée, car le bien il 
n'aura pas fait par sa ▼olontt'. 

AHC. va. La bart ait qui Va deservie, 
Qar je ne Fai déservi mie. 

Roman du Renart, t. I , p. 297. 
ARC. IT. Peroccb' egli ba bene morte servita. 
Cento Novelle anticke, noT. 60. 

16. Dbskbviheut, s, m,, insubordina- 
tion. 

Per lo mal desertimbitt del poblc es per- 
dada... doetrioa de predicatio. 

Los gniardos dels orsertîmems. 

Trad, de Sède, fol. 5; et Sa. 

Par la mauvaise insubordination du peuple est 
perdue... doctrine de prédication. 

Les proBts des insubordinations, 

17. Pbrsbbvib, V. , mériter. 

Pare, pas, Ay fer servit la mort etcrnal. 
So qoe auran fbrservit. 

F.etTert., fol. 67 et 6. 
J'ai mérité la mort étemelle. 
Ce qu'ils ont mérité. 

18. Sobrbsebvib, V., sur-servir, bien 

servir. 

Siihst, SoBREsERVTR me toi mon joî verai. 

G. Faibit : Ab Doa cor. 
Le bien servir m'enlève ma joie véritable. 

Part, pas. Car tan Tai sobrssbrvcda. 

GiSARS si Galarboh : Aras es. 
Ca^ je l'ai si bien servie. 

SER VAR , V., lat. sbevar^t, garder, con- 
server, observer, retenir. 
En sas contenansas et babît serva bonestaf, 

Sltic. de las propr,, loi. 170. 
En ses contenances el vêtement f <in{e bonnélctc. 



2i4 



SER 



No son liatz de matrimonl, ni an fag vot 

de ssaTAR castetat. 

V. et Vert., fol. i8. 

Ne sont lies p«r mariage , ni n'ont fait voeu de 

garder chasletë. 

Toatra régla tenetz e sbetatk. 

Philomeha. 
Votre règle tenez et observez. 
AHc. iT. Ghi li snoi docomentî attende e senw... 
Cosi coTen servare, 
Barbsrifi, Docum. <Pamore, p. getaS. 

Avo. CAT. Axrc. ESP. ScrvoT. iT.MOD. Servetre , 
serbare, 

a. SEEi^Ay s,f., réservoir, vivier. 

Vendre... peia corrompnt ni languit en 

SERT A. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 175. 
Vendre... du poisson corrompu et ayant langui 
en réservoir. 

3. CONSEEVÀR , V., lat. COirSBAVA&tf^ COD- 

server, préserver, 

Lo frng avia vertat de gardar e de comeb- 

▼AE TÎda. 

y, et Vert,, fol. 36. 

Le fruit avait la vertu de gard9r et de conserver 

la vie. 

Amors gosseeta joTentat. 

L^s ^ amors, fol. ta3. 
Amour conserve jeunesse. 

CAT. ESP. PORT. Conservar, xt. Conservare. 

4. CoNSERVATiu , adj\, conserva tif, pro- 
pre à conserver. 
La memoria... e« couseetativa. 
De \rita... coHSEnvATiTA. 

Elue, de las propr., fol. 18 et a5. 
La mémoire... est conservative. 
De Tic... conservative. 

CAT. Conservatitt. esp. poet. it. Conservafivo. 

5. CONSERVAGIO, CONSE&VATIO , CONSEE- 
VATIOir, S, /., lat. CONSEEVATIONCW , 

conservation, nïaintien. 
Per la cohservatio del dit paya. 
Tit, de 1424. Hist. de Languedoc, t. IV, pr. , 

col. 4^3. 
Pour la conservation dudit pays. 

Per covsERVATroH de laa maiaons. 

Statuts de Provence. Julien , t. I, p. 433. 
Pour conservation des maisons. 



SER 

Con.«ERVAcio de generacio. 

Elue, de las propr., fol. 19. 
Conservation de géoératicm. 

CAT. Conservaeià. esp. Conteryadon. post. 
Conservofâo. rr. ConsenNuione. 

6. CONSERVADOlt , CONSERVATOR , S. m., 

lat. coirsERVATOR , conservateur, dé- 
fenseur. 

CosaBRVATORS de laa trevas. 

Tit. de 1375 , ville de Bergerac. 
Conservateurs des trêves. 

ConsERVAOOR delà prtyîlegia. 

Tit. de ia6i. Doat, t. LXlUX, col. 32. 
Conservateurs des privilèges. 

CAT. EBP. POET. Consêrvotor. it. Conservatore. 

* 

7. CoifSERVATRITZ^ ^-f'> l^t. GOFSZRVA- 

fRix, conservatrice. 

VÎE del sa ne et oohssevayIixtz de vita. 
Elue, de las propr., fol. 63 
Voie du sang et conservatrice de vie. 
IT. Conservatrice. 

8. Observar, V., lat. observar^, ob- 
server, exécuter, accomplir. 
Far OBSBETAR alcan eapitol per ella con- 
sentît. 

Tit. de 1391. Bailliage tle Sisteron. 
Faire observer aucun chapitre par elle conseati. 

Part. pas. Ben dea eaaer tengutz et obscrtatb. 
Trad. du Code de Justinien, fol. l^i- 
Bien il doit être tenu et obsen^. 

CAT. ESP. poRv. Observar. xt. Osservare. 

9. (5bSERVANCU , OBSERVaKSA , OBSEI- 
VAKZA, S^f.f lat. OBSERVANTIA , ob- 

servance, respect. 

Per OBSERVA USA. 

Doctrine des Vaudois. 
Par observance. 

Per OB8ER\'ANCXA de bos fagz. 

Régla de S. Benezeg , fol-, 3. 

Par observance de bons faits. 

— Coutume. 

Contra loa privilèges, llbertats et oasia- 

VAS SAS. 

Statuts de Provence. Jnuxti , t. U , p. 473. 
Contre les privil^es , libertés et coutumes. 

ANC. CAT. Obsennutca. cat. non. esp. port. 
Observaneia. zr. Osservanzia^ osserpansa. 



SES 

10. Obse&vâbor, s. m,, qui doitéire ob- 
servé, devant être observé. 

OwKETABOM et goardadon totz lor tenips 
ses toix enfranhemens. 

Cartulaire de MontpelUerj fol. io8* 

Devant être observés et devant être gardés tous 
leurs temps aaus nalles infractions. 

C4T. ESP. POUT. Observador, ir. Osserytuore, 

11. Prbsb&var, V», lat. pe^eservab^^ 

préserver. 

Tos loi deycs gardar e^PEKSiRTAR de tôt nal. 

Chronique des Albigeois, col. 78. 
Yoos les devcn garder et préserver àe tout mal. 

CAT. ESP. PCET. Preservar^ xt. Preservare, 

la. PEESsavATioif y s,f., préservation. 
Confédération entre boa, es et pot estar pre- 

»aVATI01l. 

Ta. de 1418. Hist. de Langtiedoi^, t. lY, pr., 

ool. 414* 
Coofédiéfatioa entre Lons , c'est et peut être pré' 
tavation. 

CAT. Preserpaeiô. esp. Preservacion» port. 
Preservacao. xt. Preservaxione. 

i3. Peessevatid, adj\, préservatif. 
De Gormpcio preskrtatiu. 
Sal... de caoza morta , qae no ai cormnipa , 

naSERTATITA. 

Blme. de las propr», fol. i5i et igS. 
De carmptioin préservatif. 
Sel... de cbeae morte, qu'elle ne ee corrompe 
pa* , préservatif. 

CAT. Prtsetvatiu. ebp. poat. xt. Preservadvo» 

i4- Reseevae, V,, lat. eeseevae^^ ré- 
server, garder, conserver. 

Part. pas. A rabadia de Gramon rbsxetadas. 
Cat. dels apost. de Romaj fol. 218. 
A TaUiaye de Grammontrsxen^ef. 

CAT. ssp. PORT. Reservar. ir. Riservare. 

i5. Reseetatio, j./., réserve. 

Lea RxssRTATios , qnalitata, retentioa. 

Tit, de 1424. ffist. de Languedoc, t. IV, pr., 

eol. 4aa. 
Le» réserves, qualités, retenues. 

ESP. Hesenwtian, port. Reser^aeao, xt. Riser- 

> 

vaûone. 

SESCH A ^ s^f.y jonc. 



SET 



2l5 



On aoc no cale ranxa ni sesca. 

P. Vidal : Lai on cobra. 
Où oncques ne foula roseau ni Jonc. 

SESQUALTËR, adj\, Int. sesquialter , 
sesquialtère, qui contient une fois et 
demie autant ou qui est divisé par 
trois moitiés. 

Proporcios nnmeraU, so es sesqu altéra. 
Elue, de las propr., fol. 264. 
Proportion numérale, c'e8t-4-dire «e«^wa//ère. 
CAT. ESP. PORT. Sesquiahero, 

SESQUITERCIU , adj., lat. sesqcitee- 
Tivs, sesquitercif , qui contient nue 
autre chose une fois et demie. 
Proporcio sesquitcrcxa. 

Elue, de las propr., fol. 26^1* 
Proportion sesquitercive, 
ESP. Sesquitercio. 

SËSTIER, j. m, y lat. sEJcraKÎus, seticr. 
Richariz metra a moeis et a ssstiers 
Aar et argent. 

Bxrtrahd de Borjh : lliea sinrentes. 
Richard dépensera à muids et à setters or et 
argent. 
De nalh blat el mon no aTom .x. sksticr. 

GuUbLAVMS DR TuDELA. 

De nul blé au monde nous n'aTons un setter* 
REF. Sextario. xt. Sestiero, sostiere. 

a. Sestaieal, s, m,, sesterot, sorte de 
mesure de capacité. 

Aion 8ESTAXRAx« e men«l , cartal e mielz 
cartaL 

Coût, d*Alais. Arch. du Rary., K, 867. 

Qu'ils aient sesterot et minel , quartaut et demi- 
qnartaut. 

lea adrechnrarat los sestaxrai.8 e *ls eminals. 

Cartulaire de Montpellier, fol. ilfi. 
Je redresserai les sesterots et les émines. 

3. Sestaieada, sestateada, s,f,y sete- 

rée, sorte de mesure d'étendue. 

Una SRSTAXRADA de prat. 

7^. de 1244. Arch. du Roy», J, 3^7. 
Une seêerée de pré. 
Saber qaantas srstatradas de bosc. 

Trad. du Tr. de V Arpentage, part. I, o. aSi. 
Savoir combien de sesterées de bois. 

SET, S,/., lat. siT/V, soif. 



2i6 



SET 



TanU fam , tanta srr e tan som. 

Bkxtiahd m BoftH i Qmm la noTeila. 
Si grande faim , -èi grande soifti si grand sommeil. 

La asTS lot deatrenli tant qo* eU fai ualaa- 

dejar. 

Guillaume bb Todela. 

La soif le» presse lant qu'elle lee fait tomber 

malades. 

ANC. va. De cela ea daoc> ai oom jao crci , 

Ki al raatin mnerent de set, 
SkMÈOW SX Nâittsuel, ^rcAeolofJa brit», t- XII. 

CAT. asp. Sed. pokt. Sede. it. Sete. 

3. Sedejar , V,, avoir soif, être altéré. 

Qae m doneir. a beore caot me vis aaoEJAa. 

IzAaif : Diguas me ta. 
Qui me donnâtes à boire quand tous me vîtes 
avoir soif. 

Part. prés, subst. Si cnm \o benre de V aîga 
profeita al sidkjaitt per la calor del Aoleît. 

Trad. de Bhde, fol. 65. 
Ainsi comme le boire de l'eau pro6te à VajratU 
jof/* pendant la chaleur du soleil. 

CAT. Sedejar. 

3. Cedelar , V. , avoir soif, être altéré. 

Part. pris. Abenrar loa CBBBLAna. 

Les sept Œuvres de miser, enprov., fui. 58. 
Abreuver les ttjranie soif. 

l\. ASSEDAE, ASEDAR, AGEDAR , V,y UVOÎr 

soif, être altéré. 

Gardieat ti anc de trop manyar 
Ni de beare aea ackdah. 

Dialogue de VAnte et du Corps. 
Gardo-toi oncques de trop manger et de boire sans 
ripoir soif. 

Part. pas. Eatonac aec ea AaasDAT, 

Elue, de las propr., fol. 54* 
Estomac sec est altéré. 

Can sera freils, donatc ne pro 
Al anscl asedat a benre. 

Deusbs de Peades , Au», cass. 
Quand il sera froid , doanes-en aasea à boire à 
l'oiseau altéré. 

IT. Assetare. 

SET, n. denomb.y lat. SBpTem, sept. 

Set ana a e mais. 

Petrols : La gran. 
Sept ans il y a et plus. 



SET 

En totaa laa sbt arts soi aaaats conoîaaeos. 

Piseee db Cobbiac : El non 6e. 
Dans tous les sept arts je suis asses instruit. 

ASC. FR. Dtinc nos reapit ier jars. 

Ame. trad. des Livres des Rois, fol. i3. 

CAT. Set. Bar. Suie. port. Sete. xr. Setie. 
2. SsTEKy GETAU , odj, /UfiTt., lat. Stpmus, 

septième. 

A compllt lo SBTBN an. 

F", de S. Honorât. 
Il a accompli le septième an. 

Entre la cbtava ora e la nona. 

Régla de S, Senexeg, fol. 5;. 
Entre la septième beure et la neuvième. 

Subst. Lo SETE apella bom britan. 

Deudee bb Pbaabs, Aus. cass. 
On appelle le septième britan. 

La BBTEiTA , ea fola paor e fada yergonha. 

y. et Vert., fol. i. 
La septième, c'est la folle peur et sotte boott. 

AKG. CAT. Seten. cat. mod. Sete, septem. esp. 
Seteno, sepdmo. port. Setàno. et. Setùmo. 

3. Setbua ^s.f.^ septaine. 

Poyria bon dire seisenRa, seteitab. 

Leys eTamorSf fol. 33- 
On pourrait dire siaaines, septaimes. 

— Strophe de sept vers. 

Loa qnala ao diviaits per aETBVAa. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. a. 
Lesquels sont divisa par septaine», 

4. Setems, s. m*, septième y sorte de 
droit. 

QaartK, qoints,... b^tbii^. 

Tit. de 1396. DoAT, t. XXXIX, fol. 48. 
Quart, quiot,... septième. 

» 

5. Setenamexit , a^i'.j septièmement. 

Setbvambitt reqoier. 

Elue, de las propr., fol. i5. 
Septièmement requiert. 

6. Septimamevt, adç., septièmement. 

Sbptimament, per PadminJatratlon. 

Doctrine des f^audois. 
Septièmement, par radoDÙnistntion. 

7. SetENARI, SEPTENARl, adj\. Ut. SIP- 

TF.NARiwj, septénaire. 



SET 

De a havem ad^ersaris... de s, sktbsa.&is. 
Lejrs (Pamors, toi. i5o-i5i. 
De A. noos airons advenaire. .. de s , sepienaire. 

Pcr ajiutanieiit de nnitat a ,\i, s'engendra 

SIPTKlffARI. 

Elue, de las propr., foU 279. 
I^r ajastement d'aniléà tix s'eDgaodre septénaire. 

CAT. SHemtui, t^tenari» bsp. Setenario. poat. 
S^tenano» n. Settenario. 

8. Setkitta, n. de nomb., lat. s^prua- 
giixTA , septante. 
SiTsiTTA. hermitans qoe faden penedensa . 

F", de S. Honorât. 
Septamte ermites qui iaiaaicnt pénitence 

r*T. Setanta. csp. port. Setmtta, it. Settanta. 

9. SlPTUAGBSIMA , 8EPT1TAGSZIMA y S, f, , 

lat. SEPTUAGESiHA , septuagésîme. 

De la dominica de sbptuagsiima. 

La Confessio. 
Du dimanche de sepiuagésime. 

Dominica de la septuagezima. 

Elue, de las propr», fol. 128. 
Dinancfae de la septua^sime. 

CAT. Septuagesima, esp. Setuagesima. port. 
Sepaiagesima. it. Stttuagesima. 

10. SeTXAUA , SBPTHANA, SEMAINA , SEM- 

HAiTA, s,f., lat. sept/mak A, semaine. 

Lo |»liia ries joms es oi de la srtmaita . 

BsaTRAHD DE BoRH .* Ges de disnar. 
Le plus noble jour de la semaine c'est aujourd'hui . 

Horas e jorns e srmaimas e mes. 

Piaaas D'AuVESon : D* un bon Ten. 
Haires et jcHirs et semaines et mois. 

.In. sEMMAiffAs ba qne nos em aissi. 

Philousha . 
Tni» semaines il y a que nous sommes ici. 

Ghaacvn dels jorns de la septuana. 

Régla de S.Beneteg, fo\.^. 
Ckaean des jours de la senuiine. 

AHc. FR. Mais portois avec moi da pain 
Qn*aTois gardé ane sepinaine. 
Fahl. etcont* anc, t. IV, p. 246. 
Deux on trois fois chacune sepmaine, 

Monstrelet, 1. 1 , fol. 239. 
c\T. Setmiota, semmana. esp. port. Semana, 
iT. Semmana, setdmana. 

II. Sbtmanier , s, /«. , semainier. 

IV. 



SEZ 5117 

Lî sBTMAirrRR avans l*ora de disnar. 

Régla de S. Berieaeg,, fol. t\'j. 
Les semainiers avant l'heure de diner. 

«AT. Semmcmer. esp. Semanero. 

12.. Septembre, setembre, *, m., lat. 
SEPTEMBRE/77, septembre. 

Lo no^es mes, sbptbiibrxs es. 

Brev. d'amer, fol. fy]. 
Le neuvième mois, c'est septembre. 

En SRTEMBRE VOS fslh lo graiLS. 

Marcadrus : Senher N Audric. 
En septembre tous manque le grain. 

CAT. Setembre. bsp. Stùembre , septiembre, 
PORT. Setembro. it. Settembre. 

l3. SePTENTRIO , SETEMPTRIO , S. m., lat. 

SEPTENTRiOi septeotrioD , Dord. 

De sBPTBiTTRio vRs 1* Orient. 

Liv»de Sjrdrac , fol. i34. 
De septentrion vers l'orient. 

El ÏBech de sbtbmptrio. 

Elue, de las propr., fol. 124. 
Au milieu du septentrion, 

CAT. Septentriô. bsp. Setentrion, septentrion, 
PORT. SetentrioQ, sepUntriao. it. SetUn» 
trione, 

f4* Septeittriokal , adj\, lat. sbpten- 
TKiovkUs, septentrional , du nord. 

Aîgaa de fontana sbptbhtriohal. 

Elue, de las propr,, fol. 74. 
Eau de fontaine septentrionale, 

Els son apelatE Normans , e foro homes sbp- 

TRNTRIOMALS. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 1 16. 
Ib sont appelés Normands , et furent hommes du 
nord. 

CAT. Septenpimud, bsp. port. Setentrional , 
septentrional, rr. Settentrionaie, 

$£X£ I S. m. y lat. ssxa^> sexe. 

Seryada entre lor prérogative de sexe. 
ForsdeBéam, p. 1088. 
Conservée entre eux prérogative de sexe. 

CAT. K5P. PORT. SeXO. IT. SCSSO. 

SËZËRy S, m., lat. cicer, pois chiche. 

Oel gran d* on srsbr bel e plas. 

Devdes de Prascs, j4us. cass. 
Du grand d'un pois chiche hnn et uni. 

28 



2i8 SEZ 

SEZERy CEZER, SSIRE, V. 9 iat. SRDKKC, 

seoir, asseoir, siéger, être assis. 

Voyez MuRATo&i| Diss. 33; De- 

niNA, t. III, p. 177; J. LiPSE, Epist, 

ad. Belg., /|4. 

Lo coms la 'n levet, fetz U aizBR. 
Romande Gérard de RossiUon, fol. io5. 

Le comte l'en releva , il la 6t asseoir. 

Si tan via qa' aprasmar e sb»r 
Me pnesc* als pM. 

Deudes de pRADEs : El temps. 

Si tant je vis qirapproclier et asseoir i^ me paisse 
aux pieds» 

Hoin non deu far pas lo paare estar d* em 
pes e far sexre lo rie. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 89. 

On ne doit pas faire le pauvre être sur pieds et 
faire asseoir le riche. 

Ja non volgra sszer a lor fogal. 

p. Gaidinal ; D'unsirventes faire. fTar. 

Jamais je ne voudra b être assis à leur foyer. 

Aiasî sEGUKit denan loi com 
Seziaii eras denan vos. 

R. Vidal de Bezaudcn : En aquel. 

Ainsi nous Juntes assis devant lui comme nous 
étions assis tantôt devant vous. 

A son peiron, on ella s vai ssser. 

GiRAVD DE Galanson : A lieys oui. 

A son perron , où elle va s'asseoir. 

Part, prés, loe» En pes se levet de sbzsitte. 

Roman de Jaufre, fol. 87. 
En pieds elle se leva de séant. 

Soven mi levé en sssssis. 

£ *1 nas qn* es dreitz e be sezxvs. 
Arhaud de MaBUEIL : Dona genscr. 
Souvent je me lève en séant. 
Et le nés qui est droit ei bien séant, 

Fon levatz 
En sxzBHS de jazens qae era. 
P. Vidal : Abril issic. 
Il fut levë en séant de gisant qu'il était. 

A9IC. PR. Et tan i sistrent qoe rendnz lor fa. 

Villehardotjik , p. 137. 

Qaex hom estes- vos, beax amis, 
Qai tote jor avez ci sis? 

Fabl. et cont. anc, t. IV, p. 208. 
SeeZ'Vos ci, moi conseilliez. 
A'oiiv. rec. de fabl. et cont. anc, 1. 1, p. 207, | 



SEZ 

Dîst à la royne et aax anltres dames : Sec 
vous tontes cy. 

Hist. de Jehan de Saintré, t. III , p. 672. 

ANC. CAT. Seser, siure. cat. mod. Seurer. it. 
Sedere. 

a. Sentar, V., être assis. 
Part. pas. Fo sbrtatz a parlamen ab sa domoa. 

y. de Pierre de Barjac. 
II fut assis pour conversation avec sa dame. 

CAT. ESP. PORT. Sentar. 

3. Ses, sez, s.f., Iat. SEdes^ siège, 

place. 

Diens destmi la sbz dels ergolios dax , e îm 
i sezer los soaas per els. 

Trad. de Bède , fol. 78. 

Dieu détruit la place des orgueilleux ducs , et « 
fait asseoir les modestes pour eux. 

Aqaest es V albert e '1 ses 
On fan lur mal establar. 

B. Martin : Asenhors. 
Celui-ci est la demeure et la place où ils font leur 
mulet établir. 

CAT. ESP. Sede. port. Se, sée. it. Sede. 

4. Seti, s. m., sicge, place. 

Diens fetz lo mon per omplir los sstis del 
cel , des qne foron cszeh Ih* angel malrsiz.... 
Non caîetz pas qae tnh aqnilh qne so e senn 
s' aseto en aqnels sstxs. 

ZiV. de Sjrdrac, fol. 44~4^* 

Dieu fit le monde pour remplir les sièges «ia 
ciel, dès que furent tombés les mauvais anges.... 
Ne pensiex pas que tons ceux q«i sont et scroot 
s'asseyent sur ces sièges, 

lAK.fig. Cor qai es stTt de vîla. 

Elue, de las propr. , fol . a3 1 ■ 
Cœur qui est siège de vie. 

— Action d'investir et d*attaquer une 
place de guerre. 

Qaan lo reis fo al skti de Ra<isîlho. 
Romande Gérard de Rossillon, fol. 32- 
Quand le roi fut au siège de Rossillon. 

No li eran vengntz a secors al seti de Nar- 
bona. 

Philomeha. 

Ils ae lui étaient pas venus à seooors au siège éc 
Narbonne. 

ANC CAT. Seti. CAT. MOD. Siti. ESP. PORT. StÙo. 

IT. Sedio. 



SEZ 

5. Sezâ, s. f,y siège, en parlant de la 

capitale d'un empire. 
GMianti modet de Roma la sisa del emperi. 

Elue, de las prùpr,, fol. 178. 
G)iistaiifcin diaDgea de Rome le siégû de l'empire. 

6. Ckzelha, gezella, s.f, dim., la t. se- 

DEciTLA, petit siège, banquette. 

Sobre ona cxiblla... Qae aia doas cbzsllas. 

Sezer... sobre alcnna cszslha elevada. 

Trad, tPjilbucasis, fol. 3o et 33. 
Sar «ne hançiutte... Qu'il ait deux banquettes. 
S'uBcoir... sur «Dcaoe banquette ëlevëe. 

7. SiTJE, SEGE, j. m,, siège d'une place 
de guerre. 

Boa feridon , 
Skou e calabres a pics. 
1U]iBA.vi> ]>■ YAQUEiaAS : Vo m* agrad' iverns. 
Bons frappeurs , sièges et calabres et pics. 
Loc. El marques Tai ost e setjks tener 
Sobr* el sodan. 
RAaB&VD DE Yaqveiiias : Aras pot hom. 
I^ Burqais va armée et sièges teoir contre le 
ioodao. 
ASC. CAT. Setfe. 

8. Cizu, s.f», assise , jugement. 

Al jom de las grans crsiAS , ao es al jorn 

deliosisL 

y. et Vert., fol. 76. 

Au jour des grandes assises, c'est-à-dire au jour 

à% jogeaent. 

9. AssEZEH, AssiRE, ASSiE, V, ^ Qsseoir, 
siéger, être assis, placer. 

SI nus si présenta 

Qn* îlh denh lono se assibc. 

P. ROGIEKS : Tan no plou. 
Si on se présente qu'elle daigne à côté de soi asseoir. 

Près rae pel ponh, josta si 
AasBC me a V ombra d* on telh. 

Gavaudah le Vieux : L'antre dia. 
Elle me prit par le poing , à côté d'elle elle va* as- 
ut à Tombre d'an tillenl. 

Dans lo latz dreg tos anatx assszeb. 

OziLS SE Cadabtz : Assats es. 
Devers le cdté droit tous allex vons asseoir. 
lea conoac de cavaliers dnc cens 
Qa*anc nn no*n vi sobre caval assibe. 
T. 9'Ai.BBmT DE SiSTEROH ET SU MoiRE : Mongcs. 
Je eonnaîs de cavaliers cinq cents que oncqaes un 
je n'en vis sur cberal efre assis. 



219 



SEZ 

Ftg. En plos franca senboria 

No pogra mon cor assxbb. 

AuoiER : Per vos. 
En plus franche seigneurie je ne pourrais mon 
cœur asseoir. 

Lai on Dien vole totz antres bes assib. 
FOLQUET seMabsbille : Ben an mort. 
Là où Dieu voulut tous autres biens placer. 

Tan m' abellis V amoros passa men 
Qae s* es yengnts en mon fin cor assibe. 
FoLQTJET SE MARSEILLE : Tan m' abellis. 
Tant me charme l'amoureux penser qui s'est venu 
dans mon pur coeur placer. 

Part. pas. Las dens grantz , mal assboudas. 

Jloman de Jaufre, fol. 33. 
Les dents grandes , mal assises. 

Fig. Ai ! caîtin mal assis , 

Cnm vos etz toit aods ! 

G. Faisit : Era nos. 
Hélas ! chétifs mal assis, comme vous vous êtes 
tous occis ! 

ANC. FB. Oà snr les bancs herbns ces vîcax 
pères ê^assisenL 

RoNSAsSf t. II , p. iSqS. 
Pour parler an pape , je t'aprendrai trois 
mots de latin bien assù, qae quand to les 
anras dit, il croira qae ta sois le ploM grand 
derc dn monde. 

BoKAYEVTvKlB Despebiebs , nouv. 7. 

— Assiéger. 

Lo rcis Henrics d' Englaterra si ténia assis 
En Bertrand de Born dedins Antafort. 

V. de Bertrand de Born. 
Le roi Henri d'Angleterre ainsi tenait assiégé 
le seigneur Bertrand de Born dans Hautefort. 

Azrc. FB. Li antre allèrent devant Naples, si 
Vasûtrent, 

ViLLEBABSOCIV , p. l34. 

Pois revint â Toamay et asist son frèrede- 
dens la cité. 

Chr. deFr., Rec. des Hist. deFr., t. III, p. ai^. 

Tost après fat assise desdits Angloîs la for- 
teresse de S.-«Martin-le<'Oaillart. 

MONSTBELET, t. 1 , p. a8o. 

Aire. CAT. Assiure. cat. hod. Assettrer. it. 
Asseidert. 

lO. ASSETAR, ASETARy ASSESTAB^ V.^ aS- 

seoir, placer. 

Fats AssBTAB los bomcs. 

Trad. du N.-Test., S. Jean, ch. 6. 
Faites asseoir les hommes. 



a 30 



SEZ- 



S' iea, per jogaar, m* asubti al taaiier. 

BBRTRAlf D DE BoRV : leo m' eicondisc. 
Si moi , pour jouer, je m'assieds au tablier. 

Loe, No i aaets doptaa 

Qne uê en Tairai teUn ni s* asbtah. 
T. d'Ibabblle etd'E.Caiuu : M £lias. 
N'y allai pas doutant que je vous en Taudrai ca- 
chant et ^^tuseyanl. 

Part, pas. Totaa Têts AsastTATx 
Lent dedina loi* ostal. 

I9at db Mons : Sitôt non. 
Tonte foi* assis mollement dedans leur hôtel. 

CAT. Assentar. nap. Asetuar, port. Assentar. 

II. ASSETJAR, ASETJAR, ASETGAR, ACET- 
JA& , ASSBTIAR , ASSITIA& | ASETIAE , V» , 

asseoir, placer. 

Fendo lo veutre e getoq tôt cant a dedina, 
e salo lo cors e 1* asbtio après de la idola. 

XiV. de Sjrdrac , fol. 3i . 

Fendent le ventre et jettent tout ce qu'il y a de- 
dans, et salent le corps et le placent auprès de 
l'idole. 

Anero se asbtiab en na bel banc. 

fT. de S. Alexis. 
Allèrent t'asseoir sur un beau banc. 

Pren an valasel de terra , e AsaiTiA lo sobre 

très fastz, 

Liv, de Sjrdrac, fol. 6. 
Prends un vaisseau de terre, et assiedsAe sur 
trois bâtons. 

Part. pas. 

Sna nn tapit de céda se son asbtiatc. 

GOILLAUMB DE TuDELA. 

Sur un tapis de soie ils se sont assis. 

Fig, Acoens... • en qoala syllabas regolarmen 
dcTon eaaer pansât et assbtiat. 

L^s d^amors, fol. lo. 
Accents. •*, en quelles syllabes r^nlièrement ils 
doivent être posés et assis. 

ANC. FB. De joste loi 1' • suégié» 

Homan du Renart t t. II , p. ao5. 

— Assiéger. 

Qaan l'almasaora 
A Tibant 1* ac fait asbtjab. 

Bebtrahd de BoR2f : Quan vei lo. 
Quand Talmanior par Tibaud l'eut fait assiéger, 

El temps que Karlle maynes AasBTJATA Nar- 

bona. 

y. de S, honorât. 

Au temps fjiie Cbarlemagne assie'geai tliArhonne. 



SEZ 

Tag van a Rossilho per ASBTGAm. 
' Roman de Gérard de Rossillon, fol. 71. 
Tous vont à Rossillon pour assiéger. 
Part, pas. Qaan rey forU caatelha AsasTJ&xz. 
Bbbtbavd db Boeh : Be m play. 
Quand je vois de forts châteaux assiégés. 

Suhst. Per sccorre los àsxttkiz. 

Cat, dels apost. de Pioma, fol. 180. 
Pour secourir les assiégés. 
CAT. Asseçar, assitiar. bsp. Atediar. poit. 
Assediar. it. Assediare. 

I 

121. AsizA, s. f,y assise, assiette , état» 
siluatioD, 

Vei que Dîens oomenaa 
De tornar vos en Tostra antig' asua. 
T. DE Lahfrakc Cigala et R. Robev : Bamon. 
Je vois que Dieu commence à vons remettre dans 
votre antique assiette. 
Per mostrar noeP asxsa , so es noela maniera. 

Ltys éPamors, fol. la. 
Pour montrer nouvelle assise, e'est-4-dtre nou- 
velle manière. 

— Assise , sorte de tribunal. 

En sec plaits et asizas 
£ gaerras e masana. 

G. R1QUIBE : Als subtils- 
En suit plaids et assises et guerres et tumultes. 
Aiffc. PR. Tonlons qne les bediana soient non- 
mes en pleinne assise. 

JoiHviLLC, p. 148. 
Les menaces du ciel sont les arant-conreors 
De Christ qui vient tenir ses dernières assises. 

Du Baetas , p. 444* 

l3. ASSETJAMEN, ASSISTTGAMENT , ASIET- 

GAMENT, assetiambh, S. m,, assise } 
place, siège. 

Fig» Aqaest accens pren loc et assbtiaiies. 

Lejrs d'amors, fol. 10. 
Cet accent prend lieu et place. 

— Action d'investir et d'attaqaer une 

place de guerre. 

Qa* aqaes dnc Marcia fes altre aseetgamert. 

F. de S. Amant. 
Que ce duc Marcia fit autre siège. 

AVC. PR. 

Noos avons esprouvé par cet assiégement 
Qne les sceptres des rois tombent en nn mo- 
ment. 
B. CwKUNizK^Trag.dc la Troadc, acieJll, se. 3. 



SEZ 

Hannibal Kpoossé... de VastUgement qu^W 
sToit faict par aorpriae à Minatias. 

Magjlolt, Tr. des Apophu, fol. 3a4. 

Avc. CAT. Assitiament. it. Assediamento, 

i4- CossETA&y V., susciter, exciter. 
Lo 9Cte, es cosaiTAH dûcordla. 

F. et. Vert,, £b1. a6. 
Le cepti^e , c'ait tusciUr b discorde. 

i5. Dezasezer, V., désasseoir, déplacer, 

ôler, désassiéger. 
Fig. De a* amor mi dxzazkc. 

RAMBAim d'Oiamoe : Pus Uls saben. 
W6l€ de son amoar. 

Ajrc. FR. Et mnlt a'en hasti qne il itmX des^ 
siéger Âodrenople. 

YiLLEHARSOmif , p. 1 IQ. 

Toeilles Vamant dessiéger 
Qai me hit gaeires mortellea. 

MOLlNETf p. i3i. 
Avc. CAT. Destusedar. 

L'iT. fait usage du participe passé 

disassediato, 

i6. Assista , s,f.y assiette, état. 
Per far V AaaixTA... de la tailla. 
Petit Talamus de Montpellier, HaRTIH, p. i54. 
Four &ire l'assiette,.» de la taille. 

17. AssEssoR, S, m., lat. assessor , as- 
sesseur. 

Elegnt en Aasxaaor de coaaols. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 8t. 
Éla eoflune assesseur de oodsuIb. 

Entor lo papa coma Assiasoi. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. a. 
Aaloor du pape comme assesseur, 

CAT. Assessor. isr. Asesor, fort. Assessor, it. 
Assessore, 

i8. CoKSisTOEi, coirciSTOEi, s. m., }at. 

coirsisTomutm^ consistoire, assemblée. 
£o GOssiaroHi, davan lo papa. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 20^. 
Ed consistoire, devant le pape. 

Tas lo coHcisTOEi , joyos 
Aney reirayre mas caosos. 

L^s d'amors, fol. i3a. 
Vers le consistoire, joyeux j'allai rapporter mes 
t liaosons. 

«AT. ESP. PORT. Consistori. it. Consistorio. 



SEZ 221 

19. Prksioe, s. m,, lat. PRizEsiDEm, pré- 
fet, gouverneur, président. 

Com son li présides o H pretor. 

Trad, du Code de Justinien, fol. i5. 
Comme sont les présidents ou les prêteurs. 

20. Presideut, prezideut, j:. m,, lat. 

maEsiDEvrem , président , gouver- 
neur. 

Als dits senhors de présent presideiis, 
Tit. de i4^> ^Ist. de Languedoc, t. IV, pr., 

col. 427* 
Auxdits seigneurs de prient présidents. 
En las qaala Phîlip fo prexideitt. 

Elue, de las propr,, fol. 181. 
Dans lesquelles Philippe fut présidât, 

— j4dj\ Dominant. 

Una sobstancia es... excellent et prrzidsut 

sobre totas. 

Elue, de las propr., fol. 2, 

Une substance est... excellente et dominante sur 
tontes. 

CAT. Président, ssr. fort. it. Présidente. 

21. PrESIDEMCIA , P&EZIDENGIA, S. fi, 

présidence , préséance, pouvoir, do- 
mination , influence , direction. 

Diens sobr'els an gels d'aqnest ordre per 
PRRsiDXHCiA e senhoria aesen. 

Ha especial prbxidbhcia sobre arcbangels 
et angels. 

So pins ezcellens en prrzii>r]icia et domî- 
natio. 

Aqoestas .vu. planetas ban pRBzxniHciA 
eapedal sobre formacio d* borne. 

Elue, de las propr,, fol. 9, 10, 70 et Ii3. 

Dieu au-dessus des anges de cet ordre par pré- 
séance et seigneurie siégeant. 

A spéciale domination sur archanges et auges. 

Sont plus excellentes en pouvoir et domination. 

Ces sept planètes ont influence spéciale sur for- 
mation d'homme. 
CAT. Bsp. PORT. Presidencia. it. Presidensa. 

22. RiSSIDAR, RESSIDAR, REISEDAR, RE- 

siDAR , V., éveiller, s'éveiller. 
En bren d* ora, entro qo' om lo rissida. 

Pbrbigoh : Tôt r an mi. 
En peu de temps , jusqu'à ce qu'on Véueille. 
Qoan RISSIDA , non es res. 

Peysols : leu non lausarai. 
Quanti il s^cveille, ce n'est rien. 



2!i2 SEZ 

Cant mi rsssit Io mati. 

G. RosiL : No sap canur. Far. 
Qnand je m'éveille le malin. 

Qaan dnerm ho m huida. 

G. Magret : Atretan be. 
Quand je don ou je m'étfeille. 

Subst, Al RI88IDAR 

Trasialh vas vos. 

GiAAVD DB Gala vsoN : El mon . 
A Véyeiller je tressaille vers vous. 

Pan, pas. 

lea non volgra ja esser rissidatz. 

AUTAUD DI Marucil : Aissi cum selh. 
Je ne voudrais jamais être éveillé, 

— Revenir, sortir, retirer. 

. Fig, Tro qne m' esfors de far ona chanso 
Qoe m rissxda d' aqaeth tarroen on so. 
Pebdigon : Tôt l'an mi. 
Jusqu'à ce que je m'efforce de faire une chanson 
qui me sorte de ce tourment où je suis. 

Lo coma reisedet de la freîor. 

Roman de Gérard tU Rossillon, fol. 7. 
Le comte rmnnt de la frayeur. 

23. Rbsidensa, KEZIDBNSA, KEZIDENCIA, 

RESiDENGiA, s,f,, résideoce. 
Morgnes qne fai resxdeksa en so mostier. 

Trad, de la règle de S, BenoUt fol. 3. 
Moine qui fait résidence en son monastère. 

Per sa rezxdbhcia. 

Elue, de las propr., fol. 58. 
Psr sa résidence, 

El aora fag longa eesidrvcia. 

Statuts de Montpellier^ dei23i. 
Il aura fait longue résidence. 

c.KT. ESP. PORT. Residencia. it. Residenzia, re- 
sidenza, 

24* Résident, adj,, lat. BEsiDEHTe/n , 

résident, demeurant, qui habite un 

lieu. 

Es contra raao qne... gatges sian payaiz a 
las personas non rbsidess. 

Hom lo deo repntar per rrsideht. 

L* Arbre de Batalhas, fol. 126. 

il est contre raison que... gages soient payés aux 
personnes non résidentes. 

On 16 doit rëpater pour résident. 

CAT. Résident, esp. port, it. Résidente. 
25. Rksif.ut, s, m., résidence, retraite. 



SI 

Resievt no Ihi doniei, castel ni tor. 

Lor donet rbsieut a Sanh Florena. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 48 et 65. 
Résidence je ne lui donnai , cUâteaa ni tour. 
Leur donna retraite à Saint-Florent. 

a6. SUPEEGEDIR, V,, Ut. SUPEESEDeEe, 

surseoir, suspendre. 

Lo comissari deo aupRRCxoia. 

Fors de Beam, p. 1081. 

Le commissaire doit surseoir. 

Part. pas. Sera supbrceditx tala encants {xr 

sieys joms. 

Fors de Beam, p. eo94« 

Sera suspendue telle poursuite pour six jours. 
IT. Soprassedere. 

27. Ihsidia, s. y., lat. iNsiDiA^^ embû- 
che, surprise, tromperie. 

Las ivsxDiAs qoe '1 foro meaas. 

Cat. dels apost, de Roma, fol. 19^ • 
Les embûches qui lui furent mises. 
IBP. PORT. IT. Insidia, 

SI, conj.,\at, SI, si. 

Farai gaya chanso , 
Sx far la aai. 

Plate mi mais viare desetperatz 
Qne SI iea fos per altra domn*amals. 

Rambacd d'Obahob : Si de trobar. 
Je ferai gaie chanson , si faire je la sais. 
11 me plaît plus vivre d^espërë que si je fosse 
aimé par autre dame. 

L'i s'élidait parfois devant une 

voyelle. 

S* agnem paor, no ns o cal demandar. 
Ramiaud de Vaqiibiras : Honrat marques. 
i^< noiu eûmes peur, il ne vous le faut deoandcr. 
Ara sabrai s* a ges de corteaia 
En vos, dona. 

G1RAIIS LE Roux : Ara sakni. 
Maintenant je sauiai j*il (n') y a point de conr- 
toisie eu vous , dame. 

Loc. Condoytz e déports, joys e dos 
Son tornat en si t fas, faras. 

B. DE Yenzeitac : Iverns vay. 
Festins et réjouissances, plaisirs et dons sont tour- 
nés en si tu fais , tu feras. 

ABC. FB. L'ancien français a long- 
temps employé la conjonction sk. 

Bien set qne il est mal vennz 
Se il pooit estre tenus... 



SI 

Se plos ii*i Ttnt eDgin qae force. 

Roman du Renari , t. I, p. 71. 
Car vous perdes soodviMement 
Yostre cnear se la regardez. 

Chaeles d'Orléans , p. 6a. 
'Por Diea se ▼os Tient â pUUîr, 
Diteft-moi, «'il tos paet meinbrer, 
5'aTes oî d'aaoon conter 
Qni éoat nn antler ami. 

Fabl. ei cont' anc,, t. IX, p. 5i. 

Dans l'exemple précédent on a vu 
qae 1*E de se ponvait être élidé, quoi- 
qu'il ne le fût pas toujours quand le mot 
suivant commençait par une voyelle. 

Depuis que la langue française a 
adopté le si conjonctif latin et roman, 
Ti de SI ne s*est plus élidé, comme Te 
de SE s'élidait jadis, à moins qu'il ne 
se trouve devant il, et alors même on 
peut dire que c'est l'ancienne forme 
conservée. 

' Conf. comp. No s pot siUabicar ni ajastar sivo 

ah Tocal. 

Lejrs d*amors, fol. Çp. 
Ne se peat tyllaber ni ajuster sinon avec voyelle. 
Non agoi m* întendo 
En aotra si en tos ho. 
Hugues de Siint-Cti : Longamen. 
Je B*eQS mon iotentioa en autre sinon en vous. 
Avc. p*. Seingnear, ne lar fout se mal nun. 

Boman de Rou, v. S^gS. 
Cat. asp. Si. POET. XT. Se, 

2, Àissi, ATSSi, Aici, adv., ainsi , de celte 
manière. 

Qauit Ausx anxeiz eitbaDdtr 
Lo rossinhol noeît et jom. 

B. DE Yeittâoocr : Amies. 
Quand ainsi vous entendes s'ëgayer le rossignol 
noit et joar. 
Loe. Amen, Dîeas, àissi sia. 

FoLQUCT DE Marseille : Vers Dicus. 
Amen , Diea , ainsi «oit-il. 
ESP. Jsi, poHT. Assim. 

— Adv. de lieu* Ici. 

Aytan cavalier son atssi cnni aqni. 

Leys^amors, fol. (JQ. 
Aviant de cavaliers sont ici comme U. 
Conj. camp, Dregz es, en leial fe, 



SI 228 

C* AI88I coM hoiD coonpra venda. 
Hugues de Saint-Cyr : Estât ai fort. 
11 est jnsle , en loyale foi , qu'tfiMi comme on 
achète on vende. 

Et BIT AISSI cuM il a bentat gran... 
Et EN AISSI cim es de belh paraige. 
Cadehet : Longa saio. 
"Ex de même comme elle a grande beauté... Exde 
même comme elle est de belle race. 

ESP. Al otro dia manana asi epmo salio el sol. 

Poema del Cid, t. 2078. 
Ad9, comp. Aissi corn las suelh captener. 
Es AISSI las descaptenrai. 
B. DE Vehtadovr : Quan vei. 
Ainsi comme j'ai coutume de les élever, de même 
je les abaisserai. 

Aozen de totx parla bk atssi. 

Trad, de rEvang, de Nicodème. 
A l'oyant de tous il parle /lar ainsi. 

CAT. Assi. 

SI, adp., lat. SIC, ainsi. 

E tnich aqaist si 1* abandoneron e feiron 
patz ses loi, e si se perjnrcron vas lai. 

F", de Bertrand de Bom, 
Et tous ceux-ci ainsi l'abandonnèrent et firent 
paix sans lui , et ainsi se parjurèrent envers lui. 

Si s fa'l jays e Fannola. 

Mascaieus : Quan la foelha. 
Ainsi se fait le geai et le loriot. 
AXrc. FR. 
Sîre , ce dist H dns, si seit ooiu vos voldrez. 
Rîcbart si créât l'eveske , traïson ne dobta. 
Roman de Rou , v. a44' «t^SSs. 

— Certainement, assurément. 

Ia> coms de Peitîens si fo ans dels maiors 
cortes del mon. 

V. du comte de Poitiers. 

Le comte de Poitiers certainement fut un des plus 
grands courtois du monde. 

Vos etz lo nieas joîs premiers, 

£ SI seretz vos lo derrîers 

Tan quant la vida m'er darans. 

B. DE Ventadous : Pel dois chant. 
Vous êtes le mien bonheur premier, et assuré- 
ment vous serea le dernier autant que la vie me 
sera durant. 

AHC. FR. Cnmbatez-vos è si veinerez. . 

Roman fie Rou , v. 13620. 

— Pourtant , toutefois. 



224 



SI 



Gan qn*el sia mîsericordioSf si es drechnriers. 

Liu. de Sjrdrac, fui. 129. 
Combien qxi*i\ aoit mis^itsordieux , pourtant il 
est juste. 

Sitôt no m aoy amaire , 

Sx vaelh îen esser chantaire. 

Pons Fabre d'Dzès : Luecx e«. 
Qaoi<pie je ne sois pas amant , pourtant je veux 
être chanteiir. 

▲RC. PR. Ta w>ts «n Pamande trois choses : 
l'cscorce, la coqaille et le nooel , et si est 
ane seale amande. 
Chr. de Fr, Rec. des Hist. de.Fr., t. V, p. 296. 

Bref, je ne pais moarir, et ji je ne pais vivre. 
Premières Œuvres de Desportes, p. 4> 

Qaer malt le redotoent e 51 l'amoent tait. 
Roman de Rou y. a^Q^I. 

—•Aussi, pareillement. 

On es gaains si es dampnatges. 

Trad.deBède,îoi.^. 
Oh est profit aussi est dommage. 

Sabes be qae iea soi gentils et anta de ri- 
qaeza e jove d*ans, e si dis hom que iea soi 

fort bêla. 

F. de G. Faidit, 
Vous saves bien qae je sau gentille et haute de 
noblesse et jeune d'ans , et pareillement dit-on que 
je suis fort belle. 

Loc. Si franqneza no m socor. 
No sai negan cosselh de me ; 
Si fats ! qae'l clamarai meree. 

Arnaud de Maidsil : Lo gens temps. 

Si franchise ne me socoort , je w sais nul conseil 
pour moi ; si fais .' tu que je lui crierai merci. 

Toza , SI fa , mat qne no fas semblan. 
GiRACD RiQUiCR : L'autr'ier trobci. 
Fillette , si ù\l , plus que je ne fais semblant. 
Conj. comp, 

Gnîraat Riqaier, si as ns es laenb de nos, 
Cosselh as qaîer e donalz lo m breamens. 

T. DE P. ToRAT ET DE G. BlQTIIER : GuiraUt. 
Giraud Riquier, bien que tous soyes loin de nous, 
je vous demande conseil et donnes-le-moi briè7e- 
ment. 

Per tôt lo cors m^intra Tamors, 
Sx cox fai Taigaa en la*sponja. 

P. d'AuvRrgite : Manu gcn. 
Par tout le corps m'entre-ramour , ainsi comme 
fait l'eau dans l'e'pongc. 

ANC. KK. Si home les mena furtanc. 

Roman de Rou, v, ^^6. 



SIB 

Si corn je sais et com je croi. 

Fabl. etcont. anc, t. II, p. 3i4- 
Il m* a conqftis e m ten en sa baflîa , 
Sx qub, mon grat, partir no m'en volria. 

Perdigon : Ane no cngei. 
Elle m*a conquis et me tient en sa pnisaoce, 
Ullement que, de mon grtf , s^rer je ne m'en foa- 
drais. 

Sx m destreignetz, domna , vos et Amors, 
QfT^amar no ns aas, ni no m*en pnesc estraire, 

Arnaud de MarueUi : Si m deatreignets. 
Tellement vous m'^reignex , dame , toui et 
Amour,^ue je n'ose vous aimer ni ne puis mVn 
arracher. 

ANC. FR. 

Pois çà , pais là comme dore toormente 
La faict tonrner à force véhémente, 
Si que souvent cordage, mast et hone 
Sont desrompoE par diverse fortnne. 

Crétin , p. a49- 

a. Si, adv, d'affirmation, lai. sic, si, 
oui. 

L'as 4is al autre : Si sera. — Non sera.— 
Sx es. — Non es. — Si fo. — Non fb. 

F.etVert.,îo\,^, 

L'un dit à l'autre : Si, ce sera. >- Ce ne seia pas. 
— Si, c'est. — Ce n'est pas. ^ Si, ce fut.— Ce ne 
fut pas. 

ANC. FR. OÙ est-il? ne Pavez- voua point tron- 

vë ? «Sx avons. 
H.EsTiEHNE, jipologie pourHérodoU, t. II, p. 6^. 
St^sL Bcill ai e il plazen no. 

Hugues de Saint-Cyb : En ai»i. 
Beaux si et les agréables non. 

ANC. FR. Celle où les méchants n'ont point 

aathorité de commander et les bons ji. 
Amyot, Trad. dePlutarque, Morales, U fil, p. G5- 

SIBILLAl , siBiLA t S. f., lat. sibtlla , 
sjbille. 

SiBXLLA avia prophetizat. 
So qae sibila avia dih. 

Cat. dels apost. de Romn, foi. 4 et 73- 
La sjr bille avait prophétisé. 
Ce que la sjrbille avait dit. 

CAT. Sibilla. esp. Sibila, port. Sibjrlia. it. Si' 
billa, 

SIBLAR, GIBLAR, SIULAB, V. , lat. SIB<- 

LAR<?, siffler. 



SIC 

StnAK e cridan fort. 

r. de S. Honorât. 
lU sifiemt et crient fort. 

L'enemics ^ta an bmch , 
Que CIBLA e fv«mU c lirocha. 

y. de sainte Bnimie, fol. 34. 
Le diaUe jette an lirait , tu qu'il tiffle et frémit 
et court. 

Loe. Siu&AH taTan per esparrier. 

MÂxcABBVS : Does caidaB. 
11$ Ji^kiif taon poor tfperrier. 

Pffit. prés^ El caTalier Tenc abrivat... 
SiSLAV e bo&n e brogen. 

KonuM de Jaufre , fol. (> i . 
Et le cavalMT Tint emptené... sijtant et aoufflant 
•tgiMdaBi. 

AXG. VB. Et sa lai^ae en siflant tible d'ane 
T(»x telle. 

RoHSABB, t. II, p. 978. 
Disent ainsi : Le peuple me faict bon te » 
Me dwprisant et sihlant après moi. 
F. H. D. B., tmd» des Satfrres d'Horace, p. i63. 
Un joueur de comédies est Tilaiacment hoé, 

Jne. trmd* des Paradoxes de Cicéron, p. 1 1 . 

Des perrooqaets lesqoels subUnt merTeillea- 

flcaent hanty et s'efForoent d'imiter la toîx ba* 



HUt, macaroniçue, 1. 1, p. ii . 

ABC.GAT. Sianar. cat. mod. Smlar, xiular. 
'. VORT. Sibiiar. rr. Sihilare, si- 



2, SiOLOH y S. m., la t. sibiixju , siffle- 
ment des vents, onragan, toarmente. 

Tempestas et siOLoirs 
E plaias e desaTentnra 
Feron deysason fort e dara. 

F", de S. Honorât. 
Tempêtes et ouragans et ploies et mësaTentore 
firent intempérie forte et rude. 
IT. ^1/0. 

3. Eshiulak, ascHiULAB, V,, siffler. 
Cantar den et BaHKin.AB. 

Buîlîac les ansels... bscbiuu^... anci. 

Elue» de las propr,, fol. 340 et 102. 
Dût chanter et sijler. 
Basilic let oiseaux... en sifflant.. ^ tue. 

SICOMOR» sicAMAUR , s. m, y lat. fmco- 
wjmus, sycomore. 

IV. 



SIG ai5 

Pins que serps de sxcomor 
M'en deslong. 

Guillaume db Cabbstaivo : Ar Tey. 
Plus que serpent de sycomore je m'en ëloigne. 

Ac fer en sa lansa de sicaitaub. 

Roman de Gérard de Rossilion, fol. 75. 
Eut fer en sa hnee de j^consore. 

ASC. FB. Qoi gist mors lès le sieamor. 

Roman du comte de Poitiers , t. 639. 

GAT* Bsp. Sicomoro. port. Sycomoro. ir. Sieo" 
moro. 

SIGNE, iT. m. y lat. sioNum, signe, mar- 
que, indice. 
En sioBB de Tictoria e d' absolntion. 

SiOKB li fes 
Aissi com raire si Tolgoes. 

F", de S, Honorât, 
En signe de Tictoire et d'absolution. 
U lui fit signe ainsi oonune s'il Toulût se laser. 

Ni parlo mas ab sigitbs. 

Elue» de las propr., fol. s5o. 
Ni (ne) parlent excepta STec signes. 

Loc. SioBBS de croz el front. 

Trad. deSède, fol. 7g. 
Signes de croix au front. 

-^Miracle 9 phénomène. 

Nos trobam escricb 
C*oms pecajres non fai tais siobbs 
Ni miracles. 

Trad, ePun E^ang. apocr^ 

Nous trouTons tferit qu'homme pécheur ne fait 
tels signes ni mimcles. 

Gran sigbb en vi antan nn dia 
Qne ploc terra e sanc Terajamen. 

Pons DE LA Gaibe : D'un sirrentes. 
Grand signe j'en tîs l'an dernier un jour qu'il 
plut Traiment de la terre et du sang. 

•^ Insigne , marque de distinction. 
Los stauBs qne hom portava 
Denant Kkt , eora jnljava , 
S* endinero tng al intrar. 

Trad. de l'Èvang. de Nieodème. 
Les insignes qu'on portait dcTSut Pilate, lors- 
qu'il jugsait, s'indinÀrent tous à l'entrar. 

— Constellation. 

Lo sol e is siOHBs del oel. 

PiEtSE d'AuvesgHE : Dieua rera. 
Le soleil et les signes du ciel. 

^9 



19.6 SIC. 

Al movenieii delà sigrks e de las planeUi-s. 

Lit', lit' Sj-ilrac , fol. \i. 
Au mouvcmenl des signes et des pIaDèle<!. 

C.VT. Signe, bsp. pobt* Signo, it. Segno. 
9. Seing, seno, s. m,, signe, marque. 

Si qae dos mes hî paregra lo ssiirGs. 

B. DE Ventadoub : Quant orba. 
Tclletneat que dcu s mois y paraîtra \c sif^nc. 

Loc, Lo SENG de la crolz al pcit. 

Doc tri ne des Va udo i * . 
r.e signe de la croix à la poitrine. 

ANC. CAT. Seny, 

3. SicNASo, J.y. , lat. siGNA/Zo, si^^nc , 

marque. 

Pofl Diens Ten a niostrat la sigmaso. 
Romande Gérant de Itnssillon, fol. li/{. 
Puisque Dieu t*eu a montre' la marr/ue. 

/i. Signa, SEGNA, seinha, seynha, sexh\ , 

.ç.yi, signe, marque, indice. 
Per lîeys qae m fa de desgrat senha. 

T. ]>*UN MARQUIS ET DE G. RlQLlEB : Guiraut. 

Pour celle qui me fait de mauvais gré marque. 
Las SIGNAS del inieu apo&tolat soa fâchas 
en vos. 
TraU. de In 2" Epft. de S. Paul aux Corinthiens. 
Les signes du mien apostolat sont faits en vous. 

— Enseigne, étendard. 

Si DO vezem vostra sxinua destorta 
Contra Frances. 

Montant Sartre : Goms de. 
Si nous ne voyons votre enseigne déployée contre 
Français. 

Vei de seithas braelha. 

G. DE MoNTAGNAGOUT : Bel m'es. 
Je vois d'enseignes uue forêt. 

Loc, Aqoi anzim vas luanthas pariz sonar 
Manh cofd, m^nh grayle, manta skitra criar. 
Rambaud œ Vaqueiras : Honrati marques. 

Là nous entendîmes vers maints côtés sonncrmainl 
cor, maint clairon , mainte enseigne crier. 

Comensec a cridar antament sa seystra. 

Philomena. 
11 commença i crier haulcment sou enseigne. 

CAT. Senja, esp. Seca, port. Senha. 
5. Signet, s. //?. , scinijj, sii^naluro , si- 

gUft 



SIG 

Signnda de mon signet acostiunat. 

lit. rfe i3(ii. Do VT, t. XIII, foi. 2i:>^ 
Si '.'née de mon seing accoutume. 
XT. Segnetto. 

6, Senet, j. 177., concile, assemblée co! 
voquée par des lettres closes sccllt 

d*nn sceau. 

Dcvetz saber qii'el senst qnc papa Eslrv 
avia fah contra papa Formos, fo en aqncM <>r 
net revocat. 

Cat. del s aposl. deRonut, fol. 12't 

Vous deves savoir que le concile que K» {vj* 
Etienne avait fait contre le pape Formose , fui <*n ■ 
concile révoqué. 

7. Senh,sen, gen, s. m., bas. lat. .<< 
GTnum, seing, cloche. 

Dans la basse latinité le mot sio\i m 
fut employé pour désigner la cloche (jn 
appelait les fidèles aux églises. 

S1GNU.M ecdesiae, statnta hora. sicnl nj<^< 
erat palsnre rcrpit... nnllnm ad polsantis i '. 
sam, siGNDM reddidit sonam. 

F. S, Eligii. Spicil., t. II , p. loS- 

Daas tDrres ad signa dependenda in front 
ecclesiœ. 
Jfist. mon. non. pict. Martenne, Th. nov»aner>l. 

t. II, col. 1212 

Van 8* en a la gleiza , e fan los ssnhs son»: 

Guillaume de Tudela. 
Ils s'en vont à l'église, et font sonner les si'ii'-- 
Sonan clocas e sens. 

f^. de S, Honorai 
Sonnent cloches et seings. 
A la cloca del sen meian venrai. 
A la cloca del cen major. 

Cariiilaire de Montpellier, fol ti" 
Je viendrai à la cloche du seing moyen. 
A la cloche du seing majeur. 

Fig, Om es lo srnus del batalli. 

GwAL'DAN le Vieux : lx> tci 
L'homme est le seing du battant. 

ANC. PR. Les sains tôt avant soneras. 

Car on ne doit messe chanter 
Devant qn'ait fet les sains soner. 
Roman du Renart , t. I , p. (26 

Le mot TOCSIN a été formé en fian 
çais de toc, racine do Toc^r, tmi'^l'i'' 
et de siN , cloche. 
ANC. CAT. Seny. tort. Sino. \nc, ir.Se^ 



■rt;.i 



SIG 

•>. SeCNAL, SENBAL, SEYNAL, S. m., si- 

^110, marque, sceau. 

Il rCii mostrat maint ssignal. 

AiMERi DK Peguilain : Pos ma bolliJ. 
Je lui en ai moalié mainte marque. 

\quo fo ssuhai. qne sos peccalr. li eron pcr- 

'xDatz. 

Lt-U fut Signe que ses péehrâ lui étaient pardonnes. 

Desliar los .tii. SKHBALt d'aqael. 

Tmd. de V ÂpocaJjryse de S. Jean, ch. 5. 

l'ilier les sept sceaux tic celui>U. 

Luc. Lo SEGHAL de la crotz. 
l-rtx lo sBTVALde Crist, hoq vol aatra ai:niadura. 

f^. de S. Honorât. 

Le ugne cie la croix. 

II fil le signe du Christ , il ne veut pas autre 
iinure. 

— enseigne, bannière, étendard. 

Porta relz armas de mon skgital. 
T. DE Tau>el et de Falconet : Falronct. 
\i.us portcre* armes de mon enseigne. 

\ou ea miens lo sehhal ni'l ranson. 
Berthand de BonN : Non estarai. 
.N'i-ît mien V étendard ni la troupe. 

V »T. Senyal. esp. Senal. port, Sintû. xt. 5c- 
i^naîe. 

(/. SeIGNEI&A, SEIITHERA, SEYNHIKIBA , 

sEKHEiax ^ s,f,y bannière, enseigne. 
SuGirBiaAa e cavala armatz. 

Gui de CavAILLOK : Seignciras. 
hnstignes cl chevaux armés. 

Trompas, tabors, aEnrasuAa e penos. 
Bertrahd de Borh : Mies sirvenles. 
Trompettes , tambours , enseignes et pennons . 

Fig Tort porta la sxnhbira , 
Et Ergnelh la goia. 

P. Gardiral : Qui vc grao. 
lorl porte Venseigne,, et Orgueil la guide. 

Qaan ma aiTsmiBiRA despley. 

Un TioviADOua ANONYME : Ar el mes. 
(^luand mon enseigne je déploie. 

Voyez Leva A. 

!fc. CAT. Senyera. ksp. Senera. 

'<> SiGNAR, SIIVUa'ei , bElGNAR, SKGMAA, 
^ERHAR, SENAR , CENAR, V. , Icit. SIU- 

N\ac', signer. , 



SIG 



f)o. 



7 



A mors lo lur ha sagellal... 
K 5EGN ET lo de sa man destra. 

Un troubadour anovybie : Seinor vosvjuc. 
Amour le leur a scellé... et le signa de sa nain 
droite. 

— Faire signe , appeler. 

SsiTET c*om root no i sones. 

RomandeJanfre,h\. vtH. 
Wfit signe qu'on n'y sonnât noi. 

La reina cbhet nn comte Bertalais. 

Roman de Gérard de Rotsillon, fol. 91 . 
La reine appela un comte Bertalais. 

Fi^^. Dirai vos d'amor cnm simba ; 
De sai gnarda, de lai gninha. 

Ma RcAaRvs : Dirai vos. 
Je vous dirai d'amour comme il y<ti( si^nej iK* 
çà il regarde , de là il guigne. 

— Faire le signe de la croix, bénir pat 
un signe de croix. 

Ab tant Folqnete l'avesqnea loa a près a srbh ab . 

Guillaume de Tudela. 
Kii même temps Folquet l'cvêque les a pris .1 

signer. 

I.^ermitas lo ssmb e*l beneditz. 

Roman de Gérard de Rossillon, fui. 85. 
L'criiiitc le signe et le Léuit. 

No ns poireiz adreg sbgmab. 

Bertrand de Born le fils : Pus rai cj. 
Vous ne vous pourres droilement signer. 

Lac. Genser dona no s sbitb. 

A. Catalan : Amors ricx- 
Plus belle damo ne se signe. 

Be m 8BIG1VBI ab bona ma , 
Lo jorn qn'eu venc al bon prebost, son oueli.. 
Guillaume de Saiht-Gregori : Ben jjrans. 
Bien je me signai avec bonne main , le jour que 
je vins au bon prévôt , son oncle. 

Part. pas. Escricha aqnesta polîasia e aSBBA da 
de ma propra man. 

Tit. de 1428. Hist. de Ntmes, 1. 111, pr., p. 221). 
Cette police écrite et signée de ma propre main. 

Me donero de Tayga sebbada. 
Perilhos , Voy. au Purg. de S. Patrice, 
Me donnèrent de l'eau signée (bénite). 

MoUge SENBATZ. 

T. DE Gui ET DE Falco : Falco en. 
Moine signé (proies). 

foc. Disai'l : D' on venelz.^ 
•— >Senber, tan senbada 
Sdi de CoDipo&tclla 



aa8 



SIG 



Qae vos o codoîmcu. 

G. BiQOiER : D'AiUrac. 

Je lai dis : D*où veoc«-voas? — Seignear, je sais 

ei signée de Gompottelle que voas le connaisses. 

Avc. FR. Pais oommtnde qa*on le segnatt an 

ligne de la saiote croix. 

GesU de Louis-U-Jféàonm, Aec. deg MisL de Fr., 

t. VI, p. 169. 

AdonoqoM aee maîiia ealeva , 

Et les teigne, el «t cicalx i*eo Ta. 

JsBAH DZ Heuhg, Tett., V. io5d. 

Ele segna son cie^ ai se laissa glacier aval le 

fossé. 

Réclames Oîea, si vos tagniez, 

FabL ei cent, anc., 1. 1, p. 396, et t. lY, p. 4oa« 

VoyeE CaoTz. 

AHC. CAT. Saijnar. CAT. MOD. Sig/ttU", AlffC. ISP. 

Senar, mp. mod. Signar, xt. Segnare. 

XI. AssBVHAL, S. m,, bannière y éten- 
dard. 

No m part de l' AsssraAL. 

GiiAUD BB BomtL : Jois e cbans. 
Je ne me stfpare pas de la bannikrB. 

toc.fy. Si m mes el sien assbkbal 

Qoe del sien colp no m pnosc mover. 
GiRACD DE BoimiL : Nailla ret. 
Tellement elle me mit à m bannière que du lien 
conp je ne me puis mouvoir. 

la. AssiGiruiy AuovAAy v., lat. assi- 
GVAEtfy assigner, exposer, déterminer. 
L' tntn reiOB pot hom assxovae. 

F"» et Feri.g fol. fyj, 
L'autze mison on peut assigmer, 
AauMTBT li W jom 4|oe vengnes. 

F. de G, Faidit, 
Elle lui assigna le jour pour <|u'il vint. 

Part. pat. Per lar offid, elle son propria'- 
■MDa AMXQVATs •! aerrlai de Dien en son 
temple et en son aatar. 

^. elf^ert.^fol.g6. 
Par leur offiœ , ils sont proprement astignét au 
serriœ de Dieu dans son temple et i son autel. 
Den hom dejnnar los divenres assxosatz. 
Declaratio de motat demandât. 
On doit jeûner les vendredis astignét. 
La pensio annnal a nos AasiovADA. 

Hitt. de la maiton de Turenne, 148a, Justel, 

p. 227. 
la pension annndle à nous assignée* 

CAT. Assignar. s«p. Asignar. port. Assignar. 

tT. Assegnare. 



SIG 

i3. AssiGNAXBifT, S. m,, assignatioDi 
indication. 

El AssioHAMXST . cmpcro el do que es faitz. 

Tit. de 1278, maison de Courcile. 
A Vassignation, pour cela au don qui est fait. 
ABC. FR. 
Qne se venir pools par nul susenement. 

Roman de Berte, p. 70. 
iT. Assignamento. 

I/|. AsSIGiriDAMBH, ASIGHADAMBUS, adp., 

ponctuellement, exactement. 

Dea se rendre et emendar AsnairAOAMEa a 

•quel de cay fo. 

^. «iFert., fol.3. 

Doit se rendre et s'acquitter poneùÊeUemejU ■ 

celui de qui il fut. 

Deo se rendre AsxovAt>Aiinrt ad aqocl de 
qai es estât. 

Les dix Commandements de Diee. 
Doit se rendre exocfemeuf à celui de qui il a été. 

iT. Attegnatamente, 
l5. ASSIGKATIOV, S. f.flSit, ASSIGNATIO- 

vcm, assignation. 

Per ASsioiTATioir a me Cscfaa. 
Tit. de 1498. But. de Nùnet, t. III, pr., p. taq- 
Par attignation à moi faite. 

CAT. Astignadô. rsp. Atignaaon, port. Assir 
gnaeào, n. Atsegnasione. 

16. GoirsiGirAR, v., lat. comoKAie, 
contre-signer, contre-sceller. 

Sagellem et coirsiomni aqaeata carte. 

7^/. de 1268. DoAT, t. CXXVl, fol. 82. 
Nous scellons et contresignons celte charte. 

CAT. BSP. PORT. Consignar. xt. Contegmare. 

17. Dbzigitagio, #.yi> lat. obsiohatio, 

désignation, signe. 
Sompnis... , aigns esoors et ab figurai deo- 

OKACEO. 

Slme. de lat prapr., fol. 77. 
Songes..., aucuns obscurs et avec figuntivedé- 
signation. 

CAT. DetÊgnaciô. rsp. Designadon. port. Deti- 
gnaçao. xt. DetignoMone. 

18. DssiGNATin, adj., indicatif. 
O son... DISI6HATXVAS o desîgnans. 

Leys d'amort, M.yj- 
Ou elles sont... indicatives ou indiquantes- 



SIG 

19. Desuvohaiae, s, m,, dessinateur. 
En laboraire d* or e d* argen e Dusiir- 

OHAxms d* tnnat. 

^. ePS, CainU, 

n ^it traTainenr d'or «t d'argent «t dessinateur 

d'aroMs. 

iT. Duegnatore, 

30. DeSIOHAK , DXZIOlfAm, DSSEpNAE, V.> 

lat. DESiGKABtf^ désigner, indiquer. 

Lo pairos pot DraoïrAE ton libertin, ad nn 
de los filhs, en ion testamen. 

Trad, du Code de Justinien, fol. 58* 

Le patron peut désigner ton affranchi , i un de 
Mi fil* , dam aon testament* 

Iior oaaiOBXT per rey Henrîc. 
DiaioHAH qne agael dévia venir. 

Cat, deis apost, de Romuj fol. 127 et 5. 
Leur désigna pour roi Henri. 
Désignant que celui-là derait venir. 

Pertpris. O son... detîgnativas o DifxoirAirs. 

L^s d^amors, fol. 27. 
On ellat eont... indicatives on indiquantes. 

fart, pas, Mas qoe certa persona no sia nom- 
nada ni dbugsada. 

Leys dfamors, fol. 118. 
PbnrTu qua certaine personne ne soit nomm^ ni 
éésigné€^ 
CAT. lap. POBT. Desigimr. rr. Designare, 

ai. EVSXIGKA, ENSEGHA, EHSETHA , EH- 

SBHHA , ESSEVHA , s,f,, marque , indice. 

Tro qn' en trop bitsbvha. 

PnaxE d'Auvkkgvb : Rossinbol. 
Jasqn'à ce qn'il en tronre indice. 
Non troibero degnn* htsetha. 

y. de S. Honorât. 
Ve trouvèrent nul indice. 

Sage! comnin... et altras xirsiiGiiAS de uni- 
venitat. 

Charte de Gréalou, p. 64* 

Sceau eoBBman... et autres marques d'uoiver- 
«diltf. 

— Signe, constellation. 

Esgardats las utskithas del cel. 

GlKADB DE BoiBBiL : Rci glorioei. 
Bepirdes les signes du ciel. 

Qaant a regardât las bksegbas del cel*. 

y. de S. Honorât. 
Quand il a regardé les signes du ciel. 

« 

— Enseigne, baDoièrc. 



SIG 

Qaan trob tomei ni cembd, 
'Volontiers desplei m* BHsxxGirA. 



229 



P. Vidal : Pbis ubert. 
Quand je trouTc tournoi et joute , rolontiers je 
déploie mon enseigne. 

Loc, Escridan lor bssbhbas toh a nn claa. 

Roman de Gérard de RossilLon, fol. 54- 
Crient leurs enseignes tous à un cri. 

Loc.Jig, Fai bobana ab BirsaiGirA deatorta. 

B. Galto : S' ieu dirai. 
Fait ostentation à enseigne déployée. 

ABC. FB. Et Ini sembla bien que tons ses amîa 

l'abandonneroient aaz enseignes qn'il 

a voit venes déjà i sa première perte de 

Granson. 

CoMiBBs , liv. I , p. 970. 

CAT. insignia. abc. bsb. Ensena. bsp. mod. 
90KT, Insigniâ, it. Insegna, 

22. Ersehhieea 9 s. /., enseigne , ban- 
nière. 

Devant , .xti. bbsbbbibbas de dîversas co- 
lora per signîficensa delà .xri. trips d* Israël. 
Hist. delà Bibl, enprov., fol. 63. 
Devant , douse enseignes de diverses couleurs par 
signification des douse tribus d'Israël. 

23. £V$B0NAMBH , ENSEUHAMEN 9 ENSBI- 
GHAMEV y B88EOHA1IBH , ESSEKHAMEH , 

S. m., enseignement, instruction, édu- 
cation, politesse. 

La laosor 

£ *ls bos BBSBIGBAMBBS 

Qne Diens vos a donat. 

Abhaud db Masueil : Ai|pi cnm. 
La louange et les bons enseignements que Dieu 
TOUS a donna. 

Anrion pro de vostr* bssbbbameb. 
RiCBABD BB Basbbsibvz : Tug demandon. 
Auraient aaaes de votre éducation. 

Essbbbamb» e prêts e oortesia 
Trobon ab vos lor ops e lar vianda. 
PzBBiaoHs : Aissi cnm selh. 
Education et mérite et courtoisie trouTCOt avec 
vous leur profit et leur nourriture. 

ABC. CAT. Enseignament. bsp. Ense'amienta, 
IT. Jnsegnamento. 

24. EhSEGNAIRE , ESSENHAIEE, ENSEI- 
NHAIRE , EHSEIGNADOE , ESSEITHADOE , 

S. m., maître , instituteur, précepteur. 



y.io 



SIG 



Vils EM.SLiBrHAXREs d' enjaus. ^ 

Gaoenet : Beti volera. 
Vil maître de fourberie. 

Mov del mal siiseigivador. 

T. DE PlESRE D'AuVERGKE ET DE B. DE VeWTA- 

DOUR : Araicx. 
Provient du mauvais maître, 

Pro ai (lel chan esserbadors 

Katurn mi. 

G. Rtjdel : Pro ai dcl. 
Assez j'ai de maîtres de chaut autour de moi. 
\;fc. VR. Il vous a baillez enseigneurs par qaoy 
vous cognoissiés qaant voos faites le bien 
et quant tous faites le mal. 

JOIH VILLE f p. 9^-. 
Fat maiatre et enseigneur de ceux qui ai- 
nioient la vcrilé. 

Contes d*Eutmpelj fol. 209. 1 

Puisqu^il vous plaist tant m'estte enseigneur. 

Crétin, p. i3/i. 
De tes sentes et adresses 
Veuilles moi estre enseigneur. \ 

Cl. Marot, t. IV, p. 266. 

febP. Ensenador. it. Insegnatore. 

25. Enseiïayrier , s, m,, porte-enseigne. 
Campions et sifSEVATRiERs 
De la Gleysa de Koma. 

V. de S. Honorât. 
Gliampions et porte-enseigne do l'Ëi^lise de Rome. 

'>6. Ensenhairitz , j./, maîtresse, insti- 
tiilrice. 

Pro ai del chan essenhadors 
Enlorn mt et EirsEiiRAiRiTz. 

G. RuDEL : Pro ai del. 
Asscx j'ai de maîtres de chant autour de moi cl 
•I(> maîtresses. 
IT. Insegtiatnce . 

'27. ËNSENHABLE, KNSKI6NABLE , ESSENIA- 

BLE y ESSBiGNABLE , aclf., enselgnablc , 

capable d'être ensei{^né, digne d'être 

instruit. 

Aqnel es bsseniablbs qo* es suacis a apenre. 

Trad. de Bède, fol. 78. 

Celui-là est digne d*étre instruit qui est docile ù 
apprendre. 

Seran li home ensbithable de Dieu. 

Trad. du N.-Test., S. Jean, ch. (>. 

Los hommes seront dignes d'être inslntit.s p.ir 
Dieu. 

ANC ESP. Ensfnttble. 



SIG 

'a8. KnSKIGNAR, ENSEYNAR , ENSENUAB, 
ESSEIGNAR , ESSENHAR , V, , eUSelgnCI, 

instruire, apprendre. 

Avia très enfans entre mans , 
Qn* els EifSETNAVA de clergia. 

V. de S, Honorât. 
Il avait trois enfants entre les mains , de kuI>. 
qu'il les instruisait dans la science. 

Mesura esszii h* a faire 
So per que bos pretz pot darar. 

Pons Fabre d'Uzès : Luccx t-:- 
Mesure apprend à faire ce par quoi bon mi-r.'.- 
pcul durer. 

Qu' om no li puesca kssevhar 

Petit pro. 

Marcabrus : Corlexamens. 

Qu'on ne lui puisse enseigner peu ou prou. 

Non cre genser s^ enseigita. 

G. RuDEL : Quant I0. 
Je ne crois pas que plus belle s'instruise. 

Part. pas. Coms, si volelz esser prezatz, 
SiHtz adreitz et enseignatz. 
Gui de Cavaillon : Scignelra^. 
Comte, si vous voules être prisd , soyea ju>tr i 
enseigné. 

Plus franc e plus essegn at. 
Rambavd de Vaqueiras : Ges om pm. 
Plus franc et plus enseigne. 

— Indiquer. 

A lar snsETNAT los deniers aplatatz. 

y. de S. Hononit. 
Il leur a enseigné les deniers cachés. 

Subsc. len ai vist en domnas ponhar 
D^ ENSBNHATz e de ben après. 

G. Aduemar : leu ai jj- 
J'ai vu auprès des dames s'eiTorccr des enstign.' 
et des bien appris. 

CAT. Ensenjrar. esp. Entehar. vort. Ensina. 
XT. Insegnare. 

7.9. ËssENHADAMENS , adv,y savauimcoL 
en homme bien appris. 

Parli ESSSNHADAMEirs 

A roos enemics mortals. 

Raimond de Miraval : S'adrcg io»- 
Je parle en homme bien appris à mes enncun' 
mortels. 

!V>. Adlssenhar, V. , apprendre, in- 
struire. 



SIG 

Per nos ademehhar a fogir la laazor c i:i 
favor del pobol e tôt movement de van a gloria. 

Pour Qoos apprendre à fuir la louange et la fa- 
veur du peuple et tout mourement de vaine gloire. 

3i. Desensenhar , V, , désapprendre, 

ignorer. 
Pare. pat. LaaKengier fais, enoios, fradel, 
Desknsenhatz , viiaa e malaprea. 
Bebtbakd de Born : Quaa la novelha. f^ar. 
Fau-imcdisants, ennuyeux, inrâmes, ignorants, 
^ lliins et mal-appiis. 
A?ic. Fa. Maistre qui désensai'gne 
Son aprenant, loehaigne. 
Les Proverbes au comte de Bretagne, p. 174. 
( AT. Desensenjrar. ksp. Desensenar, port. De- 
sensinar. 

^2. ËÏÏT&ESENH, ENTBESEINH , S. /»,, si- 
gne, marque, indice, geslc. 

Qae, s' il plaî, de s^aroor me denh 
Far alqae novel shtreseith. 

Pierre du Vilar : Sendalx vermellis. 
Que« s'il lui plaît, de son amour elle daigne me 
ijire quelque nouveau signe. 

Parlar pogram ab cabertz BirTRBSBiirn.n. 
B. DE VentadocR : Quant erlja. 
>'oDs pourrions parler avec des signes cacbe's. 

*5c. TR. Par fois y disnoit de ce qui se Iron- 
volt ao pot , sans sooffrîr qnc la broche 
toarnast, intersignes de grande fainiliarité. 
Contes (TEutrapel, fol. 18. 

— Bannière , enseigne , banderole, 

D* xHTBRSBiirGZ e de gonfanos. 

Bertrand de Borh : A.r ven la. 
De bannières et de gonfanons . 

Molt m' am shtresevh et aaberc. 
Ha meus de la Bkoquerxb : Qnan reverdejon. 
J'aime moalt banderole et liauLert. 

i3. EîfTRBSKlCNA , ENTRESE1?HA , EW TRES- 

SENicA, .ç.yi, signe, marque, indice. 
De voler patz no fan Bxa'RBSBiGirA. 

L\N7aAKG G16ALA : Bios chans. 
De vouloir paix ils ne font signe. 
Per quai rase ni per quais BHTRRsSEirBAS 
pot bom conoiascr bona manleira ni avol de 
la gen. 

La poica que Adams niaoget... porta s.ts 
L'^TRfc^EifHis de la niorsnra que Adams y fci/. 
LiV. de Sydrac , fol. iiH v\ <);'> 



SIG 23 I 

Par quelle raison cl jMir quels meliees psut-on 
connaître la bonne ou la mauvaise manière de la 
gent. 

La pomme. qu'Adam mangea... porle ses marques 
de Ja morsure qu'Adam y- 6t. 

Awc. gat. Entresegna. cat. mod. Entresenya. 
AHc. ESP. Entreseaa. kjuc. it. Inerasegna^ 

34. SiGNALAR, V,, signaler, signer, mar- 
quer. 

Part, p€u. Uu escrint sigitalat del senhal de 
la Gros. 

Tu. de 1283. Doat, t. X, fol. 286. 
Un ëcrin marqué du signe do la croix. 

CAT. Senyxdar. bsp. Selialar. port. Sin€dar. 
it. Segnalare. 

35. SicniFicAMEN y s. m,, signification. 
Entom los .xii. signes ab se mescladamens, 
D' aqaels say yen los bes e 'Is siGVXFicAMBifs. 

PiEBRE DE GoRBiAC : £1 nom de. 
Autour les douxe signes avec lui ensemble , de 
ceux-là je sais les biens et les significations. 

Soa noms es signipxcambits. 
Guillaume de Durfort : Quarsay. 
Son nom est signijîcation. 
ANC. PR. 

Les perres ont en soi gran signifiemene. 

Bekker , p. 182. 
ANC. CAT. Significament, bsp. Signijicamiento . 
IT. Significamento. 

36. SiGNIFICATIO , SIGNIFICATION, J. /. , 

lat. sioNiPiCATiONi?AW, signification. 
Transformatios d*nna significatio ad aaira. 

Lejrsd'amors, fol. i3<>. 
Transformation d'une signijîcation en autre. 

Loc, SI pren en bona signification. 

Régla de S. Benezeg, fol . 7. 
Se prend en bonne signijîcation. 

CAT. Signijicacià . esp. Significacion. port. Si 
gjiijicacào. it. Significazione, 

37. SiGNiFiANZA, S, f, , signification. 
Qui a las aiirelhas grans, es signxfianza do 
rndeza. 

ZiV. de Sjrdrac, fol. 127. 
Qui a les oreilles grandes , c'est signification iIp 
rudesse. 

ANC. FR. Plein est de fignre et de signefiancc 
/tnc. trad. des Livres des Rois, (bl. 2 
Des choses que vêti ave/. 



a3a SIG 

Vos dirrons la s^èfiance. 

Maris de France, 1. 11, p. 476* 

Et cornes en sénifiance 

K*il doivent harter dnrement. 

HiLINANDOU TrIBAUDDeMaLLT, FcTt SUT la Mort. 

Lorsque nous destoamons une diction de 
sa propre et naïfve signi fiance poar Tasurper 
en ane esloîgnée de sa natare. 

Camus de Bellby, Divêrtités, t. II , fol. 189. 

38. SlGRIFICANSA, SIOHIFIGÀlfSAy S. f, , 

signification. 

De negona siovifxgahza. 

y. de S. Honorât. 
D« nalle signification, 

Los frayres de Joseph foron mot dolens 
d* aqoesta sxovxvica«sa. 

Hist, de la Bible en prou,, fol. g. 

Les frères de Joseph forent moult dolents de cette 
signification. 

Bsp. iT. Sigmficanxa. 

39. SiGinFiCATiu, adj,^ lat. signtficati- 

vus, significatif. 
Entendem de voit sxohivicatiya qoe s 

poesca escriare. 

lê^s d^amors, fol. 2« 
Nous entendons de voix significative qni se puisse 
écrire. 

CAT. Significatiu. bsp. port. rr. Significadvo. 

/|0. S1GNIFIA11, V,, signifier, marquer, 
désigner. 

Par sxoirzviAR son poder. 

Brev, sTamor, fol. 8. 
Pour marquer son pouvoir. 

Elb .iizc. cornh sioir»xo los .nxi. evan- 

gilistas. 

Li». de Sydrac, fol. 8. 
Et les quatre coins signifient les quatre érangé- 
listes. 

41. S1GNIFICA&, V,, lat SIGNlFlCARtf, 

signifier, marquer, désigner. 

Zo axoHivtCA del oel la dreita lei. 

Poème sur Boèce. 
Cela signifie du ciel la juste loi. 

Pitre, pas. Aysso nos fon trop be sioitxvxcat 
e1 segon libre de la ley. 

y. et Vert., fol. 77. 
Ceci nous fut fort bien signifié au second livre 
Je U loi. 



SIG 

Subst, Par madamen dal accan modo lor «• 

OVIVICAT. 

Ley s d*amors, fol. 7. 
Par mutation de l'acoent changent Xent significatio». 
CAT. BSP. PORT. Significar. n, Significare. 

i^a. SiGNiFiCATivAMEir , adv,, signifie» li- 

vement. 

Prasens dal infinitia... paozat siGVxricATi- 
▼AKxir , so es am significat... , ta loc de nomi- 

natia. 

Lejrs d'amers, fol. 66. 
Le présent de l'infinitif. .. posé significativement, 
c'est-4-dire avec signification... , tient lieu àt oo- 
minatif. 
B.SP. Significatwamente. 

43. REsiGNAMBirr, s, m,, résignation, 
renonciation. 

Ratifiamant , aasiasAMBirr. 

Tit. de i3io. Doat, t. XY, fol. a3o. 
Ratification , résignation. 
rr. Rassegnamento. 

44* Rbsionatio, eksiohacio, rksigha- 
ciON, s,/., résignation, abandonne- 
ment. 

Da aa elaclio fo grao maravilha a major de 
aa RB810VAT10. 

Cat. dels aposi. de Borna, fol. aû4- 

De son élection il fut grande menreiUe et pins 
grande de sa résignation. 

Laa qoals donacton» cataîon, BBsioirAGXoi. 

Tit. de 1468. Hist. de Languedoc, t. Y, pr., col.Sï- 
Lesqneilas donation , cession , résignation. 

CAT. Besigttadô, *n, Retignaeion. vobt. Besi- 
gmacào, it. Rastegmmome, 

45. Rbsignar, V,, lat. eesionaa^, resi- 
gner, renoncer. 
FetE nna conatitotio qn' al papa da Rouis 

pognes BB8X0HAB al papat. 

Contra la volontat de la clercia rbsjgitet al 

papat. 

Cat, dêis apost. de Borna, fol. aof et a^* 
Fit noe constitution que le pape de Rome pûl 

renoncer à la papauté. 
Contre la volonté du elergé il renonça A la pi- 

pauté. 

Part, pas. Donat... rbsxoitat a tranq>ortii 
par las prasans. 

Tit, de \l\iSè, UUt. de Languedoc» t. V, pr.,coI. ^ 
Donné... résigne et transporté par lac présentes 



SIL 
— Marquer, réprouver. 

Sen RBsiGVATz d* avola maires. 

PiKBSE D'AuviuiGiiE : Bel m' es. 
SerU réprouvés de mauTaiset mères. 

CAT. up. FOBT. Resignar. it. Rassegnare. 

46. SoBRESKiNALy X. /n.^ pluDiet , pana- 
che, aigrette. 

El ae garni 
D' alberc e de aOBauEiVAi. 

E d* cime. 

Roman deJnufn, fol. lia. 
Il s'équipe de haniiert et de panmehë el de heaamc. 

up. So&resenai. rr. St^rassegnale, 
SILENCI, s. m., lat. siLERTucm, silence. 

lœ. StLMMct tenta gran. 

y. de S. BonoTétt» 
Il fardait grand silence. 
Fez Air aiLurci , e dis aixi . 

2VtKf. ii'tfn Eifang. apocr. 
Il 6t €iire sUatce, et parla ainsi. 

C4T. SUenei. lap. poat. Silendo. it. Siienvo. 

2. SlLKHCIA, SlLEKTIAyl./., sileDCe. 
Fola SXLK3ITIA laisaa en error cela qne pogra 

eiMgaiar. 

Trad. deBède, fol. 81. 
FoQ silence laisse dans l'erreur ceux qu'il pour- 
rait instruire. 

Loc. Garda aiLcvciA ab diacrecio. 

Trad.deBède, fol. 34. 
Garde silence avec dUcrétion. 

SILENITËS, 1. m., silénite, sorte de 
pierre précieuse. 
Siuoims ai troba en Peraa, Tert es cqiu 

bciba. 

Elue, de las propr., fol. 19a. 

ta silénite se trouve en Perse , rertc elle est 
berbe. 



SIL 



233 



SIUQUA j s./., iat. siLiQUA , cosse , 
gousse. 

Alcoa naysho dos et dos dliu la scliqua. 
Elue, de las propr., fol. aïo. 
AncuDS naissent deux à deux dans la cosse. 

— Silique, sorte de légume. 

SiuQUA y es legom..., naysh en Siria. 

Elue, de las propr., fol. aaS. 
Sitique, c'est légume... , elle natt en Sjric. 

V*. Silieaa. it. Siliqua. 

IV. 



SILLABA, s.f,, lat. syllaba, syllabr. 
SiLLABA vota es Hterals, 
Segon los dits gramaticals, 
En .1. accea pronandada 
Et en .1. trag, d' nn' alenada. 

Leys d'amers, fol. 6. 
La syllabe est son littéral , selon les dits gram- 
malicauSf pranoneé en an accent et en nn trait, 
d'une baleine. 

Par digd'apasiLLABA. 

Bambaud B'OaAHGB : Er qnan. 
Par parole d'une syllabe, 

CAT. aillaBa. bsp. Silaèa, poaT. Sjîlaba, siUaba, 
XT. Sillaba, 

a. SiLLABicAR, v.^sjllaber. 

L, Innh temps no s pot siuabicar ni 
ajastar, sîno ab vocal. 

-Lejrs d*amor$, fol. 60. 
L , en nnl temps ne se peut syllaber ni ajuster, 
sinon stcc Toyelle. 

Pan. pas. Mots sile.aaicatz es cant las parts 
d» ona dîciîo trencada ion entremesdaHas 
am rima o ses rima. 

Leys d*amorSj fol. 7. 
Un mot est syllabe quand les parties d'un terme 
coupé sont eouemélées avec rime ou sans rime. 

3. MOROSILLABE, ûdj.. Ut. MOHOSTLLA- 

BUS y monosyllabe. 

Las dictios mohosxllabas. 

Fors de Béam, p. 1077. 
Les mots monosyllabes. 

CAT. MonosiUabo. bsp. Monosilabo. port. Mo- 
nosyllabo. it. Monosillabo, 

SILVA, SELVA, s. f., lat. silva, forêt, 
bois. 
En siLTA fo per mi de gaerra ancis. 
Romande Otrard de RiasUlon, fol, loi. 
En /bret il fut par moi durant guerre tué. 
SsLVA lo fer non dopiarîa , 
Si doncs lo fost socors no lî en faaja. 
LAirniAnc Gigala : Non sai si. 
L* forés le fer ne redouterait , si alors le bois ne 
lui en fiiisait secours. 

TTna sblva trobero deaoïs on gran roqoier. 

Roman de Fierabras, ▼. 177. 
Un bois ils trouvèrent dessons nn grand rocher. 
AHC. FR. En may c* arbre et pré sont flori , 
Et vert de foelles qae joli 

3o 



234 SIM 

Fait ès seWes et es forlés. 
Roman du Renart, t. IV, p. 17.7. 
Li oîsel chantent clrr en la seiçe ramée. 
Iltion de Filleneuvc, Du Verdier, t. II, p. aSz. 

r.\T. Seha. anc. esp. Siîva, bsp. mod. port. 
IT. Seh'a. 

2. SiLvoSy adj\, lat. siLVosox^ plein de 
forêts, boisé. 

Regîo... en algoa locs mot sit.voza. 

Elue de fns propr. , fol. 1 73. 

Contrée... en aucuna lieux moall pleine de 
forêts. 

ssp. Silvoso» selvoso, it. Sihoso. 

a 

SIMI, s, m, y lat. siMin^^ singe. 

Lo siMi vol contrafar tôt cant ve far. 

Naluras d*alcunas besîias. 
Le singe veut contrefaire tout ce qu'il voit faire. 

E5P. Simio. 

2. SiMiA, s,f., lat. siMiA , gncnon. 

La siMXA ,... cant hom la cassa. 

Nattira <V alcunns bestias. 
La guenon,... quand on la cluuse. 

ESP. XT. Simia. 
3. ESSHIMI, ESHIMT, ESCHIMI , S* ifl. , 

singe. 

So algnnaa bestias nsaus dcl pc e loc de 
ma , cniD es kssbimi. 

Basilics, ESHiMi... nayscho eu ela. 

EscBiMxs..., tan es uieravelhos loi; engenh, 
qne totas causas vqIo contrafar. 

Elue, de las propr., fol. 61, i58 et 258. 

Sont aucunes Lêtes usant du pied en place de 
ma m , cumme est le singe. 

Basilic^ singe»., naissent en elle. 

Les singes..., tant est merveilleuse leur adresse , 
que toutes choses ils reulent contrefaire. 

/|. EsHiMiA, s,f,, guenon. 

Las BSHXMiAS h^n lor membre cum de feronn. 

Elue, de las propr. , fol. 258. 
Les guenons ont leur membre comme de femme. 



SIMILÀ., s,f.,^\3iU siMiLA, similcy fleur 

de farine. 

Farina... , la flor ses bren es dita simila. 
Elue, de las propr., fol. 208. 
Farine... , la fleur sans son est dite simile. 



SIM 

SIMONIA , STBioNiA , j./, lat. sixonia, 
simonie. 

Stmokia ; et es en ayssi apellada per on 
encantador qne avia nom Symon, que voir 
acaptar, per deniers, de S. Peyre, la gracia df 
far miracles. 

y. et Vert., fol. 16. 
Simonie, et elle est ainsi appelée à caosed'on 
enchanteur qui avait nom Simon, qui roulut acbf- 
ter, pour deniers , de saint Pierre , la grâce de Tairr 
des miracles. 

Ana, la qne tens las baillas 
E qne fas las axnoiriAS. 

P. Gardinai. : Jhesuro Crisl. 
Entends , toi qui tiens les possessions et qui fai 
les simonies. 

Fo papa per stmohxa. 

Cat* dels aposl. de Roma , fol. 1^0. 
Fut pajie par simonie. 
CAT. ESP. PORT. XT. Sûiionta. 

2. SlUONIAG , SIMONIAIC , Ofif',, lat. SIHO 

viAcus, simoniaque. 

Si el fai , aiMOiriAcx sera. 

Trad. du Code de Jtutinien, fol. 2. 
S'il le fait , il sera simoniaçue. 

SxMOKiAix , escantador, 
Laxnrîos et renovier. 

Marcabbvs : Pus mos coralgc. 
Simoniaçues, enchanteurs , dëbauchés el u$uricr>. 

Avc. FR. Et fait as sjinoniaus voUe 
De cardonax et d*apostoilc. 
néuNASD ou Th. DE Malli , Fers sur la Mort- 

CAT. Simoniac. ssp. port. it. Simoniaeo. 

'^. Symonial, adf., simonîaquc. 
CorrompatK per symoïtial heretgnia. 

Cat. dels aposl. de Roma , fol. 77. 
Corrompu par simoniaque hérésie. 

IT. Simonîale, 

SIMOYSSHA, siMossA,f.y., frange, bor- 
dure, bourre. 

No prec aoa simotssba, 
Vestirs amb anrfres 
"HVU mondanals bes. 

Lerfs d'amors, fol. 28. 
Je ne demande yxne frange, vêtements avecorfroi 
ni les biens mondains. 

Non anze far mesclar ab céda gacla..., ni 
ab aatra bona céda , simossas d* Andosa. 

Cartulaire de Montpellier, fol. i<f3. 



SIN 

Qu'il n'oM pas fàira mêler avec soie grâge... , vl 
avec antre boQoe soie, boums d'Âoduse. 
CAT. Simoisa. 

SINALIMPHA, s. f., la t. synal^pha, 
élision, suppression d'une voyelle ii 
la rencontre d'une autre voyelle. 
Voyez DiOMEDiSy eltt Orat., lib. II, 
col. 437, éd. Putsch. 

SiXALiMPBA , es osiamen de vocal de la fi 
J« dictlo, caat al pronanciai*. 

Lejrs d'amors, fol . 1 2 1 . 

Elisiorij c'est relrancbcment de voyelle de la fin 
lie mot , quant aa prononcer. 
CAT. up. Senalefa, 

1. SlNAUHFAHEN, S, m. , éHsiOD. 

Tolem tractar de! sinALiiiPA.MKir. 

Leys d'amors, fol. 60. 
r^ons TOuJons traiter de Vélision. 

3. SiiTALiMPHAR , sinAUMFAR, V., éUder. 

Part, pas, Cant ona dictîoa fenisb en vocal e 

r aatra comeoaa per vocal , e, per esqaivar 

byat , hom esta la vocal de la fl de dîctio , 

adonx aqoels raotz apelam siiffALiif phatz. 

Aqaestas habitats.. .son sin alimpadas niotas 

nets. 

Lejrs d'amortj fol. 7 et 60. 

<^ad un mot finit en Tojelle et l'autre com- ' 
racDce par voyelle, et , pour dviter Thiatus, on ôte 
U voyelle de la fin du mot, alors noas appelons ces 
mots élidts. 

Ces articles sont ilidés de nombreuses fois. 

SINAPI, s. m,, lat. sivapi, sénevé, 
sorte de moutarde. 

Su APIS, o inoatanla. 

Elue, de las propr,, fol. 223. 
Sénevé, on moutarde. 

SINCOPA , s.f,, lat. SYNCOPA y syncope, 
6gure de mots. 

I7na fignra apelada 8x«copa que osta e toi , 
de mieg loc de dîctio , sillaba oletra. 

Ltj^s tPamors, fol* 69. 
Une figure appelée syncope qui dte et enlève , 
du milieu de mot , syllabe ou lettre. 
CAT. B8P. Sincopa. pokt. Sineopa, sjmcopa, it. 
Sineopa, sincope. 

1, SiNcoPAMEN, S, m. y syncope, retran- 
chement. 



SIlN 235 

'Volem tractar del siircaPAMSM. 

Leys d^amors, fol . 60. 
Nous voulons traiter de Ja syncopû. 

3. SivcoPAR , V. , syncoper, retrancher. 
Alconas dictios son que no s podon'sinco- 

PAR ni en letra ni en siUaba. 

Zejrs d'amors, foi. 60. 
Aucuns mots sont qui ne se peuvent syncoper 
ni en lettre ni en syllabe. 

Part, pas. Motz aiHcoPATz ea cant bom osta 
del mieg de mot, coma qai dilz cabrol 

jyet cabiroî. 

L^s d*amors, fol. 7. 
Le mot est syncopé quand on 6te du milieu de 
mot, comme qui dit cabrol pour CABiROL. 
CAT. Ksp. Sincopar, port. Sincopar, syncopar. 

L'iT. ne fait usage que du part. pas. 
sincopato, 

4. Siïfcopi, ciNCOPi, s, m,, lat. SYncopt*, 
syncope, évanouissement. 

SiHcopi, so es a dire... defalbiment de cor. 

Elue, de las propr., fol. 189. 
Syncope, c'esl-à-dire... défaillance de coeur. 

Accideys cxircopx, que es apropinquada la 
mort. 

Trad. d*Albucasis, fol. 29. 
Arrive .ryncope, vu que la mort est ajfprochée. 
ssp. Sincope. port. Sincope, syncope, xt. Sin- 
copCj sincopa. 

5. SiNCOPizAMEifT^ s, m, y syncope. 
Zimcc... val contra sivcopxzAMBnT. 

Elue, de las propr,, fol. 194. 
Zimec.. . vaut contre syncope. 

6. Sthcopizar, singopizar, V., tomber 
en syncope. 

Syitcopxzar per defalbiment d'esperit. 

Com vezem... en algas qai, per flecbotoma, 

axvcopxzo. 

Elue, de las propr,, fol. 80 et T9. 

Tomber en syncope par de'faillance d'esprit. 

Gomme nous voyons... en aucuns qui, par salgnce, 
tombent en syncope. 
IT. Sincopizzare. 

SINDARACHA, s.f., lat, sûwdaraca, 
sandaraque. 

SiHOARACBA..., es sa color de cînobri et sa 

odor de solpre. 

Elue, de tas propr. i fol. 267. 



236 



SIN 



Sandaraque..., tU m oonUor de cinabre et son 
odenr de Mafre. 

B9P. poAT. S€auUtraea. it. Samdameaf sanda- 

I raeca. 

SINDIC, s, m,, lat. sTNDicttx, syndic. 

Procarador « stVDic. 

Tit, de i4i3 , de Sainte-Eulalie de Bordeaux. 

Proearenr et syndic. 

Qo* eU couoIb poMcao far, e ta oaîvern- 
tat , sixDic. 

Charte de Gréalou, p. io8. 

Que les oonsuk et VaniTenalilë paissent faire 
Bjndic» 

CA.T. Sindic, asp. Smdieo. pobt. SymUto. it. 
Sin€laeo. 

2. SiNDiCAT, SENDIGAT, SEVDEGAT, S. m., 

syndicat. 

Am lo coMelh del iudioat 
E delà clergacs de la cîantat. 

F", de S» Honorât. 
Avec le conseil du syndicat et des clercs de la cittf . 

Sera inacrit en sutdxcat los nooM. 

Fors de Béant, p. 1077. 

II sera inscrit en syndicat les noms. 

No se poeaoon eacozar del offici de siudicat. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 43> 
Ne se puissent excuser de l'office de ^ndicat. 

CAT. Sindicat. bip. Sindicado. port* Sindieado, 
syndicado. rr. Sindieaeo. 

8INEDOCHE, s. /., iat. synegdochr , 
synecdoche, figure de rhétorique. 
Voyez DioMKDis, de Oral., lib. II, 
col. /|53y éd. Putsch. 

Si]iKO0GBJu...y cant hom paasa lo lot per la 
part..., cant hom pansa la part perlo tôt. 
Leysd'amors, fol. i3i et i3a. 
La synecdoche... , quand on pose le tout ponr la 
)>jrtie... f quand ou pose la partie pour le tout. 
CAT. Sinechdoque, bsp. Sinecdoqtte. port. Sy- 
necdoque, 

SINGLAR, sevglar, cykglar, s, m., 
sanglier. 

Tornejet al faec nn sxhglar. 

Romande Jaufre, fol. 12. 
11 tourna au feu un sanglier. 
Alsii s volvs e s vira cnni fai siMor.Aas feritE. 

Guillaume de Tujdela. 
Ainsi se tourne et se vire coDanne fait sanglier hlcsic. 



SIN 

Ane GTVGLAR no vim pins irat» 
Qnan 1* an brocat ni 1* an eaaaat. 

BBiraAVO os Boas ; lea chan qn* el rei*. 
Onoquee nous ne rimeg sanglier p\o» irrité, qmihl 
ils Tout pique et l'ont ehaastf. 

Loe. Val maia leos de anroLAS. 

P. Gasdihai. : 4eu volgra. 
Vaat aaieux lion que sanglier. 

AHC. PS. Si orent pria .xi. oeraet nn singler. 
Roman de Girard de Vienne, t. 356. 

rr. Cinghiale. 

SINGULAR9 adj., Iat. siUGULAB^r^ sin- 
gulier, seul, unique. 

SisouLASS de valor 
Fo , et ea 
De tots bea 
Complida. 

6. RlQUlBR : Aisti cnm es. 
Unique en natfrite elle fut , et est de tons biens 
plie. 



— Particulier. 

Si e1 non a szsgui.ar raso. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 19. 
S'il n'a pas particulière raison. 

— Terme de grammaire. 
Al Tocatin anfouLAR. 

Gramm. prwenç. 
Au Toeatif singulier, 

Subst. Lo sxirGin.AR e 1 plural. 

Gramm. provenç. 
Le singulier et le pluriel. 

CAT. lap. PORT. Smgsdar. rr. SUtgtiktrt, sitt- 
golare. 

a. Sihgularmert, adv., singulièrement, 

individuellement. 

Per qnal causa hom pot demandât totas 
caaaaa aiKoui.ARvsRT. 

l*rud. du Code de Jttstimem, fol. 17- 

Par quelle cause on peut demander Umles cfaos» 
singulièrement, 

CAT. Singttlarment' s»p. port. Singularmaoe- 
IT. Sùt^lannenit, sûtgûiarmetas, 

3. SlHGULARlTATy S,/,, lat« SINGULARl- 

Turem, singularité, individualité. 
An ploralitat et shtgularitat. 

Gramm. provtnç. 
Ont pluralité' et singularitc. 



SIN 

— Bisarrerie , originaKtc*. 

SisavuLaiTAT ; cant hom es aysai lobre- 
cviat , qne coia pins valer et saber qne loa 
aotret qao valoD mays. 

V. et Vert., fol. 8. 
Simgularité ; qmnd liomroe Mt aiiui prësomp- 
toeax , qu'il pense pins Taloir et lavoir que les tu- 
tres qui Talent davuitage. 

CAT. Singuiaritat, up. Singufaridad. vo^T.Sin- 
guiaridade. tt. Singnlarità, singularitate, 
mgularitade , sùigolarità, singolaritoie , 
wmgolaritade. 

4* SlVOLBy SBHGLE, 0,àj,, lat. SINOIfLI^ 

singulier, unique, seul, individuel. 
Totaa las causas anÎTersas e sivolas. 

Tlt, de 1969. jfrch. du Roy,, K. 17. 
Toutes lea cboaes nnivenalles et singulièru, 

Loe, NoDM dirîsables es aqoel qa' es a su- 
Gtxa, so es a casco. 

Lejrt eTtumon, fol. 48. 
Le Dom diTisiUe ert celui qui est i simgulier 
(coaaiBva) , e'est4-direà cbacun. 

SINOCHA , ST90GHA, 1./., lat. SYHO- 

cHuiff , synoque , sorte de Gèvre, 
Eogradm si fobre nomnada sikocha infla- 
ti?a. 
Stvocba t roptara de vena. 

Eime.dtUs propr,, fol. 90 et a66. 

S'engendre fièrre Domui^ tjrmoçiu euflative. 
Sjmoqum, rupture de reine. 

L'xsp* fait usage de l'adj. sinoco. 

a. Stkochides, s. /., synochide, sorte 
de fièvre. 

En^ndra si febre dila sihogbidbs. 

Elue» dû las propr», fol . 91 . 
S'engaadre fièrre dite synochida, 

SUVODAL, adj., du laf. srsoraats, sy- 
nodal, qui appartient, qui a rapport 
au synode. 

Per ooDstîtotîo sivodal. 

Cat, dels apost, de Roma, fol. 11. 
Par constitution synodale. 

CAT. ESP. Sinodal, port. Synodal, it. Sinodale. 

2. Cknede, s, m,, lat. sumonus, synode, 
assemblée , concile. 



SIR 1'^^ 

Lo premier sainbt cbvide anÎTersal que fos 

leogDls. 

Cat, dels apost. de Rama, fol. 36. 
Le premier saint synode unirersel qui fut tenu. 
CAT. Bst. Sinodo. port. Sinodo, synodo, it. 
Sinodo. 

SINOPIS, s, m,, lat. siicopis, sinope, 
sorte de craie rouge. 
Sivopis, es color roia trobada près la ciatat 

dita Siaopîs. 

Elue, de las propr., fol. 267. 
Sinope, c'est couleur ronge trouvëe pris la cité 
dlteSînope. 
ssp. Sinople, port. Sînopla. it. Sinopia, senopin. 

SIPHAT, s. m., arab. siphac, péritoine. 

Spatîa in ter inlestina et pellicolam qon si* 

PHAC didtar. 

GoifiTAHTiNus ÂPi. , lib. Y. Du Cahoe, t. VI , 

col. 533. 

Hemia es per crebadara de la tela dita si- 

PHAT. 

Elue, de las propr., fol. 99. 
Hernie est par rupture de b toile dite p^nloiii«. 

SIROC, s, m,, siroc, Tent de sud-est 

sur la Méditerranée. 

Voyez Aldretb, p. 181 et 365; et 

MuRATOEi, Diss. 33. 

SiROC e labech feron mala tempesta. 
Staog e labecb los parton de la terra. 

f^. de S, Honan^t. 
Siroc et rent de sudK>uest firent affreuse tempête. 
Siroc et rent de sud-ouest les séparent de la terre. 
AMC. FR. L*ang looe le siroch, Taoltre le bescb. 

Rabelais, lir. IV, cli. 43. 
Les vents de note , d*anster, de siroch, 
Hist, maccaronUfue, t. I, p. 33a. 
CAT. Xaloc. xsp. PORT. Siroco, jaloque. it. Si- 
rocco, sciroco, sâlocco. 

2. Eyssiroc , issALOT, S. m., eyssiroc, si* 
roc, vent de sud-est. 

Tempesta d* aquilon , eyssiroc e labecb. 

V. de S. Honorât, 
Tempête d'aquilon , eyssiroc et vcnl de sud-outfst. 
Los principals aisaî nomnam 
En nostra lengna romans : 
Leyan , grec e trasmontana , 
Maestrc, ponent e labec, 
Mieg jom, issalot. 

Urev, d'amor, fol. :\\. 



2 



38 



SIR 



Le» principaux aimi' nous oommons dins notre 
langue romane : Levant, grec et tramontane, mis- 
tral , poncnt et labeeh , midi , Jiroc. 

Airc. CAT. Axaloe. 

SIROC, s. m,, siroc, sorte d'échalas. 

SiROCS , qai so pals «gotz. 

Elue, de tas propr., fol. 133. 
Sirocsj qui sont pieux aigus. 

SIRTITE, S./., lat. syrtidej, sirtile, 
sorte (le pierre précieuse. 

Sapbîn... ap«Ioii la eyssamen sirtitx, pei 
so qaar en la riba de Sîrtes flavi las troba Lom. 
Trad. du lapidah'e c^e Marbode. 

Saphir... ils l'appellent également sirlite, pour 
cela que sur la rive du fleuve Sirles on les trouve. 

SIRVENTES, SER VENTES, s. m. y sir- 
vente, sorte de poi'^sie. 
Un siRTKMTEs fstz dels loalyatE barons. 
Beitrand DR BoKN : Un sirventes. 
Je fais un sirvente snr les mauvais barons. 

Fes sniTBZiTBs joglaresc, qoe laozava V nn» 

e blasmava los aolres. 

A^. d*ÀHgier. 
Il fit sirventes joglaresques, vu qu'il looail les uns 
cl blâmait les autres. 

Qai voira serventes aaxir 
Tescat d*enneitz, d'antas mesclat. 
P. Cardinal : Qui voira. 
Qui voudra ouïr sirvente tissu d'ennuis , de hontes 
mêlé. 
IT. Serventese, 

2. SiRVF.HTESG, S, m,, sirvcntc. 

Ni sirvrutesc 
Ni balaresc 
Non t^ ang dir e nuilla sazon. 

Giravd de Cabreira : Cabra joglar. 
Ni siruente ni ballade je ne t'eotends dire en 
nulle saison. 

E '1 rel d* Arago donet per niolber las caa<<os 
d* En Gaîrant de Bornelb aïs siens sxrvkntesc. 

y. de Bertrand de Born, 

Et le rui d'Aragon donna pour femme les chansons 
du seigneur Giraud de Borneil aux siens siruentes. 

3. SiRVENTRSCA, s,f,, sirvente. 

Ta , SIRVENTRSCA , 

Al bon rey d* Arago. 

Pierre Basc : Ah grcu. 
Va , sin'cttte, vers le l»on roi d'Arajjon. 



SIS 

AHC. PR. 

I^'entendi mie à gaa ne à fere seiventoiz. 
Roman de Rou , v. 4^- 

SISCLA.R, V., gazouiller, fredonner, 

crier. 

L* aoRe) son de scsclar mat. 

Ramravd d'Orange : Er quan. 
Les oiseaux sont de ^asom7/er muets. 

Aras no riscla ni eau ta 
Roasiuhojs. 

Basiravd d'Orance : Aras. 
Maintenant ne gaMOuilU ni cbanle rossignol. 

a. SiscLE, ciscLB, S. m,, gazouillement, 

fredonnement. 

D*on vey mortR qoitz, cris , brais e siscles. 

Bamraud d'Orange : Ar s' rspao. 
D'où je vois morts piaillements, cris , braillemeDli 
et gazouillements. 

^ Clameurs. 

Ab critz et ab ciscles et ab grans colps 
inorials. 

GCILLAVME de TuDELA. 

Avec cris et avec clameurs et avec grands coup 
mortels. 

SISCLATON , siscLATO , s, m. y sisclaton , 

sorte (l*étofle. 

Golius, dans son Dictionnaire arabe, 

dit au mot siglat : 

Operiroentnm laneam qnod mnlteres pi- 
lento sao camellno iojiclnnt, lene ac molle 
panni genns, colore pîctam. 

Estrecba venc en an raanlel 
D' |in drap de seda bon e bel , 
Qoe hom apela sxsclato. 

R. Vidal de Bbrauddn : Unas no vas. 
Elle vint serr<?e en un manteau d'an drap de soie 
bon et beau , qu'on appelle sisclaton. 

-« Tunique. 

Mota japa de seda e mot rie sisclaton. 

GriLLACHE DE TuDELA. 

Nombrcoses jupes de soie et nombreuses tichc» 
tuniques. 

ANC. VR. Et caoces de présomption 
F.iîtes de vienneil sighuon. 

Roman du Renart, t. IV, p. 394. 
Armer, de baubregon , coovert d*an singiaton. 
Poème sur Bertrand Du Gucsclin. 



SIZ 

AjrC. E9P. 

En cnerpos è en cinibas f on ciclatones. 
Pœmadel Cul, v. 2731. 

Todos Testidos cran de Llancos cicfatones. 
yida de sanUi Oria, cop. i43. 

SITOT, conj., quoique , bien que, 

lea vas ani , sitôt vos no m'aniatz. 

HUGVIIS DE LA Bachelebie t Ses toU enJBDS. 
Je TOUS aime , quoique vous ne m'aimiet pat. 

Ades œ' agr' ops , sitôt a' es bos , 
Mos chans fos nielhers qae non es. 

B. DE yEKTADOCB : Ja mot cbantan. 
Incessamment me serait besoin, bien qu*\X aoit 
lioo , que mon chant fût meillenr qu'il n'est. 

SITUAR, V., du lat. sxtu*, siluer. 

Part, pas. En lo loc ont la pesa» yendadi sera 

SJTUADA. 

ForsdeBearn, p. 1078. 
Dans le lien où U pièce vendue sera située. 
CAT. ESF. PORT. Sttuar, iT, Situare. 

2.SnakWLEiXTjS. m., situation , position. 

SiTUAUBiTT dels osses. 

Trad. d^yilbucasis, îo\.^. 

Position des os. 
iT- Sittuunento, 

SIVALS, sivAUS , SAVALs , adv., au moins, 

du moins. 

Elh er amîcx sivau o draiE clamatz. 

Bambaud d'Oearge : Si de trobar. 
U sera ami au moins on galant avoue. 

Tolz temps n* anraî bou cor sivaub. 
B. DE Ventadocr : Cbantars* 
Toujours j'en aurai bon cœur du moins. 

O mctre i* escat denan , 
Savals entre lui e se. 

Cadeicet : A mors e com. 
(Jo mettre récn devant , du moins entre lui et soi. 

Savals niezetts V csforsamenB es honestes. 

Trad. de Bède, fol. 3. 
Du moins l'effort même est honnête. 

SIZÀMI, S. m., lût. sesAuunij sésame, 
JQg4k)line , sorte de plante. 

Am farina de axzAMt. 

Trad. d'Albucasis, fol. 60. 
Avec farine de sésame, 

— Adj, De sésame. 



SOB 



289 



ou violât o 8IZAMX. 

En oli siEAMX o eu rnncellage de altea. 

Trad, d^Albucasis, fol. 14 et 38. 
Huile de violette on de sésame. 
En bnile de sésame ou en mucilage de gui 
mauve. 

po&T. Sesamo, it. Sisa/no, sesamo. 
SOANAR , V,, dédaigner, mépriser. 

Non dcQ noli orne soaitar. 

Roman de Jaitfre, fol. 46. 
Ne doit nul homme dédaigner. 

Selb sni qoe no soava 
Lo ben qoe Dieas 1i fai. 

B. DE Yen TADovR : Quan b. 
Je suis celui qui ne méprise pas le bien que Dieu 
lui fait. 

Ane no boaitbt d* avînen. 

Pierre d'Auvercke : Ghantarai. 
Onoqnes il ne dédaigna de prime abord. 

Part. pas. En non serai soamatz. 

B. Galvo : Fins e leials. 
Je ne serai pas dédaigné. 

2, SoAir , s. m., honte , mépris, dédain. 

Aîssi com sel que trabnca e pesa 
SoAir mesclat ab bos deniers de pes. 
B. Carbonel : Aissi cum sel. 
Ainsi comme celui qui trébuche et pèse le mépris 
mêlé avec de bons deniers de poids. 
Marcelha U toi a gran soait. 

Bektrand de Boim : Un sirventcs. 
Lui enlève Marseille i grande hànle. 

Loc, Amors m* a mes en sOAzr. 

B. DE Ventadobr : Tuil sels. 
Amour m*a mis en dédain. 

Tan lor es cars legors, e pretz, soAirz. 

B. Galyo : £n luec de. 
Tant leur est cber loisir, et mérite , dédain. 

3. SoANA, S. y., rebut. 

Diens te met ab las soahas. 

P. Gardiral : Jhesum Crist. 
Dieu te met avec les rebuts, 

/i. 80ANAMEN, S, m., dédain, mépris. 
Car de lor veuon li fais ris 
£ *Is soAif A11F.N8 dels joglars. 

P. Vidal : Abril iwic. 
Car d'eux viennent les faux ris et les mépris des 
jongleurs. 

SOBDOS , soPDOs, sopTES, adj\y lat. 
suBiTus, subit, prompt, soudain. 



i>-.\o 



SOB 



De soBDOS cocelh m repen hom après. 

r.et f^«-i.. fol. 73. 
De prompt dctseiii on se re|Niiil après. 

Oreas es sopdosa madjizos. 

Trad. de Bède, fol. 3o. 
PéniUe est subit changement. 

Pot hom veccr e Te 
Cala es soptks o es fia e venais. 

fi. Càsbohel : Motas de ves. 
L'bomme pcnt Toir et voit quel est prompt ou 
est fidèle et vënal. 

CAT. Sopios, 
^. SOBDOSAMEHT, SOPTOZAMBir , a</p., SU- 

biteuient, soiidaioemeot. 

Descobre rai soptosakir. 

Akhavd de Ma&ubil : Dooa genser. 
Je me dëcoavro subitement, 

SoBooaAMiBT venra lor perdicioa. 

Trad. de Bède, fol. 63. 
Soudainement Tiendra leur perdition. 

CAT. Soptosament, 

3. SoBTK, suBTB, supTB, adv.. Subite- 
ment, promptement. 

Sanc de taar plas sobti ai presara qoe antre. 

Elue, de las propr,, fol. 39. 
Sang de taureau plus subitement se fige qu'antre. 

leii no ynrlh dir tan sum mon talan. 
Bbrtrakd du Pujet : Bona dompna. 
Je ne renx pas dire si promptement mon désir. 

Qae nnilla rea V avenga subtb. 
Decdes de Pkades, Poème sur les Vertus. 
Que nulle chose lui advienne subitement. 

CAT. Sopte. 

4. SoPTAMKir, SUBTAME9S, odv, , Subite- 
ment, promptement. 

Mort qoe te penra soptavkv. 

P. Cardiral : Jhesum Grist. 
Mort qui te prendra subitement. 

Es tan cregotz soptameit. 

Alegbet : Ara pareiaaon. 
Est SI promptement accru. 

Tan venra lo jorn avBTAiiBHs. 

Contricio e penas injemals. 
Tant viendra le jour subitement. 

5. SUBITAN, SUBTAN, iifij, , SUbit , SOU- 

dain. 

Tôt aissi m gardatz, si os plats, 



SOB 

D* agailB de mort svbitava. 

Lanpramc Ci&ala : Oi! maire. 
Tout de mémo gardcx-moi, s'il vous plaît, d a«iici$ 
de mort subite. 

De mort subtava gardan 
Mon oors. 
Gebbts , LE JOBaLEiia DE Lucas : Dieu venji. 
De mort subite préservant mon corps. 

CAT. xsp. roBT. Subilaneo, it, SubUano. 

6. SoPDAVAMBif, adv,, soudainement f 

subitement. 

Qoe*l BortE no t aoalcrE gaire, 
Ana te penra aoFOAjrAMBX. 

P. Cabdimal : Jbesam Crisl. 
Vu que la mort ne tVpargnen goères , mais elle 
te prendra soudainement. 

CAT. Sttbitaneament. 

7. SopTAB, suBTAB, v.y Surprendre, as- 
saillir. 

Gom cel qoe vol sdbtar a van. 

Qoi suBTA , aembla qae dnpte. 
Dbudes de PiADEB , Poime sur les Vertus. 
Comme celui qui vent assaillir ^r^ni. 
Qui surprend, il semble qu'il doute. 

Part. pas. Pneis no serîa 

Per mort boptats. 

J. EsTETE : Quossi moria. 
Puis je ne serais par mort surpris. 

Qoe no aian de mort .sîtetat. 

Los Vil Gaug% de la Main. 
Que nous ne sojons par mort sttrpris. 

8. Dbssuptos, ai^'.^ surpris , prîsàrini- 
proviste. 

E '1 salb en pes qoon trachers Dtasirrros. 
P. Cabdihal : Un sirventes ai. 
Et il saute en pieds comme traître pris A Pîm- 
proviste. 

9. DesoptB) adv,, tout à coup. 

Desoftb 
£1 col lo ponh deaoïs loa pea. 

Decdes de Piades , j4u». cass. 
Tout à coup il coula le poing sous les pieds. 

10. Deyssoptab, V.,' assaillir, sur- 
prendre. 

Part. pas. Dolors 1* a dbtsoptat. 

V. de S. Honorât. 
La douleur l'a surpris. 



SOB 

SOVREfprép,, lat» 8UPEâ> sur^ dessus , 
au-dessQS de, par-dessus. 

No reman peira ni Auta 

Que r os ab r aatre oo s combata » 

E qae sOBaa Janfre no bâta. 

Roman de Jaujn, fol. 3a. 

Il ne reste pierre ni poutre qui l'une arec l'autre 
ne M ooailiatte , ei qui sur Jaufre ne frappe. 

Colgoi me aoaa* el braa destre. 

Am Aiin DB Màriibil : Dona genser. 
Je me eoaeke âur le bna droil. 

Fer sa aoior qoe es sobbb virtots d* ome. 

f^. et FeH., fol. 47. 
Vn aon aoMmr qui eet anniessiu de rertna 
d'boBoie. 

Fis aoUL*els fis a ralens sobb* eh bos. 

Povs DB Capdobil : Per joj. 

Pnr pMTH&Mvj les purs et Tilant par^dessus 
les Imbu. 

— Contre. 

n valen rey d* Etpanba 
Fassan gran ost sobbb Maars conqnerer, 
Qn' el nian]oes v»i ost e setges tener 
SoBB*el sonda n. 

Ba]iba,ud de YA.QtJEiBAS : Aras pot om. 

Que les Taillants rois d'Espagne forment grande 
umée contre les Heures ( pour) conquérir, ru que 
It marquis va tenir armée et siège centre le Soudan. 

Sera ns la gnite 
Sobb* «la fais folios. 

GiiirAODJJi LB Vieux : Senhors per. 
Xqos sera le guide ooalrv les (aux félons. 

Adp. comkp. Lnr bobans sera db sobb' bk jos. 
BeaTBAjn» bb Borh : S' ieo fos aissL 
Lnir osteatation sera de deseus en bas» 

Un paoc SB soBbb bh sobbb non ges preon* 
damens. 

PaasB DB CosBiAc 1 El nom de. 
Un peu dit dessus en dessus (snperScicllement) , 
DOQ point profondément. 

Pero aaana cavaliers 
Abaiaaa fags vîlas 
E toma 1 nom va. sobbb sotbibas. 

GiSAUD DB BoEHEiL : Dels bels digs. 

Peofftant maints csTaliers abaisse fait vilain et 
tourne le nom de dessus U^érieur, 

ABC. FB. Li trot larron sore li qoenrent. 
La damoisele triste et mate 
Seur Tostre Tair palefroi sîet. 
FahU et cont» anc, 1. 1 , p. 243 et 20a. 

IV. 



SOB 241 

G'iral sor ans por lor tares laidir. 

Roman de Garin, Gl. sur Joinville , p. i3i 
CAT. isr. roBT. Sobre, n. Sepra, sor. 

Ce mot se combinait ayeo un grand 
nombre de substantifs ^ tantôt pour 
leur donner plus d'énergie ^ tantôt pour 
leur donner un sens opposé : 
Mi Tan meten» 

Per aOBBABOIKBS y 

En broda. 
GiBAUD DB BoBBZU. : Geu m' aten* 
* Je Tais me mettant, par sun-hdrdiesse (ezoès 
d'audace) , en querelle* 

Ane tant dora sofismesi ni tant clos dictamens* 
No foron dits ni faitE , ni tant graiu «obbbsbss. 

GuiLLAUlfB DE TuDBLA. 

Oneqnes si rudes sopliismes , ni si obscurs pro-* 
pos , ne furent dits ni (aits , ni si grands surmené 
(eztraTSgauoe). 

Joint à un adjectif, il lui donnait la 

valeur du superlatif: 

Aqaast pas es aoBBBiBBcxos e sobbbhobuu. 

F. et Vert,, fol. 43. 
Ce pein est sur-précieux et sur-nobles. 

Il en était de même quand il précé- 
dait un adverbe : 
Sera mal fags soBBEAtTSDOEAMBV. 

Calendrier prot^nç. 
Il sera mal fait surabondamment» 
Subst. Si*I fot del sobbeplub no m val. 

AiMBBL DE Peguilaih : Tots bom qui. 
Si le tout du surplus ne me raut. 

Il se joignait aussi aux verbes pour 
donner de la force à leur signiGcation : 
S' ien, per soBaàitAB, 
Ai renhat folbamen. 

Povs ^w. Capdubil : Qui per. 
Si moi, par sur-aimer (excès d'aaMur), j'ai 
véeu follemeat. 

TotE joma ysÀ creissen 
Tsn , d* or en or, qoe n* es soBBBVBBSAiie. 

P. Cardinal : Tots lo mons. 
Toujours Ta croissant tant, d'heure en heure, qu'il 
en est SK/^fvnre' (bouleversé). 

Joint à un pronom démonstratif, il 

formait un adverbe composé : 

Sydras sobbb aisso eviet lor presen. 
SoBSB AISSO r angel s'en parti. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 3 et 7* 

3i 



24î SOB 

Sydrac sur cela leur ciiTOja présent. 
Sur cela l'ange s'en alla. 

Voyez la plupart des substantifs, 
des adjectifs, des pronoms, des verbes 
et des adverbes. 

a. SoB&iBE j soBAEA , ofi/, , supérieuf, 
dominant, élevé, altier, excessif, su- 
perflu. 

Si ool fnig qui • del «Ibre aoBaisB , 
Son plas plasent e de sabor plenier. 
T. d'Heh»! et d'âiceI : Amie Aruer. 
Atnai comme le* fruits qui , de l'arbre élevé, tout 
plut agréables et de saveur accomplis. 

Qoinse milhis e pins agron aara soBuntEA. 

y, de S. Honorât, 
Qttinse milles et plus ils eurent le vent dominant. 

SI coin son bestlas sobreira». 

Trad, du Code deJustinUn, fol. 53. 
Ainsi comme sont bétes superflues. 

Fig, Teira celai qn'avia estât sobexk&b e 

laxnrios» 

Trad. de Bède, fol. 17. 

Verra celui qui avait été élevé et luxurieux. 

MâU m* es e brava e sobexiba. 

G. Pibkbb de GA.HORf : D' un» len. 
Méchante elle m'est et dure et altière. 
Pot esser als enemicx «obrees. 

T. DE Bambaud et d'Aduem ar : Senber. 
Peut être aux ennemis supérieur, 

Adverbial. Color tan fina sobrier. 

GoiLLAUME , moine DE Pdicibot : Uns joys. 
Cîoulcur si supérieurement fine. 

Jd9, cùmp, Voill sia totz temps saubnt 

Cam iea 1* ai a mat a sobrier. 
La comtesse de Die : Estât ai. 
Je veux qu'il soit en tout temps su comme je l'ai 
aimé à Vexces. 

Pas yest malastracz a sobrieks 
Qae non es Arnand. 

Guillaume se Durfort : Turcmalet. 
Plus vous £tes malheureux à Vexces que n'est 
Arnaud. 
CAT. Sobrer, 

3. SOB&EIRAMEN, SOBKIERAMEN , odv. , 

supérieurement, souverainement, fiè- 
rement. 

Sobretrakeh senhoreya, 
Quar sap qa* iea lo sofrirai. 

GiRAUD LE Boux : A la mia. 



SOB 

Fièrement elle domine , parce qu'elle sait que je 
le souffrirai. 

Aqnest fo... sobrierambh de bona resposta, 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 5. 
Celui-ci fut... souverainement de bonne r^li^w. 

/|. SOBHEI&A, SOBEIEIRA, âOBEIEEA, f./y 

surabondance, excédant 

Talant 'ai qae tos qneira 
De la terra don avets tal sob&ktra. 
T. DE Bonhetot et de Blagas : Seign'EnBbctU. 
J'ai envie que je vous requière de la terrs doot 
vous avea telle surabondance. 

— Excès, extravagance, témérité, in- 
conséquence. 

Us coms malvats 
Qae tôt jorn £ii soblieiba 
D* BTols peccatE. 

P. Gardmal : Tais cuia. 
Un comte méchant qui toujours fait eareif ^ 
honteux péchés. 

FatE gran sobbbira , 
Car re i lais, 
Qa* anc res de ben no ns aofraîs. 
Bertraitd de Born : Domna poois. 
Je commets grande inconséquence, puisque j'j 
laisse quelque chose , vu que onoqoes rien ds bin 
ne vous manqua. 

— Outrage. 

Qoe s cnia qa* ab sos vilans digs, 
Ab soBRiERAs et ab fondais 
Lt deya bom esser privatE. 
Bambaud de Vaqobiras : Ja hom près- 
Qui se pense qu'avec ses vilains propos, avcc<w- 
trages et avec folies on lui doive être dévoué. 
AHc. cat. Sobreria, 

5. SOBEIEAN , SOBETEAN , SOBIEaH , SO- 

bbiea , sobeyea, sobiea, adj,, lat. se* 

pBEANf , supérieur, élevé , souveraiu. 

Qa'el meta sos el sobbtra tro. 

B. Garborbl : S' ieu. 
Qu'il le mette sus au supérieur ciel. 

Qoe prengo la sobbirah a 
'Via qn* es pi os cèrtana. 

Brep, (Tamor, fol. i5. 
Qu'ils prennent la supérieure voie qui est (Jv 
certaine. 

Fig, Av vej qa' els plus sobeieas 
En tenon tog mal resso. 

Elias de Barjols : Amors U- 



SOB 

MaistcBiot je vob que los pi as éhvés en lien- 

it tous maoviU renom. 

En la presoenab del «obula rey. 

Pbilombna. 
En la ptéBenee da souperain roi. 
Saisie E 1 aOBBiEAs es de tan gran ricut. 

GfiAUD BS Gaiahcov : A liays. 
Et le stm v miH est de si grande puissance. 

— £la. 

Toi noe far ferma e oertaa. 
Si 1 croem , qa' ab los bobiras 
noa metra. 

Gâtaudah li Ynux : Scnhors. 
Ycvt Boos fiiîre fermes et certains, si neus le 
croyons , qu'aToe les élus il nous mettra. 
CAT. Soherâ, bip. tort. Sobtrano, 

G. SoBKXKAHAiisii , odv, , siipérieure- 
ment, soaverainement , fièrement. 

SoBBiRAVAMBS grazîtz. 

Brev. (VamoTj fol. i . 
SupérUaurment aocueilli. 

CAT. Sobenuiamint, bip. po&t. Soberana- 



SOB 



243 



7. SoBKAHy &OB&À9 adj,y souverain, su- 
périeur. 

Paagoei, Senher sobbas, 
De dos peyt e de cinc pas. 

PiXBXB v'AtrvEKftHB : Diens vers. 
Vew repAtes, Seigneur souuêrain, de deux pois- 
sons et de cimi pains. 
Que non anse easer bobras qoi non après 

caer sotraa. 

TTrad. de Bèdê, fol. 55. 

Qv^ ofeee pas être supérieur qui n'apprit pas k 

Im infiériew. 

Smbtmmth, Gonanaet ala sob&as. 

IWui. de Bidë, fol. i^. 
D ceatimsini ans supérieurs» 
nr. ScpTWÊOf tot^ntno^ 

8. SopmAVAXBN, ad^,, supérieurement, 

soaTerainement. 

Bcb castdana, car sobbakakbs 

Est aob«rans de fin prêts e d' onransa. 

Bbbtbaito n'ÂLLAM AHOir m : IVan sirTéntes. 

Roi castillan , puisque souverainement vous êtes 

iTcrain de pur mérite et d'honneur. 



9. SOBIBAITBTAT , SUBIBANETAT , S. f, , 

hanteur, élération. 



De la soBiRARBTAT del cap entre uls pes. 

Trad, dPAlbucasis, fol. ta. 
De la hauteur de la tête jusqu'aux pieds. 

— Pouvoir, souveraineté. 

Tôt son resort e tota sa sobiraitbtat. 

CouL de Condom. 
Tout son ressort et toute sa souveraineté. 

— -> Fierté, témérité. 

80BIRAVSTAT8 , sobransaria. 

Leys d'amers , fol. 5o. 
2'émérité, jactance. 

B8P. Soberanidad, 

10. SoBROB,!./.^ supériorité , élévatiou. 
Donma, tomata m' avets en gran sostror. 
•— < Senber, si m' ajot Dieas, mais en sobrob. 

Romande Gérard de Rossillon, fol. 101. 
Dame, tous m'aves tourne en grand aliaissement. 
— Seigneur, si Dieu m'aide , davantage en élé- 
vation, 

11. SoBKAifSA i s.f., supériorité, domi- 
nation. 

Loe. Lai on joi non a sobraitsa. 

Marcabrvs : Bel m' es quant. 
lÀ où plaisir n'a pas domination. 

Masmnt nos fan sobrassa. 

PiERBB d'âuveronb : Belbs m' es. 
MahomëUns nous font supériorité, 

la. SOBRAHSIEB, 80B&AVZIEB, SOBBAN- 

ciER, adj\, dominant, supérieur, tir- 
rogant. 

Estien fora trop soBRAireiBRS mos torts. 

B. ZoBfti : Âissi col fnocx. 
Autrement serait trop dominant mon tort. 

len no soi sobbavsikrb, 
Mas , si la 'n Uasmaya Ogiers, 
len r en oombatria. 

GiBAVD DE BoBREfL : S' ara no. 
Je ne suis pas arrogant, mais, si Ogiers l'en 
blâmait , je l'en combattrais.' 

Subst. Tôt antres! den la domna grisir 

Lo soBRAirsizR , '1 nescîs defaglr. 
T. d'Henri et s'Asuer : Amie Aruer. 
Tout pareillement la dame doit accueillir le su/^é- 
rieur, et le niais fuir. 

i3. SoBRANSA&iA , S./., jactance, fierté, 
arrogance , insolence. 



«44 



SOB 



Ane no m plac ni m plai tosEASSiCBiÂ. 
FoLQUBT DE Mabsbille : Sitot me. 
Onocfoes ne me plat ni me pUlt JoetanCe» 

Sai qne fatz 
Gran aoïKASiAliXÀ. 

G^OBBBT, nom BC PoiCIBOT 1 Car DO. 

Je aak qat ja faia fjnnA^Jftrté. 
Ela lî rétracta tof jom laa aoMAvaaBiAa e*ls 

dampnatgea. 

Leys tTamon, fol. 106. 

EUe lai rappeleit toojovn lei U nmlê netê et les 

donmaget* 

14. SoBRAiTiEK, adj\, pressant, exi- 
geant. 

E 1 Toler ea tan aoBBAiTitma 
Que nnl* aotr' amor ao m reblan. 
Gvil.LAi)if B DB Saikt-Didibb I DonuiB ieo TOS. 
Et le vouloir eei ai exigeant que nal «mtre emoar 
M mo B«tie« 

15. SoBEAnEis, adj., arrogant, hautain. 

Sitot a* ea aoBBADBu, 

Par na ben en renran dof. 

Raimoh D DE lIiaATAL : Ar ak U. 
Quoiqu'il toit arrogant^ ponr un bien en Tien- 
dront deux. 

16. SoBKos, S, m,, suros, sorte de tu- 
meur. 

A tôt anzel qne naia aoBBoa. 

DBUDBa DE P1ADE8 , Jus, uus. 
A tout oisaea (à) qui natt surns, 

fig, LemoBÎa 

Qa* era aeoa, e fora *1 boa , 
Maa on aoBBoa lo gavaingna. 

BsiTEAin» DE BoBH : Be m plati. 
Le LiBiotnin qui ëtait sien , et lai serait bon , 
maia nn turoi le ronge. 

GAT. Sobres, Bar. Soèrehueso, 

17. SoBRA, S, /n, reste, excédant, su- 
perfiuité, excès. 

De laa aoBBAa del blat paasan on an entier. 

f. de S. ffonorat. 
Avec les restes da Lié ils passent un an entier. 

fig. Non ai bobras d* albîr. 

LanfiAmc Gicala : Quant en bon. 
Je n'ai pas excédants do prudence. 

Ahsolum. De trop sobbas si dea garar 
Qoi vol esser faleos oi pros. 
BBBTRAIfD DE Paiis DE BoVEBQUE : Guerdo. 



SOB 

De trop de superfimtés doit se préserrer qui 
Tent être ▼aillant et preux. 

CAT. Sabras, esp. Sobnu pokt» Sobras, 

18. SOBBIETAT, SOBBITàT, S.J"., lat. SO- 

E^ULTATem, sobriété, tempérance. 
Lo frog <|ae porta 1* albre de aoBBXsTAT. 

y, et Fert., M, loa. 
Le fmit que porte l'arbre de sobriété, 

Fig. Qoi soBBiTAT aap tener 
De far e de dîr. 

P. BAlMOirD DB TOVLOVSE : Us noveU. 
Qui tempérance sait garder de faire et de dire. 

GAT. Sobrietae. aar. Sobriedad. pobt. Sabrie- 
dade. XT. Sobrietà, sobrittate, sobrietade. 

19. SoBRAK, V., lat. suveKkne, sobju* 
guer, surpasser, dominer. 
Blaaman loa Genoea » car il ae Imaevon so- 

BBAB. 

r. de S. Zorgi, 
Blâmant les Gënois , parce qu'ils te laisssieat 
subjuguer» 

Ua aoBtOR cil qoe no rAim nfen. 

B. Galto : Ges tio m' es. 
Vous surpassent ceux qui ne raient rien. 

Gant lo vesSa , dol la sobrata. 

Passio <fa Marie, 
Quand elle le mjait , éaalenr la êmèjuguait. 
Sai perdea gaeamfaBr, 
S » qaaa aoi Tencau, aoBBAn. 

P. YoAt : Pm torvls. 
Je sais en perdant gagner, et, qaand je anb Tainca^ 

— Rester, regorger, excéder, sura- 
bonder. 

Tôt qaant li bobrava per Diea flisift dooar. 

F", de S. Jiùimwl. 
Tout oe qui lut resêaU au nom de Dieu il faisait 
donner. 

lea no voelh cambser 
De joi ab oa rei avar, 
Coi soBBA aors et argena. 

P. Vidal s Si m laissava. 
Je ne veux changer de bonheur arec oa rei avare , 
k qui surabonde or et aigent. 

Part. prés. 

El yoatre prêts tb! la raeillor aosRAS. 

B. JORDAH YICOMTE DB S. Ah TOHIIV : PsT ClL 
Le votre mérite va surpassant la mei Heure. 

— • Subst, Jactance , arrogance. 



SOB 

liaiMet V orgodh e lo toBBAsa. 
RicaARD DK BABBiimnc : Atreisi cam. 
l'orgiMil el V arrogance. 

Part. p€U, Tal mais mort qae tîiis iobbats. 
BBsnAVB DB BoBir : Be m play. 
Vaut daTaolagc oiort qua wit subjugué» 
Sahêamtiw, Troba bevolenaa 
Lo rie 6 1 aoBBÂT. 

P. Caibivàl : fiel jorn qae. 
TnaiTa iMBvaiUaiica le puinant «t le dominé. 
hMC FB. Tn as porté oeluy qni tont supere, 
Koyne des cîenix , Vierge et mère très pnre. 

Cl. Mâbot, t. Y, p. 335. 
CàT. sap. VOBT. SoBror. xr. Sopmre. 

aO. SOB&AHSA&y SOB&AVSAE, V., Sobju- 

gaery dominer. 
£b aiaai Tens e dcstreah e sobeassâ 
Sdba qo'e ses ope vol tdar et ealire. 

HcGUBS BavBBT I GortesameB. 
Ainsi il Tsinc et tftreint et subjugue ceux qu'à 
Kl lusnimi il veal trier et cboisir. 

Fer la foadat qa' el BOBRAirsA. 

GsBCAMOirs : Gai per lo. 
Bir la iblie qvi le domine. 
Sabst^ SOBBASSAB 

I>egrats laasar,^e vos 1* anas blasmant. 
T. l>*Hzirai bt i^âkuea : Amie Amer. 
LedoOTiMr... toqs derriea louer, et tous l'allés 



SOC 



1245 



ai. DsaoBBB^ P^p*f i^t. nBsuPBa , 



K la fia êOB clar dksobbb Ios sablos. 

B. BE YBffTAMVa : Bds MoBfBels. 
Et lea r aisBsstt x set clairs dessus les «ables. 
Dbsobab an pelîaso qae ae aom crmi. 
AoÊnam de Gérard de Rossillon , fol. 56. 
Dessus «ne peliiae qui sot Bom^hermine. 

ÂàretUal, Aisi cam es mksobkb escrit. 

AcUdB 11 58. 
Ainn coouDe il est dessus écrit. 
Air, €omp, Peîre d*Alvemlie a tal Tots, 
Qae canf a dbsobbb dxssots. 
F", de Pierre (PAuvergnen Var. 
PSsira d'AuTSigne a nne telle voix , qu'il chaule 
dessms dessous^ 
ASC. wtLm Tôt par iiesor le port. 

ViutHABBOvnr , p. e%. 
li corbeax siet deseur Toeille. 

MAIIB be FlAHCB , t. II , p. 236. 

liS fais desur son col cherra. 

Fabi.etcont. une., t. H^ p. 75. 



Desseins dessttr desseins , fallace snr fsll^ce. 
Premières Œuvres de Desportes j fol. 327. 
L'ewe béneîte jettèrent 
Desur lai , après l'amenèrent. 
^ Marie de Frahcb , t. II , p. 434* 

CAT. Dessobre, xt. Disopra, 
2%, IVSUPEBABLB , adj\, la t. IirSTJPKIlA- 

BÎJLEm, insurmontable, invincible. 
Alectori... ret home yictorios et xvsopb- 

&ABLB. 

S lue. de las propr., fol. s 85. 
L'alectorienaa... rend l'homme victorieux et /t»- 
vincible. 

GAT. BBF. Insuperable, fort. ImsuperaveL it. 
Insuperahîle. 

a3. B.ESiTPiNAR,v.^ lat. besupinar^, cou- 
cher, renverser. 

Paru pas. Malante sia BBsin>ivAT sohre dos. 

Trad. d^Albucasis, fol. 40. 
Que le malade soit couché sbt le dos. 

SOC 9 S, m,, iat. soccus, socque , sabot , 
brodequin. 

Non porta soc ni sanca. 

P. YipAL : Cars amiga. 
19e porte brodequin ni cothflme. 

AVC. CAT. Soek, CAT. MOD. SoC. FORT. SOCO ^ 

socco. IT. Soceo. 

a. Sahca., s,/., cothurne. 

Non porta soc ni savca. 

P. YxDAL : Gara amiga. 
I9e porte hrodequin ni cothurne. 

3. SoQUiBB, t, m., sabotier, faiseur de 

sabots. 

Del dimecres Ion soquxrrs e frenjers. 
A sso^uiERS et a pairoliers. 

Carlnlaire de Montpellier^ fol. 45 et 44* 
Du mercredi sont sabotiers et fthricants de freina. 
A saboùers et à ehaodroDBiers. 

SOC, S, m., de l'allem. s/oc^^ souche, 
tronc d'arbre. 

Voyez LKiBirrrz, Coil, Etyrn,, p. 65. 

Es meraTclki que rerga enpentada atyre 
Tes si tota la TÎrtot del soc on es enpeotada. 

Sluc. de las propr,, fo\. 196. 
C'est merveille qne rameau grefftf attire vers soi 
toute h^ force de la souche où il est greffe. 



a46 SOF 

2. Soc A , s^f'j souche. 

Loc. Adc no 8 nioc plus c* ana fOcA. 

"Roman de Jaufrt, fol. 6o. 
Oneques il ne se mal plus qu'une souche. 

▲vc. PR. Icellai Jourdain en foûnt^ronTa 

en son chemin nne soehe de boys. 
LeU, de réof. de ilfig. Carpertub, t. IU,col. 877. 

eAT. Soca. 

SOCIETAT, s./., ht. societatc/w, so- 
ciété, alliance. 

Amor ni socxktat ab loi non anria. 

Titre de 11^. 
Attanhement ni iociété avec lai il n'aurait. 

Ab eU socibtAt non aaran. 

Titre de loaS. 
Atcc ma alliance iU n'auront* 

GAT. Sodetat, xar. Sociedad. pobt. Sôdedade. 
n. Società, sodeuue, societade, 

a. AssooiAK, V», lat. associak^^ asso- 
cier, unir. 

Part, pas. Es auocxada saint. 

Trad-d^Albucasis, fol. i. 
Le sslat est associé» 

CAT. Assodar. itr. Asoeèw, poat. Assodar, 
IT. Assoeiare. 

SODA, s,/l, migraine. 

Voyez Du Cahge , v® Soda , t.Vlj 

col. 557. 

Dolor capitit» qui dicitnr soda sive emi« 
granea. 

MiCH. SooTvs , de Physionomia, osp. a. 

Doas Gansas, so es causa de soda e mnlti- 

tnt de flnx. • 

trad, d'AlbuciUis, fol. a. 
Drax osuMt, c'est-à-dire cause de migraine et* 
abondance d'teulemeot. 

SODOMITA, s, m., du lat. sodoma, so- 
domiste. 

O s<M)OKXTA de mal plach. 

Trad, d^un Evang. apocr. 
. Ou sodomiste de oiauTaise sollicitation. 

GAT. ISP. POET. SùdomUa, it. SodomUo, sod- 
domito, 

SOFFLAR, suFFLAR, V., lat. sufflaa^^ 
souffler. 



SOF 

Jesn la plaga U sofflit, 
E fon goerit. 

Trad. d'un Evang, apocr. 
Jésus la plaie lui souJUi, et il fut guéri. 

Aytab serpena note morden, fiien, scf- 
FLAV, agardan e shiolsn. 

Ebic, de las propr», fol. s36. 

Pareils serpents nuisent en mordant, en frap- 
pant, en souffiant, en regardant et en sifflant. 

AVC. ESP. SufU^r. ESP. MOD. SoploT. POET. So- 

prar, zt. Soffiare. 

a. SOFFLAMENy SOFLAMSN , SUPLAMEKT, 

1. m.j souffle. 

Lo soFFLAKBXs dcl nas. 

XiV. de Sydrac, fol. 10. 
Le soujffle du nei. 

Gîtant grans bondas e grans soplamibs. 
Lett. de Preste Jean à Frédéric, p. i3. 
Lançant de grandes ragues et de grands souJJet. 

Ab on paoc suflamiet lî dona la forma s 
figora qoe plata. 

Elue, de las propr.^ fol. IQ^- 

Arec un petit satire il lui donne la forme et fi- 
gure qui platt. 

AVC. FE. 

Le Fent par coops ses membres deaooovroit 
Et voleter faisoit ses Festemena, 
Qoi résîstoient contre lea soufflemuu. 

Cl. Haeot, t. lY, p. 40. 
Le touflement de ce doox vent. 

Olifiee de Magitt, p. 97. 

Eembrasa en flambes pestilendeoseï par les 
soufflemens de Tennemi. 

MovaraïUT, t. II , fol. 73. 
IT. SoffUunemo, 

3. IssuFLAK, V., souffler. 

Coma los efans qne non aoson anar par las 
carrieyras per paor de las ancas qne los issu- 

FLOH. 

V, et Fert,, fol. ta. 
GMnme les enfants qui n'osent pas alUr par les 
rues par peur des oies qui les souvent, 

SUFISME, SOPHISME, 1. m.^ lat. so- 
pHiSMa, sophisme. 
O apertement o a part o per aOFUME. 

r. et Fert., toi. a5. 
Ou ouTertemeot ou à part ou par sophisme. 

CAT. ESP. Sofisma, poet. Sofisma, sopkisma. 
iT. Sofismo, soffismo, sofisma. 



SOF 

2. SopmsvAB , v« , sophistiquer. 
SopBisMAK e conduire , e tôt pnhosamens 
M«iuir mon advcrsarl a deacoDfezimens. 

Picaix DE CoRBiAC : El nom de. 
Sophistiçuwr et coodore, et tout adroitement 
mener mon adversaire à déconfiture. 

3. SopHisTA, S. m,, lat. sophista , so- 
phiste. 

Bachatier ni sophuta. 
Un TBOVBASOVK ÂHOHYiiB : Flor de paradis. 
Badielier et sophiste. 
SoPHUTA e poeta. 

Cat. dêls apost. de Roma, fol. 1 14* 
Sophiste et poète. 
CAT. BST. Sofista. voET. Stfista , sophùla, rr. 
Sojista, 

4. SopHisTicA&y v,g sophistiquer, subti- 
liser. 

Cant hom sovatariCA lâa causas e fay ap- 
parer mielhera qae no »o. 

r,etFêH.,to\, 17. 
Qoind on sttbtilise et fait apparallre les choses 
mcilleBrca ^'elles ne sont. 
Ascra. S'estoit adviié, par le conseil testa- 
mentaire de son père, de sophistiquer ce 

calholicon. 

Satyre Ménippée» p. 4* 

ESP. Sefisdear. poit. Sofisdcar, sophisticar. rr. 
Sofisdeare, 

— Dénaturer, altérer, changer. 

Color... am la qaal las donas sopbxstxco e 

pînbo lors caras. 

Basme... lo sopbxstxco, mesclan cypri et 

oli o mel. 

Bitte, de las propr., fol. 2167 et 30i. 

Couleur... stcc laquelle les dames changent et 
pcigncot leurs figures. 

Banaae... ils Vaùèremtj mélaat trofioe et huile ou 
micL 

Part. pas. Ungaent qui ret tan sopbxsticaoas 
las caraa de las donas. 

Elue, de laS propr,, fol. 347. 
Onguent qui rend si dénaturées les figures des 
dames. 

5. SoPHisTicATioif , s.f.f détour, super- 
cherie, altération. 

Fasson las confeccions ses tota sophxstica- 
Tioir , aîsi con V antidotaris o comanda. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 128. 



SOL 



a47 



Qu'ils fassent les confections sans nulle super- 
cherie, ainsi comme le donneur d'antidote le com- 
mande. 

BSP. Sojisticacion, 

SOL,^. m., lat. solu/t?^ sol, terre. 
El grata e fer e mor lo sol. 

Roman de Ja^fre, fol. S^- 
n gratte et frappe et mord le sol. 

Mi lais soven plasmar e *1 sol caser. 

G. Faidit : Moût m' enuget. 
Je me laisse souTent pAmer et tomber à <errv. 

Adv, comp> En mut dil sol Fa trastomada. 

y. de S. Honoratm 
Au milieu du sol (par terre) il Va renverstfe. 

Ev MIAG niL SOL 

Era *1 snari e '1 lensol. 

Brep. d*amorf fol. 176. 
Au milieu du sol (par terre) était le suaire et le 
linceul. 

gat. Sol. ESP. Sueh. xt Suoh. 

— Sole , plante des pieds. 
Loc. Que slatx totz redons del cap tro *1 sol. 

T. BE R. Gaccelm et de J. Misalhas : Joan. 
Que TOUS soyex tout rond de la tétè jusqu'à la sole. 

2. SoLA , s.f., sole , plante des pieds» 
Tota bes(ia comoda ha las solas dels pea 

fendodas. 

Bluc, de las propr., fol. a3o. 

Toute béte cornue a les soles des pieds fendues. 

Loc, Siens es Amants del sim tro en la sola. 

Â. Daniel : Ans qu' els. 
Sien est Arnaud du sommet jusqu'à la plante des 
pieds. 

Axic. FR. Loi chaafKerent si fort et apprein- 
gnirent les plantes des pies , que les soles 
d' iceolx loi en sont chentes. 

Lett. de rém. de \t\%\, Cabpentiee, t. lU, col. 8f 5. 

cat. Sola. S5P. Suela. port. Sola, 

3. SoLAE t s. m., étage. 

Caset d* nn haat solars jos. 

G. Raimohs : M Ots de Buguii. 
11 tomba d'un haut étage en bas. 

4. SoLiER,^. m., charpente, plancher, 
plate-forme. 

Ab qoe metray 
Faoc al cloqnier, a la tor et al solier. 
Arnavd de Carcasses : Oins un renlier. 



} 



348 SOL 

Avec quoi je mettrai le feu tu doeher, k la tour 
ot à la charpente. 

Un jom sDet jogoant per an soubb antic , 
Iioa trana aon tut romput , et el cay adenant. 

y. de S, Honorât, 
Un jour il alla Jouant inr un plancher antique, 
les pontret «ont tontea rompuee, et il tomlM en avant. 

Ab tan laiaso laa plasaas e loa soubm , 
DaYalen s' en molt tost per escaliert. 
Roman de Gérard de Kossillon, fol. ai. 
En même tempe ils lainent les places et les 
plates 'formes, ils deeeendent moult TÎle par les 
escaliers. 

ASC. VB. En nn soHer entrèrent , n il se her- 
bergèrent. 

Ane, trad, des Lwres des Rois, fol. 1 1. 
Joatice en jagèment, firmament del soOer 
de loi. 

jinc. trad, du PsauL, Ms. n« i , pe. g6. 
Avecq lea baina mirificqoes k triple /o/iier. 

Rabelais, Ur. I , ck. 55. 
Du soKer snia descendue en la cave. 

j. mabot, i.y, p.45. 

BSP. Solero, 

5. Solar, V. , consolider, établir. 
Part, pas, Perdon so c* aoran solat 

.'Vu. ans , en on jom o en doa. 
R. Vidal de Besaudum : En aquel temps. 
Ils perdent ce qu'ils auront établi (pendant) sept 
ans, en un jour ou en deux. 
BSP. Solar, 

6. SOLDAB , SOUDAR , V, , iat. SOUDÂtLC, 

souder, réparer, coDsolider. 

A souDAB rompedora. 

Brev. d'amor, fol. 5o. 
Peur souder fracture. 

Part, pas, Qne sian soudatz ab estanb. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 139. 
Qu'ils soient soudés avec ëlain. 

Tant corn sem frait en aqoest segle, tant 
sem SOZ.DAT en 1* ahre. 

Trad,deBède,ro\.6S, 
Autant comme nous sommes brisés dans ce monde, 
autant nous sommes consolidés dans l'antre. 

AHC. PB. Mais sondain qoe l'byver... 

Qoe la fa<!e il solide do baltiqoe Neptoo. 

Ou Babtas , p« i36. 
CAT. Ks». POBT. Soldar. n, Sodare, 

7. SoLiDAa, V,, Iat. souDAR^^ affermir, 
consolider. 



SOL 

Part, pas, Eo ajiii que fia bouoada la pal- 

pebra. 

Trad,^Alhucasis, fol. 17. 

FSr ainsi que soit consolidée la paupière. 
iT. Solidare, 

8« SOLIDITAT, S,/,, Iat SOLlDlTATenif 

solidité f fermeté. 

Terra... et apeladt sol, qoar ba lOUORiT. 
Sine, de las propr,, fol. 157. 
Ia Urra... est appelée sol , parce qu'elle a solidité. 

GAT. Soliditai, it. Solidità» soliditate» soH^- 
tade, 

9. SoLZDATiu ^ ad/\ , 5olidatif 9 propre à 

rendre solide. 

May dezicatios et mens soLinAvivs. 

Elue, de las propr,, fol. 967. 
Plus dessiecatif et moins soUdai^f. 



10. AssoLAA, v.j unir, aplanir, lier, 

consolider. 
Part, pùs.Jig. I s te molt fort, e molt es aso- 

LAOA en Iboj. 

Liv, de Sydrae, îfA, 71. 

S'y tient moult fortemebt, et moult eelteeeMlidée 

eu lui. 

II. CONSOLDAE, V., Iat. COHSOL/OAftf, 

consolider. 

Mondifica be e cohsolda. 

jRec.[<fe remèdes en provençal. 
Purifie bien et consolide, 

la. COHSOLXDAA, V. , Iat. COVSOUDAatf, 

affermir, consolider. 
Part, prés, Medectnaa la cam engendrants e 
GovsouDAjrex. 

Trad, d'Albueasis, fol. 39. 
Médecines la chsir engendrant et consolidant. 

Part. pas, Polmo... olcerat... no pot esaer cob' 

SOLIDAT. 

Elue, de las propr*, fol. 5b. 
Pbnmon... ulcéré... ne peut être consolidé, 

Sla corada entro qoe sia oovaouDASA. 
Trad. d*AlbucasU, fol. a. 
Qu'elle soit soignée jusqu'à ce qu'elle sott conso- 
lidée, 

CAT. ESP. POBT. ConMlidar. zr. dmsoUdare, 
l3. CONSOLIOACIO , S.f., Iat. CONSOLI- 

DATio , consolidation. 



SOL 

La oonoLXDAcxo de U pUgoa. 

Coraqne aquela gohmudacxo aia inacididi. 

Trad, d'AlbmeaâU, ibl. i3 etdQ. 
La toasolûlaUon de la pUia. 
n coBTiant que caUa consolidation soit incisa. 

CAT. Consoiidaeià, uv. Comolid€teion, vo^t. 
CaïuolidacSom zt. Coli/a/û2ui««ie. 

14. CoHsouDAXBVT, S. m., affennisse- 
meot , ooBsolidatioii. 
Prea plamta... <xMrsoz.mA,iuvT. 

Bbie, de las propr», fol. 197. 



Li plante pveDd»>« 
XT. CotuoUdamento. 

i5. CovsouDATio, a4f.> conaolidatif^ 
propre à consolider» 
Emplastres covaoi.xoAnvi. 
Medecînas coirflox.iDATiyAf . 

Trad, d^Jlbuctuts , fol. aoet47> 
Eaplâtiet eons^idatifs, 
Méàaàaaa eonsolidaUpts, 

Betim... ha ^rtat atractiva , covsoudâtiva. 

El9tc» d0 las propret fol. i85. 
La bitoiae... a Tarta aUracliTc, consolidative, 

u». tr. Ccmolidatipo. 

SOL y X. m. , lat. soiJdum, soa. 
Per dot fOu lerai meillz accollitz... 
Qae per cent ven ni per dozenz cânaos. 

G. Uagiet : TTon Taloo. 
Peur deux sons je serai mieux accueilli... que 
poar cent Tert et pour deux cents chansons. 

Qoen pot tant donar, costa il mil sol la bera. 
Lbsaufbui s'AovEmoHB: Vergoigna aura. 
Qeand il peut donner autant, lui eoAte mille 

Aie. r&. Tort lor fait qnant lor sob lo toit. 
Homan du Renart, t. IV, p. ag6. 

Os font de cent soUls quatre livres, et de 
quatre livret rien. 

Contés d'Sutrapel, fol. 5o. 
CAT. Sol. BSP. Sueldo. poa.T. zt. Soldo. 

a. SoLTAy souTA, S./,, soulte. 

Fatsa carta de solta o de qnlttansa. 

Tit, deivjo^de la famille Gasc, 
Faste cbarU de soulis ou de qùitance. 

Comptats lot fruits «a totiTA et en paya. 

TU, de laSy. DoAx, t. XI , fol. 36. 
Las fruits comptii eu soulu et en paiement. 

IV. 



SOL si^Q 

3. SoLTAMKMT, /• m,, soulte^ paieiQeut» 

SoLTAMBHT et qoiument de tôt. 

Tit. de 1309. DoAT, t. XV, fol. 43. 
Paiement et acquittement de tout. 

4* SoLDiSB, S. m., mercenaire, stipen- 
diaire. 
Un soLDua et logatz a on tenljior. 

L'Arbre de BataUtas, fol. 127. 
Un slipendiaire est loutf A un seigneur. 

5. SouT, S. m., aoldoy soulte. 

El tour que pren oobra ton gasardo. 
GoiLLAOïlx w Hua : ly un airrentes. 
A la soulte qu'il prend il recouvre sa rdoompense. 
lea passera, si '1 soutz del rey agnes. 

R. Gaocblm : Qui vol. 
Je passerais , si la soUê du roi j'aTsif. 
ISP. Sueldo* 

6. SoLUADAy souDADA, S, /„ soldc, Sa- 
laire, soulte. 

Far t' ai douar ta]U tou>ADAt. 

R. Vidal de BasAuptiv t Unas novas. 
Je te ferai donner de tels salaires. 
Om non lor dara aoirnAOA* 

Bertrasd db Bobm : Rassa mas. 
On ne leur donnera pas de salain. 

Aie. Fa. Tontes manières de femmes qui n'ont 
enfant vont en la bataille atec enU; aussi 
bien donnent-il soudées ans femmes com- 
me ans hommet* 

JoiJfVlLLl , p. loa. 
Quant irait te^ soudées qnere. 

BfARIE DE FlAHCB, t. I , p. 4o8. 

CAT. atp. PouT. Soîdada. 

7 . SOLDADIEK y SOUDADIBA , SODADIBR 

S, m,, stipendiaire , mercoDaire. 
Em tôt cavaliers e tôt toLOADisat. 

y. et Fert.^ fol. 56. 
ITotts sommes ses caTaliers et ses stipendiaires, 
Cum soDADiER qn* es del to( bezonhos. 
Detjdes de Prades : Ai I s* ieu. 
Comme stipendiaire qui est dn tout besogneux. 

Desfeiron lor ostz , e deron comjat ait tov- 

DADIRRS. 

y. de Bertrand de Bom. 
Défirent leurs armées, et donnèrent congé aux sti- 
pendiairet. 

Icn estan sai sos paobres sonoADZEat 
£*n lais ma terrt. 

AiUERi DE Belsiont : Ja n' ercreJut. 

32 



i5o 



SOL 



Je demeure ici son paa?rc mercenaire, et j en 
ItisM ma icrrc. 

— Soudoyer, soudard. 

Ges no sap d'. Artos taa com iea fas , 
Ni de sa cort on ac man soudadikb. 
Berthahd db Paris de Rouxbgqe : Gœrdo. 
Il ne sait point d'Artut autant comme je fais , ni 
de sa eour oîi eut (fut) maint soudoyer. 

ARC. FR. S* ai retenu maint sodoier... 

O moi remeingniez en sondées. 
Roman du Renart, t. I , p. 75. 

Jeo eim le novel toudier 
Elidao li bon chevaler. 

Mabib de Frange , 1. 1 , p. 4^- 

8. SoUSAiniIAA, SOUDADB&A, S.f.f fille 

de joie, prostituée. 

Près per molher nna soudadbira , qae me- 
nct ab si lonc temps per cortz. 

V, de G. Faidit. 

Il prit pour femme uneJltU de Joie, qu'il mena 
avec soi longtemps dans les cours. 

A lei de soudadera e de joglar. 

Elias d'Uisel : Lo destrier. 
A manière àejtlle de joie et de jongleur. 

9. SoLDÂDAR , 2>. , solder, payer. 

Part» p<u. Un cavalier no den pas , ai el es 
sOLDADAT, acaptsr teras ni vinhas en aqoel 
temps que el es als gatges. 

L'Arbre de Batalhas, fol. 98. 
Un cavalier ne doit pas, s'il est soldé, acheter 
terres ni vignes en ce temps qu'il est aux gages. 

Suist. Lo soLDADAT avia près los gatges per 
ana annada. 

U Arbre de Baialhas, fol. 126. 
Le soldé avait pris les gages pour une année. 

SOL| s, m, y lat. sol, soleil. 
Tan qaan lo sols raya. 

Pons de Gapoubil : Humils e fis. 
Autant que le soleil rayonne. 

Que l* an cercan 

D* orient tro *1 sol colgnan. 

Bbitkajtd de Born : Mon chant. 
Que je l'aille cherchant... d'orient jusqu'au so' 
leil couchant. 

CAT. ESP. PORT. Sol. ZT. SoU, 
a. SOLELH, SOLEL , SOLEILH , SOLEIL, 

S. m, y soleil. 

i 



SOL 

Del soLBLH es esclanllz lo rays. 
B. DE YEHTADOtJR : QuRB U fuellu. 
Du soleil est ëclairci le rayon. 

En Inec privât , ab soleil dar. 

Ùwmts DE Pradbs , Aug. cass. 
En lieu privé , avec soleil dair. 

Pig. Ta yest V alba del dia 

Don lo tieas fiibs solblhs es. 

P. Cardxhal : Vera vergeos. 
Tu es l'aube du jour dent le tien fib est soiàU 

hoc, Aoar .r. mes «agal solbilb. 

h^oman de Gérard de Rossillon, fol. ^ 
Aller un moia ^il sol^l (du lever an ooochsr du 
soleil ). 

ABC va. t 

Vespres apiocb«nt>, toieb est resoonsés. 
Roman de Garkk U Lokerain, 1. 1 , p. so. 

3. SoLEiLLET, S. m, dim. , petit soleif, 

soleil doux, tempéré. 
E *1 fai ester al solbzu.bt. 

Db€BEs de Pradbs, Auz. eass. 
Et le fait rester au soleil tempéré. 

ABC. FB. Ses beaux yeax soleiiles qui la fai- 

soient paroistre 
Vray tige lamîoeax de PbébQ8,son ancestrc. 
B. Ga&miea, Trag. d'Sippolyte, act. III, se. u. 

4. SoLÂRT, S, m,, soleil. 

Folqaet intra en Avigno de vas solartz. 
Roman de Gérard de Rossillonj fol. 8. 
Folquet entre dans Avignon devers le solàL 

5. SoLELHAR, sOLEiLLAR, V. , faire so- 
leil , briller, luire. 

Lo sol al matin solblba. 

Berb ARD DE Venzebac : Hueyonais. 
Le soleil an matin brille. 

Fig, Una dardât mi solbilla 
D' amor. 

B. DE Vebtabour : En noo. 
Une clarté d'amour me hùt. 

Taî e ven rais , qaan solblba , 
Per la fenesira vesina. 

Pierre de Gorriac : Domna dels. 
Quand il fait soleil, va et vient le rayon par b 
fenêlre voisine. 

— Être au soleil , se trouver au soleil. 
Loc: Mal aia lo tesaars si ab mî solblba. 
Roman de Gérard de Rossitlon ,ïo\. 79. 
Mal ait le trcsor si avec moi |7 est au soleil. 



SOL 

ASC. rm. Les oostanx soleUlez de pampres 
•ont ooaven. 
OBun-es de Du Belléty^ fol. 385. 

6. SoLsnciy S. m,, lat« solstxtuur, sol- 
stice. 

El tons del sounci estîyal. 

Cat. dêls apott, de Roma , fol. 1 14. 
An tonp» a« soUOee à'éié. 
GAT. Soisdei. BSF. roBT. Mstieio. it. SoUtitio. 

7. SOLSTICIAL, fl£Jr. , lai. solstitiali>^ 

solsdcial , du solstice. 

Mes soi«nciA£. 

Zs dît cercle soi-sticial estivel. 

Blue, de las propr,, fol. laS et 108. 
Mois soltticial, 
Eit dit corde du solsUce dVttf. 

CAT. np. po»T. SoUùeial, it. Solstiziale. 
SOL, tfijf',, lat soLtû, seul , unique. 

Un SOI. Diea iea azor. 

PiKBRK d'Avybrone : Lauuts tis. 
Ua «eu/ Dieu j'adore. 

Sols anra 1 preu , que sols sofre P afan. 
Bbrtiahi) bb Bomic : Ara sai eu. 
Seul il son le prix , que seul il souffre la peine. 
loe. Estava ab elia sol e sol. 

r. et reri,, fol. 86. 
DoDcinnait arec elle seul & seul, 

A«c. FB. Et fa en grant enoi tes sols. 
Roman de Partonopexde Blois, not. des Mss. , 

t. IX, p« 59. 
Toit meiqaent sol, et sol gisent. 

FabL et conL une., t. U , p. 35o. 

Tôt sol k sol tn oest repère. 
Qn'en sa mëson alies sole, 

Romandu RenaH, 1. 1, p. i35 et 3i2. 
Adp. Sol noech respiec^ mi do. 

Abraub db Gotigbac : Moût désir. 
S eule m u Ht la nuit me donne répit. 

'dd^, €omp. NoH SOL aqnel qae nos fay ben , 

mas aqael qne nos fay mal. 

Xa nobla Lejrceon, 

Non seulement celui qui nous fait bien , mais ce- 
lai qui noos fait mal. 

ConJ. eomp. Sol qub ma dona conognes 
Aîssi corn ieii V am finamèn. 
B. DE Yehtadoub : Mon e>. 
Sfulement que ma dame connût ainsi comme je 
raime fidèiemrnt. 



SOL 



25i 



Yoelh o ben, e mi play, sol qu' îeo no y ad. 

Gbaxbt : Gomle Karle. 
Je le veux bien , et il me plait , pourvu que je 
n'y aille pas. 

Ab sol qub m digoatc a'N Rîchart 
So qa* el paos dits a la gralha. 

Bbrtbaitd SB BoRH : Un sirrentcs on. 
Pourvu- seulement que tous me disiei au sei-^ 
gnenr Richard ce que le paon dit k la corneille. 

GAT. Sol, BSP. Solo, POBT. Sa. IT. S<^0. 

2, Soi.vr y adj\ dim., senlet. 

Estaya solbtz del jorn ana partjda. 

. F", de S. Honorât. 
U demeurait seulet dn jour une partie. 

Mi layssiest 

Tota SOLBTA. 

Trad. dfun Évang, apçcr* 
Vous me laissâtes toute seulelte. . 

AHC* BB. Seullet k seullette poar yons bien dès- 
porter en amoors. 
Roman fr, de Fierabras, lir. II, part. U, cb. 5. 
CAT. Solet. BSP. SoUto, IT. Soletto. 

3. SoLAMEir, adp.y seulemeut. 

Tag miei dezir son en leis solAmbb. 
PiBBBE D'AuYEaeHB : Molt m'entremis. 
Tous mes désirs sont en elle seulement. 

Ad¥. comp. No solakbv d' aqnests, mas dels 
antres. 

Leys d'amors, fol. 43. 
Non seulement de ceux-ci , mais des autres. 
CAT. Sokunent. bsp. Solamente. pobt. Somente, 
IT. Solamente. 

4* SOLETAKENT, SOLLBTAXENS, adv.dini., 

seulettement. 

PI os ren qne sîa non 1* a portât, 
Mas la palma o* ayia gardât 
E son yestir solbtambht. 

V, de S. Honorât, 
Plus rien qui soit elle ne lui a porté, excepté la 
palme qu'elle avait gardée et son Tetir seulettement. 
Qaatre vegadas l' an sollbtakbvS. 

Lett. de preste Jean à Frédéric, fol. 33. 
Quatre fois l'an seulettement. 
IT. Solettamente. 

5. SoUTARIy SOLETARI, adj. , lat. SOLI- 

TABittj^ solitaire, isplé. 
Morgaes dea qoerre loec solitabi. 

Trad. de Bide, fol. 62. 
Muinc doil rlierclier li^u solitaire. 



aSa 



SOL 



Fog la oompaiilila de las aotras, et citay so 

UTAJilA. 

y. et Fert., toi. ^. 
Fait la oûmpagnia des autres , et demenre isolée* 

Demoret ■m.xTARia, fasen panadenaa. 
Cat. delà apost, de Borna, fol. 9. 
Bemeoni solitaire, fiÔMot ptfaiteoee. 

Swbst» Lo aoLiTAKts ri seira, a taxera sî. 

Trad. de Bhde , fol. 69. 
Le solitaire •'aaseyen , et ee teini. 

CÂT. Solitari. iap« pobt, it. Solitario, 

6. SoLiTAKiAMEirTf adp,, solitairement. 

Eafa aOLITAEIAMBlIT. 

Elue, de laspropr,, fol. l4d" 
Soie solitairement, 

CAT. SoUtariamenL lar. fo&t. rr. SoUearia- 
mente, 

7. SotxsTAïf SA y s, /., solitade , isole- 
ment. 

Aq,aal ai parfais que aoferta en V armitatge 

de la aoLiiTASSA. 

Trad. de Bède, fol . 6x 

Celtti-là est parfait qui soofire en i'enniuge de la 

solitude. 

8» SoLANy adj\, solitaire. 

Pastorgar tahta bêstia 
En aital terra bol au a. 

Maicabivs : L' aatr* i«r. 
Faire paître tant de bétes en pareille terre so- 
litaire. 

9. AsoLODAMENT, adff,, isolémcnt. 
Fa ho AtOLODAmiTT et atempradament. 

Trad, du Tr. de V Arpentage, part. I , cb. 44- 
Fais-le isolément et modérément. 

10. Dbsolar, V., lat. DESOLAR^^ désoler, 
isoler, laisser seul, rester seul. 

Part, pas. Faraa la DuoxJkDA en! nn jom. 
Trad. de l'Apocalypse de S. Jean, ch. 17. 
La feront désolée en un jour. 

Esta letra / sola e nasoLAiiA. 

Ltys éTamors, fol. 6p. 
Cette lettre L seule et isolée, 

CAT, PORT. BSP. Desolar, rr, JDesolare, disolare. 

1 1 . DxsASOLAR , V,, isoler, rester seul. 

Part. ^, Nos fraires disasolate de vos. 
Trad, de la i'*ÉpU, de S. Paul aux Thessaloniciens. 
Vwu frères isolés de rtm%. 



SOL 

SOLATRI , s. m., solandre , sorte de 
plante. 

Com so... portalaca , solatri e semlsns. 
Elue, de las propr,, fol. 10^. 
Gomme sont... poorpier, solandre et semblables. 
CAT. IT. Soîatro, 

SOLATZ, .«. m., lat. soLATiom, soûlas, 
plaisir, agrément, familiarité, entre- 
tien , badinage. 

Tan cnm soi.atx d* amor valen. 

G. BviXL : Pro ai del. 
Autant comme sautas d'amour valant. 
Enamoret se de la moiUar dd comte a for- 
ma de soLAm. 

y, de SordeL 
Il s'amouracha de la femme da asasta par Ibrne 
de badinage. 

E *1 gen soLATs e 1 franc reapoa 
E *1 ben sembla n qoe m fets. 

▲avAUD Dc MAavxiL : Doua geBier. 
Et la gentille ySxmi/iarf/^ et la fraocfaa réponse et 
le bien semblant que tous me fîtes. 

El siens sot.atz era gnays e chaasitz. 

AiMESi DC PEGUlLAlir : De tot cn. 
Le sien entretien était gai et choisi. 

Si près lo fag a solats , e comenset s rire. 

r.deP. Vidal. 
Il prit le fait en badinage, et commença à rire. 

Loe, Ben soi entrepres 

S' ien non chant e no m* a aoLkrt. 

E. GAiaELs : EsUt ai dœ. 
Je suis bien entrepris si je ne chante et ne ne 
possède pas soûlas. 

AMC. FR. Qa*ele fet par sa cortoîde 
Solaz et bêle compaignîe. 

Fahl, et cont. ane,, t. II, p. 184* 
Laissons ces ioulsu et ces jeoR. 

COQUILLAIT, p. l44* 

Qnant par ta deslojanté 

M'as osté 
Toot le soûlas de ma vie. 

Œuvres tP Alain Chartier, p. 797- 
Ne troayant en ce monde pitos grand soloi 
et plaisir que m 'entretenir en grlce stcc mes 
amia anciena. 

F. P. Gbespet, Vie de sainte Catherine. 

Voyez Mehar. 
oat. SoIm, ssf. Solaz. 

a. SoLASSAR, V., réjouir, récréer, diver- 
tir, se divertir. 



SOL . 

Coma filh Joati , to nebott , 
Qae te solassara per tots. 

Trad, ^un Euang» apocr. 
Gomme I« fils Jean , Ion neveu, qui te réjouira 
putont* 

Tornciar e aoi.Aa8A&. 

£ 1 reis s* en rit e f solasskt. 

V. de Bertrand de Bom, 
Soirre les tournois et se divertir, 
El le rot l'en rit et se diperUt. 

Sakt* En laec de •ot<as8a& 

Ang en Isa corts los crits. 

GimAUB DB BoEHfii. t Per soUls. 
b pbee an diverUr j'entends dans les cours les cris. 

A>G. F&. li con oà enrie s'embit 
JVe M soiaoe ni esbet 
ToB jon est ses Tiaires pales» 
FabL eteoHt. anc», U IV, p* l%u 
Je chant et déport 
Poar moi solaner. 

Le aoi BB n ATAaaa , chanson aS. 



3. SoLAGiBE , adj.y alerte y jojeoz» 

Qnar me vezetz solacibra, 
Senher, tos pessatc engan. 

Leys d*amort,^ fol. 32. 
Hrce que vous me ^oyeitjojeute» seigneur, tous 
penses tromperie. 



*• • 



4. AS60lJkSSAHy ASSOLAZAK, V.^ réjouip, 

divertir, récréer. 

Tay me, mos filh, assolasbar. 

Passio de Maria. 
A , mon fils , réjouir» 



— Consoler, soulager. 

Visita e assolassa los malandes. 

Divd. de ta Mgle de S. Benoît, fol. 6. 
Visite et console les malades. 

SaètU Al ASSOLASSAR. 

G. PlBRAB DE CAEALS t Ab lo. 

An réjouir. 

Psat,pat* m jh tenh per asso&assat. 

GlBACO DE BoiREil. : Si '1 cor. 
El je me tiens pour égtg^é. 
ABC. Bsr 



5. CotsolatioNi s,f., lat. consolatio- 
vem, consolation. 

Qoe pregaes lo sant baron • 
Li doues cousolatiou. 

y. de S. Honorât' 



SOL a53 

. Quiil priât le saint liomme qu'il lui domi&t cor- 
solution. 

GAT. Consoia^â. bsp. Consoladcn, »oRV. Cou- 
solacâo, iT,' CifnsolagioM. 

6. CossoLANSA, '•/•> consolation. 
CoBsoi.**aA dek ûa desoossolatR. 

GmuJlVHB d'AuttooIi : Esperansa. 
Consolation des fidèles afligtfs. 
Tt, Consoleuuuu 

7» COHSOLAMEHT f COSSOLAltZir , $• m, , 

consolation. 

Don fett Etr aa lemna « qoe 'i fos coxsola- 



Qoe la Tertnt del cd mi aia ooaaoiJ,SB«s* 

PXEEliB DE CoEEiAC : El Dom de. 
Dont U fit ère sa femme , qui Ini fôt consolation. 
Qne la Tertu dn del me soît eansolaUon, 
ZT. Consolamento, 

8. CoNsoLjiiBE , coHSOLAnoa, s. m,, lat. 
GOirsoLikTOA , oonsolatenr. 
Aycel Sant Esperit covsouktMi. 
Data vos antre covsolador. 

Trad du N.^Test., S. Jean , ch. i^. 
Ce Saint-Esprit consolateur* 
n TOUS donnera antre consolateur. 

GAT. BSF. PORT. Consoiodor, iT. Cotisolatore, 
9. DSSGORSOLAK, DESCOSSOLAR, V., dé- 

soler, affliger, abandonner. 

Part, pas. Qoan lo rey vi que sa rason non 
pcMlia esser deveaida per sos saris , el fon 

mot DESCOirSOLAT. 

Hist, de la Bihl. enprov., fol. i5. 
Quand le roi rit que son argument ne pouvait 
dire expliqué par ses sarants , il fut moult affiigé. 

Femnas maridadas seran dbsoohsoladaj, 

V. de S. Honorât, 
FemsssB mariées feront désolées» 

Voyez CossoLAitsA. 
CAT. BSP. PORT. Deteortsolar, iT. DUetmsoktre, 

SOLER, t^.^ lat. S0LEB(?^ souloir, avoir 
contume. 

Ta qoi m sols goemar. 

Poëme sur Bohce. 
Toi qui as coutume de me gouverner. 

Adoncs soLiA iea pensa r 
Com mî pogaes d* amor jsazîr. 

B. DE Ventadoub : En abriL 



354 



SOL 



SOL 



Alon jo soûlais penser oomment je poumU me Per mixtio ab miUs qaalitau » cam es sm- 

r^ooir d'amour. PHUREITAt. 

AHO. ra. Lea grevoît plaa et aprettolt plos que Elue, de las propr. , fol. 88. 

leur aneml ne soloient faire. ^' mixtion arec manvaiset qualités , comme est 



Ckr. de Fr., JRec. des Hist, de Fr,, t. Itl, p. ai U 
Et tel vie seulene mener 
Cil qai a* entremetent d'amer. 

Fabl, et cont, anc^j t. IV, p. i66 • 
ckT, BSF. Soier, met. Soer. it. Solere, 

SOLFÈlj s,/., solfège, terme de mu- 
sique. 

Tota la aoLFA sai e los set mndamens. 
Pfcaii DB Coanac : El nom de. 
Tout le solflgê je sais et les sept changemenU. 

CAT. BfP. POBT. XT. Solfa, 

SOLFRE y stJLP&E y soLFRB , S, m,, lat. 

suLriras/it^ soufre. 

SoLFBB et argen yin rnesdat. 

DbUDES SB PRADBS , jtus. CaSS. 

Soufre et vif-argent mêlés. 
Lo sux.FBBa da de foliers que caao solire las 
roeaa c laa ardo e las esqnalfo ; aqoi esdeven 

SULPABS. 

£ic. de Sydrac, fol. 47* 
Le soi^re sort des foudres qui tombent sur les 
roehes et les enflamment et les échauffent ; là Tient 
soufre, 

Gan lo focs s' alampna e 1 soubbs es fondatz. 

GunxAuiiB DE Tdbela. 
Quand le feu s'allume et le soufre est fondu. 
CAT. Sofre, Bsp. Asufre, pobt. Xofre, zt. Solfo. 

a. SoLPaoSy adj.^ lat. sulpAubosicj^ su1-> 
fureux. 

Terra sox.pboba e pndens; 

y. et Vert., fol. io2. 
Terre sulfureuse et puante. 

CIAT. BSP. POBT. IT. SulfurOO. 
3. SULPHURENG, SULFUEKNG , odj,, lat. 

stTLVBJSt.avtem, sulfureux. 

Ethna es na mont respirant... foc 8ui.pu- 

BBXC. 

Aygas... , alganas sui.phurbbcas. 

Elue, de las propr., fol. i58 et i5o. 
L'Etna est un mont exhalant... feu sulfureux. 
Eaux... , aucunes sulfureuses. 

^. SuLPHUEEiTAT , f./., sulfurosîté, état 
de ce qui a le goût, la nature du 
soufre. 



sulfw^sitém 

.SOLLICFTAR, v., lat. soLLiciTAiit:, 

solliciter. 

Qnan Gaillen... V en soLLzcrrBBA. 

TU. de toSg. Hist. de Languedoc, t. II, pr., 

col. 23o. 
Quand Guillaume... l'en sollicitera. ' 

CAT. SolUeitar. ssr. poet. Sdicitar. rr. SolU- 

citare, solledtare. 

2. SOLLICIT, aef/., lat. SOLLXdTMf^ Siïl- 

gneuxy atteotif. 

Coye qu' el fleabotomador sia fermât e sia 
sollicit en Jotas aqnestas causas. 

Trad. d'AlbucasU, fol. 53. 

Il oonrient que le phlébotomisie soit ferme et wit 
soigneux en tontes ces choses. 
CAT. Sollidt. bsp. pobt SolicUo. rr. SollicUo. 

3. SOLLICITADOR, S, m,, lat. SOLLICITà- 

TOE, solliciteur. 

Avocat ni sollicit adob. 

Fors de Béant, p. 1076. 
Arocat et solUciteur. 
CAT. Sollidtador. bsp. pobt. SoUàtador. rr. 
SolUcUatore, soUeatatore. 

4. SoLLicrruT , s, /., lat. sollicitude; 
sollicitude. 

Prenets las vostras armas am solucitut. 

Trad. d*Albucasis, fol. 1. 
Prenea les vôtres armes avec sollicitude. 
CAT. Sollieitue. bsp. Solicieud. pobt. SoUàtnde. 

SOLOECISME, s, m,, lat. soLoccissof, 
solécisme. 
Voyez SosiP. Chaeisu Inst. gram., 

lib. IV, col. a39. Ed. Putsch. 

SoLOBCiSMBS , es TÎcis qoe s fay en orstio. 

Lejrs d*amors, fol. io4- 

Solécisme, c'est vice qui se fait dans le discours. 
CAT. Solécisme, bsp. pobt. it. Soledsmo. 

SOLYRE, SOL VER 9 V,, lat. solver^i 

délier, absoudre , délivrer, résoudre. 
Qa* en cel et en terra pogaes 
SoLVEE qnascan de sos peccats. 

PoHS DE Capdl'Eil : En honur drl. 



SOL 

Qa*en cicA et en terre il pût absoudra chacaa de * 
us péchés. 

Tous qnestioi 

£1 SOLTIA. 

B. Garboitel : S' ieu aac. 
Toates qocstions il résolvait* 

Ja y per plag que m' en maeva , 
No m 80Z.VXRA. de son Uam. 
Le cohts de Poitzebs : Ferai chantoneta. 
Janais , poar qnereUe qu'dle m'en aotdte , je 
ne Bw délivrerais de son lien. 

A qai poder es datz 
De lîar e c!« soLvas cal que sia *1 peooaU 
D'ereiîc o de baodes o dels essabatatz. 

Iziair : Dignes me ta* 
A qni pouvoir est donné de lier et de délier quel 
ifoe soit le pécbé d'hérétiqne on de TaudcMS on des 
ranlntés. 

Part. pas. - Sîa de part mi souta , 

Qo* len lii teoc de part lieis per sovtx. 
GxEAUB DE Galarson : Ara s' es ma. 
Qu'elle soit de par moi déliée, ru qae je me tiens 
de par elle délié, 

AVC. VB. 

Par exemple d*aatniy faiz soudre la question. 
Œuvres dP Alain Chartier, p. 29a. 
Si c*esi qnclqoe qaestion difficile à soudre.,. 
lol-méme te la sondra. 

Amiott, trad. de Plutarçue. Morales, t. III, p. 38. 
Ledict Panarge solut très bien le problème. 

Rabelais , Ht. II , ch. 16. 
Tant et ay longaement qn^ilz seront sols et 

payes de toot. 

Charte de falenciennes, p. 33* 

ISP. TOftT. Sohtr. iT. Solvere» 
2. SOLUTIO, SOLUTION, S. /,, lat. SOLU- 

novem, solution, dénouement d'une 

difficulté. 

De tôt la dis sant Honorais 
SouiTiOHs e ▼erilats. 

y. de S. Honorât. 
De tooi saint Hononfc lui dit explications «t vé- 
rités. 

— Séparation des parties. 

Qoan aocideys solucio de contlnnîtat en 
ana de aqnestas cartilages. 

Trad. d^MbueasiSj fol. ao. 

Qoand arrive soluUon de continuité en un de 
ces caiiilagei. 

— Relâchement. 



SOL 

Port soLUcio de ventre. 

. Trad^ d'Albucasis, fol. 9. 
Fort relâchement de ventre. 



255 



— * Paiement , acquittement. 

En SOLUTION et en psga. 

Tit. de-iT^^. DoAT, t. XI ,iol. a^. 
Eo acquittentent et en paiement. 
CAT. Solueiô. ESP. Solttdon. pOrt. Solueâo. n. 

m 

Soluzione. 

3. SoLvsHEN, S. m,, acquittement, re- 
mise, décharge, quittance. 

Los covinens e'is soltbheits qne las don- 
zellss fan a paire e a maire. 

Statuts de Montpellier, de iao4' 

Les conventions et les décharges que les demoi- 
selles font è père et à mère. 

Carta del soltsmen qa' el reis fes àls mer- 

cadiers. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 16 r. 
Charte de la remise que le roi fit anx marchands. 

4. SohVTrayadj., solutif , propre à dis- 
soudre , à résoudre. 

Confections de medicinas soxxrTXTAs. 

Fors dt Beam, p. 1078. 
Confections de mtiecines solutives. 

Subse. Deves nsar de soLirrzusi 

S lue. de las propr., fol. 97. 
Vons devei user de soliUifs. 
CAT. Solttâu. ESP. XT. Solutivo. 

5. Absolyre, ABSOLVKE, ASSOLYBR, V. , 

lat. ABSOLYER^^ absoudrc , délier, dé- 
gager. 

Lo poder m* era donalz 

D* ÀBSOLTER las gens dels peocatz. 

V. de S, Honorai» 
Le pouvoir mi^^lait donné é*absou€lre les gens des 
pëchés. 

»« Expliquer, interpréter, résoudre. 

Qne li absoltbsok aqnei somni, e negnn no 
lo li saap absoltbb. 

jibr, de VA. et du N.-T., fol. 6. 
Qu'ils Ini expliquassent ce songe , et nul ne le 
Ini sut expliquer* 

Qoe d*lnfra aqael temps absolvessak las 

questions. 

Hist. de la Bible en prov., fol. 79. 
Que depuis ce temps ils résolussent les questions. 

— Livrer, délivrer. 



256 SOL 

Teodero e donero, gnrpiro et AsioLTEao 

a *N lUtMt. 
TU. de 1198. jireh, du Roy,, Toulouse, J. 3a8. 
YeDdirent et donnèrent , d^issèrent et livrèrent 
au seigneur Ratier. 

Pare, jhu, Era soi Assourt en amor. 

BBaTRAND DE BoRiT : Coits 6 guems. 
HaintenaDt je saU délié eo amour. 

Es ABSOLT del aagramen. 

L'Arbre de BataVuu, fol. MO. 
Il «ai dégagé du aenneat. 

Subst. O ab AasouT o ab beoi' o ab manjar. 
. p. Gabsinal : Ua sirTenlea. 
Ou arec absout (absolution) on avec boire on avec 
manger. 

— Absolu , terme de grammaire. 

Son apelat Asaoïrr, quar ne son tengnt de 

régir acnaatîo. 

Leys éTamors, fol. è^. 

Ils sont appelés absolus, paroe qu'ils ne sont pas 

tenus de régir l'accusatif. 

xuo. Ml. Et ae confesaa à moy, et je li dit : Je 

T0Q8 ùsoU de tel pooir comme Dîen m'a 

donné. 

JoiirYILLZ , p. 76. 

Et lî absolurent da serment qo*il aToit fait 

aox Anglois. 

MonsTasLBT, t. Il , fol. 119. 

Jbsoiu m*a de mes péchiés. 

Roman de la Rose, t. i iSog. 

Tant et ai longuement qn'll sera €uoU et 
payés de tonte ladite depte. 

Charte de ValencienneSt p. 401. 

A>c. CAT. Absolrer, cat. mod. Absoldrer, bsp. 
po&T. Absclver, it. Assolverç, 

6. Absolutio, s.f., lat. absolutio, ab- 
solution, déchai^. 

CoTinens et absolutzos las qaals £in las 
donzellas al paire et a la maire. 

Coût. tTAlais, Arch, du Roy., K. 704. 

GonTontioBB et décharges lesquelles font les de- 
moiselles au père et à la mère. 

Loe. Li dona absolutio. 

Brev, d^amor, fol. 1 16. 
Lui donne absolution. 

ÇAT. Absoluciô. Bs?. Ahsolucion, vcm,r. Abso» 
lu^âo, absolviçao. ix. Assoiuzione, 

7. AbsOLYEHEITT , ABSOLVEMENi S» m. , 

absolution. 



SOL 

L* ABiOLVBKBHa del eapela. 

Brep. ePamor, fol. 1 16. 
"L'absolution éa cbapelain. 

-— Quittance, 
▲n donat... per aqnest absoltehbvt, cent sols. 
Tit. de 1 106. DoAT, t. CXIY , fol. 214. 
Ont donné... pour celte quittance, cent sons. 
AHC. BSP. Absolvimiauo, 

8. Absolut, adj,, lat. absolutoi, ab- 
solu j terme de grammaire. 
Noms ABSOLUTZ» et aqael qn* om per loi oic- 
teysh eoten set ajnttamen d* aotre. 

Lsys tTamors, fol. 48« 
Ifom absolu, c'est eelui qu'on entend par loi- 
même sans adjonction «Fautre. 
CAT. Absolut. Rsp.romr, Absoluto.tT, AssoUto. 

g, Absolutameut, absolutamev, adp,, 
absolument, parfaitement, entière- 
ment. 

Cam aqno no sia absolctambst vertats. 

rra<f . d'AlbucasiSj fol. a. 
Comme cela ne soit pas entièrement Térité. 

— £u terme de grammaire, il se disait 
d'un nom ou d'un verbe employé 
sans régime : 

Si ns ablatins es pansata absolutambs. 

Leys d^amors, foL 56. 
Si on ablatif est posé absolument, 
CAT. Absoitttament, bbp. pobt. Abstthttamnte. 
ZT. Assoiutamente, 

10. DlSSOLYRE, XKSaOLVEE, PISOLVBS , 

DisoLVsa, v.f lat. dissolvee^^ dissou- 
dre , détacher, séparer. 
Qnan calor fit sa operacio en qoalqoe re, 
Dissoi. sas partidas, 

Elue, dé las propr., fol. a4. 
Quand la cbaleur ezerbe son aetion sur quelque 
cboee , elle dissout ses parties. 

Pren an petit de sal , e sfBox.VBTS «qocL 

Trad. d^Albueasis, ÙA. 2. 
Prend nn peu de sel , et dissout celni-U. 
Part. pas. ITo sia deliada ni dissolta. 

Trad. dPAlbucasis, foL &. 
Qu'eUe ne soit déliée ni détachée. 

— Dérégler. 

Miniatrar lazatio per porgar las satOLTAs 

homors. 

Elue, de laspropr., foi. 10) ■ 



SOL 

rdâckemant pour porger les hn- 
déréglées. 

M». DUolt^r. roRT. Dissoiver. it. Dissolvere, 

II. Dissolut, adj.y lat. DissoLÙra^ ^ 
détaché, dis^lu, déréglé, sans mesure. 
En uota de cans o de «ôs dissolutx. 

£d noie de ebanti on de sons déréglés, 

Ktau DUSOE.1ITX, en aotra maniera rimafl 

BxssourrAs. 

Leys dPamors, fol. ai. 
Kimes dissolÊUS, en autre maniire rimef di'^- 

jo/vef. 

— Débauché, déshonnéte. 

E ^ÏB mor^oes ero tait diisolut. 

Cat. dels aposU de Roma , fol. 126. 
Et les moines étaient tous dissolus» 
CAT. DUsoittt, BIP. Disoluto, POET. IT. Dùsoluio. 

11. DlSSOLUdO, DISSOLUTIO, S./., lai. 

DissoLUTiQ, dissolution, division, sé- 
paration. 
Ea JxtÊÊOLXiciOÊ de yida. 

Trad,dêBède^{o\,3u 
C'est diSÊolmtion de vie. 

— Diffusion. 

DcMOLUTios , la qnal m fay per aqnetta me* 
tcjMha maniera. 

Leys (Tamors, fol. laa. 
\m dijffiuioMj laquelle se lait par cette même ma- 
nière. 

CAT. Dissobidô. B8P. Disoladon. poax. Disso- 
iueSo. TT. Dissolusione. 

a 

i3. D1SSOX.1TT117, ai^\, dissolutif, propre 

à dissoudre. 

Com lia per sa calor nitaoLuritr. 

Com tota mededna lia dissolutiva. 

Elue, de tas propr,, fbl. 99 et 10^. 

CoeuiM il ami par sa chalenr dissolutif, 

GMBme tonte m^ecine soit dissolulive. 
Saisi, Si pnrgs tb nuaoïAmuu. 

Elue, de las propr. ^ fol. 86. 

Se porge avec dce dissoluti/s. 
ist. Ditobaipo. pomv. ir. Distûiutiiw. 

14. DissouAm, V., délier, détacher, 

desserrer. 
Pan. peu. Ris , DBMOUADJii tai lavras. 

Trwi.de Bèdê, M. 69> 
Ris , tes lérrM desserrées. 

IV. 



SOiM aSy 

i5. Resolucio, s.f., lat. eeso^utio, 

résolutioii. 

Per RuoLucio de la caoca odonbla. 

Neo, après sa aizoLUcxo, mollifica et ho* 
mecta la terra. 

Elue, de las propr. j fol. 16 et 137. 
Par résolution de la chose odoriférante. 
la neige , après sa résoluUon^ amollit etiinmeete 
la terre. 

CAT. Resoludâ, m. Resolueûm. port. ResO'- 
luçâo* XTi ResolusUme. 

16. Resolutiu, a(^\, résolutif, propre 
à résoudre, à dissiper. ' 
Aperitios, usolutivr. 

Trad. d*JlbueasU, fol. 55. 
Apéritifs, résolutifs, 
Latc es... del gel aasoLUTivA. 

Elue, de las propr. , fol» lao. 
La lumière est... de gelée résolutif^. 
CAT. Rtsolunu, ISP. PORT. XT. Resolitttvo. 

SOM, soH, S. m,, lat. sonnum, sommeil, 
somme. 

Tanta fsm, tania set^e tan sok. 

Bertiand dk Bobr : Quan la noTella. 
Si grande faim , si grande soif et si grand sommeil. 
Ab qae dores aîssi mos soms. 

AaiTAUD DE Mabueil : Dona genser. 
Pourvu que durit ainsi mon sommeil. 
D*a] prim son joscas a mida noeb, deo bom 
dormir de la dexlra partids. 

Zttf, de Sjrdrac, fol. ia8. 
Du premier somme jusqu'à minuit, on doit dor- 
mir sur la droite partie. 

CAT. Son. ssp. Suêno, poaT. Somno, sono, xt, 
Sonno. 

2. SoMNi, S. m,, lat. souTxiu, somme, 
sommeil. 

^'Oc. Esparrler, 

Qn* en noib albre somvx far non l' ageosa. 
B. Garbohbl : Aissi m' a dat. 
Éperrier, qui en uni arbre faire somme ne lui 
plaît. 
CAT. Somni, 

3. SoiTELH, S* m., sommeil. 

Ane puieis , pna de vos me parti , 
Li mey baels no preiron sovkxa. 

Gataudan le Vieux : LVantre'dia. 
Oncques «près , depuis que de vous je tne séparai , 
les miens yeux ne prirent sommeiL 

33 



îi58 SOM 

l^. SOMELHOS, SOMILLQS, SOITILHOS, adj., 

endormi , assoupi , engourdi. 

leat de maliu soMirHoa. 

Bekteahd de BoiN : Maitoliv. 
Vous clcs de malin engourdi. 

Oint hom sç sent pexaDi e sosilhos. 

y. etFert., fol. ta. 
Quand on se sent pesant et assoupi, 

Fig, Fea V an regart amoroa , 

Qae non era tan aOMiLix>s 
Janfre qoé tôt lo cet* no *1 saute. 
Romande Jaufre» fol. 4^- 
Elle lui fit un regard amoureux , de sorte que 
n'était pas si endormi Jaufre que tout le cœur ne 
lui saute. 

AHC. FI. D*an payot sommeiUeux 

Engourdissant le sens de ce prince orgueilleux. 
Les autres au contraire aiment ai chèrement 
Le sommeilheux repos. 

Du Bastas , p. 4 ta et aao. 
Combien la peste noire au3£ a\\ct40tnmeilleitses. 
B. GAïunEa , Trag. de la Troade, acL I , se. i. 

5. SOMBILLAR, SOltELHAB, SONILBAB , V,, 

sommeiller, reposer, s'assoupîr. 

Perdutz ea qui sonblba , 
Que la mort 1' es trop yezina. 

Pierre de Corbiac : Domna dels. 
Est pevdaqui sommeille, tu que la mort lui est 
fort TOI sine. 

Ptg, Joven BOMBtLLA, 

Gren penra mais revel. 

UarcabrOS : Lo vers. 

Le plaisir sommeille , difRcilement il prendra 
désormais re'veil. 

Si be s soiriLHA ni s clocha 
L*amor, qui m fara languir. 

GiiAVD DE BoRNEiL : Quao la bruns. 
Bien que se repose et se ferme les veux, l'amour, 
qui me fera languir. 

IT» Scnaecchiare, 

6. SowircMiARy v.f sommeiller, dormir. 

Son cora soihtolet, o desemparet sa arma. 

Carjra Magalon, p. 43. 
Son corps sommeilla, et son ame désempara. 

7 . • SoMPNOLBifT y soKPirotEir , adj, ^ la I . 
sovifOLEiiT/» y somnolent , noncha- 
lant, assoupi. 

Flegmatica , sompitolbiis. 



SOM 

Bestias que haa trop gran cerrel ao mot 

sompholektas. 

Blue. de las propr», fol. i85 et35. 

Flegmatiques, nonchalants. 

Les bétes qui ont fort grand cerveau sont moult 
somnolentes, 

CAT. Somnolent, ahc. ibf. Sonolenio. car. hoo. 
SonoUento. port. Smnnolemo, xt. Sonno- 
lento, sonnolente. 

8. S0MP50LENCIA , S,/,, lat. SOMKOLEH- 

Ti A, somnolence, nonchalance, assou- 
pissement» 
Per ao que non poeacon a ver degnna esta- 

sation de bompholehcia. 

Régla de S, Benezeg, fol. 3S. 
Pour cela qu'ils ne puissent avoir nuile excose de 

nonchalance. 

Stopor... , ea ona somprolkhcia. 

Elue, de las propr», fol. 8l> 
Stupeur... , c'est utie somnolence. 

CAT. Somnolenaa. esp. Somnolenda, soholen- 
cia. PORT Somnolenaa, sonolencia. it. Son- 
nolenzia, sonnolenta* 

9. Asohàr, V. , dormir, reposer. 

D' on Teill la noeyt. quant antra gen sVsoxa. 
GiaACD DE Calarsox : Sitôt s'esforts. 
D'où je Teille la nuit , quand autre gent se ir- 
pose. 

AHC. PR. Un compaina estoit assommez 

Qui romfloit deasua nue escawe. 
EutTACUE Debcuajips, p. 179. 
AHC. CAT. jissonar, 

10. Insomprzetat,, 5.^^ lat. iHsoiiiriE- 
TxTcm, insomnie. 

IiTsoaipxiSTAT, es excès de velbar. 

Yigîlia no natoral» o iirsoMPxirsTAT.. 

Elue, de las propr., fol. 77 et 81. 
Insomnie, c'est excès de veiller. 
Veilla non naturelle , ou insomnie, 

1 1 . SOMKHE , SONGE , SOMJE , SOHNI , 

S, m., lat. somium, songe, rcve. 
E 1 soMiTHs ten a gran folhor, 
E non crei que pnesc* avenir. 
Crey qn' cl somjes sera vertatz. 

GlBAUD BB BoRVEtL : Vo poci. 

Et le songe je tiens pour grande folie , d je nr 
crois pas qu'il pt^isse advenir. 
Je crois que le songe sera vérité'. 



SOM 

La nah loiDiet un somkt en ton dormen. 
Roman dB Gérard de Rossillon, fol. 109. 
La nuit il aongea un #011^ pen<)ant ton dûrmanl 
(flonoMÎl). 

Un aoaoi qn' iea sognavt* 
T. mt JisAir 9' Avbuuoh et se Nicolet : En 

Nicolet. 
Un smga «pM je aongeais. 

AHC. CAT. Sompni, cat. kod. Somni, esp. Sue- 
no, poBT. Sonko, ZT. Sogno, 

13. SoGy s, m., songe, rêve. 

Me le laber per sog .1. angils qoe elh lo 

rendra sagrar de sa ma. 

Philomsha. 
Un ange ne fit savoir par songe qu'il le Tiendra 
de n main. ' 



SOM 



s 59 



i3. SovjAMEN, S. m,, songe. 

Ti aoBJAKEirs 
Don Daniel li dis loa ponlis e 'la crramena. 
PxEiRE DE GoHBiAG ; El nom de. 

Tit songe* dont Daniel lui dit les points et lae 



14. Suifjos, adj,, lat. ^otmiouls , sou- 
cieux , irrésolu, ioquiet. 
Tan non eagnart ab moa Imels sumjoi 
Qoe de bentat pnesca trobar egnansa. 

G. Faidit ! Be m cugei. 
Tant je oe regarde avec mee yeux inquiets que - 
de licanté je puiaie trouver égalité. - 

l5. SOVJAE, S06KAR, SOMPNHAR, SOUP- 

mAB, 7}», lat. soMNiAR^^ songer, rêver. 
Yen BOMJATA vezer. 
Gvn.LAUMB SE Saimt-Disiee : Estât aurai. 
Je soÊigeais voir. 

Fan soMPiTHAR maWats aompnbes de diables 

e de dragos. 

Li». de Sydrac, fol. 77. 

Foot songer de mauvais songes de diables et de 

dn^DS. 

Un aonge qoMen tooiTAVA. 

T. SB JKAS B'AUBOSSOXf ET DB ITiCOLST : En 

Nioolet. 
Un songe que je songeais» 

Hoine avar bompsia d* anr. 

Elue, de las propr., fol. 78* 
Homme avare r^tfe d'or. 

Part, prés, Tcillan e paeis sompubav darmen. 
G< RuDEL : Quan k) rosainbols. 
Veillant et puis tongeant en dormant» 



Com ^loi qi s y al joi sodirAir. 

PiBKBB D'AvvBaONE : Eu non laudarai. 
Gomme celui qui se va rêvant plaisir. 

Subst. Mais m* en platz un son jatx 
De vos , qnan soi colgoats. 

Aritaud DE Marueil : Ses joi. 
Davantage m'en plaît un songé de voui , quand 
je suis eoochë. 

CAT. Somiar. bsp. Sonar, port. Sonhar, xr. 
Sognare, 

1 6.' SoMHiADOR , adj\, lat. somniator , 
songeur, rêveur. 

fig^' Son vengolz en error 

Mant borne pec, aonviADOR. 

Brev. d^amor, fol. 66. 
Sont venus en erreur maints hommes niais , ré- 
vmtrs, 

s 

CAT. Somiador. bsv. Sonador. port. Sonhador, 
iT. Sognatore, 

SOM, S, m,, lat. sumuiu/ti,. sommet , 

bout, pointe, fin. 

Gascon jorn a* en anava al flou de la montanba. 

V. de S, Honorât, 
Chaque jour il s'en allait au sommet de la mon- 
tagne. 

La veia que vai en som. 

Deudes de Pradbs , duM. cass. 
. La bande qui va en pointe. 

Fig. SoK de tota perfectio. 

V.ei yén.,ÎQ\.5i. 
Sommet de toute perfection. 

De comens del mon tro al som. 

F. de S. HoHorut. 
De commencement du monde jusqu'à la^n. 

Jdç, comp. Gant er cosît de son bk som. 

DEUDEa DE PlADE5 , Aus, COSS. 

Quand il sera oousu tU bout en bout. 

A9C. ra. En som on tertre sont monté. 

Roman de Rou, v. i3o82. 

Cil oiselex par grant daçnr 
Mainent lor joie en sum la flar. 

Marie de France , 1. 1 « p. 3 18. 

C'est de porter on fier de ceval ardant en 
som une lance. 

Roman du Renartj t. lY, p. 976-277. 

CIT. Som. ESP. Somo. rr. Sommo* 

2. Som SIM, s. m»^ sommité > extrémité. 
Mas erai pela sovt aiMa , 



a6o 



SOM 



Eotrt lâs Bon e 'l» broad«ls prims. 

GuiLLAVVI DB CaBBSTAIVO : Lt Tej qu' Cm. 

Biais mainteoaiit par les soàunitéSj «ntr* les fleurs 
•t les petits nmeaus» 

3. Somma, soma, summa, s./., la t. sum- 
MA , somme, comble, sommet. 

Totas las gotas de la loar e V arena de la 
terra e las foelhas dels albres, las estelas del 
oel e *Jh pel de las testas e de lor cors e de 
las bealias fosso ana soma , no serià pas la .x. 
part de la misericordia. 

XiV« de Sjrdrac, fol. ÇS. 

Que tontes les gouttes de la mer et le sable de la 
terre et les feuilles des arbres , les étoiles du ciel et 
le poil des têtes et de leurs eorps et des bêles for- 
massent une somme, elle ue serait pas la dixième 
partie de la miséricorde. 

Si no lor data nna summa d* argen. 
Raimovd de Gastblitau : Mon sinrentes. 

Si TOUS ne leur donnes une sommé d'argent. 
Fig, Diea , qai es la fin e lo frag e la summa 

de totz boa destriers. 

r, et Vert., fol. io5. 
Dieu, ipii est la fin et le fruit et le comble de tous 
Iwtts désirs. 
Loe. Era caps e soma. 

y, de S, Honorai» 
Était chef et sommet. 

Adv, comp, Los qnals .xiix. marcs valon zk 

aOMMA. 

JRé^. des Biate de Prov., i4oi. 
Lesquels quatre mares Talent en somme. 
ASC. FA. De tos les max est faroe some. 

Roman diL Remari, t- II, p. aoo. 
cAT. BIP. Suma, voxT. Sommai, summa, zt. 
Sopuna. 

4. SuM, adf.y lat. svumus, suprême, 
eztréme. 

Dieos,... en el es summa bontat,.,. summa 

potencîa. 

Sluc. de lat propr., fol. I . 

Dieu,... en lui est suprême bonté,... suprême 

puissance. 

CAT. Som, Bsp. Sumo. pobt. Summo, it. 

Sommo» 

6. SoMAB, v.^ additionner^ réunir, tota- 

liser. 

Car no ti calra tant somar ni destràr coma... 
en l* aatra maniera. 

Ta aoMAEAs totas las aomas. 
tradi du Tr. de PArpentagej part. I , c* 38 et 3x. 



SOM 

Car il ne te fisvdra pas tant additionner ni niesa" 
rer comme... en l'autre maniée. 
Tu totaliseras toutes les sommes. 

CAT. xsp. Sumar, port. Sommar, summar, tt« 
Sommare* 

6» SoMELH, S. m., sommet, sommité, 
bout. 

Habîto els somslrs de las rocas. 
Mont Parnafi es... ab dos somblbs. 

Elue, de las propr», fol. i5g et 160. 
Habitent aux sommets des roches^ 
Le mont Pâmasse est^.. arec deux sommets. 

7. Suumitat, s,Jl, lat. sumkitatc/7i ^ 
sommité, sommet, botit. 

Ko9«., en la summitat de las herbas... si 

recaelh. 

Elue, de las propr*, fol. i36. 

Rosée... en la sommité des herbes... se recueille. 
AVG' CAT. Sumitat* ksp. Sumitad. port. Su- 
mmidade, it. Sommità, somminate, som' 
mitade, 

8. SoMMARXi adj.g lat. sommabiiu, som- 
maire. 

Caasaa sommarxas priTilegiadaa. 
Faran sommaria inquisition. 

ForsdeBéarn, p. loSset 1091. 
Causes sommaires priril^iées. 
Feront enquête sommaire'. 

CAT. Sumari. rsp. Sumarîo» port. Sammfrio, 
IT. Sommaria. 

9. SuMMARiAMEV, odo^. Sommairement. 

Summarxamrr remembrar las îstorias. 

Cal. dels apost. de Roma^ fol. a. 
Remémorer sommairement les histoires. 

CAT. Sumariament, rsp. Sumariamente. poit. 
Somm^iriamente, summetriamente, rr. Som' 
mariameitte, 

10. SomTkva.vs^ad(f,, sommairement. 

De fesica sai yen aisi aoMETAMRifs. 

Pi Et SB DE CoRBiAC : El nom de. 
De physique je sais aussi sommairement. 

II. ASSOXFTIO, ASSUXPTIO, S./., lat. AS- 

suMPTio, assomption. 

AasoMpTfO de Nostra Dona. 

Calendrier provençal. 
Assomption de ^'otr••Dame. 



SOM 

La AMvitmo d< Nostn Doiu. 

Cat» dels apott, d9 Koma, fol. 167 . 
Véusom^HioM <d« MoUs-Dane. 
CAT. Asuunpàâ, msF. Asuncion. vo&t. Âssump' 
eâo. IT. Assunsione. 

la. AssoxA&y ASOMAE, v.^ ezposer, ré- 
samer, dominer. 

loe. Fais' amon qae no s* asembla 
Lai on leiaatat asoxa. 

A. Daniel : Lancan ton. 
Faaa amonr qui ne s'assemble pas U où loyauté 
dbnujia. 

Part. pas. Gant Jhesas ac assomat 
Zo qa' el dizia ni contât. 

Trad. d'un Evang- apocr. 
Qoaad Jésm eut exposé et raconté ce qu'il 
dinit. 

AaeOH^T Tos avem ■Iqnct 1* afaire. 

Trad. de Bide, fol. 18. 
Noos Tons aTODS résumé ua peu l'aBàire*- 

ABC. FB. Nos ne pot dire n*assonuner, 

FabL et cont. anc, t» III, p. 4'* 

ASC. CAT. Auomar, ahg. m, Asonuw* poat* 
AsÊomar. avc. xt. Assomare. 

i3. Cos5UMASy V,, lat. covstJmuàXie , 
oonsommer, consumer, détruire, ache- 

Ter, accomplir. 

En nna relîgio, près de Peitios, ont cou- 
•mnrr m Tida am gran lanzor. 

^ Cat. dels apost. de ÊLoma, fol. 67. 

Ea un OMMMtitère , près de Poitien , où il eon» 
SMWÊa sa Tie atcc grande louange. 

Par cal raison no m*aoci coHtmf av? 

FOLQUET SX MaESEILLZ : A. TOt. 

Vu qn^la raisoB ne me tue ea (me) consumant ^ 

Part. pas. 

Cant Ift lenha fon tnstota coirsuKADA.. 

F', de S. honorai. 
Quand le lioia fut tout consumé. 

La finnillia tota d'Angost es coitsukada. 
Cat»deis apost. de Berna, foL la. 
Tonte la iàmille d'Auguste est détruite. 

CAT. MMf, Consttmar» xt. Consumare. 

SOMLSIR, st7icKi&, v.^ du lat. svjotits, 
engloutir, absorber. 
Par aqofltt peccat soksx la lerra Dotbrm et 

Abiron. 

y.etFert.,fiA.iS* 



SOM 



261 



A oaue de ce ptfchrf la terre engloutit Dathan et 
Abiron. 

Dieos suKPszc, per peccat de gens, 
Tota creatora camal 
Per nn delavi gênerai. 

Brev. (Tamor, fol. 48- 
Dieu engloutit, k cause du péché des gens , toute 
créature chamelle par un déluge général. 

a. SoMsixEN , S. m., engloutissement , 

absorption. 

El soMsiicaii de.Datin e de Habiron. 

F. etFert.,to\,o5. 
A V engloutissement de Dathan et d'Âbiron. 

3. CoNSUMia, 17., lat coNsuMBBe, con- 
sumer. 

Lo crema aes oossokxe. 

Çonlricio e penas in/emals. 
Le brAle sans conr«m«r. 

En Taire ae covsvkis» 
E ooHiuyiBS s* arcsdondis. 

Bfet^' d^amor, fol. 4^* 
En l'air elle se consume, et en (se) consumant 
s'aiToadit. 
CAT. SS7. POftT. Consumir. 

/|. OmsuMPcio, coNSOMPcio, s,/,, lat. 
coMsuMpTio, consomption* 

Saperflaas bnmors prendo corsompcio. 
Gitrinat e covsumpcxo, 

Sluc, de las propr., fol. aa et 88. 
Les humeurs superflues prennent consomption. 
Pâleur et consomption. 
GA.T. Consumpaô. xsp. Cansuneion. pobt. Con- 
sumpçBo. XT. Consunzione, 

5. CoNSUMPTiu, coNSsmiPTiu, adj., cob- 
somptif, propre à consumer. 

De snperfloîtatz coirssuHPTxn. 
Siccitat es... de hamor natoral gohsuxptita. 
Elue» de las propr., fol. 75 el a(>. 

De superfluilés consompt{f. 

Sioeité est... d'humeur natureUe consomptit^e. 

xsp. IT. Consuntivo, 

6. Rezumptiu, adj. , lat. besumptivi^j, 

résomptif , propre à rétablir. 
Den naar de causas resuiiptitas. 

Elue, de las propr., fol. 86. 
Doit user de cboeee résomptives. 

7. Traitsumpcio, teassumptio , s.f,, lat. 



a64 



SON 



SovA 1 eampana , 
E lo vielha cOHaans Tenc . 
Raxiâvd db Vaquciras : Tmao nak. 
1m cloche tonne, et la Tieille oonmDnaaltf ▼tnt. 
Ab aitan ■omit a U porta. 

R. ¥ioAL DE Besadduk : Unat nOTaa. 
£d ménoe temps il sonna 4 U porte. 

— Jouer, toucher d'un instnimeot de 

musique. 

Non sabrets aoiTAa flaosteU 

Iji BAoyaiH D'AuyEaavB ou Bertrand de Borr 

LE riu ; Pttoii ui. 
Tous ne saare* donner flageolet. 

Aqai aozim vas mantaf parla aosAa 

Mail corn. 

Rambacb de VAQUEtt as ! Seolier. 

Là noQi entendiines Ters maints cfttés sonner 

maint cor. 

-^ Appeler, interpeller^ crier, parler, 

chanter. 

lea qoe soel aoiTAa 
Tots proa boni isaemitz. 

GiiAUD DE BoaiTEiL : P«r aolata. 
Moi qui ai coutume d'appeler toas preux hommes 
avisés. 

Sonet 11 qne rengaes. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. a. 
Lui cria.qu*iï Tint. 

M* ei lo mati bels, qaan sona 
Lo roaainbolets ai pays. 

GiaAtJD DE BoaiiBiL : Qnan brancba. 
Lo matin m'est beau , quand le roasignoiet chante 
dans le pays. 
i^ig, Qaal diable t'a tengot, 

Quant est strventes no t sova, 

Raimond de Mirayal : A Dieu. 
Quel diable t'a tenu, quand ce sirTonte ne te parle 
pas. 

— - Proclamer, célébrer. 

Chantan m'agensa 
Sa gran Talor sokae. 

B. Calto : Moût a. 
En chantant il me plait de son grand mérite 
proclamer. 

IJoc. 

Pter qo* iea m* en lais qne mot non lor en so. 

Perdigon : Tota l'an mi. 
C'est pourquoi je m'en délaisse qne mot je ne leur 
en sonnât 

Partiro se datant elha ses mot a borab. 

Pbiloxera. 
Ils se retirèrent (d() derant elle sans moi à din. 



SON 

Cals ornes pot otn sovar en plaii. 

Tmd. du Code de Justimiem, fol. 4- 
Quels hommes on peut appeler eo justice. 

— • SigniBer, avoir le sens. 

En leogna persîca tigre soira sageta. 

Sluc. de laspropr», fol. sfio. 
En langue perse tigre signifie flèche* 

Part. pas. Sel qa* en sistema s* es mes... 
S* el sona , sera bovats 
De se meteis , <^ antre no y Te. 
T. d'Aixeri et d'Albrrt : Arnica N Alked. 
Celui qui en citerne s'est mis... s'il appelle, il 
sera appelé par soinnème , tu qu'antre n'y Tient. 

Airc VR. Un tas qui chantent de toy 
Ne sqavent ai bien qne moj 
Comme on doit sonner la gloire. 
RoHSARD, 1. 1, p. 337. 

Poor sonner tes grandes loengea. 

OuTiERDE MAamr, p. i(». 

Homère premier sonna 

Et les rats et les greoooillea. 

Œuvres de Du BelU^, fol. 79. 

• . . Loa li qne mot ne sonast. 

FabL et eont» anc., t. II , p. 86. 

cAT. 18». Sonar, port. Soar. it. SoÂare. 

8. So VOUTAT, S, y., lat. soJXOKrtkrem , 
sonorité, éclat , son. 

Fan aspra soitoritat entre lor. 
Cens melodios, o plasena soitoritat. 
Leys t^amors, fol. 9 et 7. 
Font âpre son entre eux. 
Chant mélodieux , ou agréable sonorité. 

Clariut, soHORiTAT. 

Elue, de las propr., fol. i84< 
Clarté , sonorité, 

Rsr. Sonoridad, rr. Sonorità, scnorûate, sth 
norUaJe. 

9. SovANSA, t,^, assonnance, conson- 

nance , rime. 

A jtals souarsas , so es aytals rima. 

En la dobla somahsa. 

Leys <Pamors, fol. ao. 

Pareilles assonnamces, c'eBt-è-4ire pareillesxinio- 
Dans la double assonnance. 

10. AssoiTAK, ASôNAa, V., f^ndrc assoD- 

nant , mettra en harmonie. 
Ab fina joia comenma 



SON 

Lo Ten qni Im*U-hioiz àMomk. 

Pinn s'ÂiJTnASZ : Ah fina. 
Avec jo&a pore comni«M« U Ttn qui Lien les 
mol» remd a$êomuautê* 

— Appeler. 

Apres àMÊOMA, qd dooMl. 

Roman dé Jat^fn, Sol, 93. 
Après il appelle an damoiael. 

cât* Astmnar, Btr. Jêonar, n. Jsionare. 
II. CONSOITAE , V.^ lat. GOHSOVAEtfj COtt» 

sooiier, coDoorder. 

Fait. pr£r. Yen consosAim e aimplet. 

F. de S, Honorât. 
Vos eomtoMMaats et timplet* 

— SK6«r« Gonsoniie. 

Sejo lati, doai meteyuhas oossohass uo 
podon ettar an û de dictio. 

Lejr$ damant fol. 5. 

Selon le lalin , deax mêmes consonnes ne peo- 
vent eue en fin de mot. 

CAT. asp« Comsatar, rr. CoRioiuw. 

Le romf. fait osage du participe pré- 
sent eonsonante, eonsoanie. 

la. CONSOHAHCXA, S./., lat. COHSOlTAir- 

TiAf eoosonnaDcey accord de deux 
sons. 

Anaoniav M art de doMM cosiOSAvczA, 

£^c. <is las propr., foL jSi. 

HeraMMue , c^crt ert de ^tmm oonsonnanee. 
CAT. ESP. FOUT. Comontutda, rr. Consctumza, 

i3. DissoKAE, 'V. , lat. DissovAEtf^ dis- 
sonner, être dissonnant, être dîsoDr^ 
dant. 

Part. pris. Aytal mot son dusovah , qoar en 
dÎTersas manieras sono. 

Lejrs d^amors, fol. 7. 
Ptoetls mots seat dissomimnîs, car en dÎTcrses 
■saàises ib sonnent. 

CAT. Diuonar. ssp. Disonar. port. Dissonar, 

L'rr. fait usage du participe présent 
iUssonante, 

1 4. Plehissoiiah , a^\ , plénissonnant , 
sonnant plein. 

IV. 



SON 



26S 



Aqad voealf o pot esser »uvi«iovAirs. 

Lejrs d'antort,. fol, 3. 
Celle ▼cyelle o peut élre plénissonnante, 

i5. Rbssov, bbson, eksso, f . 01.^ reten* 
tissement ^ bruit, renominée. 
Brait e axssov. 

AicARTS DSL FossAT : Entre do«. 
Brait et retentissement. 

Bel m* es cant aog lo rkiso 
Qne fai l' ansbercs ab 1* arso. 

Pierre be Bergerac : Bel ni' es cant. 
Bmn m'est quand j'entends le retentissement que 
lîut le haubert arec l'arçon. 

Fig, £1 REson dels Catalans aosir. 

FaisiRic III , roi de Sicile ; Ges fer guerni. 
La renommée des Catalans ouïr. 

Ni V ans Teser, tan ne tem mal bxsso. 

AlKERI DE BeLLIEOT : Aissi qvo '1. 

Et je n'ose la Toir, tant j'en crains maaTsis )>rait. 
CAT. Ressô, 

|6. RSSSOHAE, EBSOITAE, V., lat. EBSO- 

NAE^j résonner, retentir. 
De la cridor de] TÎeyll la grants balma rsssosa. 

y, de S. Honorât. 
De la clameur du rieux la grande baome retenti/. 
Ebsoxah las trompas. 

Guillaume de Tcdela. 
Les trompetles résonnent. 

AXfc. ra. Qn*Echo ne dédaigne en ces boys 
Résonner cela que je chante. 

Olivier de Maght, p. 89. 
CAT. Ressonar, xsp. Resonar, port. Resonar, 
resoar» it. Rùonare. 

17. Ebtssondie, V., retentir, résonner. 

Delh plor meraTclosament rrtssovbia tota 
la Talb. 

Pbilombha. 
Du pleur merreilleusement reientissait toute la 
Taliée. 

i8. Sexissohaiit, semissonai? , ad/., lat. 
SEMisoNANTe/7i , semi-sonoant , qui 
sonne à demi. 

Pere/of e /m podon esser dSg srhissohait, 
qnar las vocals a m las quais son escrit e pro- 
nanctat son ssMissoxf an. 

Lejrs dCamors, fol. 7. 

PEiDos et PES peuvent être dits semi^sonnants , 
car les Toyellcs avec lesquelles ils sont ëcrits et pro- 
noncés sont semi-sonnantes. 

34 



^6 SOP 

19. Utaissoitav , adj, , utrissonnant , 
sonnant de Tune et l'autre manière. 

Eocaras trobam qne a, e, o son utrissokah. 

Leys d'amors, fol. a. 
Encore nous Irouvons que A , E , O aonl uiriston- 
riants» 

SONH f soiNG , suEim , ^. m,, soin , 
souci, inquiétude, attention, garde. 

Voyez Devina , t^ II , p* 3o6. 

Loe. len no saî per qne m viva, 
S' îlh entten, « pneya non a sonh. 

Rambaus d'Orakge : Un Ters farai. 
Je ne sais ponrrpioi je vive (TÏTrais) , si elle en- 
tend , et puis n'a pas de souci» 

Acest no m par n* aia aoiNG. 
Bertrand dï Boiur ik fils : Quant rei. 
Celui-ci ne me parait pas <|Q'il en ait souci» 

Non o die roaa quar îea soiitg no n* a!. 

Bereitgkr de PALAaoL : Tôt francamen. 
Je PC le dis que parce (^inquiétude je n'en ai. 

Iea *n aoi triât , 
Qaar de me no *lh pren maU de aoNH. 
Guillaume de Cabestaikg : Ar vey . 
J'en suis triste, car de moi il ne lui prend plus de 
souci. ' 

Tro qne n* aya eagardaraen , 
Qae de mi s raelha donar aoirs. 

RaimonddeMiraval : Ane non. 
Jusqu'à, ce qu'elle en ait attention ,- de sorte que 
de moi elle Teuille se donner garde, 

Dat2 vos aozTH no as paesca tocar. 

0EUDES DE PàADES, jiuz. COSS. 

Donnea-vous soin qu'il ne tous puisic toucher. 

2. SoGHoSi adj,\ soigneux, se donnant 
gardé. 

Cnm sel que es totz sooiroa de mort a penre. 
Roman de Gcfatxliie Rossillon, fol. ^. 
Comme celui qui est tout se donnant garde de la 
mort prendre. 

SOPA, *./., soupe. 

Voyez MuRATORi, Dlss. 33 ; De- 

inHA, t. III, p. 78. 

Mais am flansons e sopas en aabrier. 

G. RaiNols d'Apt : Quant aug. 
Davantage j'aime Hans et soupes avec saveur. 

CAT. KsP. PORT. Sopa. iT. Suffo, suppa, 
2. SoPAR, 2>. , souper. 



son 

Un aenglar 
Dont aqaeUa gcnt den aoPAE. 

Rotnan déJaufre, fol. la. 
Un sanglier dont cette gent doit souper» 

Pot hom peccar per tart aopAR . 

r. et Vert., fol. ao. 
On peut ptSeber pour lard souper» 

Sttbst» Fo apareillat lo oopar , e aoperon con 
gran alfgreaaa. 

F. de GuiUaume de Cabestaimg. 
Fut apprêté la souper ^ et ils aoopèrent avec 
grande allégresse. 
CAT. Sopar, 

3. Sopada, s.f», souper. 

Per lar dinadas e sopadas. 
Per la sopada del molet de maistre Jofaan. 
Tit. de i4a8. Hist. de Ntmes, t. III, pr., p. aaS 

etaaS. 
Pour leurs dîners et soupers. 
Pour le souper du mulet de maître Jean. 
CAT. Soptsda» 

SOPORTy s. m», la t. sopor , assoupisse- 
ment. 

Nostre gmt ioyort. 

La no^la Lvfreton» 
r^otre grand assoupissement. 

BSPr Sopor, iT. Sopore, 

a. SopiE , V», lat. sopiB^^ assoupir, oi- 

gourdir. 
Part, pas. Es sopida et adormida. 
Nea... els membres ret aopxTz. 

EhK» de las propr.', fol. 89 et 137. 
Est assoupie et endormie. 
La neige... les membres rend engourdis. 

Fig» Lo dit dobte per lo vigaîer sera sopit. 
Tit. du xiii« sihcle. Doat. t. CXVIII , fol. 38. 
Ledit doute par le viguier sera assoupi. 
iT. Sopire, 

SOR9 SEROR, SORRB, S,/»^ lat. SOROr^ 

sœur. 
Membre 'l sa aoR e *1 martt ergnllios. 

Bertrand de Borit : S* ieu foa aissi. 
Qu'il lui aopiTieniie de sa «oirr et domariorgncillcas. 

Ta molher o ta sors o ta filha. 

Liv. de Sj-druc, fol. 85. 
Ta femme ou ta saur ou ta fille. 

Belh* Hagaeta, vosira ssror e vos. 
PuiOLS : Si '1 mal d' amor. 
Belle lltiguelte, voire sanr et vous. 



SOR 

NoD a sokaz ni moilier ni con. 

P. CAmDlHAL ; Lu amairiU. 
11 s'a Mwr ni fonn« ni oooain. 



SOR 



^267 



— Religîeose. 

A Saut P06 liervoa gen las ssaoRs. 

PvjOLS : Dieot es. 
A Saint-Pons servant gentiment les Moun, 

JLSG. va. Mes tant avoît amé sa sor. 

Fabl. 9t cont. anc, t. lY, p. 366. 
Set teroars et ses filles. 
lagonde , la seror U roi Childebert. 
Chr. de Fr., Rbc. dês Bût. (U Fr„ t. III , p. i3o 

et 2a8. 
ABC. CÂT. inp. Sor. poet. Sor, soror, xt. Sorore. 

SORBIR, v,, lat. soebkb^^ humer, ab- 
soriier, engloatir. 

QcM la terra no *ls sorbks. 

Liv, dé Sydrac, fol. 68. 
Qm la terre ne les mgloutU pas. 

Noberolecan l'ayga.^, sobbih com bes- 
tias^., qoaU ao ovelhas. 

Bluc, de lat propr., fol. 26a. 

Ife hotTent pas I^hant l'san... , humant comme 
liètet... , telles que sont brebis. 

Pmrtmpat, Qoe ao que es mortel aie aoaaiT de 
vida. 
Trad. dela%* ÉpU. de S, Paul aux Corinthiens, 
Qnece qui est mortel soit absorbé (priTé) de vie. 

▲ac. GAT. Sortir, aap* Sorèen PoaT. Sorven 
iT. Sorhire. 

2, SomBxcio, /.y.y lat. soabitxo, breu- 

La aieoa TÎanda aia aoaBicio. 

Trad. d'Jlbueasiê, fol. 67. 
Qve la sienne noorritnre soit brtuvage. 

SORD, SORT, an^'., lat. sxskdus, sourd. 

Hom que nais sorts e mats. 

ZiV. de Sydrac, fol. 61. 
Homme qui naît sourd et muet. 

Ella a fen sorda. 

Poëme surBoèce, 
Elle se feint sourde. 

Loe. Ad aytal pregador fay Dieaa la aoRUA 

anrellia. 

F. et Vert,, fol. 88. 

A pareil tnppliant Dien fait la sourde oreille. 

Sabst, 8a1»raa li aee e *1 aoaT. 

]lAMBAin> d'Orahgb ; Ben s' cscbsi. 
Sauront les areogles et les sourds. 



Aifc. rR. Uetart a fait semblant de sort, 
Ansi com s^l n'en oiist gole. 
Anoois li a fet sorde oreille. 
Roman du Renart, t. II , p. 358 « 1. 1, p. 38. 

CAT. Sord, Bsp. Sordo. fOKr.Surdo.ir, Sordo. 

^- Manquant de sonorité par défaut de 
passage pour l'air. 

Slala partida de aas de la canola, trabent 
a sobtilitat , sorda , ao es no perforada. 
Trad. d^jilbucatis, fol. 40. 

Que la partie de dessus de la canule, tirant à 
pointe, soit sourde, c'est-^-dire non perforée. 

a. SoBDiEBA j S,/., surdité. 

SoRDiBRA , es defàlbiment d' anair. 

S lue: de las propr., fol. 84' 
Surdité, c'est manque d'entendre. 
CAT. Bap. Sord^ra. 

SORDEI , ^OBDBT 9 adj. , lat sov^mdas, 
sordide , avare , vilain y honteux , 
pire. 

C* a si dona estes sordsis. 

Lb comte se Poitibbs : Gompanho. 
Qu'i sa dame il fât ndlain. 

Suhstanùv. 
Tan tem qa* el miela laia e prenda '1 aoRDzis. 

Pierre d'Avtesgite : De josta 'Is. 
Tant je crains que le mieux je laisse et prenne le 
pire, 

len n* ai lo aoRosT canxit. 

Gavauiuh le Vieux : Un yers ruelU. 
J'en ai choisi le pire. 

Adv. SoRBBi chantatz qoe paos. 

Bertrahs de Bobh : Mailolin. 
Pire TOUS cbantes que paon. 

a. SOBDXIXB , SOBDBOIEB , SOBDEIOK 9 

SOBDBTOB, adj, comp,, pire, plus vil , 
plus laid , plus honteux, plus sor- 
dide , plus vilain. 

Adea son sordbtors 
On pas an de rîcors. 
Arnaud de Mabvbil : Basos es. Var. 
Incessamment ils woot plus sordides où plus' ils 
ont de richesses. 

J a no se cag hom qn^ Sea m* abays 
Pela riez , si a tornon sordetor. 

P. Vidal : A per pane de^ 
Que jamais on ne se pense que je m'abaisse pour 
les riches , s'ils deviennent plus mauvais. 



268 SOR 

Domaa , qa' ana par amor. 
Non camja *1 nniellM par soeditor* 
▲aSAUD SE CoTiftVAC : La vers conaïu. 
DftiBC, qui «ime par amour, n« chaog« pas la aiicax 
pour pire» 

Gant son 1* ampent e*lfl Angi bacatz, 
Salh qa* as«ar clagron floanaoïBR. 

MAicâ.atos : Al départir. 
Les greffes sont belles et les fruits charnus, ceux 
qui derraient être plus 'vllaim. 

Pig, Non tengats par so&ditoii 

Mon chan. 

P. Vidal : De chantar. 
Ne tenîes pour plus ^il mon cLaot. 

Es lo darraiis joms soaDiiER. 

Trad. de Bède, fol. 5. 
Eat la dernier jour pire» 

&&#/. Li aoEDBEBa a il savais. 

PiXRRa D'AoTuairB : En astiea. 
Les plut vils et les lâches. 

El plos bal col soEDfeiOK. 

FoLQOBT Dt RoMAVS : On mialhs. 
Le plus beau comme le plus laid. 

Om dan oontar mast los soeobeoes 
Tols cals qna painhon an liais dachasar. 
B. Galto 3 Lo nujer sans. 
On doit compter parmi les plus mauvais tous 
ceux qui s'eflbroent à elle abaisser. 
A«c. VE. Tont la sordeor praod. 

Proverbes au comte de Bretagne, p. lyS. 

3. SoBDETAïKKy adj, , contempteor, dé- 
préciatear. 

Vara Diana, so m laissa Taser 
^ En qna pnasc' esaar mlraira 
Da mon mlalhs , a soedbtaxeb 
Da mon dan. 

PlEBBZ D'ÂUTEftaHB : Gant M. 
Vtui Dieu , cela ma laisse Toir an quoi je puisse 
£(re contemplateor de mon mieux , et contempteur 
de mon dommage* 

4. So&DKzia, v.f lat. so&dssckb^^ avilir, 
déprécier. 

Part, pas, Aissi vay loa ries somobus. 

Maigabeus : Doas cuidas. 
Ainsi je vois les riches avilis. 

5. SoBDEiA&y S0BDBTAR| V, , empirer y 
déchoir, deyenir pire, avilir, souiller. 

PoB mi dons vol qn* ian soedbc. 

Baixoho dz MiRAYAL : Aissi cum es. 
Puisque BM dame Tcut qus je déchoie. 



SOR 

S' Ian m' irays, da lot an lot sobbeta. 
GDIU.AVME DE Sautt-Didiee : El mOD. 
Si je m'irrite , de tout en tout il empire. 

Ma belha Esnanda s gar 
Hnaîmais da soedbiar. 

Beetsass de Bol* : Ges ao. 
Ma belle Esmende se garde dÀormais d^empirrr. 

Subsi. Ab maUestat cûion levât 
E mai valer par soedbtar. 

GiEAUD DE BotHElL : Un sonet. 
Avec ro^hancetë ils pensent s'ëlever et plus rè- 
loir par Vavilir. 

Pare. pas. Soedetate es lo sagla d*amîcs bos. 
GuiLLAUHE DE LlHOOES : Un sirventes qu'er. 
jfvili est le siècle en amis bons. 

Nos qna avem nosira vida soesbiaoa. 

Trad.deBède,to\.^. 
Nous qui STons notre vie souillée. 

En lieys es joys restanrats a noiritx, 
Qo* ara a Ions soedbxate e falbltx. 

Gui d'Uisei. : Ades on pos. 
En elle est restaura et nourri plai^^ir, qiû éuil 
depuis longtemps avili et failli. 

6. SoattXLBAE , V. ^ déchoir , empirer , 
s'avilir, se souiller. 

Us as da dmt, qnan soedelha, 

Qo* antre son loec H trastoelha. 

BeritaRD de VeHxenac : Hueymais pas. 
Mabcabrus : Bel m'escanl. 
C*cst ossge de galant , quand il s^avitit, qa'aatrr 
sa place lui anUve. 

7. Aso&DKiAE, V., avilir, souiller, dé- 
grader, déprécier. 

Ban dan soa prats aboeobiAe 
Et avilar a cascnn mas. 

MARCAEEtis : GorteBamens. 
Son prix doit bien (se) souiller et devenir vil à 
chaque mois. 

Drehs as a costuma qna fols folai, 
E qui cra son cossclh , qoe ASOEDEr. 
Roman de Gérard de Rossillonj fol. 6i. 
Droit est et coutume que fou fasse folie, et qui 
croit son conseil , qu'il avilisse. 

SORGER, soRZBa, sobjib, sobbik, v., 

lat suBOEBe^ sourdre, surgir, jaillir, 

naître. 

Fontanas qna aÔEso aiga negra. 

Liv. de Sydrac, fol. 55. 
Fontaines qui sourdent eau noire. 



SOR 

Fig. L' Qs a dol dd dan qn* al atttr« •oaa. 
T» 9B Lavtbln bt ds Baimoh» : RaaioDt una. 
L'on a peine dadcMUinage qnt à l'antre surgit. 

FoiM on flORXov totas beotatz. 

BLACàsaxT t Be aa plai. 
o& naissant tootee IteaatÀ. 



SOR 



aôg 



— ÉleTer, exalter, relever, monter* 

Pot nos fomaxR Tcramen 
Sel qoe péri *1 rel Farao. 

PiEaai d'Ai3VE»g5I : Lo Senher. 
Peut nous élever Traiment celui qui détruiatt le 
roiPbanoo. 

Qoe m degran be «oasta de tôt dampnatge. 

AasAoi» DE MAaUEiL : Âncmau. 
Va qv'Us me deTraient bien relèverai tout dom- 



Per ao qoe somam a 1* esperansa del dm 

perdo. 

Tntd. de Bède, foi. 56. 
^ar cria que nona nous élêpion» à l'espoir du 
difôi pefldoa. 

Om no a MlTa ni no s sors 
Dri peccat qoe fai qaan men , 
Eatiera nias en Ter dîzen. 

Gâubebt, moihe de PuiaaoT : Be s cnget. 

L'boiDiDe' ne se saure ni ne se relève du pécbë 
qu'il fait quand it ment , aatrement qu'en disant 
Tni. 

El TÎ la domna negar, 

UnR Tels soRZRR , entra întrar. 

Homan de Jaufre, fol. 96. 
n Tit la dame te nojer, une fois monter, l'autre 



Part. pas. Lo inarqDes Tey honrat e sors. 
BÂnBAim DR Vaqusiras ; Ko m' agrad' iTerai. 

Le marqnis je toîs bonoré et exalté. 

Lo ao&s Enries dis paranla corteza. 

BcRTRAim DR Boair ; Pas H baron. 
Vélevé (grand ) Henri dit parole courtoise. 

ARC. r&. Mais ce tomnlte appaîsé, il sourdit 

nn antre tronble. 
Ariot, Trad. de Plutanjue. Vie de Numa Pom- 

pilins. 
Leur vie est nn passage conrt , 
Où peine sur peine lear tourt. 
Ahyot, Trad. dePlularçue. Morales, t. IV, p. 234- 

ARC. CAT. Sorgir, tur^r. rsp. Surgir, port. 
Sordir, surdir, surgir, it. Sorgere, surgere. 

2. SoazEDO&, a/;^'.^ jaillissant. 
A Ici de rio sorzroor , 



Qne ereis on pas es Toiatz. 

PoLQUET DR MAasRiLLE : Si cum. 
A manière de ruisseau jaillissant,^ qui croit où 
plus il est vid^. 

CAT. RSP. Surgidor. 

3. SoR&EXio, s./,, lat. suBBKCTio, ré- 

surrectioD. 

A un dilas de Pasca, surrrxxo. 
Romande Gérard de HoesUlon, fol. 3r. 
A un lundi de Pâques , résurrection. 
XT. Surresione. 

4. ESSOBOEB, EYSSOBGBB , v^, lat E^rSUB- 

GEBe^ jaillir, sourdre. 

Una balma grant 
On RTsaoR nna fbntz de mot bona aabor. 

F", de S. Honorai. 
Une grande baume où sourd une fontaine de 
moult bonne saveur. 

— Sortir, naître , pousser. 

01 pena de rando 
EssoROBRA. fors tota noTela. 

Drodes DR pRADES , Alu. cass, 
La penne subitement sortira hors tbdte À<^aTdle. 

5. Ressobgeb, a^OBZER, V. , lat. be- 
suBGEB^, suinter, filtrer, rejaillir. 

Las gotas de l' ayga qoe soven hy rrssorzov. 

F. et rert.,M, 70. 
Les gouttes de l'eau qui soRTcnt j suintent. 

— Ressusciter. 

E'I Lazer rrssorzis tos. 

PiRtsR d'Acvsbgnz : Diens Tera. 
Et le Lazare vous ressuscitâtes, 

Glorificat rrssorzzrai. 

Passio de Maria. 
Glorifia je ressusciterai. 

Part, peu, Kescenbist gren mort per Kantaty 
E poeîs, RBssORS, confortiest, per amor^ 
Toa discipob. 

6. RiQUiEE : Gristian son. 
Ta reçus mort cruelle per charité, et puis, nef- 
suscité, tu confortas , par amour, tes disciples. 

Natz e poeis mortz , Tina vist 
Rrssorzitz. 

PaaaR d'Avyeroiie : Diens vera. 
Vé et puis mort , tu vivant ressuscité. 

Ane. PR. Toutefois par après ilz se relievent 
et ressourdent. 

Ane. trad. des Offices de Cicéixjn, p. 77- 



270 



SOR 



ANC. ur. PORT. Resurgir. it« Rhùrgere, risur^ 

gère, 

6. Ressoet, s. m. , ressort, résistance , 
rebondissement , contre-coup. 

Contra mort kbmost ni cabertora. 

Mabcabbos : Âuiats de chaa. 
Contre mort résisUince ni protection. 

7. Resub&xctio, s.f,, lat. resuebectio, 
résurrection. 

Ans qiM t don comjat ni t laia el foc intrar. 
De aBsuERicTio yneik ab to diapatar. 

IzABN : Diguas me tu. 
ÂT«nt qae je te donne coogë et te hine au fen 

entrer, tondiant la résurrection je reax avec toi 

disputer. 

OAT. Resurreedô, bsp. Resurrecdon. port. Re- 
surreiçâo, rr. Resarrezione. 

1 

8. RBso&sBMsiTy liBzoEziMBir , f • m,, ré- 
surrection. 

Yendran lor ebsoesbhsv. 

Trad, de l'Èvang, de Nteodème. 
Viendront leurs résurrections. 

Ma mort e mon RizoRziMur. 

Passio de Maria, 
Ma mort et ma résurrection* 

IT, Risorgimento, 

SORITZ, soE&iTz, s.f., lat. soEic^m, 
souris. 

Carn de cato o de soritz. 

Devdes bb Pbaobs , jiuM. cast. 
Chair de petit chat ou de souris. 

Del pneg qne bmgic set ans , 
D' on non issîc mas la sorrxtz. 

GUILIAUKE DR SAIRT-DlDIRa : MalTSÎtt m' OS. 

De la mooUgne qui mugit sept ans, d'où il ne 
sortit que la souris. 

IT. Soriee, 

2. SoEiTz PEiiADA, S,/., souris-peniiée , 
chauTe-souris. 

La aoRiTx prhada qoerelz. 

Dbddbs de Prades , JuM. cass. 
Cherchas la chauve^ouris. 

3. SoEiGUEE, S, m., crécerelle, sorte 
d'oiseau de proie. 

Conoyiaon li ca?al e '1 ca , 



SOR 

£ 1* aniel lor Tenon a ma , 
Anator, eepenrier e fàleo, 
SoatGVRR et csmeriBio. 

Brei^. d^amor, fol. 63. 
Us oooaaissent les chevaux «t les chiens , ft le? 
oiseaux leur viennent à la main, anlour, épervifr 
et faucon , crécerelle et émàillon. 
Airc. CAT. Songuer. gat. von. Xuriguer. 

SORN , adj\ , sombre j obscur. 
Qoan TÎron lo temps sorv. 

y. de S, Honorai. 
Quand ils virent le temps sombre, 
Fon plus sorva la piscina. 

^ Trad. dTun Èvang. apoer. 
Fut plus sombre la piscine. 

Fig. Gang ni dol non camja lor cor aoRjr. 
G. OUYIBS d'Ables , Coblas esparsas. 
Joie ni douleur ne change leur cosar sombre. 

Loc, . Can naaqnet , non fon pas sorr , 
Qn'eU spgela i aon tôt entom. 

Trad, d^un Rvang, apoer. 
Quand il naquit , il ne fut (fit) pas sombre, ts 
que les anges 7 sont tout à l'entour. 

a. SoEinjEA, t.f., téiiébrosité, obscii- 
nte. 

La balma erâ tan escora 
Totas vetE, et am tal sorrura » 
Qoe lom de jom non y avîa. 
Es en la borsura iotrada. 

Trad, d'un Evang, apoer, 
ijk. baume était si obscure toutes fois, et avec telle 
ténébrositéj qne lumière du jour il n'y avait pas> 
Elle est «ntrée dans la ténébrosité, 

SORT9 i.yiy lat« soET^m^ sort, destio. 
Ar se camja ma sorts. 

AiHBBi DE Peouilaix : Quan. 
Maintenant se change mon sorf • 

— Magie , sortilège. 

En lor SORTE an trobat , senes falbîr, 
Qne crestias devon sobr* ela Tenir. 

Elias de Babjols : Qui sanLes. 
Dans leur sortilège ils ont trouve , sans IkiJIir, 
que les chrétiens doivent sur eux venir. 
Non ai mais fizansa 
En agnr ni en sort. 

B. DE Veittadovr : Lanquan vei. 
Je n'ai plus confiant! en augure ni en sort. 

Loc. Cant ac gîtat totas sas sorts. 

y. de S. Honorât. 
Quand il eut jeté tous ics sorts. 



SOR 

Giteron soatb que obraria 
Csdana ni qae farîa. 

Trad. tTun Kvang. apocr. 
Ib Urèreot au sort quoi ouvronit cliaecuie et quoi 
elle fenii. 
CAT. Sort, nxf. Suent, poht. tr. Sorte, 

a. SonTTLHiEA, s, m,, sorcier, derin» 

Los herelges e los sortklhixes. 

Aysi coma fan encant adora e soaTUBixiis. 

F. et Fert., fol. i5 et a6. 
Les héréliqut» et les sorciers. 
Ainsi eomme font enchanteurs et sorciers, 

3. SoaTEiATmiTz, s.f,, sorcière. 

Teronica , aoaTUATam del diable , que ab 
sas sorix la guérit. 

Monusn de la Prise de Jérusalem, fol. io. 

TéroBÎqoe , sordtre du diable , qiû aTec ses aorts 
Lgoérit. 

A. Soamoi.HA&XA , s^f., sorcellerie. 

Lo rey demanda si encantamena ni aoa- 
aouuRiAa podo no'ser o aprofecbar. 

Liu. de Sjrdrac, fol. 77. 
Le roi demande ai enchantenients et âoreelleries 
pcnvcai «oire ott pro6ter. 

ABC. p&. Par les encfaantemena et par les mit* 

certes d^aae Tieille. 
Chr. de Fr.,Rec. des Bis t. deFr.^t. III, p. a3i. 
Par sorceries, maléfices et saperstitiona. 

MONSTIELBT, 1. I , fol. 65. 

5. GoRsomTiAy s.f,, du lat. coksortiuhi, 
association. 

Jamais non era estât, ni soa prcdecessora , 
de la ooMaoETiA. delà... heretys. 

Chronique des Albigeois , col. 17. 

Jamais il n'aTait été , ni son préd<$cesseur| de IW- 
sociation des... htfrëtiquet. 

SORTIR y V,, sortir, bondir , sauter, 
jeter. 

lâ malvays la levon d' aqni , 
Dina la mar la Tolon sortir. 

F", de S. Honorât, 
Les mécbanls la lèvent de U , dans la mer ils la 



Fer lo en Fescat on colp ta fort 
Quie del chaTal Ibîart a terra '1 sort. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 3o. 
U le fnppe sur Tëcu un coup si fort que du cheval 
gns-pocDinele à (erre il \e jette. 



SOS 271 

ASC. VR. Mais la royne Jllance » sa mère , Ta- 

perçut bien et le vint prendre par la main , 

Ini disant : Tenez-vous-en, car vons ne 

faites rien Icy, elle f oraVbors de la chambre . 

JoiifViLLB, p. 041* Coll. des Mémoires. 

CAT. ESP. Stirùr, PORT. Sortir, it. Sortire, 

a. Ressort, s. m,, ressort, juridiction. 
Sotz antmi rrssort. 

G. BiQuiER : Ancmais pcr. 
Sous Juridiction d'autrui. 

Domna , vos m'avetz et Amora 
£1 vostre rich , leial rrssors. 

T. DE Javsis et d'une dame : Domna vos. 
Dame, voms et Amour tous m'aves 80i|i votre 
noble, loyale /un</tc/io/i. 

SOS^ pron.poss, m. ^^ pers., lat. svtts , 
son , ses. 
Voyez la Grammaire romane, p. ao4 . 

Sing. suj, Soa ries pretz es en l'ant capdaelh. 
GuiLLAoïiE DE Gabestaimo : Aissi cum selh. 
Son puissant m^ite est dans lo haut rang. 

Mill tan es doblatz soa bes 
Qn*el comtes del escaqoier. 

P. Vidal : Tant an ben. 
MiUe fois autant est doublé son bien que le 
compte de l'échiquier. 

Aire. FR. Molt esteit granz ses patreodoinea. 
FabU et cont. ane,, 1. 1 , p. 3Q2. 

Plur, rég. Gels que fan soa oomana. 

FoLQfUBT DE Mabseille : Si cum sel qu'es. 
Cens qui eaécntent ses commandements. 

ILa mos ditz totz soa afars abays. 

B. DE Yehtadour : Quan la fuelha. 
Eo mes discours tous ses mérites j'abaisse. 
QAT. Sos, 

a. SoVy pron, poss, 3« pers, sing,, lat. 
sutfM, son. 

Rég. Com batalbiers qu'a perdnt soir basto, 
Qoe jai nafratz sotz T antre campio. 
G. Maaset : £n aissi m. 
Comme combattant qui a perdu son bâton , qui gît 
blessé sous l'autre champion. 

Près aoy 

... De aoir prelz tenir en cir, 
£ de son lans enavantir. 

Le comte de Poitxbbs : Mont jausens. 
Je suis près... de son mérite tenir en prix , el dp 
son éloge mettre en avant. 
CAT. Son. 



2^2 SOS 

3. SiKXJS, stvs y pron. poss. m. ^*pen,, 

lat. suus , sien. 
Sing, su/. Tant et aobr* els aassors faelbt 
Lo iiBVs prêts, e senhoria. 
Arnaud de Maaueil : Us guajs amoroi. 
Tant est sur les plus hauts feuillages le sien prix, 
et doaûne. 

Sxius soi e «BUS serai jasse. 

PBTaoLs : Âtreui. 
Sien je suis et sien je serai toujours. 

Rég, Dens! lo sibu tort m'ochaiaona. 

B. DB VEHTADOua .* La donssa Totx. 
Dieu ! le sien tort elle me reproche. 
Be m* estera s*adea via 
Lo 8IBU bel cors gais , joios. 

FOLQUBT DE MaBSEILLE : Ja DO Tolgra. 

Bien il me serait si inceasaoïaseait je Tisse le sien 
beau corps gai , joyeux. 

Stthst* Per domaa ai ja vist ieo 

A mant bom despendre lo sibu. 

G. Adbbmab : lea ai ja. 
Pour dame j'ai dtfjà tu par nuint homme dépenser 
le tien. 
CAT. Seu, xsF. Suyo, port. Stu, xt. Suo, 

Plur, suj. U SIBU belh hael traidor 

Que m*e8gardaTon tan gen. 

B. DE Veutadoue : Era m conseillât! . 

Les siens beaux yeux traîtres qui me regardaient 

si gentiment. 

Gant Honoratz o aanp e It sibu compagnon. 

F", de S. Momvral. 

Quand Honorât le sat et las siens compagnons. 

R^. Qox'la siBus bos aipa voa Tolia comtar. 

AiHSai PB PBOU1I.A1II : Ane no cugei. 

Qui las siennes bonnes qualité tous Toulait conter. 

Confeaaarai lo sien nom daTant los angels 

aiBus. 

Trad, de r^pocafypte. 

Je confesserai le sien nom deTsnt lea anges siens* 

Subsu Sitôt son gren e perillos II fais 

Qae fai als sbus soTen Amor soflrîr. 

P. Raimovd de Toulouse : De fin' amor. 

Quoique soient griefs et périlleux les faits que fait 

aux siens sonrent Amonr souffrir. 

Las mersTillas grans qae Dieus faî per los sibus. 

K. de S. Honorât. 

Lea grandes merveilles que Dien fait pour les siens» 

âne. FR. Or est trarers entre lea suens. 

FabL et eomt. anc, t. IV, p. 337. 

BSP. Stu. FORT. Sevs. 

/). SiKi, snij pron, poss. m, plur, , lac. 
sui, ses. 



SOS 

Suj. Don deron aT«r tMior 

SiBi enemic. 

G* BlQUlBR : S' ieu ja. 

Dont doiTenl avoir eraiata jes tnaeaais. 

Tng SRI fiig son entier. 

B. DE Yemtadoor : La doosas Tots. 

Tons ses faits sont entiers. 

IT« Sut>L 

5. SiLjpron.poss.f. Z* pers,, lat. sua, sa. 
Sing, suj, Sap qae sa domna*! traya. 

P. BoGiBRS : Al pareijsen. 
Sait que sa dame la trahit. 

Agar, SA esclavR. 

HUt. abr. de U Bible , M, 6. 
Agar, son asdave. 

Rég. Sol ma dona m deng voler 
E SA paranla atendre. 

B. DE VertadouR : Aasors e que. 
Seulement que ma dame me daigna Tooloir et ta 
parole tenir. 

Per cobrir sa dolor. 

Giraud le Bouz : a ley de. 
Pour couvrir sa douleur. 

L'a s'élidait ordîoairement au de- 
vant d*un mot qui cooimeii^it par 
une voyelle. 

Dona met mont mal s* amor. 
A SALAIS DE PoicAiRAOUES : Ar em d ficg- 
Dame place monlt mal son amour. 

AHC. FR. Des péchiez qae fist en j'cnfiioea. 

Rxmtmn de la Rose, t. ^^ 
CAT. Sa. 

PI. SUJ, Sas espatlas semblon traadossa. 

P. Casdikal : D'Estere. 
Ses épaules semblent endosse. 

El en bec e H sien filb e sas bestias. 

Trud, du N.-Test., S. Jeax , ch. 4. 
Il en but et les siens fiU et ses bétea. 

Rjég» Vol dire^« laysaadas avÎR tous sAsea- 

fantilborgaa. 

F", et Fert., fol. io5. 
Veut dire qu'il avait laissai tous ses enfàatiUagcs- 

Qnan mi remembre sas b^otalx. 

Gavaudabt le Vieux : Deaemparati. 
Quand je me rappelle ses beautés. 

CAT. Seu, 

6. Si, pron. poss.f. Z* pers, sing., si. 
Qoi plus ama fiaamen. 
De 91 dons ditz, qn'îlh o enqaîer. 

DSUDES DE PRADES : Eu un soosi. 



SOS 

Qui {kliu aime teodrement , d» sa dame il dit 
^eile 1« védane. 

7. SiA, SUA, soA, snuAy pron.poss,f. 

^* pers,, lai. sua, sienne, sa. 
«SiJiy. Muf. Aqoût forest ea tota sxa. 

f^. de S» honorât. 
Cette forêt est tonte sienne. 
La sisoa ▼îandA aia aorbîcîo. 

Trad. d*AlbucasU, fol. 67. 
Qm la sienne noarritare toit brearage. 

M^. J. C. Tolc abarndonar la 814 plazen cara t 
reTcren ala orrea cscopimeiu delà laiieya. 

r. et Vert., fol. 98. 
J^nu-Christ Toolot alMindonner la tienne face gra- 
cievseei Téoéaàâe aux dtfgoâUmts crachats des Juifs. 

Ni la aoA compaigiu 
IVo na platsa naar. 

PiBAmz SB LA Caiavahi : D'an sinrentes. 
If i la sienne compagnie ne toos plaise frA^nenter. 

En la auA poteatat. 

Titre de loSg. 
En la nemne pni mnc e. 

El Tfifomi lo fcts iMiile de tnta la auA terra. 

y, de Pierre Pélissier, 

Le Ttoomte le fit bailli de toute la sienne terre* 

A la aixvA. honor, 

F", de S. Honorât. 
An sien hooaenr. 

Aire. m. La tae aneme îert par la sue. 

j/ne. trad» des Livres des Rois, fol. 1 17. 

Dit qu'il en parleroit à la soe gent. 

ViiLXBARDOoiir , p. 9. 
Que il Tiengne de teue part. 

Ronuin du Renart, 1. 1 , p. i335. 
n AToit leaaié la sêue bataille. 

JOUIVILLX, p. 66. 

A^oit la seue forterece. 

Fabl. et cont» anc», 1. 1 , p. 168. 
C4T. Sueu lap. Su/a, port. n. Sua. 

Âég, FcB dTelleia auAa canaos. 

r. d'Siias de Barjols. 
Il fit d'elle (les) siennes chansons. 

Cant anairian laa trompas siiuAa. 

PBILOnZCA. 

Quand ils entendraient les trompettes siennes. 

Doa cantadora que cAntaTon las aoAS canaos. 
y, de Giraud de Bomeil, 
Deux chanteurs qui chantaient les siennes chansons. 

ABC. VA. Et me mit mes deux maina entre les 



JomTiu.B, p. 137. 



CAT. POAT. IT. Suas. 

IV. 



SOT ajS 

SOTLAR, s. m., soulier» 
Esperos ab sotlab. 

B. Martib : A senhors. 
Éperons avec soulier. 

SoTLABs e caosaa de lana. 

Marcabrob t L' autr* ier. 
SouUers et chausses de laine. 

SoTLAAa ben caaaans. 

B. DE YBHtADOui S Lanquau vet. 
SouUers bien chaussant» 

AHC. va. Aoréa grana solers i lient 

Larges à melre grana panofles. 

Roman de la Rtae, v; 93^^. 

80T0L, s, m., basse la t. sorrvLum , 

base , fondenaent, emplacement. 

Los sotoLs de la maio del caste! de Capde- 
nac. .. El BOTOt de la dicha maio, 

Tit. £fe 1271. Arck. de la maison de LenHUac. 

Leê fondements de la maison du ch&tean de Cap* 
denac... élu fondement de ladite nuiison. 

.lit. d. del aoTOK de la plaasA. 

CariulaUredu Bugue, fol. 4* 
Trois deniers de Vémplaeemenl de la place. 

Bsp. Sùtillo. 

SOTZ^ prép., lat. svbrus, sons. 

En EbloB lo feri son la foraela. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 81 . 
Le seigneur Éblee le frappe sous la fouroelle. 

Sots son elme s* enbronca. 

Guillaume dbTvdbl à. 
SoiU son heaume il le refrogne. 

La lor amor m* agra ferit sots l* ala. 
T* db b. db Ybbtadodi bt d'Albbbt db Sistsioh i 

En amon. 
Le leur amour m'aurait frappa sous l'aile. 

Aitc. FB« 

Myeax vanlt TÎTre soubt groabnreanx 
Panvre, qo*avoir esté seigneur, 
Et poarrir souèz riches tnmbeaax. 

Yillob , p. 22. 

cat« Sots» IT. Sotto. 

a. DxsoTZ, DESOSTZ, prép,, dessous. 

Senhor qne sia dbso&ts lo solelh. 

Lett. de preste Jean à Frédéric, fol. 3t « 
Seigneur qui soit dessous le soleil. 

Traoca Mb coslat , dbsotx l' aiacela» 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. 8f . 
Lui pMce le ttté y dessons raisselle. 

35 



574 



SOT 



Desotz soo mantel Tuyre. 

B. Mabtin : Quan 1' h«rba. 
Dessous lOD nuiDtMu rair. 

Prép, comp. Per dbsotx lor gonelas. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 32. 
Par-dessous leurs gonelles. 

Airc. VR. Tôt àto\\. par-desoz an aoTant. 
Jfouv. rec, defabL et cont. anc. , 1. 1 , p. i6. 

IT. DisoUo. 

3. Desotz, desot, adv, , dessous. 

Saat Peyr« fo pansa en la croc, li pe deso- 

hre e lo cap duot. 

Doctrine des F'audoh. 
Saint Pierre fat place en b croix , les pieds des- 
sus et la t£le dessous. 

Loc, Qae 'I roda no s Tire 
So dessni disotc. 

FoLQVST DE BoMÂna : Far vuelh. 
Que la roue ne se tourne c'en dessus dessous. 

IT. Disotto, 

/i. SoTZGELA, s.f., housse, chabraque. 

Tnj^ «rsso foro de jaspe 
E U aoTZCELA d* no dîaspe. 

P. YiDAL : Lai on cobra. 
. Tous les arçons furent de jaspe et la housse d'un 
diaspre. 

Voyez Sella. 

5. SOTElAAlr, SOTSIEA, SOTIEAN, SOTIEA, 

adj\ , inférieur, ravalé, obscur. 
An balsaat l' ergnelh dels Geaoes , 
Qne fan estât aunilz e soTsfRAS. 

P. YtOAt : Ara tn'alljerc. 
Ont abaissa l'orgueil des Génois , qu'ils font étrv 
lionnia et ravalés, 

La carrieyra sotriraka. 

Brev, d'amor, fol. i5. 
La troutë Infineure. 

Pig, Els Tostres faits sotbiiIaa. 

Bambaup d'Oraîige : kmon com er. 
Les T&tres faits obscurs. 

Toti vostres fagz sotiras. 

Mabcabrus ; Senlier. 
Tous Tos faits obscurs. 

Suhst. Ai sotriram de jos 

Pot ben estre qa<$ salis. 

Bestrahd se Bobn : Bc m plats. 
A Vinfétieur dessous il peut bien être qu'il saute. 
Âdy, comp. Pero nianlis cayaliers 



sou 

Abaissa fagz vîlas , 
E torna *i nom dbbobrx aornZRas. 

GiBAUD DE BOBMEIL : Oels bdi difl. 
Pourtant vilaine action abaisse ouints eatslim , 
et tourne le nom dessus dessous. 

6. SoTRAN, sotea, tf ^'. , inférieur. 
Qae non aoae esscr sobras qat non apm 

easer sotras. 

trad. de Éède, fol. 55. 
Qu'il n'osé pas être supérieur qui n'apprit pu à 
être inférieur. 

Anc , donina qni gen semio , 
Per nnill rie home non fo 
Ni tornet de pretz sotbaha. 

Rambavd d'Orahge : A mon Tcn. 
Oncqnes, dame qui gentiment raisonne , par nul 
nd>le bomme ne fut ni derint en mérite im/érieun. 

Subit. Li 9ùTn.k conprant aqno qne il tobn 

peclinn. 

frad. de Bhde, fbl. 6. 
Les inférieurs acquièrent ee que les sapérirnn 
négligent. 

7. SosTEOE, s.f,, abaissement, mépris. 

Loc. 

Dompna , tomatz m* aretz a gran sostboi. 
Lo dreh Dien an tomat en gran sosteob. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. ici et icr. 
Dame, tous m'aves tourné en grand abaisse- 
ment. 

Le droit de Dien ils ont tourné en grand mépris. 

8. SosTA, S./,, délai, sursis, reste. 

Tendre mais qne no val per lo terme o per 
la sosTA qne hora dona. 

P". et Pert., fol. (7. 

Vendre plus qu'il ne vant par le terme on par k 
délai qu'un donne.. 

Pas l* antrni brost as 
Ab gran ton , ab pancas sostas. 

P. Cardinal : Jbcsum GriM. 
Puisque le (bien) d'antrui tu as dérorëi grasd 
tort , arec petits restes. 

IT. Sosta. 

SOUDAN , SODA, SAuoAif , S. m*, soudao. 

Taî ost e setjes tener 
Sobr^el souda v. 

Bambacd de Vaqveiras : Ans pot bom. 
Va armée et si^es tenir contre le Soudan. 

Qnan li fe *1 soudah honrada patz e boD.i. 
G. FiGUURAS : On non sirrcntes al. 
Quand lui fît le Soudan benonble paix et boocc. 



sov 

Lay al SAVOur del Cayre. 

P. BaxMoas iicas notas : Pui partit. 
ti an S0ndan du Giire. 
M andero al ioda de BabilonU. 

Cat.éêUapoêt. deRoma, fol. Ii5. 
Mandèrent au Soudan de Babylone. 
CAT. Soidd. EêW.Soldan. poet. Sddào.vr. Sol- 
dano, 

1. Suintait, s. m., sultan. 
Lai al 8Ux.TAir del Caire. 
P. Bkemoh]» Rica» hotas : Po« partit, f^ar. 
Là an Multtm da Caire. 
CAT. Smlid, msf. Sultan, poet, SuUSo, it. Sui- 



soz 



!Ànt> 



SOVEW, SOTH, adp., du lat. soep», sou- 

▼eot. 

SoTUi mi leri en aeseos. 

AuTAtiD se Mabueil : Dona genter. 
Smuftmt î« mm lève en léant. 

Sonr mi fti Amora ab se contendre. 
Pons DB LA Gabds : Sitôt non. 
Scuv^U aae fait Amour arec toi contester. 
Adv. eomp. Baser sotiv a MuruT 

A refrescar vostra Tertat. 

P. Vidal : Abril issie. 
Êtxe touvent et menu k rafraîchir votre vertu. 

L'auteur du Dictionnaire universel , 
critiqae , encyclopédique de la langue 
ititlienne déclare que Tadverbe sovenie 
est dérivé du provençal. 
CAT. Sonnt. XT. Sapent». 

a. SoYKHDST, adtf, dim., fréquemment. 

SoTBrovr los lava ta. 

Absaud SB Massait : Qui comte. 
Vous les iKwtiA fréquemment, 
Adf» emnp, Sovkvdet b hbvct Sibilia li Ténia. 

F. de S, Honorât. 
Fréquemmomt et manu Ssbilie venait k lai. 

3. S0TXHDIE&, soEHDiER, adj., assidu y 

cootomier, fréquent. 

Ane fort no foi soTBimnaa 
De tala laaiars plasentiei». 

GiBAUD SB BoBJTBiL : S' sra no. 
Onopes je ne fus fort coutumior de tels loners 
a|T^ables. 
SoBHPBimA orasoa cstien las batalbas dels 

■ 

^1 



£<oc, Toxa , soTBif nrBE 

Aorai est semdier. 

G. RiqoiER : U antre jom. 
FilleUe , assidu j'aurai (je fréquenterai touvent) 
ce sentier. 

4. SOVKNDEJÂB , SOVENDEIAE , SOVEN- 

DSTAEy V., mentionner, répéter, re- 
doubler souvent. 

Aqnels Tnlhatz soTurnsTAE. 

P. Vidal : Abril iisic. 
Ceux-là veuilles mentionner tout^ent, 

S* entr* els desconolsedors 
E donas de mais talans 
SoTBJTDBjATA mo^ chaos. 

Raimohd de Misât al : S* adrcg fos. 
Si entre les ignorants et les dames de mauvais dé- 
sirs je répétais soutient mes chants. 

Subst, NonlaoxaDIeos lo sotbudkiae de moix. 

F. et Fert., fol. 97. 
Dieu n'approuve pas le répéter souvent des mots. 

CAT. Swintefar, 



Trad. de BMe, fol. 27. 
Onuon/nguente éteint les combats des vif:es. 



5. SoVEHDIE&AMEirT , SOENDEI RAMENT , 

adif.f souvent, fréquemment. 

Grant honor as parler sotbhdib^^aiibkt e 
familiarment an lo rey terrenal. 

Doctrine des Faudois, 

C'est grand honneur de parler fréquemment et 
familièrement avec le roi de la terre. 

S* esforsa sobhpbieambet de nos tirar. 

Trad, deBhde, fol. ta. 
S'éBvrct fréquemment de nous attirer. 

IT. So9entementê, 
SOZER, SOGEEy SUEGEE, S. m., lat. SO- 

CEE , beau-père. 

Kei de NaTarra a so sosbe, lo rei d*Arragon. 
B. Calto : Un nou sirventes. 
Le roi de Ifavarre 4 son beau-père, le roi d'Angon. 

Tôt aqao qae nos aTem dit del paire e del 
fil, SI es Têts del sooeb e del genre. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 5. 

Tout ce que nous avons dit du père et du fils « 
aussi est vrai du beau^p^re et du gendre. 

César £» aocîre Pompeig, lo cal era son 

SUBOEB. 

Hist. de la Bible en prov., fol. tfi. 
César fit occire Pompée , lequel était sop beau-père, 

CAT. Sogr^, BSï. Suegro. poet. Sogro. it. StiOt 
cero. 



276 SPE 

a. SooRA y snsoBA, s.f,y belle-mère. 
Tout las norai precîo 

Que son ni qne teran , 
Qne a gardon del fais aliric 
Qoe las soo&as fan. 
Baimoks db la Tova : A tou narits. 
J« recommande à toutes les bnu gui wnt et «fut 
seront , qu'elles se gardent du faaz aocoeil qne les 
MU^^mères font. 

En r ostal fon la suioftA. 

F. eU S, Bonomt. 
Dans l'hôtel fut la belle-mèn. 
CAT. Sogra. ssp. Suêgwa, roKT. Sogra, it. 
Suoeera. 

SPECTAR, V,, lat. spectae^^ regarder, 

concerner. 
Part* pris. Al qoal... U cîontadana obeîason 
en toiaa canaas smctavs a son officL 

Livre dTjÊcot, But. itjipt, p. i55. 
Auquel... les citoyens obéissent en toutes eboses 
ve§arcUuU son ofliee. 
CAT. Etpeetar, it. Spettart. 

2. IirspBcnoir, t,f., lat xNSPECTiOH^m^ 
inspection, examen , vue. 
Per la xirs»BCTiOH delà rôties de nostra can- 
cellaria. 

Priv^ eonc, par les R, <t Angleterre, p. ^o. 
I^r Vexamen des rôles de notre chancellerie. 

CAT. Inspecciô. sap. Inspeccion. port. Inspw- 
eào, rr. Jnspetione, ispezione. 

'^. SnspscT, atijf\, lat. susPEcrof ^ suspect. 
SuBsL SoaPBCT no den intervenir en 1* aaaem- 
blada. 

Fon de Béam, p. 1073. 
Stispeet ne doit pis intervenir dans l'assembla. 

CAT. Suspecte. Ksp. Suspecte, pobt. Su^ecto, 
suspeito, sospeitOn it. Sospetto, 

4- SOSPBISSO, SOSPETSSO, SOSPEGIO, SOS- 
PICIO , SUSPICIO , SUSPITION , S. /., lat. 

snspiGiONe#R , suspicion , soupçon , 
défiance. 

Nnils bistbes ni naîls clergaes non den te- 
ner e sa maiaon negana femna de cnî hom 
jHMca aver aoapiGioH de folia. 

Trad, du Code de Justinien , fol . 3. 

Nul tfvêque ni nul clerc ne doit tenir en a mai- 
son nulle femme de qui on puitse avoir stupieion 
de débanebe. 



SPE 

La sospBisso del rri N Anfos n* esdaiit. 

MASCASavs : Auiatt de. 
Que la défiance du roi seigneur Alpbonse m'édsiK. 

Loe. De ao qne er reptats 

If O r Sff Om SDBPtCIM. 

G. RtQvm ; Tant petif . 
De ee qu'il sera aécastf qu'on n'ait pas soupccn 
à (oonlre) lui. 

Si ao marit a aospacio en aqada personi. 

L'Arbre de Batalhas, fol. ifi;. 
Si son mari a soupçon en cette personne. 

-— Espoir, attente. 

No Tnelh sia mieos Doaia 
Sea la bospbtsso de Cambrais. 

BcsTRAiro DB BoRH : Al dons om. 
Je na veux pas que soit mien Douai sans Vespmr 
de Cambrai. 

Loe. Die fos qne no m camjaria, 
A la belha aosPBZsao, 
Per nolh aotr* oc Tostre no. 
BBazBTGBa DE Palasol : ToU tcaerm- 
le vous dis que je ne cbangerais pas, à la bdlc 
attente (au moment de r^uuir) , pour nul satrcoai 
▼otre non* 

Pus mes m* STetx en sospbtsso. 

G. FIG17E1RAS : Pel joj del. 
Puisque mis tous ra'aves en attente. 

Aire. zsp. Suspicion, port. Sospeicao, suspei- 
câo. IT.' Sospceâone, sospiccUme, sospeùoiu, 
sùtptMicne, suspÎMione, 

5. SOSPEXTA, SOSPIECHA, S.f., SUSpîcioDi 

soupçon , doute. 
£oc. Qtt* en fbasem adea en aoapscTA. 

Trud. de Bède^ fol. 41. 
i^at^ nous en fussions inœsmmmenl en suspicio». 
Aissâ s poira de aoaaucBA gitar. 

G. Olitibb n'AsLBS , Coblas triades- 
Ainsi il se pourrait de doute sortir. 
GAT. Suspita, KSP. £of/McAa. pobt. Stupeita, sut' 
peita, 

G. SosPECROs, sospicHOSy adj.^ soupçon- 
neux, défiant* 

SospioBos ni desoonoysscntz. 

f^. dé S, Bonorut. 
Soupçonneux ni ingrat. 

Sa lejs sosPBxcsosA. 
Gkrnovdb db MoMTPELLva : Gren a'« 
Se loi défiante, 
CAT. Sujpitos» BSp. Sospechoso, PORT. Sospâ- 
toso, su*p€ttoso. IT. Sospeodoso, sospiedoso. 



SPL 
çoBoer* 

Non degra anar sospbgbaii. 

B. ZoBoi ; V «ntr^ ier. 
K« dcrndt pas aller soupçonnant. 

Amans , aqoo qne ■ospeisoita cant vdia , 
•omnia. 

Trad. de Bhdê, fol. 4- 

■L'aannt, ca qu'il soupçonne quand il reille, il 
(\9)aoa%e. 

Car» Smspitar. isr. Sospechar. romT. Sùtpeitar, 
iT. So^ieart, tuspieare, soapettarû, 

8. PEASPICmTAT, S. /., la t. PEESPICniTA- 

rem, perspicuité. 
Tr^naparencia et pbrspicuitat. 

Elue, de las propr., fol* 107. 
Trauspareace et perspicuite'. 
GAT. Penpicuitat. sap. Perspicuidad. poet. 
Perspicmidttde. 

SPELUNCA , s, f., lat. spelunga , ca- 
rême. 

SpiLUircA , ea foaaa de ]xu terra. 

Slue. de las propr., fol. i6b. 
Caserne, c^cst fosse dessous terre. 
ASC. CAT. Speiuncha, port. Espelunea, it. 
Spdanea. 

a. SpELuvcAify tf<^'.^ cayerneux. 

Una mayaon natoral e spelukoal. 

Carya Mfagalon^, p. 53. 
Une BBsisoii oatarelle et caverneuse. 

SPLANDREy V,, lat. splend^re, res- 
plendir, briller. 

Saisumâp. 
ftr qne m plats lo lansan e lo aPi^ABDEU. 

GuiLLAUm DX SAiiTT-DiDn» : Lo grieus. > 
C'est poufqnoi me pUtt le louer et le resplendir. 
ASC. lap. Esplender, bsp. mod. Esplendecer, 
Tt, Sj^emdere, 

2. SpLXNDOR , f . f,, lat. SPLENDOn , 

splendeur, éclat. 

SpiBVDOB... iiayah de lois. 

Elue, de las propr,, fol. lao. 
Splendeur... nait de lumière. 

CAT. up. POET. Esplendor. it. Splendore. 

3. Rssplaudre, resplahdie, v., lat. 
EBSPiiEHDEEE , resplendir, briller. 



SPL 



277 



De fia aor c*oui ve rbsplaedie. 

GiBAUD i»B Calamsoii : Fadet joglar. 
De 6n or qu'on Toit resplendir. 

Cnni EESPLAR roB* en roàier. 

Pieabb s'AvTBtsHB : L'airs clars. 
G>mme brille rose sur rosier. 

Fif. Tes lai on tï ■■aPLAVDiE aa beatat. 
GxBAVo DB BoBiTEiL : Ar ai gran. 
Vers U où je ^ié resplendir sa beauté. 

Subst. Lon* e soleUIa, trop faîtz lonca Tostrea 

cors» 
Peasa m , car plna aoTen noi làill EBSPLAirDEEa. 
A. Dakrl : Ar vei Termeils. 
Lune et soleil , trop tous faites longs tos eonrs , il 
m'est flebeux, ear plus souvent nous manque le 
resplendir. 

Part. prés. Am mot gran reapleqdor. . . 
Qa*era ploaExspuurDBiiTBqne negonacandela. 

F", de S. Honorât. 
Arec moult grande splendeur... qui était plus 
resplendissante que nulle chandelle. 

Fig. Eegîna dooasa , emplesdeits. 

Poirs DB Capsueil : En honor. 
Beine douce , resplendissante. 

axc. PB. Tostre domination, eatat.et aoctorîté 
resplendent. 

MOESTBBLBT, t. I , fol. 99. 

CAT. Resplandir. bsp. poet. RespUmdecer, it.. 
BispUndere. 

4* Rbsplandor, EESPLEHDOEy s.f,^ Splen- 
deur, éclat , clarté. 

Lo palays lasi tots de la gran eesplaedoe. 

V. de S, Honorât. 
La palais brille tout de la grande clarté. 

Per la aobriera eesplehooe , 
Non aoaa intrar de paor. 

Trad. d'un Evang. apocr. 

Par la supérieure splendeur, il n'ose entrer da 
peur. 

Fig. Quant elha m parla ni m pe. 
Mi aal al cor la EEspLAirnoEa 
'Delà aieoa hnelbs. 

FoLQUBT SB Maeseillx : Ab pauc. 
Quand elle me parle et me Toit, bm saute au 
cœur l'éclat des siens yeux. 

GAT. Besplandor. anc. bsp. Resplendor. bsp. 
xoD. POET. Resplandor. it. Risplendore. 

5. Resplandensa , s.f., splendeur, éclat , 
clarté. 



278 



STA 



Clardatx de jom toi HB»LAHDXHaA 
A la lana, o negra noiiz l*agcnsa. 
T. DE Blacasset et nE GuiLfJLUME : Amies. 
Clarté de jour eslère écial k la lune , où nuil 
noire la fiiTorise. 

AlfC. FB. 

Et par si claire et grant re^iendisumee. 
Cl. Hàbot, t. IV, p. 66. 
iT. RespUndenzieu 

6. RESPLAirDiAKENT, adp. , sp1eodicl&- 

ment. 

Aqoel rie, lo cal manjava per cascan dia bbs- 

PLAVDrAMBlIT. 

Doctrine de* Vaudt^» 
Ce riche , lequel mangeaii par chaque jour spU»- 
dUUnunU 

7. RKSPLANDSMEirT, S. /II., respleodissc- 

ment , éclat de lumière. 
Semblet an KBsrLAiiBBMBirT. 

F. de S, Ènimie^ fol. 4a. 
Sembla un respUndUsement. 

iT. RcspUndimento, 

SPLENEZIA,^./^ du lat. splbv, splé- 
nite, maladie de la rate. 

"Val contra... ydropisia , spLBVBUà , etc. 
Elue, de las propr., fol. 189. 
Vaut coatn... hydropisie , tplénite, etc. 

SQUILLA, zsQuiLAy s^f., lat. sgilla, 

squille , sorte d'oiguon. 
Venenosa eam s^^uilla , qoe es ceba marina. 

Elue» de las propw., fol. ao4* 
Vënëneoae comme squille, qui est oignon marin. 

A conforter Tansidor, 
Ea r xsQtriLA bona e fine , 
Qa*om nomna ceba marina. 

Erev. d*amor, fol. 5o. 
A fortifier l'ouïe , est bonne et sûre la sçuillsj 
qu'on nomme oignçn marin. 

C4T. Esquiria. bsp. Esquiva, fobt. Esquilla, 
esquirla, xt. Squilla, 

STATëR, s. m., lat. statkr, statère, 

sorte de monnaie. 

Dragma , que ea la .vxxi. partida de la nnsa, 
et STATBB que ea meytatz. 

Ebic, de las propr., fol. a8i . 

Dragme , qui est la huitième partie de l'once , et 
4tatère qui est moitié. 



STI 

STfBI , s. m,, lat. smium, antiusoÎDe. 

Stibx , es color composta de oemza , et d*a]- 
conas aatras causas, am la qnal las donai se- 
phistto et pinbo lors caras. 

Stuc, de las propr., foL 267. 

Antimoine , c'est couleur composée de cémse, et 
d'aucunes autres choses , a^ec laquelle les dama 
fardent et peignent leurs visages. 

IT. Stibio. 

STILLA, s.f,, lat. stilla, stille, goutte. 

Gota, o STXULA, es ▼aporbnmida en partidss 

sobremenodas dîssota et dîvîsada. 

Es dite 8TXLI.A qaan dâstlUa cazen, d*on pren 

so nom. 

Elue, de las propr,, fol. 187 et iS^. 

Goutte , ou slille, c*est vapeur humide rfl partie» 
sur-menues dissoute et divisée. 

Elle est dite stille quand elle distille en tonhiol , 
d'où elle prend son nom. 

XT. Stilla. 

a. Stillicidi, s. m,, lat. STiLUciniiun; 

gouttière, 

Stxlxjcidx, qoe vol dire stilla casent. 

Elue, de las propr., foi. 1 54* 
GoutUkre, qui veut dire goutte tombant. 

BSP. POBT. Estillicidio. 

3. EsTiLHAE , V,, distiller, découler. 

Lo mal qve soen Pbstilva 
Non agra, si m crezes. 

BEBVABto x>B Yehekitac : Lanqnao. 
|je mal qui souvent Iv^ découle il n'aivait pss , 
s'il me crojait. 

POBT. EstUlar. it. Sùîlare. 

4. DisTiLLAEy V., lat. DiSTiLLARe^ dis- 
tiller, dégoutter, couler, infuser. 
Distilla en aqnella alcnna causa de olî 

▼iolat. 

La qnal dxstillabas en raarelha. 

Trad. d^Jlbucasis, fol. xt^eH lâ. 

Distille dans cell«-U aucune chose d'huile de vio- 
lette. 

Laquelle tu couleras dans l'oreille. 

Part. pris. Gota dxstillaht pane e pauc tara 

la pcyra. 

TeiTB de Samaria... babnnda en mantas ri- 

qaexas... pels Josieos era dits mel et layt bu* 

tillaht. 

Elue, de las propr., fol. 87 et iSp. 



STl 

La fBOtU distiiiamU peu 4 pra cmM la picm. 
Li terre <le Samarie... fertile en maintes riches- 
se»... âait dite pnr les Juifs distillante miel et lait. 

Përt.pas, Ab Uyt de femna... oiariuJkv. 
Elite, de las propr., fol. io4< 
ârec hîl de femme... infusé. 

Aie. CAT. DistiUar, cât. mod. Desùlhw» ASC. 
ESF. DistUar. xsf. kod. Desdlan ro&T. 2>ef • 
fiTCar. IT. DUtUiart, 

5. DisnixAciOy J.yi» la t. distillatxo, 
distillation, fluxion. 
Util contra fiiariLUiciot de odha. 
P^r lor otiTii.KACio. 

Elue, de tas propr., fol. ao4« 

Utile eautre Jbixions des yenz. 
Hr Itat disiiUatiom. 

CAT. DettiUaâà, avc. up. Dtsdlaeion, uf. 
MoiK Dettslaeion, vo&t. DestUlaeào, iir. 
iUflâZosiojitf. 



k • 



6. Di$Tii.i.A]iairr, ^. m.^ éconlement. 
DuTXLKAMsrr de lacremas. 
DurniiAiiBaT de anperfloas hamon. 

Elue, de las propr,, fol. 83. 
EecttUmemt de larmes. 
Eeoulemeni d'hnmeurs superflues. 

IT. Dtsdttamenio» 

STILO, S. m., péristyle. 

De ^iie fo li pilâr e li stilo 
Toh obrah. 

tiomam de Gérard de Kossillon, fol. 3. 
De quoi sont les piliers et lés péristyles tous on- 
cles. 

STIPENDIC, s, m., lat. STiPBirmam, 

solde, paye. 

PrenÎB «tipesdic de an dac de nostra terra. 

Trad. d^Jlbucasis, fol. i. 
Prenait Sùlde d'un doc de noire terre. 
CAT. Esdpendl, esp. pokt. EstipenMo. n. Su- 
ïo. 



SnPULA.CIO, STUP0L4T1O, STIPULAZO, 

*./., lat. STiPtTLATio, Stipulation. 

SnpuLACio , so es quant oa hom promet aco 
que aotre li demanda. 

Trad. du Code de JusUnien, fol. 34* 

Stipulation, c'est quand un liommc promet ce 
«{n'antre lui demande. 



STR 179 

Fan mercatAb noatre Senbor, e feron la pa1« 
mada per ferma stipulatio de vot. 

V. et Vert,, f*6l. 29. 
Font marché aT(« notre Seigneur, et frappent la 
paumée pour ferme stipulation de tqbu. 
S! non li foron promeasas per aripcLACio. 
Trad. du Code de Justinieu, fol. 34. 
Si elles ne lui furent pas promises par Stipulation . 
Promet! per stipiilaso. 

Tit. de 1284. Jreh.duRoy., K, 17. 
Je promets par stipulation, 
CAT. Kstipulaàô, xsf. Estipulacion, pobt. ^ti- 
pulaeâo, vr. Stipulasuone» 

2. Stipular, V, , lat. stipular/, sti- 
puler. 

Stipulait... per nom e per égard dels ha- 
bitants. 

Charte de Gréalou ^ p. (k>. 
Stipulant,,, an nom et k Tëgard des habitants. 
Per ion ordre aTiPULAiiT e recebeiit tôt 
aqoest hostan. 

Tit. dexf^iide S. Eulalie de Bordeaux. 
Plar son ordre stipulant et recerant tout cet hôtel . 
Part. pas. En pena... promesse et aTiPULADA. 
tit. de ia68. Doat, t. CXXVI, fol. 79. 
En peine... promise et stipulée. 
CAT. UP. POBT. Estipular, zt. Stipnlare. 

STOBI, S. m, y houle. 

Ni M tempîer qne ns estorbilla , 
Nil STOBi de la marina. 

PiERRB DE CoaBiAC : Domna dels. 
Ni la tempête qui nous fait tourhUlooner, ni la 
houle de la mer. 

STOR AX y STOEAG y s, m,, lat. stoeax , 
storaxy sorte de résine odoriféraute. 

Stobax, es gota... d*nn aybre. 
Landanom, aTOHAX e lors semblana. 

Elue, de las propr,, fol. 222 et 6. 
Storaxt c'est goutte... d'un arbre. 
Laudanum , storax cl leurs semblables. 
CAT. Esterai, esp. fort. Estoraque, it. Sto- 
race. 

STRANGURIA, s.f., lat. straAguria, 
rétrécissement du canal de l'urètre , 
rétention d'urine. 

Engendra si sTRAHOUHrA talraent qne bom 
arioa dificîlment. 
Val contra calhan et strahouria. 

Elue, de las propr,, fol. 96 et 2C0. 



1 



a8o 



SUA 



S'engendre rétention dTttrine tellemeat qu'on 
nrine difficilement. 

Vaut contra caillons et rétention tt urine, 
vt, Sinutguria. 

STRIDOR, s./., lat. ST&iooa, strideur, 

bruit aigre. 

Fa miDoa per raso de m siccitat et dareza. 

Elue» de las propr,, fol. i83. 
Fait strideur par raison de la tiocilrf et dureté. 

xsp. PO ET. Estridor. rr. Stridore» 

STUPOR, s,f., lat. STUFORy stupeur, 
engourdissement, insensibilité. 

Stupor,... es nna sompaolenda ayuhi qae 

hom Tol dormir. 

Stupor, dicem que ea admirado de causa 

novela. 

Elue, de las propr., fol. 8i. 

Stupeur,.,, c'est une somnolence ainsi qu'on Tcat 
dormir. 

Stupeur, nous disons que c'est admiration de 
cliose nouvelle. 

Cantenzacio de stupoh. 

Trad. d'jilbUcasis, fol. ii. 

Cantërisation 6' engourdissement. 
aap. Poar. Estupor. zt. Stupore. 

a. Stupefar, V., lat. STUPSFAC^ae, stu- 
péfier, engourdir. 
Part, pas, La camba es stupipacta. 

Las sienas mas ja roollificadas e stupivattas. 

Trad. tfjélùucasis, fol. 62. 
La jambe est engourdie. 
Les siennes mains déji amollies ol engourdies, 
rr. Suspefare, 

SUAGRA., J. /., suagre, goutte aux 

mains. 

Si las dolnm so en las mas tam solament, 
es apelada suaora. 

Trad. d^Albucasis, fol. 10. 

Si les douleurs sont dans les mains tant seulement, 
elle est appelée suagre, 

SUAU, adj,^ lat. suav<>, suave, agréa- 
ble, doux, tranquille. 

Dois e suAUs es plos qae bresca. 

Fragments de la Vie de sainte Fides d^Agen. 
Ya\ doux et suave plus que gaufre. 

Fig. Degran ester suau. 

Bertrand de Born : Ges de disnar. 
Drrraient élra tranquilles. 



SUA 

Esdeveno iùAv e pasible. 

Liv. de Sydtttc, fuL ^2< 
Ils deTiennent ifocrjr et paisibles. 

Tan m* es Tespers per vos dons e svaiis. 
Arhaud de Maruxil : Us joji. 
Tant m'est l'espoir par irons doux et suiwe. 

Adv, El gent parlar ab qae rdav m^atrayi. 
B. DE Ventadodr rQnania. 
Le gentil parler arec quoi elle m'attire mgréabU' 
ment» 

ABC. PB. Tost fti li gorpfl endormis, 
Csr moolc estoit soefê» lia. 
Moman du Renart, t. III , p. 3oi. 
Choiaisient... les belles et odoranics fUnn 
et herbes, en tisaent et compoaent on oorrage 
qai est bien soue/k sentir. 
Amyot, Trad. de Plutarque, Morales, 1. 1, p. ifô- 
Toi bêlement et tôt sorf. 

Roman du Renart , t. III , p. a86. 

cAT. Suau, XSP. poBT. Suan^, rr* Samm, 

2. SuAYKT, adv, dim., suavement , agréa- 
blement, doucement» tranquillemexit. 
Mais ▼oeill tver jaosimcn 
Tôt suAVBT e ses broda. 
T. DE Blacas st »b Rambaud : Bajasbant. 
DaTantage je reaxaToir joaiasanoa to«t tranquil- 
lement et sans brait. 

ABC. PB. Alons-nos ent le petit pas 
Tont bielement et louat^u 
Roman du Renart, t. IV, p. 78* 
ToQt souaçtt qae nel bleeiex. 

FabL et eont, anc.^ U IV, p. iga. 
Tôt soavet et tôt le pas 
Por ce qae ne fosions trop las. 

Roman du Renart, t. III, p.3oi. 

B . Su ATETAMENs , cdo,, suavemeut , dou- 
cement, délicieusement. 

Mentre qo'el dormia mot suAYXTAXBin. 
PiBRax DE COBBIAG .* El Dom de. 
Tandis qu'il dormait moult délicieusement. 

4. SuAVszA, s,f,, douceur, aménité i 
bonté. 

Feacha suatbza 
Remanra e falseza. 

P. Gasdiital : Quais aventun. 
Feinte douceur restera et ftnsselë. 

Chastedaz, es fraz de suavbza. 

Trad. de Bide, fol. 3a. 
Chasteté , c'est fruil de douceur. 



SUA 

5. SuAuniTTy ad»,p doucement, mode* 

rémeoL 

Cowt que au tractada suavhsht. 

Trad. (TjélhucasU, fol. 48. 
Il eonTÎent qu'elle mm! traita modérément, 

6. SvkrwtATj S. /. , lat. suavitat^jw , 
suavité, aménité, bonté, douceur. 

Aqocl et Mbis predicaire qoe sap comilar la 
•CÂTBT4T dcl regn« de Diea. 

Qaî cwenîa lo covera aes suatitat plas lo 
pot deseaperar qoe cbaatiar. 

Trad. de Side, fol. 5; et 3o. 

Ccltû4à est aTant prédicateur qui fait assaison- 
ner la suapité du règne de Dieu. 

Qui enaeigne le eouTetti sans aménité peut plus 
le déifi p ^ er que châtier. 

CAT. Sua^itat, up. Saavîdad. poet. Suavidade, 
rr. Suantà, sttavitate, tuavùadei 

7. SnAVSAit, suAUZAn, V* , adoucir, 
apaiser, calmer, délecter. 

Ges non o pneso dorar, 
Si la dolor no m su a va a. 

B. DS YsifTABOVa : Amers e que. 
Point je M le puis endurer, si la douleur il ne 
wtÈcalmM. 

Com SDAUZA 

Sel joi qn* ien azor. 

Uh THOmASOUR AirOHTME l Si'l dous jois. 

ComoM délecte cette joie que j'adore. 
CAT. Sua^ùar. xsr. poet. Suavisar, 

8. ÂSSUAUZAR , ASSVATAE , ASSUATIAB. , 

ASUAviAR^ V,, adoucir, apaiser, cal- 

OMT. 

Sec tal aenbor 

Qn* ela dans m* assuauca. 
Un TaouBAOOua arohtme : Si'l dous jou. 
Je suis tel seigneur qui les dommages vb^ adoucit. 

Parler dossamens 
AaavAVXA enemicx mal volena. 

G. OuviXR D'AaLsa , Coblas triadas. 
Le parler doucement adoucit ennemis malveillants. 

Fig, Lo péril m*AaaVATA e m daora 

Lo bon eaper qu'ai en vos fermamena. 
Le Mourt bz Foissar : Be m'a lonc. 
Le péril m'adoucit et me dore le bon espoir que 
j'ai en tous fermement. 

Lo Tena atreaai e la mars, car ilb fan la tem- 
peata, et , a aon comandamen , a* abuauko. 

ZiV. de SjrdraCj fol. 9. 

IV. 



SUB a8i 

Le Tent pareillement et la mer, car ils font la 
tempête , et , 4 son commandement , t'apaisent. 

ARC va. Moolt m'assoaga Toînlnre. 

Roman de la Rose ', t. 1886. 
Booe eapérance m'assouage, 

Fabl. et cont. anc, 1. 1 , p. i^. 

kJKC. CAT. jdsuapar. 

9. Mansuet, ad/,, lat. mansuetm/, 
doux, apprivoisé. 

Beatia lanosa... mamvita. 

Slue. de las propr.j foL 334. 
Béte laineuse. •• douce. 

CAT. Mansuet, lap. it. Nansueto. 

10. MAxrsu£ZA,f.yi, mansuétude, dou- 
ceur. 

Ovelba ea d« granda MAHanuA. 

Slue. de las propr., (oLaag. 
La brebis est de grande doncoar» 

1 1 . PsnsuASiu , adj',, persuasif. 
Aqneataa rasos no ao demoatrativea , maa 

PIBSUAUTAa. 

Slue. de las propr., fol. 3. 
Ges raisons ne sont pas démonstratiTea , mais per^ 
suasives» 

CAT. Persuasiu. xap. po&t. xt. Pertuaswo, 

ta. Pe&suasio, s.f., lat. i»BR5inksio , 
persuasion. 

Ab falaa PsaauAaio. 

Brev. éPamor, foL 73. 
Avec fausse persuasion. 

CAT. Persuadé, aap. Persuanon, port. Per- 
sttasao. ZT. Persuasione, 

SUBERNA, s./., débordement. 

Tan aai qo*el cora faa reatar de avasBJiA. 
A. Daniel : Ans qu'els sims. 
Tant je sais que je fais arrêter le cours de débor- 
dément. 

La lebre ab lo baon casaet , 
E contra subeeita nadet. 

Le hoihe de Montaudov : Pus Pejre. 
Le lièvre avec le bœuf il chassa , et contre dé- 
bordement il nagea. 

SUBERSTITION , s.f., lat. supersti- 
Tiovemy superstition. 

Crror de suberstitiov. 

Doctrine des Fuudois. 
Erreur de superstition. 

36 



iSz 



SUR 



CAT. Supcrsdciù, esp. Supenticion. po&t. Su- 
persûçào, iT. Superstisione, 

SUBLIM1TA.T, s./., lat. sublimitat^/w, 

sublimité, élévation, hauteur, excel- 

leoce. 

Es sobre lots de major sublimitat. 
Mont... de major sdblimitat. 

Elue, (le laspropr.. Toi. iSi el i6o.- 
Est sur tous de plus grande excellence. 
Mont... de plus, grande élévation. 

Foc , per la saa avBLiM itat. 

Trad, <VAlbucasi8, Toi. a. 
Feu , par la sienne sublimité, 
CAT. Sublimitat. esp. SuhUmidad. port. Subli- 
midade. n . Stiblimità » mblimitate, subli- 
mitade. 

a. SuBLiMATiu, adj,j sublimatif, pro- 
pre à sublimer. 
Calor... es... auiunATivA ,... qoar resol e 

conTertish en ayga. 

Elue, de las propr. , fol. 2.). 
Chaleur... est... sublimative,.,. car elle résout et 
convertit en eau. 

3. SUBLIMAB, V., lat. SUBLIMABe^ élc- 

ver, porter en haut. 

Sdbliiiar o ealabUr el règne. 

Cai. dels apost.deHoma, fol. ia3. 
Élever on établir au reyaume. 

^— i Soblimer, terme de chimie. 

Part. pas. tubst. Sublimât, araenîc 

Fors de Béam , p. 1078. 
Sublimé, arsenic. 
CAT. S8P. PORT. Sublimar, it. Sttblimare, 

SUBORNAR, V., lat. subobnab&, su- 
borner. 

A suBORifAR... ncgun maaip. 
Statuts des Barbiers de Toulouse, Ont. des R, de 

Fr., 1457, t. XIV, p. ^X. 
A suborner... nul apprenti. 

gat. R8P. Sobomar. port. Subomar. xt. Su- 
bomare, 

2. SuBOKNATion , S. /• , subomatlon , 

corruption. 

Per xndactions» auBORirATions, promessas. 

Fors de Béam, p. io88< 
Par inductions, subornations, promesses. 



SUB 

ESP. Sobomacion. port. Subomacào, xx. Su- 
bomasione. 

SUBSIDI, suBCioi, s, m., lat. scbsi- 

D\um, aide, secours. 

Per noatre stibsidc e proteccio. 

Elue, de las propr., fol. 11. 
Par notre secours el proteclien. 

Legatx oltra loa mona per svbcidx de la 
Glyeia. 

Cet. dels apost. de Roma, fui. 179. 
Légat au deU des monts pour aide de l'Eglisr. 

— Subside, sorte d'impôt. 

Donar al rey, noatre aenhor, sv.Baini per on sn 
For de Monteuc, Ord. des JR. de Fr., \^6i, 

i. XVI , p. is5. 
Donner au roi, notre seigneur, subside pour an 11. 

Aoordat lo aUBaini del don. 
Tit. de 14B9. Hist. de Nîmes, t. III , pr.,p. s3i- 

Accordé le subside du don. 

SoBsrDi nî enpoaîcloa. 

L* Arbre de Batalkas, fol. 16). 
Subside et impositions. 

CAT. Subsidi. tap. port. Subndio. xt. Susàdio. 

SUBTIL , soBTiL, SOTIL, adj\, laL subii- 

j.is, subtil , délie, mince, délicat. 
Bel aan ai drap, no sai nomnar lo fil, 
Mas moU perforea de bon e de sobtik. 

Poème sur Soèce. 
Beaux sont ses baMts , je ne sais nommer le fil 
mais moult ils furent de bon et de délie- 

Laa Tenaa aon Un aoriLa 
Coma aeria na prima fila. 
Tro aia polvera aoTir.. 

DBVDBa DE PftADsa , Aux. cass. 
Les Teines sont aussi mimées comme serait nn i\ 
fin. 
Jusqu'à ce qu'il soit penssière subtile. 

Fig, Subtilb era mot e de gran aen nataral. 

F. d'Hugues Brunet. 
Moult il était subtil et de grand sens naturel. 

Cors leyala , subtixa e francx. 

A. Daniel ; En breu bris». 
Goeur loyal , délicat et franc. 

Adv. Ben en parlata subtil. 

T. DE l'Oste et se Guillaume : GuilIeiD. 
Vous en parles bien subtilement. 

CAT. Sttbtil, sntil. avc. esp. Subtil, est. kod 
Sutil. port. Subtil, it. Sottife, 



SUB 

a. SuBTiLET, soTitET^ adj. dim.j mince, 
délié, effilé, délicat, dégagé. 

' Un p«oc de muc ne tnizets 
Ab nn fiecme ben sotilkt. 
Coa dansen e •uBnr.xTA. 

DEin>ss vz Pba&bs , j4uz» cass. 
Un pea de lang tous en tires evec nao lancette 
bien effilée. 

Qneoe fermant et mince. 
rr. Soitiletto. 

3. SUBTIIiEZA , SOTILEZA , SUPTILEZA, SUP- 

TELKZAy 5./.^ subtilité, finesse. 
DSg Yodh aver de Sarrasi... 
E suvnuizA de Paie. 

P. Cahdihal : Tan ion. 
Je veux aToir parole de Sarrasin... et subtilité 
d« Pilen* 

L'aati'ea pies de faUa sotilua.. 

F, et FtH., fol. 9. 
JL'aaIre ctt plein de fânate subtilité* 
Pien alcana •urrix.szA. 
Es... de gran suptsulsa. 

Bluc. de las propr., fol. 197 et 164* 
Prend auenne^ne«««. 
Eit... de grande subtilité. 
CIT. SutHêsa. AHC. Bsr. Subtileza, mn, non. 
Sutiiesa. »oaT. Subûleza, it. Sotdlezza , 
sottËgliezMa, 

/|. SUBTILITAT, SOTILKDAT, S,f,, ht. SUB- 

ruAtàTem , subtilité, finesse, délica- 
tesse. 
Tapor^.» per raso de... svbtilitat, monta 

en Mia. 

Elue, de las propr., fol. i33. 

Yapear,... par raison de... subtilité, monte en sus. 

La soTiUBDAT de ragnsîm. 

Trad. de Bède, fol. 65. 

hk/nesse de la pointe. 

Fig. V engin e la subtix.itat. 

Brev» d^amor, fol. a. 
L'adresse et la subtilité. 
AflC CAT. SubdUtat. cat. m ûd. Sutilitat. bsp. 
SatUidad, port. SubtiUdaâe, it. Sotdlità , 
MÔtttUttUe, sotâUtade. 

5. SuBTiLMEN, soTiLMEN, adv. , Subti- 
lement, finement. 

K mon dan vos veaon subtilmuts. 

FoLQUBT DB Mabieille : Tant m'abellis. 
A mon dommage ils tous voient subtilement. 



SUB 283 

Qa' ieo '1 disses nn esoac sortlMaa 
En descnbert, qoar plas belhs joecK leria. 
BEI5ABD d'Avbiac : S'ieu agues. 
Que je lai disse un échecJSnement 4 découverl , 
car pins beau jeu (ce) serait. 
AHC. PB. Et soutUment Mgaer par logîqoe. 

EVSTACBE DeSCHAHPS , p. ^4* 

CAT. Stthûlment, snHUnent. up. Sutiîmente, 
PORT. Sttbtilmente, it. Sotdlmente, sottile^ 
mente. 

6. SuBTiLiAXEHT, adv,y subtilemcHt. 
Pi'en ingrossacio mas subtilcament. 

Elue, de las propr,, fol. i33. 
Prend augmentation mais subtilement. 

7. SuBTiLiAGio, S,/., subtilité, subtili- 
sation. 

Per qn'el sano... prenga sobtiliacio. 

Pien cormpcio per... iubtiuacio et rare- 
faccto d*ayre. 

EluC. de las propr., fol « Sa et 19. 

Pour que le sang... prenne subtilité. 

Prend corruption par..# subtilisation .et raréfac- 
tion d'air. 

8. Subtiuatiu, adj,, subtilisatif , pro- 
pre à subtiliser. 

Del sanc pnrificatin et subtiuatiu. 

Siccitat et... dcpnrativa et nrariiiiATiTA de 
•operfloitatz d' linmors. 

Elttc. de las propr. j fol. 30 et 25. 

Du sang purificatif et subtilisatif. 

Siccittf est... dëpnrative et subtilisatif^ de super.- 
fluitës d'humeurs, 
rr. SotùgUadffo» 

9. SVBTIUAA, 8UBTILAR, SOTILAB , V, , 

subtiliser, rendre fin. 

L' aire fort subtilia. 

Brey. d*amor, fol. 3o. 
Subtilise fort l'air. 

La poWera tan subtilats 

Qno per an drap prim la passais. 

Dbvbes de P1ADE8 , Auz, cass. 
La poussière tant tous subtilises que par un drap 
6n tous la passes. 

Part. pas. Per calor aqaela vapor haniida es 

SUBTILADA, et sobrevc frecb qui la tpoba 

carpa. 
^ Elue, de las propr., fol. 137. 

PSr chaleur cette Tapeur humide est subtilisée, 

et survient froid qui la trouve spongieuse. 



284 suc 

Iiucîadeys aqqel qaan es subtiliat, et se 

poyreys. 

Tmd. d*Àlbucasis, fol. a8. 
G>npe celai-U quand, il est dilaté, et se pourrit. 

AHC. VR. La sottie d*on petit homme ne noist 
gaères qu'à loy seal» et peu d'antres se 
soubdUent à le déoevoir. 

(Xuvrts d^ Alain Chariier, p. 3 17. 

iT. Sottigliare, 

10. Ajl$UBTILAR, ASUBTILAE9 ASS0T1LA&, 
A880TTLLAR, A8OTILAR9 ASUTILAR, V, ^ 

subtiliser, amincir. 

Coven c'assottlls mon fil. 

Tmd. d'un Svang* apocr, 
11 oonrient que Yamincisse mon fit. 
Co l'elemen se van 

PnS ASUBTXLXA.ir. 

Nat de Moks : Al bon rey. 
Gomme les éléments se Tont plus subtilisant. 

Fig, A mains homes ang amor acnsar, 
Kt el maldig d*amor asutilah. 

AnncBi DB pEGVtLAUf : Tots bom. 
Plsr maints hommes j'entends amour accnaerf et 
la médisance d'amonr subtiliser, 
Diran qne fort sotil 
De mots far s^asotila. 

Baimokd de Miraval : Aissi m. 
Ils dinmt que fort subtilement 4 faire des mots 
il se subtilise, 

AHC. CAT. AssùûUar. auc. bsp. Asueilar, n. 
Assoftigliare, 

1 1 • Desasotilae , V,, émousscr, désap- 
pointer. 

Fig» Tant me desasotcla. 

FoLQVET DE LvNEL : Tant fin*amors. 
Tant elle me désappointe. 

SUC y S, m,, chef, crâne, sommet de la 

tête. 

Can sera blanc mos sucs. 

A. Daniel : Amors e joia. 
Quand sera blanc mou chr/i 
Per las can as del suc. 

Gabivs d'Apchier : Aisî con bom. 
Par les cheveux blancs du chf/, 

Loc, Del suc entro la sahata. 

Rahbaud d'Obange : Als durs. 
Du sommet de' la r<fte jusqu'au soulier. 

Àifc. fb. Et les rêveries et pensées de son suc. 

Jlist. maccaronif/tie, p> /^i/* 1 



SUC 

2. ZuQUET , S, m, dim., chef, nuque. 

Loc. Del ZUQCET tro al talon 
Li fai complîda garnison. 
Devdes de Psades , Poime sur Us Fertu*. 
De la nuque jusqu'au talon il lui fait oompirt 
équipement. 

SUC, /. m,, la t. succ/i/, suc, sève, satin*. 

Can n* anrefs lo .svc estort. 

Dbvdes db Piabbs , AuM. cass. 
Quand tous en aures le suc extrait. 

Qnan per la hranca pneia '1 sucs. 

MabcABBUS : Al départir. 
Quand par la branche monte la sét^e, 

Lo aucx don mor 
Lo mons e s* estragola. 

G. FiovEiRAS : Sirventei Toelb. 
Le suc dont meurt le monde et s'élonflè. 

CAT. Suc, BSP. SUCO. POBT. SUCCO , SUgO.Vt. 

SttccOf succhio, suco, sttgo. 

2. SucaE , s, m,, lat. saceavium, sucre. 

Voyez Aldbete, p. 363. 

Es coma sucbb d* Alexandria. 

F. et FerL, fol. 3i. 
Est comme sucre d'Alexandrie. 

SucHB rosat. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 139- 
Sucre rosé. 

Sucbb si fa d* atgnnas canaTicras. 

Elue, de las propr., foi. tA. 
Sucre se fait d'aucuns roseaux. 

CAT. Sucre, it. Succhero. 

3. SucGOs, adj\f lai. sucgosuj, plein 
de suc, succulent. 

Tempra la aiocitat de las TÎandaa, et lai fa 
may succobas. 

Elue, de las propr., fol. 44- 
Tempèrc la sicctté des aliments , el les fait pi» 
sttcculents, 

CAT. Sucos. Bn. Sueoso, voKT, Smcoso. n.Sve- 
coso, sucoso, sugoso, 

4* SuccoziTAT, S,/., succosité, suc, 
chyle. 

Fegge,... sa operacio propria es la socoo- 
ciTAT de la prnmiera digestio. 

Elue, de las propr., fol. 54* 
Le foie,... son opération propre est la succosiU 
de la première digestion. 

XT. Sucosità, sugosità, sugositate, sugositade 



SUF 

SUCCAR, sucAK, sucQUAH, V., sucer, 
absort)er. 

SuGQUAiL per SQccio temprada. 

SuocA per bona aoccacio. 

Pauaa.^ ooto TÎel per qot sucqob aqoo que 

Trad. d^Mhucasit, roi. 55 , i8 et 4x 

Smcar par saœioB aoodér^ 

f née par bon snceinMiU 

PoM... eoton vieux pour qu'il absorbe ce qui lort. 

Si que dda codols e de las pcjraa doras sap 

wocAR oli e mel. 

F. et Fert,, fol. 5a. 

De sorte que des cailloux et des pierres dures il 
ait sacer huile et miel. 
Part prés, Svcahs et atyraxu aygas. 

Elue, de las propr., fol* i58. 

Smçami et attiraut eaux. 
CAT. Suear. xt. Sueeiare. 

a. Succio, s, /,, succion, sucement., 
absorptîoa. 

Socqnar per svccio temprada. 
Es poaaibie la soccxo del toc am Tentoca. 
Trad, d'jilbueasis, fol. 55 et 56. 
Sucer par sueeiom modërée. 
Est possible la succion de la place avec rentouse. 
tT. Smeâo. 

3. SuccACio 9 s.f», succion , sucement j 
absorption. 

Socca per bona tnocàcio. 

Trad, <ejlbueasis, fol. i8. 
Suce par bou sueemêRt, 

SUÇÇURAy S. f.^ lat. susuEruj^ muiv 

mure. 

Lu sDociTBAa dd cor e de la bocca. 

Doctrine des Faudois, 
Les mMrmures du cœur et de la bouche. 
ixc. va. Sons Pombre toajoars verd des myr- 
tes amoorenx, 

Qoa les tendres séphyrs animent d'an su' 
surre, 

ScivOLS OB SA.IHTB-MÀaTHB , p. 77. 

up. roBT. iT, Susurre, 

SUFFERREy v.^ lat. suffeure, souffrir, 

abstenir, empêcher. 

Qai suFVBBaB s' en pogaes. 

GiBAOB SB BoiREiL : Ops m'agrs. 
Qui abstenir s'en ponrrsit. 
A5C. CAT. Sofferir, soferir. it. Snffcrire. 



SUF a85 

2. SUFPllta, SOFPHIB^ SUFailk) SOFKU, 

V,, souffrir, endurer, tolérer, suppor- 
ter, consentir. 
Eo Tolb fUBBBXB so qa*aatr*om no svffbxba. 

PlEBBB BB BlAI : Eu SSt SOU. 

J'en reux soujffHr ce qu'autre homme ne sot^rira, 

SoBBiBAi wo qa* ai svpbbt ancaa. 

P. Vidal : Si col paubres. 
J'endurerai ce que j'ai emitire' toujours. 

Fig. Quan Dieas roi fai be , 
No el refos ni *1 aoaa ; 
£ quant al re m' ave, 
Ben sai svfbbia V afan. 

B. DE VBVTADOua : Pus mi preiats. 
Quand Dieu me fait du bien , je ne le refuse ni 
le dÀlaigne ; et quand autre chose il m'sdyient , bien 
je sais supporter la peine. 

Qo« no poeacB sopfbib Io faia 
Qa' el payres 11 engenrara. 

Srei», d'amor, fol. i3l« 
Qu'il ne puisse supporter la chaire que le père 
lui engendrera. 

— Permettre. 

Iran a'Diea, si lor o vol sofbxb. 

Raimokd db Gastblhaii : Mon sirrentas. 
Ils iront 4 Dieu , s'il veut le leur permettre. 

Degraa mi sofbxb c' tea vos aozes dir 
E mostrar ma gréa dolor. 
P. BasMOB RiCAS T^OTAS : Ben farsi.. 
Vous devries me permettre que j'osasse vous dire 
et montrer ma p^ible douleur. 

— Retenir, empêcher, abstenir. 

No m pneso suvbxb d* ona lea cbanso faire» 

P. Raxjiokb bs TovLOOSB : No m puesc 
Je ne me puis relenir d'une libère chsnson faire. 

Nais bom no s pot de vos amar svvbib. 
B. DE Vebtadovb : Non es meravelba. 
Nul homme ne se peut empêcher àe vous simer. 

Cîlh qae nal temps no n' oset, sy pot mtelba 
•uvBXB de caosa qae non a acostumada. 

XiV. €ie Sjrdrac, fol. 83. 

Celle qui (en) nul temps n'en uss pas, peut mieux 
•'abstenir de chose qu'elle n'a pas soooulumëe. 

— Patienter. 

Si os volets, no ns falb tensot, 
Mas suvBBTz, e veoccrcs lus. 

Deudes de Psades : En un sonet. 
Si vous Toules , il ne vous manque disputes , mais 
patientez, et vous les vaincrez. 



'^86 SUF 

Prw. Un reproohier ai apxit dir : 
Piéger e» sorniii qoe morir. 

Amaiiieu des EscAa : Doua per cui. 
Ua prorerbe j'ai enleodu dire : Pire est souffrir 
que mourir. 

Loc, SuvFaxa mort e paasio. 

Brtv»<ramor, fol* 169. 
Souffrir mort et passion. 

Part.pris, Plas auFvaiNs qne negus hermitas. 
BEBNAaD DE RovsiTAC ; Belhs m' es. 
Plus patientant que nul eraiite. 

Aicellas potas ardens 

Qui son d' aatrai marita iuprkvs. 

Marcabrus : Pus mot. F'ar. 
Ces putains ardentes qui sont des maris d'autrni 
consentantes» 

— Subst, En parlant d'un mari trompé. 

Maritz qoe marit fay soraur , 
Den Ustar d*atretal aabor. 

PisaaB d'Auvebove : Belha m' es. 
Mari qui ihari fait souffrant, doit tâter de pa- 
reille saveur. 

Part» ptu. Non pot eaaer sufvmrt ni atendat 
Qn' adea non cban , pas eatlns vey tomat 

G. ÂSBEMAa : Non pot esser. 
Il ne {>eut être souffert ni attendu qu'inceasam- 

ment je ne chante , puisque VéxA je Tois rerenu. 

Belh senher Dîeas , qoo pot esser supb.xt 
Tan estranh dois ! 

GiRAuD DE Calarsoh i Belh senher. 
Beau seigneur Dieu , comment peut-il être souf- 
fert si étrange douleur. 

Snbsu On pins ab mi dons m* aten 

Ni mais la prec, ien mays y pert , 
£ meins i tmep de bon sunsax. 
R. Vidal de Bbxavdun : En aquel temps. 
Oà plus je m'affectionne à ma dame et davan- 
tage je la prie, davantage j'y perds, et moins j'y 
trouve de bonne tolérance. 

CAT. ESP. Sufrir. poar. Soffrer , sofrer» xt. 
Soffrire, 

3. SUFEENSA, SUFRANSA, SOFaENSA , SO- 

FEANSA., ^. /. » soufTrance, patience, 
privation. 

Per razo m deoria valer 
A mors e servirs e merces 
E scpaxifaA e bona fes. 
ÂHANiEU DES EsCAS : Dona per cuy. 
Par raison me devrait valoir amour et le servir cl 
merci et souffrance et l)onnc fui. 



SUF 

Mon senber no*l fai be ni lurRAirsà. 
T. DE G. RiQUtEa ET D*AvsT0BC :Senh* Ea Aostorc. 

Mon seigneur ne lui fait bien ni privation. 
XT. Sofferenza. 

4* SuFaiMEir, soFRusir, f. m, y souf- 
france y privation. 

Plus vos am leyalmen 

Ab supaiMKir 
Qn' el marits ab janzir. 

GiaAUD DE CalaVSOV : Li mey dnir. 
Je vous aime plus loyalement avec pritnitioH que 
le mari avec jouir. 

CAT. Suf riment, esp. Sufrtmiento. poet. Sojii- 
mento. it. Sofferimento. 

5. SlTFFRIEEy SOFEIEE, SUFEIDOE , SOF&l- 

DOE, adj.y patient, souffrant, endu- 
rant , résigné. 

Amors toI qa* ien aia aoraxaa. 

FOLQUBT DE MAa8BILI.B : Pof entTBIDCt. 

Amour veut que je sois peUient. 

M' a fag sopBZDoa 

Manba jorns. 

G. Faidit ; Ges no m tudh. 
11 m'a fait enduroMt maints jours. 

Suhstanâv, Aîssi cam boa suppaïam. 

Aritaud de Maeueil : Ses joy. 
Ainsi comme bon patient. 
CAT. ESP. Sufndor. poet. Sofredor, rr. Scfft- 
ndore, sofferitorâ, 

f). SUFEACHA , SOFEAGHA , SOFEAICHA , tO- 

FEAiTA, S, /,, manque y disette, dé* 

nuement, pénurie, faute. 
Aissi s pert ad estros , 
Per soPBACHA d* ornes boa , 
Aqoest segle ves totz lats. 

G. Amelier de Toulouse : Ara lâiai. 
Ainsi se perd entièrement , par disette d'hommo 
bons , ce monde de tons côtés. 

Per soPEACBA de bes temporala. 

Liv, de Sydrac, fol. 17. 
Par manque de biens temporels. 

Fig, Saber no m fai sofracra 
De farnn novel sirventes. 
Beiitra5D de Borh : Guerra e treUIK. 
Le savo*ir ne me fait pas /auto pour faire un nos- 
veau sirvente. 

SoPRAXTA de talant. 
Gaubert, MOiMEDE PvictBOT : Ar tant dp- 
Mançut de désir. 



SUF 

ANC. FE. Grant soffrete a de pain d'avaine. 

Roman de la Rose, ▼. 10198. 
Mes de ce ont irop grant sonffrtte 
Qa^îl ne se pnéent solacier. 

Fabl, et eont. anc, t. I , p. 171. 

Car de viande aveient /o/jvifa. 

Mahie de Frahce , I. II , p. 77. 

Con cil qni a voit grant soufrMte. 

Rûman du Renart, 1. 1, p« 24i> 

7. SoFBAUGHiy S'f», manque, disette, 
faute. 

A lOPRAScvA d* ardLmen. 

GiRAUD DE BoRttiiL : Tala gens. 
Il a manque de oounge. 

8. SoFRACHiLLA ^ s,f,, manque , disette , 
dénuement, pénurie. 

Qoan Te a la soprachilla. 

Mabcabrus : Tan quan. 
Quand il Tient an dénuement, 

9. SoFRAiTz, s^m,, dénuement, disette, 

faute. 

Loe. Nala boa pretz no l' et en re sorRAiTs. 

E. Gairels : Lo rotsinhols. 
Nal bon mérite ue lut est (fait) en rien faute* 

10. SOFEACHOft, SOFftAITOS, SOFRATTOS , 

aàj,, souffreteux, pauvre, privé, 

manquant. 

Ces loa panbrea aoPRAcaoa 
No aenn per èla lebeltts. 

P. Garoiital : Quan vei lo segle. 
Poiai lea paarrea souffreteux ne seront par eux 
eoMTclis. 

\m cayliva doloyroaa, 

D* anaic e d^ aver aoi baghosa. 

F. d9 S, Uonorat, 
LachétiTe affligée, d'ami et d'avoir privée. 
Fig, SoFRAiToa de coratge. 

Aritavb 9b Marusel : Baxoe es. 
Hanquant de coeur. 

Suitt, Aitals oorts qne no i a bopraytor. 
GiRAin» SB Galansoit : Belk aenher. 
Tdle cour qu'il n*j a souffreteux. 
ARC. va. Tant foase d'argent sofreitoz. 
Ta ne aeraa jà sofretos 
De rien. 
Roman du Renart, t. U , p. ai4 et 187. 

1 1. SOF&ANHER , SOFKACNER, SOFRAIlfHER, 



SUF 



287 



soFEAXvGjrER , V. , mauqucr , faire 
faute. 

Ja vilan non dea hom planher 
Si 'l vetz bras o camba franher, 
Ni ren de sos obs sofraithbr. 

Beitrand db Borh : Moul mi plai. 
Jamais vilain ne doit liomme plaindre s'il 1c voit 
bras ou jambe so casser, ni rien de ses nécessité 
manquer. 

Ren no m aoFHAino , 

Sol qn'amor no m sofraxoita. 

AiMERi DE PBGUiLAni : En amoT trob. 
Rien ne me manque, pourvu qu'amour ne me 
manque pas. 

12. Suffertar, SOFFERTAB, SOFEKTAR, 

sovFRETAR , V. , suppoi^ter , souffrir , 
tolérer y endurer. 

Tôt en piltE SUFFERTAR 

So don antre s plangeria. 
Raimono de Gastelnav : Ges sitôt. 
Tout en paix souffrir ce dont autre se plaindrait. 

CoFen li *l gran mal sofxrtar. 

Poira d'Ortafas : Aissi cum la. 
Il lui convient le gi-and mal endurer» 

Non pnesc pns soffrbtar V ardor. 
Uh tbouRAOOUR ANORTiib : Seinor vos que. 
Je ne puis plus supporter raideur. 

Pan, prés» Dieos sufbrtav, 

. Li peooat per home se fiin. 

Brev. d*amor, fol. t3. 
Dieu tolérant, les péchés par bommes se font. 

Part. pas. Per nos son tan auFXHTATB 
Loa Tares fais. 
FoLQVST DE RoMAMS : Tornats es. 
Par nous sont tant tolérés les Turcs perfides. 

Aire. CAT. Sofertar, 

13. SUFFERTAIRE, StJFBRTAIRS , SOFER- 
TAIRE , SUFFERTADOR , SOFERTADOR , 

a4i-s souffreteux, patient, endurant, 

résigné. 

Fora pins sdffrrtador si aytals persona se 

daropnes sola. 

V, et Vert., fol. ào. 

Il serait plus résigné si pareille personne se 

damnait seule. 

Suhsi. No m' irais , 

Tant soi bos svfertairb. 

G. Faidït : Ara covc. 
Je ne me fâche pas , tant je suis bon endurant. 



288 SUI 

14. S0PFEETIBLB9 adj., supportable. 

Breos M.- peoa d* «qn»! 8eg1« e lOFmii- 

TABLA. 

Trad, de Bède, fol. 2a. 
Goiuie eit... la peine de ce monde et supportable. 

SUFFRAGUA.NT, suffraouan, s, m., 
lat. suFFiuoANTtf/n^ sufifragant. 
L* arciTe«qii« d« Narbona am sos turvaA- 

GUASS. 

Cat, dels apoêU de Roma, fol. t83. 
L'ardievAque de Narbonne avec tes iuffhaganU. 
Avc. CAT. Sttfragant. xt. Suffmgaïue, 

SUI A. 9 suKiA, suoA, s.f,, suie. 

De M. e de suia para. 

FoLQUBT DS LvsEL : Eoom del. 
De fiel et de suie pure. 

Amon e» com la béluga 
Qae coa faeo en la suga. 

Maacabrus : Dini tos. 
Amonr est comme Tëtincelle qui oouye feu dana 
la suie. 

Fam es... de sueia notritio. 

Bluc. de las propr.^ fol. l3a. 
La fnmtfe est... de suie nutriliye. 
CAT. Sut/a, 

SUILy soiix» #. /.« souillure, saleté^ 
fange. 

Qài la prega de vatL, 

FoLQÏJET SE Luvfil. : Tan fin' amon. 
Qui la prie de saleté» 

Enpastats coblas ab boill de diBCOTlnensa. 

Lahfeanc GtoALA : Lantelm qui us. 

Vous emp&tes des couplets e.'^ec fange d'inoonve- 
nance. 

a. SuLHAVsNT, S. m,, souillure| saleté. 
Splefidor... naysh de latz... ses tôt sulba- 

VUIT. 

Elue, de las propr., fol. lao. 
Splendeur»., natt de lumière... sans nulle souillure. 

3. SoLAR 9 SULHA& , V., souiller, salir. 
SuLBA tot...denrina. 

Elue» de las propr», fol. itk). 
Eouîlle tout.» d*urine. 

Ptu^. pas, La polpra , pois es solada , 
Non pot essor jamais genaada. 
Uh thoubadoua akohyme : Seinor vos que. 
La pourpre , après qu'elle est souillée, ne peut 
être jamais embellie. 



SUP 

SUILLA, s.f.,\at, suilla, truie. 

A goiza de suilla... qaer sa pastnra. 

Elue, de las propr,, hX.. Ii5. 
A manière de truie.,, cherche sa pâture. 

a. SuiLLo, S. m., Iat« suillo^, snillooi 
porc marin , sorte de poisson. 

Porc mari , dit oomanamcnt sniixo. 

Elue, de las propr., fiai. tSS. 
Pbre marin , dit communément suiUotu 

SULH, S, m,, seuil. 

Ab aqnesU paraola paaeet lo bdib. 
Roman de Gérard daRossUlan, fi»L 59. 
Avec cette parole il passa le saùl. 
IT. Soglio, 

SUMAC, sixAC, X. m., sumac, 5orte 

d'arbuste. 

Las erbas... ad obs del mestier de la Uaa- 
caria , so et assaber... simao. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 47' 
Les beriies... pour le besoin du métier de b tso- 
nerie, c'est à savoir... sumac» 
Aygna de mirt e sumac. 

Trad. iFÀlbucasis, fol. 55. 
Eau de myrte et sumac» 
CAT. Sumac, bsp. Zumaque» po&t. Samagn. 
n. Sommaeo, sommacco» 

SUMPTUOS, adj\y lat. suKFTUOSia, 
somptueux , dispendieux. 

Li temple sumptuos. 

Doctrine des Faudois. 
"Les temples somptueux. 
De tan longaa gaerra e de tan suxpnroii. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 181. 
De si longue guerre et de si dispemdiemu, 
CAT. Sumptuos, BSP. Swttttoso, fOBT. Samp' 
ittosoi ZT. Suntttoso, sontuoso, 

SUPERBIA, 5./., lat. supoibia, su- 
perbe, orgueil. 

Contra supebbia son fait d* nmilitat. 

Poème sur Boèce. 
Contre orgueil ils sont fiiits d'humilité. 

Lo diable qae fon gilat de paradb per h 
siena supbrbia. 

Hist, de la Bible en prov., fol. 3. 
Le diable qui fui jeté de paradis pour le si» 
orgueil, 

CAT. ABC. ESP. Superbia. esf. mod. pobt. So- 
berbia. xt. Superbia, 



sus 

2. SbpfcBBtoSy adj., saperbe, orgacil- 

leux, airogant. 

Suhsmm»., Lo cDPMRBios e r «Tir. 

Doctrine des Faudtns» 
Le smperbe et PaTtn. 

CAT. Smperàiot, nâê, SoberHoto, n,Stiperkioso, 

3. EvsupERBia, V,, devenir soperbe, 

enorgueillir. 
tig, O &Dc! o poWer! or te ùsupsaBu. 

La Barca, 
&iige! 6 poassièrel nUintenaot ta ^enorgueillis. 

C4T. Ensuperhir. xsp-» PoàT. Ensoberhecer, zt. 

SUPI, s. m., lat. %tswHun, sapin, terme 
de grammaire^ 

YojexPBJsciAirz^ lib. YIII, col. 8aa. 
Ed. PaUch. 
Dds gerondins è delà svpxs. 

Lejs dPamors, fol. 44* 
Dei gtfroBdib et éM gujpiiu. 

tiT. Ak^'. itp. »oaT. XT. Suj^non 

SJJSyprép., laL ansiuif, sursttui, sur, 
dasns. 
Voyez AxDaaTa, p. 37 1 ; Juste Lipsb, 

epist. 44»*^ Belgas. 

Lat feouM aiuiaTan lut la mar sans naTejr. 

F", de S, Bonbrat, 
Les femmee allaient sur la mer taos naTire. 

lac. va. 

Bnoores avev-Tona mal sms mal anlaaaé. 
Ta bénigne faveur YenlUe stu moi A^éteadre. 
ScitoLE sa SÂiaTB-MABTBi , p. 19 et 3o. 

^ ^d^. Sns* lâchant, en haut. 

Lera sva so qoe degra ëhaaer. 

H. BauasT : Pu lo dot. 
Lire en haut ce qui deTnit tonalier. 

Podem be aaber qne l' aogel sus 
Son de sa mort alegre e jaazen« 

l*OBs aa Gapduxil : ]>e tota caitioi. 
Ho» pon^ims lien savoir que lei anges là-haut 
Met de ea mort contents et joyeux. 

Lœ. 8ai o lai , o sus o jos. 

GiEAUD WL Boaaait. : Alegnr. 
Ci 00 là, en s» Aon! 00 en bas. 

Jde. eomp. Mi tomaa mon joi sus nisos. 

GaTAuaaa » Tiaul : DsssmparaU. 

IT. 



SUS aSg 

Vous me tournes ma joie tUtsus dessoâU* 

Torpat sa sus lia los. 

BBaTaA.ND aa Boav : Gent fai. 
Tourna de haut en bas. 

Un paac aa sus aa sus non ges preondamens. 
FiERBE DB GoRBUC : EL nom do. 

Un peu de sus en sus (superfidellement) non poidt 
profondément. 

Cette préposition se contractait aved 
l'article el : 

Qui '1 det lo oolp tsoh pa ab lo cotai. 

BxaTBAas aa Pabis de Roueroub i Gnerdo; 
Qui lui donna le coup sur Ds pied aree le couteau; 
Aac. CAT. Aac. asF. Sas, asa. non. Susà. 
POBT. Sus. tr. Susà. 

a. Dessus, dbsus, prép., dessuè, sur. 

Dxsus on destrier Taire. 
Ram^aus PB Ya^ubIbas : El Sbqar. 
Desiui un destrier gris-pommeU. 

Jdl^. Per qo* es absus qoan V antre son desots. 

RaHBAUP PB VlQUBlBAS : Aitspot. 

C'est pourquoi il est dessus quknd les antres lont 
dessous. 

Sukst. En la Û los Romaa Tengron al aassui. 
L'jirbre de Batalhas, fol. 5 1 . 
En h la les Romains vinrent au-dikfXMs. 

j4d9. eomp. Que '1 roda no s rire 

So DESSUS DBSOTB. 

FoLQDBT PE RoMAHs : Par Tuel. 
Que la roue ne se tourne c'en dessus dessous. 

Prép. tomp. Serets al dbsos dm. tota. 

Liif. de Sy4niù* fol* 4* 
Vous ieres au-dessus de tbos. 

Cette préposition se contractait aved 

l'article el : 

Dbsul plas hant loger. 
RiaBAUP PB Vaque! UJ : Honrat nanpMs. Yar. 

Dessus le plus haut lied. 
CAT. Dessus. Bsp. De sus, do suso, poaT. Dé 
ittso. XT. Di sskio. 

3. Eh sus^ adv,, en sus, en haut, dé 

plus. 

Ditt qn' ien am Un ant cnm pneac aa sus 
La melhor domna. 

Raxbaud PB Vaqubibas : En m requier. 

Je dis qne j'aime aussi liant comme je pois eji Siti 
la meilleure Jsme. 

»7 



290 SUZ 

Adv. comp. 

Passa per los A.lps de Paeymont a kh sus. 

V. de S. Honorât. 
Passe par les Alpes de Piémont par en sus, 

CAT. En sus. 

If. SusciTAR, V,, lat. susciTAR^^ siisci< 

ter, ressusciter. 
Soven SUSCITA los mortz. 

Trad. d'un Evetng. apocr. 
Souvent ressuscite les morts. 

Senher, qae sitscitisst \o filh del petit rcy. 

y. de S. Honorât. 
Seignear, qui ressuscitâtes le fiU do pelit roi. 

Giorificatz suscitabai. 

Passio de Maria. 
Glorifié je ressusciterai. 

Part* pas. subst, Tolz tremoUva de paor 

I.o SUSCITA Tz de Costa lor. 
V, de S. Honorât. 
Tout tremblait de peur le ressuscité à c6té d'eux. 

CAT. BSP. PORT. Suscitar, n. Sttscitare, 

SUTURA, s.f,, lat. sutura, suture , 
couture. 

Layssa la plagaa ses svtura. 
Ta, r ajasta am sutura. 

Trad. d*AUfucasis, fol. i6 cl |5. 
Il laÎMe la plaie uns suture. 
Toi , ajusle-Ie avec suture. 

ESP. POSLT. XT. Sutura. 

SUZOR, suoE, s,f,y lat. sudor, sueur, 
transpiration. 

Non avem mas polvera e la suzor. 
Guillaume de Tudela. 
IVous n'avons que poussière et la sueur. 

Tota la suoRS qoe le cors sna. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 8i. 
Toute la sueur que le corps sue. ^ 

ANC. FR. Chescon i ont la char moillîe de sttor. 
N*i a Normant tant proa qni en suor ne fut. 
Roman de Rou , v. 4626 et 4^98. 
CAT. Suor, ESP. Sudor. port. Suor, ir, Sudore. 

2 . SUZAR , SUAR , V, , lat. SUDAR^, SUCr, 

transpirer. 

Tota la snors qae lo cors sua. 

Fai fort suzar. 

Sel qae no pot suar. 

Liu. de SjdraCj fol. 81 , 112 cl ïoi. 



SUZ 

Tuule la sueur que le corps sue. 
Fait foiiement suer. 
Celui qui ne peut suer. 

AHC. CAT. Sudar. cat. mou. Suar, ssp. Sadar. 
PORT. Suar. ZT. Sudare, 

3. SuzARi, susARi, suAET, S, «I., siuîre, 
linceul. 

Avia facb aportar candeUs e susari 

y. de S. Honorât. 
Avait fait apporter chaudellcs et suaire. 

Las armas ala Dîens, los cors soari. 
Homan de Gérard de RoMsiilon , fol.^S. 
Que Dieu ail les âmes , le suaire, les corps. 

AHC. CAT. Suari. cat. mod. SudarL esp. poit 
iT. Sudario. 

4. SUZOLENT, SUZOLEN, SIGOLE3fT, adj., 

surge, crasseux. 

Un mantelh suzoleh. 

Pierre x>*AuteR6VE : ChanUni. 
Un manteau crasseux. 

De lana suzolehta. 

Deuoes de Pbaoes , A ut, cass. 
De laine surge. 

En lana sigouvta de berbitz. 

Xi>. de S^drac, fel. 77. 
En laine surge de brebis. 

ESP. Sudoriento. 

5. Teassuzar , TEASSUAR, V,, tninssuder, 
transpirer, couvrir de sueur. 
Trassvza , maa no de caot. 

Ràman deJaufre, fol. l{t. 
TraHspire, mais non de chaud. 

Podetz o proâr a ma color, 
Qaan vos remir, qoe s trassua e s cambia. 
AlMERl DE Peouilaik : Atressi m pren. 
Vous pouvea Peprouver k ma couleur, quand je 
vous conUmple , tu qu'elle se couvre de sueur ti se 
change. 

Part, pas. 

S* espasa vie a terra , d* ira fo trasczatz. 
Roman de Fierabras, r. il^. 
Son éfée il vit k terre , de colère il fut couvert >it 
sueur. 

Asrc. FR. Et 1r pel don dos lî tressne. 

Roman du Renartj 1. 11 , p. 3y 
Qoe j^ai ai cant qne je tressa. 

Roman de la Fioie/te, p. itû. 
ESP. Trasudar. it. Trasndare. 



SYM 

G. ReSUDàE , REZUDAR , V., lat. RESUDAH^^ 

ressoer. 

Excès de ealor ^uent aizuoÀi. sai&o fora lu 

* • 

Tcnai. 

Sluc. de las pràpr. , fol . 86. 
Eiois de chaleur làinat rusuer le sang bon des 

Per to que akana aigaa aaauDA.. 

Trud. tPAlbucasis» fol. i8. 
Paite qn'aocnne eau rtêsue. 

•Si départ del sano hbzodah. 

Etue, de las propr., t<A. 3a. 
S« sépare do seiig en ressuant. 

ur. PORT. Resudar^ rr. Risudare, 

7. RxsimAcio, s, /,, ressuage. 

Entro qoe sia abdîda la risudacio. 

Tmd. d'Âlbttcasis , fol. 5o. 
Jaaqn'â ce que toit disparu Le ressuage. 

ISP. Rn t sdan on, port. Rtmdaeào. 

STLEMPSIS, s.f., lat. syllepsis, syl- 

lepfie , figare de rhétorique. 

2»AA»4i(, eat cnm aingnlarU dicrio ptarali 

Terbo eondndilar nt : Sunt nobù minapoma , 

castanete mottes , etpressi copia laeUs. 

SosiPAT. Crarissi Instit, Gram.^ lib. IV, col. a5o. 

Ed. Potack. 

STi.aMPsi% et ajoatamen de diyenaa daozas 

per .1. Terb; sTLRMPtia ala non es nao con- 

cepiios. 

Leys^amors, fol. laa. 

Sfllepse, c^ett rénnion de dirers r^iaiw pour 
aa verbe ; la sjlUpse n'est antre cbose sinon con- 
ception. 

UT. Rsp. SUeptis. TOtLT/Sjriepse, 

SYMPHONIA.J sinphonia, s. f. , lat. 
STifPHOHiAy symphonie, sorte d'in- 
striiment de musique. 

Far siBrHoxrxA bmgir. 

GiRAUD DR CAX.AirsoH : Fadet joglar. 
Faire retentir la symphonie. 

— Accord de sons, concert. 

Qoe sTMPHOxrxA generalment sia acort de 
tels SOS , cam choros es acort de total Totz. 
Elue, de las propr., fol. 182. 
Qne sympKoide généralement toit aooord de tous 
aoat , coBune choNir est accord de tontes voix. 
€AT. Simfoma, sinfonia. rsp. Sin/onia. port. 
Sjrmpkonia. rr. Sinfonia. 



SYN 0.91 

2. Dtaphonia , s.f,, du gret ^m^mntnç , 
dissonance. 
E'I contrari dezacort sia dtaphomia. 

Elue, de las propr., fol. 181 . 
Et qu'au eontnire dissonance soit désaccord. 

SYNAGOGA, shtagooi, s. /., lat. sy- 
NAGOGA , synagogue. 
Ai esenbat pablicamen 
En la BiHAGOGA tôt Pan. 

Breif. d*amor, fol. t62« 
* J'ai enseigné publiquement dans la synagogue 
toute l'année. 

SxRAGOOAS , 80 es Iss escolss dels Jadens. 

Trad. du Code de Justinien , fol. 3. 
Synagogues, c'est-à-dire la écoles des Juifs. 

ARC. CAT. Synaguoga. cat. mod. esp. Sina^ 
goga. PORT. Synagoga. it. Sinagoga. 

SYT>fCR£SIS, STNCREZTs, f./.,lat. sTir- 

GRisis, syncrèse, Ggure de mots. 

Es sTVCRRstt confdsios de sentenda per 
raso de la transpositîo de las dictios. 

Leys dPantors, fol. i3a. 

La syntf^se est confusion de phrase par raison de 
la transposition des mots. 

La syncrèse était aussi une espèce 

de syncope : 

Stvgrisis fiii de doas sillabas ona. 

£e^i d^amors, fol. lai. 
La lynerèse fait de deux syllabes une. 

SYNTHEZIS, s./., lat. stwthbsis, syn- 
thèse , méthode opposée à l'analyse. 

Synthesis, est abî ex omni pavte confasa 

sont verba. 

IsiDOR. , Orig., fy 36. 

Strtbrzxs, en antra maniera dicba syn- 
tbosis , es paazamens de dictîos contra lo dig 
orde qae nainralnen devon baver. 

Leys dPamors, fol. 127. 

"Le. synthèse, en autre roaniàre appelée synthose , 
eu placement de mots contre ledit ordre qu'ils doi- 
Teot naturellement aroir. 

CAT. RSP. Siniesis. port. Synthèse. 

2. Stnthosis, s.f., synthose, synthèse. 

Syntbesîs , en entra maniera dicba strthosis. 

Ltys d*amors, fol. 127. 
Synthèse , en autre manière dite synthose. 



ac)» TAB 

SYSTOLE ,/•/.» lat. ststols , systole , 

contraction , figare de mots. 

Zvrre^»... fitantem CQm longa syUaba cob- 

tra mUooeni oorripitor, «Uqoa necessitate co- 

gente. 

DiOM. part, âM anU., lib. II , col. 437. Ed. PoUch. 



TAB 

SmoiMB Uj^., de sîDaba kmga, breo, t 
d* accen looc o agat , brea. 

Lejrs eTamort, fol* I3i. 

La ijstoU fait... de ijUaba Umgne, ])r^t n 
d'accent long 00 aiga , bref* 

6AT. lar. Sittole, pobt. SjruoUk 



T 



T, s. m., Tingtième lettre de l'alphabet , 
et U seizième des coasonnes » t, 

Traa letraa del abc... , 

J§^ Ifly T. 

Casiif BT : Amon. 
Tmif leUm de l'abc.., A , l| , <• 

TABERNACLE , *. m. , lat. tabmlnach- 
jÂtm, tente, pavillon, 
▲naro paie canpf deaeru , «t bsbitevo en 

Ion TASBBXAGUa. 

Elue, d» las propr,, fol. 1O7. 
AOeieat par lie ohampe demie , «t faabiCaiai eu 
knn fenlef • 

^r-« Tabernacle, 

L'aoUr de Dien eU taiibvaglx que fes 

Moraen el deaert. 

y. et Fert,, fol. 96. 

L'aatal de Diea et le tabemaeU if «e Sft Molie tm 

d^wrt. 

QoMeo dcU el tabbesacxk întrar. 

Tmd. €Fun Bvang, apocr. 

Que je doÎTe aa tabernacle entrer. 

CAT. Tchenuidê, bbf. fo»t. Tébtmmemio, n, 

Tahermûcolom 

TABOR» TAjnMm, s» m., de Tarabe 
TAKBOR) tamboar, caisse. 
Voyc^ Matans, Orig, de la leng, 
ç&p.^ t. II, p. 343 ; Dehina, t. III, 

p- 79- 
TtOBipaa« TABOBa , aeiaberas a penœ. 

BBBTBAJn» BB BoBB : liim «irveales. 
Truifettec , tmmbmyn, beani^rei et gnàdont. 
Li oom a laa trompas e'is dmbols e'ih tabob. 

Guillaume bb Tudela. 
Les cors et les trompet et les cymbales et les tam^ 
botin, 

Vlalaa, daniaa e tavboba. 

Un tboubabour abohyme : Scinor vos que. 
Violes, daaMi et tambours. 



ASC. FB. Son tabor aone et dea aaillent 

Hotnan du Rsnart , t. III , p. 333. 

Les nacaires , lea taiours et loa oon lam- 
sinois. 

JOIITTILLB , p. 34. 

CAT. lap. f%r, Tamior, xr* Tamburo, 

a. Tamborih, #• m., jouear de tam- 
bourin. 

Pagat aie ma meMBtrian* ao ea VAVBoani. 
Tit, de i536. Mamd, des Coms, de ManeUU. Mer- 

core de Fr., septembre, 1738. 
Psytf aux tvoie as^a^lnare, i^edrâ-dirs (»i) 
joueurs d^ tambourin, 

XT. Tooi^Bfàip. 

3. Tabo&bjab , TABOKEiAR | V, , tambou- 
riner, tourmenter. 

Ban parlar y e jociL partir, 
TaBOBBJAn 
E taole{ar. 
Gta A^ m CALASaoB : Fadet jogbr. 
Bien parier, et fiiire des jevs^fartfa , imsAounnir 
et joner de CMlagneftea. 

ABC. va. Il tambure et je aifilorai. 

Fmbl, et tant, ame,, 1. 1, p* W- 
Prendra nn tabor 
De qaoî ele ira tahorani, 
Bfiman du Rentart, t. III , p. 3fo. 

4. TABoairAa, v., frapper^ tourmenter. 
Fig» Eat paMamena me deatrenh e m xABoaii. 

G. RiQUiBR : No m ssi. 
Cette pensée m'tftreint et me tomnmante. 

TABUSTy s. m,, bruit y vacarme , agita- 
tion , trouble. 

Adonca fu grana la noiaa e lo tabuit 
De nongaa, de canorgoes , dederca mcnatt. 
itoNMii de Gérard de Hossiliam > loi. 89. 
Alors fat gnade la noite et le vacarme de a»- 

net , de chanoines , de dem menus. 



TÂB 

toc. Vu» N Adam cnlhic d«l fMt 
ho pom don tng em en tabus*. 
GuiLLAUJi* as Gabutaiv» : Ar tcj qn'eni. 

Depuis qa0 le leîgneor Adtm ciwillit de l'arlve 
U pomme dont noa* sooimet tons en troi$bU, 

ASC. va. 

Je n'ay point peor d« tes tibUnn à» noict 
No du $abui qol tant le monda noyct. 

Garnir, p. 211. 

Laa fécnliaca qui font dans lo traoaa et uibus 
dn monde. 

GAiras DB Bblut, Diversités, 1. 1, fol. ^oa. 

a. Tabustol f s. m., bruit, tracasserie. 

Tôt soaa , ses tôt tabostol, en .1. lîeg que 
trobet aisinat , elli se Ta n^etre tôt veslit. 

Philomena. 

Tout dooeement , mns nul bruit, en un lit qu'il 
trooTA pr^par^, il va m mettre tout Téti^. 

AXC. CAT. TabustoL 

3. Taiabvst^ s, m., bruit ^ vacarme, 

tapage. 

Un Taiaal plat, non. de bel fnst, 
Qna aal non mena VAi^kaasT. 

DlU^Bf DV P»A1»B0 , jiltM CaSS. 

Un Tnieieea plat, neuf, de beea boif, ▼» qae 
celiii44 ne mène pyi de bruit. 

4« TabustieBi s. m., vacarme, bourrade. 
Al premier TABUSTiai 
Qne fetz Caym, so avets aazit dire* 

P. Garsui AL : Atreisi cam per. 
A h première boumuU que fit GeXn % cela tobs 
«Tca oui dire. 



TAC agS 

Et le froid désespoir à nos portes tabutte. 



IT. Tambussare, 



Du Baatas , p. 432. 



5. Tabustâr, tabussae, v,, frapper, 
heurter, tarjtbuster. 

Un bosson 
Qae note o Jom TAsuavA sus el mor d* environ. 

Gun&AUJIB BB TUBBLA. 

Un bâier qui nuit et jour frappe sur le mur 
d'alentour. 

Tabcssa a la porta. 

Xo Moviel Copjbrf, 
Fmpps k la porte. 

Fig» Bcrtrana tots aoa vesis tabusta. 

Ztgrt iPamorSj fol. 199. 
Bcrtimnd tous ses Tobtns tarabuste. 

ASC BB. Coquins t ai vous me tabuiUz icy, je 
▼ona couperai la teste b. trestons. 

Babblais, Ut. u, eh. 18. 



TACA, TACGA, ^./., de Tarabe taga, 
tache, souillure. 

Voyez AxDBETK, p. 366 ; Musatori, 
Diss. 33 ; Deniita, t. II, p. 109. 
Joacliim près nn aynell 
Sens TAOA qne ac blanca pell. 

Trad. ^un l^van^. apoer. 
Joacbim prit un agneau sans tache qui eut bien- 
ebe peau. 

Sella TACA qne a el peîlz el ventre. 

DeUSSS de PbASBS , jiuM. cass. 
Cette tache qu'il a à la poitrine et au Teutre. 

Fig. Aqnest don osta tota ordara de Y arma , 

e la deneia perfechamens de totas tacas , 

e specialmena de la taca del peccat de 

laznria. 

F'.etFert.^fohB!^. 

Ge don Ate toute ordure, de l'âme , et la nettoie 

parfaitement de tontes taches et spécialement de la 

tecAe du pdcbë de inznrs. 

CAT* 7*000. Bsp. Tûea, tûcha. boet. Tacha, 
IT. Tacca, taceia* 

2. Taqueta, s, f, dim,, petite tache, 

petite souillure. 
L' enfantayritz non a taqubta 
De sang, mais es pnra e neta. 

Trad. sTun Bvung* mp^of. 
Celle qui en£inte n'a pas p^tUe iache de sang , 
mais elle est paie et nette. 

3. Tacamek, TECAMEiTT, S. m*, tachc ^ 

marque. 

La lona,... 
Alcos dizon qn'el tacambit 
De Pnmbra de la terra pren. 

Brev» éPamor, fol. 34* 
La lune ,... aucuns disent que la tache elle prend 
de Tombre de la terre. 

Vinha... en terra... salsogînoza, sa razitz 
pren tbgambht. 

Elue, de las propr., fol. aa6. 

La Tigne... en terre... saisugineuse , sa racine 
prend tache. 

/|. Tacos, <idj\, taché, sale, souille* 

Tostre vestir slan talbat 
£ fait azaot e benestan ,. 



1 



»94 



TAF 



E no sian lag ni tacos. 

P. Vidal : Abril Usic. 
Que vos fêiin soieot taillés et faits cooveoaUe- 
ment et bientëanU, et qu'ils ne soieot laids ni sales. 

5. Tagar, TkcnkWifV., tacher, souiller, 
salify maculer. 

Taçba sot bels Teidmenlz. 
DzuDU DE Pbades , Poëtne SUT les Vertus. 
Tache ses beaux vêtements. 

Fi^, Cant ac tots Iqs fralres tacatz 
De follors e de malvestaU. 

y. de S. Honorât. 
Quand il eut tous les frères souillés de folies et de 
méchancetés. 

Part. pas. La carn del filh Tcxia tacada.. 

Passiç de Maria. 
La chair dn fils elle voyait maculée, 

Fiç, En TQStra cort non pot intrar, so cre, 
Nnills hom tacbatz de naîlla laîa re. 
Cadbnbt : Ben volgra. 

Dans votre cour ne peut entrer, cela je crois , nul 
liomroe taché de nulle laide chose. 

CAT. AHC. B8V. TOCOT. ISP. MOD. VOikT. TochéO: 

XT. Tacdare, 
6. ElITAGAB , ERTACHAS y XHTBGAIl , V, , 

entacher, souiller. 

Qoi tocha la pes s'en bvtaoia. 

Trad. dé Bèdêj fol. 35. 
Qui touche k poix s'en souille, 

P€trt,pas, Tng n'em per engal 
Enqaoras istscat. 

lÏAT m Moirs : Si Vûi de Mobs. 
Tons nous en sommes également encore entachés. 

Aire. CAT. Eniaear, it. Intaceare, 

TAFUR f adf., de Tarabe dahue , pei^ 
fide, déloyal, fripon, joueur, trom- 
peur. 

Del rei tavok , 
Mais am sa cort e son atar. 

BBaTRARD DE BoRN : Pus la gens. 
Touchant le roi déloyal, davantage j'aime sa 
ogpr et son appui. 

Avol gens tavu&a. 

G. Faxdit : Ab cossirier. 
Méchante gent perfide, 

Fig, Tans talans tafues. 

PiURB n'ArvvRCNS : Dieus vers. 
Tant de désits perfides. 



TAH 

Suhst. Jdret sanh Marti lo bon tapur. 

Koman de Gérard de Bossillon, fol. 7. 
t^ bon yôttr6e jura ssint Martin. 

Yîlana, tapura, 
Flena d'enjan e d*n«nra. 

'BiiTiAHD SB DoBH : Mout mi plti. 
Vilaine , trompeuse, pleine de fraude et d'avarice. 

Aire. VR. Ainoois qnerroit nn grant tafur. 
Roman du Renart, t. TU , p. 3io. 

CAT. Dahur, AHC. Rsr. Tafur, rsp. mod. Tehur, 
PORT. Taftd. 

TAHINAR, TAIK4R, TATVAE, v.^ iliiïé- 

rer, retarder, tarder, chagriner. 
E*I desme de ^eîra e de ton troil no tii- 
HAR redre ; car, si O tairas, es pechaz. 

Trad, de Bèds, loi. 46. 
Et la dtme de ton aire et de ton treuil oe pas dif- 
férer de rendre ; car, si tu diffères cela , c'est péchc 
Perdon lor ehan per l' ivern qn* els taita. 
GoiLLAUVB DE BriovedaiT': Gan V<rj. 
Perdent leur chant par Phiver qui les retarde. 

On pins es désira tx grans jays 
Mais yal , e qnan pins tahuta. 

Pi Cahor : IratB chant. 
Où plus est désirée grande joie plus elle vaut , cl 
quand davantage elle tarde. 

Loe. Meisatgier, mot me tatka , 
Qaar tost non hiest lay. 

B. bb VehtadouR : £ naanht. 
Messager, mouh il me tarde, parce que tôt tu o'o 
pas lA. 

a. Tahia, s.f.f retard, délai. ^ 

Qne no £usas taiva , e t* endormas. 

Trad. de Bide, fol.80. 
Que tu ne fasses retard, et t'endormes. 

Aïs frairea reda lor dever establit ses tota 

taxva. 

Trad, de /« Règle de S. Benoit, toi. i;. 
Qu'Wiuc frères il rende leur deroir établi nns nol 
retard. 

3. Atahinar, ATAINAR, ATATVAB , V., 

différer, retarder, tarder. 

Loc. Lo ries pretz qn' avetz m* atahika. 

La covtessb bb Dis : A chaatar n'^ec 
Le noble mérite que vous aTes me tarde (me 
fait enrie). 

Lo joi qne mi n' atatha. 

G. KoSEL : Qnan lo ri us. 
La joie qui m'en tarde (me fait envir). 



TAL 

Part» pas. V eajanaire eneiaics qoer t la mort 
1m âtaijiatx tormeiu. 

Trad, de Bèd6,îo\.%i. 
Le trooipeiur ennemi cherche à la nort les tour- 
ments différés, 

AKC. PE. Lea membrea ramponèrent 
Le Tentre et êatsûnèrent. 
YsoWt li , faU. 36; RoiBat, 1. 1 , p. 174* 
Dont ma dame Vaeatnq 
Et «Ton cbienet la rampona. 

Fabl.'et cont, anc, t. IV, p. 3a3. 
Je JQJaate qae li lechterrea , 
Li ribana , K atiinez 
Toat oa pendox oa tramez. 

Roman du Renartj t. Il , p. 34i • 

4. Atatna , S./., retard, délai , attente. 

MoTon ait pros atatna. 

Ma bcabkus : Per lati M . 
SiMciteot aax preux retard. 

Herftmborc, la lejna , 
Qa' as mort per atatha. 

f^. de S. Honorai, 
Héraaihort , la reine , <pie tn as tnée par attente» 

AHC. PK. Qoi de coorrona et d*ataMne 

Sembloit bien estre moverrease. 
Roman de la Rose , t. ifyi. 

TAL, TAU, adj., taw, tel. 
Fia ben malaatrac jomal, 
Qa*aiie DoQba malaatrooa no'l fetz tal. 
Rahbaub D'OaAKet : Er no rai ges. 
Je fis bien nalhearense jonmëe , tu .qn'oncques 
nal malhearenx ne la fit telle. 

De TAii amor aai fina amana , 
D* on doc ni comte non enwtjf 
E non es reys ni amirana 
El mon, qoe, si n* apîa tau, 
Non a' en fexca ries eu m ien fan. 

B. DE Vehtadovr : Ges de cfaantar. 
De tel amoor je suis pur anunt , d'où duc ni comte 
je a'cnTÎe , et il n'est roi ni émir au monde , qui , 
»'il en ayait tel, ne s'en fit fier comme je fais. 

— Quelque. 

On Tenran tals cinc cena armât. 

BxRTiAMS DB BoRM : leu chan. 
Où île Tiendront quelques cinq cents arknéi. 
Taia Tetz ea no m paesc anfrir, 
Qa'ab mi mezena m' en azir. 

PetioIs : Pus de mon. 
Quelque fois il est que je ne me puis soufiVir, 
TU qu'arec moi-même je m'en irrite. 



TAL îigS 

Subst. Tals a* en (ai conbtes e parlîers , 
E caid* ester rica e aobrîers , 
De fin' amor, qn* ien n' ai doa tana. 
B. SE VEHTA]>ooa : Pal dois chant. 
Tel s'en fait empressa et parleur, et croit être ri- 
che et supérieur de pur amour, que j'en ai deux 
(fois) autant. 

Pro9, Tax. senbor, tal maynada. 

F. et Vert., fol. 97. 
Tel seigneur, tal domestique. 

Tai. paranla coni bom di, tal contre mostra. 

2'nul. de Bède, fol. 8 1 . 
Telle parole comme homme dit, le^ oosar il montre. 

Loe» Ien no i aai ni tal ni qoaL 

B. Zoaex : Jhesn Grist per. 
Je n'y sais ni tel ni quel. 

Conj, comp, Los secretz d*ome polon saber^ 
Pftn TALS QOI mièlla si poeacon fkr temer. 
P. GaBDIUAL : Âb TOU d' angel. 
Les secrets d'homme ils Teulent saroir, afin que 
mieux ib puissent se faire craindre. 

AHC. VK. Kenart respont : Ainz n'oï ud; 
Tiez se plaint n*a mîe de mal. 

Roman du Renart, 1. 1 , p. 11. 
Od tah arines ae Cambateient. 

Roman de Rou, ▼. i3736« 

La langue française changeant Ta 
primitif de la langue des troubadours 
en E, conserva longtemps les deux 
genres à tel: 

Si grant pAine et si tel dolor. 

Mabxb SB FaAircB , 1. 1, p. 58. 
Qnand ils Teirent qn*on leor tenoit uls ma* 
nîèrea contre eox. 

MORSTBBLBT, t. I , foh 200. 

RaTÎs d*amoarettea 
De Teoir telz fillettes. 

J. Mabot, t. V, t>. 178; 

cat. Bsr. POBT. Tal. it. Taie, 

2. Talment, talmek, adv>, tellement, 
ainsi , de telle manière. 

Arsenic, es aorpiment, talmbit dit qaar a 

color d' abr. 

Elue, de laspropr., fol. 267. 
Arsenic , c'est orpiment , ainsi appelé parce qu'il 
a couleur d'or. 

CAT. Talment, it. Talmente. 

3. AiTAL, A1TALH, AITAU , adJ,, tel, pa- 
reil, semblable. 



^g6 TAL 

Qdaii parli d' actau gén$, 

P. Vidal : Gct pel temps. 
QvBnd jo (Mrle de. parêilleê %m». 

Si Tolittc de nottre pa , Tolontîers to 'n da- 

riaa d* attalb co V avem. 

PfeiLonvA. 

Si TOUS TOttUes de notre pain , Tolootiert Doas 

Toos en doDDerioos de pMreil conaie noos TavoDS* 

Ar^AU aai francs et amordt , 
Car Tole na dona qa' aitals foi. 

Baimoss de lliiATAL : Dsls (^natra. 
Tel je soU frtDc et aoioarettz, peroe que nia dame 

Tôolot (fue fa/ je fosse. 
AHr. m. 
Une Mtf ço dit l*en, par itel achoiion. 

Roman (URou, t. 781. 
D'ittMTjr viandes oomme il meiame estoit serris. 
Chr. de Fr., Aec. des MiiU dé Fn, t. III, p. 181. 

AHC. CAT. AyUd» AKG. K8P. AtOl, « 

4. Ateetal, adj,^ ^6^1 9 pareil , sem- 
blable*. 

Marit qai marlt fai snfren , 
l>ea tastar d* atestal sabor. 

Pierre d'Auveishe : Belha m'es la. 
Mari qui mari fait aouffnmt , doit tâter de pareille 
sâTanr» 

Voyeï Al. 

5. Talio yS.m.y lat. talio, talion , puni'» 
tion pareille à l'ofTeose. 

Portar la pena del tauo. 

L'Arbre^ de BatmUuu, foL aSQ. 
Porter la peine du talion, 

CAT* Talio, "ËSf. Talion, port. Taliâo. zt. Ta- 
lione, taglione, 

TALA, s,f,, de l'arabe talaA^ défaut, 
défectuosité , vice. 

Non penra ni dan ni tala . 

DevDcs de Pràdss, a us. cass. 
!Ne prendra ni dommage ni défecîuotité, 

Loe. Senher Dîens, mot m' o tenc a tala. 

FoLQUET DE Marssille : Seober Dieos. 
Seigneur Dieu , moult je le tiens à défectuosité. 

CAT. ESP. PORT. Tala, 

TALECAt 5./, poche, pannetiére. 

Près aa talrca.... Sa talbca al col. 

Abr. de VA, et du N. Test., fol. i5. 
Prit sa besacci.,. Sa besace an cou. 



TAL 

kl gilos qa*«atr* entalec, 
Ro cnm carnets en talbca. 

Gataodav le Vieux : Lo Tendeeb. 
Le jalons qu'aotiv entailla, ronge eonsM ^- 
meau en pannetiére. 

CAT. ESP. Tal^a, port. Taleiga. 

TALEN y TAiiAHTy taLan y #. m., du grec 
éiAi/v, envie, désir, volonté, goAt^ 
penchant, disposition. 

Pns de chantar m* es près Tiitilrs, 
Farai nn vers don sni dolens. 

Le govte de Poitiers : Pns de. 
Pnisquo de chanter il m'a pris envie, je feni on 
vers de quoi je suis dolent. 

Tnit a plorar repaiien mai taxast. 

Poème surBoèce. 

Tous à pleurer retiennent mes désirs^ 

Non ai talax Taire. 

G. AsBEHARt Bem'acHops. 
Je n*ai pas goûl changeant. 

Poia lo reys e *1 coms Bichartx 
M! an perdonat lara mais taxass. 

Brrtrasd de Borx : Ces de làr. 
Puisque le roi et le comte Riehard m'ont panlona^ 
leurs mauvaises dispositions. 

Avc PR. De cnmbatre orent talemi, 

RmamH de Rom, v. i9l(5o> 

Talent me prent de retomer. 

FabL et eémt, mme,» t. II, p. fo. 

lÀ pardnna snn mal talent. 

Roman dé Rau, ▼.7610. 

Tant qn*il aoroit oublié son mal taJtmt, 

FaoïssART, t. m , p. 3». 

CA.T. TaienL isp. port. xt. Tahruo, 

a 4 Talsntos, aé^',^ désireux, en?ienz. 
Ane de re no fn tan talbrtos ni tan desironi. 
Roman de la Frise de Jérusalem, fol. 16. 
Onoques de rien il ne fut si envieuse ni si d^reas. 

Es de prêts talrvtosa. 

Beitrahd de Borh : Basm tan. 
Elle est de mërite désireuse. 

ESP. Talantos, 

3. Talsittiu , a4f^, désireux, envieux. 

So qn' om mi defent en Toill, 
C* amor don* nn cor talrstiv. 

H. Bronet : Ah plasers. 

Ce qu'on me défend je «eux , tu qu'amoor demie 
un cteur désireux. 



TAL 

k' Talehtâr, v.> désirer, être empressé. 
Pmrt. pas, 

Poeû Tesgro li antra de ferîr talivtat. 
Bowutn de FierabruSj ▼. 2727. 
Pais TiarBDt ]«• aatret de frapper emprusés, 

5: ÀTALnrTAMSHT I s. m.y désir, envîe. 

A li anTidor doue atalbittambmt. 

La Barca, 
Qn*aaK entendeiirs il denoe désir. 

6. ÀTALBirrAE , V., faire envie , inspirer 
des désirs , être agréable , convenir. 

Me plaseu e m* atakxvtats. 

AavAUV 9E llAROEtL : Dooa tel qne. 
Yevt BM pliiiee et mmfaUu «m^. 

Si dar no lî ataxbmta. 

Raucovd 9S MiftATAL i A Dieo ve. 
8i le donner ne lai com^mU pes* 

— Plaire, charmer. 

Fer qa' es fols cel qœ s n' atalbvta. 

LAHraAJf c GiGALA : Gloriosa nocU. 
C'est poarquoi est fou celui qui s*cn chanite. 

En trop d* orgoeill s' ataxavta. 

B« 2i0R0i : Entre tots. 
En trop d'ovgneil il se pUU» 

AVG. nu Et ce qui plot U amîaue. 
Bmmam dm RMmrt, La Ya1.u*ub , t. II, p. 190. 

Yenil oommender, il nCttuUente. 

G. GoxABT, 1. 1 , p* a5. 

àMC. CAT. AtaUntar. bsp. Atalantar, xt. AtUi" 
lentare. 

7. EirrAKBimxKHT, #v m., désir, pen- 
chant, disposition, affection. 

Fer r BXTALBirTAMXHT de charitat. 

Dd BSTALBirTJLiuurT de pietat aven qoe 

hom aia dol estraiu. 

Trad* de BhU, Toi. ao et 67. 
I^r le ]^mehant à charité. 
De U disposition à pi^tf il adrient qu'on ail 
donlenr étrange. 

Axc. FB.. Tant ont grant tntaUntement 
0*cir ccle sentence lire. 

itooiaii dé la Rosêj ▼. 19681. 

8. Ehtauditos , ^dj*, désireux , em- 
pressé. 

L* BSTA&BHTOs pencdement-. 

Trad,deBèds,M.5o, 
Le repentir empressé. 

IV. 



TAL ac)7 

(). Ehtalehtis, adj\, intentionné, dis- 
posé , désireux , empressé. 

Mot §0 lo Sarrasi fers e mal BHTALBinis. 
Homan de PUrabras, ▼. 627. 
Movlt fat le Sarrasin ftfrœe et mal disposé, 

Avc. va. Xntalentis et appareiUies de oom- 
batre. 
Entaientû de ce fiire qoe il avoit eneoni- 
mencie. 
Chr, de Fr., Rec, des BisU de Fr,, t. m , p. 199 

etBi3. 

10. ElTTALEIlTAB, XRTALAXTAX, V. , être 

empressé, disposer , désirer, rendre 
désireux. 
Part, pas, 
Del întrar de Tolosa Vos mi butaixhtats. 

ùvihLkVKE DE TUDELA . 

De l'entrer de Tonlonse vons me rendes désireux. 

No y a Franoes no sîa mot bvtalaittats. 

Boman de Fïerabrasj ▼. 79. 
Il n'y a pat de Français qni ne soit mecdt em- 
pressé, 

AHC FB, EntaUntet de oeate honte Tencier. 
Gestes de LouU4e-Débomu, Bec. des Hi»t, de 

Fr., t. VI, p. 149. 
L'ambnr da pays m*B fort muaUenU. 
Légende de Faitfeu, p. ao. 
CAT. Bnenlentar, tTg lataientare, 

1 1 . EsTALERTAiL, V,, ôtcr Venvic, empê- 
cher. 

Fer BSTALBITTAB 

D* esser Tolontos e volans. 

Dbuoes de Prades , AuM. tass. 
Four 6ler V envie d'Atre volontaire et volant. 

12. SoBRXTALAir, S, m,, sut-désir, désir 
extrême. 

Ja non cresatc 

Qoe SOBBBTALAV 

Ja m' ane garan. 

GiBAUD DB BoaNBlL : Ja m vai. 
Jamais ne ccojes que dltffirexln^me jamais m'aille 
garantissant. 

Si m forsa en re mo sen soBBBTALAirs. 

BlacAssbt : Si m fsi. 
Si sur-désir me force en rien mon sens. 

TALMUT, s. m., Talmud. 

EU Jozieas lais a lor Talmut. 

Brev. ^amor, fd. 84. 

38 



298 



TAM 



Lcx Ju(£i je laiiisu à .Ifur Tulmud. . 
CAT. Ta/mut, uv. pomt. Ttdautd. n.Tfdtnade. 

TALO, s, m»,j lat. talvs, talon. 

Yen acorren, siU pren per lo TAU». 

Poème »ur Boèce. 
Vient accoaeant , il le prend par le talon. 

Loi* pels anaTO jaacas aïs talos. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 95. 
Leur» cbeveux allaient jusque* aux talons. 

Loc. Eacorgeron me del cap 
Tro al TAU). 
Le com-tb m Pointas : fin Atvemlie. 
Elles qn'écorclièrent de la têle jua4|u*aa tahn. 

Loc.fig. Ti' emperalre , ab lo cor al tau> , 
EsperoDet. 
Bamiavs de Vaqueiras : Senber marques. 
Ii*empereur, avec le cœur au talon, ëperonna. 

De toi rie trobar 
No m Ten hoin al talo. 

P. Vidal : Ajostar. 
En tout riche trouver homme ne me vient au 
talon* 

CAT. TaJô, ESP. Talon, port. Talao. zt. 
Tallone, 

TALPA , s.f,, lat. talpa , tauf^. 

Talpa no ve, ans a loa hoeU desolz lo caer. 

Natun^italatnas bestias. 
La taupe ne voit pas , mais elle a les yeux, sous lu 
cuir. 

Fel de talpa. 

Devdbi de Pbades, y#i/j. cass. 
Fiel de taupe, 

CAV. Talpa. it. Talpa, taJpe. 

-^ Taopière, crevasse, cavité. 

Fig. De qae movo las t'alpas ? '— Las talpas ve- 
non de 1* ayga que fortmen cor sotx terra. 
Liu. Je Sjrdrac, fol. 5i. 
De quoi proviennent les cavités? -~ ha cat'ités 
viennent de Teau qui court fortement sous la terre. 

TAMARLSC,^. m., lat. tauxuiscus, 
tamarin, arbrisseau. 

Tamabxsc,... sa acorsa es... médicinal. 

Elue, de las propr,, fol. 226. 
- Tamarin,... son ëcoree est... médicinale. 
CAT. s«p. PORT. xt. Taman'ndo. 

TAMIS, s, m., tarais, sns. 



TAN 

.Fis estueyras e- tamis. 

Raimoud d'Avigvon : Strvens lar. 
Je fis garde-mangers cl tamis, 
Tro sion en polvera lornat 
E per TAMIS aiotil paasat. 

Decdsb de Peadcs , jéus. cass. 
Jusqu'à ce qu'ils soient «n poossière toaraéi et 
par tamis fin pasae's. 

AHC. CAT. Tamis, esp, Tarniz. 

TAMPIR , V, y fermer, barricader. 
Part. pas.. Dedins a las portas tampidas. 

R. Vidal de Bezaudcit : Uoas novai. 
Dedans il a les portes^êrinee^. 

2. EsTAMPi&y v.y fermer, boucher. 
Part, pas, A nna porta passada 

D' nna gran sala longn' e lads, 
E pneis troba n' antia pedta , 
Qne fon barrada et esta.xpzda 
Dedina» 

Roman de Jaufre , fol. 3i. 
Il a une porte passée d'une graude salle longue t\ 
large , et puis il en trouve une autre petite , qai fui 
barrëe e\ fermée dedans. 

3. Dbstapar, V., déboucher, retirer. 
Lo bondohel destapa , e '1 n* a begnt aiaau. 

Roman de Fierabras, r. i^Sg. 
Le bouchon il retire, et il en a ba «sacs. 
CAT. ESP. poET. Destapar, 

TANCAR , TAiTQUAR, 1»., boucher, fer- 
mer, barricader, encombrer. 
Apres a fah las portas Floripar be taecar. 
Roman de FierabrasM ▼• aSgB. 
Après Floripar a fait bien barricader les p«le». 
Las portas... per ellas uieteyasas si tahquak. 

Lelt. de preste Jean à Frédéric, fol. 43. 
Les portes... par elles-mêmes se/ermeji/. 
Si ben la boca non tança m. 

Sertebi de GliOME : Manbs ries. 
Si bien la bouche nous ae fermons pas. 

Fi'ff. Qni son cor enclan ni tamca. 

Gavaudak le Vieux j A la pu5. 
Qui son coeur enclôt ni ferme. 

Part, pas. 

D* ornes e de bestias era pie e tavcat. 
Venç al ns de la cambra , si la trobet tavcada. 
Roman de Fierabras, ▼. 246 et 2759. 
D'hommes et de bétes il était plein et encombrr. 
li Tint À l'huis de la chambre, il h trouTa bar- 
ricadée. 

CAT. Tancar. port. Tanchar. 



TAN 

a. TAUCADirAA , ^'f*, fermeuire, ar- 
moire. 

Mal es naba gardada 
Dîna aYol tahcadura . 

SiivEii seGikoke : Ed mal. 
Robe ott mal gardée dans méchante amwirt, 
CIT. Tiineadura, 

3. KsTAHGABy EST4ziQUA&y V,, éUDcher. 

€aa lo Bas sagna ad home e no '1 pot ks- 

Liv. deSxdrae, fol. 117. 
Quand la oea saigne à l'homme et il ne le peut 

^ Arrêter, contenir, calmer. 

No m pot nolhs hom bstakcâr , 
Si no m fai penre o liar. 

6. Adhemak : S' ien conogaes. 
I9al homme ne me peut arrêter, s'il ne me fiiit 
prendre on Uer. 

Tro que foron lay on estet 
L' enfant , et aqni a* bstahqubt. 

T^rudU dPun Evang. apocr. 
Jnaqa'i ce qu'ils furent là où se tint l'enfaitt , et lA 
il /arrêta' 

Gieta ao que manja. 
Que re en la gorga no a' ssta^ca. 

Dsvnta na Paanaa , jÉuM.eass. 
n jette ea qu'il maage , de sorte que rien dans la 
geige ne t^arréis. 

Fig. Per qn* el désira amoros no s* aarAiiCA. 

H. Bamnr : Cortesamen. 
Cest pooiquoi le désir aaMmraaz ne i^anréu pas. 

— Rassasier. 

Nojris e aadola et sstahca totx loa fams. 

F.etFert.ttoL^i, 
Nourrit et soûle et rassasie tons les affamés. 

Part. pas. Tro qn' el crits es totz bstahcatz. 

Roman dû Jaufre, fol. fyj. 
Jusqu'à ce que le cri est tout calmé, 

Ajic. va. Ke il ceste dolor vc^esianee. 

Fabl. et cont. anc., 1. 1 , p. iSq. 

CAT. aap. roax. Estancar. it. Stancare, 

4. Restamcab, V., étancher. 

Si tos nas ti sagna e no '1 podes RssTANCAa. 

Liv. de Sydrac, fol. 117. 
Si toa nés te saigne et que tu ne le puisses étancher, 

— Arrêter, cesser. 

Feu nxsTABCAR la osl qœ non aue avan. 



TAN 299 

Alniiran , dis Mahon/fiiitz Vasant aE&TANCAft. 

Roman de Fierabms, v. SgiSct 333i. 

Il fit arrêter l'armée qu'elio n'sillepas.en avant. 

Émir, dit Malioroet , faites l'assaut cesser,. 

Del cridar se aisTAUQuaT. 

F". de'S, AUxis. 
Du crier il s* arrêta. 

Qa* el fazon tlrar a cavallz 
Tro la plaia, sens bistaivcar. 

V. de S. Honorât. 
Qu'ils le lassent tirer à chevaux jusqu'à la plage , 
sans arrêter. 

Subst. A nos non deo far lor donars 

Trop dîr, ni pànc lur restaxtcars. 

P. Barba r Sirventes non. 
A BOUS ne doit pas faire leur donner trop dire , ni 
peu leur arrêter* 

5. Akestancar, AKESTAirQUAR , v^ y ar- 
rêter. 

Arbstahqubrov se près d'aqnî. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. i5. 
Ils /arrêtèrent près de là. 

Pstrt» pas, 

Entro sns a la porta no s son arestaitcat. 

Roman de Fierabràs, v. 325a. 

Jusque sus à la porte ils ne se sont pas arrêtés, 

TANDIUS, adu,, lat. tavdiu, aussi 
longtemps que. 
Il était corrélatif de QUAimius. 
Tavdxvs sera lo* poble ses péril qaandÎQs 
sanbra fire de santor sofrir. 

Trad. de Bide, fol. 8. 
Aussi longtemps le peuple sera sans péril ^u'il 
saura longtemps souffrir lo frein de sainteté. . 

AHC. F R. Tandis la nnit s'en va, ses lumières 

s*éteignent. 

Malberbe, liv. I. 

Tandis com ils forent à ce sîége. 

Gestes de Louls-le-Débon,, Rec. des Bis t. de Fr,, 

t. VI, p. i36. 

TANHER, V,, convenir, être néces- 
saire, appartenir. 

A cel qae pas li pot tahhbb. ^ 
Bertiand de Born : Moût mi plai. 
A celui qui plus lui peut convenir. 

De totas avetz la flor, 
Dompna » mas merces bi tare. 

GiRAUD LE BoL'X : A ley de. 
Sur toutes vous avez la fleur , dame , mais merci, 
y est nécessaire. 



1 



3oo TAN 

Ed niant Inoei s* ave 
Qa* el mal taivo qn'd bea Tenta* 
Gon.i.Auna db Camu/tâiw^ : Aneaialt no. 
Eo méinta liras il advioit ^'il cùnuiwnt qna le 
bien rainqae le mmI. 

Plnt rio joy aï conquis 
Qb' a mi no 8 tajihia. 

PBTROit : Quota». 

Plnt noble joie j'ai eonqnite qu'a moi il n'appar^ 
tetuùt» 

A»o. CAT. Tat^r. avc. lav. Taâên 
a. Tahhbdob,#. m., proche, ami. 

Etteve non a tahhkdor, 
Qoan ten pcndota, qoe je 1 plor. 
P. GAtoiHAL : D' Seleveb 

EitèTe n'a pet de proche, quand il sera penda , 
qui jamais le pleure. 

3. AtAKHBB, ATAIHONEEy V. , Ut, AT/1- 

nme, caavenîlr^ appartenir. 

Gea tan rio joi no m* ataUv. 

Guillaume db Balaun : Mon ▼«!• 
Point ei noble joie ne m'appartient. 

Al alen marit Tolgr'ien nn paac atabbbk. 
AiBBU BB Bblliuot : Mot a greot. 
An sien mari je Toudrais un peu convtmir* 

Tôt so qa* a amor s* ataixg. 

Huouu DE Sautt-Cti : Ane enemics. 
Tout oe qu'à amour il eùtwientm 

ASC» GAT. Aumymr, abo. Btv. AtM9r» iv. At- 
terurt. 

4» PnLTAHHKH, PBaTATNHBBy V», UtPBB- 

TiNEBff, appartenir, convenir. 
Pneit anreta to qae pbbtahb 
A bon prêts et a ricor. 

GiKAUD LE Roux : A lej de. 

Puis TOUS aures ce qui appartieml à bon mérite et 
à vertu. 

Se PBBTATXHA a faîr to que laa bamanalhs 
peraonaa devîan Mr. 

PHILOMEBA. 
Qu'il conviemne de fairo ce que les humaines per- 
sonne devaient faire. 

CAT. Pertanjren sa». Perttnfcer, pobt. Perteu- 
eer, it. Pertenert. 

TA.NT, TAK, adv,, lat. rkurum, tant, 
autant, si, tellement. 

Seoes lieys non puesc ▼îure , 



TAN 

Tabt ai ptet de a^amor gran faml 
Le oohtb db Poinsat ; Ferai cbanaoDcU. 

Sans elle je ne puis viTre , tant j'ai pris gnsdt 
faim de son amour ! 

Peccats a tav doaaa aabor. 

Gatavbab lb Vieux : Pau pastiee. 
Pécbé a si douce sayeur. 

Loe. Tro trobi prêts, si tabt et qn'en loc sit. 
Havbavb »t Bbawbii t Ha Peii«. 
Jusqu'à œ que je trouve mérHa, si Itfnf est ^'ca 

lien (quelque part) il soit. 

H on a par en ta« qnan lo mon te. 

PitTOUTA : Ancmais. 
N'a pas de pareille en autant que (en tout ce qae) 
le oioode contient. 

ABC. Bav. Envio nna aaeta tant gran. 

Poema de Alexandro, oop. IO87. 

ABC. roBT. Tarn dî|[na e tam neoeaaaria. 
Çkron» del rs Alfonso V, prol., 1. 1 , p. aos. 

Adv, eomp. 

Ane de lectnari non li det tabt bi qu4Ht. 

F* de S, Momùrai. 
Onoques d'Asctuaira il ne lui donna tant ni gtuud 
( peu ni beaucoup). 

Cil qne non amon tab bi quaw. 
T. D'Aimai m ftauaAur wt b'E&iab bIJisel : 

N Elias. 
Gens qui n'aiment tant mi ^VÊUid (peu ni liean- 
eoup). 

A cda qne Dîeo non creiran non aprofe- 

Cbari BI TAB MI CAB. 

Hp» de Sjrdrae, fol. 9S. 

A ceux qui Dieu ne croiront pas ne pniCina »i 
tant ni quand (ni peu ni beaucoup). 

ABC. ra. Tos jors li va merci criant , 

El ne respont ne tant ne quant. 
Fabl. et eont, nnc, t. IV, p. 77. 

Per qn' ien non poesc mon cor partir Aa taxt. 

PoBs DE Capdueil : Tant m'a. 
C'est pourquoi je ne puis séparer uMm cœur toadaiH' 

Aa TAB la dona 8*ea levada 
En pet. 

R. Vidal de Bbxavduh : Unat noras. 
Aussilit la dame s'est levée en pieds. 

ABC. va. Commence ton termon à tant 
Et dîst k tous en tndience. 

Roman de la Rose j v. 1 10)7. 

Per tabt mot planbs no nt etpaven. 

OziLS DE Cadastx : Asaata c». 
Pourtant ma plainte ne vous éponraute pas. 

GoDosc be que per amor marrai» 



TAN 

E ges rmK ta« d'cmor no m pMw partir. 
PUDMOV : D'tmor no m poète. 
Jd «mnaiB bien que par amonr j« mourrai , et 
point pourtant d'amour je ne puis me a^r^. 
Plats mi goerra e m tap bo 
Entr'ela ries homei qoe ao , 
E dSe PBE QHS irx psa tait. 

Pisiss DB BsiGSAAC : Bel m' et cant. 
Ma plaît la guerre et me mit bon entre lea poit- 
ants faommea cpii tout , et je dis pourquoi et eom- 

CtH^, eomp. Tabt com d' argent val mais aura. 
DsvDEs SE Prades, Auz, cost. 
JtÊiamt comme or raat plus qu'argent. 
L* am TAV cuM pnesc ni say . 

AiVAVD SE Makvbil : Gui que fit. 
Je Faime Mtiant comme je puis et mit. 

ASC. rs. 

Ne ji aia nias Lobier terre en pais ne tendra , 

Tami comte en Normendie U qoena Bichart 

Roman de Rouj v. 4^^ 
Tajit qvkwt cbaacoa ama pin» ton proame, 
TAvr er ait el règne de Dieu. 

2'rad. de Sède, toi. a3. 
jtutamt que cbacun aime plus son prochain , au- 
tenl il sera liaut an royaume de Dieu. 

Qui noa aoate tait Qvair per «erra annam. 

Poème sur Boèce» 
Qui Dona soutient tant que par terre nout allont. 
Tav tso qus rasoa li cosaen 
De &r bcn a son aeryidor. 

BiCHAss SB Babsecicvz : Be Toiria, 
Tant Jiuqu'à ce que raison lui consent de faire 
Lien à aoo aerriteur. 

Tro qne pncaca bh tau venir 
Qu*ab moa bnels son bel cor remir. 

P. ViSAL ; G«a del joi. 
Jusqu'à ce que je paisse venir en lmt< ^u'avee mm 
jeax son beau eorpa je eoniemple. 
CAT. TanL, Bs». non. Tmt» vobt. Bon. rr. 
Tmuo. 

a. Takt, tah, adj.y\7X, tjlvtus, tant, 
si nombreux, si grand. 
Dans la langue des troubadours , le 
mot taut étant indéterminé , empor- 
tait avec loi l'idée du plariel , quoique 
le substantif auquel il se rapportait fût 
au singulier. 

En LansoEÎ, ont a trag mant cairelh 



TAN 



3oi 



En VABVA tor, tavs ninos e tabt anvan 
Fag e desfsg» e fondât tabt caatel, 
E TABT aver toit e donat e mes* 
E TABT colp dat e recenpnt e prea, 
E TABTA fam, TABTA sct et TABT son. 
BsBTBABS PB BofeB : .QnaB la noTeUa. 
En Limousin, où il a tirtf mainte caircanx en ii 
nombreuses tours , si nombreux mum et si nom- 
breuses fortifications fiiit et dëlait, et renverse si 
nombreux châteaux , et si nombreuses ricbetaes en- 
levé et donné et dépensé, et si nombreux coup* 
donné et reçu et pris, et si grande faim, si 
gnuuU soif et si grand sommeil. 

Tabta Yea?a, tabt orfis ooaaelhar, 
Bajibaus SB Yaqusisas : Honrat marques. 
Tant de Teuves ^ tant d'orphelins protéger. 

AVG. VB. 

Nobles et renonmes de tantes ▼ictoires. 

Dnqnal noos avons U deaana parlé tantes fois. 

Chr. de Fr„ Asc. des Mist. de Fr,j t. Ifl, p. si i 

et aïo. 

Subst, Qui no sap devesir 

Tabtz d* entre r abts. 

GiBAUS SE BosNEiL : Leu chansonela. 

Qui ne mit diviser tant d'entre tant, 

hoc. Ben V amsT'ier, bney Fam dos tabs. 
E. FoHSALASA : De bon luec. 
Je l'aimais bien hier, aujourd'hui je l'aime deux 
(fois) autant. 

Me fane trop piecb qn^elba no m fai oen tabs. 

G. Faisit : Tant a ponbat. 
Je me fais bien pire qu'elle ne me fait cent (fois) 
autant. 

Don ja bes non li Tenba 
Ses mil tabs de dolor. 

PoNS SB Capsueil : Ben es folhs. 
Dont jamais bien ne lui vienne mnt mille (fois) 
autant de douleur. 
ASC SB. Et si disoies qne ceni tans 

Ere pins liele et pins plesans 
Qne pncele que ta séosaes. 
To iec pins bcle et plus plesans 
Qne eele n'est cent mile tans 
Qui eest anel m'aToit doné. 
Fabl. et eont. anc., t. II , p. iflS et4a3. 
CAT. Tant. Bsp. pobt. it. Tanto, 

3. T^VTET» adtf, dim., Tàjxrillum, tan- 
tinet. 

Diminntivas, coma tabtbt. 

Lejrs d*amors, fol. lOO. 
Diminulives, comme tantinet. 
pobt. Tanttno, 



3o2 TAN 

4. AlTAHT, AYTANT, AITAIT, AYTAH, Odv., 

nu tant, tant, si. 

Paa lo mais aitait bos m* es, 
Bos er lo bes après l'afan. 

B. DE Vertasoub : Non et. 
Puisque U mal m'est si bon /bon sera le bien après 
la peine. 

AiTAHT, ses plus, via hom quant vîn jaazens. 

SoBDBi : AiUnt ses. 
Autant, sans pins, vît homme quand il vit joyeux. 

Adv» comp. AxTAU tost el Ta mandar. 

Philomeha. 
Aussitôt il va mander. 

Ab AiTAïf m'er ^ans gaotz totc mais que 
m'en avenha. 
GuiLLAuas SE Saikt-Didiei : Pus Un. 
Partant me sera grande joie tout mal qui m'en 
advienne. 

lea , senher, poesc niî d' axtah vanar 
Qn*ea vostra cort ai saabat gent estât. 
Ravbacd de Vaqveiras : Honrat marques. 
Moi , seigneur, je puis d'autant me vanter que 
j'ai bien su me tenir dans votre cour. 
Prép. comp, 

QaascDs pot laîasar en «on linbatge 
ArrAHT D*efan8 que Toa paesc*esser pros. 
Bebtbavs de Bout : Bel m'es quan. 
Chacun peut laisser dans sa lignée autant <f en- 
fants que l'un puisse être preux. ^ 

Conj, comp, Axtaxt cou al premer dia. 

Cadeket : Oimais m' surets. 
Autant comme au premier jour. 
AiTAV vezina com es lo dega de l'ongla. 
A. Daniel : Lo ferm voler. 
Aussi voisin comme est le doigt de l'ongle. 
AiTAiTT QUAiTT oiara ni terra pot tener. 
G. Faidit : A lieis cui am. 
Autant que mer et terre peut contenir. 
Cascom de nos em eh aitaht plus nobles 
e plos antz bh cart ploa propriamen porta 
en si aqneata image. 

y, et Fert,, fol. 33. 
Chacun do nous nous sommes en autant \^xa Wi- 
blés et plus élevés en ^iMsiw/ (que) plus proprement 
il (chacun) porte en soi cette image. 
ANC. asp. 
Atan maloa enaiemploa non fagadea sobre nos. 

- • Poema iiel Cid , v. 2741. 
ANC. CAT. Ajtant. 

5. AlTAHT, ATTAMT, AITAW, ATTAN, adj., 

tant, si nombreux, si grand. 

Aytamtas bonas cansos 



TAP 

E tanx bon mot aorai faj. 

B. DE VBNTADOva : AiUtttas. Far. 

Si nombreuses bonnes chansons et si nombreai 

bons mots j'aurai fait. 

Avia roogot teropeatas e faoliaa ArrAinis 

naaa périr. 

F.etyert.,ïo\'^. 

Il avait m& tempêtes et fait périr si nombixux na- 
vires. 

Loc. Que no sia eortea e gens parlans... 
E no valba ab amor cent ait ans 
No faria, s* esta v* en so cabal. 

Cadenet : Heravilh me. 
Qu'il ne soit pas courtois et bien parlant... et De 
vaille pas avec amour cent (fois) autant qu'il oc fe- 
rait , s'il était avec son chelel. 

le ns amava mil aitans raais qoe me. 
Beranokb de PalasOL : Bona dpmiia. 
Je vous simais mille (fois) autant plus que moi. 

ANC. CAT. Ajrttmt. 

6. Atretant , ATEKTAN, odp,, autont, 

tont mitant, aussi. 
Pas qa*ATRETAHT es Tes Diens encolpsis 
Selb qae manten laïron qaon ea lo laire. 
P. Caadinal : Un sirventes vaelb. 
Puiaqu'autan/ est vers Dieu inculpé celai qui 
soutient voleur comme est le voleur. 
A celat r am atbitan , 

Fe qn'îed U dey, 
Cnm s'agaes fait son drat de mey. 

P. Rooisas : Per far. 
En secret je l'aime tout autant, foi que je Isi 
dois , comme si elle eût fait son amant de moi. 
ANC. VB. Car il n'est riens on monde que Diex 
autretant bace. 
Jehan db Mbcno , Test,, v. i536. 

TAPABEL, s. m., battoir, bâton. 
Ab .1. gran tfoa de tavarxk. 

Lvfs dPttmon, fol. 39. 
Avec un grand morceau de battoir. 

TAPIN , TAPI , TAPIT , at^\, caché , ob- 
scur. 

Voyez Leibnitz, ColL éi^m,, p. 65. 

Fo dessus cnberta per art tapxna. 
Mais n*agro H garso e gens tapinA. 
Roman de Gérard de Rossillont fol. 
Fut dessus couverte par art caché. 
Davantage en eurent les valets et la gent obscure. 
Adv. comp. En Alvernbe, part Leiuou, 
M'en aniey totz sols a tapi. 
Le comte de Poitiees : En Alverobc. 



/• 



TAft 

En Auvergne, au delà de Liinonsin, je m*en allai 
toat teul en tapinois. 

S'en anet ▲ tapit en Fransa. 

Cat. deU apost. de Roma » fol. i54> 
S'en alla tn tapinois en France. 

IT. TapÎMO. 

TiPINOZIS, s./., lat. TApnrosis,tapi- 

nose, figure de rhétorique. 

Tapoiosts est eontra di|^itatcm rei loagnae 
hamilis ezpoaitio , nt est : Marcido dies soie 
pallet. 
DioMis. part, dtorat,, lib. U, col. 445» ^- Put«cb. 

EsTAPfivous hnmilitalz o abaysshaiBens,so 
es cant hom prohancia, nomna o apela al- 
qntia canza gran per nom bas et hamils. 

Ltjrs ^amors, fol. io8. 

La tapinose «st hnmiUttf on abaissement , c'est- 
à-dire qoaad oo ptODonoe, noasma ou appelle aucune 
choce grande par nom bas et bnmUe. 

TAPIT y TAPI y S, m., lat. TAPETem, ta- 
pa, tapisserie. 

Non Tolia sna son liech tapits e enbertors. 

F", de s. Honorât. 
He Toalait pas sur son lit tapis et couvertures. 

Sna .1. TAPIT àe aeda se son aaetiais. 

Guillaume db Tuobla. 
Sar BU tapis de soie ils se sont assis. 

-^Souqnenille. 

Ai! cam fora dreîtx pelegris, 
Si ja mos fhstz ni mos tapis 

Foa pela siens belbs bnels remirats. 

G. RunsL : Lanquan li jorn. 
Hélat ! comme je serais droit pèlerin , si jamais 
mon bâton et ma souquenille par les siens beaux 
Tcox Aait regardé. 

Ajc CAT. TVy». BSP. PORT. Tapu. it. Tapptto. 

TARA, s.f., tare, déduction d'un cer- 
tain poids, déchet, défalcatiour 

Voyez MuEAToai , Diss. 33. 

La pouria, per jlu, e mîeeh de tara per 
qoinial. 
Tit. de 1438. Hist, dsliimes, t. III , pr., p. 258. 
Im poierie, poor dooae et demi de tare par quintal. 

Tara dels floria del conte de Savoie. 

TaH/dêS monnaies en propençal. 
Tan des florins dn œmte de Savoie. 

CAT. Rsp. PORT. IT. Tara, 



TAR 3o3 

TARDAR, TARZAR, V., lat. fARDARcr, 

tardor, refarJcr, prolonger. 
Aras no m* en pnosc plus tardar 
D* un novel sirventes /aire. , 

Raimokd dc MiRATAL : Aras. 
Maintenant je ne m'en puis plus /on/erd'ua sou- 
veau sirvente faire. 

Qai pogoes tarxar la mort 
Un jorn o dos que non vengnes. 

GiRAUD DK BoaifBtL : Ben es. 
Qui pourrsit retarder la mort un jour ou deux 
qu'elle ne vint. 

Se TARZAVBzr tan 
Li comt'c îll duc e ÎU rei e li princi. 

Bestrawd de Boaiv : Ara sai eu. 
Se retardaient tant ïee comtes et les ducs et les 
rois et les princes. 

Si bo'l TARDA no s* en desesper ges. 
GuiLLAuiiE DE Sairt-Didies : Aissi eum. 
Quoiqu'il tarde qu'il ne s'en dàespère point./ 
Part. prés, stibst. 

Qoe li TARZAX no s mesclon ab V arden. 
OriLs SE Cadastz : Asssu es. 
Qoe les retardants ne se mêlent pas svec les 
ardents. 

Part. pas. 
Trop val lueyns dos quant es trop tarzatb. 

Lanpianc GioALA : Si mos chants. 
Beaucoup moins vaut don quand il est beaucoup 
retardé. * 

Substantiv. Sens e tardats 

Adni prêta e*l dona. 

GlSACn DB BOBNEIL : La flors. 
Sens ti prolongation amène mtfriu el le donne. 
CAT. RSP. PORT. Tardar. it. Tardarû. 

a. Tart, tard, adj., lai. tkkjïus, tard , 
tardif. 

V ns es boa, V antre mak, l'os tart, l'autre 
correns. 

PiEBBE DB GoKBiAC : El nom de. 
L'un est bon , l'antre méchsnt , l'un larA/, l'an- 
tre courant. 

/-oc. Ferai cbanso Ul que , quant er apresa , 
A qoadaun sera tart que guerrey. 

Bbbtsans DE BoBN : Pus li baron. 
Je ferai chanson telle que, quand elle sera 
apprise, il sera terrf (Urdera) à chacun qu'il guer- 
royé. 

Tant 1! es dc vos vexer tard. 

HuccEs DE Saint-Cys : Bella donna. 
1 Tant il lui est lard (larde) de vous voir. 



3o4 



TAR 



Adv. Tart me ve e taet mi dits. 

G. BcSEL : Pro ai del. 
Tard elle'me Tient et tard elle me dit. 

Adv, comp. Ane pois Dîeat TàftT vi ab oka 
No cre Tolgaes vostr* onniisa. 
TORCAFOLS : ComuiMilf. 
Ooeqnee depuis je ne crois pas que tard ni à 
bonne heure Dieu Toolût TOtre honaear. 

Takt o tsmn 

De cobeseia os plaDton ort. 

Gatavsait le Vieux : Pats pessien. 
Tard ou temps (tôt oa tard)... nous planteat jai^ 
din de cooToitise. 

Pos es prÎTatz ▲ tart s* en fng. 

Dbuoes se PiAoBs , Auz. casâ» 
Après ija'il est appriroisë à tard (diflScilemeot) 
il s'enfuit. 

Los bes d*amor venon a tart. 

P. Gaioinal : Ben tenb. 
Les biens d'amour Tiennent à tard (tardÎTement). 

AHC. F R. A tare Toos en repentirés 
Quant loT malice sentirés. 

Roman de la Rose, t. 1684^. 
Qoi m'iiime bien, à tanin* ohlie. 
Ifouv, rec, defabU et eont. anc., t. Il , p. i54« 

E'I Tots dels «ozels son*e tint 
Ab doats acoort matix b tart. 

A. Daviel : Ar Tei Termeils. 
Et la Toix des oiseaux résonne et retentit aTec 
doux accord matin et soir. 

Non vlearia o tost o tart. 

Liv. de Sjrdrac » fol. 40. 
Ne TÎTrait ou tôt ou tard» 
CAT. Tard. bsf. port. Tarda, tarde, it. Tarda, 
tardi. 

3. Tarda, s,/., retard, délai. 

En mans locx val mais tarda qne cocba. 
G. OuYiBR d'Arles , Coblas triadas. 
Sa matnlsiisax Tant daTantage retard ^ue presse. 

4. TardoEj^j./., lat. TARDOR, retard. 
Loc. El pcos coma , can o sanp , non o mes en 

TARDOR. 

Guillaume de Tudela. 
Le preux comte , quand il le sut , ne le mit pas 
«n retard. 
CAT. Tarda. 

5. Tamansa, s.f., retard. 

No s caion qa'el fassa tal tarkassa. 

6. ZoRGi : Non laissarai. 
Qu'ils ne se pensent qu'il fasse tel retard. 



TAR 

OAT. Tardansa, rsp. Tardanza* fort. Tar- 

danca. it. Tardanza, 

» 

6. Tarbitat, s, fi, lat. tarditat^w, 
lenteur, retard. 

Am... tranqnilîtat e TARDrrAT. 

Trad. d'Albmcasis, fiil. 5o. 
Arec... txRBqoillité et lenteur. 

n, Tardiihm tarditaêf. Mrditfidt 

7. Tardsca, s,/,, lenteur. 

Sa TARDEZA sîgnifica frenleza. 

Elue, de las propr., fol. 5^ 
Sa ienfenr signifie faiblesse. 
IT* TardezMO* 

8. Tardameiit, TARZAVEiTT, X. m,, reUid. 

Pois que tardavrvt i es. 

En demora, so es en tarsambvt. 

Trad. du Code do JutUmiam, C»L 5o et 7. 
Puisque retard 7 est. 
En demeure^ c'est-A-dire en retard, 

AXG. FR. 

Qnoiqne haaté, long n*eat le tardmnaiL 
Luc DB LA Porte, trad. des Odes d^Boraee, Uf . I. 

p. 3i. 
XT. Tardamento. 

9. Tarsiv, adj.f tardif, lent. 

U pins TARDIC. 

Trad. do Bèdo , fol. 83. 
Les plus tardifs. 

Las semensas tardevas. 

Hist. de la Bible en provençal , fol. ^^ 
Les semences tartUt^es. 

Fig. De dir ver tardius e Te^onhoi. 

6. RiQuna : Jamais noa. 
De dire Tcrs lent et honteux. 

EX9, PORT. Tardio. rr. Tardive. 

10. Tabdios, a^\, tardif, lent 

Lo celariers del mostier... no sia tardios. 

Trad. de la règl. de S. Benoit, fol. 16. 

Q«e le cëUrier du monastère... ne soit pas lai- 

11. Tarbiee, taeziee, adj.f lent. 

Es mot TARDtBRS S far sa Tolnnut. 

F.etVeH.,UL.ik' 
Il est noult Untk bxn sa volonltf. 

Qoe o demostres en obras, que no 7 ùs 

TARZIRRS. 

JLrarr : Diguas me tu. 

Que tu le dtfmoDtres en otiTfes , que ta s'y sois 

pas lent. • 



TAR 

II. DeSTAKDAR, DESTAnZAR, DETARDAX , 

v.y retarder, recolef, larder. 

Ylh U m DEtTA&sA , e yen V enans. 
GuiLLAUMS DE Saiht-Gregori : Nuejl e jorn. 
Elle me la retarde, et je l'aTeaca. 
Part, pat, Mollas gaerras ravian estardat. 
Cal. dels apoMt, de Roma , fol. 17a. 
De ooaftl»reiisas guerres l'aTaient retardé, . 
Fig. EnanMta ai aoa enans 

E DESTARZATs totz SOS dans. 

Baxvoud de MiEAYAL : Aissi cum es. 
J'ai avance tes arantages et reculé Uiu» tes dom- 
mages. 

i3. Dkstaat, s, m., retard. 

S* oioiaia mi pren ncgn* dbstartz. 

GiEAVD DE BoEMEiL ; Que le. 
Si tomin ais me prend nal retard* 

14. KwTAwmàMENf S, m, y retardement, 
retard, délai. 

Per lo EETA&DAJIEH. 

Lejrs d*amors, fol. 9. 
IVmit le retardement. 

Retaedameh de la paga. 

TU, de i3ib. Doat, t. XV, col. 234. 
Retard du paiement. 
rosT. Retardainento. it. Ritardamento. 

i5. Retabdatiu, atij,, retardatif, pro- 
pre à retarder. 

Oc movement et retaedatxva. 

Bluc. de las propr,, fol. 25. 
De moQTement elle est retardative. 

1 6. Retaïdiu , adj,y retardif, qui est de 
nature lente. 

DiclioS RSTARDIVAS O OlOtS RETARDEUS. 

Leye d*amorSt fol. 8. 
Expressions retardives on mots retardifs, 

17. RzTARDAR , v., relarder. 

SOlabas retardivas, qnar vezelz qae re- 
TÀEooE la TOtz e la pronanciacio. 

Lejfs d'amors, fol. 8. 

Sytlabes relav^ires , car vous royes qu'elles re^ 
tardent la toIx et la proDoncialion. 
cAT. ESP. fort. Retardar, it. Ritardare. 

id. SoBRBTABZAa, adj, , snr-rctardcr , 
retarder beaucoup. 

Part. pas. M* es lot acors 

SORRSTARZATZ. 
GlEAUD DE BoRNElL : Alcgrar nie. 
M'est leur accord sur-retardé. 

IV. 



TAR 3o5 

Qoani es sorretarzaz. 

Palais : Adreit. 
Quand il est sur-retardé. 

TÂRÀ.VEL, s. nt.^.dulat. TEasam, ta- 
rière, trépan. 

Tn perforas... am tarats£. 

Al taratel es redonda extremîtat. 

Trad, à^Albucoiis» foL 5o el Sg. 
Tn perfores... avec trépan. 
An trépan est ronde ^extrémité. 

TARIDA, s./., urtane» 

L* esteU guida , 
En lo gran mar, la tarida 
E tots navilia qo*en mar son. 

Srev, <Pamorj fol. 92. 
LVtotle guide , dans la grande mer, la tartane et 
-tons navires ^i en vaiar sont. 
B8P. Tarida. 

TARIN, tari, s, m., tarin, sorte de 
monnaie. 

Soa anberc no li valo k» prêts d« dûs taris. 
Toa los asalirets ab .c* melia «aru. 

Roman de Fiarabras, ▼. 1776 et 4620. 
Son haubert ne Ini Talui le pris de deux tarins, 
Yons les asaaillires aveo cent nùUe tarins. 
ma. Tarin, it. Tari, teri, 

TARIR, V., tarir. 

Am pane mètre et a m trop gitar, 
Poiria tarir la gran mar. 

Libre de Senequa. 
Lren pen mettre et avec beaucoup jeter, (on) 
ponmit tarir hi grande mer. 

Tarir, atan'r,,., aytal camplimens de aîgni- 
ficat non es conogatx en romans. 

Lejrs€Pamùr$, fol. 102. 
Tarir, atabir,..» pareil eoupWment de signifi- 
cation n'est pas connu en roman. 
Part, pas. Si las aygaa no lor fosaan tarioas. 
Las... aygnas lor eran falidas e taridas. 
Chronique des Albigeois, col. b^ et 16. 
Si les eaux ne leur fussent taries. 
Les... eaux leur dtaient faillies et taries, 

2. Tarimbh, j. m., tarissement, épuise- 
ment. 

Pro *n trop fans d' on hieysson malvestalK 
Don ja , per sert, non peuran tarimrr. 
P. Cardinal : To lo mons. 
Asscs j'en trouve de fontaines d'où sortent uie'- 
cliaucctés dont jamais , pour sûr, elles ne prendront 
tarissement. 

39 



3o6 TAR 

TA.RJA, TAàoDA, 5./., targe, targue, 
bouclier. 

Voyez Leibnitz , Co//. étym,, p. za4- 

Colp n* agra ieo receobatx en rot ta^jâ. 
Bcethaiio dbBoeh : Non eslani. 
Coup j'en aurais reçu sur ma targe. 

Tal colps II det en la targua. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol> 2Q. 
Tel coup il lui donna sur la targue. 

La TA&GUA qae portava lanwt e mieg del prat. 
Roman de Fierabras, v. 4809. 
La targue qui\ portait il lança au milieu du i>ré. 

Fig, Espirîtals ta«ja , es ferma fes en cor. 

Tfnd. de Bhde, fol. 79. 
Ta/ye spirituelle, c'est ferme foi en cœur. 

AHC VR. Roni|ient beaames, et targes fendenf. 
Roman du Renart, t. IV, p. 1 (m). 

RSP. PORT. Tarj'a, it. Targa, 

a. Tabgar, V., targuer, eDorgueillir. 

Merces ea cansa tAn larga 
Qoe de ben faire no a taroa. 

P. Cardinal : Jhesum Crist. 
Merci est cbose si gëoéreuse que de bien faire 
elle ne se targue pas. 

TARTALHAR, v, , trémousser, dé- 
mener. 
Tôt jom contendi e m baralb , 
M' eacrim e m defen e m tartalb. 

fisaTRAHD DE BoRN : Un sirventes. Far. 
Toujours je conteste et me dispute , je m'escrime 
et me défends et me démène. 

Us fols , ab son agrey, 
. Qne s nanga e s tartalba. 

GiRADD DE BoiHsiL : Qui cbantar. 

Un fou , avec son agrément , qui se querelle et .se 
démène. 

Ksp. Tartalear, it. TartagUare, 
TARTARASSA , s. f. , milan , btise. 

Tartaraa'ia ni vootor 
No sent plus len carn pnden, 
Com clerc e prezicador 
Senton ont es lo manen. 

P. Cardinal ; Tarlarassa. 
Milan ni vautour ne sent plus vite clinir 
puante, comme cirrcs et pre'dicatcurs scntcut où osl 
le riche. 

PORT. Tartarnnha. 



TAS 

TARTARI, s. m.y lat. TARTAEifin, tarlrc. 
Tartahi, es... fets del ▼! en Testrenidel 

tonel iudunida. 

Elue, de lat propr., fol. 19}. 
Tartre, c'est... lie du vin dans le fond du tonnao 
endurcie. 
ESP. PORT. IT. Tartaro. 

TARTUGA, TORTUGA, j./, tortue. 

Voyez Deniita, t. III, p. 142. 
Bec de tartuga. 

MarcabrDS : Dirai vos. 
Museau de tortue. 

Tortuoa»... nnlh antre animant abescata. . 

lia vezica. 

Elue» de las propr. , loi. 260. 
Tortue,:, nul autre animal avec ëcaille... n'a rosir. 
CAT. ssp. Tortugo, PORT. XT. TartarugtK 

TASCA, TASCHA, s.f., tasque, sorte de 
besace. 
Voyez Denika , t . III , p. 8 i . 

— Sorte (le redevance. 

Las T ASC AS de lot lo sobredig fen. 

Tit. de 1243. Arch. du Rof^, J i 836. 
Les tasques de tout le susdit 6ef. 
Tôt lo fea e totas las tascbas. 
Tit» de 119a. Arch. du Roy.,, Toulouse, i.'iiti 
Tout le fie f cl toutes les tasques. 

•X, Tasqueta , s,f» dim,, besace, sac. 

David près la tasqurta on solia portar soa 
pan qaan anava après las fedas. 

Hist. de ia Bible en prm^mçal, fol.SB. 

David prit la besace où il avait coutume de por- 
ter son pain quand il allait après les brebis* 

TASSA, TASÇA^ s,/,, tasse. 

Cotels et saliners panxo prumieraroent; 
Pa, TASSAS, o anaps porto scgandainrot. 

Elue, de las propr., fol. 75. 
Couteaux et salières posent premièrement ; paio . 
tassesj ou gobelets portent secondement. 
Pren... tascas pleuas de bon vin blanc. 
Rec, de remèdes en provençal, fol. 1. 
Prends. . . tasses pleines de bon rin blanc. 
CAT. Tassa, esp. Taza, PORf . Taca, it. Tasza 

TAST, s. m,, trace, marque, indice, 
vestige. 

Per yezer si trobai^n ni pezada ni tast 
De nnlhn creatara que passes pcr lo g<i<t. 

F. de S. Hont>rai. 



TAT 

Boar Toir •'Us tronreront ai «mpninte làt pietl 
DÏ v€Siig9 d« nuUtf créatore qui putât par le d^ri. 

AXC VA» Polis iest et aoef an tast, 

Jioman de la Rose, t. 544* 

cLT. Tatt» itp. IT. Tasto, 

2. Tastar y V., tâter, goûter. 

Ane non tastkt de à dosta tabor. 

AuRii DE PEGUiLàiH i A Tos A.mon. 
Qnequcs il ne idla de si douce aavear. 

De la qnal cent hom taitàva. 

Trad. d'un Evang, apocr. 
De laquelle quand on goûtait, 

Fig. Marits, qaemarit faiaiifren, 
Dea TAeTAR d'atretal sabor. 

PisaiSD'Auysacvs : Bélha m'es. 
Mari , qui mari fait aonfirant , doit tdier de pa- 
reille BiTear. 

Aie FB. Moolt a?ea poi tasié d*amor. 
AoMMJi de Partonopex de Btois, not. des Mss. , 

t. IX, p. 6a. 
CAT. Tastar. it. Tastare, 

3. Tastoitak, v.y tâtonner^ caresser. 

Det Ihi nna donsella a TasrozraA. 

Roman de Gérard de Rossillon, foi. ^O. 
Loi donna une dooselle à tâtonner. 

Aie. VR. Et tastonnant avec la main soignense 
L'obscurité de la naict. 

Œufres de Du Bellay, fol. 44 1- 
Ad médecin qni Tient , soir et matin , 
Sans nul propos tastonner le tétin , 
Le sein , le rentre et les flancs de m'amie. 

BoRSAis, 1. 1 , p. 170. 

TATA9 ùttejj.9 Uta , cri poar faire peur, 
poor faire fuir* 

Tata ! per eapaordir. 

Leys d^amors , fol. io3. 
Tata \ pour effrajer. 

rORT. T4tà. 

TATZ9 TATS9 #• m., tas, assemblage, 
amas, concentration. 
Yoyes Lsibicitz, ColL étym,, p. 1 1 a. 
Cet lo de son cor Viats 
Qoe no y pnsca faire tatz. 
Deudxs de Peaoes, Poëmesur les VerUis. 
Qa'îl le jette de son c«nr promptement qu'il n'y 
puiscc faire amas. 

— Grande quantité. 



TAU 



3o 



Es estais baylat en garda a ung tats de 

gens del dnc. 

Chronique des Albigeois, col. 16. 
Il a é\.é iiaiUë en garde à un tas de gens du duc. 

TAUC, s, m, g cercueil, bière. 

Yal mena q* om mortz en tauc. 

Sordel : Non pueis. 
Vaut moins qu'liomme mort en bihre. 

1 

1, ÀTAKUCy ATAUG, 5. 177., bièrc, ccrcueil. 
En ATARUc an mes lo precios cors sani. 
Penre van raantenent 1* atauc de Dieiide , 
Qd' emporteron cantant. 

V. de S» Honorât, 
Dans le cercueil ila ont mis le précieux corps saint. 
Prendre ils vont maintenant la bière de Dieude , 
qu'ils emportèrent en chantant. 

Bsp, Ataud. poaT. Ataude. 
TAULA, s, /., lat. tabula,, table. 

Longa TAULA ab brea toalba. 
Le moine de Mortaudor : Mot m' enueia. 
Longue table avec courte nappe. 

Loc, Te TAULA a los amix. 

V. et FerL, fol. 65. 
Tient table 1 ses amis. 

— Terme de chevalerie. 

Non er de la tavla redonda. 

Roman deJaufre, fol. 4- 
Il ne sera pas de la table ronde. 

— Table de jeu. 

Ni ab la taula preza nofi poesc* intrar. 
BERTkAirD DE BoER : leu m' escoodisc. 
Ni qu'aTec la Uible prise je ne puisse pas entrer. 

— Table de la loi. 

El premier roandamen de la aegonda taula. 

^. ef^ert., fol.81. 
Le premier commandement do la sccoode table. 

— - Table, dame, terme de jeu. 

D* escays e de taulas , de joxs de dats. 
Rioman de Gérard de Rossillon, fol. 5a. 
D'échecs et de tables, de jeu de dés. 

Joz de date e de taulas e de escrima. 

F. et rert., fol. 17. 
Jeu de dés et de tables et d*escrime. 

ARC. FR. Desdais d* escbez i glo de tables. 

Roman de Rou, v. 75oo. 
A court , jeu de tables jouer. 

Charles d'Oblbars, p. 18a. 



3o8 TAU 

ANC. iT. Goow saïUa Uvata. 

GuiTTom D'AiBsso , l«tl. s5. 
CAT. Tmulm, bsp. TaUa» fort. Taboa, it. mod. 
Tavola, 

Voyez Tsirxay raire. 

a. Taulibe, #. m., ubiier, table de jeu, 
échiquier. 

S' iea , per jognar, m* aseti al TAULt br. 
BiKTiAiro VB BoBii : I«a m'«ooodijc. 
Si moi , poor jott«r, jt na'astaois ait tablier, 

El oom del tavlixr n* et mati. 

Aami DE Bbllxvot i Couiroa cnm. 
An ooin do Véehiçuitr il en Mn mat. 

£00. TanetB lo tavube • Ma data. 

GAana d'Afgbiu : Gomioal wiéh. 
Yoot tenn le tablier et lee àéê. 

«— Tréleau. 

Fan nn aaorifici far en an TAirLita ait de 

trea pet o pina. 

Zip. de Sjrdrae, fol. 3i. 

Font nn Ma4fioa iàire tur nn tréteau bant de 

troit pieds on plus. 

ASC CAT. Tottier, 

'^ Pièce de toile ou d'autre étoffe que 
Ton met devant soi. 

Le^iey nn pane aon TAVLiin 
Am mox brata. 
La COMTB DE PoiTiBBa : Ben Tnelh. 
Je lerat nn pen ion tablUrvr^c met bnt. 

3. TAULia, V., attabler, asseoir à table. 

Part* poi^ Un joc grosaier 

Que m fon trop bos el cap premier, 
Tro foy taulat. 
Le oomtb db Poitibbs : Ben melh. 
Un jen gromier qui me fnt fort bon an premier 
cbef , jniqu'l ce qne je fus ajjû à table. 

Suht. Sitôt al TAULAT ae lanaa 

Ni a ponha d' omplir aa pansa. 
P. YiBAL : Gara amiga. 
Qnoiqv'elle slflanoe à VaUablée et s'efibrce Je rem- 
plir m panse. 
IT. Ta»olare. 

4. Taulsta, s»f, dim., tablette, casln- 

guette. 

Toa li enblats aoa tabora 

Ni aaa taulbtas per sonar. 
Le bavpbhi i>*AnyBi«NE ou Buts /in d de Born 

LE riLS : Puois sai. 



TAU 



Vons lui enlevâtes ses tamboor» et tes tasut- 
gnetU* pour dire résonner. 

CAT. TatUeta, lap. TaUeta. port. Tabeleta. it. 

5. Taulbjae, tauleiae, v,y jouer des 
castagnettes. 

Taborejar 

E TAVLBJAR. 

GiiAVD DE Calavsoii : Fadet jo^Ur. 
Tambonriner tX jouer des casimgmellet. 

^. Ehtaulae, xvtablae, V,, attabler, 
mettre sur table. 

p€ui. pat. To«t al joc et sirrAuuiT. 

Pavlbt de MAt8Bn.LE : L' autr' ier. 
Tdtanjeu ti attablé. 

D* aqnest jaee qne vey bvtavlat. 
Bertbavd se Bobv : len cban. 
De ce jeu qne je Tois mis sur table, 

— Garni , encastré. 

Sobre nn texte establat d' anr et d* argf n 
Lhl an jnrat. 

Homan de Gérard de Rossillon, fol. 95. 
Sur un texte encastré d'or et d'argent ils lai ooi 
jnrtf. 

ANC. FB. Tantost dn cheval descendi, 
Si Ta fait molt toat entabler. 
Fabl. et comt. anc, t. IV, p. i83. 

AHC. CAT. Entaular. esp. Entablar. tout. Enta- 
bolare, it. tntavolare^ 

7. EsTAULA, s.f.y établi, étal. 

Que a Tendon en bstauui. 

Cartulaire de Montpellier, fol. l3i. 
Qni se Tendent en établi. 

TAUR, S. m,, lat. taueh^, taureau. 

Majora fon qne non es uns taubs. 

Roman de Jaujre, fol. 3. 
Elle fut plus grande qne n'est un tanreiin. 

Sanc taubi soptament si presnra. 

Elue, de las propr,, fol. 29. 
Sang de taureau subitement se coagule. 

— Constellation. 

Enir'el tacb e 1 doble signe. 

B. YiDAL DE Bezavduii : Enlr'cl. 
Entre le taureau el le double signe. 

ANC. FR. Un tor et une Tache eu.Mîmble. 
Roman du Rénart , X. I , p. 2l3 



TAV 

lÀ Un» crie cnm an tors, 

Fahl. et cont. ont; t. II, p. 5l. 

ASC CAT. Tout, cat. vod. To/v. ur. Tauro, 
PORT. 7*OKro« Aiuro. rr. TaurOj toro, 

2, Sbmitaus, s, m., semi-taureau , mi- 
Dotaure. 

Poeys apeoras... 

Del ftSMXTAUa 

E del trésor 
Qo* OctavMn fes sebellr. 

GiAAU9 DB Calaksoii : Fadei jogUr. 
PaU ta apfnrendns... du minotaun et da trésor 
ipi'OctaTieii fit eoMTelir. 

3. Ifocsntauile, s. m,, lat. Ai/^pogen- 

ra.vm.usy hippoceotaure , centaure. 
S* ien te pionet a donar nu xPocKzrTAtrRB. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 9a. 
Si je pnMneta de le donner un hippocentaure» 

CAT. UF. B^ocetUttMuro. vort. Hippocentauro. 

TAYAIY j s. m., lat. TàBxnuSy taon. 

Yojeas Màtaks, Orig* delà kng. esp,, 
t« n, p. a53. 

Sinlan tatas per espanrier. 

Marcabrvs : Doatcnidas. 
Us ciflant taon pour épervier. 

Moica ni tatav que TÔYa. 

Maicabrus : Pas la foellia. 
Moadie ni tacn qoi vole. 

ASC. FR. Le rayTant par des moaches, 

Uanelona et tavans les chasse de lenrs coacbes. 

Oo Bartas , p. 33o. 

CAT. Tan^d, tabâ. isf. Tabano, port. Tabao, 
iT. Tafauo. 

TAYERIfAy s.f*, lat. tabe&na, taverne, 

boutique. 

Tôt qoant gasaingnava el jogara e despen- 
dia en ta?wa. 

V. de Guillaume Magret. 
ToQt es qa'il gsgnatt il jouait et dépensait en 
taverme, 

Obrador n' ay e tatxriia. 

A. Dajiisl : Ah goay. 
J'en ai atelier el bouUque, 

Voyez Enfbbn. 

CAT. Tavema, tabema. isp. Taàema, port. 
iT. Tenwma, 



TAX 



309 



2. Taverhise, s. m., lat. tabirnabiW, 
tavemier, cabaretier. 

Los TATiuinRs qne fan las tsTemas. 

y. et Fert., fol. 22. 
Les taoemiêrt qni font les tSTemes. 

AdjeeHv. Als hostes TAiraRxriBRs. 

V. de Guillaume Figueras» 
A.OX bdtes tapemiên, 

— Coureur de taverne, bambocbeur. 

Son... maldisen... 
E TATRRViRR e bevedor. 

Brêv. d^amor, fol. laS. 
Sont... médisanU... et bambœheun et bayeurs. 

CAT. BIP. Tahemero» port. Tavemeiro. it, 
Tavemiere. 

3. EiTTAvsairAR , V. , entavemer. 

Part, pat. Pois qne sera xhtavbrxtat. 

For de Montcuc. Ord, des A. de Fr,, i463, 

.. t. XVI, p. i3i. 
Après qu'il sera entatwné. 

TAXA, j./., taxe. 

Las taxas, mandaments, eto. 

ForsdeBéam, p. 109^* 
Les taxes, commandements, etc. 

CAT. Taxa» tatxa, bsp. Tasa. port. Taxa. it. 
Tassa. 

2. Taxar, V., lat. TAXARtf, taxer. 
Trabalh non si deiâ taxar en despensa. 

Statuts de Provence. BoMT, p. g. 
Que le travail ne se doive taxer en dépense. 

Per TAXAR las bonas parpalbolas. 
Tit. de ifyA. Hist, de If {mes, t. III, pr., p. 229. 
Poor taxer les bonnes parpaiUoles. 

Part. pas. A me degnts e taxatx per la em- 

bayssada fâcha a Chinon aqoest an. 
Tit, de 1428. Hist. de Nùnes, t. III, pr., p. 280. 
A moi dos et taxéf pour Fambassade faite à Ghi» 
noa cette année. 

CAT. Taxar, tatxar. bsp. Tasar.^oKT, Taixar. 
IT. Tassare, 

3, Taxation, s. /. , lat. taxationc/w , 
taxation. 

Per TAXATiOH a loi fâcha. 

Tit. de 1433. Biet. de Nimes, t. III, pr., p. 238^ 

Pour taxation k lui faite. 

CAT. Taxaciô. esp. Tasadùn. port. Taixacàa, 
IT. Tassazione. 



3io TAZ 

TAZBR, TAISSE, TAIZCB, Vs, lat. Ta- 

GER^, taire. 

So qn* anc mos cors ao poc peiMr 
TkTz boca. 

B. DE Vbittadour : Qaant 1o boioitges. 
Ce qu'onoqnos rooa cœur ne put penser U bouche 
tait. 

D* aqoels paacs non es ra«n qn* om tâia 
Los honratz foits. 

Lanfiakc GioiXA ; Qnan rn Ter. 
l>e cet petits il n*est pu raison qu'on taise les 
honorables faits. 

Per so no m tatz. 
pAUisaT, MoiHB J>B PmciiOT .* Hueynuys. 
"Poax cela je ne me tais pas. 

« — Apaiser. 

Tos oomenses U gnerra* fata la taiks. 
Homan de Gérard de Rossillon, fol. I9> 
Vous oomraençâtes la guerre , fiiites-la apaiser, 

Loe. A totas podeta dire : Tas te, milan. 

P. Vidal : Tart mi Teiran. 
A toutes TOUS pouTei dire : Tais-ioi , milan. 

Sttbtt, Rambants, lo taisrss es foUors. 

T. Di Rambaud de Vaqvbibas bt db Coihes : 

Soigner. 
Rambaud , le taire est folie. 

Pan. pas. M* es dons desiriers taizits. 

Guillaume de Gabestaino : Ar Tey. 
M'est doux désir tu. 

AHC. va. Ki Deas ad doné en science 
De parler la bone éloquence , 
Ne s'en deit ttùsir ne celer. 

Mabie dbFbabce, 1. 1, p. 43. 

De oenz-là me Tenx-je toiser. 

Poème sur la dame de Beaujeu. 
iT. Taeere. 

a* Tagitaiibnt, adç., tacitement. 
Aco esdeven TACiTAKairr o expressément. 

Trad. du Code de JusUnien, fol. 3. 
Gela ad fient tacitement ou expressément. 

CAT. TaéUamene. bsp. pobt. it. Tacitamente, 
3. Tazible, adj., tacite , paisible. 

Per tazzbla cogitacio. 

Trad. de Bide, fol. 60. 
PSr tacite pensée. 

ABC. FB. Consentement et adbésion taisihîe an 

mal. 

Œuvres d* Alain Ckarlierj p. 3o3. 
IT. Tacibh. 



TEB 

4. TASiBLimiTTy adp.f tacitement» pai- 
siblement. 

Tasiblambst s* irais enveia , mas enîmîga- 

blament. 

Trad. de Bide, fol. 6. 
L'envie s'irrite tacitement, mais irréeoDciliable- 
ment. 

5. TiZEMSA, j./, silefice. 

Grans chaosa es atempramens de vos e de 

TAXEirSA. 

Trad. de Bide, fol. 3. 
Grande chose est tempérament de Toix et tic 
silence. 

6. TACiTuaviTAT, S,/», lat. tacitubhi- 

TKTem, tacittirnité, silence. 

Calar per tacitubnitat. 

Régla de S. Benexeg, fol . 23. 
Se taire par tacitumité. 

CAT. Tacitumitae, bsp. Tadtumidad. post. 
Tacitumidade. it. Tacitumiià, tadttvn- 
tate, tadtumitade, 

TAYSHy TAISHO9 5. m, y lat. taio, tais- 
son , blaireau. 
Volp.^. contre taise ba gnerra. 
Taysho es gran cnm nna Tolp. 

Blue. de las propr., fol. aSg. 
Benard... contre blaireau a guerre. 
Blaireau est grand comme un renard. 

CAT. Texo. Bsp. Texon. fort. Teixago, texugo. 
IT. Tasso. 

TËBË, ad/,, lat. TKPidits, tiède. 
Aias mel tbbb 
E ben escnmat. 

DbUDBS DE PlADBS , Aus. COSS. 

A jea du miel tiède et bien écume. 
Aigna canda o tebbza. 

Trad. d^Âlbucasis, fol. i^. 
Eau chaude on tiède. 

Pig, Tebezeza qne fay home tbbb e freg... a 
Dien amar. 

y. et Vert,, fol. la. 
Tiédeur qui fait l'homme tihde et froid... 4 aiaier 
Dien. 

Subst, prov. Orne escandat qae tem tbbb ancse. 

SoRDCL : Lo reprovien yti. 
Homme échandé qui craint le tiède toujours. 

ABC. CAT. Tebeu, CAT. KOD. Tebi, bsp. Tibis. 
port. Tepido, tîbio. it. Tepido, ôqHdo. 



TEC 

a. Tkbeza fi^f,, tiécfeUr. 
Proy. Escaudat TKBEZA tem. 

r. e/^lf/•^,fol.44• 
L'êcbaodë la tiécUur eT9int. 

GAT. Tehiesa. xsr. pobt. Tihleza. 

3. Tkbkzeza, J.y.« tiédeur. 

Fig. Tkbszbza qae fay home tebe e freg... a 
Dicn amar. 

TTeidncr qui &it iniomme tiède el froid-., i aimer 
Dîea. 

rr. Te^dezza, tie^dezza» 

4. TsBEZBTA, j./. d/nf.y pedte tiédeur, 
eau tiède. 

Si ab TBBBZKTA 

L* en banatz aoTen la plameta. 

Dbudks ds PiAVRB , Au», cass. 
Si avec eau tiMe vous lai en baignes eoareiit la 
petite plome. 

5. Tkbiameut, tebbaxsn, adv,, dède- 

ment. 
Fig. Pi^nmenl e tubiahrht. 

Doctrine des Vaudois. 
PÉressentement et tièdement. 

La gaerra m menât plos TiBiAiiBir. 

Cat. dels apost. deMoma , fol. 176. 
La guarve se mena plus tièdement, 

CAT. Tehkanent. bsp. Tibiamente. fort. TiBia- 
mente, tepulamente, it. Tiepidamente. 

6. Tebez», v.,> lat TEPEScKEtf^ tiédir. 

Pneia o la faretz tbbbzxb. 

Dzvmx DE Pbadbs, Au*, cass, 
Après cela toos la feres tiédir. 

7. Tepiditat, s.f,f tiédeur. 

Qnan so tempradaa , com Tezem de tepi- 
ditat. 

Elue, de las propr., fol. 17. 

Quod elles sont tempérées , comme noos Toyons 
de tiédeur. 

it. Tiepidità, tiepi^uite, nepiditade, 

TECAy s,f», grec 09»9> châsse, caisse, 

coffre, malle. 

Tbca per acha. 

Leys d'amers i fol. 69- 
Caisse ponr hache. 

— Capsule , cosse , gousse. 



TEG 



3ii 



Gra ,. .. alcDs naysho «es tbca , tixm gra de 
fenolh, antres enTBCAs, cam favas. 

Elue, de las propr,, fol. 210. 

Grain,... aucuns naissent stns cosse, comme 
grain de fenouil , autres en casses, comme fëves. 

a. Tequbta, s,/, dim,, petite capsule, 
péricarpe, petite cosse, petite gousse. 

Las TKQnzTAs del gras doras et espessas. 

Terèbînte... ba alcanas tb^vetas, d*pn 
naysbo cocas que rompo la scorsa. 

Elue, de las propr,, fol. aai et 224. 

Les péricarpes du grain dures et épaisses* 

Tërëbinlhe... a aucunes petites capsules, d'où 
naissent vers qui rompent Vicatce. 

TECHIR , V,, avancer, accroître, avan- 
tager. 

Part, pas, Qoi aatVui vol encolpar, 

Dregz es qne ai sacba goardar 
Qae no sia dels crîms tbcbitz. 
B. DE Ventadovr : Pus mos coralges. 
Qui autrui yeut inculper, juste est qu'il se sache 
garder qu'il ne soit pas at^ancé (dans) les crimes. 
Ta fort soi de s* araor techitz. 

B. DE Yemtadoua : Qnan lo boscatges. 
Tant fort je suis de son amour at^antagé, 
IT. Tecchire, 

T£DA, s,/,, lat. t^teda, flambeau, 

torche. 

Si fa de sneia en mantaa gnizaa aobreardens 

TBDAS. 

Elue, de las propr., fol. 267. 

Se fait de suie en maintes manières sur-«rdentes 

torches. 

ZT. Tetla, 

TEG, TET, S. m,, lat. tiLctum , toit, 

couverture. 

Ja no cng qoe prop lor aîa tetz. 

Roman de Gérard de Hossillon, fol. 4* 
Jamais je ne pense que proche leur soit toit. 

Fig, Unmilîtatz ea fondaraenlz, 
Paretz e tEoz e payimentz 
De totas las vertatz qne son. 
Deddes de Pi ades , Poëme sur les VerUu. 
Humilîtë est fondement, mur et toit et paré de 
toutes les vertus qui sont. 

AiTC. Fa. Quand rbeore fat venne de ramener 
son ti'oupean an tect. 

âmyot, trad. de Daphnis et Chloé, p. i5. 
ESP. Techo, pobt. Tecto. it. Tetto, 



3ia TEI 

2. Teout, adj,y du lat. tbc/uj, convcrt, 
caché. 

Fig. TaU vet^ es qae coveneiiA es tjukjtz e 
non es parlatz, %o es aqoel qae es faits 
tacitament. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 3. 
Tell« foif est que convention est cachée et n'est 
pas mentionnée » c'est celle qui est faite tacitement. 

3. PaOTECCIO) PEOTECTIOy PEOTXGTION, 

s,f,f lat. PEOTECTiûNef/if, protection. 

Angels... habito el ayre, assatx près de nos, 
per nostre snlMidi et p&oticcio. 

Elue, de las propr., fol. 1 1 

Ângcs... habitent en l'air, asses près de nous, 
pour notre subside et protection. 

A mes en la garda et en protbctiok 
De la gleysa de Roma 

L' isUa e *1 raonestier. 

y, de S. ffonorat. 
Il a mis sous la garde et sous protection de Pëgliso 
de Rome... l'île et le monastère. 

Sa paoTBCTio e salvagarda. 

Tit, dei2i\i. Do^T, t. VI, fol. i5a. 
Sa protection et saure^rde. 

CAT. Proteedà. bsp. Proieceion, poet. Protec- 
cào, iT» ProtÊZiione, 

/». Peotectoe, s. m,, lat. peotbgtoe, 
protecteur. 

Sera protectoh e defensor. 

JvsTEL, Hitt. de la maison de Turenne, l399, 

F* i34' 
Sera protecteur et défenseur. 

CAT. ESP. poaT. Protector it. Protettore, 

5. Peotectiu, adj\, protectif, propre à 
protéjjer. 

Latz... contra agaytz es protbctiva. 

Elue» de las propr. , fol. 119. 
La lumière. .. contre aguets est proteciive. 

6. Dbteggio, s, f,y lat. detegtio, dé- 
couverte, mise à nu. 

La DBTBccio del os. 

Trad. d^Albucasis, fol. 58. 
La découverte de Tos. 

TEINA , TEiNii , *./., lat. TiNEA, teigne, 

insecte. 

En ccl, nnt laîres no ^ apropcha, ni tenu 
no M corromp.' 



TEI 

TiiiriA maujuîa io ▼estiment. 

Trad, deEèdei fol. 96 et 62. 
En ciel , où larron ne s'approcbe , ni teigne ne le 
corrompt. 

Teigne ronge le vêlement. 

CAT. Tinjra. bsp. Tina, pqbt. Tïnha. rr. Tîgna. 

« 

2. TuiHOSy adj,, ht. Tnr^ostt^^ teigneux. 

L* efas , aqnel oove , per natora , qae aia n« 

HBOt o m«Bela. 

Liv. de Sydrue» fol. aS. 
L'enfant , celui-là il conyient , par natore , qu'il 
aoit teigneux ou lépreux. 

CAT. Tinyas, bsp. Tihoso, poet. Tbihoto. n. 
Tignoto, 

TEISSER, TEYSSEE, TETSSHEEy 0». , lat. 

TEXEEtf, tisser. 

Sai Io TBI8SBE et ordîr. 

P. Gaehutal : Qû yiA, 
Je sais le tisser et ourdir. 

L* eranha tan prim no tbtm ni fiU. 
FOLQTTBT DE LuiTEL : Tkfit fin. 
L'araigntfe si menu ne tisse ni file. 

Part. pas. Mois gonab tbscdb de Un' englen. 

P. Caedival : Ab toU. 
Molle tunique tissue de laine anglaise. 

Pig» Qoi vol sîrventes aosir 

Tbscot d* enneg , d* antat mesclat 
P.Gabmhal : Qai vol. 
Qui veut survente ouïr tissu d'ennoi , d'op|»ol>m 

mêle. 

Ha TEisBUT varias cérémonies. 

Doctrine des fmaidois, 
A tissu diverses cértfmoniea. 

Axrc. PB. Antre onvraige n'y scet tissir. 

Œuvres d'Jlain Chartior, p. 780. 

CAT. Texir. bsp. Tej'ir, pobt. Teœr. it. Tes* 
sere. 

a. Teissandiee, teissbdee, teisseibe, 

TETSSEDOE , S, m,^ du lat. TBXTOE y tîs- 

serand. 

Quatre artz 00 necessarias ad home..., h 
qaarta, tbissaicdiebs. 

Apres fo teissbdrbs qoe fazia toalbas de 
peals de cabra. 

Liv. de SjrdntCj fol. 81. 

Quatre arU sont nc'cessaires à IMiomme... , le qua- 
trième , tisserand. 

Après il fut tisserand fui faisait nappes de p<><l 
de chèvre. 



\)ae cMcn Tnanns plégoe lo drap. 

Tïr. de i35f . DoAt, t. CXtlV, fol. 91^. 
Qae dnqne ttsuntnd plie l'Aoffie. 

li TxrasxDoa qne piidiierameii aparelfao et 
ordiasho loa filha^ e pnejah tey^ho lo dnp. 

Ln tàsâmmndê qui pnmiArameiit apprêtent et 
oavdueant les fils , et puu tiasent rëlofiê. 

▲■c. FE. I«*<eoTre d'à» tuner, à Inott advia, 
eat plaa toat d« Anre ml manttao oo une 
robe^ qae non pas de diapoaet aea fila à 
dvaaaer aea pdiMU. 

AnoT, trmdL À Plutarqur» Mondée, t* III, p* 71* 

CAT. Texiêor, m». Tefêdor, roKÉ, Têcedor, 
XT. Testùore. 

3. TBissAUHy S. m., tissage y tissure. 

Solire lo TiuBAiàBHf paramen et garnimen 
dèb drap lania. 

TU, dei35i, Doat, t. CXLVÎ, fol. 217. 

8«r le tkssagtf apprêuige et acoomniodage des 
dnpe de Hine. 

4. TzistERAV , TKisssaA ^ S. M., tissertod. 
Si per ayentara alco ofdidor delà TtaaiRAs 

de la Vnà era mai lonc. 

Tu. d» i3Si. DoA*, t. GXLVI , fol. 118. 
Si per aTcatare attona ontdisioir de* Usstramls 
de la Tille était plus long; 

5. Tncuv 9 s.m.f trame. 

Segoa r ordim et aegon lo Tsacim que al 
tciaaeire aéra baillât. 

Tu. dêi35i. DoAt, t. GXLYI, fol. lao. 

SdoB la dialiie et sekm la tramé qat an tiesenind 
sen lirrée. 

5. TixTB, TEST, S. m.i lat. r^LTum, 

Hsstt , tissure 9 texte. 

Sobre on tizts eotaldat d' anr et d* argen 

Lhi an jorat. 

lUmuuidêGerurddê Rùisillon, fol. gS. 
Snr va iejrfe eecestrij d'or et d'argent ils Ini ont 
juré. 

Gom diat lo rmn de san M atien. 

Brevé éPamor, fbl. 8t. 
Gomnc dit le laxie de aaint Hathièn. 

7. TeXU&A 9 TXZVEA jS.f,, lat. TBX/UBA , 

texture , tissure , toile, filet. 
Camadon eontra ela £mdi tbsvilâs. 

£/uc. de lus propr. , fol . 16a. 
riiMiinii contre eàx tontjileià. 

IV. 



TEI 



3i3 



Co lo leoa , fai Aroors aa «mm à. 
P. EaPAaHOL : Satre. 
Gônme le lion , Amonr fait aonJiUt. 

llom\ab fiik aembelh, . 
Tendets vottra TKzmA. 

G. FieoiiBiJ ; Sirventat imelh. 
Bbo», erée de fims engins , vona teDdoà rùinJUet» 

—^ Tissu que fait l'araignée. 

Aranbaa,... ao reade n ren lora T»«umAi. 
BUiC. de las propr,, fol» tèg. 
Araignées ,*.. sont résidentes en leurs toiles* 

A«G. ra. Maia nne robe il avoir aana conatare; 
Da baolt an baa, toute faiete à ^sturé. 
FoocQvi, F, de J.-C,, p. 486. 

CAT. tap. PORT. Te^emnu it. Tùùrra. 

8. TkLSAR^ v.> tisser. 

Ella medeama tbubt lo teatimait. 

Thème surÈoèee* 
Elle-même tissa là Tltement'. 

9. Tbla , TEtLkjS»/., lat. TBLA> toilej 
tissu j étoffe. 

Voyez MuKATOEi , Diss. 33. 

Tbla ea pelrfaiia per fila. 

Trad.déÉUe,lALfi%. 
La toile est par&ite par fils. 

An prea ana tilla ad ofdir. 

MAàcÀaaijs : Emperaire. 
Ont pris nne toUe k ourdir. ' 

I 

— Filet , nasse; 

Non iPaasatt 1* aifateliador 
Qa* apella e trai ab doaaapr 
. V ansel , tro qne V a en aa tiIa. 
Un teodbadôur anontms : Seinor, to^ que. 
Ne faites pas roiseleor qni appelle el attire a-rcc 
doucenr Toiseiln , jusqu'à ce qu'il l'ait en sa toile, 

— Tissu que fait l'araignée. 

l^ piresa fort petit , jiytaftt 00 fai bona bneU 

TKLA de aranba. 

F. €t P'ert^, fol. 65. 
L'apprécie fort petitement, autant comme fait 
bon œil toile d'araignée. 

— • Pellicule. 

Cotetz la tAla ab nn fil 
Qoe sia de seda sotil. 

Dedvës db PradCs, j4nt. cass. 
Couses la pellicule av«c un fil qui soit de lôie fine .' 

40 



3i4 TEI 

— Membrane. 

Las TBiAS del oerrel. 

^ Elue . de lus propr. , fol . 4o* 

Les toiles da cervetiu 

— - Cataracte» maladie des yeux. 

Pacio de oellif , dlta taca o malluiy rwtk o 

drapel. 

BbiM. dé las propt., (bl. 93. 

Maladie d'yeux , dUe tacha oa maille , tmlt ou 
drapeau. 

AKC. FR. Là toar qoi estoit &ite de planches 
de aapin et de telle àt oDton...^ et dose 
eàtonr de telle tainte. 

JoiHTitiLC , p. 75 et 7?. 

CAT. B8P. Tela, roRT. Tela, téa, it. Tela. 

10. Telsta y s,f. dim.f petite toife, pel- 
licale. 

Voyez Carpentiee, t. III, v« te- 

LATA, col. 969. 

Uoa , dias TÎnagre, tant si mollifica en 

panca joms qa* el test torna mol com ona 
T11.RTA. 

Ha ana ni.RTA en laa extremitatz delà 

nelhs. 

Elue, de las propr. , fol. 2s8 et 39. 

OEnf, dans ytnaigre, tant s'aniollil en peu de 
jours que la coquille de?ient molle comme une pel- 
lieuht 

A une pelUéule aux estrémitës des yeux. 

1 1. Tbxadura , 8.f., tdiliire, pièce d e- 
toiïe. 

Tota la TRLADtiRA eu que à .x. flessadas , 
qnal niais qoal mens. 

Cariulaire de Monlpellierj fol. m. 

TdUte la toiture en quoi il y a dix couTer- 
lulvs, quel davantage quel moins (soit plus soit 
moins). 

la. TELiEa ^ s. m,, métier dii tisserand. 
Que casca teîsseire plegne lo drap ^ qoant 
lo teîtoera, sotx lo tu.xxr eutora. 

Tit. de i35i. Doat, t. CXLVI , fol, 214^. 

Que chaque tisserand plie l'ëtoffe , quand il la tis- 
sera , sous le métier autour. 

CAT. Teler. 

l3. ToALHA, S./., nappe, serviette, cs- 
suie-maiii , linge« 



TEL 

Longa taola ab breli toalba. 
l£ nom DB MojfTAVDOH : Mot m'eaueia. 
Longue table atoc courte nappe» 

La mayrede Dieu prea .1. toalba qoe ^t- 
ronica portava en aa testa. 

HomAn de la Prise de Jénuaiem , fol. a. 

Im mère de Dieu prit un linge qœ VëraniqQe 
portait sur êà tète. 

inci BR. Si estent entortillée 

Hldensement d'une toaSle. 

Roman de la Rose, t. i5i • 

De touailles aont enloneîlléaa leurs testes. 

JotVTILLB , p. 55. 

CAT. T&i^iUla. MM*. Totdla. pobt. Toaika, n. 
TùiHigUa, 

l4' TOALHOV , TOALOV , TOUAI.H09 , 

TOAIÉO9 S, m,, essuie-main, linge, 
torchon , serviette. 

ToALova blancs e prims e mois. 

Roman de Jaufre, fol. i z 1 . 
Essuie^mains blancs et fins et moellaua. 

Un bel TOALRO 
Oo saa maa e aa fats 

S*echàc 

Am^icv iQU Escas : En aquel mes. 
Uu beau linge où ses mains et sa face elle s'enaif • 

Eiznget los ab loa TOUALBOira. 

Frag. de trad. de ia Passion. 
Les essuya avec les Serviettes. 

CAT. TovaUô, 

i5. Atessbeae, V4 , tisser, enlacer, 
mêler. 

Part. pas. Atsubeatz 

A plaser de laa gens. 

Nat ns MoNs : Sitôt non. 
Tissu au plaisir dea gens. 

Fig. Sagîtas afinadas 

De paranlas atbssbradas. 

G. RiQnisa : Qui a seo. 
Sageltes aiguës de paroles tissues, 

TËLËNA , s.f.f carrière, lice. 

Si ^i en la tblbha 
En Pons jastar 
De Mondrsgo , c* a pena 
O aOA comtar. 

Rambadd m Vaqucibas : El so que. 
Ainsi je vit dans la carrière le seigneur Pod^ 
de Moodragon jouter, qu'à peine je l'ose conter. 



TEM 

TELH, TBiLRy TiL, 1. m,, lat. tiua, 
tilleul. 

Josta ai 
AjMC HM M V ombra d' an tklh. 

GAfADDiH LB Vieux : L'antre dis. 

Vrès d'elle eUe ai'auit k l'ombre d'un iîllêuL 

I>ewti nn xma. 
No i ac eacDt de tremble nulh ni de txl. 
Boman de Gérard de Rossillon, fol. 5 et 39. 

DlBMDIIB M titlwttim 

n n'y eut aol ^ea de tremble ni de tUietU. 
up. TSIo, POAT. TU. rr. Tif^lio. 

TEMOR, s. /., lat. timok, crainte, 

peor. 

Semblaria m Tiviofi* 

BuTMn AB BoflN : S' abrilt e. 
Me lemblenît crainte. 

Ane pois no foi jom tes tbmor. 

AlVJLUD db Mabdbil : Lo gens. 
Oneqnce depais je ne fiu (an) jour nns crainte. 

abc. Fm. Boiant qn*il nonrirent en timeur de 

Dieu. 

Chronique de Cambray, 

EapooTenter et accroistre sa tjrmeur. 

Hmnan de Giron le Courtois, loi. 49* 

€AT. Bsp. POBT. TemoF, n, Temore, timoré, 

1. TsMSHSAy #./•« crainte y frayeur, ti- 
midité. 

Gonoec beq qq* and^ m* a trop tbm bhsa. 
GiiAUB LB Bovx : A ley 4««. 
Je eonneie bien que me tuera trop de crainte. 

QoBD coida *l eor parler, tbkbhsa *1 te. 
JoBUAif BB BoHBLS : S' ira d'amor. 
Qoand pente le eœar parler, timitUté le retient. 

j4dp, comp. Cet dire mas damort 

No r ans FBB TBMBVtA. 

P. Raimovd DBTovLOUtB : PetMmen. 
Point dire met plaintes je ne lui ote par crainte» 

CAT. Temmua» it. TemênMa, 

3. TsMEftiTAT, S. f,y lat. Twxacnkfem^ 
témérité , étonrdcrie. 

Coma TBMBBiTATs per folia. 

Ltyt d^amort, fol. 69. 
Goqiime témérité pour folie. 

Per lor tbmebxtat propria. 

Tit. du uni* siècle. DoAT, t. CXVIII , fol. 86. 

P^r leur téptérité propre. 



TEM 3i5 

CAT. Temeriiat. bsf. Temeridad, port. Terne- 
ridade. xt. TemerUàf taneritate, temeri- 
tade. 

/i. TsHsaos I TBxo&os , adj. , timide , 
craintif, peureux. 

Non denria ester liom TBVBBoe 
De saSnr mort d terrisi de Dien. 

AlMBAi tfÈ, PB61)1LA1N : Ara parra. 
On ne devrait pas être craintif aie soufirir morl 
an serrice de Dieu. 

Can vot vey, tby tan fort tbhbbos 
Qne dir no ns ans mon cor. 

Bbrtbaiid db BoRi^ : Un sirTenlcs. 
Quand je vous vois , je suis si fbrt timide que 
dire je ne tous ote ma pensée. 

Foron de Dieo moh tbmohos. 

y. de S. Alexis. 
Furent de Dien moult croinli/i. 

— Dangereux , téméraire. 

Aissi cora sel qn' en mieg del arbr* estai, 
Qn'es tan poiatE qae non pot tomar jos, 
Ni ans no vai , tan li par tbvbbos. 
FoLQUBT DB Maxsbillb i S' al eor pltgnes. 
Ainsi eomme odni qui est an milieu de l'arbre 
qui est tant monté qu'il ne peut retourner en bas , 
ni ne va pat en sus , Unt il loi parait téméraire. 

CAT. Temeros. bsp. pobt. Temeroto. it. Teino-' 
rose, amoroso, 

5. Temedor, iz£^'., dangereux , redou- 
Uble. 

La Inna prima e la .tx. es tbmbdotba. 

Calendrier prw^ençal, 
La lune première et la sixième est dangereuse. 

Avc. CAT. Temeilor. bsp. Temedoro, temedero. 

6. TxMBR, V. , lat. rtmaue, craindre. 

Jamais blandic ni tbmbr 
No as yaelh. 

B. DB Vbntasoxji : Tuit sels que. 
Jamais flatter ni craindre je ne vous veui. 

Me tbmoh plas qne eallas, esparvier. 

P. YiDAL ; DrQgomai\. 
Me cra/^nen/plus que cailles, épervier. 

Qui non tbv , non ama coralp^ea. 
K. Jordan , vicomte de S.-Am tonin : Vas vos. 
Qui ne craint pas , n'aime pas cordialement. 
Suhst. V ardit sia teroens 

Lay on TBMBRS valra raay. 

O. Biquikr: Alamia. 



3i6 TEM 

Q90 U hardi toit craintif là oà U craiiidr» trandra 
davantage. 

Part. prés. 

Francx et hamns e celans e tbmkhs. 

Pons db GAPSUKiit : Leialt amicx. 
Franc et humble et discret et craigiuutt. 

Part» pas. 
Ane , ploft TsmuTS de goerraen «o repaire 
NonloD marqoei ni d«ca ni enperaire. 

lfoHTA.ff SAatas : Conude Tolsan. 
Oncqnei , plus craint de guerre dani sa retraite 

ne fut mar^M ni duc ni empereur* 

Sti^. Al TM.^*CTt temor. 

Ô. BiQUif» 2 En re np. 
Au aifiûHj, ora(nte. 

Airo* 'IL* ^ût ans antres her^n : Me WM^- 

▼ons point? <ini estoit à entendre t ««Ion 

le I«Agaig4 4a paya (Bonrbonnois), a'ili 

ne le craignoîent point. 

Zett. de rént; i456. GAap|;ffTiBB, 1. 111,001.970. 

ÇAT. BSF. POBT. TtmfiT» IT. TctMTe, 

7. CpHTRATEXER I V., contre-craiodre , 
redoiU^r. 

Cbaaeéa û den oo«mAmtBiB« 

d^oii 9B^ BoamiL ; Nnilla raa. 
Cli^iui •• doit eoAliv-c^lJuirv. 

$. SoBRKTKxoR, S. m.^ sur-craiotej 
excès de crainte. 

Tan grana aoBBBTVMons 
Me tolh ades qoe no na ana lar parven. 

AxKkJS9 i>B Mabveil :. La giana bentati. 
Si gran^ sur-cndMU m'enUre incfasanment que 
ie n'oae tous faire d^onatraUon. 

Qt. SoB&KTXMER y V., sur-craindrc , crain- 
dre beaucoup. 

Sùbsi» SomtniiBB^ me fai falhir. 

' Abxavd oe Mj^avBiL : A g^uita. 
Sur<raindre dm lait faillir. 

TEMPLE, s. m.y lat. TEMPLoyif^ temple. 

Intran el tbkpi.b de Lerins. 

F, de S. Honorât. 
Entrent au témph de Lérins. 

Trobero Pilât denan lo templb de Salomo. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 3. 
TioUTèrent Pilate devant le temple àt Salomon. 

.— L'ordre des chevaliers de ce nom. 

Dizon qn* elh aoana Id Tbmplb e V Eapiula. 1 

Soa»EL : Sol que m' afi. | 



TEM 

Ils disent qu'il dédaigne le Temple et ITOSpiuL 

CAT. Temple. aaP. port. Templo. it. Tem^, 
tempio. 

a. TsuPLiERy s. m., templier. 

Tolc Popiot ala tbvpxjbbs d' Eacalona. 
GiEAilD DE Calavson : Sitot S* esforti. 
Enleva Popins aux templiers d'Ascalon. 

CAT. TempiarUm esp. pobt. Templario. it. 
Tempiere. 

3* CONTEMPLAGIO , COimiIPLATIO , COV- 
TEXPLACION, S.f^, COirTIJCPI.ATIOirff0l, 

coDtemplatioii. 

Estam.e.n de cortxkpuicio. 

y. et Vert., fol. 101. 
Élat de contemplation* 

CAT. Contemplaelô., bsp. dmtemple^eion. pobt. 
Cont^mplaeâo, xt. ÇontempUuùme, 

m > 

4. CoRTRMPLATnr , ai^,, lat. coittempla- 
Tivtt^^ contemplatif. . 

Vita ooHTBXPLATiTA eatB en doaa cansas. 

F.etrert.,rol.9i. 
La vie coi^empli^tiife eat dans deux choees. 

CAV. CdUeoÊpUuiu, «ar. port. zt. Contempla' 
tiyo» 

5. COBTBIKPLAR, V. « iat. COV^EKPLAll, 

contempler. 

GovriMPLAR ni agardar Deo. 

Trad, de Bède, fol. 47* 
Cifntempler et regarder Dieu. 

Per miels covtbkpi.ar. 

Ze^j ^amors, fol. 148. 
Pour niienz contempler, 

OAT. bsp, POB.T. Cantemplar. it* Cotuemplare. 

6. COKTEMPLADOR y 1. /»., lat« CORTEH- 

PLAXOR , contemplateur. 

Angels... de DÎ0Q... perpetiui|a oobtb»- 

PLADOBS. 

Bluc, de las propr., fol. i3. 
Anges... de Dieu... perpétuels contempUtamrs. 

CAT. BSP. POBT. Contemplador, zr. Conttm- 
pUaojse, 

TEMPRAR , TREXPAR , V, , iat. tempt- 

tJLMe, tempérer, adoucir. 
Sapchas arpar 



T£M 

E ben TXUPRAm 

GuAVo DE GàLAireoif : Fadet joglar. 
Saches jootr âm labarpe et bien modérer le gosier. 

Part, pat» Entro qoe sia ben tkkprats , 

No trop (reid, nîtrop acalinau. 

DbUDES DB PlADES, Ju$. COSS, 

Jua^k ee qu'il soit bien tempéré, non trop froid, 
pi Ivop ÀbaoéS. 

Non fa trop cants ni trop fregs » mays de 

TixairADA. qoalitat. 

y, et Vert., fol. 69. 
ITaet trop cbead ni trop froid, mais de qualité 



fig. Savia , en aoa faygs tkmprapa. 

Srev, étamor, fojU IQ. 
Sage , en ses actions tempérée» 

CAT, up. FOET. Temperar. it. Temperare. 



2. Tmprapahkms, a4p., 

DcolioiB viare mitPAADAïuHa e per me- 



^. e< /^erf.^ M. ici. 
On doii Tîne modéréwunt et avec mesure. 

ASC. Fs. Je ftroie bien tel cèoae Mnprement, 

PaÊm»<FJimgmnCetpéit feL i&. 
PAT. TtmprmdametU , temperadament, esp. 

Temperadameiue , umpiadament», poi^t. 

TemyienuliiiBeyMe. zr, Tanpcratammue» 

3. Tbxpbz , #• m., tempérament, modé- 
ration , mesure. 

Qai en manjar non met t^pbk. 

P« Caedwal : Jhesom Crist. 
Qui i Biang r i ^ met pas de modération, 

Cd qoe DO aap tenar lo tkmpbk de sa yida. 

Trvd. de Bèd0, fol. S6, 
Geloi qui ne sait pes tenir la mesure de sa Tte. 

CAT. saF. PORT. Temple. 
4. TKHMIAirSÂ, TBMPRÀVSSA, S. /., Ut. 

TBMpeaAHTfÀ , tempérance, mesure, 

adoucissement. 

▲yt«l aadollRmen e ul ooCoit met la 8. Es > 
périt en cor, que es perfieU en tkupbamssa. 

y. et Fert., fol. 106. 

Viutû nssasiement et tel amfort net anenurle 
Saint-Esprit, qui est pariait en tempérance. 

Lo aanba om Ibi a &b de ben tskpramsa. 
Boman de Gérard de Houillon, fol. 84. 

Le saint bomme lui a fait de bien adoucistement. 



TEM 317 

GAT. Tetnperaneia^ tempUu^ia. rsp. Templanza. 
poït. Temperança. xr. Tempransa, tempe- 
rànza> 

5* TsHPRAXENy f . m,, lat Tcxp^aAnv- 
tum, tempérament , modération. 
GaMa meson e trhprai»» en totz sot por^ 
tamens. 
Sobrietatx met trhprahrr en benre et en 

manjar. 

F. et Vert., fol. io5. 

Garde mesure et tempérammt dans toutes ses 
habitudes. 

La sobriéttf met modération à boire et k manger. 
AHG. GAT. Tempnment» cat. non. Tempera» 
ment. ahc. ssp. Temphitienfo, port. it. 
Teiiipcramento. 

6. Texpeaduka y s.f., attente, tempo- 
risation, 

EnneÎR m longna sniFRADimA» 

Le Moxm 91 Moittav^R ; Moutm'enneia. 
M'ennuie longue attente. 

leo die qoe malaTenior^ 
Done Diena r a« trmpràdvra» 
DiuDia Dc PaADU , Poëme sur Us Fertus. 
Je dis que méiatentttre donne Dieu i sa tempo- 
risation* 
lap. Temphtdura, it. Temperatura. 

7. TziiPEaATXu, adj., températif , pror 
pre à tempérer. 

De infloenaaa celestials trmpirativa. 

Elue, de las propr., fol. i^ 
D'influences célestes températipe. 

8. ATBBn>HAB, ATUWPAR, V., fflodérer^ 
tempérer. 

La freidor de la Iqna e del aire atbxkpa^ 
oela calor. 

Atrrmp^ lo ao de 1a halena. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 56 et 6b. 

La fntcbenr de la hme et de l'air teatpère cett^ 
chaleur. 

Modéra le son de l'haleine. 

Fig. Atbkpra 1* alegresa de aon front. 

Trad. de Bide, fol. 6g^ 
Modère lUIégresse de son front. 

-— Régler, mesurer. 

Pter ATRKPRAR drechora. 
Te fes maire del filh aien. 

G. RlQViEa : fiancU Verges*. 



3i8 TEM 

Ponr régkrdmiiun , il te fit oi^ dn sien fil«. 

Atcmyea ton cor a ben e a mal. 

Trad, de Sèdà, fol. 6g, 
Mesure Uw canr ^ bien et k mal. 

— Modifier. 

Non ATBMSftAB las Efcriptoras $b to|i acn. 

Trad. de Bède, fol. Qi. 
I^e pat modifieriez Écritnret avec ton sens. 

— Disposer. 

Las gataa ely «ngens atimphcit per meî F ost. 

GciLLAvm Dk TuSSLA. 
Lee chatte^ et les engins ils dispçtet^t aq[ i^^ieu 
de l'arma. 

— Adoucir, calmer. 

Creyt d* amicz , et atbm »a* elt «niez» 

Atrimpàhia si 1 talens. 

G. OuYlEll d'Arlbs , Coblas triadas, 
11 aœrott en amis , et adoucit les méeliants. 
Le désirée calmerait. 

• Part, pat. Pins ATasuPATs «n calor. 

Dbuvbs de Pbadbs, Jua. cass. 
Plus tempéré en chaleur. 
Vota... atbbioada entre grotM e.ipaxla. 

XiV. de Sydrocj fol. 1S7. 
Voix... tempérée entre grosse et grêle. 

Et, ab sen, cn^ et atbjobatb. 

G. RiQviBB : Tant m'es. 
Il est , a^e^ sens , soignenx et modéré. 

ANC. BE. B li reîs, qaant Toi dire, 

En atrempft vers loi son ire. 

^oman de Rou, r, 15779. 
Adonc atremperoi* la doalonr de ta nul- 
▼aise feme. 

ZWi de S. Bernard, MovTFAyooil. Bibl. bibl. , 

p. x386. 
Artazerzes , an contraire , plna dpnl^ et 
pins atttempé en tontes ses actions. 
Amtot , Trad. de Platanfue. Vie d'ArUxenes. 

GATf BSK* A^emperar. zt. Jttemperare, 

9. Atexp&adawbr, aulempadamen, adv», 
modérément. 

Qui parlu ATBMBRApAMnr es moU sabis. 

Trad. de Bède, fol. 34. 
Qui parle modérément est monlt sage. 

Vis es bos per las savias gens , qae lo bevo 

ATBBMPADAMBir C S raSO. 

XiV. de Sjrdrac, fol. loi. 

Le vin est bon pour les gens sages , qui le boivent 
modérément et raisonnablement. 



TEM 

AHC. VR. Tn endares et endureras attrempéé' 
ment et sagement tontes les choses qoi te 
adviennent. 

. LAuaBMT DB PBBMiBa Faigt, trod. de la yieill. de 

Cicéron, p. 5. 

CAT* A$empradament, atemperadamau. 

10. Atbmpre, a trempe, s» m., propor- 
tion, complexion, qualité. 
Lor seofensa es de bon ^tbbmpb. 

XiV. de Sydrac, fol. S7. 
Leur semene^ est de bonne qualité. 
Bos ATBMP&Bs e doniors. 
Dbuvbs db V^kVïï»^ Poème sur lee Vertus. 
Bonne qualité et dpncenr. 

1 1 . AteMPEAVSA , ATEEMPAKSA ^ S. f. ^ 

proportion, modération, tempérance, 
complexion. 

Blanten ATBHPEAaaA a de oors e de lengna. 

V. de S. Monorat. 
Maintient tempérance et de corps et de langue. 
Can kfe COIS es de bona atbbkfavsa. 

Liif. de Sydrac, fol. a8. 
Quand le corps est de bonne complexion, 

A«G. PE. Atempranee^ sens et raisons. 

Roman du Renart, t. IV, p. 176. 
Telle réponse est pleine de certaine modes- 
tie et attrempance, 

Hacault, Tr.detApopht.jtalL.3o. 

12. Atempeameit, ateempamek, s. m., 
proportion , tempérament , tnodifîca- 
tion. 
Q09 £us* al papa metc' atbmpeamev 
^n so don an li cterc e H laie oonten» 
Gvii'LACMB 9E MoNTA^GKAGOUT : Per lo mon. 
Qu'il fasse au pape mettre tempérament ta ce 
dont les clercs et les laïcs ont contestation. 

Per 1* ATEBHPAM Bv dc naturas. 

Xtf. de Sjrdrac, fol. 38* 
PSr la proportion de natures. 

Avc. PB. Une modération et tutemprement de 

▼oltfptés. 
Amtot, trad. dePlutanjue, Morales , 1. 1, p. i8x 
XT* Attûmpûnunotto. 

i3. Destempeae, oesteempae, v.f dé- 
régler, désordonncr, perturber. 
Part. pas. Es adonc l' aire , so sapcbats. 
Mont caot « sec e dbstbehpats. 
Brev. d'amtpr, M^ 37. 



TEM 

Ett «Ion l'air, cela nches , mouU chaud et sec et 
perturbé. 

Cootra calora DtrmiPRADAfl. 

F', et FeH., fgl. 4?. 
Contra chaleura désordonnées, 

AHC. va. Li ain fa celle année ploa détaum^ 

pris qoe il soDloit. 
Ckr. de Fr„ Rec, des ffist. de Fr., t. III, p. 353. 
Toit li a'atiempM valor 
Par aa desirempée chalor. 

Roman de la Rosé} t. Ç190. 
A vc CAT. Destemprar, destrempar, destiempisur, 
i«F. Destemplar. port. Desiempenr. xt. 
Distemprare, tdhtemperare. 

14. Dbstemprahsa, distexpbansa , 5./. , 

déréglementa perturbation, dé^rdre. 

Per DXflTaMPaAXiA... d^fanmon. 

Per DUTBMPmAVf A de calor et hnmor. 

Bine, dé las propr., fol. 79 et 94* 
f^r perturbaOoM... d'biamean. 
I^ désordre de chaleur et d'honenr. 

CAT. Destrempansa, ilutemplansa, utn Des* 
temptoHza. foet. J)esttmperanca, ît. Dw- 
ttsnperansa, 

l5. DlSTEMPHAMElTTy DESTEUPRAMEN y 

S. iw., dérangement, perturbation, dé- 
règlement. 
Per DasrmpaAifBir de las qnatre hnmon. 

y. et Vert., fol. 60. 
Par pertairbation des quatre hameun. 

Febre ▼• per ittfnMFRAMBiiT del cor. 

Biuc, de las propr., fol . 87. 
Fièrre vient par dérèglement du cœur. 

CAT. Destrempament, ahc. isf. De^empta'^ 
miento, foit. Destemperamentô. xt. Dis- 



TEM 



3i^ 



16. SoBESTEMPEAR , V., sÛT-tempérer , 
sar- modérer, tempérer, modérer 
beaucoup. 

Pare,pas, Fai lo 00» flOBEBTXMFAAT... en totaa 



y. et VerU, fol. loa.. 
Bend le cœur sur-modéré.,, en toutes choses. 

^er,... es temps entre cant et freg sobeb- 



Elue, de las propr,, fol. 122. 
Printemps,... c'est temps entre chaud cl froid 
sur^tempéré. 



iTEMPRAR , TRBttPAE, V,, lat. temp^tbar^, 
tremper. 

Pneb las fiiretz en mel t&bmpab. 
Ab aigna canda la tbbkfatz. 

DbudBb db PkADBs , Jut, eass . 
Puis vous les ferec en miel tremper. 
Avec eau chaude tous la trempez, 

» 

— En parlant des métaux , donner là 
trempe. 

Part, pas, M ala nnec aîa qoî te fes 
Allai elme aissi tbxhpat. 

Roman de Jaufre, fol. l3. 
Maie nuit ait qui te 6t pareil heaume ainsi trempé. 

Cascas tenc son bran ntit, de bon ader tbh- 
• frat. 

Roman de Fierabras, ▼. 370. 
Gliafeun tint son glaive «f , de hou actef trempé. 

Fig. Ab nn cairel de plasensa 
Fabregat el foc d* amor, 
Tbmfbat de dooasa sabor. 

P. Vidal : Tant an ben. - 
AVec un dard de plaisir faBri^tf au ihu d'amour, 
trempé de douce saveur. 

CAT. Trémpar, bsf. Templar, fort. Tanperar, 
XT. Temprare, 

a. DeSTEMPRAR, DBâTRSHPAR^ ^, , dé^ 

tremper. 

Ab sal et ab vinagré o a fayt dbstxkprar. 
Roman de Fierabras, v. 3349* 
Avec sel et Mvcc vinaigre il Ta fsit détrempet: 

Paeii ab lo vi o nrBSTRBHPATz. 

DXUDBS DE PRAi>E8 , Aùt, CaSS. 

Puis avec lé tin votu le détrempez, 

Aygas de ploeia dbstbbhpbrov tôt lo ter- 
rador. 

Caryaifagalon., p. 3; 
Eaux de pluie détrempèrent tout le tertoir. 

CAT. Destrempar. bsp. Destemplat: IIobt. Ùes- 
tèhiperar, n: Distemprare, 

TEMPS, s, m,, làL tbmP£», temps, durée. 

Tbmps , es mesura del movemen de las cau- 
sas movablas. 

Lejrs d*amors, fol. 74. 

Temps, c'est niesufe du motiveiAent dee choses 
mouvables. 

Lo tbhps qne i^nria despendre en bonas 
obras. 

y,etFerln» fol. 17. 
Le temps qu'il devrait dépenser en bonnes osuvres. 



3ao 



TEM 



-^ SaisoD. 

Aissi CDin es geiuera pascors 
De milh antre tim n caat ni frey. 
RàUfOM o SB MuATU. : Aini com es. 
Aînn Goname est jlu$ beau priotempt qne nul 
antre temps chaud ni froid. 

— Terme de Kturgie. 

Camne,... .nif. tkmwb e aTena. 

PiBRls DE GoBBiAC : El Boilt de. 
Carême,... guatre-t«ii^ et aTent. 

-— État 9 disposition de Tair. 

Teî lo tcMps dar e sere. 

B. deVehtàdour : Quah par la. 
Je-Toîa le tempi clair et aeretn. 
Las naos feron yelas, é Dîeaa donet Itir bon 

TBMVS, 

Bottuok d» U PrUè du Jénuaiem, fol« ai . 
Les navires firent voiles , et Dieu lenr donna bon 
temps. 

-— Terme de prosodie. 

Taitps de oatcnna sillaba,... es dembra de 
pronnnciatio <1 acoen ajnstada. 

L^t £amors, fol. 8. 
Temps de chaque syllabe «... c'est durfc de pro- 
nonciation à Faccent appliquée. 

Lac, Car U aena e U joc 

An Inr tbmps e Inr loc. 

Arn AVD DE MaHueil ; Bases es. 
Car les sens et les jeux ont leur temps et leur lien. 

Us ren lansor del honor e del be 

Qne m* avets fag tbicps e Jorns, mes et ans. 

GiULLAUMB d'Autpovl : Esperansa. 
Je vous rends louange de l'honneur et du bien 
que TOUS m'aves fait saison et jours , mois et ans 
(en tout temps). 

Prot». Us reproyiers me ditz dels ancessors : 
Qni TBitpa espéra e no fai qnan tbmvs ve , 
S' el TBim li falhf ben estai e cote. 

6. AoBEMAi : Non poi ester. 
Un proverbe des sneiens me dit : Qui temps es- 
père et n'agit pas quand temps vient , si le temps 
lui manqne , bien il est et il convient. 

Qoi TBMPS ba e temps espéra, temps li falh. 

V, et Vert., fol. I2. 
Qni temps a et temps eq^re , temps Ini maBqve. 

Adv. comp, 
S' BU BaBu DB TBMPS -no fai de qne m confort. 

G. Adhbmar : En temps. 
Si dans peu de temps elle ne fsit de quoi elle me 
conforte. 



TElVt 

Loircx TBMPS a no fi ab vos tenao. 
T. DE Faube et be Falgorhet : En Fdeoaet 
Longtemps il y a qne je ne fis aeee tous tsosoo. 

Tan PBB TBMPS jazer per man le?ar. 
Roman de Gérard dé RossUlon, loi. 6r. 
Vont à temps se eoocher poor esatia ee lerer. 

S* ien TOTs tbmps vtria , 
iToTS TBMPf Toe amaria. ' 

PfetBou : Ab joi. 
Si je vivais (sn) tomt èemps, (en) tout temps jh 
vons àiaBerats. 



a. Temporal, 4x4^., lat. TBXPOHAiir, 

temporel, passager, de temps. 

L^ àmor dels bes temporale. 

Breif. dTatâor, fol. 5. 
L'amdUr dsa biens temporel»- 

Per la petita , ttmraaukt, gloiia. 

TnuL deSède, itl. 40. 
Par la petits ,jnus«^r« gloire; 
Noms tBMPonALs, es aqnel qa€ iijgnifics 

teupa, oonn anSi mes. 

Lrred^ameHythLiUk 
Nom de temps, c'est oelni qui signîfi* temps < 
comme an, mois. 

— Tempétueux j orageux. 

Mais pretx lo freg tbmpobâl. 

MabcabsOs ; Pus la. 
Davantage je prise le froid isnspe'SMSsnr. 

Sttbtt, Laine conta^a del temporal , com a. 

Poime eut Bcèœ. 
LÀ. dedans il raeentaitdn ttmpM, e a mmet il «st. 

Loc, Fes gros tkmporal d' anra é de plneia. 

CaryaMagaUm, p> 3. 
Il fit gras temps de vept et de ploio. 

Aire. PR. Je K ferai traire man tèmpontL 

Roman d'Aubri, Bbécbmr, p. 175. 

CAT. ESP. PORT. Temporal, xt. Tempotuie, 

3. Tbmpoaa, s.f.^ chacun des quatre 
temps i terme de liturgie. 

El dlejnnha de las temporab. 

Cat, dels apost. de Rokta, M» wj. 
An jeûné des quatte temps. 

ESP. Temporà. 

4. Tbmpohalitat, s.f.y lat. texpokaU- 
TKTem, temporalité, mode, maDÎèrr 
d'être. 



TEU 

Fm tsxhuuutat del joro» nom loeAtln 
lima • Us citsUas. 

UisL dé la Bible em prop; fol. s. 

11 fit la manièn (Titre du jour, c'ei^4^ré lo ciel 
•i h Inn* et les tfloilet. 

CÂT. Tm^iforalkat, ur. TtmporaUtad, voit. 
TemportUidade, rr, TemporaUià, tempera 

^WW^^^^M^W 9^0ww9M^^^W •••••WB^W^^ • 

5. Tempqbalkbvt y <idl(»., temporelle- 
nmit* 

En aqaett Mgla eomanda ben TnirofEAK vtar. 

2Vwf. ifa ^èds, loi. 71. 
DiBS M mood* U oMansiido b&en tempanlleftunL 

ASC. FE. A oenls qni font ainib Tiennent bien 
temporelm^m. 

EUITACHB DkSCHàHPS , p. 98. 

CAT. Temporalaunt, up. ronT, it. Temporal" 



TEM 



321 



6. Tbmtbsta, s,/., tempête. 

Oibf' e TXHFUTA. 

Rambaud n'OiAires : Eotn gel. 
Gine eC fMPtp/ie. 
Tantost la xiiipaaTA oeiiet. 

Zip» dé Syârac, fini. 7. 
AoMitAi la Umpiu tmm, 

Fig. La TSMPitTA de malae oo^utioc. 

V. et Vvt,, fol. 89. 
La Umpiu do manTaitat pcntéet. 
CAT. Ttmpetuu, up. Tempestad. poet. Tem- 
pettade. ir. Tempestà, tempestate, trnnpes- 
tade. 

7. TKMPBsrnos , tutf., lat. tkmpestuosi», 
tempétueux, orageux , sujet aux tem- 
pêtes* 

La nnacik ee... TKMPieruosA. 

Bluc* de las propr», fol. i a6. 
la nnît att... orageuse. 
CAT. Tempcstuos» xsp. port. Tetnpestuoto, 

8. TBHFBSTOSy adj\, lat. tbmpbstus, tem- 
pétueux, orageux , turbulent, tracas- 
ser. 

TranuToa vent. 

Slac. dt las propr*, fol. 147 • 
Vcat tempitUÊUx, 

Son ab marits TXMPBeroeAe. 

Br«». ^amor, fol. i3i. 
Elle» aoat pour les marii turbulentes. 
rr. Temptstoso. 

IV. 



9. Tkmpestae ) V, , tempêter, tourmeo- 

ter, susciter des orages, 
jv^. Els amioz e'k enemicz xuiBBiTA. 

BuTAAHO BB Botif : NoD esUrai, 
Lat amis ei !«• enoemU elle tourmente» 
Laniengicn, cni Dieo timpist! ^ 
Ramiavb D'OAAvaB : Àru no. 
VLéàiaeaU , à <pit Diea suscite des orages î 
P€ui»pas. Cona aqaelfa que aon tehpbitat 
el mar, deziron Tenir a bon por, 

y, et FerL, fol. 33. 
Comme eaax qui toat tourmentés en mer, diii^r 
rent venir à lion port. 

A>c. va. Et flors et frais d'arbroi abatent 
Tant les tempestènt et débatent. 

Roman de la Rose, ▼. 181 16. 
Pnîf toos jours d'aqoilon raleîna Tagabonde 
Ne témpeste sns Fonde. 

ScéTOLB DS SAIVTB-JfAaTBV, fol. 79. 

Bsp. Tempûitar. zr. r^n^eittw. 

10. TsMPzsa, s, m. , averse , mauvais 
temps , ouragau , tempête. 

Esent al ool , cavalgn* ien ab TiMPixa, 
BxiTRAHD DB BoRff : Icv m' eiooodise. 
Eea an cou , qne je cherancbe avec ma uv a i s temps, 
Pregs no ns tetfgna ni tbmpixbs. 

GiBAUD SB BoiinUL : Gardalhac por. 
Qne fioid ne vons retienne ni mauvais temps» 

El gnn TBMPiBa fara la nan périr. 
R. JoasAV , TiGOHTB DB S.-Aaxoiriif : Amort no. 
La grande tampite fera le navire périr. 
A«c. PS. Lalens oî monlt grant tempUr 
De son de barpes, de violes. 
RomtM del conte de Poitiers, v. 892» 

TEMPTAR, 1;.^ lat. tentaa^^ tenter. 

Qn' el diBbles no ns pnesca tkkptar. 

Brsff. d^amor, fol. ao. 
Qne le diable ne noue puine tenter, 
Cant lo temptayres nos tbkpta. 

y, et Fert., fol. 44. 
Quand le tentateur nous tente. 
ASC. CAT. Temptar's cat. mod. ssf. post. Tîsn- 
tar. IT. Teniare. 

a. Tkkptacio, temptatio, tehtaciOi 

TENTACION y S. f. , lat. TSNTÀCXOHtf/», 

tentation. 

Non pogram lar tbmptacios 

Sofrir. 

Brev, d*amor, fol. 34* 
^ous ne pourrions leurs tentations souffrir. 

4> 



332 



TEN 



Met 1o en tcmptacio. 

F. tiFtri., fol. II. 
Ij« met «n tentation, 

Qoe no intrev en tsntacior. 

Hist. de la Bible en prov., fol. 60. 
Que ta a*entres pM en tentation. 

AHC. CAT. Temptaeiô. ckt, hod. Tentadà, 

BSP. Tentacion, foet. Tentacao, vt. Teti' 

* 

. taxione» 
3. TEKFTAlIRNt , TEKPTAIIEN , 5. /7?., Ut. 

TEHTAMBifTtf//!^ tentai ion , tentative, 

Toz los TKKPTAMSirs dd diable. 

2>vt<^. deBhde, Toi. 17. 
Tootes les tentations du diable. 
iT. Tencamenro. 

/|. Temptaire, temptatrb, tentador, 
adj. f lat. TEHTATOR, tentateur. 

Diables et toit temps tbmptatrks. 

V.etFert,,ïo\.t{t\, 
■ Le diable est (en) tout temps tentateur. 
Subît. Cant.lo tcmttatrks nos lempta. 

F, et Fert., fol. 44. 
Quand le tentateur nou» tente. 
CAT. Ksp. PORT. Tentador, it. Tentatore, . 

5. AtTENTAR, V.> lat. ATTENTARef^ at* 

tenter. 

Injostamen o senes causa si attbhta.ta. 

Tit, dex^i. DoAT,t- VI, fol. i5i. 
Injustement on sans cause s*il attentait. 

CAT. ssp. Àtentar. port. Attentar, it. Atten* 
tort, 

TEN y TiH, S. m., lat. TEupus, tempe, 
partie de la tête. 

Per TSHS , V esprit animal si expan als ner- 
vis sensitios. 

Elue, de las propr., fol. 89. 

Vn les tempes, l'esprit animal s'étend aux nerfs 
sensitifs. 

Lo feri al Tm de costa Vanrrlha. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. i3o. 
Le frappa k la tempe (le contre l'oreille. 

1. Templar, s, m» y tempe. 

Del TsvPi.Aii senestre entro al templar 

destre. 

Trad, d*Albucasit, fol. 14 • 

De la tempe gaucbe juiqn'i la tempe droite. 

3. Templa, s, f,y lat. tempora, trmpc. 



TEN 

Am dos canteris sobre doas tcmplas. 

Trad, d'Albucasis, fol. 4* 
Avec deux cautères sur les deux tempes. 
iT. Tempia. 

TENDRE, V., lat. TBimeRE, tendre, 
étendre, bander, étaler, déployer. 

Diens, lo reys, sap s*arbalestaTKiiDEB. 

G. Faidit : Gascnsboo] 
Dieu , le roi , sait son arbalète tendrem 
De mercier e de sabatier e de toi teodifr 
eslranli qoe tbhda. 

Tit. de iUflS. Arch. du Roy*» comtes de Toulouse 
De mercier et de cordonnier et. de tont élabgific 
étranger qui étale. 

— Dresser des tentes. 

Pansero se oosta Sant Feliu , et aqai clh^ 

se TBVnBBO. 

PBll4>lfBirA. 

Se placèrent contra Saint-Félix , et là ils se dm- 
sirent des tentes, 

— Dresser des pièges. 

len sanpra gent tbhdrb, 
E penre ors o laopart. « 
Hugues db la Baoiblebib : Per (rsiir. 
Je saurais bien tendre, et prendre ours ou lëopsrd. 

-—Visera, se diriger vers, s'appliquera. 
Loc. Tas r albert tbxc de son Tasaalh, 
En BasGol. 

R. Vidal de Bexaubum : Uaas novss. 
Il se dirigea vers la demeure de son rassel , le sei- 
gneur BasGol. 

Cel qm tbhc vas s* amia. 

T. DE LaHPBAIIC ClOALA ET DB GuiLLBUIIWt Sf 

RoziERs : Guilelou 
Celui qui se dirigea vers son amie. 

hoc.fg, Toca , tal faxenda 

Ai qn* obs m* es que y tbhda. 

G. BiQUiER : Gaya pasloielb 

Fillette , j'ai telle a&ire que besoin m'est qae j*. 
m'y applique. 
Part. pas. Dieos ten son arc tbitdut. 

P. Gabdiwal : Baaos es. 
Dieu tient son arc tendu. 

Qoan lay aura son trap TKirmrr. 
Bbstbabd db BoiN : Lo coms. 
Quand le il aura sa tente tendue. 
Gan la ost fonc tbhduda eniom lo castel. 
Roman de la Prise de Jérusalem , fol. 7 . 
Quand l'année fut déployée autour du ehâte^a 
«AT. Tendre, esp. port. Tender. xt. Tendert. 



TEN 

2. Tekoembh, s. m,, tension. 

Prw. Arc frain tivdemkvs, et aluchamensy 

oonitge. 

Trad, deBède, fol. 3. 

Temsiou brise are » et relâchement , coarage. 

3. TcHBiBR y S» m», tendeur, étalagiste. 
De nerder e de aalMitier e de tôt tuibiia 

estranh que tenda. 

Tu. ds la^. Arck. du Roy,, Comtés de Toulousâ, 
De mercier et de cordoomer et de tout étalagiste 
rtmiger qui étale. 

CAT. Tênder, lar. Teudêro, roET. T^ndeiro. 
iT. TewdirfOfv. 

4- TsiTDAy S*/,, tente. 

Plai me qaan rtj ma el pratz 
TuTBAa e pa^alloa fermats. 

BnTtavB Ht Boiii : Be m play. 
11 me platt quand je toîs tar le prtf tentes et pa- 
tUIoos fiséi. 

TmDaa e trapa deapleyar. 

PiBaiz DU ViLLAa : Sendati Termellit. 
Tentes et paTÎUoos déployer. 



TEN 



3a3 



/^ 



— Étendage. 



Loa gamidon dds drapa no gamiaso ni 
cardo loa drapa cent loa aoran lerat de laa 
TïïanAê, enlro qao loa pesadora ealablitx loa 
aiopeials. 

TU, de i33i. DoAT, t. CXLVI, fol. lao. 

Que les furaiweart des draps n'appereiUent ni 
ardent les dfaps quaod ils les aaroat levés des été»- 
daguj jvaqa'i ee qne les pesewrs établis les «ieot 



CAT. TesuUu I8P. Ttaida» foet. xt. Tenda. 

5. TEVDBLHy TSNDiL, S. m,, teuture y 
pavillon. 

Q«m1 rie, de coj aon li tivdklh, 
Tenon li pneg e la planha. 

H. BavNvr : Lanqnan son. 
Va q«e las riches , de qui sont les pavillons, tien- 
nent lai oolaaos et la pUiae. 

En la oambra qo* ea Toata , dina lo Turoit. 
Hoiman de Gérard de RossUlon, fol. 34 • 
I^as la chambra qni est Toûtée, dans le pavillon. 

6. ArtstDARy V., camper y dresser des 
tentes* 

Elh Um fe ATmanAB coata ai am lara tendaa. 

Philomma. 
Il les fit camper contre soi avec leurs tantes. 



Part. pas. Elh rey Maraaeli » que saap que aqoi 
a fo ATairoAT R. am los .xit. pars. 

PHILOMKITA. 

Le roi Marsile, qui snt que U se fat campé B. avec 
les donse pairs. 

CIT. up. Jtendar, xt. Jaendare. 

7. ATEHonSy V., lat. attbvdaB) atten- 
dre , espérer. 

Qoe ferai, ieo, qo* antre Joi non atku.' 
HoAusa DE SiiiiT-CTa : Très enemux. 
Qae fcrai-je , moi , qni autre joie n'attends pas ? 

Ativoiov qn* el gaasardon vengoes. 
G. Faidxt : Forts cbaosa jm. 
Ils attendaient que le profit vint. 

A mi plats maia qoe atisida. 

Guillaume de Cabestaxrg : Lo dons. 
A moi il platt daTsulage que y attende, 

Fig, Rei caatellaa, Temperi Toa atev. 

Guillaume de Mohtàosaggut : Bd m' as. 
Roi castillan , Tempire tous attend. 

— Tenir, accomplir, soutenir. 

O ATEirDEAX a te. 

Titre de ^. 
Gela je MandiniU toi. 

Qoe ara noa atevda ao que nos a promis. 

Guillaume BE TvDBLA. 
Que maintenant il nous tienne ce qu'il nous a 
promis. 

Loe. Sol ma dona me deng Toler, 
E sa paraola atevdre. 

B. BE VsiiTAlwva : Amors e que. 
Seulement que ma dame me daigne vouloir, et la 
paître tenir. 

Per qn*ieo non pneac an gnerra sol ateedbe, 
A aa meroe me ren aos domengiers. 

Aeraud de Maeueil : Ane tes Amors. 
Puisque je ne puis sa guerre seul soutenir, k sa 
merci je me rends son sujet. 

^— Réputer, estimer» 

Attehouatb lo per vilan qni noTenten. 
Le comte de PoiTisaa ; Companho. 
Que TOUS le tenioM pour vilain (celui) qui ne l'en- 
tend pas. 

— Faire attention. 

Ella a fen aorda, gêna a Inx non ateud. 

Poème sur Boèce. 
Elle se feint sourde , point à lui ne fait attention. 

— Durer, se prolonger. 



3a4 



TEN 



El M daT« grand temor 
Qo* al scr non ativois vins. 

G. RiQUiM : Ad nn fia. 
11 ta doDiuit grande cninta qu'au loir il n'aften- 
tlit (n'alUsignlt) TiTant. 

— S'appliquer, être attentif, porter ses 
soins. 

Tan m* ATtiroiu pcr far lo sien servir. 
B. DE VENTADOua : Bels MonrueU. 
Tant je m'appUçuat k (aire le rien servir. 

Qoan aoza sa malananaa 
Dîr a lîeys a cai s* ATtir. 
AiMEEX DM PXGUiLAiir : Put descokrir. 
Quand il oee sa souffrance dire k celle k qui U 
parte ses soins. 

Al mien aemblan, qai en doa lueos a' ateh, 
Tas qaascan es enganaire e trahire. 

AaKiUD SE MAaUBiL : Aini cum selb. 
A mon avis , qui en deux endroits porte ses soins, 
envers chacun est trompeur et traître. 

Subst. A tôt lo meins m* es 1' atevureb honor. 
AiMBEi DE Saalat : Fis e leials. 
A tout le moins Vaîtendre m'est honneur. 

Part, pas. Non pot esser anflèrt ni atehdct 
Qn* ades non chan, pns estina rtj tomat. 
G. APHEMAa : Hon pot esser. 
U ne peut être souffert ni attendu que maintenant 
jo ne chaule pas , puisque je vois Véli revenu. 

Conj, Atteitout la amor e la gran affeotion. 
TU. de 1391 , bailliage de SUteron. 
Attend Kamour et la grande affection. 

Conj; ûomp. ATTEsnOT que de ben fach nos 
aorian avol gnîardon. 

TV/, de 1391 , bailliage de Sisteron. 
jâUembi que de bien fait nous aurions mauvaise 
récompense. 

Yojee Pa&avla. 
€AT. Atendrer, asr. Aiendtr. tort. Attender, 
XT. Attender^. 

8. Atsn, s. m», attente. 

Trop cog qoe fas lonc ateit. 

B. DE VEiiTADOva : Conort. 
Beaucoup je crois que je fsis longue attente. 

Amant a fiiit e fera lona atese. 

A. Oahiel : Si m fos Amors. 
Arnaud a fait et fera longues attentes. 

ANC. CAT. A tend. 
9. ATKWnA , AT£NTA , S. f., attcjite , 

espoir. 



TEN 

Ni m lasa fiir long^ atesoa , 
Qne lonc termini m £an paor. 

B. DE Vevtadoqe : Estât ai. 
Ni ne lasse- faire longue attente, vu que loogt 
termes me font peur. 

Per Tenir a lors atbktas. 

Chronique des Albigeois, col. 21 • 
Four venir k lears attentes, 

10. A.TBHDBirsA| S./*, attente» délai. 

No '1 Tnelh pins tarxar 
Ni fiir lonf^n' ATBroBHSA. 

G. FkoOBiBAS : StrvcBtes vneili. 
Je ne le veux plus retarder ni Inira loag diUL 

Gen oompUr m' atehdutsa. 

G. Faidit : L'omrals jaunm. 
Gentiment remplir mon atiettte, 

— - Intention y affection, disposition. 

Pcr bona ATEVDEvaA 
Esper qn* alcns jois m* en v^gna. 

PiEias b'Aoveeaek c Ab liaa jois. 
Psr bonne 4{/J^ction, j'espère qne quelque joie 
m'en vienne. 

Don sni pagoats , ses pins , ab s^atsvdibm. 
AiMBEi DE PEeviLAiir : Ancmais de. 
Dont je suis paytf , sans plus , avec aon ajgkctioe. 
CAT. Atemdenàa. 

1 1 . Ateztdszo ^s,f,, attente, espérance. 

Ane non anxi, fora de Breto , 
D* orne taiB longna ATurniBo. 

G. Adbbiiae : Be m'agr' obs. 
Oncqnes je n'ouïs , hors de Breton , d'homsM û 
longue attente. 

la. ATBNDBMKir, S. m., attente, espoir. 
A Tos lais lo lonc ATEironiEir 
Senes janslr, qn* ien voili lo jaosîmco. 
T. m Blacas et de P. Vidal : Paire Tûbl. 
A vous je laisse la langue attenta sana jouir, ta 
que je veuE la jonissanoo. 

Per qn* ien lais 

L* ATESDEMEH. 

G. Faidit : Gen fen. 
C'est pourquoi je laisse l'alleiife. 

ARC. CAT. Atendem^nt, atentUment. avc. est. 
Atendimiento, tt. Attendimento. 

i3. Atbvduda, s.f,, attente y espoir. 
Ateududa delfl dreitnriers et alegresa. 

Trad. de Bède» fol. 58 
attente et aUf^cssc des justes. 



TEN 

Aqncsla m7 atbsduda. 
Gi7n.LlifHK Bs Sautt-Didiir : Malraitt. Far. 
Cdte niMBne attente» 

ASC. VR. Demain morras sans atendae, 

Clkr. de Trojee, ffist. liH, de la Fr\, t. XV, p. 207. 

i4« Atbhdudaxkht , adv. , attentive- 
ment 
Si ▲TBvnvDÂMnrr regardam le mon, en 

sa grandesa... oonoyssherem le gran poder 

del Payre. 

Elue, de las propr., fol. 4* 
Si otientivemeHt non» regardons le monde , dans 

sa gnndear.,. nous eoonaltroBS le grand pouToir du 

irttres 

i5. AraHSAa, v», tendre, bander* 

Porc /MIS. 
li Tnre traso sagetas ab lors arcx ATassAn. 

Homan de Fierabras, t. 2947. 
Les Ton* tirant fldclies arec leurs ares tendus, 

i6« DBSTaroBBy v.^ détendre. 

Mains cairels detclavar e msrnnMUi. 
AiGAaTs SEL FossAT : Entre dos reis. 
Maints eaneaaz dtftseher et détendre, 

Pereina lisr destnppar e DitvnDax. 
BEBTaSdni SB BoBH : Ar Tcn la. 
PianiOTs làira débander tIL détendre, 

Ifnills aichieis tan.dreich non sap dbstbvdeb. 
BlCKASD BS Babsuuvx : BcD Tolria. 
ITol archer si droit ne sait détendre. 

Fig. Pas aos belhs dits toI jmsTBifnaa. 

BAIMOKS BB MlBATAL S Selfa ctti joys. 
Foisqne ses beaux propos il Teat détendre. 

Tt. DtMtauiere. 

17. Emtsitdrx, V,, lat. iRTEND^aSy en- 
tendre, écouter. 
IVo lo y dirai, 8*iUi non o vol bstbv&bb, 

FoMs SB Ui Gaidb : Sitôt non. 
Je ne le Ini dirai pas , si elle ne le reut pas en- 

tendre. 

Soan parlent , dona , c* om no ns bvtbitda. 
Um tboubadovr abobtme : Bons donna. 
IMons donoement, dame, qu'on ne nous en- 
tewbpas. 

— Comprendre, deviner, apprendre. 

GonosG e s^i bittbwdrb 
Las lors malvestatz. 

Piebrb de Bussignac : Sirventes. 
Je connais et je sais entendre les leurs mcclian- 
«-fiés. 



TEN 



3a5 



Seinber Conrat , îea sai dai rei qa* estan 
ly ajadar vos; aras BVTBiroATE qni. 

Bertb&hd db Bout : Ara sai ieu. 
SeignenrOmradf je sais deux rois qui s'abstien- 
nent de TOUS aider; maintenant afrpreMts qui. 

Loe. Sos amies d*el li deron ad bstbvd&e 

r engan. 

/^ de Savari de MatUéon, 
Ses amis de lui lui donnèrent à entendre la trom- 
perie. 

— Savoir, avoir le talent, Texpérience. 

Ebtbhdia se de trobar. 

f^, de S. Honorât. 
Il e*entendtUt à trouver. 

Mielhs s* sBraurn que tqs en amor. 

T. SB PlBBBB D'AuYBBOHB ET DE B. SB VeHTA- 

sove: Amicx. 
Mieux il i^entend que tous en amour. 

— Supposer*, imaginer. 

Lo Ters a fait Peyrols, e no i bhtbit 

Mot maladrecb, ni ren que y descoveoba. 

Peteols : Ben dei. 
Peyrols a fiiit le Ters , et il n'y entend propos 
malbonnéte , ni rien qui y soil inconvenant. 

— Prétendre, vouloir* 

Qne il plagges, s* iea V BxnrsvDXA 
Servir et bonrar. 

B. ZoROi : Tots hom. 
Qu'il lui plût , si i*entendais ]a servir et bonorer. 

— Viser, avoir du penchant , s'affec- 
tionner, s'appliquer. 

Tn , qn* en adolteri 'htbiribs. 

P. CAEB1BA.L : Jhesum Crist. 
Toi , qui k l'adultère as du penchant. 

Soliats en domneiar bhtbiideb. ' 

F, de Jl. Jordan. 
Vous soulies k courtiser w>us appliquer, 

EsTESDiA en pretz et en ben dig de lansor. 

F, de Bertrand de Bom, 
Il s* affectionnait k mérite et è bien dit de louange. 
EnTBVDBT en nna borseca d* Orlbao. 

F, de H, Brunet, 
Il s'affhctionna k une bourgeoise dX)rlhac. 
L' antre en bxtbvdeb sapnz. 
T. DE Rambaud et b'Albbbtet : Albcrtet. 
L'autre k s'affectionner instruit. 

Part, prés. 
Tan ben parlan ni tan ben BMTBiroEir. 

AmsBi de Peguilaui : En aquclh. 
Si bien parlant et si bien comprenant. 



326 TEN 

Substant'w. Qae m deignes lufferUr 

Qa' iea sia sos fis kxtbndbits. 

GiHAVD DB BoBHBiL .' QvuQ lo TreiU. 
Qu'elle me daignât supporter que je sois son fidèle 
affectionné' 
Part, pas, Qnan los pe« 

Ea EITTBS. 

G. BiQUXBB : Qui s tolgues. 
Quand sa pensée est entendue. 

Axc. VR. Non poet nns qoi aim par amon 
- étendre aillora qne vers s'amie. 
Roman dePartohopex de Blois, not. des Mss. , 

t. IX , p. 83. 

Si te sappH , eniens à mes clamoon. 
Cl. Mabot, t. lY, p. i lo. 

cxT. Rntendrtr, isp. roaT. Entender, it. In- 
tendere, 

id. ËirTEKy s» m,, attente, intention , 
but y fin, dessein. 

Preyar no ut ans per Birsir de janatr. 
Arsaup ï)ik Marubil : Si m destrenheti. 
Je n'ose vous prier par intention de jouir. 

D* amar mi dons en cni es moa bntivs. 
Pons DE Capdubil : L' adreila solali. 
D'aimer ma dame en qui est mon attente. 

▼al mais a mos Bvrsirs 
En loec foadatz qoe sobriers sens. 
G. ÂSHBM AB : len ai. 
Vaut mieux k mes desseins folie k propos que 
sens supérieur. 

t 

19. Enteitsa y s, /,, attente , intention , 
volonté, dessein. 

▼as vos soplei vas coi ai mes m' butkvsa. 

B. JOBDAH VICOMTE DB S. AHTOVIN : VaS TOS. 

Je supplie Ters tous vers qui j'ai mis mon attente. 

Car ac BiraxiraA , 
Nul temps, de far penedensa. 

F", de S. Honorât, 
Car il n'eut intention, (en) nul temps , de faire 
pénitence. 

AVc CAT. ^tenza, xt. Inteuza. 

20. EzrTEMTA, s,/, , attente, intention , 
attention. 

Per 1* amor de Ui genta... 
En coi ai mes m* bvtehtà . 

B. DB Vbmtadoiir : Quan la dousu. 
Pour l'amour de la gentille... en qui j'ai mis 
mon attente. 



TEN 

Ben pert m* bktbvta e ma cora. 

Lambbbti de Bohavkl : Pois vei. 
Je perds bien mon attention et mon soin. 

ANC. PB. En fol lin ai mis vc^ entente, 

Fabl,etcont, anc., t. iV, p. i/O- 

Car celle-là vers qui ta as entente 
De t'adresser. 

Cl. Màbot , t. II , p. i^' 

AHC. GAT. Ententa. 

2 1 . EvTENDEKSA y S, /, , avis , idcc , 

pensée. 

De so don jeu soj doptos 
Me diats vostf^ sirnuiDBvsA. 
T. d'uv marqois bt de Gibaud : De so doo. 
De ce dont je suis douteux que vous me dbiei 
votre avis, 

— Attente. 

Gréas es trop longa ehtbitdbvsa.. 

T. DU COMTE DB BoDEX BT DE HUGUBS DB SlIUT- 

Ctb : N Ugo. 
PéttiUe est fort UMgne tUtente, 

-— Affection , tendresse, inclination. 
Non partrai m* ssTBirDBirSA. 

G. Faidit : Ben for' oimais. 
Je ne départirai pas mon affection» 

.Ans qoens tis, 
Fo m* iiTTBirDÉirsA 
Que ns âmes e as senrîs. 
Guillaume de Caerstaiho : Lodoos oossirc. 
. Avant que je vous visse , ce fut mon incUnation 
que je vous aimasse et vous servisse. 

On lit dans un passage de Gui dUi- 

sel> cité par Redi AnnoU al DiUr., 

p. 5o : 

La vermeflla e blanca kara de la mea fioa 
xiTTBnnEirsA. 

Et Boccâcio , dans le Fïiostrato, a dit : 

Di poter ricever, qnal si Tnol pria , la doke 
sas e uincaLtntendenza. 

Intend^za alla proTenzale in veoe ddl* a- 

MATA. 

cat. Entendensa, entendama, xx. mod. Inten- 
dema. 

112, ErTEHGIO , ENTENSIO , KHTENSSIO , 

S, /. f lat. iNTENTio , intention , aCCec- 
tion , attention , application. 



TEN 

Si U tHTiSGios de ton con es torta. 

V. tt Vert,, fol. 62. 
Si Vinta»Uon de ton coeur est tortue. 
Membre 1i qoe long* i«tuicios 
A destorbat manu bona fasenda. 

Albkit m SiSTsaoH : En unor ai. 
Qn*ii lai soiiTienne que long ne application a 
troubU mainte bonne affaire. 

loc. Non agni m* nmiiuo 
En entra, al en voe no. 

HuGuxs DE SAiMT-GTa : LoDgamen. 
Je n'eoa nHm intention en antre , sinon en tous. 
El aTÎa tôt jom s* kvTBiraio 
En acolbir et en far onramen. 

B. CxaBoini. : Sf ieu anc. 
n arait tonjoart ton attention à aocaeillir et à 
(aire bonnenr. 

— InteDsité. 

Per eorapreasio del cor, et i VTursaio de calor. 

Biue^ de las propr,, fol. 84* 
fîtf eom p rei ii on dn eaur, et intensité de chaleur. 
uic. CAT. Entende, cat. mod. Intendô, xtp. 
InteneUm, poet. InpBnfào, it. Intenziane, 

23. EHTXNDBMENTy BVTEITDEMSN , IH- 

TBVDBKSH, #. m., enteodeOient y intel- 
ligence. 

El aen e V uiTivDniiir 

Que m tolc Arnon al ▼enir, 

Ai tôt cobrat al partir. 

GAVtBàT, MOtMI DB PoiciBOT : Be c cuget. 
Le tens et l'entendement que m'dta Amour au ve- 
nir, j*ai tout reeouTré au partir. 

Cavall o mnl qne son bestias ses BirriVDiMBV. 

F'.et^eH.gfoX.git, 
Cheval ou millet qui lout b^tet mna entendement. 

— Explication 9 aTis* interprétation. 

Tolgnem saber, 
Per eascns d* eU, 1' bhtihdbiibh. 
Hbmbi , coMn »■ Rbobb : Si m foe. 
Nom veaUlaMB mvoir , par cbaenn d'eux , l'cr- 
pUeatùm» 

Enterpreta e retoma en la melbor partida 
m qne se pot far o dir o entendre en divers 



y, et Vert,, fol. Sa. 
Interprète et retourne du meilleur cdté ce qui ae 
peut faire ou dire ou entendre en diverses inter- 
prétations, 
Loe. Al mien BinriHOBiiBir. 

V* de S* Honorât. 
Au miej ayis. 



TEN 327 

— Intention , projet , but. 

Manias Telt risen , gaaban , 
Caassiga 1 pe a manta gen 
Domna , ses antre mrrimmiBH. 

T. DE SaTAU de MAOLEOir , DE HUGUBS DE LA Ba- 
CHELERIE ET DE G. FaIDIT : Gsucelm. 

Que maintes fois riant , jouant , presse le pied & 
mainte gente dame , sans autre intention. 

Betornon en mal BRTSMBEif lar so qne se 
pot far et entendre en be. 

V. et Vert,, fol. 5a. 

Tournent en mauvaise infeacioii ce. qui se peut 
faire et entendre eu bien. 

— Affection , inclination. 

En tal domna , qn' es belb' e pros , 
Ai mon bvtbvdbm Bit assis. 

AaiTAVD DE Mabvbil : Bel m' es lo. 
En telle dame, qui est belle et méritante, j'ai place' 
mon ajffè^tion. 

Qoe m don son bbtbvbbmbv. 

R. RiOAiTT : TbU domna. 
Qu'elle me donne son ajffkction, 

AHG. GAT. Mntendement, emendùnênt. bsp. 
Entendimiento. po&t. Entendimento, it. 
Iniendimento, 

a4* EiTTElroEiaB , EzrTEiroEDOB ; s» m., 
entendeur, qui entend. 

Mos sena es dars 

Als bos BlhrBVDEDORS. 

(^ATAVDAH LE VlEVZ : Ictt nO Sui. 

Mon sens est dair aux bons entendeurs. 

Li oonoissen bxtbitoedo'r. 
T. d'Albest marqvis et de g. Faidit : Gaucelm. 
Les intelligents entendeur*. 

•^ Confident, affectionné, soupirant. 

S^ anc foy gays BBTBffDBiRBs ni dmtz. 
Raxbaud de Vaqueibas : D'amer. 
Si oncques je fus gai soupirant et galant. 
A m près per exteudedob. 

BBaTRARD DE BoMf : Grsu m' es. 
Elle m'a pris pour confident, 

CAT. BSP. POBT. Entendedor, it. Entmditore , 

25. Entendable, adj,, intelligible, 
compréhensible. 

A bels dits et entiers , 
Emtbiidablbs e plas. 

GiBACD DE BORREIL .* Dets bcb. 

Avec beaux mots et entiers, intelligibles et 
simples. 



328 TEN 

A»c. m. En roma^z k'fl mU etiundahles 
A Uïe genz e covenablea. 

Marie de Frakgb , t. II , p. 499* 

— Intelligent. 

So menha bhtesdables qoe bestïas. 

Liv. de Sjfdrac, foL io6. 

Sont moins intelligents que bétes. 

a6. ENTEirDABLÂiiEirs, âc/p., intelligible- 

menL 
Ne sai raxon rendre ben aHrmvDABLAMXxs. 

PmaE DE Goebiac : El nom de. 
J'en mis rendre raison bien intelligiblement, 

37. ENTXVTXUy adj., attentif. 

EvTBHTiTAS tTOp fortmen. 

Litys dPamors, fol. lOO. 
jtttentiffes très fortement. 
AHC. FR. lia aont ententifs à veoir faire ceat 
ouvrage. 

Hiit» maeeanmiçue, t. II, p. ao3. 

28. Ektesab I ENTEZ^B , V. , tendre y di- 
riger. 

Part- pas. Paeis trag demanes 

Sagetaa d* anr ab aon arc ektb8at« 
GiKACD DE Galavson : A lieys cni «m. Far. 
Puis tire de suite sagettes à'or atoc son arc tendu, 
ARC. ¥&. Si a le vilein regardé 

Qni aToit aon coap tntesi. 

Roman duRenart, t. III, p. 171. 

18P. roET. Entesar, 

29. EvTBHSàB , IRTBR8AB, v», Bvoir in- 
tention , disposer, appliquer. 

Pan,p€U. 

Lo coms lo vio venir de ferir KjmirsATE. 
Caacna es del ferir duraments khtsvsate. 
Bioman de Fierabras, ▼. ifyj^ et 1479* 
Le comte le vit venir è frapper disposé» 
Chacun est an frapper-mdement disposé. 

30. IiTTEirs, adj., lat. ijxtevsus, tendu, 
intense» 

Calor trop urrivuA. 
Tlrtnt ixrrBirsA. 

Sluc. de las propr. , fol* 19 et ao. 
Chaleur trop intense. 
Force intense. 

GAT. Intens. ksp. pobt. it. Intense, 



TEN 

3 1 . Ensio , s.f.9 intention. 

N' enir*en mar ab bona brsio. 

GuiLLAiniB bb }fJiii : D'un nrventet. 
Qu*il en entre en mer avec bonne inieniion, 

32. ESTESDEB, EXTENDEB, V., Ut. EX- 

TEiroeBB, étendre, allonger, répandre, 
4 épanouir. 

A loi plats son oors en crots BnsKDii. 
Bebhabd D*AuaiAC : Be volria. 
A lui il plut de son oorps sur h croix étendre, 

Feric lo del pnnh tal qn' en terra T bsteb. 
Roman de Fierabras, v.3838. 
Le frappa du poing (de) telle (sorte) qu'en terre 
il YéUnd. 
Tan cnm mars clan , ni terra pot saraDaE. 

Abvavd db Mabubil : Ane vas amor. 
Autant comme mer enck>l , et tem pent (• ) 
étendre, 

Coîa aalvagga qne ii Bzvni per terra. 

Blue» de Uu»propr. , Soi. ao^- 
Citfomlla muvage qni e'étend par terre. 
Kûjtqfd badal ni a* bstbvda , 
Qnan ang de baulha parler. 

Beetband de Boa» : Qnan vejpels. 
Bol qui bâille et détende, qoand U entend de bi- 
taille parler. 

Ben se oniden en las terraa «arKSOEB, 

E far conqnitB. 

G. Faxdit : Cascos bon. 
Bien ils se pensent dans les terrée répandre, el 
faire des conquêtes. 

Ana que a* bstbitda. 

Sobi^ el cor la dolora. 

GciLLAUMB DE Cabbstaivo : Lo dons. 
Arant que se répande sur le oorps la douleur. 

ExTBBDBV et ronsan lora alas per l'ayre. 
Bloc» de las propr*, fol. ^5. 
Étendant et agitant leurs ailes dans l'air. 

Fig. En valor 

M* a fait BavBirDBB, e poiar en honor. 
P. Baimobd DE Javumn & Le delà cbaa. 
En mérite m'a fait étendre, et monter en faonaenr. 

Segon qae sera mos poder» , 
E s* BSTBHDRA mos psocx eabcT. 

Breo. iTameor, fol. 79. 
Selon que sera mon pouroir, et if étendra num p» 
tit savoir. 

Fig. et moral, 

Ab QD bays li fes lo cor bstbhobb. 

Un TBOCBADOUt AN OHTKE : Booa domos. 
Avec un baiser lui fit le cœur rpamfutr. 



TEN 

Pare. pas. Lo d«len de laB genîulÎM mc lo 
▼entre istbvdiit per ▼iandas. 

TrwL d^ Bède, fbl.'45. 
Le dâiee àtê gAnitoires suit la ventre étend» per 
aUneoU. 

Un peys teribUmen istxvdut e gros. 

Cary a Magalon*, p. i. 
0B pobion teniUement étmdu ( long) et gros. 
CAT. Estoidrer, extendrtr, wxf» Extender, 
voET. Mstatder, extender, ir. Sundere. 

33. £snHO«HT| BXTXNDEltBVT, 1. m.^ 

extension. 

Frénésie,... senhals... fo... diasolat ixtbv- 

BmiHT de mes. 

Bbte, de las propr*, fol. 80. 

FrAiéûe«... les signet», wat... exceasWe exten- 

skmèm 



— Expansion. 

Per Mpenîon q I8Tbvdamkht del sanc de 
Aeao Criât. 

Pnp. comc. par Ut A. d^jéngleiêrrt, p. 4- 
Fw effaaioB o» expamsion da eaog de JéiiM-Christ. 
rr. Stemdimento, 

34. EsTXHDUDÂ, «.yi^ étendue. 

Qne ee mI ? — Sel? uTuroviKt. 

HeeiknimeM de motos demandas. 
Qn'ett(-ce q«e) le ciel? — Le ciel? Vétendue. 

35. ExTBirciOy bxtevsxo, bxtxhsion» 
s,/., l^t. wxTBXSiojxem, extension. 

Sens £w... szTnrfioir. 

Fors de Béam, p. 1086. 
Sans laire... extension, 

Extenda aqaels am iXTurcto Teheinent. 
Tebement BSTsinio. 

Trad. ^Jlbueasis, fol. 33 et 68. 
Onll étende eeax-U avec extension r4Mmeuie. 
VëhémenU extension, 

CAT, JSxtensiô, bsp. Extension, soit. Extensao, 
TT. Stensiono. 

36. ExTBNSin» 0^'., extensif, propre à 

étendre. 

lIoTenent,... qaan es del centre ves la cir- 
cnmferencia, es bxtihsiu. 
Grajaabe... es... de las mas del cner kx- 

TBIISKVA. 

Elue de las propr., fol. lai et 05* 
Le aaouTcment ,... qoaiid il est da centre vers la 
cinonférence , est exiensi/, 

IV. 



TEN 3^9 

La graisse... cet... des rides de la pMuexfeMii«e. 
CAT. Extensiu, xsr. Extttuwo, zt. Surnwo, 

37. "EsmtmuiJAf msTBimiLLàmy v., éten- 
dre , allonger, étirer. 

S* ssTurDXLH* e badalha. 

BsATmAirB SI Boaii : Un tinrentes. 
SVtf/v et bâille. 

Vdil la naoidi , e m' isrmnnx. 
GiRAi}D SB Boaaui. : No m pUu. 
Je veille h mût , et je m'étire, 

AXG. vm. D*enKs en anires ^estmdmXU, 

Roman du Ksnart, 1. 1 , p. a4a. 
ASC. CAT. EstemRUar, 

38. Sobbistbruek , v. , sur-étendre , 
sur-allonger, étendre, allonger beau- 
coup. 

Qn' on , per engan , lo col no ns soBasenHOA. 

GiBAon SB BoBVEiL : Gardalbac. 
Que , par tromperie , on ne vous sur-allonge le oon. 

TENEBIULS, s.f.piur., lat. tbnxbras, 

ténèbres. 

Lo mons estava tots en txvbbras. 

Liv, de Sjdrae, fol. 7 1 . 
Le monde était tout dans les ténèbres, 

A jsai coma lo solelb osta las TBirBBftAa e las 

escnrtatz de la nneg. 

r.etFert.jkX.l^i, 
Ainsi comme le soleil Aie les ténèbres et les ob* 
scnrités de la nuit. 

Fig. Entendement de TBVBBaAs porgat. 
Elue, de las propr., fol. 1 1 . 
Eptendement de ténèbres pargtf. 

Las TBVBBBAS de la îgnorancia. 

r, et Fert,, fol. 83. 
Les ténèbres de l'ignorance. 

CAT. Tendras, bsp. Ttniebltu. it. Tenobra, té- 
nebria, 

a. Tkvbbbos I ai^\, lat* tenbbbosiu^ té- 
nébreux, obscur, obscurci. 

El temps ee tbnbb&os, 
E no i veiretz qoan lo lam er rescos. 
H. BauirsT : Cuendas rasos. 
Le temps est ténébreux, et vona n'y verres pas 
quand la lumière sera cachée. 

Lob tbubbboba. 

Trad. de Bède, fol. 5;. 
Clarté ténébreuse. 

4a 



33o 



TEN 



Fig. Ton cor es escars e terebros. 

y, €t Fert., fol. 62. 
Ton cœur est obscur et ténébreux. 
-AHC. FR. MôdU crnex et moalt ténébrose. 

Nouv. rec* defabl. eteont. anc, 1. 1, p. 7> 
CAT. Tenebros, esp. poet. it. Tenebroso. 

3. Tenkbrositat, s. /,, obscurité. 
Tenebrositat e hebetot. 

Trad. cTAlbucasls, M. 54* 
Obscurité ei arflitbiifsemeiit. 
ESP. Tenebrosidad. port. Tenebrosfdade. rr. 
TenebrosUà, tenebrositate, tenebrositade. 

/|. TRifEBRon, s.f,, obscurité, ténèbre. 

Tan redopton la tbitebror. 

Maecabeus : Bel m' es. 
Tant ils redoutent V obscurité. 
AHC. FR. En prison et ténébreur 
De langnenr. 
Œuvres d'Alain Chartier, p. 797. 
Rendez-Tos tait à Diea le criator, 
Qni nos trest hors de la grant eénébror, 

Bekeek, p. 184. 
IT. Tenebrore. 

5. Tenerg, ai^\, ténébreux y obscur. 

Lo «er es tkhbrcs e braneziiz. 
Roman dt Gérard de Rossillon, fol. 3l . 
Le soir est ténébreux et rembruni. 
Loc. La nnh fetz tempicr et molt tererc. 
Romande Gérard de Rossillon, fol. 60. 
La nuit il fit tempête et moalt obscure . 
Subit, No sabo conoîaaer clar de tererc. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 1 1 . 
Ne savent pas connaître clair de ténébreux. 

6. Obtehebrae, v. , lat. obtekebrab^, 
couvrir de ténèbres. 

Part. pas. Era kiroînos e fo obterebrat. 

Elue, de las propr. , fol . 11. 
Etait lumineux et fut couvert de ténèbres. 
iT. Ottenebrare. 

7. ËifTBirBRG, /teij. , obscur, ténébreux. 

La sasos del temps ertbrerc. 

GiEAOD DE BoRMEiL : Ops m'agra. 
La saison du tamps obscur. 

Fig. So fan latasengier BVTExrsRc. 

Hamecs de la BaoQOEEiB : Qnan reverdcion. 
Cela font les médisants ténébreux. 

TENER, TENIR, V., lat. teweré», tenir, 
avoir en main. 



TEN 

S*îea la po^ipes tkvkr. 

B. DE Vertadoue : Tuit seU que. 
Si je la pouvais tenir. 
Fig, PassatE son cinq mes et nn an 
Qa* ella m trrc a son coman. 

Raimord de Mira val : Enqucr non ti. 
Passes sont cinq mois et nn an «^a'elle me tint » 
son commandement. 

— • Être parrain. 

Lo terc a las fons, e fo so payri. 

Pbilomera. 
Le tint sur les fonts , et fut son parrain. 

-^ Posséder, avoir en sa jouissance. 
Qq* als avols tolgnes la ricor, 
E no 'la Isisses terra, ter ir. 

Folqubt de Bomars :-Tonnit e$. 
Qu'aux méchants il enlevât la puissance, d 1» 
les laissât terre tenir. 

Sia d*aqpel qne tirra Fox. 

Titre de io3^- 
Soil de celui qui tiendra Foix. 
Proverb. Qui tôt vol terer, pert. 

FOLQVET DE BOMANS : Far vuelli 
Qui tout Tent temr, perd. 

— Couvrir, remplir, occuper. 

Una legna te la ost per totz loa iaiz 

Roman de Pierabras, v. hf>. 
Une lieue tient l'armée de tons les oAlés. 

— Arrêter, empêcher. 

L'antre dîran : S*ien non agnes efans . 
Tost passera , qne say no m trsgea its* 
R. Gaucelm : Qni vol avcr. 
I.es autres diront : Si je n'avais pas d'enfant», u» 
je (tasserais, vu qu'ici rien ne tot arrêterait. 

Moral, Qnan cnia '1 cor parlar, la boca '1 n. 
HUCUES DE Sair t-Cte : Geot ai 
Quand pense le ccsor parler, la bouche V arrêt* 
Ab Amor m*er a con tendre, 
QQ*ien np m'en poeac mais teber. 

B. DE Vertadouk : Amorteqaf 
Avec Amour il me sera à contester, vu que je r - 
m'en puis davantage empêcher. 

-~ Enfermer, contenir. 

Los cortals 
Per terer bestîar. 

G. RiQmSR : Segou qu'ira- 
Les basses-cours pour contenir be'tail. 
Marît gelos qn'enelan e sera e te. 

G. Adhemar : Non pot nvi 
Mari jaloux qui enclôt et serre et Uent. 



TEN 

— Respecter, observer. 

Per la costoma tehbr. 

Bertraki) de Bokn : S'abrils e. 
IVrar la ooatume obsén^er. 
Qni no tut dreg del rie. 

P. C^aBiHÂL : L' afar del. 
Qui ne respecté pas le droit du patHant. 

Que TtaGomuo la régla. 

PHILOJIBirÂ. 

Qn'ib observassent la règle. 

— Être, demearer dans un certain lieu. 

PoWera faîtz , pne'is gitats jie 
Ina en rneîll, on la maîlla s te. 

Dbcdes de Prades y Aus. cass* 
Faites de la poudre , puis jetes-en au dedans de 
l'œil f où la maille se tient, 

— Garder, retenir dans la mémoire. 

Ab boa mots leaa per tenbr. 

G. AiELiEa DE Toulouse : Ara farai. 
Avec de bons aoots faciles k retenir. 

— Exécuter, accomplir, efTectner. 

Tala mi plevic sa (e 
Non feses pats aea me 
Qa'anc poîs no m* en tbnc re. 

Bertrahd de BoRif : Ges no mi. 
Tel me jura sa foi qu'il ne ferait paix sans moi 
jDc OBcques depuis il ne m'en tint rien. 

Ane re no na tebguxtz qoe mandat nos aiatz. 

Guillaume de Tudela. 

Oncqaes rien vous ne nous tintes que tous nous 
■lyrz mand^. 

TxirxA et o a tendra. 
Tu. de 989. Hist. de Langued. , t. Il, pr. , col. 14 1 • 

Il le tiendra et l'obseryera. 

— Continuer, s'attacher à. 

Qoo '1 jogaire fai 
Qae aec jaec perdot, e'I te. 

Elias de Bahjols : En alretal. 
Comme iait le joueur qui suit jeu perdu , et le 

tient. 

— Résister, maintenir. 

Ja castelbs frevols qu'es assetjatc 
Ab gran poder, no s tehra ses socors. 
Poifs DE CaPDUEIL : Aissi cum selli. 
Jamais faible château qui est assiège avec grande 
l^/fce , ne se maintiendra sans secours. 

Non podem tbker contra l'emperador. 
Roman de la Ptise de Jérusalem, fol. 10. 
Nt>us ne pcaroos tenir contre l'empereur. • 



TEN 33 1 

Atrûbam en nostras aoris qne Narbona no 

a pot TBirim. 

Pbilomehâ. 

Nous trouvons dans nos sorts que ISarbonne ne 

se peut maintenir. 

— Conserver, entretenir. 

Ela TE pois sa color per .vxx. dias. 

Trad. du Lapidaire de Marbode. 
Elle conserve ensuite sa couleur pendant sept 
jours. 

Fig, Liels tencsktz tota via 

Aiaû com ilb vos tksbia. 
T. de g. Faioit et de Huoues de la Bacbele- 

RiE : V Uc de. 
Que vous conservassiez ( afièctionnassies ) tou- 
jours elle ainsi comme elle vous conserverait (affec- 
tionnerait). , 

•— ^Réputer, estimer. 

Sea pro tener amie 
Teitc per aital 
Com fas mon enemic 
Qoe no m fai mal. 

Bertrand de Boair : Ges no mi. 
Ami sans profit tenir je tiens pour pareil comme 
je fais mon ennemi qui ne me fait mal. 

Per folb mi tewh , quar ja voel nî dexir 
So qoe no s pot ni no s den avenir. 

Deudes de Prades : Ben ay'aroors. 
Pour fou je me tiens, car désormais je veux et 
désire ce qui ne se peut et ne se doit advenir. 

L' aotr*el tenov per dessenat. 

P. Cardinal : Una cientat. 

Les autres le tiennent pour insensé. 

O tenem per be fayt. 

Pbilomska. 

Cela nous tenons pour bien fait. 

— Suivre, prendre, se diriger, aller. 

Trkra'1 cami 
Tôt dreg a Miravals correns. 

P. Durand : D' un sirventes. 
Tiendra le chemin tout droit ( jusqu' ) à Miravals 
en courant. 

Tas lîels trngui dreg 1* estrada. 

J. Esteve de Bezibrs : Ogan. 
Vers elle je tins droit Testrade. 
Fig. Tes Albnzo te, cbansos, 
A lieys qoe a vencut 
Las roelhors en be. 
Gaubert , MOINE DE PuiciBOT : Merccs. 
Vers Aubusson va, chanson , k celle qui a vaincu 
I les meilleures en bien. 



332 



TEN 



— Demeurer, séjoamer. 

Ab Damri Dea «e tkra fonneiit. 

Poème MUT Boèce. 
At6c le Sdgnenr Dieu se tenaii fortement. 

^- Rester, continuer à être. 

Lo grans e*l paocx son pro domesgoet» 
Bfas lo meîans si tk fbresgne. 

DavDss DE Prâdes , jéuM, cass. 
Le grand et le petit «ont aaiea fapiilien , mats le 
moyen se tient moTage. 

** Empêcher^ abstenir. 

No se pot TmiR longamens de caiat en 

peocat. 

K. et FeH., fol. 86. 
Vu M peut canir longnement de tomber en pAJitf. 

No m de! TBirsB de chantar. 

Paulbt se Mauseille : Get pels croysé 
Je ne me dois pas tenir de chanter. 

Ni a podia tejibr de plorar. 

Passio de Maria. 
Ni ne se pouvait tenir de pleurer. 

Loe. Per be qo* a fait, Dieoa a sa part lo, te. 

Poème sur Boèce, 
Pbnr le bien qu'il a &it , Dieu à m part le tient» 

Recebia Tolontîen los paares, e tbvia os- 
pi talitat.* 

y. et F'ert.j fol. 7g. 

Recevait Tolontiert les pauvres , et tenait (exer* 
tait) bospitalilë. 

No ill TES pro aosbercs fort ni espea. 

ÛUÂUD DE Galakson : A Ueis cai« 
Ne lui tient profit baubert fort et épais. 

En toi tempa devon 11 morgoe tbvxe silenci. 

Aegta de S, Beneseg. 
En tout temps doivent les moines Unir silence. 

Ab peninada teho silenci. 

Elue, de las propr,, fol. 3s. 
Avec opiniâtreté ils tiennent silence. 

Lo mon vbsea tôt sots sa man. 

Trad. de PSvang. de Nicodkme, 
Le monde il tiendra tout sons sa HMin. 
L* antre ceget esser reis, 
£ tehc se ricamena pela flancs. 

P. Gau»iEàl : Una cieuUt. 
L'antre pensa être loi , et se tint fièrement par 
les flancs. 

L' oaatgcs dèl escorpion te 
Qo'aoci risen. 

G. Faibit : Ben a Amors. 
L'usage do scorpion tient (est tel) qu'il toe en 
riant. 



TEN 

len no crey ni creiray 

Qoe'l me tehha dan boeymay. 

Paulet de Haeseille : Atasqa'a. 

Je ne crois ni croisai qu'elle ase tienne dn- 
mage (prtfjndicie) désormab. 

Per gen tevbr no pert Dien ni a'amor. 

GniUaVME DE MORTAMIAQOVT } DcltDtfCT. 

a 

Pour bien (se) feair (se parer) ne perd IHes ni 
son amonr. 

S* en oor m*a pro a texëm,, 
Per Dien J no m' o anea tarzam. 
P. Raimond de Toulouse : Enqncn m vai. 
Si en corar elle a de me tenir profit, pour Dies! 
qu'dle ne me Taille pas retardant. 

Tôt qnant ea aïs Tanc a nien. 

R. Gaucblm : Dieasm'a. 
Tout ce qui est antre je tiens pour rien. 

Pot esser qn' ilb ao tvioa a mal. 

FoLQUET DE MaUeille : Ab pane iea. 
II peut être que cela elle tienne k mal. 

Aire. FE. 
Ne me tene* donc mie à manvex ne i cairt. 
Roman de Rou, v. 9!i\\. 

Vos oncles dent mon père à sage. 

FabL eteont. ane., 1. 1, p. 178. 

Qne ns don far via aertana 
Com TBVOUAM vas It breomen. 

P. CAateVAL 1 Jbosam CrisL 
Qu'il nons donne (de) faire voie cerlaiae con- 
ment nons tenions (nous noos dirigions) v«n Isi 
Imcvement. 

Qnan Dieos dira : 

Ves mi tehbts los dreitnrîers e *ls bca. 

PujOLS : Diens. 
Quand Dieu dira ;... Vers moi t«mes (dirif»- 
vous) les justes et les bons. 

Parti m d'elba» e «sscalbor. 

Gui d'Uisei. : L'antre jom. 
Je me séparai d'eux , et je me dMgemi ailleurs. 

len no vd ni m pneac penser 
Vea on m'en ni vir ni m TsmiA. 

Soedel: Aylas! 
Je ne vois ni ne me puis penser vers o& j'aille ni 
tourne ni me dirige. 

Pari, prés, Negnn las no pot esser tevesi 
Nozats a tort , qnar lo drdtz lo desfia. 
BeetranD d'Auamaeoh : Ja de cliantar. 
Nnl malhenreox Unànt ne peut être noué à tort, 
car le droit le délie. 

— ' Tenace. 

Gea no don bom valens babitar 



TEN 

Ab home rio, Til* cacts e Turur. 

R. Gavcblm ; Un tirtentet. 
Point ne doit homme méritant haliiteraTec homme 
ridw, vil , rare et teaant (tenece). 

^— Glaant, visqueux» 

Farejts ooier tan longamen 
Qae tome espes e ruriv. 

Dbu9U di Pkaobs , jiux. eass, 

Voae fereB cnire si longtemps qu'il derienne épais 
tlgàsamt» 

Adp.eamp* S*ieo aalûa qii*A vm tivev 
Fo« tota Espanha mia. 
B. DE VuTTADona : En ooMirier. 

Si je esTiis qu'A irn tenant fût tonte TEspegne 
mienne. 

A vm mna s'en moe barrey. 

PiSBU D' AuTlMMS : A Tieill. 

 UM tenant (tout i eeup) il s'en mnt dispute. 

Aie. pa. Qaand les premiers s'en alloient , les 
seconds sncêédoîent toot d'un tenant. 
AHTOTf Trad. de Plutarjue. Morales, 1. 1, p. 45. 

ParLjMU, Gran ostal pagnat e gen Tmonr. 
Bs&TaAHB SB Boatf : Mon chan finisc. 
Grand hAtel payé et bien tenu. 

Soi cortea tivonrs pela pro». 

Deosss »■ PaABBS , ^lui. eass» 
Je sais tetm ooortois par les prenz. 

Ab hé. aemblan m* a tbvout longamen. 

FoiQUiT DB MAamLiiS : Ah pane iea. 

Atoc hcan sead»ltnt elle m'a tenu longuement. 

Qa« las monedas... sian tbvouoasm. , sens 
aleona diminotio. 
TU.deiip^.Bist.deLanguedoc,UlV,^.^col.ifl^. 

Qoe les monnaies... soient tenues» .. , sans aucune 
diminution* 

Ane. FK. To n*as pas temtd mes voies. 

jinc* trad. des Livres des Rois, fol. 98. 

Qn*on a temu par I07. 
Charte de falenciennes, 1 1 14 1 p- 4^. 

Voyez A, Ane, Aloc, Botica, 
Cim , Clam , Color , Dat^ En , Estal , 
Feika, FiEUy Gai, G&at, Log, Psr, 
Pro , RsGNA , SAORAnirr , Sbhoier , 

SlLKlTCI , TaULA , YlA , Y1AT6B. 

CAT. Tenir, xsr. Tener. port. Ter, it. Tenere, 

a. Tkhouda, s./,, tenue, durée, pos- 
session. 



TEN 333 

Mon lesiamenl, lo qnal voil e pregui qoe 
aia ferma tbvguua. 

TV/, de 1334. jdrch. du Roy; J. 307. 

Mmi testament , lequel je Teoz et prie qu'il ait 
ferme durée. 

Qo*eI s'en pogaesrerestir, et intrar en tir- 
OODA per aa propria aoetoritât. 

Ta. de I a8o. Jrth. du Ray., J, 307. 

Qu'il s'en pût revêtir, et entrer en possession par 
sa propre autorité. 

Loe, Ane de satk no pnesc far tbiouda , 
Ans giet totz temps al aatroy pro. 

DiUDES DB PsADÈs : Pus meices. 
Onoqnes de àét je ne puis faire tenue, mais je 
jette (en) tout temps au profit d'autroi. 
CAT. ESP. IT. Tenuta, 

3. TEHBvsà y s,f, , tenance, possession , 

joaissance* 

Si Plors me fan mermar de ma tutritsa. 

PiBRBB f aoi d'Ara 6OH : Peire SslTatg'en. 
Si las Fleurs (de lis) me font diminuer de nu 
tenance. 

M'arma • mot eors tos reman en tutersa. 
RiCRARD DB Bassezisuz : Lo notts mes. 
Mon âme et mon oanr tous demeure en poS' 
session, 

ARC. CAT. Tinensa. cat. moo. Tinmàa. rsk 
PORT. Tenenma. 

4* Tknbmxiit, tbnbmxn, s. m., téoe^ 
ment , tenance. 

Tostre payre er reya, e anral tirrmrr. 

Roman de Fierabras, t. 4170» 
Votre père sera roi , et aura le ténement. 
Capdellar la gent de Tostre tbvbmrrt. 

K, de S, Honorât. 
Conduire la gent de votre ténement. 

ARC. PR. Sur peine de confiscation de tooR 

letirt témemens. 

Morstbrlbt, 1. 1, fol. ioS. 

5. Tenbeo, s.f., tenance, possession, 
jouissance , investiture. 

La TBRKsoa e1 oostnma'ls defisn. 

P. Gardiral : De selhs qu'aveu. 
La fenanca et la coutume lea dtffend. 
Nnilla aenritot non pot om gasaniar per 
TBRRzoR de temps. 

Solament aqoel jaisia ea bos e leiala per qae 
tolas laa trrrxos del plait venon a fin. 

Trad. du Code de JusUniea, fol. ig et 12. 



334 



TEN 



TfuUo servitiide on oe peot aoquërir ptr passes- 
sion (le temps. 

Seulement ce jugement est bon et loyal par qui 
toutes les tenances du plait viennent k £n. 

Fig. Si *1 lays en teitbxo 
Mon cor. 

Raimoho ds Gastelhao { Er a ben» 
Si je lui laisse en possession mon cosnr. 

Coc. No '1 meto en tbhkeo 

Del «mperi selh a coi tanheria. 

FoLQUXT DB LoNEL : Al bon rey. 

Ne le mettent en possession de l'empire ceux k 
qui il eonTiendrait. 

Lo cors e *] cor don tos (ê§ tkmbzon. 

R. JoaDAN, VICOMTE DE SllRT-AlTTOVIN : VaS 

vos soplei. 
Le corps et le cœur dont je vous fais investitmre. 

6. Tekangier, tehengier, s, m,, tenan- 
cier. 

Sia tengnt lo aenhor de bailar iqoel be... a 
alcon TEXAircisR. 

Charte de Grialou, p. Ii8* 
Soit tenu le seigneur de bailler ce bien... à ancnn 
tenancier» 

Li TBinuiciBR del molî Ferrât. 

Cartulaire du Btt^ue, fol. 9. 
Les tenanciers du monlin Ferrât. 

7 • Tenemehtice y S, m. , ténementier, 

tenancier. 

A cbascnn tbxbiiehtibe. 

7<<. de r Ordre de S. Ruf., BUt. de Valence, 

p. 325. 
A chaque ténementier. 

AHc. FR. Tons aaltres ténemenUers et proprié- 
tairea dodit cloa. 

Joyeusetés , Facéties, etc., -p. ^5. 

8. Teiteieb y TEiTEDOE , S, m,, possesscur. 

Tbnedor d*aatrni aver. 

P. Gaadikal : De sirventes. 

Possesseur de l'avoir d'autrui. 

y, Tenoe, s.f,, îat. TEKOKy teneur. 

Si la molier laiiaa alcona canaa , a aa mort , 
a. son marit, en tai tbitor qn^el non prenda 
au Ira niolier. 

Trad* du Code deJustinien, fol. 68. 

Si la femme laisse quelque chose, à sa mort , à son 
mari , en telle teneur qu'il ne paenne autre femme. 



TEN 

Doas car tas d' ana nvoR. 

Tit. deil^id^de Sie. EuhUie dé Bordeaux. 
DeuK chartes de même teneur, 
CAT. Bar. Ténor, vort. Teor, tkeor» xt. Tenore. 

10. Teralba, s./,, tenaille. 

Martel e tehalbas e enclogelz. 

XiV. de Sydrac, foL 38. 
Marteau et tenailles et enclumes. 
Qne tn tengnas aqoela am TBSALHAa o an 

oncî. 

Trad. d'JlbucasU, fol. i5. 
Qne tn tiennea eeux^là avee tenailles et avec croc 
CAT. Tenalha, wn. Tatasa, port. Temu. ir. 
Taitagliàé 

!!• Atenee, ATTEHiEy V., tenir| obser- 
yer, accomplir. 

Part, pas, £a ioeox qoa aia atehout. 

Bertbavd de Bokh : Lo coma m'a. 
11 y a lieu qu'il soit tenu (ooolenté). 
Avc. BR. Ceax à qui je atdens et qui ne at- 
tiennent àe»àn^, l^nage et affinité... la 
prochaineté de lignage dont il suticat ao 

roy. 

Mohsteelet, t. II , p. 19). 

la. Atenguoa, s.f.f attente. 

Aqneata mi* atekouda 
QaMeo f